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  • Olivier Brochet, directeur de l’AEFE, définit les priorités de l’année scolaire dans un podcast Video

    Olivier Brochet, directeur de l’AEFE, définit les priorités de l’année scolaire dans un podcast Video

    Olivier Brochet, directeur de l’AEFE, adresse son message de rentrée aux communautés scolaires du réseau des établissements d’enseignement français à l’étranger.

     

    Retranscription du message :

    Mesdames, messieurs, chers enseignants, chers parents, chers élèves depuis un mois l’année scolaire a repris dans les établissements du rythme au sud dans quelques jours ce sera une nouvelle rentrée pour tous les autres établissements du réseau.

     

    J’espère que vous avez tous pu vous reposer durant ces vacances et je souhaiterais comme chaque année vous souhaitez simplement et sincèrement une bonne rentrée même si nulle part elle ne sera une rentrée comme les autres dans les 5 134 établissements du réseau.

     

    12 de plus que l’an passé et je veux souhaiter en notre nom à tous la bienvenue à ces nouveaux établissements et aux 5000 élèves qui nous rejoignent dans ce réseau exceptionnel de l’enseignement français à l’étranger.

    Votre arrivée parmi nous prend une importance toute particulière en cette rentrée si complexe car elle nous rappelle la force et l’attractivité de l’enseignement français à l’étranger dans ses tourments de planétaire provoquée par la crise sanitaire de la Covid 19.

     

    Voici en effet six mois que nous sommes plongés dans cette crise qui bouleverse nos vies parfois de façon dramatique j’ai d’abord une pensée émue pour celles et ceux qui ont été victimes de cette épidémie. Mais aussi également pour les familles libanaises touché par l’épouvantable drame qui a frappé Beyrouth 4 août dernier et qui n’a pas épargné les communautés scolaires à tous je veux exprimer notre sympathie et notre solidarité.

     

    Cette crise qui frappe le monde depuis le mois de janvier n’a épargné aucun pays aucune communauté aucune structure partout elles plongeaient nombreuses familles dans l’angoissé du lendemain notamment au plan économique et dans l’inquiétude sur l’éducation de leurs enfants. Depuis six mois les élèves ont vécu des mois difficiles loin de leurs enseignants et beaucoup voient arriver une nouvelle année scolaire sans imaginer encore comment elle se déroulera.

    Les équipes de direction et les enseignants après des mois de travail considérable que je veux saluer avec reconnaissance n’ont pas tous pu profiter comme il l’aurait souhaité de leurs congés et tous n’ont cessé de penser à la future organisation des établissements et de leur pédagogie pour cette nouvelle année.

     

    Les gestionnaires qu’ils soient publics associatifs ou privés ont affronté les multiples difficultés du printemps dernier et il prépare la rentrée sur la base de scénarios complexes et obligeant à prendre parfois des décisions difficiles pour garantir la pérennité de l’établissement.

     

    Dans cette tourmente, tous les établissements en gestion directe conventionné ou partenaires, toutes les familles françaises ou étrangères, toutes les équipes pédagogiques ont tenu. A leur côté, l’État et son opérateur public sont présents depuis l’apparition de la crise.

     

    L’agence à apporter son aide à tous pour organiser l’enseignement à distance d’abord plus de 90 mille opérations de formation et d’accompagnement ont été organisées au bénéfice des équipes pédagogiques. Les circulaires régulièrement mises à jour ont été réalisés pour aider les équipes à s’organiser pour l’enseignement à distance, mais aussi pour préparer la reprise de la rentrée.

    Ces mois passés nous laissent un acquis important pour nous pour les équipes nous savons que quelles que soient les conditions dans lesquelles se déroulera la rentrée, quelles que soient les mesures que nous serions obligés de prendre en cas de reprise épidémique dans un pays aujourd’hui épargné. Nous saurons faire ce que nous ne savions pas faire en janvier dernier.

     

    Ce soutien pédagogique fera donc l’objet d’une enquête de rentrée dans tous les établissements pour identifier ensemble, enseignants, élèves, parents ce qui peut être encore amélioré pour renforcer notre capacité de réponse.

    S’’agissant des examens le bac et le brevet ont été organisés en tenant compte de la situation inédite et les résultats sont bons comme chaque année.

    99 % de réussite, 85 % de mentions dont 35 % de mentions très bien.

    Aucun candidat n’a été lésé et 12 1744 ont confirmé au moins veut sur parcours sup pour ceux qui souhaitent poursuivre leurs études en France et ils ont été accompagnés par l’agence.

     

    Nous travaillons actuellement avec le ministère de l’éducation nationale de la jeunesse et des sports à préparer les épreuves de fin d’année pour les établissements du rythme sud et je veux assurer aux familles aux élèves qu’ils bénéficieront d’une organisation à la hauteur de celle mise en place dans le rythme nord et j’en suis sûr les résultats seront aussi bons.

     

    Il fallait, aussi, compléter cet engagement pédagogique par un soutien solidaire aux familles et aux établissements engagés dès le mois de juin.

     

    Le plan de soutien voulu par nos autorités et validé par son conseil d’administration va continuer de soutenir les familles et les établissements suivants les axes qui seront validées dans les prochains jours par nos autorités et par notre conseil d’administration.

    Et nous allons tout faire aux côtés des établissements pour garantir que tous les élèves auront accès à l’éducation que nous leur devons, quelles que soient les circonstances !

    Nous y travaillons avec les chefs d’établissements depuis le mois de juin sur la base de scénarii de rentrée et nous allons les épauler dans la mise en œuvre.

    La majorité des établissements va pouvoir rouvrir ! C’est une excellente nouvelle ! Partout la sécurité sera notre priorité et tous devront adopter des mesures spécifiques adaptés à la réglementation locale et tenant compte si nécessaire des prescriptions françaises.

    Ceci se traduira par fois par la mise en place d’un enseignement en présentiel quand cela est possible. Cela va exiger beaucoup des élèves et de leurs enseignants ainsi que des équipes de direction.

    Mais je sais que tous auront à cœur de réussir cette rentrée.

    Cette nouvelle année est portée par la joie de se retrouver pour de bon !  Tous ne connaîtront pas malheureusement pas ce plaisir et j’ai une pensée forte et solidaire pour les communautés scolaires des établissements du rythme sud d’Amérique latine qui ont repris l’année scolaire du 1er août dernier en enseignement à distance sans perspectives pour la quasi-totalité de pouvoir se retrouver dans leur établissement.

    Plusieurs dizaines d’établissements du rythme nord vont aussi malheureusement connaître une rentrée en distance.  J’espère pour le moins longtemps possible !

    Je sais que partout les équipes vont faire l’impossible pour limiter les conséquences d’une telle rentrée et l’AEFE sera totalement à leurs côtés.

    Nous sommes pleinement conscients néanmoins de la déception, qu’une telle rentrée va provoquer chez nos élèves qui découvriront leurs enseignants par le truchement d’un écran, de la difficulté pour les familles de continuer d’accompagner la scolarité de leurs enfants dans ces conditions. Sans oublier les difficultés pour nos enseignants de construire un parcours pédagogique. Nous serons particulièrement attentifs à ce qui peut être fait pour limiter l’impact négatif d’une telle situation en particulier pour les plus jeunes et pour les non francophones.

    Soyez vraiment assuré que l’agence sera attentive et solidaire !  Elle le sera aussi à l’égard des établissements homologués du Liban et de Beyrouth en particulier.  Ils affrontent une situation absolument dramatique.

    Mesdames et messieurs, cette crise nous aura appris beaucoup. Elle nous aura conduit à innover plus que jamais. Il faut en tirer les leçons pour l’avenir, améliorer ce qui peut l’être. Ensemble nous conforterons notre réseau qui n’a absolument pas à rougir de ce qui a été fait bien au contraire !  Et cela nous laisse regarder l’avenir avec confiance en cette rentrée si particulière après des mois difficiles pour la scolarité des enfants. Je crois tout d’abord particulièrement qu’il est important de donner du temps au temps, sur le plan pédagogique pour permettre à tous de faire le point dans la classe, consolider les bases et entrer progressivement dans la nouvelle année.

    Toutes les équipes ont été invités à suivre une méthodologie en ce sens sur plusieurs semaines et j’ai pleinement confiance dans les enseignants pour construire les parcours pédagogiques adaptés à leurs élèves.

    Je veux ici les remercier une nouvelle fois ainsi que les équipes administratives et de direction pour leur engagement, leur réactivité et les encourager en ce début d’année.

    Deuxième principe majeur pour réussir cette rentrée c’est la nécessité de développer partout à tous les niveaux un dialogue de qualité. Les instances de débats et de décisions prévues par l’homologation sont plus que jamais indispensables à la bonne gestion des établissements avec pour objectif de créer des consensus sur les décisions les plus importantes à commencer par celles relatives à la sécurité.

    L’AEFE aussi emploiera à cet objet des aidants. Par mes responsabilités à l’égard du réseau, je poursuivrai un dialogue soutenu avec les fédérations des représentants des parents d’élèves avec les organisations syndicales et avec les comités locaux. C’est dans un dialogue exigeant mais confiant, respectueux de tous. Les priorités sont la sécurité de tous et la réussite de nos élèves quelles que soient les conditions locales. Ensemble nous réussirons cette nouvelle année.

    Soyez assurés de ma détermination et de mon engagement avec les équipes de l’AEFE à vos côtés pour travailler à ce que cette année soit une belle année scolaire réussie malgré les circonstances que nous aurons à gérer.

    Bonne rentrée à toutes et à tous

     

  • Naissance de notre meilleur ennemi, la Turquie.

    Naissance de notre meilleur ennemi, la Turquie.

    J’allume, tu es mort.  Illuminer un navire, pour les marins, est un acte de guerre.

    Trois fois, en juin, « Le Courbet » a subi une illumination radar de la part d’un navire turc, qui protégeait un cargo de contrebande livrant des armes en Libye, violant comme chaque semaine l’embargo des Nations-Unies.

    Depuis, la Turquie a continué les livraisons et multiplié insultes et manœuvres militaires, et prétend forer dans les eaux grecques et chypriotes. Cela irrite les plus cléments, Américains et Allemands. Ivresse du pouvoir, haute stratégie ?

    Erdogan est dans une situation intérieure difficile. L’économie turque plonge, le pays est divisé, la question kurde brûle, la démocratie étouffe. L’opposition a pris Istanbul. Il y a quelques années, la Turquie modernisait sa justice, ouvrait son économie, frappait aux portes de l’Europe. Aujourd’hui, après une série de purge, elle se militarise. Le ministre de la défense, le général Hulusi Akar, l’homme de l’épuration, en est l’étoile montante. Guerre en Syrie, au Kurdistan, en Lybie, conflit à Chypre, en Grèce : Erdogan a besoin d’ennemis pour souder ses troupes dans un réflexe nationaliste, réflexe banal du coup de menton quand le cerveau s’atrophie.

    Les caisses sont vides, les prisons pleines.

    Sans réussite. Erdogan resserre sa poigne, s’il la relâche, il tombe. Suite au coup d’Etat d’il y a trois ans, appelé par dérision le mou d’Etat, 77 000 personnes sont encore en prison (dont 17 000 femmes et 750 enfants), 240 000 attendent d’être traduites en justice, 150 000 fonctionnaires ont perdu leur emploi – selon le gouvernement. La première raison du durcissement d’Erdogan est donc du à sa fragilité intérieure.

    Ses faiblesses sont réelles. La Turquie accueille des millions de réfugiés. Les Kurdes forment un quasi Etat à la frontière ; ceux de Turquie voient en Erdogan un tyran. Le Kemalisme traditionnel est toujours vivace. La confrérie Gülen n’est pas un mirage.

    La volte face diplomatique d’Erdogan parait cependant absurde. Il aurait plutôt besoin d’amis. Grand allié des Etats-Unis, il flirte avec les Russes. Sunnite, il sympathise avec les Perses, chiites. Candidat à l’Europe, il la menace.

    Grace à l’Iran, remplacer l’Arabie

    Le virage d’Erdogan s’explique par la stratégie des Frères musulmans, dont il est un des relais. L’enjeu : la domination du monde musulman. Leur adversaire : l’Arabie saoudite. Ce qui explique le soutien turc à l’Iran, leur ennemi, au Hamas, au Hezbollah, au gouvernement de Tripoli, lui aussi dans la mouvance des Frères, et la haine du Maréchal Sissi, qui a renversé le Président Morsi, chef des Frères musulmans d’Egypte.

    L’Iran, perse et chiite, ne peut devenir le leader du monde arabe. En revanche, l’Iran affaiblit l’Arabie, ce qui peut laisser la place à un autre pays. Erdogan est candidat. Cette stratégie peut réussir. Les Saoudiens sont faibles, les Etats-Unis se retirent, l’Europe laisse faire.

    Erdogan a choisi la France pour adversaire. Elle ne laisse pas faire. Elle reste la seule puissance diplomatique européenne, avec son siège au Conseil de sécurité. Elle est la seule à avoir une puissance militaire, une influence diplomatique. Mais c’est un puissance faible, bonne cible.

    La France, une bonne cible

    Elle représente l’esprit laïc, une référence en Turquie pour tous les ennemis d’Erdogan. Elle a une population musulmane sur son sol, des réseaux animés par les Frères. Elle soutient les Arméniens. Elle a fermé la porte de l’Europe à la Turquie. Enfin, Turquie et France n’ont pas de vrais différents, aussi une volte face négociée est possible, d’autant que les Français voudront la paix plutôt que la guerre. La France est donc un bon ennemi pour Erdogan.

    Quand Erdogan dénonce le néocolonialisme de la France, il veut flatter les Arabes mais rappelle la puissance des Turcs, un peuple qui, venant de l’Altaï, a pris Constantinople et s’est installé à Alger, razziant les côtes méditerranéennes, transformant les enfants chrétiens en esclaves soldats. Or, en Afrique du nord, comme en Méditerranée orientale, c’est la France qui chassé les Turcs, d’Alger, de Salonique, d’Alep. Un petit air de revanche rappelle grandeur passée et fierté bafouée.

    Enfin des alliances pour la France

    Que doit faire la France ? Ce qu’elle fait. Alors qu’elle n’avait pas de stratégie en Méditerranée – si elle en avait eu une, elle aurait pu prévenir ces conflits- elle active enfin des alliances : Grèce, Italie, Egypte et enfin, Algérie, Tunisie. Oblige l’Europe, peu à peu, à ouvrir les yeux. Pour la première fois, l’Allemagne songe à sanctionner les Turcs.

    La Turquie ne peut compter sur personne. Pas même sur le Qatar, qui finance les Frères, ni sur la Russie, qui n’y voit d’intérêt que de gêner les Etats-Unis et l’Europe, ni sur les Etats-Unis, car la santé de la Turquie dépend de la Réserve fédérale américaine. Et, dans le monde arabe, qui veut vraiment des Frères, qui voudrait d’un leadership turc ?

    Erdogan fait miroiter des poches de gaz en mer noire ou en mer de Chypre pour rassurer les préteurs. Mais il n’a rien. Il existe des Zones économiques exclusives (ZEE) reconnues entre Chypre, Grèce, Egypte, Israël. La Turquie n’a aucune zone économique en Méditerranée, les îles de la côte turque sont grecques. Un peu comme Jersey, face à la côte française, est anglaise. Parce que même les côtes, avant, étaient peuplées de Grecs, qui en furent chassés. Son gaz en Caspienne risque de n’être que du vent. Erdogan n’a donc pas de gaz à apporter en garantie. A moins qu’on ne le lui cède. Et ne donne aucune fiabilité stratégique.

    La Turquie sert la France

    Le jeu de la Turquie sert la France. Justifie sa marine, son autonomie diplomatique, sa capacité à parler avec tout le monde. La rapproche de l’Algérie, de l’Egypte, des Saoudiens, des Emirats, d’Israël, sans la fâcher avec le Qatar. Lui redonne une place positive dans les Balkans. Légitime un rôle de leader diplomatique, utile à l’Europe. Démontre que l’alliance avec l’Allemagne, malgré les divergences d’intérêt à court terme, fonctionne.

    La présence militaire française interdit désormais à la Turquie une opération guerrière, comme celle qui lui permit d’occuper par surprise le tiers de Chypre en 1974.

    Ce n’est donc pas un navire turc que la marine française pourrait illuminer bientôt : c’est Chypre. Une initiative pour la réunification de Chypre rappellerait que le droit international, parfois, a force de loi. Ce serait un excellent signe pour tous ceux qui pensent, au Moyen-Orient, en Europe, et même en Asie, que le règne du chantage, du fait accompli, est le seul qui vaille. Servir le droit, beau rôle pour La Royale.

     

    Laurent dominati
    Laurent dominati

    Laurent Dominati

    Fondateur de lesfrançais.press

    Ancien Ambassadeur de France, ancien Député de Paris

     

     

     

     

  • Joachim Son-Forget, serial-twitter

    Joachim Son-Forget, serial-twitter

    Il est difficile parfois pour les élus des Français de l’étranger d’être en contact avec leurs compatriotes de la circonscription. Les réseaux sociaux aident souvent. Cela amène cependant parfois à des polémiques. En premier lieu des critiques, le député des Français de Suisse, Joachim Son-Forget.

    Une photo, fausse, de Bill Clinton nu massé par une jeune femme et ce alors qu’il est souvent cité dans l’affaire Epstein ,a été relayée par le député des Français de Suisse et du Liechtenstein, Joachim Son-Forget.

    Le député a depuis effacé cette fake news de sa très riche liste de tweets sur le célèbre réseau américain.

     

    Un député élu grâce à la vague LREM

    L’histoire serait anecdotique si elle n’était que la première qui implique le député, ex-LREM, ex-UDI AGIR, membre de l’union des démocrates, radicaux et libéraux.

    Le député, radiologue en Suisse et soutien de longue date au Président Macron, a été élu sur les listes LREM en 2017. Dans cette circonscription traditionnellement de droite, l’élection de ce jeune homme politique issu du PS a fait figure de la transformation de la vie politique et du nouveau monde.

     

    Une série de tweets polémiques

    Rapidement, le député, loué pour son travail et son intelligence, a fait polémique. Prenant sur Twitter le parti de Marcel Campion après des propos homophobes de ce dernier, il voit une parti de sa formation s’éloigner de lui.

    La situation explose, après par ailleurs des propos polémiques et souvent jugés sexistes contre la sénatrice Esther Benbassa, dans les nuits du 27 et 28 décembre 2018.

    Des centaines de tweets, parfois confus, qui vont de références aux dessins animés à attaques personnelles, ces nuits tweetesques furent particulièrement commentées. Le groupe LREM décida alors de se désolidariser de ce député iconoclaste. Il quitta le groupe rapidement après.

     

    https://twitter.com/sonjoachim/status/1204723528060276738?s=20

    Un rapprochement avec Marion Maréchal, puis un vote à Jean Castex

    Un temps proche, sur les réseaux sociaux en tout cas, de Marion Maréchal, M. Son-Forget a décidé de voter la confiance au Premier Ministre Castex.

    Un retour vers la famille d’origine qui lui a permit d’avoir un siège à l’Assemblée Nationale? Il n’est pas sûr que la photo fake de Bill Clinton relayée aille dans ce sens…

     

    Photo de mise en avant: usage autorisé pour usage éditorial et rédactionnel – copyright: tashatuvango – stock.adobe.com
  • Covid-19 et rentrée scolaire au Maghreb et au Moyen-Orient

    Covid-19 et rentrée scolaire au Maghreb et au Moyen-Orient

    La rentrée scolaire est en cours pour les élèves des lycées français de l’étranger. 250 000 élèves sont attendus. Seront-ils aussi nombreux que la rentrée 2019-2020? Dans quelles conditions? Quelles sont les modalités de fonctionnement de la rentrée au Maghreb et au Proche-Orient? Comment les établissements, et les parents, font-ils face à la pandémie et toutes ses conséquences?

    L’enseignement français est très présent au Maghreb et au Proche-Orient (voir tableau détaillé en bas d’article). 143 établissements répartis sur 17 pays. Le réseau mondial en compte 522. or, il a été durement touché par la crise de la covid-19. Coûts de scolarité du 3ème trimestre contesté par les parents, nombre d’élèves en baisse, budgets sous tension… A cela s’ajoutent des problématiques locales particulières. Il y a guerre civile à Damas, les destructions à Beyrouth, les allers/retours compliqués avec le Maroc. Nous faisons le point sur la situation de l’enseignement français dans la région.

     

    Maghreb : l’épée de Damoclès des frais de scolarité

    L'EFI à Casablanca
    L’EFI à Casablanca

    La situation est très complexe et particulièrement tendue pour le réseau. Au Maghreb mais cependant pas seulement et partout dans le monde au sein des établissements français à l’étranger. Les parents ont eu de grandes difficultés souvent à payer les frais de scolarité. En effet les raisons sont multiples: la crise économique liée à la pandémie, la perte de revenus et le fait que certains contestent le montant demandé en raison d’une offre éducative au troisième trimestre purement digitale.

     

    Mobilisation parentale et associative sur les frais de scolarité du premier trimestre 2020/2021

     

    « il y a peu de baisses en maternelle dans les inscriptions » Michel Bur de la Mlf

    La pandémie et le confinement ont en effet rendu la situation difficile pour de nombreuses familles. Elles furent nombreuses à demander sinon une annulation des frais de scolarité du troisième trimestre, en tout cas une réduction de ceux-ci. Particulièrement dans certains cas, comme en Espagne, pour les classes de maternelle. Ces familles estimant en effet que l’apport en digital pour les petites classes, est faible. « L’apport de l’école maternelle est nul ou quasi nul quand c’est digital » nous indiquait Chantal. Pour autant, « il y a peu de baisses en maternelle » selon Michel Bur, de la Mission laïque française, pour les écoles de leur réseau, particulièrement présent au Maroc et au Liban.

     

    Tentatives de réduction des frais pour les parents d’élèves

     

    En Tunisie, le directeur de l’établissement de la Marsa (dans la région de Tunis) a été interpellé par l’UFE Sousse. Le but? Geler le paiement du 1er trimestre 2020-2021au règlement des négociations sur le 3ème trimestre 2019-2020. Celles-ci portent sur une déduction des frais de voyage, une répartition des économies sur les frais fixes, un règlement de la question des internats.

     

    L’Etat marocain accompagne les établissements

     

    Au Maroc, les autorités ont mis en place une série de mesures. Celles-ci s’appliquent également au réseau éducatif français. « Nous nous adaptons à la législation en vigueur dans les pays ou nous avons des établissements » nous indique Michel Bur.

    « Nous nous adaptons à la législation en vigueur dans les pays ou nous avons des établissements » Michel Bur

    michel bur mlf
    Michel Bur, directeur général adjoint de la Mission laïque française

    Les autorités du Royaume Chérifien ont précisé les procédures « conformément aux annonces du ministère de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche du Royaume du Maroc, les enfants dont les parents en feront la demande pourront être accueillis dans nos établissements dès le 7 septembre ».

     

    L’enseignement à distance n’est plus favorisé au Maghreb

     

    Le communiqué indique que « L’enseignement intégralement à distance a constitué un recours indispensable durant les mois de confinement, mais l’expérience montre qu’il ne présente pas les mêmes garanties que l’enseignement en présentiel pour le suivi individualisé des élèves et pour leur bien-être »

     » L’expérience montre qu’il [l’enseignement digital NDLR] ne présente pas les mêmes garanties que l’enseignement en présentiel pour le suivi individualisé des élèves et pour leur bien-être » selon les autorités marocaines

    Concrètement, et même si certains établissements ne le précisent pas encore, les élèves pourront être accueillis. Les modalités sont cependant strictes: port du masque, gestes barrières, gel… Et les établissement peuvent limiter la capacité d’accueil comme l’indique par exemple le lycée français Lyautey de Casablanca.

     

    Une rentrée avec protocoles renforcés en Tunisie

     

    En Tunisie aussi, les règles évoluent vers une rentrée autant que possible en présentiel. C’est le cas au lycée français de Tunis, et de Sousse.

    Plusieurs règles obligatoires pour élèves, enseignants et corps administratifs ici aussi: le masque, le gel, la distanciation sociale.

    Voici ci-dessous un calendrier indicatif, susceptible de modifications, de la rentrée et ses modalités dans les principaux établissements du Maghreb

    Ville Lycée Date Rentrée Modalités rentrée
    Casablanca Lyautey à partir du 7 septembre 7 septembre, modalités adaptées selon les capacités (Présentiel/non présentiel)
    Casablanca Maïmonide N/A – selon les décisions des autorités marocaines N/A – selon les décisions des autorités marocaines
    Casablanca Louis Massignon N/A – selon les décisions des autorités marocaines N/A – selon les décisions des autorités marocaines
    Casablanca EFI N/A – selon les décisions des autorités marocaines N/A – selon les décisions des autorités marocaines
    Casablanca Léon l’Africain à partir du 7 septembre 7 septembre, modalités adaptées selon les capacités (Présentiel/non présentiel)
    Marrakech Victor Hugo à partir du 7 septembre 7 septembre, modalités adaptées selon les capacités (Présentiel/non présentiel)
    Agadir Lycée français d’Agadir à partir du 7 septembre 7 septembre, modalités adaptées selon les capacités (Présentiel/non présentiel)
    Rabat St Exupéry à partir du 7 septembre 7 septembre, modalités adaptées selon les capacités (Présentiel/non présentiel)
    Tanger Renault à partir du 7 septembre 7 septembre, modalités adaptées selon les capacités (Présentiel/non présentiel)
    Alger Alexandre Dumas À partir du 6 septembre 6 septembre, modalités adaptées selon les capacités (Présentiel/non présentiel)
    Tunis Mendès France A partir du 2 septembre Protocole sanitaire renforcé
    Sousse Philippe Séguin A partir du 2 septembre Protocole sanitaire renforcé

    Source: AEFE – Informations sur l’ensemble des établissements disponibles ici

    Diversité des pratiques au Proche-Orient à l’occasion de la rentrée

     

    Guerre en Syrie – Destructions à Beyrouth

    Lycée français de Damas
    Lycée français de Damas

    La situation est différente selon les pays. La guerre civile depuis des années a empêché le lycée français de Damas de fonctionner pendant plusieurs années. Il est cependant maintenu en état autant que possible par des responsables sur place et la rentrée 2020 est désormais prévue pour le 20 septembre.

    A Beyrouth, les dégâts sur le Grand Lycée Franco-Libanais de Beyrouth sont considérables. « La rentrée se fera de manière digitale » nous a indiqué Michel Bur dont la Mlf gère l’établissement. Pas d’inquiétudes à long-terme cependant pour l’avenir du lycée. « Les assurances sont solides pour l’avenir de l’établissement » selon la Mlf.

     

    Des bourses exceptionnelles pour les élèves libanais

     

    La crise économique libanais, dure depuis des mois et est accentuée par la covid-19 et l’explosion à Beyrouth. Beaucoup de familles dans des établissements au nord du pays sont dans une situation complexe. Les non-français ayant des enfants dans les écoles homologuées pourront bénéficier d’une aide spéciale et exceptionnelle. Cela ne concerne pas les établissements conventionnés et notamment ceux de la Mlf comme le Grand Lycée. Une façon de tenter de sauver ces écoles qui sont en grande difficulté.

     

    Des stratégies différentes concernant le présentiel pour les pays de la région

     

    Concernant les stratégies adoptées pour la rentrée, elles varient selon les pays. Beaucoup privilégient le distanciel, par exemple l’Arabie Saoudite, Egypte, Liban, Turquie…. En revanche, Israël, ou la rentrée a lieu le 1er septembre, la situation variera selon les établissements et selon les zones.

    Voici ci-dessous, à titre indicatif, quelques établissements de la région:

    Ville Lycée Date Rentrée Modalités rentrée
    Riyad Ecole française internationale de Riyad 6 septembre Enseignement à distance pendant 7 semaines
    Dubai Georges Pompidou A partir du 2 septembre Rentrée progressive et enseignement à distance possible
    Doha Bonaparte 9 septembre N/A
    Le Caire LFC 6 septembre distanciel au moins jusqu’au 15 septembre
    Beyrouth GLFL A déterminer selon l’état du bâtiment distanciel, situation à déterminer par la suite
    Jounieh LFNI 16 septembre distanciel
    Istanbul Pierre Loti A partir du 2 septembre distanciel sauf maternelles (présentiel dégradé)
    Tel Aviv Mivkei 1er septembre N/A

    Source: AEFE – Informations sur l’ensemble des établissements disponibles ici

    Rayonnement de l’enseignement français à l’international

     

    Lors de la période 2019-2020, l’enseignement français à l’étranger comptait 250 000 élèves. L’ambition du Président de la République était, au début du quinquennat, de doubler ce chiffre d’ici 2030. Ambition forcément remise en cause désormais. Comme indiqué, la situation est très tendue dans certaines écoles du Liban, et les demandes d’aménagement des frais sont nombreuses sur tout le réseau.

     

    L’enjeu de la francophonie

     

    Par ailleurs, dans la région, l’enjeu est aussi culturel, linguistique et géopolitique. 4 Etats de la région sont membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et 2 autres sont associés: Maroc, Tunisie, Egypte, Liban, EAU et Qatar.

    Surtout, le réseau français est présent dans toute la région, même si il est surreprésenté dans certains pays, en particulier le Maroc et le Liban.

    Voir le tableau ci-dessous, à titre indicatif:

    Gestion directe Convention Partenariat
    Algérie 1 1
    Arabie Saoudite 1 2
    Bahreïn 1
    Égypte 1 9
    EAU 1 1 5
    Irak 2 2
    Israël 1 3
    Jordanie
    Koweït 1
    Liban 6 46
    Libye 1
    Maroc 19 18
    Oman 1
    Qatar 1 1
    Syrie 1 1
    Tunisie 7 7
    Turquie 1 1 1

    Source: AEFE – https://aefe.fr/

     

    Les enjeux pour le réseau sont considérables. Accueil des élèves, gestion des budgets et des réclamations des parents, avenir du réseau. Celui-ci, est particulièrement dense. Il demeure cependant plein d’ambitions et d’atouts.

  • Inondation, un combat partagé en Méditerranée

    Inondation, un combat partagé en Méditerranée

    Ils partagent le même risque et bénéficient du même fonds de soutien. Au sein du projet Proterina-3Évolution, quatorze partenaires italiens et français travaillent main dans la main pour lutter contre les risques d’inondation.

    Les inondations y sont fréquentes. Pourtant, jeudi 11 juin, les habitants des quartiers est de la ville d’Ajaccio n’ont pas manqué de prendre en vidéo ces torrents d’eau boueuse qui emportaient poubelles et voitures.

    « Près de 160 millimètres d’eau sont tombés ce jour-là », précise Nicole Ottavy, adjointe à la mairie d’Ajaccio et déléguée à l’Urbanisme, lors d’un entretien pour Euractiv France. « Nous avons alors pour la première fois utilisé les équipements anti-inondation. » Cinq sirènes, deux groupes électrogènes, un drone professionnel pour la surveillance des eaux, une quarantaine de barrières pour couper les routes, et surtout un poste de commandement communal, équipé d’un tableau numérique « pour contacter directement la préfecture en cas de problèmes ».

    La liste peut faire sourire, on est pas loin du film d’espionnage. Ce matériel est pourtant fondamental à Ajaccio rappelle Mme Ottavy : « La commune fait face à différents risques d’inondation. Les crues de deux rivières, la San remedio arbitrone et la Gravona-Prunelli, sont à surveiller », détaille l’élue. « Mais le vrai risque, c’est le ruissellement, qui coule des hauteurs d’Ajaccio pour inonder les zones en contrebas. » Les quartiers de Cannes et des Salines, inondés en juin dernier, sont particulièrement vulnérables.

    En Corse, ces équipements sont clés. Cette zone de Méditerranée affronte chaque année des épisodes dits « cévenols », des pluies intenses et soudaines, typiques du sud-est de la France, et qui causent chaque année de lourds dégâts. Mme Ottavy, qui vit à Ajaccio depuis une cinquantaine d’années, note une fréquence et une intensité des inondations accrue ces dernières décennies : « C’est difficile de l’analyser à l’échelle humaine, mais c’est vrai que ces événements sont moins rares qu’auparavant. D’autant plus que de nouveaux quartiers ont été construits en dessous du niveau de la mer dans les années 1960. »

    Un aléa partagé en Méditerranée

    Le dérèglement climatique amplifie les phénomènes météorologiques violents, et l’urbanisation forcenée fait le reste. Bétonisation, densité du bâti, imperméabilisation des sols : les terres ne sont plus à même d’absorber ces fortes pluies, et la probabilité pour qu’une inondation menace des zones d’habitation s’accroît à chaque nouvelle vente de terrains.

    La côte méditerranéenne, où les projets immobiliers font florès et qui attire chaque année des flots de touristes, est particulièrement vulnérable. C’est pourquoi, depuis 2017, les risques hydriques font l’objet d’une lutte conjointe de la part de la France et de l’Italie. Réunis au sein du projet Proterina-3Évolution, 14 partenaires basés en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Corse, en Sardaigne, en Ligurie et en Toscane bénéficient de financements à hauteur de 6 millions d’euros, dont cinq millions proviennent du fonds européen au développement régional (Feder).

    Ces trois dernières années, des outils pour prévenir les inondations, surveiller les risques hydriques et sensibiliser les populations ont été mis en place sur différents territoires. Les équipements dont bénéficie Ajaccio en font partie. « La Corse, tout comme la Sardaigne d’ailleurs, est une montagne dans la mer. Ici, les phénomènes météorologiques sont très difficiles à prévoir. Le budget pour la Corse se devait d’être conséquent », martèle l’élue.

    Avec près d’un million d’euros pour la seule région corse, l’agglomération a misé sur des équipements d’alerte et de protection de la population. « On arrêtera pas les orages, donc autant bien informer les habitants sur les gestes à adopter », confie Mme Ottavy.

    À Nice, les autorités ont opté pour une autre stratégie : surveiller en temps réel la hauteur du fleuve Magnan, à l’ouest de la métropole. Après les caméras à reconnaissance faciale, la mairie a fait installer des caméras intelligentes qui analysent le niveau et débit des eaux du fleuve niçois à l’aide de capteurs. Le but de ces appareils est de prévenir d’éventuelle crue dans une zone où le bâti est dense. Un usage assurément moins controversé que celui des caméras de ville.

    En France, 23 000 communes concernées

    Le projet transfrontalier doit prendre fin cette année. Face à l’ampleur du risque hydrique en Méditerranée, Nicole Ottavy espère « qu’un projet du même type que Proterina sera à nouveau mis en place ».

    En France, pas moins de 23 000 communes sont déclarées à risque inondation par les préfets, soit environ 64% du territoire. Selon le dernier rapport du ministère de la Transition écologique sur les risques naturelles, 180 événements naturels dommageables ont affecté la France entre 1900 et 2017. Deux tiers d’entre eux correspondaient à des inondations.

    Un article de notre partenaire

  • Europe : Cinq ans après le décès d’Aylan, quelle politique migratoire ? – Podcast Vidéo

    Europe : Cinq ans après le décès d’Aylan, quelle politique migratoire ? – Podcast Vidéo

    Les traversées en Méditerranée continuent. Certains survivent : comme les passagers sauvés par le bateau affrété par Banksy. D’autres meurent : comme le petit Aylan. C’était il y a 5 ans, au plus fort de la crise migratoire. Le point avec la députée européenne Saskia.

     

    Un podcast vidéo de notre partenaire TV5 Monde 

  • Retour ou voyages en France ?  tout ce qui change ce 1er septembre 2020 !

    Retour ou voyages en France ? tout ce qui change ce 1er septembre 2020 !

    Voyages ou retour en France.. Masque obligatoire en entreprise, importation de tabac, consommation de drogues, chômage partiel, etc. : voici tout ce qui change ce mardi 1er septembre 2020 dans la vie quotidienne de nos compatriotes.

     

    Vivre avec le virus : la France entame ce mardi 1 er septembre un nouveau chapitre dans sa gestion de la crise sanitaire, avec, entre autres, l’entrée en vigueur du port du masque obligatoire au collège, au lycée, et en entreprise.

    Mais l’un des plus gros changements initialement annoncés pour ce mardi, la mise en place du second volet de la réforme de l’assurance-chômage, a été reporté en raison de la crise économique. Parce qu’il n’y a pas que le coronavirus, tour d’horizon des nouveaux tarifs réglementés et autres mesures prenant effet, comme la généralisation des amendes forfaitaires pour consommation de drogues.

    Hausse des tarifs du gaz

    Les tarifs réglementés de vente du gaz appliqués par Engie vont augmenter de 0,6 %. Cette augmentation sera de 0,2 % pour les clients utilisant le gaz pour la cuisson, de 0,4 % pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude, et de 0,7 % pour le chauffage.

    Electricité : attention aux retards de paiement

    Côté électricité, ce mardi marquera la fin de la mesure de suspension de toute réduction ou interruption de fourniture d’électricité et de gaz et des pénalités de retards de paiement pour tous les clients.

    Tabac : Les prix augmentent et limitation de l’import à une cartouche

    Les prix des paquets de cigarettes vont évoluer légèrement, suite à un arrêté paru au Journal officiel le 11 août 2020. Certains paquets à 9,20 euros vont augmenter de 10 centimes, d’autres, à 9,60 euros, vont au contraire baisser un peu. Attention, il est désormais interdit d’importer plus d’une cartouche de cigarettes même en cas d’arrivée d’un autre pays de l’Union Européenne. 

    Les masques en entreprise aussi

    C’est la grande nouveauté de la rentrée dans les entreprises : le port du masque est désormais obligatoire dans les espaces clos et partagés, des open spaces, aux salles de réunion en passant par les couloirs. L’employeur doit pourvoir ces masques, et le salarié qui refuse d’en porter un peut être considéré en faute.

    Fin du chômage partiel pour les salariés employés à domicile

    Attention, le dispositif de chômage partiel pour les employés à domicile, mis en place en mars pour aider les particuliers employeurs en difficulté à rémunérer leurs salariés à domicile et assistantes maternelles, prend fin en métropole.

    Consommation de drogue : 200 euros d’amende

    Jean Castex l’a annoncé au début de l’été : « ce 1 er septembre, l’amende forfaitaire est généralisée pour consommation de drogue. »

    Ça veut dire quoi? Que les consommateurs interpellés ne passeront plus par la case tribunal, à condition toutefois d’être majeur, de reconnaître les faits, et d’être en possession de moins de 10 grammes de cocaïne ou 100 grammes de cannabis : ils seront verbalisés directement, et recevront donc un procès-verbal et une amende, comme pour une grande quantité de délits routiers. Celle-ci est établie à 200 euros, mais peut être minorée à 150 et majorée à 450.

    En Ile-de-France, un nouveau Pass pour les petits

    Ile-de-France Mobilités lance ce mardi un passe « junior » pour les enfants âgés de 4 à 11 ans, permettant d’emprunter tous les transports en commun de la région pour 24 euros par an.

  • Mouvement anti masques, manifestation à Berlin, qu’en pensent les Français d’Allemagne?

    Mouvement anti masques, manifestation à Berlin, qu’en pensent les Français d’Allemagne?

    Plusieurs dirigeants allemands ont dénoncé dimanche une « atteinte à la démocratie » après une tentative de prise d’assaut du Parlement national lors d’une manifestation anti-coronavirus qui a marqué une nouvelle étape dans la radicalisation du mouvement. Le Sénateur Ronan Le Gleut, ancien Français d’Allemagne, décrypte pour nous les évènements.

     

    Les images samedi soir montrant plusieurs centaines de protestataires forcer un barrage de police pour monter sur les marches du célèbre bâtiment du Reichstag à Berlin, où siègent les députés, et tenter d’y pénétrer, ont créé une onde de choc en Allemagne.

     

    PHOTO CHRISTIAN MANG, REUTERS
    PHOTO CHRISTIAN MANG, REUTERS

    Cet incident a été le point d’orgue d’une manifestation d’anti-masques qui a rassemblé près de 40 000 personnes protestant contre les restrictions liées à la pandémie de COVID-19 et s’est soldée par environ 300 interpellations lors d’échauffourées avec la police.

    Le président allemand Frank-Walter Steinmeier s’est élevé contre une « attaque insupportable visant le cœur de notre démocratie ». Il a dénoncé « les outrances d’extrême droite » ainsi que les « drapeaux du Reich » allemand aux couleurs noire, blanche et rouge brandis par les manifestants en souvenir de l’Empire ayant disparu en 1919 après la Première Guerre mondiale.

     

    « Nous n’accepterons jamais cela », a ajouté, le président de la République allemande M. Steinmeier, considéré comme la caution morale du pays.

     

    La ministre de la Justice, Christina Lambrecht, a appelé elle à « se défendre contre ces ennemis de notre démocratie », alors qu’un débat est lancé sur l’opportunité de continuer à autoriser ce type de manifestations.

    « L’image insupportable de néonazis devant le Reichstag […] ne peut pas se répéter », a-t-elle dit au groupe de presse régionale Funke, tandis que son collègue de l’Intérieur Horst Seehofer a parlé d’un dérapage « inacceptable » visant le « centre symbolique de notre démocratie ».

    Les manifestants ont été empêchés de justesse samedi soir de pénétrer dans l’enceinte du bâtiment par les forces de l’ordre, qui ont utilisé des gaz pour disperser la foule et interpellé plusieurs personnes.

     

    PHOTO CHRISTIAN MANG, REUTERS
    PHOTO CHRISTIAN MANG, REUTERS
     

    Lieu chargé d’histoire

    Le Reichstag, où se réunissent les députés allemands en session plénière, a une forte charge symbolique en Allemagne.

    Le bâtiment et sa célèbre coupole avaient été incendiés en 1933 par les nazis, dans un acte perçu comme destiné à mettre à genoux ce qui restait de la démocratie allemande de l’entre-deux-guerres.

    La municipalité de Berlin avait tenté d’interdire le rassemblement de samedi, en arguant de l’impossibilité de faire respecter les distances de sécurité et gestes barrière, vu le nombre de personnes annoncées et leur détermination. Mais la justice, saisie par les organisateurs, a finalement autorisé la manifestation.

     

    PHOTO JOHN MACDOUGALL, AGENCE FRANCE-PRESSE

    Les personnes interpellées l’ont été devant le Reichstag mais aussi l’ambassade de Russie, non loin de là en plein centre-ville, où les protestataires ont jeté bouteilles et pierres sur les forces de l’ordre.

    Les protestataires s’étaient réunis pour dénoncer les mesures imposées en raison de la pandémie de nouveau coronavirus, comme le port du masque ou les distances de sécurité à respecter, qu’ils perçoivent comme une atteinte à leurs libertés. Plusieurs autres rassemblements similaires, mais moins importants, ont eu lieu en Europe, en Grande-Bretagne, en France ou en Autriche.(Vidéo de France 24). 

     

    L’extrême droite mobilisée

    Celui de Berlin est intervenu deux jours après l’annonce par le gouvernement d’Angela Merkel de nouvelles restrictions face à la recrudescence observée des infections.

    La foule était comme souvent dans ce type de rassemblements hétéroclite composée de militants anti-vaccin, de complotistes, de citoyens authentiquement préoccupés par les restrictions liées à la pandémie mais aussi, et de plus en plus selon les autorités, de sympathisants d’extrême droite.

    « Il faut stopper le virus brun ! », titre dimanche Bild, journal le plus lu d’Allemagne.

     

    « Voir des drapeaux de l’Empire devant le Parlement est une honte », a tweeté le ministre des Affaires étrangères, Heiko Maas.

     

    Si le droit de manifester doit être défendu, « personne ne devrait aller jusqu’à défiler derrière les extrémistes de droite », a-t-il ajouté.

    Parmi les manifestants interpellés devant l’ambassade de Russie figurait une des figures du mouvement « anti-masques » en Allemagne, Attila Hildmann, devenu célèbre en tant que cuisinier végan et désormais membre autoproclamé de « l’ultra-droite ».

     

    Sénateur Ronan Le Gleut
    Sénateur Ronan Le Gleut

    Interview du Sénateur Ronan Le Gleut, ancien élu consulaire des Français d’Allemagne

     

    Le sénateur Ronan Le Gleut, avant de siéger à Paris, est un Français d’Allemagne. Né à Berlin, il a étudié en France avant de retrouver Berlin comme cadre de l’office européen des brevet. Lesfrancais.press lui ont demandé de nous éclairer sur le mouvement anti-masques dont le bastion semble être l’Allemagne en Europe.

     

    Lesfrancais.press : Alors que les mouvements anti-masques pullulent dans le monde, dont la France, ce samedi 29 aout, des européens se sont réunis dans la capitale allemande. Comment expliquez-vous qu’un tel mouvement puisse prendre cette ampleur dans ce pays ? Est-ce un vrai questionnement de la population allemande ou sommes-nous face à une manipulation de l’extrême-droite ?

     

    Sénateur Ronan Le Gleut : Paris, Londres, mais surtout Berlin, ont connu une manifestation anti-masques ce samedi 29 août. Avec 38.000 manifestants, l’ampleur de la manifestation à Berlin est une surprise pour le gouvernement allemand. D’abord interdite par la ville, le tribunal administratif a finalement autorisé cette manifestation, qui a rapidement été dispersée par la police. Puis un groupe a tenté d’entrer dans le Reichstag, dérapage évidemment qualifié d’inacceptable par le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, 300 interpellations ont eu lieu. Pour répondre précisément à votre question, les manifestants étaient hétéroclites, on trouvait des complotistes et conspirationnistes, des militants anti-vaccins, des sympathisants d’extrême-droite mais aussi des citoyens authentiquement inquiets.
    Mon opinion est que nous devons davantage alerter sur les risques bien réels d’une seconde vague, la courbe des contaminations prend une forme exponentielle, que le port du masque doit devenir une habitude et que nous devons collectivement faire preuve d’esprit de responsabilité pour empêcher un second confinement qui serait fatal à notre économie et nos emplois.

    Lesfrancais.press : Près de 160 000 français vivent en Allemagne, quel est leur sentiment sur les mesures prises ? Sont-ils inquiets pour leurs libertés ? Pour le coronavirus ? Pour la crise économique ?

    Sénateur Ronan Le Gleut : Aujourd’hui l’inquiétude porte principalement sur les mesures de quarantaine au retour d’Ile-de-France et de Provence-Alpes-Cote d’Azur, désormais classées comme zones à risque par l’autorité sanitaire fédérale allemande, l’institut Robert Koch. En effet, il est désormais obligatoire de fournir un test PCR négatif de moins de 48 heures ou d’effectuer un test de dépistage dans les 72 heures suivant l’entrée en Allemagne. Dans l’attente des résultats, il convient de se placer en auto-quarantaine. Ces mesures inquiètent et interrogent les Français établis en Allemagne qui comprennent le sens de ces mesures mais voient combien elles limitent la mobilité entre nos deux pays.

    Lesfrancais.press : Enfin en tant qu’élu de la nation, comment analysez-vous la gestion de cette crise sanitaire sans fin par le gouvernement français ? Ne faut-il pas plus d’Europe pour harmoniser la réponse au Coronavirus ?

    Sénateur Ronan Le Gleut : Je reste stupéfait par la communication chaotique du gouvernement français sur les masques au début de la pandémie. On a pris un mauvais départ mais dorénavant les Français ont pour la plupart changé leur habitudes et font preuve d’une grande capacité à s’adapter aux exigences nouvelles. Pour stopper la deuxième vague de contaminations, qui est particulièrement inquiétante, les Français ont besoin d’un discours clair et intelligible. Les premières cartes de Paris, en forme de gruyère, avec ces rues où le port du masque était obligatoire et pas d’autres, n’avaient aucun sens. De même, le manque de clarté sur ce que les écoles doivent faire si un enfant est contaminé suscitent de légitimes interrogations. Le gouvernement doit clarifier sa position.
    Concernant le rôle de l’Union européenne, l’Europe est la bonne échelle pour réserver des vaccins auprès de géants pharmaceutiques. Par ailleurs rappelons que des patients français de la Covid-19 ont été hospitalisés chez nos voisins européens, au moment où nos hôpitaux du Grand Est étaient débordés, notamment en Allemagne. Enfin, au delà de l’enjeu sanitaire, crucial, l’enjeu économique et social est tout aussi sensible et le plan de relance ne suffira probablement pas. Nicolas Sarkozy a intitulé son ouvrage « Le Temps des Tempêtes », nous y sommes à nouveau