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  • Empoisonnement d’Alexeï Navalny : bataille médiatique et politique entre la Russie et l’Allemagne – Podcast Vidéo

    Empoisonnement d’Alexeï Navalny : bataille médiatique et politique entre la Russie et l’Allemagne – Podcast Vidéo

    Après la confirmation hier par les scientifiques allemands de l’empoisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalny, l’Europe demande une enquête à la Russie. Pas encore de sanctions mais les tensions diplomatiques se font déjà sentir sur l’économie russe.

     

    Un podcast de notre partenaire TV5 Monde

     

     

  • Brexit : pas d’accord commercial sans compromis sur la pêche, avertit Barnier

    Brexit : pas d’accord commercial sans compromis sur la pêche, avertit Barnier

    Le négociateur en chef de l’Union européenne sur la relation post-Brexit Michel Barnier a averti mercredi qu’un accord commercial avec le Royaume-Uni ne serait possible qu’à condition qu’un compromis sur la pêche soit trouvé.

     

    Il accuse Londres d’utiliser ce sujet comme « monnaie d’échange » dans les négociations.

    « Il n’y aura pas d’accord commercial (…) sans un accord durable et équilibré sur la pêche », a déclaré M. Barnier lors d’un discours par visio-conférence devant le think-tank irlandais Institute of International and European Affairs.

    « Le Royaume-Uni n’a montré aucune volonté de rechercher des compromis », a-t-il poursuivi.

    Michel Barnier a estimé que la position de Londres, qui réclame la négociation annuelle de quotas, risque d’« exclure » les pêcheurs européens des eaux britanniques alors qu’ils y exerçaient bien avant la construction européenne.

    « Nous n’accepterons pas que le travail et les moyens de subsistance de ces hommes et de ces femmes servent de monnaie d’échange dans ces négociations », a-t-il averti.

    Reprise des négociations la semaine prochaine

    Si le Royaume-Uni est sorti de l’Union européenne le 31 janvier dernier, les règles européennes continuent de s’y appliquer jusqu’au 31 décembre prochain.

    Les négociations sur la relation post-Brexit restent dans l’impasse, les deux parties s’en rejetant la responsabilité. Elles doivent reprendre la semaine prochaine à Londres.

    Faute de trouver un accord commercial d’ici la fin de l’année, les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) s’appliqueront, synonymes de droits de douanes élevés et de contrôles douaniers pour les entreprises.

    Et en l’absence de compromis, les pêcheurs européens se retrouveront brutalement privés d’accès aux poissonneuses eaux britanniques le 1er janvier.

    Une deadline fin octobre

    Le porte-parole du Premier ministre britannique Boris Johnson a jugé un accord possible, mais estimé qu’il ne serait « pas facile à trouver ».

    Il a reproché à l’UE de vouloir arriver à un compromis sur le sujet de la pêche avant d’avancer sur les autres questions, « rendant très difficile de faire des progrès ».

    Selon Michel Barnier, l’accord commercial doit être trouvé d’ici à fin octobre pour permettre une ratification européenne dans les temps.

    Il a averti que « d’importantes questions restaient ouvertes » sur la mise en oeuvre par Londres du dispositif prévu pour éviter le retour d’une frontière entre l’Irlande, membre de l’UE, et la province britannique d’Irlande du Nord.

    Un article de notre partenaire

  • Enzo Hilaire, un Français de Hong Kong à « The Voice Kids »

    Enzo Hilaire, un Français de Hong Kong à « The Voice Kids »

    Arrivé à Macao à l’âge de six mois, Enzo, aujourd’hui âgé de 11 ans, a toujours eu une passion pour le chant et la musique. Après six années à Macao, la famille s’installe à Hong Kong, la musique et le chant ont toujours une place importante dans sa vie et il commence dès samedi 5 septembre, une aventure unique en participant à l’émission phare de TF1.

    Par Catya Martin, rédactrice en chef de nos partenaires, La French Radio Hong-Kong et Macao / Trait d’union

     

    « Lorsque nous étions à Macao, je chantais et dansais déjà, mais dans mon salon », raconte avec humour le jeune élève de year 7 au college de Discovery Bay.  « Ensuite j’ai pris des cours de chant pour acquérir la technique », ajoute-t-il. « J’ai commencé par chanter et danser et ensuite j’ai appris à jouer de la guitare. Mon frère a eu une guitare pour Noël, j’ai donc pris sa guitare et c’est mon père qui m’a appris à en jouer », explique-t-il.

    Enzo, un jeune expatrié

    C’est par un courriel que la production de The Voice propose à Enzo de passer le casting, ses vidéos postées sur sa chaîne Youtube ayant fait sensation. « C’est la vidéo d’un rap free style que j’avais posté qui les a accrochés », explique Enzo Hilaire.

    Sa chaîne Youtube, c’est en Thaïlande qu’il décide de la créer. « Nous étions en vacances, je faisais des vidéos et je me suis aperçu que seule ma famille pouvait y avoir accès. J’ai commencé à réfléchir à créer un site, puis j’ai décidé de lancer ma chaîne You tube », précise-t-il. « Au départ j’avais zéro vue et aujourd’hui j’en ai plus de 60.000 ».

    Son style est plus dans le registre hip/hop, pop ou encore rap. Il écoute beaucoup de morceaux chaque jour et ensuite travaille sur une reprise qu’il adapte. « Je prends un morceau, j’écoute l’original enregistré  et le live puis les reprises et ensuite je reprends la chanson avec mon style », souligne-t-il.

    Suivant un enseignement international depuis toujours, Enzo ne se sent pas suffisamment à l’aise avec la langue de Molière.

     

    « J’essaye, il y en a qui sont fluides et fonctionnent très bien mais sur certaines je ne comprends pas tous les mots et c’est donc difficile pour moi d’y mettre de l’émotion », tient-il à préciser.

    L’Epreuve des sélections à l’aveugle avec le jury de The Voice

    S’il est sélectionné à l’issue des auditions à l’aveugle, le jeune garçon a déjà le nom du coach qu’il aimerait voir se retourner, il s’agit de Soprano. « J’aime son style, ses chansons. Il est plus proche de moi que les autres coachs », assure Enzo.

    Cette participation, Enzo la voit comme un tremplin pour lui et pour sa notoriété. « J’ai toujours voulu participer à The Voice, mon objectif est de tout faire pour réussir les auditions pour me faire connaître », poursuit-il.

    Rendez-vous dès samedi pour savoir jusqu’où ira Enzo. Nous ne dirons rien sauf que le jeune Français a un véritable avenir dans ce métier.

    A suivre…

     

    RETROUVEZ L’ARTCILE SUR LES ENFANTS TERRIBLES DE LA CULTURE A HONG-KONG

  • COVID-19: l’Italie devrait conclure un accord avec la France et l’Espagne

    COVID-19: l’Italie devrait conclure un accord avec la France et l’Espagne

    Le gouvernement italien œuvre à l’élaboration d’un accord avec Paris pour imposer le test de dépistage au COVID-19 aux touristes et aux travailleurs revenant de France.

    Par ailleurs, Rome cherche à faire de même avec l’Espagne, où les cas de contamination au coronavirus sont en hausse. Comme l’accord avec Paris devrait bénéficier d’un caractère réciproque, les tests seront effectués des deux côtés de la frontière.

    Covid-19 Italie
    Test Covid-19

    « La discussion a été amorcée avec le gouvernement français, et ce, par le ministre de la Santé Roberto Speranza. La question de réciprocité est en cours d’évaluation. Cet accord ne concerne pas seulement l’Hexagone, étant donné que Rome l’envisage également avec l’Espagne. Il en va de la protection des citoyens », a déclaré la sous-secrétaire du ministère de la Santé, Sandra Zampa, sur RaiNews 24.

  • Tribune : Entreprendre, le réseau francophone

    Tribune : Entreprendre, le réseau francophone

    Réussir son partenariat d’affaires : la clé du succès des entreprises francophones

    par Loïc Berthout.

     

    Réussir à démarrer et développer son entreprise au Québec, seul maître à bord, est devenue une aventure de plus en plus difficile, femmes et hommes confondus. Peu après mon départ volontaire de France, j’ai démarré « Cinebox », au milieu des années 90, dans un local de 150 pieds carrés (un peu moins de 14 mètres carrés) ; l’écosystème était bien différent : peu ou prou de « capital-risque » accessible, pas d’espace collaboratif, guère d’internautes et point de formation numérique…mais c’était l’océan bleu, le début du commerce électronique, d’une ère nouvelle et transnationale. De nos jours, entreprendre demeure une prise de risque financière et sociale importante ; et ce, malgré un environnement plus propice à la création d’entreprise, grâce aux infrastructures et aux aides en tous genres (espace collaboratif de travail, incubateur, accélérateur, subventions gouvernementales, crédits d’impôts pour la recherche et le développement, mentorat, prix de reconnaissance, cours de formation en entrepreneuriat…). Mais surtout, l’accès au marché exige de plus en plus de moyens financiers pour espérer se lancer et être compétitif, puis viable, en l’absence de règles communes et partagées de la concurrence, dans un contexte international d’échanges commerciaux où les règles varient souvent d’un territoire à un autre. Qui peut rivaliser de façon réaliste et durable avec un modèle d’affaires basé sur la vente à perte et financé par l’argent de la spéculation boursière ? La plate-forme de vente en ligne « Amazon » aurait-elle pu opérer pendant presque deux décennies sans atteindre le seuil de rentabilité, et s’imposer au détriment des entreprises établies, vivant de leur autofinancement et dans l’obligation (bien normale) d’ajouter une marge de profit dans le calcul du prix facturé au client, si elle n’avait pas eu le soutien abondant d’un système financier avide et d’une législation par trop permissive ? Marché artificiel et « bulle financière » pour les uns, liberté totale de concurrence et opportunisme légitime (« legit ») pour les autres, le pragmatisme commande de prendre en compte ce qui est, sans s’interdire de s’interroger sur ce qui pourrait ou devrait être. Dans tous les cas, la définition de l’entrepreneur d’aujourd’hui ressemble moins à celle de Joseph Schumpeter pour qui, aux siècles précédents, il ou elle, est un individu qui a une idée, un inventeur. La démarche d’affaires actuelle consiste plutôt en une stratégie délibérée de domination économique par tous les moyens (y compris le vol de propriété intellectuelle), où l’argent n’a guère plus de valeur (non seulement l’endettement n’est plus tabou mais il est sanctifié !), le capitalisme n’a pas de conscience ni de morale, le client est un prétexte, une variable (Lire l’excellent Gaspard Koenig sur la monétisation des données personnelles). Ce qui compte, ce n’est pas tant la rentabilité ou la satisfaction du consommateur que la valorisation rapide et exponentielle des actions de l’entreprise qui passe par une conquête fulgurante et massive d’une industrie facilement pénétrable et lucrative de préférence. C’est, essentiellement, la loi du plus fort ; or, l’union faisant la force, les effets de réseaux et des médias sociaux accentuent l’impression d’un développement hors-sol et d’une influence globale de l’économie virtuelle…Certains ont tout simplement défié les lois de la gravité économique, et souvent ignoré la légalité grâce, ou à cause, d’une justice trop lente, toujours tardive et souvent archaïque, pour vivre en apesanteur. Ils flottent dans l’ère numérique et baignent dans l’insouciance, à crédit, mais avec une agilité extrême et une ambition féroce. Pour ces illusionnistes, tout est bien dans le meilleur des mondes possibles.

     

    La force du partenariat

    Mais revenons sur terre et cultivons notre réseau francophone car notre propos n’est pas de discuter du paradigme ou des mystères du capital à l’instar de l’éminent Hernando de Soto mais plutôt de l’association des forces de futurs partenaires d’affaires qui peut, en effet, permettre d’accélérer la naissance et la croissance de l’entreprise.

    Cette association implique une dynamique collective avec de nouvelles personnes, souvent connues de l’entrepreneur et de son entourage, ou parfois inconnues et rencontrées au gré des circonstances de réseautage, par exemple. Dans les deux cas, il n’est pas rare que l’entrepreneur et ses nouveaux contacts ne partagent pas nécessairement des antécédents professionnels communs ou une expérience de collaboration de travail dans un contexte d’affaires, voire même une connaissance ou une confiance mutuelles approfondies et suffisantes. Deux amis pratiquant un sport dans la même équipe s’entendront-ils dans une relation d’affaires sans être confrontés à de nombreuses remises en cause et sans effectuer de délicats ajustements ? Alors comment savoir si les nouveaux partenaires, en affaires, sauront s’entendre et travailler efficacement ensemble ? Quels sont les principes et les valeurs qui guideront la conduite de leur partenariat ? Que se passera-t-il en cas de divergence, de désaccord, de mésentente, ou de situation conflictuelle ?Paradoxalement, cette question du fonctionnement (ou de la gouvernance) du partenariat est fortement délaissée, voire oubliée, dans la thématique centrale de l’entrepreneuriat. L’accent est mis, notamment et à juste titre, sur le potentiel de ventes, la traction du produit sur le marché, le retour sur investissement…Pourtant, les conflits n’ont pas disparu. Nombreux sont les chefs d’entreprise français qui ont tenté de s’allier à leurs homologues québécois pour pénétrer le marché américain en pensant que leur proximité linguistique faciliterait leur compréhension mutuelle…C’était sans compter les multiples embûches liées aux différences culturelles et de pratiques d’affaires. La langue peut être commune mais le langage est propre et reflète des mentalités, parfois situées aux antipodes. Comme le dit, désormais, l’adage « Lorsque le contrat est signé, la négociation s’achève pour l’un alors qu’elle commence pour l’autre…». Les périodes de doute ont continué de coexister avec l’évolution de l’histoire, des épidémies, des pandémies, des échanges commerciaux, des rencontres entre hommes et femmes en quête d’aventure, d’exploration, de création d’entreprise, d’invention, d’innovation…Des idées deviennent des projets qui, à leur tour, réunissent des « croyants » d’un nouveau genre, des entrepreneur(e)s débordant d’énergie, d’optimisme et d’enthousiasme, lesquels forment des alliances en vue de transformer le monde. Cette transformation appelle une organisation, le partenariat d’affaires, et une entente, le contrat ou la convention, censés pourvoir aux besoins des acteurs économiques unis dans l’espoir de rencontrer le succès et de créer de la richesse, c’est-à-dire une plus-value ou de la valeur ajoutée, au sens large. Cette perspective d’affaires suppose une prise de risque calculé, des investissements industriels, en nature ou en numéraire plus ou moins proportionnés, une utilisation du capital, une répartition du travail, un partage des gains (ou des pertes) éventuels, une distribution des rôles et des règles de fonctionnement pour tendre vers un but commun, unis comme un seul homme.

     

    Le rôle du médiateur

    Force est de constater, en pratique, que la nature des entreprises, des hommes et des femmes qui les animent, est d’une extraordinaire complexité et que les communications humaines prennent très souvent la forme d’une énigme pouvant conduire à l’impasse et au conflit. Au cœur de chaque conflit gît une situation unique, un monde en soi, complexe, dynamique et circulaire, une sorte de boucle à l’infini. Aussi pour espérer sortir de cette aporie, il faut chercher ailleurs les clés de nos défaillances humaines. C’est, ici, que le médiateur, ou le facilitateur, entre en scène avec pour mission de faire s’accorder les parties en dissidence. Il occupe une place centrale et joue un rôle majeur. Il s’immisce au milieu d’elles, et révèle la conflictualité entre les partenaires. Pour cela, il écoute, il s’informe, il questionne. Il dispose de plusieurs instruments dont celui de la confiance, et il peut, dès lors, devenir un formidable chantre de la reliance comme dirait Edgard Morin. Pour bien comprendre la dynamique de l’interaction conflictuelle il convient, pour le tiers intervenant, d’adopter une approche non linéaire (encore que la chronologie des évènements a son importance), soit une approche circulaire, itérative, car il n’existe pas une seule cause mais, plutôt, un faisceau de facteurs à l’origine d’un conflit. Cette approche prend encore davantage de relief dans des contextes culturels variés où le besoin de comprendre et de valider l’universalité des attributs de la confiance (respect, transparence bonne foi…) suppose d’apporter un éclairage, une couleur locale, plus typiques et adaptés aux codes culturels d’affaires des partenaires liés. Ayant eu l’opportunité de négocier et de conclure une vingtaine de partenariats internationaux, je suis convaincu que chaque expatrié a probablement vécu le même phénomène paradoxal de la confiance : elle s’établit, à chaque fois, de façon identique mais de manière variable. Son secret est encodé dans une infinité de combinaisons selon le cadre d’interactions interculturelles. L’aide d’un tiers intervenant s’avère indispensable.

    Prévenir le conflit

    Quels sont donc les mécanismes qui préviendront ces risques ou permettront de surmonter ces antagonismes ? Au Québec, la convention d’actionnaires répond surtout à un besoin légal et couvre les événements majeurs de la vie de l’entreprise (constitution et répartition du capital, rémunération et responsabilités des administrateurs du conseil d’administration, etc…). Le contrat a une forte teneur juridique. Lors de sa formation, il est, par nature, le fruit d’exigences de la loi et de clauses dites « usuelles ou standards » que les avocats rédigent selon le lexique de la profession, avec le souci légitime de représenter chacune des parties et de défendre les intérêts de leur client selon un processus de négociation. Mais ce contrat ne saurait être suffisamment adapté et efficace pour aider les nouveaux partenaires à se connaître, à communiquer ensemble, à se faire confiance, à collaborer et à partager ; autrement dit, à s’entendre et à travailler harmonieusement pour réussir en tant qu’équipe. C’est, ici, que prennent toute leur importance la formation et le conseil en création et gestion de partenariat. Qu’il s’agisse d’une entente informelle, d’un projet de rédaction de partenariat préventif ou d’une charte, il est dans l’intérêt des partenaires d’affaires, et plus particulièrement des jeunes entrepreneurs encore inexpérimentés, de se former un minimum à la gestion stratégique des alliances, de se doter d’une feuille de route, d’outils de gestion personnalisés, de mécanismes préventifs souples, simples et rapides de gestion des conflits, et d’une culture intégrative fondée sur une logique collaborative des parties, orientée vers l’intérêt supérieur du partenariat. Car les tensions, les frictions et la pression viennent inévitablement s’installer dans la vie des organisations qui sont des entités humaines composées de femmes et d’hommes vulnérables, imparfaits et émotifs. Mais les partenaires d’affaires pensent-ils à contacter un médiateur pour prévenir un conflit qui n’existe même pas encore ? Lorsque deux entreprises décident de devenir partenaires ne devraient-elles pas se prémunir contre des conflits potentiels émanant d’éventuels désaccords ? Ces manques peuvent avoir un impact direct sur le succès du partenariat et, donc, de l’entreprise.

    La richesse, la pertinence et l’efficacité d’un accompagnement spécifique en gestion stratégique des alliances et des risques de conflits des partenariats, fourni aux entrepreneurs devenus partenaires d’affaires, peuvent s’avérer déterminantes dans le parcours entrepreneurial dessiné par les mentors (ou « coachs ») au sein des programmes d’incubateurs et d’accélérateurs. De l’idéation à la mise en marché en passant par les multiples ateliers stratégiques, il est indispensable d’inclure une formation ad hoc pour réussir son partenariat d’affaires et transmettre aux dirigeants les compétences pour prévenir et régler leurs différends. À l’heure où l’Organisation Mondiale du Commerce est paralysée, et à l’instar des nombreux pays de culture, ou d’obédience, anglophone qui ont conservé non seulement la langue anglaise comme dénominateur commun mais aussi un système de droit de « common law », les pays de la francophonie pourraient développer ensemble de nouvelles pratiques (la médiation préventive), de nouveaux outils (le partenariat préventif) pour renforcer leurs alliances commerciales (charte de partenariat) en s’inspirant d’une mixité de droits, dont le droit de tradition civiliste, et d’un droit plus souple ainsi que de valeurs universelles à l’image du Canada.

     

    Loïc Berthout
    Loïc Berthout

    Loïc Berthout est médiateur et accompagne les entreprises dans la prévention et le règlement des différends. C’est un pionnier du commerce électronique. Il a ensuite parcouru le monde pour réaliser des investissements et nouer des alliances stratégiques avec Triotech, leader des technologies 3D interactives. Il a mis sur pied et piloté 20 coentreprises sur 5 continents. Loïc est également producteur de vin et a assuré la mise en marché de « The French Lieutenant » dans la vallée de Napa. Aujourd’hui, Loïc travaille sur des missions spécifiques d’accompagnement (coaching d’affaires), de planification stratégique et de médiation commerciale.

    Loïc est également impliqué dans le domaine académique et titulaire d’un MBA en finances (Angleterre), d’une MSc en marketing (France) ainsi que d’un DESS en droit (Canada). Il a été formé en stratégie à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr et à HEC Montréal.

  • Baisses d’impôts, emploi, énergie, bâtiments, etc.. le plan « France Relance »

    Baisses d’impôts, emploi, énergie, bâtiments, etc.. le plan « France Relance »

    Le gouvernement a livré quelques précisions sur les mesures destinées à amortir les effets de la crise sanitaire. Doté de 100 milliards d’euros, le plan de relance semble faire la part belle à la transition écologique. Sauf qu’ils usent, voir abusent de vieilles ficelles… Les biotechnologies, la recherche, les télécommunications, les arts, le tourisme, les nouvelles technologies et ses « start-up », sont les grands oubliés de ce plan !

     

    le plan « France relance » en 3 piliers

    Annoncé mi-juillet, mûri pendant l’été, le plan de relance de l’économie française est enfin dévoilé. Le gouvernement entend mobiliser quelque 100 milliards d’euros, dont on connaît maintenant globalement la répartition. Transition écologique,compétitivité, cohésion sociale : trois piliers ont été identifiés pour tenter de rebondir après la crise liée à la pandémie de coronavirus. Reste à savoir quelles seront les mesures concrètes, présentées ce jeudi à la mi-journée par le Premier ministre, Jean Castex.

    En conclusion de cette présentation, le Premier ministre a défini « trois exigences ». D’abord, « la concertation. Le sujet sera au menu de la prochaine conférence de dialogue social que je réunirai au mois d’octobre ». Ensuite, « le suivi de l’exécution. Nous allons mettre en place un suivi de l’exécution pour rendre compte et permettre la rapidité de sa mise en oeuvre. Les ministères seront clairement responsabilisés ». Et enfin, « la territorialisation à chaque fois que cela sera possible. Ce plan sera décliné dans tous les territoires y compris dans les territoires ultramarins. Les collectivités territoriales qui le souhaitent pourront compléter les actions engagées dans le cadre de leurs compétences respectives».

     

    La transition écologique par les industries !

    Le pilier vert du plan de relance, chiffré à 30 milliards d’euros, va faire franchir à la France une étape décisive vers la décarbonation de l’économie estime, dans une interview aux « Echos » la ministre de la Transition écologique. Qui souligne aussi « le besoin d’investir » dans le nucléaire même si les montants resteront limités (470 millions). « Les transports bénéficieront de près de 11 milliards au total dont plus de la moitié au secteur ferroviaire », a pour sa part confirmé Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique. Le développement d’un futur « avion vert » sera également encouragé, s’agissant de l’aérien.

    Les énergies et technologies vertes, en particulier l’hydrogène, feront l’objet d’investissements massifs, dont comme la rénovation des bâtiments.

     

    « Nous ouvrirons de nouveaux marchés d’avenir, notamment dans les filières industrielles », a indiqué le locataire de Bercy, Bruno Le Maire, regrettant que « depuis 25 ans, la France se repose sur ses lauriers ».

     

    Relocalisation et allègements d’impôts au programme

    « La France sortira plus forte de la crise économique qu’elle n’y était entrée, avec une économie plus compétitive, plus décarbonée et plus solidaire », a affirmé Bruno Le Maire, prenant la suite de Jean Castex. Avant d’évoquer des subventions en faveur de relocalisations, notamment dans le secteur de la santé, atteignant « un milliard d’euros sous forme d’appels à projets ». Mais aussi d’importantes baisses d’impôts : « nous baisserons les impôts de production de 10 milliards d’euros », a indiqué le ministre de l’Economie.

    Au total, les entreprises bénéficieront également de 3 milliards d’euros d’allègements sur leurs impôts fonciers, a-t-il assuré. En effet, l’exécutif souhaite également baisser les impôts de production et les impôts fonciers des entreprises (à hauteur de 3 milliards d’euros). Enfin, plusieurs milliards d’euros seront injectés pour soutenir l’emploi, à travers un plan jeunes « massif » doté de 6,7 milliards d’euros et un « bouclier anti-chômage » de 7,6 milliards.

    Le gouvernement accorde une place centrale aux entreprises de taille moyenne dans son plan de relance. La baisse des impôts de production de 10 milliards par an profitera, normalement, à 75 % aux ETI, PME et TPE.

     

    Plan de relance - Jean Castex
    Présentation du plan France Relance – Jean Castex

    Pas d’inquiétude sur la dette

    « Il n’y aura pas de hausse d’impôts. Nous ne reproduirons pas l’erreur de procéder à des hausses de fiscalité qui affaibliraient notre croissance », a confirmé Jean Castex. « Pour autant, nous préserverons la soutenabilité de notre dette publique […] L’impact du plan de relance sur notre ration de dette sera résorbé en 2025 », a assuré le chef du gouvernement, selon qui « le pire aurait été de ne pas faire de plan de relance ».

     

    Pas de soutien pour les entreprises détenues par les Français à l’Etranger

    La sénatrice des Français de l’Etranger, Jacky Deromedi, avait proposé en juillet 2020 à travers des amendements à la loi rectificative du budget 2020, la mise en place d’un fond de soutien des entreprises à capitaux français mais dont l’activité est à l’étranger. Filiales de groupe ou entreprises fondées par des Français, elles participent pourtant au rayonnement de la France et soutiennent l’économie, dont l’emploi, en France grâce à leurs importations de produits français dans leurs pays, aux remontées de capitaux, etc.

    Cependant, pas une ligne dans la première mouture du plan fourni par le gouvernement, ce jeudi 03 septembre 2020. Les sénateurs proposeront-ils de nouveau un dispositif de soutien ? Rien n’est moins sûr.

     

    Vivre avec le virus

    Accélérer la transformation de l’économie française, voilà l’objectif de ce plan, « le plus massif annoncé à ce jour parmi les grands pays européens », selon Jean Castex. « Après la sauvegarde, la consolidation et l’offensive », a-t-il asséné. Les mesures prises devront servir de « levier » pour le reste de l’économie, et en particulier sur l’emploi. Même si « avec ce plan, nous soutenons dès aujourd’hui l’emploi de ces premières victimes de la crise : les jeunes et les demandeurs d’emploi », a indiqué le Premier ministre.

     

    « La France a tenu, mais elle est affaiblie », a reconnu le premier ministre, avant d’appeler une nouvelle fois au respect des gestes barrière contre le coronavirus.

  • France : 5 ans après les attentats, que reste-t-il de l’esprit Charlie ? – Podcast Vidéo

    France : 5 ans après les attentats, que reste-t-il de l’esprit Charlie ? – Podcast Vidéo

     « Il y a en France une liberté de blasphémer » déclarait Emmanuel Macron.

    « Les terroristes ont perdu » affirmait son prédécesseur François Hollande, en fonction au moment des attentats. Mais que reste-t-il de ce que l’on a appelé en France l’esprit Charlie, cinq ans plus tard ?

     

    Découvrez le reportage de notre partenaire TV5 Monde

     

  • Charlie, l’esprit français résiste

    Charlie, l’esprit français résiste

    Lesfrancais.press sont encore « Charlie ».

    Au moment, où parait un sondage, indiquant que 74% des jeunes résidents en France font passer les valeurs confessionnelles devant les valeurs de la République, il est important de rappeler que l’esprit « Charlie » n’est pas une lubie de quelques bobos parisiens !  Mais bien l’incarnation de l’esprit des lumières et du sens républicain qui doivent rester le fondement, le socle, de notre vie commune au sein de la nation unie.

     

    « Moi, je trouve qu’il ne faut pas se coucher, je crois que l’esprit de la France, c’est ça ! » lance Alexia, graphiste, en regardant la couverture du dernier numéro de « Charlie Hebdo ». « C’est vrai que c’est une tragédie ce qui est arrivé à Charlie’”, mais faut pas céder, non, faut pas céder. »

     

    Comme d’autres clients interrogés devant un kiosque à journaux parisien par les journalistes de l’AFP, Alexia réagit à la republication des caricatures de Mahomet par « Charlie Hebdo » mardi 1er septembre, veille de l’ouverture du procès des attentats de janvier 2015.

     

    « C’est normal ! C’est le respect pour ceux qui sont partis, en fait, ça ne doit jamais mourir, faut pas oublier, on n’a pas le droit ! », explique Lionel, retraité.

     

    Au moment où il achète le journal s’ouvre le procès de l’attentat qui a décimé la rédaction de « Charlie » en janvier 2015.

     

    Caricatures publiées par Charlie Hebdo
    Caricatures publiées par Charlie Hebdo

     

    Les douze dessins reproduits par « Charlie Hebdo » sur sa une avaient été publiés initialement par le quotidien danois « Jyllands-Posten » le 30 septembre 2005, puis repris par l’hebdomadaire satirique en 2006. Ils montrent notamment le prophète portant une bombe au lieu d’un turban, ou en personnage armé d’un couteau flanqué de deux femmes voilées de noir.

    Outre ces caricatures danoises, la une du prochain « Charlie Hebdo », sous le titre « Tout ça pour ça », reproduit également une caricature du prophète signée par son dessinateur Cabu, assassiné dans l’attentat du 7 janvier 2015.

     

    « On nous a souvent demandé depuis janvier 2015 de produire d’autres caricatures de Mahomet. Nous nous y sommes toujours refusés, non pas que cela soit interdit, la loi nous y autorise, mais parce qu’il fallait une bonne raison de le faire, une raison qui ait un sens et qui apporte quelque chose au débat », a expliqué également la rédaction du journal, dans un article publié au sein du même numéro.

     

    « Reproduire cette semaine de l’ouverture du procès des attentats de janvier 2015 ces caricatures nous a alors semblé indispensable », ajoute l’équipe de « Charlie Hebdo », qui estime que ces dessins ont valeur de « pièces à conviction » pour ses lecteurs et les citoyens dans leur ensemble.

    A Beyrouth, le président Emmanuel Macron a défendu mardi soir « la liberté de blasphémer » en France, « qui est attachée à la liberté de conscience ».

     

    « Demain, nous aurons tous une pensée pour les femmes et les hommes lâchement abattus » en janvier 2015, a  ajouté le Président de la République.

  • Mali : un civil tué par un soldat français

    Mali : un civil tué par un soldat français

    Mali : un civil a été tué par des soldats français de la force Barkhane. Que sait-on du drame ? Le point sur place avec notre correspondant Kaourou Magassa.