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  • Macron doute d’un accord « global » avec le Royaume-Uni

    Emmanuel Macron a mis en doute la possibilité d’un «accord global d’ici la fin de l’année» entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, évoquant notamment les tractations tendues sur la pêche, samedi au terme d’une visite de près de treize heures au Salon de l’Agriculture.

    Interpellé lors de sa déambulation sur moult sujets brûlants – retraites, Politique agricole commune (PAC), pesticides, «gilets jaunes», accords commerciaux internationaux, «agribashing» – le chef de l’Etat a conclu sa visite par une rencontre avec des représentants des pêcheurs français, inquiets que le Brexit les prive d’une large part de leur gagne-pain.

    «Je ne suis pas sûr qu’on aura un accord global d’ici la fin de l’année. De toute façon, ça va se tendre car ils (les Britanniques) sont très durs». Le Premier ministre «Boris Johnson a une carte en main, c’est la pêche, et avec ça, il va essayer d’obtenir l’accès au marché» européen, a déclaré M. Macron.

    Le Royaume-Uni a officiellement quitté l’UE le 31 janvier et doit négocier d’ici la fin de l’année avec elle un accord de libre-échange, qui réglementera entre autres l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques et vice-versa, au 30 juin pour une application au 1er janvier 2021.

    «Macron a dit on aura un accord partiel, parce que tous les sujets ne pourront pas être traités, mais sur la pêche ce sera traité», a rapporté à l’AFP un participant à l’issue de la rencontre.

    «Rien lâché» à Bruxelles 

    Dès l’ouverture du Salon, qui se tient jusqu’au 1er mars à Paris, Emmanuel Macron avait cherché à rassurer des agriculteurs inquiets qui lui réclamaient des «messages forts», alors que leur profession est bousculée par des controverses environnementales, et que pesait l’échec, la veille, de négociations européennes cruciales pour les agriculteurs.

    Un agriculteur l’a remercié de n’avoir «rien lâché» vendredi: le chef de l’État est revenu de Bruxelles – où se négociait le budget de l’UE pour 2021-2027 – sans accord sur le maintien de l’enveloppe de la Politique agricole commune (PAC) dont il a fait sa priorité, les 27 pays de l’Union n’ayant pu s’entendre.

    «La PAC ne peut pas être la variable d’ajustement du Brexit», a martelé le président, alors que l’équilibre de la profession repose largement sur les neuf milliards d’aides européennes que touche la France.

    Interrogé aussi sur les retraites des agriculteurs, il a jugé «impossible» de revaloriser les pensions actuelles à 85% du Smic, une mesure prévue dans le futur système mais qui coûterait trop cher à appliquer aux agriculteurs déjà à la retraite: ce serait 1,1 milliard d’euros, a-t-il déclaré – si l’on inclut les pensions des retraités actuels et de leurs conjoints.

    Ouverture sur les retraites

    Mais il a ensuite fait une ouverture: «Nous devons trouver un mécanisme de financement aujourd’hui. Mais je suis tout à fait ouvert et je souhaite qu’on y travaille, et sur le sujet du stock, c’est-à-dire les retraités actuels, je ne pense pas qu’il faut le mettre dans le système des retraites, mais dans la loi de financement de sécurité sociale, on peut un peu améliorer les choses», a avancé M. Macron.

    Auprès de viticulteurs très inquiets, touchés par des sanctions douanières punitives américaines et qui réclament 300 millions d’euros de compensations pour couvrir le manque à gagner sur leurs exportations aux Etats-Unis, leur premier client, le chef de l’Etat s’est engagé à «porter la demande d’un fonds de compensation auprès de l’Union européenne» et à «faire en sorte que d’ici le printemps ce fonds de compensation puisse se mettre en place», a déclaré Jérôme Despey, viticulteur et secrétaire général de la FNSEA.

    Il a aussi promis de recevoir à l’Élysée des «gilets jaunes», ce qui serait une première. Un peu plus tard, Eric Drouet, figure historique du mouvement, a été expulsé par des policiers du Salon, sans avoir réussi à approcher le président, puis placé en garde à vue pendant plusieurs heures pour rébellion.

    Sujet brûlant pour les agriculteurs, le président a été interpellé sur les zones de non-traitement (ZNT) aux pesticides près des habitations, effectives depuis le 1er janvier. Il a suggéré que les bandes de terres agricoles non cultivées en raison des interdictions d’épandage puissent à l’avenir être «valorisées», promettant que les agriculteurs seraient «accompagnés» financièrement et s’est engagé à assurer une «sécurité juridique» pour que les prochains semis se fassent «dans un cadre apaisé».

    «Il nous faut une agriculture forte parce que les Français veulent savoir ce qu’ils mangent. On est dans une transformation historique», a déclaré Emmanuel Macron.

  • Niveau scolaire en baisse ou en hausse, à vous de choisir

    La France compte de plus en plus de diplômés de l’enseignement supérieur. Pour autant nombreux sont ceux qui considèrent que le niveau scolaire baisse. Les études PISA de l’OCDE, les tests de quotient intellectuel semblent prouver que, depuis une vingtaine d’années, les jeunes Français sont de moins en moins performants.

    Le débat autour de la baisse du niveau intellectuel n’est pas nouveau. Déjà dans les années 70, les polémiques sur l’orthographe, sur l’anglicisation de la langue française étaient nombreuses. Entre 1968 et 1995, la proportion de détenteurs du baccalauréat par génération passe de 19,6 à 37,2 %. Ce taux redescend à 31 % en 2004 avant de remonter jusqu’à 42 % en 2018. Tous bacs confondus, le taux de détention a atteint 79,9 % en 2018 se rapprochant ainsi de l’objectif de 80 % fixé par Lionel Jospin. Ce taux était de 19,6 % en 1968 et 51,1 % en 1995. Cette augmentation s’explique avant tout par l’envolée des bacs professionnels. En 2018, 21,5 % des jeunes de la cohorte avaient le bac professionnel, contre 5,1 % en 1992. Pour le bac général, les taux respectifs sont de 42,1 et 32,4 %. La proportion d’élèves ayant eu le bac technique est restée stable sur la période en passant de 12,6 à 16,3 %.

    Baisse en calcul … et en dictée.

    Une étude réalisée par la Direction de l’Évaluation, de la prospective et de la performance du Ministère de l’Education nationale a recensé les capacités des élèves français à effectuer des additions, des soustractions et des multiplications à trous et cela en 1987, 1999, 2007 et 2017. Le score moyen est passé de 250 à 176 points de 1987 à 2017.

    Pour les dictées, le Ministère a également admis une baisse sensible de niveau. Le nombre de fautes par élèves pour une dictée test est passé de 10,6 à 17,8 de 1987 à 2017. La baisse du niveau concerne toutes les catégories sociales mais elle est plus prononcée pour les catégories les plus modestes. La baisse est de 26 % pour les enfants de cadres et de 30 % chez ceux d’ouvriers.

    Pas seulement en France

    Le reflux du niveau n’est pas spécifique à la France. Aux États-Unis, une dégradation des compétences scolaires a débuté les années 60. En France, le phénomène date des années 80. Il aura des conséquences sur le niveau des actifs par le jeu du remplacement des générations à compter de 2030. Une des explications majeures de la baisse du niveau provient du recul de la pratique de l’écrit et de la lecture ainsi que du manque croissant de concentration des élèves. Un déficit de la lecture et de l’écrit entre 6 et 12 ans ne serait pas récupérable.

    En Chine, en Corée du Sud, à Singapour ou au Japon, les autorités tentent de réduire autant que possible l’usage des jeux vidéo dont ils sont pourtant les champions pour la conception ou la production. Ces pays qui figurent dans le peloton de tête pour les classements de niveau des élèves établis par l’OCDE sont ceux dont le système éducatif demeure marqué par le maintien d’un rigorisme certain.

    Selon l’INSEE, le niveau moyen de la population a malgré tout progressé de génération en génération. Ainsi, seuls 11 % des personnes de 18 à 29 ans rencontrent des difficultés en calcul quand ce taux dépasse 22 % chez les 50 à 59 ans. Pour les difficultés à l’écrit, les taux respectifs sont 10 et 21 %. Près de 45 % des nouvelles cohortes poursuivent des études supérieures en 2018 quand ce taux était de 27 % en 2000.

    2.6 millions d’étudiants aujourd’hui, 310.000 en 1960

    Pour l’enseignement supérieur, ce changement d’échelle est une des sources de ses problèmes. Le système construit entre le XIXe siècle et la fin de la Seconde Guerre mondiale n’avait pas été imaginé pour intégrer un si grand nombre d’élèves. Le babyboom des années 50/60 avait certes créé un choc mais les effectifs ne sont en rien comparables avec ceux de maintenant. La France compte 2,6 millions d’étudiants en 2020 contre 310 000 en 1960.

    En France, comme dans les pays occidentaux, la proportion de jeunes ayant un diplôme d’enseignement supérieur n’a jamais été aussi élevée. Le diplôme est de plus en plus une condition sine qua non pour obtenir un emploi stable. En revanche, les écarts entre les formations tendent à s’accroître. Les filières d’excellence sont de plus en plus sélectives, le nombre de places disponibles n’ayant pas suivi celui des bacheliers. Les grandes écoles françaises qui ont réussi à résister à la tentation ou à la pression égalisatrice sont accusées de favoriser la reproduction des élites. Plusieurs tentatives ont été ainsi mises en œuvre avec par exemple pour Sciences Po l’instauration d’un canal de recrutement dans les lycées situés dans les Zones d’Education Prioritaire. L’abandon des épreuves de culture générale est également une voie choisie pour permettre un élargissement du recrutement vers des catégories sociales plus modestes.

    Avec la suppression des séries en 1ère et en Terminale ainsi qu’en modifiant l’organisation du bac (une partie des notes dépendent d’épreuves au fil de l’année et du contrôle continu), le Gouvernement prend acte que ce dernier n’est plus un outil de sélection. Avec un taux d’obtention de 80 %, il n’a plus vocation à jouer ce rôle. L’idée est même de lui enlever un rôle d’orientation en permettant aux jeunes de pouvoir  mener les études supérieures de leur choix (changement du mode de recrutement en médecine par exemple).

    La France a réussi plus ou moins la massification de son système éducatif. La baisse qualitative est peut-être le prix à payer même si celle-ci est également liée à d’autres facteurs (structure démographique, structure des familles, rapport au travail).

    La baisse du niveau mesuré par l’OCDE ou par le Ministère de l’Education nationale concerne en priorité les jeunes garçons. Le décrochage scolaire est important dans les quartiers difficiles où l’école n’est plus considérée comme un vecteur de réussite. Si l’obtention d’un diplôme reste le gage d’un emploi, en revanche, les perspectives d’ascension sociale en particulier au sein des professions intermédiaires se sont affaiblies avec le recul de l’industrie et la moindre vitalité du secteur financier.

    Problèmes de recrutement

    Par ailleurs, concurrencé par Google ou YouTubeainsi que par les messageries, le système éducatif n’est plus jugé comme le premier canal d’accès aux connaissances et aux compétences de la part des élèves. Cette situation est renforcée par les problèmes de recrutement auquel est confrontée l’Education nationale.

    La modicité des rémunérations et les difficultés croissantes rencontrées dans l’animation des classes, voire les agressions physiques et autres formes de violence à l’encontre du corps enseignant, n’incitent pas les meilleurs diplômés à rejoindre le monde de l’enseignement. Le conservatisme des professeurs qui rejoint celui des parents ne facilitent pas également la mise en œuvre de réformes ni l’introduction de nouvelles techniques pédagogiques.

    L’incapacité des pays occidentaux et de la France, en particulier, d’instituer un système d’enseignement capable d’associer du quantitatif et du qualitatif est une menace importante pour l’avenir.

    Si les enfants des catégories sociales supérieures continuent à accéder à des établissements prestigieux dans le cadre de cursus de plus en plus internationalisé, les enfants des autres catégories sociales peuvent connaître un dangereux nivellement par le bas. Si au XIXe et au XXe siècle, l’alphabétisation a été menée tant pour accompagner la Révolution industrielle que pour consolider la République, la déliquescence du système éducatif actuel contribue à une remise en cause des valeurs démocratiques des nations dites avancées.

  • L’avenir de la guerre, le Pape et Napoléon.

    « L’Utilisation de l’énergie atomique à des fins militaires est immorale. Comme est immorale la possession d’armes atomiques » avait déclaré le Pape François à Nagasaki, rompant ainsi avec la position traditionnelle de l’Eglise catholique, qui voyait dans l’arme atomique une arme, plus destructrice que les autres, mais qui jouait aussi un rôle de dissuasion. C’était aussi l’avis des analystes et des historiens.

    Est-ce encore le cas ? Le Président français a annoncé sa décision de continuer à moderniser l’outil de la force nucléaire française. 300 têtes, pour 36 milliards d’euros. 36 milliards de dollars, c’est le budget annuel de l’arme nucléaire américaine. On doit être inquiet pour les bombesrusses : ont-ils vraiment les moyens de les entretenir ?

    Qui oserait renoncer à la bombe ? Mais qui oserait prétendre qu’elle garantit la paix, comme si l’accession de nouveaux pays à l’arme atomique pacifierait la planète entière ? Quand on sait que l’Iran pourrait avoir l’arme nucléaire en deux ans, qu’Israël l’a, que la Corée, le Pakistan et l’Inde en sont dotés, en plus de la Chine et de la Russie, sommes-nous rassurés ? Quand on voit que Poutine bombarde les hôpitaux civils en Syrie dans un effrayant silence, qu’il parle aux Ukrainiens tout en laissant les séparatistes du Donbass lancer une offensive heureusement repoussée, est-on en confiance ? Quand on mesure la capacité de chantage des Turcs, des Russes, des Coréens, et de tous ceux qui rêvent de les imiter, oserait-on vraiment se passer de l’arme nucléaire ?

    Les armes du siècle dernier

    Et pourtant : le pape n’est-il pas simplement en avance ? L’arme nucléaire est l’arme absolue des années cinquante. Aujourd’hui, la plupart des guerres ne sont pas des guerres conventionnelles. L’armée française, une des plus interventionnistes de la planète (avec les Etats-Unis), ne combat depuis plus d’un demi siècle que des forces non conventionnelles. Nous gagnerions certainement la dernière guerre. D’ailleurs nous l’avons gagnée, avec nos alliés et la bombe en bandoulière : c’était la guerre froide.

    Comme s’il y avait au moins deux niveaux de guerre, assez étrangères l’une à l’autre. La théorique : la nucléaire, qui n’a jamais lieu parce que sa possibilité est impensable (la stratégie nucléaire américaine s’appelait MAD, ce qui faisait rire les généraux), mais qui est existe stratégiquement. Et puis la pratique : la guerre quotidienne, celle du Sahel, de la Syrie, du Yémen, de la Lybie, du Donbass, avec des drones sophistiqués, des pick-up de bandes armées, de la contrebande de tous cotés, sous-étatique et interétatique ; armes, drogue et pauvres gens mêlées. Le coût annuel de l’intervention Barkhane équivaut à peu près aux budgets militaires conjoints des cinq pays du Sahel concernés. Une guerre dont la solution ne peut être militaire. Est-ce moral, néocolonialiste, humanitaire, ou simplement d’une irréflexion mécanique?

    La guerre à venir sera la guerre cybernétique, celle des virus, du renseignement, de l’électromagnétisme. Plus de blocus, mais la ruine technologique, économique, financière. Combien coûte un bombardement de fakes news pour changer un régime, aider un Brexit, provoquer une panique boursière, une panne électronique, un chaos dans les ordinateurs d’un Etat-major, rendre un porte-avion aveugle, etcMoins cher que Barkhane.

    Effort d’imagination en temps de paix

    Peu d’organisations doivent innover plus vite que les armées. Surtout en temps de guerre. En temps de paix, il faut un effort d’imagination.L’arme nucléaire, – comme le porte-avion – sont des armes de la dernière guerre mondiale. Cela ne signifie pas qu’il faut les abandonner, mais il ne faut pas que les budgets alloués aux outils d’aujourd’hui empêchent d’investir dans ceux du futur. Les opérations « Sentinelle » ou larécréation d’un mini-service national sont militairement inutiles voire néfastes. On devrait décompter ces coûts du budget des armées.

    Avec une croissance économique de 1.5%, il est impensable que le budget militaire augmente plus vite que la croissance elle-même. On peut le promettre, cela ne sera jamais tenu. La raison est assez simple : rarement la France a été aussi peu menacée. Ses faiblesses les plus criantes ne sont pas militaires. Elles sont de l’ordre du déclassement créatif, y compris en matière de stratégie militaire.

    Le budget militaire n’augmentera pas

    A court terme, il n’y que deux solutions : conforter les alliances, diminuer les interventions. Comme nos alliés, Américains et Allemands sont de moins en moins interventionnistes, il est impératif de se concentrer sur la guerre de demain, pas celle dont on n’a pas les moyens. « La guerre va devenir un anachronisme. (…) Il y a deux systèmes, le passé et l’avenir. Le présent n’est qu’une transition pénible. Qui doit triompher, selon vous ? L’avenir, n’est-ce pas ? L’avenir, c’est l’intelligence, l’industrie et la paix ; le passé, c’était la force brute, les privilèges et l’ignorance. (…) Les victoires s’accompliront un jour sans canons et sans baïonnettes ! Ne me parlez plus de la guerre. » Quel est le moraliste qui a dit cela, le Pape ? Non, Napoléon. Il y aura des guerres et des victoires, mais peut-être sans bombe et sans canon. Elles ne seront pas forcément morales.

    Bombe ou machette : qui tient le manche ?

    On ne renoncera pas au nucléaire parce qu’il est immoral (La flèche aussi était jugée immorale en Occident), on y renoncera quand on l’aura rendu obsolète par des armes intelligentes qui le rendront trop dangereux pour ceux qui le possèdent. Puisse-t-on découvrir alors des armes qui dissuadent encore d’utiliser d’autres bombes. Et qui rouillent les machettes. Elles ont tué au Rwanda plus que les bombes atomiques au Japon. La question morale est : Qui tient le manche ? Et la réponse est politique.

    Laurent Dominati

    Ancien Ambassadeur de France,

    Ancien Député de Paris.

  • Français en Italie : que faire face au coronavirus ? Le point sur les fermetures des transports et des administrations

    3 morts, 130 cas, le carnaval de Venise stoppé, la fashion Week de Milan perturbée, 11 villes quasi complètement coupées du monde, l’Italie est, de loin, le pays le plus frappé en Europe par le coronavirus

    Les autorités italiennes avaient annoncé la suspension de toutes les liaisons aériennes directes avec la Chine depuis le  1er février et un contrôle de température aux aéroports de tous les voyageurs en provenance de l’étranger.

    Avec l’explosion des cas depuis le 22 février, elles ont également pris des mesures de restriction dans les 11 communes suivantes : Codogno ; Casapusterlengo ; Castiglione d’Adda ; Maleo ; Fombio ; Bertonico ; Castelgerundo ; Somaglia ; San Fiorano ; Terranova dei Passerini ; Vo Euganeo.

    Pour ces communes, les autorités publiques italiennes ont décidé :

    • La suspension de toutes les manifestations publiques ;
    • La fermeture des activités commerciales (hormis celles de première nécessité) ;
    • La suspension des activités dans les entreprises des zones concernées ;
    • La suspension des activités sportives.

    Ces villes ne sont par ailleurs plus accessibles par les moyens de transport public.

    En outre,

    • les écoles et installations sportives, publiques et privées, de la province de Plaisance (en Emilie-Romagne) resteront fermées jusqu’au 25 février ;
    • les universités de Lombardie seront fermées jusqu’au 2 mars, celle de Venise et celle de Ferrare jusqu’au 29 février.
    • à Milan, les services ouverts au public seront fermés à partir de lundi 24 février jusqu’à nouvel ordre.

    Il est recommandé de suivre les consignes des autorités locales (notamment sur le site du ministère de la santé, en italien), de s’informer au numéro vert d’information 1500 et de consulter le site internet et les réseaux sociaux de l’OMS et de l’ambassade de France en Italie.

    A ce jour, ni l’ambassade ni le consulat n’ont donné de consignes spécifiques aux Français d’Italie en dehors de celles générales transmises aux voyageurs. Aucun rapatriement n’est envisagé.

    Certains conseillers consulaires informent sur leur page en temps réel de l’évolution de l’épidémie et des consignes comme Alexandre Bezardin qui est aussi le suppléant du député de la circonscription Meyer Habib (UDI).

    En tout état, il ne faut pas oublier les règles de base, éviter les endroits de promiscuité, se laver les mains régulièrement, s’équiper de masques prévus à cet effet dans les zones de contamination ou à proximité.

    Fermeture des services publics à Milan jusqu’à nouvel ordre

    Dans la capitale Lombarde, dans la région la plus touchée de la péninsule par le coronavirus, cette fermeture des services publics risque de fort perturber la vie des habitants.

    Le lycée français de Milan sera-t-il affecté?

    L’ambassade et les services consulaires ne  communiquent pas par hasard : 45 000 Français résident en Italie. Nombreux d’entre eux résident dans le nord de la péninsule, région la plus riche du pays. Milan compte notamment un lycée français qui n’a pas, pour le moment, annoncé de mesures spécifiques.

    La situation inquiétante de l’autre côté des Alpes pourrait-elle avoir des conséquences en France ? Oui si elle perdure et qu’elle s’étend. La France est le 2ème client et le 2ème fournisseur de l’Italie. La France est aussi le 1er investisseur étranger du pays avec 22% des investissements totaux.

    Les médias italiens, eux, ne parlent presque que de cela. Au risque de provoquer la psychose ?

    Les prochains jours permettrons de voir si les mesures spectaculaires qui ont été mises en place portent leurs fruits.

  • L’UE rêve d’un espace unique pour les cartes bancaires européennes

    La Commission présentera cet automne une stratégie destinée à instaurer un marché européen intégré des paiements. Le but : faciliter l’utilisation des services de paiement nationaux en Europe et réduire la dépendance vis-à-vis des opérateurs tels que Visa ou Mastercard.

    L’espace unique de paiement en euros (SEPA) permet à plus de 500 000 citoyens dans l’UE d’effectuer des virements et des prélèvements uniformes.

    La mise en place d’un SEPA pour les cartes est encore à l’état de projet cependant, car les systèmes nationaux de cartes et les banques ne voient toujours pas l’intérêt économique de surmonter les obstacles liés à la connectivité et à l’interopérabilité et de fixer des normes communes.

    D’après la Banque centrale européenne (BCE) cependant, l’évolution rapide du secteur des paiements instantanés, bousculé par les nouvelles entreprises technologiques, pourrait permettre de mettre en place plus vite un espace unique pour les cartes européennes, ce qui, en fin de compte, profiterait aux titulaires de cartes et aux commerçants.

    Dans ce contexte, la Commission devrait présenter à l’automne une stratégie destinée à instaurer « un secteur des paiements de détail innovant, intégré et compétitif en Europe, pour concurrencer les entreprises mondiales », a fait savoir un fonctionnaire de l’UE à Euractiv.com sous couvert de l’anonymat.

    Selon le programme de travail de l’exécutif de l’UE, le collège présentera également une nouvelle stratégie de financement numérique.

    Afin de préparer le terrain pour la nouvelle législation, une consultation publique sur les paiements sera bientôt lancée, a indiqué la Commission.

    Le fonctionnaire de l’UE a expliqué qu’en raison de la fragmentation des systèmes de cartes nationaux, même les opérateurs européens les plus puissants offrent des services qui ne fonctionnent qu’au sein de tel ou tel État membre, indépendamment des autres.

    En conséquence, « il leur faut s’associer à de grands opérateurs internationaux hors d’Europe s’ils veulent offrir des paiements paneuropéens », a-t-il ajouté.

    La volonté de réduire la dépendance vis-à-vis des acteurs mondiaux, tels que Visa ou Mastercard, répond au nouvel objectif global de l’UE, qui est de promouvoir la souveraineté européenne.

    La Banque centrale européenne a déjà esquissé la voie à suivre. Son système de paiement instantané TARGET (TIPS), lancé en novembre 2018, pourrait insuffler « l’élan » nécessaire pour faire voler les cloisonnements nationaux en éclat, a-t-elle fait valoir.

    Dans un rapport publié en avril dernier, l’institution basée à Francfort affirme que le TIPS « pourrait être un moyen de soutenir l’interconnexion et l’interopérabilité des systèmes de cartes nationaux et, si une couverture paneuropéenne complète [était] assurée, il constituerait une alternative possible à la création d’un système de cartes européen ».

    La BCE a suggéré d’utiliser un logo européen commun pour signaler l’acceptation de la nouvelle carte paneuropéenne de l’UE.

    Un monde compétitif

    La création d’une carte paneuropéenne serait la dernière nouveauté dans le secteur des paiements, qui évolue très vite.

    Les fonctionnaires de l’UE, les banques et les startups du secteur financier s’accordent à dire que la deuxième directive sur les services de paiement a changé la donne en ouvrant ce secteur.

    La législation européenne a forcé les banques à partager les données de leurs clients avec de nouvelles entreprises et des fournisseurs de services financiers. Dès lors, le marché des paiements s’est ouvert aux nouveaux venus, offrant de nouveaux services et des prix plus bas.

    Tout comme les législateurs et les eurocrates, les fonctionnaires européens estiment que les moteurs du changement dans l’écosystème des paiements sont les attentes des consommateurs, ainsi que le rôle toujours plus important joué par les géants du numérique.

    Le dernier coup de théâtre a été l’annonce du lancement par Facebook de sa propre monnaie numérique cette année encore. Une « sérieuse » préoccupation pour les pays du G7.

    La BCE a déclaré que le Libra constituait un rappel à l’ordre pour les banques centrales, car la cryptomonnaie de Facebook propose une option de paiement innovante et moins chère aux utilisateurs.

    Six banques centrales, dont la BCE, et la Banque des règlements internationaux évaluent la potentielle utilisation transfrontalière de ces monnaies numériques.

    « Nous voulons en particulier déterminer si la monnaie numérique d’une banque centrale pourrait servir un objectif clair en faveur du public et soutenir les objectifs de la BCE », a souligné Christine Lagarde, la présidente de la BCE, dans une interview le mois dernier.

    Face aux attrayantes réductions des coûts offerte par les nouveaux venus, les opérateurs historiques soulignent la valeur ajoutée qu’ils apportent.

    Les cartes de crédit, qui restent le moyen de paiement électronique le plus utilisé, représentent environ 52 % de toutes les transactions autres qu’en espèces au sein de l’UE. Les opérateurs soulignent les avantages qu’elles offrent aux consommateurs en termes de commodité, de rapidité, de sûreté et de sécurité.

    En raison de la saturation du marché, toujours plus forte, la BCE soulignait dans son rapport du mois dernier que « l’approfondissement de la coopération et du dialogue entre les acteurs du marché, en particulier entre les opérateurs historiques et les nouveaux venus, bénéfici[ait] d’un soutien fort ».

    La BCE souhaite que la concurrence croissante se transforme en coopération, afin qu’un véritable espace unique de paiement en euros puisse voir le jour à l’avenir.

  • Coronavirus : le point sur l’épidémie dans le monde

    Deuxième décès en Italie, des foyers de la maladie qui se multiplient – premiers cas confirmés au Liban et en Israël, dix nouveaux cas en Iran, 109 décès supplémentaires vendredi en Chine… L’épidémie de coronavirus poursuit sa progression à travers le monde. Elle touche désormais 26 pays et territoires en dehors de la Chine continentale et a fait une dizaine de morts.

    Pour la première fois, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a affirmé que la période propice pour enrayer l’épidémie due au nouveau coronavirus « se rétrécit » et s’alarme de l’absence de « lien épidémiologique clair » dans des cas apparus en dehors de la Chine.

    Deuxième mort en Italie

    Après un premier décès en Italie – celui d’un homme de 78 ans –, une deuxième personne testée positive au coronavirus est morte dans le pays, ont annoncé, samedi 22 février, les agences d’information. Il s’agit d’une Italienne qui était hospitalisée depuis une dizaine de jours et résidait en Lombardie, dans le nord. Ce sont les premiers Européens a succombé après avoir été infectés par le nouveau coronavirus. Plus de cinquante cas de contamination ont été répertoriés jusqu’à présent en Italie.

    Cette vague de contaminations a contraint les autorités à prendre des mesures drastiques. Bars, écoles, églises ou encore stades : les lieux publics ont été fermés vendredi pour une semaine dans onze villes du nord de l’Italie. La mesure touche aussi les bibliothèques, les mairies, les magasins ainsi que les nombreux défilés de carnavals organisés en cette période de l’année. Les écoles étaient fermées samedi dans la grande ville proche de Cremona.

    La décision de semi-confinement d’une dizaine de villes a été prise par le ministère de la santé après qu’un premier foyer autochtone italien a été identifié à Codogno, près de Lodi, avec la contamination de 14 personnes. Dans cette zone située à environ 60 km au sud-est de Milan, plus de 50 000 personnes sont priées de rester chez elles et d’éviter les lieux fermés. Au total, 40 stades et salles de sports seront fermés aux compétitions amateurs ainsi que les lieux de culte.

    229 nouveaux cas en Corée du Sud

    Le nombre de contaminations au coronavirus a quasiment doublé en une seule journée en Corée du Sud, avec 229 nouveaux cas, pour un total porté désormais à 433, ont annoncé les autorités samedi. Une deuxième personne est morte de la maladie Covid-19, a ajouté le Centre coréen de contrôle et de prévention des maladies dans un communiqué.

    Parmi les nouveaux malades figure un employé d’une usine Samsung Electronics à Gumi, à 200 kilomètres au sud-est de Séoul, ce qui a amené le géant technologique à annoncer une suspension des activités sur ce site jusqu’à lundi. L’un des deux principaux foyers de contamination du pays reste l’hôpital de Cheongdo, dans le sud du pays : 95 des dernières contaminations rapportées sont « liées », selon le KCDC, à des patients ou du personnel de cet établissement, où les deux personnes décédées avaient été admises.

    Autre lieu particulièrement touché par le virus : l’Eglise de Shincheonji de Jésus, une secte chrétienne de la ville de Daegu, non loin de Cheongdo, dont plus de 200 membres ont été infectés.

    En Chine, 109 décès supplémentaires

    L’épidémie de coronavirus a causé 109 décès supplémentaires vendredi en Chine continentale, ont rapporté samedi les autorités sanitaires locales, ce qui porte à 2 345 le nombre de décès liés à l’épidémie depuis que celle-ci s’est déclarée dans le centre du pays.

    Dans son bilan quotidien, la Commission nationale de la santé a fait état de 397 nouveaux cas de contamination vendredi en Chine continentale, où 76 288 personnes ont été diagnostiquées porteuses du virus depuis son apparition. Il s’agit d’un nombre de cas supplémentaires inférieur à celui rapporté la veille. Selon les données officielles, 889 nouveaux cas d’infection avaient été recensés jeudi dans le pays.

    L’Iran et le Moyen-Orient touchés

    L’Iran a annoncé samedi un décès de plus parmi dix nouveaux cas de coronavirus dans le pays, portant le nombre total de morts à cinq et celui des personnes contaminées à 28. Les autorités ont décidé de fermer écoles, universités et centres éducatifs dans deux villes, dont Qom, dans le centre du pays, où ont été enregistrées les deux premières contaminations, a annoncé samedi la chaîne de télévision d’Etat.

    Les établissements de Qom seront fermés deux jours et ceux d’Arak une semaine à partir de dimanche, a-t-elle précisé.

    Le Liban a quant à lui annoncé vendredi son premier cas de pneumonie virale Covid-19, et Israël a indiqué qu’un de ses ressortissants placé en quarantaine sur le paquebot Diamond Princess avait été testé positif. Auparavant, plusieurs cas avaient été recensés en Egypte et dans les Emirats arabes unis.

    Des Britanniques du « Diamond Princess » rapatriés

    Des passagers à bord du bateau de croisière en quarantaine « Diamond Princess », à Yokohama, le 21 février.
    Des passagers à bord du bateau de croisière en quarantaine « Diamond Princess », à Yokohama, le 21 février. Eugene Hoshiko / AP

    Le Royaume-Uni a rapatrié samedi trente Britanniques et deux Irlandais, qui étaient des passagers du bateau de croisière Diamond Princess, placé en quarantaine à Yokohama, au sud de Tokyo, depuis le 5 février. Leur avion, à bord duquel se trouvaient également des soignants et des représentants du gouvernement, a atterri aux environs de 11 h 30 (12 h 30, heure de Paris) sur la base militaire de Boscombe Down près de Salisbury, dans le sud-est de l’Angleterre. Ils vont être placés 14 jours en quarantaine.

    Les 78 Britanniques qui se trouvaient parmi les croisiéristes ont tous pu quitter le navire, certains ont embarqué à bord de vols affrétés par d’autres pays, d’autres ont regagné Hongkong où ils résident, d’autres enfin sont restés au Japon.

    Tokyo a reconnu samedi que 23 passagers avaient pu quitter le navire de croisière sans passer tous les examens médicaux requis pour déceler le nouveau coronavirus. « Nous regrettons profondément l’erreur opérationnelle de notre part qui a causé cette situation », a déclaré le ministre de la santé, Katsunobu Kato, lors d’une conférence de presse, affirmant que les personnes concernées seraient testées à nouveau.

    Le Diamond Princess reste le plus important foyer de contagion hors de Chine. Sur 3 711 personnes se trouvant initialement dans le paquebot, plus de 630 ont été infectées.

    L’OMS s’inquiète

    Selon l’OMS, la « fenêtre d’opportunité » permettant de contenir la propagation internationale de l’épidémie du nouveau coronavirus est en train de se refermer.

    « Même si la fenêtre d’opportunité se rétrécit, nous avons encore une possibilité de contenir l’épidémie, a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Si nous gâchons cette occasion, nous aurons alors un sérieux problème entre les mains. »

    L’OMS est également très préoccupée par l’apparition de cas en dehors de Chine « sans lien épidémiologique clair, tels que les antécédents de voyage et les contacts avec un cas confirmé »« Nous voyons que la situation évolue », a souligné Sylvie Briand, la directrice du département Préparation mondiale aux risques infectieux à l’OMS : « Non seulement le nombre des cas augmente mais nous voyons aussi différents modèles de transmission dans différents endroits. » L’OMS refuse pour l’instant de parler de pandémie, mais considère qu’il y a « des épidémies différentes, montrant des phases différentes », a-t-elle expliqué.

    Au cours d’une réunion des ministres de la santé des pays de l’Union africaine à Addis-Abeba (Ethiopie), Tedros Adhanom Ghebreyesus a appelé à « faire front commun pour être plus agressifs » dans la lutte contre le nouveau coronavirus. « Notre principale [source de] préoccupation continue d’être le potentiel de dissémination du Covid-19 dans les pays dont les systèmes de santé sont plus précaires », a déclaré le chef de l’OMS dans une liaison vidéo depuis Genève. Jusqu’à présent, l’Egypte est le seul pays d’Afrique à avoir enregistré un cas confirmé de contamination.

  • Les plus beaux carnavals du Monde

    Parades, costumes, lumières et paillettes… la saison des carnavals approche à grands pas !

    Considérés comme un rite de passage des ténèbres à la lumière, de l’hiver à l’été ainsi qu’une célébration de la fertilité, les carnavals sont inscrits dans le folklore depuis des siècles. Et bien que leur origine puisse être discutable, leur capacité à attiser les foules en laissant des souvenirs impérissables ne l’est pas.

    Alors enfilez votre déguisement et laissez-vous porter par l’allégresse qui règne dans les rues, voici notre sélection des plus beaux carnavals du monde !

    Mardi Gras – La Nouvelle-Orléans, LA, États-Unis

     Pour Mardi Gras, les costumes excentriques sont à l’ordre du jour
    Pour Mardi Gras, les costumes excentriques sont à l’ordre du jour © Carnaval.com Studios CC BY 2.0

    Mardi Gras puise ses origines aux 17e et 18e siècles et fut introduit aux États-Unis par les colons français. C’était autrefois une fête réservée aux gens les plus riches, mais elle est aujourd’hui ouverte à toute la population. L’édition 2020 promet d’être explosive, le carnaval célébrant son 302ème anniversaire !

    Costume sage ou farfelu, laissez parler vos envies et profitez de cette occasion hors du commun. Pensez à prendre un sac afin de ramasser les goodies jetés çà et là par les carnavaliers lors des parades.

     

    Le Carnaval de Binche — Binche, Belgique

     Costumes étranges et merveilleux — le carnaval de Binche est un grand terrain de jeu pour ceux qui aiment s’amuser
    Costumes étranges et merveilleux — le carnaval de Binche est un grand terrain de jeu pour ceux qui aiment s’amuser © ines s. CC BY 2.0

    En Belgique aussi nous fêtons le carnaval ! L’UNESCO a d’ailleurs classé le Carnaval de Binche comme « chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité ». Alors que la Belgique organise d’autres carnavals à la même période, celui de Binche sort du lot, avec ses Gilles (des danseurs), son lancer d’oranges à la foule et tout un tas d’autres pratiques curieuses.

    Il existe une controverse quant aux origines de cette fête. Une théorie populaire soutient que l’un des Gilles du 14ème siècle était d’origine inca et portait un costume dont l’apparence exotique lui donna une popularité locale retentissante par la suite. Cela peut expliquer les grands chapeaux de plumes portés par les Gilles d’aujourd’hui… ou pas !

     

    Le Carnaval de Venise – Venise, Italie

     Venise ne se limite pas aux ponts et aux canaux - mettez votre masque et joignez-vous à la fête
    Venise ne se limite pas aux ponts et aux canaux – mettez votre masque et joignez-vous à la fête

    Le Carnaval de Venise est l’un des plus anciens au monde. Des traces de cette fête apparaissent dès le début du 10e siècle tandis qu’elle permettait de célébrer les derniers jours précédant le carême. Les festivités ont bien évolué depuis bien que le port d’un masque en reste la composante principale. Un symbole fort qui inspira de nombreux autres carnavals à travers le monde.

    Choisissez parmi les différents masques que sont le Bauta, le Colombina et le Medico della Peste et partez à travers les rues et les canaux pour explorer une facette insolite de Venise.

     

    Le Carnaval de Santa Cruz de Tenerife – Tenerife, Îles Canaries

     Le Carnaval de Tenerife est l’un des plus explosifs au monde
    Le Carnaval de Tenerife est l’un des plus explosifs au monde © Jose Mesa  / CC BY 2.0

    Bien que Tenerife organise de nombreuses fêtes toute l’année, aucune d’elles n’égale le carnaval. Généralement considéré comme le deuxième plus gros carnaval du monde après celui de Rio, le Carnavale de Santa Cruz de Tenerife colore la capitale des îles Canaries depuis de nombreux siècles.
    15 jours d’extravagance transforment la ville en une grande fête bigarrée, dont les points forts sont les hymnes satiriques et le gala pour élire la reine du carnaval.

    Le Carnaval de Cologne – Cologne, Allemagne

     Le Carnaval de Cologne vous tiendra éveillé toute la nuit
    Le Carnaval de Cologne vous tiendra éveillé toute la nuit © Martin Terber CC BY-ND 2.0

    Alors que la saison du Carnaval de Cologne (appelée par les locaux la «cinquième saison») lui débute en novembre avec la journée d’émancipation des femmes, moment où les femmes de la ville se déguisent pour aller au travail, avant de rejoindre les nombreux bals masqués et autres soirées organisées pour l’occasion.

    Fanfares et gaieté augmentent à l’approche du week-end et atteignent leur paroxysme lors du défilé des roses qui se déroule le lundi gras. Cette immense parade à travers Südstadt (la partie sud de Cologne) est composée de dizaines de chars recouverts de cadeaux qui sont jetés à la foule tout au long du parcours.

    Le Carnaval de Rio – Rio De Janeiro, Brésil

     Le Carnaval de Rio est bien sûr l’un des symboles forts de la ville
    Le Carnaval de Rio est bien sûr l’un des symboles forts de la ville © Leandro Neumann Ciuffo / CC BY 2.0

    Certainement le plus connu des carnavals du monde et souvent considéré comme le plus beau de tous, le Carnaval de Rio remonte au 18e siècle et attire chaque jour deux millions de personnes. La samba est à l’honneur, avec près de 200 écoles qui défendent leurs couleurs durant ces quelques jours.

    Réservez une place au Sambodrome pour être au cœur de l’action ou déguisez-vous et rejoignez la foule qui se presse dans tous les quartiers de la cité. D’autres villes organisent elles aussi leur propre carnaval à la même période, alors tant que vous y êtes, n’hésitez pas à découvrir d’autres destinations où fêter le carnaval brésilien.

    Le Carnaval d’Oruro – Oruro, Bolivie

     Le Carnaval d’Oruro est un mélange coloré de tradition et de modernité
    Le Carnaval d’Oruro est un mélange coloré de tradition et de modernité © maurimendoza122

    Cette fête aux origines andines s’est progressivement transformée en une célébration de la Pachamama (la Terre mère) et du Tio Supay (le Dieu des enfers). Ces deux icônes forment la toile de fond du festival au cours duquel se produit la célèbre « danse des diables » représentant le triomphe du bien sur le mal.

    Arborant de nombreux mythes folkloriques, légendes et traditions curieuses, ce carnaval secoue la vie quotidienne telle qu’on la connaît habituellement dans ces régions. Reprenez ensuite vos esprits en passant quelques jours de plus dans le pays et explorez ses forêts, ses lacs et autres paysages fascinants.

    Le Carnaval de Trinité-et-Tobago – Port d’Espagne, Trinité-et-Tobago

     Joignez-vous aux résidents de Port d’Espagne lors du Carnaval de Trinité-et-Tobago
    Joignez-vous aux résidents de Port d’Espagne lors du Carnaval de Trinité-et-Tobago © Mark Morgan CC BY 2.0

    Toute la vigueur des Caraïbes se retrouve au Carnaval de Trinité-et-Tobago, une fête explosive qui démarre à 4h du matin le lundi, « J’Ouvert », tandis que la foule descend dans la rue pour des défilés et des parades en musique.

    Enfilez votre costume et remplissez-vous le ventre de streetfood tout en dansant au rythme des nombreuses fanfares qui animent les rues. Prenez ensuite quelques jours tandis que la fiesta perdure à Port d’Espagne et filez plutôt à Tobago où les plages paisibles et les eaux cristallines offrent un repos mérité.

    Le Carnaval de Nice – Nice, France

     Des décorations enflammées illuminent le ciel nocturne au Carnaval de Nice
    Des décorations enflammées illuminent le ciel nocturne au Carnaval de Nice © HrodebertRobertus / CC BY-ND 2.0

    Six défilés, 17 chars et des milliers de danseurs et de musiciens venus du monde entier – le Carnaval de Nice est une fête explosive. Assistez à la Bataille des fleurs durant laquelle paradent de nombreux chars fleuris pour le plus grand plaisir des badauds et tentez vous aussi d’attraper l’un des bouquets jetés dans la foule pour l’occasion !

    Le Carnaval de Bâle – Bâle, Suisse

     Les rois du disco se pavanent dans les rues de Bâle
    Les rois du disco se pavanent dans les rues de Bâle © Carnaval.com Studios CC BY 2.0

    Le Carnaval de Bâle est le plus grand festival populaire de Suisse avec près de 20 000 participants masqués qui défilent dans les rues de la ville au rythme de la musique et en jetant des confettis. À Bâle, comme dans les autres villes de Suisse où l’on fête carnaval, le thème est dévoilé plusieurs mois à l’avance, ce qui donne aux carnavaliers le temps de se préparer à la grande débauche. Ce carnaval emblématique vient d’ailleurs d’être ajouté à la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

    Le carnaval en lui-même, cependant, n’est pas aussi structuré, mis à part la parade du Morgestraich le lundi matin à 4h et le cortège du mercredi, alors que les cliques envahissent les rues et les commerces en chantant et en déclamant des poèmes satyriques, les Schnitzelbängg pendant les 72h que dure le Basler Fasnacht. Goûtez également à la Mählsuppe, la spécialité bâloise consommée pendant le carnaval.

    Le Carnaval de Copenhague – Copenhague, Danemark

     Le carnaval de Copenhague apporte chaque printemps un peu de couleur et de chaleur aux rues de la ville
    Le carnaval de Copenhague apporte chaque printemps un peu de couleur et de chaleur aux rues de la ville © Søren Bie / CC BY-SA 2.0

    Le Carnaval de Copenhague est l’un des derniers à avoir vu le jour, même s’il n’a cessé de croître au fil des années. Créé en 1982, l’événement rassemble à présent plus de 100 000 spectateurs pour trois jours de défilés et de festivités autour de la musique du monde et de la samba.

    Il se déroule au printemps, période à laquelle les températures commencent à se radoucir et les soirées s’allonger, figurant ainsi un cadre agréable et festif.

    Le Carnaval de Notting Hill – Londres, Royaume-Uni

     Les costumes scintillent au Carnaval de Notting Hill
    Les costumes scintillent au Carnaval de Notting Hill © A Pillow of Winds / CC BY-ND 2.0

    La plus grande fête de Londres fut initiée en 1966 par les immigrés noirs en écho au Carnaval de Trinidad. Bombez le torse et réchauffez-vous au rythme des sound systems qui crachent du calypso, de la soca et du reggae tout en grignotant ici et là quelques spécialités des Caraïbes.

    Quarante sound systems sont installés dans les rues pour l’occasion, et la fête se poursuit jusqu’au petit matin dans les afters. Profitez-en un maximum avant de vous accorder une petite session shopping.