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  • Quelle place pour les femmes dans la diplomatie ?

    Quelle place pour les femmes dans la diplomatie ?

    A l’heure de la guerre en Ukraine, la paix est-elle encore d’actualité ? Le Forum de Paris sur la Paix se tient sur deux jours. Parmi les nombreux thèmes abordés lors de cette édition : la place des femmes dans la diplomatie.

    Le Forum de Paris sur la Paix

    Prévenir plutôt que guérir. S’attaquer aux racines des conflits pour réinventer « la coopération internationale » : voilà l’objectif défendu par le président du Forum de Paris sur la Paix, Pascal Lamy, qui se tient les 11 et 12 novembre. 

    « C’est le Forum sur la paix parce que la paix, c’est le produit de circonstances ; la guerre ou la non paix (…) vient de tensions sur le social, le développement, la religion, le climat maintenant« , a-t-il déclaré dans un entretien avec l’AFP.

    « Quand on voit l’impact du changement climatique sur les populations, c’est évident« , souligne-t-il. « L’idée est de remonter aux sources de la non paix« . Le Forum s’appuie sur des projets concrets qui doivent s’attaquer aux racines des conflits, selon Pascal Lamy, ancien Commissaire européen et directeur général de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC).

    Aider les acteurs de la société civile à monter des projets 

    ONG, grandes entreprises, villes, grandes institutions, quelque 4000 personnes sont présentes cette année. Le Forum accueille une grande majorité de représentants de la société civile, face à « l’incapacité (…) des acteurs classiques, des États, des diplomates à trouver parfois des solutions« , rappelle son président.

    Inclusion des femmes arabes dans les processus de paix au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, création d’un indice d’impunité environnementale en Amérique Latine, 60 projets sont soutenus par le Forum cette année. 

    Ils s’additionnent aux 400 projets déjà sélectionnés depuis 2018, quand le Forum de la Paix a été créé par Emmanuel Macron lui-même. Dans un contexte diplomatique difficile avec l’Amérique de Donald Trump, le président français souhaitait renouer avec le multilatéralisme et renforcer l’influence française. La rencontre est aussi un enjeu diplomatique pour le chef de l’Etat.

    La diplomatie au féminin

    La place et le rôle des femmes dans la politique étrangère de la France n’ont jusqu’à maintenant pas été étudiés. Pourtant, on peut penser qu’au moins deux champs de la recherche historique devraient s’y intéresser : l’histoire des relations internationales et l’histoire des femmes. Pierre Renouvin et Jean-Baptiste Duroselle insistent sur l’importance des « forces profondes » dans l’histoire des relations internationales et sur le rôle de « l’homme d’État » face à ces forces, mais ils ne parlent des femmes que lorsqu’ils évoquent le rôle que les épouses et les maîtresses peuvent jouer auprès des décideurs.

    Catherine Colonna – Ministre des Affaires étrangères en France

    Il est vrai que lorsqu’ils écrivent leur Introduction à l’histoire des relations internationales, en 1964, bien peu de femmes occupent de par le monde des postes à responsabilité politiques et diplomatiques de premier plan. Par la suite, de nombreux travaux ont été entrepris et ont permis de mieux connaître toutes les composantes des forces profondes et toutes les facettes des hommes d’État. Cependant, les femmes sont demeurées dans l’oubli, même si l’on doit signaler le récent numéro de Guerres Mondiales et Conflits Contemporains, intitulé « Les femmes et la guerre ». Pourtant, les années passant, elles accédaient, certes lentement, mais indéniablement, à des responsabilités politiques et diplomatiques qui leur ouvraient modestement le domaine des relations internationales.

    Regarder le reportage de TV5MONDE

  • 7 Français incarcérés en Iran

    7 Français incarcérés en Iran

    La ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a révélé ce samedi 12 novembre que sept Français ou Franco-Iraniens étaient détenus en Iran à ce jour. L’information était déjà confirmée pour cinq d’entre eux, dont une syndicaliste de l’AEFE. Mais la cheffe de la diplomatie française a expliqué avoir « des inquiétudes » au sujet de deux ressortissants supplémentaires, dans un entretien accordé au Parisien.

    « Nous avons des inquiétudes sur deux ressortissants supplémentaires. Nous sommes en train de vérifier les informations, contradictoires, à leur sujet »

    Catherine Colonna au Parisien
    Catherine Colonna

    Détenus depuis plusieurs mois

    Une source iranienne proche du dossier avait confié au Figaro que les sixième et septième Français emprisonnés en Iran étaient détenus depuis plusieurs mois, avant les manifestations qui secouent le pays depuis le 16 septembre. Catherine Colonna dénonce ainsi la « diplomatie des otages » menée par Téhéran.

    « Il est plus important que jamais de rappeler à l’Iran ses obligations internationales. Si son objectif était de faire du chantage, ça ne doit pas fonctionner. C’est la mauvaise façon de s’y prendre avec la France »

    Catherine Colonna au Parisien

    Pour rappel, parmi les sept otages, figurent la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, arrêtée en juin 2019 puis condamnée à cinq ans de prison pour atteinte à la sécurité nationale, Benjamin Brière, arrêté en mai 2020 et condamné à huit ans et huit mois d’emprisonnement pour espionnage, et deux syndicalistes, Cécile Kohler et Jacques Paris, arrêtés en mai dernier.

    « Nous demandons leur libération immédiate »

    Evidemment les services consulaires et surtout diplomatiques sont mobilisés, hier comme aujourd’hui, pour libérer les Français détenus en Iran :

    « Nous demandons leur libération immédiate, l’accès à la protection consulaire, c’est-à-dire le droit de visite consulaire à nos ressortissants »

    Catherine Colonna au Parisien

    Elle assure par ailleurs en avoir discuté avec le ministre iranien des Affaires étrangères.

    « Mon homologue iranien, avec qui j’ai eu une conversation longue et difficile, a pris l’engagement de respecter ce droit d’accès. J’attends qu’il soit concrétisé. »

    Catherine Colonna au Parisien

  • StereoChic devient «La radio des Français dans le monde» !

    StereoChic devient «La radio des Français dans le monde» !

    Créée en 2006 par Alexandre Korsonsky et Gauthier Seys, la radio proposait une playlist musicale jusqu’au jour où le monde a connu la pandémie de COVID 19.

    Chaque Français, surtout ceux qui vivent l’expatriation au bout du monde, s’est retrouvé isolé et confiné : la radio, le média qui nous relie facilement à travers ses ondes, s’est alors tournée vers une offre de service d’entraide et d’informations pratiques pour qu’ensemble nous puissions traverser cette période difficile.

    En septembre 2020, le slogan de la radio évolue et nous décidons de nous tourner exclusivement vers les 3 millions de Français de l’étranger pour les réunir, les écouter, les informer mais aussi pour les divertir. StereoChic devient ainsi «La radio des Français dans le monde».

    Gauthier Seys

    30 000 auditeurs cumulés chaque jour

    Avec une audience qui progresse chaque mois notamment grâce à des partenaires qui nous permettent de partir à la rencontre d’invités passionnants, la radio a trouvé sa place en devenant «un petit bout de France» dans le quotidien des expatriés qui se connectent (30 000 auditeurs cumulés chaque jour en moyenne).

    Pour cette fin d’année, nous avons décidé de simplifier notre marque en faisant progressivement disparaître le nom «StereoChic», et nous avons également mis en place un nouveau site Internet qui rassemblera l’intégralité de nos 1600 podcasts et toutes nos infos pratiques pour les expatriés aux 4 coins du monde.

    Nouveau site dès maintenant : rendez-vous sur «Francaisdanslemonde.fr». Sur les moteurs de recherche et sur les annuaires, habituez-vous maintenant à rechercher «LA RADIO DES FRANÇAIS DANS LE MONDE» !

  • Dette publique : la nouvelle proposition de la Commission sur les règles budgétaires européennes

    Dette publique : la nouvelle proposition de la Commission sur les règles budgétaires européennes

    La Commission européenne a présenté mercredi 9 novembre ses propositions de réforme sur les règles budgétaires européennes. La dette et les dépenses des gouvernements nationaux seront désormais gérées sous la forme de plans individuels pour chaque pays de l’UE, négociés entre les gouvernements nationaux et la Commission.

    Les règles budgétaires de l’UE, qui déterminent la marge de manœuvre dont disposent les gouvernements nationaux en matière de dépenses publiques, ont fait l’objet de critiques ces dernières années. Si certains les décrivent comme inefficaces en raison d’un manque d’application, d’autres estiment qu’elles contraignent trop les États membres, notamment en ce qui concerne les investissements dans la transition écologique et numérique.

    La Commission a maintenant présenté une proposition qui vise à répondre à ces deux préoccupations en donnant aux États membres plus de flexibilité dans la manière dont ils choisissent de réduire leur dette publique conformément aux objectifs fixés dans les traités de l’UE, tout en renforçant la mise en œuvre des trajectoires convenues.

    « Avant tout, nous voulons assurer la viabilité de la dette publique. Cela nécessitera un ajustement budgétaire ainsi que des réformes et des investissements favorisant la croissance »

    Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne chargé du Commerce

    Au cœur de la proposition se trouve l’idée d’introduire des plans spécifiques à chaque pays, qui seraient négociés individuellement entre chaque gouvernement national et la Commission européenne.

    Ceux-ci comprendront une trajectoire sur les « dépenses primaires nettes », c’est-à-dire les dépenses publiques sans les paiements d’intérêts ou les allocations de chômage. Ces dépenses prendront toutefois en compte les augmentations d’impôts discrétionnaires dans le cas où un gouvernement décide de financer des dépenses supplémentaires en augmentant les impôts.

    « En fait, les pays s’approprieront leurs plans en étant directement impliqués dans leur conception, ce qui constitue un véritable changement par rapport à la situation actuelle », a indiqué M. Dombrovskis. Les États membres devraient ainsi combiner les efforts de réduction des niveaux d’endettement avec des investissements visant à renforcer la croissance économique, en fonction des situations nationales, a-t-il précisé.

    Le vice-président exécutif de la Commission, Valdis Dombrovskis (à gauche), et le commissaire européen aux Affaires économiques, Paolo Gentiloni (à droite), lors d’une conférence de presse sur l’examen de la gouvernance économique. [EPA-EFE/OLIVIER HOSLET]

    La règle des 1/20ème passe à la trappe

    Si la Commission ne souhaite pas modifier les principaux objectifs en matière de finances publiques inscrits dans le droit communautaire, elle entend en revanche supprimer l’une des règles déterminant la manière d’atteindre ces objectifs — jugée dysfonctionnelle en raison d’énormes dépassements de la dette publique globale.

    Comme par le passé, les États membres doivent s’efforcer d’atteindre un niveau d’endettement ne dépassant pas 60 % du PIB et un déficit annuel ne dépassant pas 3 % du PIB.

    La règle qui invitait les États membres dépassant le seuil de 60 % à réduire chaque année leur dette publique de 1/20ème de la différence par rapport à l’objectif serait toutefois abandonnée au profit des nouveaux plans individuels, selon la communication de la Commission.

    « Il ne s’agit pas de savoir s’il faut mettre la dette sur la voie de réduction vers 60 % du PIB. Il s’agit plutôt de savoir comment chaque pays y parvient, et surtout à quelle vitesse les États membres définissent leur trajectoire d’une manière plus réaliste que ne l’exige la règle actuelle des 1/20ème »

    Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne chargé du Commerce

    La proposition établit ainsi trois catégories de pays, essentiellement en fonction de leur ratio dette/PIB, mais aussi en tenant compte d’autres facteurs, tels que l’évolution prévue de la dette publique au cours des dix prochaines années.

    Les plans seront négociés pour une période de quatre ans. Les pays très endettés devront montrer qu’ils peuvent commencer à réduire leur dette publique à partir de la fin de la période de quatre ans. Les pays de la catégorie moyenne disposeront en revanche de trois ans de plus pour y parvenir.

    Les États membres doivent également démontrer qu’ils sont en mesure de réduire continuellement leur niveau d’endettement dans un délai de 10 ans, mais aucune date générale n’est fixée pour atteindre l’objectif de 60 %.

    « Les pays confrontés à d’importants problèmes de dette publique devront toujours réduire leur dette plus rapidement que ceux dont la situation est moins préoccupante »

    Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne chargé du Commerce

    Toutefois, les États membres peuvent demander un délai supplémentaire et une « trajectoire d’ajustement plus progressive » que celle proposée par la Commission.

    « Cela se ferait en échange de réformes structurelles et d’investissements supplémentaires pour stimuler la viabilité budgétaire et la croissance durable ». La prolongation serait subordonnée à l’approbation de la Commission européenne et du Conseil des États membres de l’UE, a précisé M. Dombrovskis.

    Une application plus rigoureuse des règles

    « Une fois l’accord conclu, chaque État membre doit se conformer à son plan pendant toute sa durée. Cela signifie une mise en œuvre complète », a-t-il ajouté, soulignant que le contrôle de l’application des règles sera renforcé par des mesures supplémentaires.

    « Si nous constatons que le pays ne respecte pas ses engagements, nous pourrons demander un plan révisé avec des trajectoires budgétaires plus strictes et également imposer des sanctions financières », a-t-il poursuivi.

    La Commission aura ainsi recours à des sanctions moins lourdes que par le passé, ce qui devrait lui permettre d’être plus réaliste lorsqu’elle les imposera effectivement. Les sanctions financières élevées ont l’inconvénient d’aggraver encore la situation financière des États membres auxquels elles sont appliquées.

    « Si ces sanctions sont plus applicables, elles peuvent être plus clémentes. C’est un peu comme passer des armes nucléaires aux armes conventionnelles »

    Paolo Gentiloni, le commissaire à l’Économie

    Il a également déclaré qu’il espérait que les États membres seraient plus disposés à mettre en œuvre la trajectoire de réduction de la dette comme convenu, en raison de leur « plus grande appropriation » du processus.

    La Commission, après avoir présenté ses projets de révision des règles, va maintenant discuter de ses idées avec les États membres et vise à présenter une proposition législative d’ici le premier trimestre de l’année prochaine, a déclaré M. Gentiloni.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 11.11.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 11.11.22

    Bonjour à tous, bienvenue dans l’édition des Français de l »étranger du 11 novembre. En ce jour de commémoration de l’armistice de la première guerre mondiale, on vous parle des Bleuets de France, des cérémonies dans le monde et de l’accueil du bateau Ocean Viking à Toulon.

    Ocean Viking à Toulon

    La décision est prise « à titre exceptionnel ». Ce jeudi, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, a annoncé que les quelque 230 migrants toujours à bord du bateau humanitaire Ocean Viking (trois autres ont été évacués vers l’hôpital de Bastia ce jeudi matin) seraient accueillis à Toulon.

    Un choix qui clôt le bras-de-fer dont ces migrants, secourus entre la Libye et Malte, faisaient l’objet entre la France et l’Italie. Le ministre de l’Intérieur a d’ailleurs condamné la position italienne, ouvrant la voie à des représailles politiques et diplomatiques. Première action : le rétablissement du contrôle aux frontières avec l’Italie, ralentissant l’approvisionnement de la péninsule ! 

    Les Bleuets de France pour se souvenir 

    C’est en 1925 que l’appellation devient un insigne, à l’initiative de deux infirmières : Charlotte Malleterre et Suzanne Leenhardt qui créent le « Bleuet de France », visant à recueillir des fonds pour venir en aide aux mutilés de la Grande Guerre. Les pensionnaires des Invalides confectionnent eux-même les bleuets en tissu vendus ensuite à leur profit. Si la tradition s’est lentement perdue, elle a fait son retour en 2012, après que Nicolas Sarkozy a fait adopter une loi fixant au 11 novembre « la commémoration de tous les morts pour la France » et non plus uniquement ceux de la première guerre mondiale.

    Des commémorations à travers le monde

    L’armistice de la première guerre mondiale est bien évidemment célébré dans de nombreux pays. Mais en plus des cérémonies officielles, les consulats de France vous donnent rendez-vous pour rendre hommage aux morts pour la France et pour la liberté dans le monde. Dans les pays où la présence est forte comme en Belgique, au Luxembourg, mais aussi en Angleterre ou aux USA, les autorités consulaires réunissent les élus, fonctionnaires et les expatriés au pied des monuments dédiés aux Français victimes des guerres. Dans les autres pays, des cérémonies sont organisés dans les consulats ou dans des lieux symboliques. Vous désirez y participer : direction le site de votre consulat.

    C’est tout pour aujourd’hui, toute l’équipe vous souhaite un bon week-end prolongé, on se retrouve lundi pour une nouvelle semaine.

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Solidaires et indépendants à l’AFE : rencontre avec Annie Rea, la présidente du groupe

    Solidaires et indépendants à l’AFE : rencontre avec Annie Rea, la présidente du groupe

    Un nouveau groupe a émergé depuis le renouvellement de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) en 2021, il se nomme Solidaires et indépendants. Constitué d’indépendants et d’élus issus du mouvement politico-associatif ASFE dirigé par Jean-Pierre Bansard, le groupe bouscule les habitudes de l’AFE. Nous avons voulu vous faire découvrir ces hommes et ces femmes à travers la présidente du groupe Annie Rea, élue en Italie, que nous avons rencontrée.

    Annie Rea (en rouge) avec Olivier Becht et des élus du groupe Solidaires et indépendants

    Ecoutez le podcast avec Annie Rea

    L’Alliance Solidaire des Français de l’étranger

    Ce mouvement a été créé en 2009 par Jean-Pierre Bansard, dirigeant et fondateur du groupe Cible. Comme dans le business, Evelyne Renaud-Garabedian, sa collaboratrice historique, le seconde. Tous les deux ont été élus sénateurs, Evelyne Renaud-Garabedian remettra, d’ailleurs, son siège en jeu lors des sénatoriales de l’automne 2023.

    Mais ce qui a séduit Annie Rea et les autres élus ou militants de l’ASFE, c’est le côté exclusif de ce mouvement. Alors que les autres courants politiques de la communauté des Français de l’étranger sont tous attachés à des partis nationaux, l’ASFE se dédie totalement aux Français de l’étranger.

    « Pour caractériser l’équipe de l’ASFE, je dirais intelligence et bienveillance… le souci permanent d’aider »

    Annie Rea, présidente du groupe Solidaires et indépendants

    Interrogée sur le rattachement au groupe LR des deux sénateurs ASFE, Evelyne Renaud-Garabedian et Jean-Pierre Bansard, Annie Rea précise que cette disposition a été prise pour permettre à ces élus de pouvoir s’exprimer, ce qui n’est possible que dans le cadre d’un groupe au sénat. Une situation qui se retrouve à l’AFE et qui explique le regroupement des élus indépendants et ceux de l’ASFE afin de constituer un groupe à l’AFE pour pouvoir peser dans le débat.

    Un groupe qui fait parler de lui

    12 élus constituent donc le plus petit groupe de l’Assemblée des Français de l’étranger, Solidaires et indépendants, la moitié provient de l’ASFE tandis que les autres sont indépendants.

    Une technique réglementaire qui permet à ces conseillers de l’AFE de pouvoir agir et faire entendre une voix différente. Ce qu’ils n’ont pas manqué de faire ! En effet, ce 27 septembre, la représentante du groupe Solidaires et indépendants a fait entendre une petite voix dissonante. Alors que le bureau se réunissait pour désigner le représentant des conseillers des Français de l’étranger au conseil d’administration de l’AEFE, le groupe a bloqué le processus. Annie Réa nous explique que cette décision n’est pas motivée par une opposition mais par l’attachement à des valeurs démocratiques.

    « Nous avons appris qu’il y avait un accord entre le groupe de gauche et le groupe LR… Il nous a semblé juste et transparent que cela passe par un vote »

    Annie Rea, présidente du groupe Solidaires et indépendants

    Ainsi, le groupe Solidaires et indépendants a obtenu que la désignation ne soit plus le mode par défaut de l’AFE. Ca sera donc une élection par les 90 membres de l’AFE qui permettra de connaitre celui ou celle qui représentera les élus locaux à l’AEFE. 46 personnes sont candidates et suivront une procédure normalisée.

    L’autonomie budgétaire de l’AFE

    On évoque aussi avec Annie Rea le rôle de l’Assemblée des Français de l’étranger, et ce alors que des voix s’élèvent contre le gouvernement ou l’administration qui ne prend pas en compte les avis et conseils de l’AFE.

    « Aucune des résolutions de mars 2022 n’ont été suivies d’effets« 

    Annie Rea, présidente du groupe Solidaires et indépendants interpellant Olivier Becht

    Pour Annie Réa, le bien-fondé de cette assemblée n’est pas à remettre en cause. Par contre, elle se joint au travail du groupe créé au sein de l’AFE afin de préparer une réforme de l’institution.

    « Pour donner la reconnaissance que l’AFE mérite, il faut continuer à travailler »

    Annie Rea, présidente du groupe Solidaires et indépendants

    Et pour Annie Rea, la première mesure à prendre est de donner une autonomie budgétaire. Un terme qui va nécessiter des précisions et dont le périmètre doit être défini. C’est d’ailleurs l’objet du groupe de réflexion commune qui a été mis en place par les conseillers de l’AFE.

    Olivier Becht

    On a voulu aussi revenir sur l’entrée en fonction du nouveau ministre Olivier Becht, dont le style et l’organisation des rapports avec les élus tranchent par rapport à son prédécesseur.

    « Nous avons bien reçu tout ce qu’il a pu nous dire. Il y a une véritable volonté de travailler avec tous les élus »

    Annie Rea, présidente du groupe Solidaires et indépendants
    Annie Rea et Olivier Becht lors de la dernière session plénière de l’AFE – Octobre 2022

    La situation italienne

    Annie Rea étant résidente en Italie et possédant la nationalité italienne, nous ne pouvions pas évoquer le choc électoral qu’a connu le pays le 25 septembre 2022 avec la victoire de Giorgia Meloni.

    Une personnalité politique qui n’avait pas caché un certain « sentiment anti-français » mais Annie Rea reste confiante, les premiers actes de la nouvelle Présidente du Conseil sont plutôt ancrés dans la « realpolitik ». L’élue française tient aussi à rassurer sur la place de la démocratie qui reste garantie par un Président de la République italienne.

    Retrouvez le podcast sur toutes vos plateformes

    Podcast liste
  • 11 novembre : les bleuets de France

    11 novembre : les bleuets de France

    Chaque 8 mai et 11 novembre, le bleuet est arboré comme symbole de solidarité envers les anciens combattants, les veufs et veuves de guerre, les pupilles de la nation, les victimes de guerre et de terrorisme, les familles de militaires ou de policiers tués en service…

    Un symbole de vie

    Outre le symbole de vie qui se poursuit malgré les obus, « bleuets » était le surnom que les poilus donnaient aux nouveaux soldats, arrivant avec leur uniforme d’un bleu horizon encore immaculé. C’est en 1925 que l’appelation devient un insigne, à l’initiative de deux infirmières : Charlotte Malleterre et Suzanne Leenhardt créent le « Bleuet de France », qui vise à recueillir des fonds pour venir en aide aux mutilés de la Grande Guerre. Les pensionnaires des Invalides confectionnent eux-même les bleuets en tissus vendus ensuite à leur profit.

    A compter de 1934, les fleurs réalisées par les anciens combattants sont vendues dans les rues, et l’année suivante, l’Etat officialise la vente du bleuet le jour de l’Armistice. Et la fleur devient aussi le symbole de l’insertion par le travail, chose toujours d’actualité, car désormais, les bleuets sont fabriqués par des établissements réservés aux personnes en situation de handicap. Si la tradition s’est lentement perdue, elle a fait son retour en 2012, après que Nicolas Sarkozy a fait adopter une loi fixant au 11 novembre « la commémoration de tous les morts pour la France » et non plus uniquement ceux de la première guerre mondiale.

    L’oeuvre nationale du Bleuet de France

    Le bleuet est ainsi vendu tous les 8 mai et 11 novembre sur la voie publique par des bénévoles de l’Œuvre nationale du Bleuet de France. Depuis 1991, l’Œuvre nationale du Bleuet de France est placée sous l’autorité de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG).

    Les fonds récoltés servent au financement d’œuvres sociales. L’Œuvre soutient ainsi au quotidien les veuves et veufs de guerre, les pupilles de la Nation, les victimes de guerre et d’actes de terrorisme. Elle aide également les anciens combattants et finance des projets d’accompagnement et de reconstruction psychique et physique des blessés de guerre. Une boutique en ligne a ouvert en octobre 2020. 

  • Route du Rhum : c’est parti !

    Route du Rhum : c’est parti !

    Un record de 138 marins ont pris le départ de la 12e édition de la Route du Rhum mercredi de Saint-Malo en Bretagne, direction la Guadeloupe, pour cette course à la voile en solitaire qui devrait voir les plus rapides battre le record et traverser l’Atlantique en six jours seulement.

    Le coup de canon a retenti à 14h15 pour toute la flotte, 131 hommes et 7 femmes, répartie sur une seule ligne de départ de presque six kilomètres au large de la cité corsaire.

    Regarder le reportage de TV5MONDE

  • Jeudi noir en France : grève générale

    Jeudi noir en France : grève générale

    Voilà un souvenir que les Français de l’étranger avaient laissé derrière eux : la paralysie dans le pays pour grèves. Avouons qu’en dehors du mouvement des Gilets jaunes, qui rappelons-le n’était pas orchestré par les syndicats, les « grèves générales » avaient disparu en France, le dernier appel à un tel mouvement remontant au 15 novembre 1995 sous Alain Juppé, alors Premier ministre de Jacques Chirac. On fait le point pour les expatriés sur les origines de cette grève générale et ses conséquences pour nos compatriotes dans l’hexagone.

    Indexation des salaires

    La CGT invite de nouveau à faire grève et à manifester jeudi, pour les salaires et les retraites, se greffant sur une journée de mobilisation prévue de longue date à la RATP qui devrait générer de fortes perturbations dans les transports franciliens. La CGT réclame un coup de pouce au smic, une hausse du point d’indice de la fonction publique et l’indexation des salaires sur l’inflation.

    L’indexation a peu de chance de revenir dans le dispositif économique français. Si un sondage de l’Ifop indique que 87% Français sont favorables à une indexation des salaires sur l’inflation, le gouvernement ne devrait pas suivre. Cela pourrait ressembler à du bon sens alors que l’inflation a explosé depuis quelques mois, sauf que ça s’est déjà fait en France, et ça s’est mal terminé.

    Dans les années 1970, cela avait été mis en place : quand l’inflation augmente, les salaires augmentent aussi. Sauf que cela n’a pas eu que des impacts positifs. En effet, si les salaires augmentent, ce sont aussi les coûts des entreprises qui augmentent. Du coup, elles augmentent leurs prix, ce qui crée une nouvelle hausse des salaires. Par voie de conséquence notre compétitivité s’effondre, notre industrie est laminée, le chômage s’envole, on dévalue le France plusieurs fois, ce qui augmente encore l’inflation. C’est une spirale infernale qui prend fin en 1983 sur décision du gouvernement de Pierre Mauroy et la mise en place d’une politique dite de rigueur.

    Les syndicats français sont bien conscients des limites de ce dispositif, s’ils le brandissent c’est comme un « épouvantail » pour pousser le patronat à négocier.

    Les secteurs en grève

    Mais pour négocier, faut-il être en position de force ? Pour cela, les syndicats comptent particulièrement sur la mobilisation de certains secteurs.

    Si la CGT-Cheminot appelle les agents SNCF à la grève, les autres syndicats du rail n’ont pas suivi cet appel.

    Le réseau de transport en commun risque en revanche d’être perturbé à la RATP. L’objectif affiché de «zéro métro, zéro RER» pourrait «très bien être rempli», prévient Arole Lamasse, secrétaire général de l’Unsa-RATP. Le réseau Astuce de Rouen annonce également des perturbations mais les précisions seront apportées mercredi 9 novembre.

    Une mobilisation dans le secteur du nucléaire est également annoncée. En revanche dans la fonction publique, le principal syndicat des enseignants la FSU-Solidaires appelle seulement à rejoindre les cortèges.

  • L’UE conclut un accord sur la répartition de l’effort de réduction des émissions

    L’UE conclut un accord sur la répartition de l’effort de réduction des émissions

    Mardi 8 novembre, les négociateurs de l’Union européenne sont parvenus à un accord sur un règlement imposant une réduction des émissions dans des secteurs tels que les bâtiments, le transport routier, l’agriculture et les déchets.

    En vertu de cet accord, annoncé mardi à 23h30, les pays de l’UE devront réduire les émissions de 40 % par rapport aux niveaux de 2005 dans ces secteurs, qui ne sont actuellement pas réglementés par le marché du carbone de l’Union, le système d’échange de quotas d’émission de l’UE.

    Ensemble, ces secteurs sont responsables de 60 % des émissions de gaz à effet de serre de l’UE.

    « Je suis heureux que nous soyons parvenus rapidement à un accord sur cette proposition, juste à temps pour la COP27 », a déclaré le ministre tchèque de l’Environnement, Marian Jurečka, qui représentait les 27 États membres de l’UE lors des négociations avec le Parlement européen.

    « Cela permettra de montrer au monde que l’UE a sérieusement l’intention de réduire ses émissions conformément à ses engagements dans le cadre de l’Accord de Paris », a-t-il ajouté dans un communiqué.

    40% de réduction d’ici 2030

    En vertu de ce règlement, chaque pays de l’UE se voit attribuer un objectif national de réduction des émissions dans les secteurs qu’il couvre. Le quota annuel diminue progressivement jusqu’à ce qu’une réduction globale de 40 % des émissions soit atteinte d’ici à 2030. Les États membres dont le PIB par habitant est plus élevé ont des objectifs de réduction des émissions plus élevés.

    « L’accord que nous avons conclu aujourd’hui clarifie l’effort requis dans chaque État membre et garantit la solidarité qui permettra à l’Europe d’atteindre ses objectifs climatiques », a déclaré Frans Timmermans, le responsable du climat de l’UE.

    Banques et emprunts

    Ce nouvel accord politique préserve les objectifs nationaux que la Commission européenne avait proposés pour chaque État membre de l’UE. Ceux-ci sont illustrés dans le graphique ci-dessous :

    Toutefois, les États membres de l’UE disposeront également d’une certaine souplesse pour atteindre ces objectifs.

    Si leurs émissions sont inférieures à leur quota annuel, les pays de l’UE peuvent reporter l’allocation non utilisée sur les années suivantes jusqu’en 2030. Jusqu’à 25 % des quotas d’émission annuels peuvent être mis en réserve de cette manière au cours des années 2022-2029.

    Lorsque les émissions dépassent leur quota national, les pays de l’UE peuvent emprunter les allocations de l’année suivante. Ils pourront le faire jusqu’à 7,5 % de leur quota annuel pour les années 2021-2025 et jusqu’à 5 % en 2026-2030.

    Les États membres de l’UE pourront également acheter et vendre des quotas d’émission entre eux.