Bienvenue dans le dernier flash quotidien des expatriés de cette semaine. Ce vendredi 05 mai, on évoque bien sûr l’événement du week-end, le couronnement du roi Charles III, on revient sur le lundi 8 mai qui sera férié dans quelques pays, tandis qu’en France Marlène Schiappa est engluée dans un scandale financier.
On vous aime, nous non plus
C’est ainsi qu’on peut définir l’état d’esprit des Français alors que le fils d’Elisabeth II sera couronné demain samedi 06 mai. En effet, si les résidents dans l’hexagone se sont pressés de réserver avions, trains et nuitées pour venir assister à l’événement historique, les Français de Londres sont indifférents à cette démonstration de patriotisme britannique et sont plutôt inquiets sur les compétences de Charles III alors que le Royaume-uni traverse une des plus grandes crises de son histoire. Cependant vous pourrez retrouver tout au long du weekend, une touche « british » chaque début d’heure et un classement TOP TEN spécial animé par Olivier depuis notre studio de Londres, à retrouver en replay sur francaisdanslemonde.fr.
8 mai, le jour de la victoire
Alors que plus de 60% des humains avaient le droit à un jour chômé lundi dernier, il n’en sera pas de même pour le 8 mai. Journée célébrant la victoire contre l’Allemagne nazie, la capitulation en Europe occidentale ayant été signée le 8 mai 1945, il n’est, pourtant, férié qu’en France ainsi qu’en République tchèque et en Slovaquie. Les Russes célèbrent aussi la fin de la « Guerre patriotique » comme elle est désigné dans ce pays mais le 09 mai. En 1945, les Soviétiques avaient exigé une autre cérémonie de capitulation qui s’est tenue donc le lendemain de celle signée par les Français, les Américains et les Anglais.
Marlène Schiappa aurait-elle détourné des subventions de son fonds Marianne ?
Le parquet national financier (PNF) a ouvert une information judiciaire dans l’affaire du « Fonds Marianne » lancé en 2021 par Marlène Schiappa après l’assassinat de Samuel Paty afin de lutter contre le séparatisme. Selon l’AFP, cette information judiciaire a été ouverte sur des chefs de détournement de fonds publics, détournement de fonds publics par négligence, abus de confiance et prise illégale d’intérêts. Les investigations se poursuivent sous la conduite du ou des magistrats instructeurs désignés.
C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve mardi. Courage à tous ceux qui bossent lundi !
Vous souhaitez partir en vacances, en France ou ailleurs pour les vacances d’été ? C’est possible ! Comme expliqué sur le site du ministère de l’Intérieur, depuis le 1er août 2022, les voyageurs n’ont plus aucune formalité à accomplir avant leur arrivée en France, en métropole comme outre-mer, et la présentation du passe sanitaire ne peut plus être exigée, quel que soit le pays ou la zone de provenance. Il n’y plus besoin de justifier son voyage avec un « motif impérieux« . Enfin, les voyageurs n’ont plus à présenter d’attestation sur l’honneur de non-contamination et d’engagement à se soumettre à un test antigénique ou un examen biologique à l’arrivée sur le territoire national. Même chose pour les déplacements entre la métropole et chacun des territoires ultramarins. En revanche, certains pays étrangers sont susceptibles de conserver des mesures et formalités spécifiques pour l’accès à leur territoire.
Faut-il un masque dans l’avion ?
Le port du masque chirurgical ou de type FFP1, 2, 3 (sans valve) peut être obligatoire à bord ou à l’aéroport selon votre pays de départ ou de destination. Pour les compagnies espagnoles par exemple, le masque est obligatoire à bord de l’avion. Veuillez vérifier la réglementation pour votre voyage avant le départ, conseille Air France.
Certains pays demandent un schéma vaccinal complet ?
L’attestation de vaccination n’est plus nécessaire pour voyager en France ou pour regagner l’Hexagone. Elle peut cependant être demandée par certains pays.
Pour le vaccin Janssen, le schéma initial est complet 28 jours après l’administration d’une dose.
Pour les autres vaccins (Pfizer/Comirnaty,Moderna, AstraZeneca/Vaxzevria/Covishield), le schéma initial est complet 7 jours après l’administration d’une 2e dose. Une infection à la Covid-19 équivaut à l’administration de l’une de ces 2 premières doses.
Certains vaccins ne sont pas autorisés par la Commission européenne ou ne sont pas reconnus par l’Agence nationale de sécurité des médicaments. Pour autant, ils sont autorisés par l’Organisation mondiale de la santé. Pour ceux-là et à condition que toutes les doses requises aient été reçues, le délai est de 7 jours après l’administration d’une dose complémentaire d’un vaccin ARN messager bénéficiant d’une telle autorisation ou reconnaissance. Pour que le schéma demeure complet, un rappel peut être nécessaire.
Voyager en Europe
On commence par un petit tour d’horizons des dernières règles en vigueur en Europe.
Espagne
Toutes les restrictions aux déplacements vers l’Espagne par voie terrestre, aérienne ou maritime sont levées pour les passagers en provenance de l’Union Européenne ou pays associés Schengen.
L’ensemble du territoire espagnol est soumis aux règles de la « nouvelle normalité », qui prévoient notamment :
le port du masque obligatoire pour toute personne de plus de 6 ans dans les établissements de santé, y compris les pharmacies, dans les résidences pour personnes âgées ainsi que dans tous les transports publics ;
le respect des gestes barrières.
Italie
Si vous arrivez de France, l’entrée sur le territoire italien n’est pas soumise à la présentation d’une preuve de vaccination ou de guérison, ni d’un test. Le passenger locator form (PLF) n’est plus requis depuis le 1er mai 2022. Mais depuis d’autres pays, hors UE, des mesures peuvent être encore d’actualité.
Le port du masque reste obligatoire dans certains lieux :
masque FFP2 dans les transports (sauf aérien), y compris dans les taxis ;
masque (FFP2 ou chirurgical, au choix) dans les établissements de santé, les établissements d’hébergement pour personnes âgées, les hôpitaux et les structures sanitaires.
Dans les cas où le port du masque est obligatoire, en sont exemptées les personnes suivantes :
les enfants de moins de six ans ;
les personnes présentant une pathologie ou un handicap incompatible avec le port d’un masque ;
les personnes pratiquant des activités sportives.
Important : Un ressortissant français positif en Italie est soumis aux règles sanitaires italiennes et doit respecter un isolement strict dont la durée diffère selon les cas et les variants. Celui-ci peut aller de 7 à 21 jours pour les positifs de longue durée et ne peut être interrompu qu’avec l’autorisation des autorités sanitaires locales.
Portugal
Depuis le 1er juillet 2022, vous n’avez plus besoin d’un certificat de vaccination COVID-19 ou d’un test COVID-19 négatif pour entrer au Portugal. Il n’existe aucune restriction sanitaire pour entrer sur les îles de Madère et des Açores. L’obligation du port du masque est maintenue :
dans les lieux où les personnes qui les fréquentent sont particulièrement vulnérables (établissements et services de santé, établissements d’hébergement, foyers ou services de maintien à domicile pour les populations vulnérables ou les personnes âgées, et unités de soins de longue durée) ;
dans les lieux caractérisés par une utilisation intensive (transports publics de passagers, y compris le transport aérien, le transport de passagers en taxi ou TVDE (Uber).
Ailleurs dans le monde ?
Hors de l’Union Européenne des mesures sont encore en place ou viennent d’être levées.
USA
C’est officiel, l’obligation d’être vacciné contre la Covid-19 pour les voyageurs internationaux à destination des États-Unis ne sera plus d’actualité à partir du 11 mai 2023.
Brésil
L’arrêté interministériel n°678 du 12 septembre 2022prévoit que pour entrer sur le territoire brésilien, il convient sauf pour les enfants de moins de 12 ans, les transporteurs, les équipages d’avions, les résidents frontaliers des cités jumelles, et les personnes en situation de vulnérabilité du fait d’une crise humanitaire :
soit de présenter une preuve de schéma complet de vaccination contre la Covid19 (en langues portugaise, ou espagnole, ou anglaise, comportant le nom du voyageur, la référence du vaccin injecté, et les dates de vaccination nécessairement antérieures de 14 jours à la date d’embarquement),
soit de présenter un résultat négatif ou indétectable de test antigène ou RT-PCR, réalisé un jour avant l’embarquement.
L’entrée sur le territoire national des voyageurs ayant eu la Covid-19 au cours des 90 (quatre-vingt-dix) derniers jours, à compter de la date d’apparition des symptômes, et qui sont asymptomatiques et persistent avec le test RT-PCR ou test antigénique détectable pour la Covid-19, sera autorisée sur présentation des documents suivants :
2 (deux) résultats de RT-PCR détectables, avec un intervalle d’au moins 14 (quatorze) jours, le dernier étant réalisé 1 (un) jour avant l’embarquement ; et,
Certificat médical avec la signature du médecin responsable, attestant que la personne est asymptomatique et apte à voyager, incluant la date du voyage.
Les attestations de rétablissement de la Covid19 ne sont pas admises en substitution du certificat de vaccination ou du test.
Tunisie
Il est très vivement recommandé aux voyageurs de plus de 18 ans se rendant en Tunisie d’avoir achevé leur schéma vaccinal contre la Covid-19 avant leur départ.
Depuis le 27 mai 2022 :
a. Les voyageurs vaccinés de plus de 18 ans doivent :
présenter le certificat de leur schéma vaccinal complet contre la Covid-19 ;
se soumettre aux tests de dépistage aléatoires qui seront réalisés à l’arrivée. Les personnes positives devront appliquer un auto-isolement de 5 jours, qui peut être prolongé à 7 jours en cas d’apparition des symptômes.
b. Les voyageurs de plus de 18 ans non vaccinés ou présentant un schéma vaccinal incomplet y compris ceux n’ayant reçu qu’une seule dose de vaccin (pour les vaccins à deux injections) entrant en Tunisie doivent :
présenter un test PCR négatif à la Covid-19, portant un QR code, réalisé moins de 48 heures avant le premier embarquement ou un test antigénique (TDR-Ag) négatif, portant un QR code, réalisé moins de 24 heures avant le premier embarquement (les auto-tests ne sont pas reconnus) ;
se soumettre aux tests de dépistage aléatoires à l’arrivée.
Les voyageurs de moins de 18 ans sont exemptés de l’obligation de test ou de vaccination.
Mesures en vigueur en Tunisie : un passe vaccinal est exigible pour accéder aux lieux publics pour toutes les personnes de plus de 18 ans. Le passe sanitaire européen est reconnu par les autorités tunisiennes.
Depuis le 30 septembre 2022, toutes les restrictions sanitaires (présentation du passe vaccinal ou d’un test PCR négatif) à l’entrée sur le territoire marocain sont levées. Seule la fiche sanitaire du passager (https://www.onda.ma/form.php) dûment renseignée doit être présentée à l’arrivée au Maroc.
Japon
C’est de nouveau possible d’aller au Japon. Mais avec certaines conditions. Comme expliqué sur le site de France Diplomatie. Depuis le 11 octobre 2022, l’entrée sur le territoire japonais pour un court séjour ne dépassant pas 90 jours ne nécessite plus l’obtention préalable d’un visa pour les ressortissants français. En revanche, pour un long séjour de plus de 90 jours, il y a toujours une obligation de visa. Pour entrer au Japon, depuis le 7 septembre, la présentation d’un résultat de test PCR négatif réalisé moins de 72 heures avant le vol n’est plus requise pour les voyageurs disposant d’un schéma vaccinal complet (3 doses ; les vaccins autorisés sont les vaccins Pfizer, Moderna, AstraZeneca, Janssen – 2 doses uniquement – , Novavax et Covaxin/Bharat Biotech). Les informations (nom et prénom(s), date de naissance, nom du vaccin, date de vaccination et nombre de doses) des certificats de vaccination doivent être rédigées (ou traduites) en japonais ou en anglais. Cette mesure concerne uniquement les voyageurs en provenance de pays/régions où la circulation du variant est prépondérante (cas de la France). Une attestation de test PCR négatif de moins de 72 heures reste toutefois obligatoire pour les personnes ne pouvant justifier d’un tel schéma vaccinal. Seul le modèle d’attestation édité par le ministère de la santé du Japon doit être utilisé dans ce cas.
► Les voyageurs sont invités à renseigner en ligne, préalablement à leur entrée sur le territoire japonais, les informations demandées par les autorités japonaises dans le cadre de la procédure Fast Track et sur le site Visit Japan Web afin de faciliter les contrôles à leur arrivée sur le territoire japonais.
Avec le vieillissement de la population, les pénuries de main-d’œuvre ont vocation à se multiplier en particulier dans le secteur des services. L’automatisation et la robotisation sont des moyens pour compenser ce manque. Les progrès de l’intelligence artificielle offrent de nouveaux moyens pour substituer la machine aux hommes et aux femmes. Cette évolution génère des craintes au point qu’une tribune de l’ONG Future of Life Institute, signée par de nombreux responsables de la haute technologie dont Elon Musk, appelle à une « pause » de six mois dans la création des formes les plus avancées d’intelligence artificielle.
Les progrès des robots conversationnels ont surpris par leur ampleur et leur rapidité grâce à leurs capacités auto-apprenantes. ChatGPT d’Openai est ainsi capable de résoudre des énigmes logiques, d’écrire des codes informatiques et d’identifier des films à partir de résumés. Ces modèles sont appelés à transformer la relation des humains avec les ordinateurs. Les partisans de l’intelligence artificielle mettent en avant les gains de temps pour résoudre des problèmes complexes. Ces derniers seraient importants en matière de conception de médicaments ou en matière de météorologie. Pour d’autres, en revanche, le recours croissant aux machines dotées d’intelligence artificielle pourrait aboutir à une perte de contrôle des humains sur des processus de décision.
Intelligence artificielle
Le scénario des films « Terminator »
Le scénario des films « Terminator » pourrait ainsi devenir réalité avec une autonomisation des ordinateurs pouvant amener à des catastrophes. La force des nouveaux langages d’intelligence artificielle est de pouvoir se nourrir de l’ensemble des données disponibles sans étiquetage préalable. Ils absorbent les fichiers en distinguant leur nature. Ils bénéficient également de l’accélération des processus de traitement des données.
Le succès médiatique de ChatGPT a été rapide. Révélée au grand public au mois de novembre 2022, cette application a été utilisée en moins d’une semaine par un million de personnes. En deux mois, ce nombre a dépassé 100 millions. De nombreux élèves l’ont utilisé pour leurs devoirs. Des élus aux États-Unis ont avoué l’utiliser pour faire leurs discours.
L’efficacité de ChatGPT est telle que Microsoft a décidé de l’intégrer dans son moteur de recherche Bing. Chaque révolution industrielle génère des peurs et des fantasmes. Des machines à tisser au XVIIIe siècle à ChatGPT au XXIe siècle en passant par les robots et les ordinateurs à la fin du XXe, les précédents sont nombreux. Jusqu’à présent, la nouvelle technologie a créé de nouveaux emplois pour remplacer ceux qu’elle a détruits. Le développement du machinisme a créé de nombreux emplois. Ceux qui ont été détruits dans les champs ou dans les usines ont été remplacés assez aisément. Certains craignent une dislocation des marchés du travail avec la suppression rapide de millions d’emplois dans les services. Ces robots affaibliraient encore plus les classes moyennes en s’attaquant aux fonctions remplies par de nombreux employés et cadres moyens voire supérieurs. Ils peuvent ainsi réaliser des synthèses de documents et écrire des codes informatiques.
Dans une enquête menée en 2022 auprès de chercheurs en intelligence artificielle, 48 % d’entre eux pensaient qu’il y avait au moins 10 % de chances que l’intelligence artificielle ait un impact « extrêmement mauvais » et 25 % ont déclaré que le risque était de 0 %. Le chercheur médian a évalué le risque à 5 %.
Pause ou rente de situation
Les experts qui ont demandé une pause sont pour un certain nombre d’entre eux, comme Elon Musk, des acteurs de l’intelligence artificielle. Cette pause pourrait leur offrir des rentes de situation en bloquant l’accès à de nouveaux entrants. Elle pourrait également obliger les différents acteurs à montrer leur jeu ce qui, évidemment, limiterait la concurrence dans un secteur qui nécessite des investissements coûteux.
L’intelligence artificielle nécessite une régulation afin de protéger la propriété intellectuelle et les droits des consommateurs. La réalisation de chansons digitales en recourant à des données sonores existantes pose évidemment des questions sur les droits d’auteurs et sur le processus de création. Il en est de même pour la photographie ou la littérature.
Face aux défis de l’intelligence artificielle, les États apportent, pour le moment, des réponses différentes. Le Royaume-Uni a adopté une position souple en refusant la mise en place de nouvelles règles et de tout organisme de régulation. Il se limite à l’application des réglementations existantes. L’objectif est de faire du Royaume-Uni une superpuissance de l’intelligence artificielle. Les États-Unis sont sur la même longueur d’onde avec néanmoins l’adoption d’un code de bonne conduite.
La mise en place de conventions internationales serait nécessaire
L’Union européenne défend une ligne plus dure. Un projet de directive vise à distinguer les différentes utilisations de l’intelligence artificielle en fonction du degré de risques. Il prévoit des systèmes de surveillance plus ou moins poussés en fonction des risques.
Certaines utilisations de l’IA sont totalement interdites, comme la publicité subliminale et la biométrie à distance. Les entreprises qui enfreignent les règles seront condamnées à une amende. En Italie, ChatGPT a été partiellement suspendu et d’autres gouvernements réfléchissent à suivre cette dernière.
De son côté, la Chine oblige les entreprises à enregistrer leurs produits d’intelligence artificielle qui sont, en outre, censées valoriser les valeurs fondamentales du communisme. Compte tenu des enjeux, la mise en place de conventions internationales serait nécessaire. Cette solution suppose un minimum d’entente entre la Chine et les États-Unis.
Un bras de fer diplomatique oppose Paris et Moroni. Depuis un certain nombre d’années, les autorités comoriennes revendiquent la souveraineté sur Mayotte. Cet imbroglio est l’occasion de s’intéresser à l’histoire de ce territoire disputé.
Mayotte, française par accident ?
Mayotte, dans le canal de Mozambique, a été vendue le 25 avril 1841 à un officier de marine français par le sultan local.
Longtemps délaissée par le colonisateur, l’île est devenue le 31 mars 2011 un département d’outre-mer de plein droit suite au référendum du 29 mars 2009 initié par le gouvernement français. Elle n’en demeure pas moins une société de type colonial, où une poignée d’« expats » (expatriés) tente de contenir des immigrants irréguliers démunis, jeunes, illettrés, attachés à leur identité comorienne ou africaine, en croissance exponentielle et désormais plus nombreux que les Mahorais eux-mêmes.
Il est à craindre que le recours à la police et à la magistrature se révèle impuissant face à des déchaînements de violence meurtrière et récurrente qui ressemblent de plus en plus à un état de guerre…
Une manifestation de soutien à l’opération Wuambushu à Chirongui, sur l’île de Mayotte, le 27 avril 2023
Sous la protection de la France
Là-dessus, dans l’indifférence des médias et des commentateurs, le gouvernement de Nicolas Sarkozy permit aux Mahorais, par le référendum du 29 mars 2009, de devenir département d’outre-mer, à l’image des vieilles colonies de la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane et la Réunion.
Mais dès l’automne 2011, des émeutes violentes – avec mort d’homme – opposèrent la jeunesse de Mayotte aux policiers venus de métropole. Elles révélèrent une société coloniale très éloignée du rêve assimilationniste et dont le fonctionnement est assuré plutôt mal que bien par les « expatriés » ou « m’zungus » (administrateurs, enseignants, médecins). Certains de ces métropolitains blancs, riches de leurs salaires et de leurs primes, se laissent corrompre par l’atmosphère locale : soirées alcoolisées, consommation sexuelle de mineures, etc.
L’avenir s’avère d’autant plus sombre que les Mahorais de souche tendent à abandonner leur île aux immigrants illégaux. Ils usent de leur citoyenneté pour aller chercher une vie plus sereine à la Réunion ou en métropole (Marseille abrite plus de Comoriens que Mayotte). Ceux qui sont encore présents sur l’île manifestent leur colère en prenant des armes pour combattre les clandestins ainsi qu’en donnant leurs votes à l’extrême-droite… Aux élections présidentielles de mai 2017, la candidate du Front national a ainsi recueilli 42,85% des suffrages exprimés, soit nettement plus que la moyenne métropolitaine (note).
Par une aberration singulière, les immigrants illégaux et leurs enfants, qui ne peuvent sortir de l’île légalement, pourraient bientôt devenir les seuls habitants permanents de l’île, aux côtés des policiers et administrateurs métropolitains.
Sans doute la départementalisation de Mayotte demeurera-t-elle dans l’Histoire comme le legs le plus coûteux et le plus lourd de conséquences de la présidence Sarkozy.
Un appel transpartisan a été lancé mardi 2 mai pour un encadrement plus strict des locations de courte durée. L’initiative s’ancre dans une réflexion européenne plus profonde, dont l’objectif est de faciliter la collecte de données émanant des plateformes en ligne. Une proposition de loi est à l’étude.
Co-signée par trois députés et un sénateur, chacun membre d’un groupe parlementaire différent, l’initiative « encadrons Airbnb » vise avant tout à lutter contre le « surtourisme » et le mal-logement, auxquels contribueraient des plateformes de location en ligne comme Airbnb, Booking.com ou encore Abritel.
« Alors que 4,1 millions de personnes sont non- ou mal-logées, la prolifération de ces locations accentue encore la crise du logement » affirme le site internet créé pour l’occasion.
« Nous faisons un constat partagé et unanime » sur la réalité des locations de courte durée partout sur le territoire, souligne pour EURACTIV France Iñaki Echaniz, député socialiste à l’origine du projet.
Idem chez son homologue écologiste, Julien Bayou, qui explique à EURACTIV France être « dans la phase de proposition de solutions, plus tellement dans celle du constat ». Pour donner la mesure de l’urgence, il parle d’une situation « alarmante » dans le Pays basque, destination touristique de premier plan, ou encore le cœur de Paris, où, explique-t-il, le surtourisme aurait fait exploser les prix des loyers.
Un « cercle vicieux » qui repousse les populations locales toujours plus loin des centres-villes, « dégradant [leurs] conditions et aggravant [leur] précarité », affirme le manifeste.
L’INSEE recensait 109 millions de nuitées en 2019 en France, pour 554 millions de nuitées sur l’ensemble de l’Union européenne la même année.
« Nous faisons un constat partagé et unanime » sur la réalité des locations de courte durée partout sur le territoire, souligne à EURACTIV France Iñaki Echaniz, député socialiste à la genèse du projet. [Catherine Zibo/Shutterstock]
Fiscalité et nombre de nuitées
Une réglementation plus stricte s’impose donc, expliquent les élus, qui veulent d’abord s’attaquer à la niche fiscale dont bénéficient les locations de courte durée, et poussent à une refonte de la fiscalité des résidences secondaires.
En effet, les abattements fiscaux rendraient les locations de courte durée en pratique beaucoup plus lucratives qu’une location à l’année. Dans le cadre d’une location d’un « meublé de tourisme classé », un abattement fiscal de 71 % s’applique sur les loyers déclarés.
Toujours dans un souci de rééquilibrer le marché vers les locations longue durée, les parlementaires français prévoient une réduction de 25 % du nombre de nuitées autorisées à la location courte durée – qui passeraient de 120 aujourd’hui, à 90.
« Qui est absent de sa résidence principale pendant 120 jours ? Personne, sauf à mentir au fisc », lance M. Echaniz.
Enfin, les parlementaires proposent d’interdire à la location courte durée les biens immobiliers considérés comme des « passoires thermiques », en lien avec le calendrier de la France sur la rénovation énergétique des bâtiments, s’appuyant sur les obligations de notations européennes du diagnostic de performance énergétique.
Une série de mesures que l’Union nationale pour la promotion de la location de vacances (UNPLV) condamne tous azimuts, tant elle constituerait « une menace pour le pouvoir d’achat des Français ».
« La problématique de l’accès au logement pour tous est complexe et mérite mieux qu’un inventaire de mesures d’affichage dirigées contre les seuls acteurs de la location meublée touristique », souligne le syndicat, parlant au nom des grands acteurs du secteur, et appellant de ses vœux à un « travail de fond et de long terme ».
Une réglementation européenne à l’étude
D’autres mesures proposées font plus ou moins directement référence au projet de réglementation présenté par la Commission Européenne en novembre dernier.
Faisant état d’un manque crucial « d’informations fiables » sur « l’identité de l’hôte, l’endroit où ces services sont offerts et leur durée », le règlement vise à définir un système commun pour les procédures d’enregistrement, qui attribuerait un numéro unique aux hôtes et aux logements afin de garantir une plus grande transparence et une meilleure compréhension du phénomène de « multi-listing » — ou « multi-référencement ».
Les hôtes seraient tenus de fournir régulièrement des informations, notamment l’adresse, le type et la taille du logement répertorié, ainsi que le nom, les coordonnées et le numéro d’enregistrement de l’entreprise, si l’hôte est un professionnel et existe en tant que personne morale.
L’initiative des élus français s’intègre dans cette volonté européenne d’harmoniser la collecte de données entre tous les États membres et au niveau européen. Ainsi, une des préconisations d’« encadrons Airbnb » serait la mise en œuvre d’un « agrément meublé de courte durée » afin de vérifier et certifier par une personne tierce homologuée l’existence réelle de la location.
En outre, un accès plus important aux données relatives à la nature de chaque bien en location permettrait, comme l’indiquent les parlementaires, de « renforcer la lutte contre les pratiques frauduleuses pour favoriser l’accès au logement ».
Enfin, les élus veulent donner aux collectivités la liberté « d’exiger » des documents qui concerneraient une mise en location.
Les États membres de l’UE se sont accordés dès février sur une position commune, ouvrant ainsi la voie à des négociations interinstitutionnelles, mieux connues sous le nom de « trilogues ». Le Parlement Européen, lui, est toujours en phase de négociation.
Selon les informations d’EURACTIV France, une proposition de loi devrait être déposée à l’Assemblée nationale pour étude la semaine du 12 juin.
Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés. Ce jeudi 04 mai, on s’intéresse au retour en France, on zoome sur la relance de l’association des Alsaciens de Barcelone avant de finir avec la décision du conseil constitutionnel sur le référendum d’initiative populaire contre la réforme des retraites.
L’administration veut simplifier le retour en France
Pour cela la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP) lance une enquête auprès des expatriés de retour en France depuis l’étranger. Cette démarche s’inscrit dans le plan de simplification des parcours et des démarches administratives des Français qui est une politique prioritaire du Gouvernement. Tous les renseignements sur France Diplomatie ou sur le site Lesfrancais.press.
Sous l’impulsion de Claude Schwartzmann, l’association des Amis de l’Alsace en Catalogne fait son retour sur la scène barcelonaise. Après une soirée réunissant à Barcelone 90 personnes à la brasserie Damm début mars, l’association enchaîne par une soirée choucroute réussie le 14 avril. Seule association régionale de Barcelone, vous pouvez les découvrir dans une interview exclusive disponible sur nos sites.
Barcelone
Le Conseil Constitutionnel rejette la deuxième demande de référendum
Les syndicats comme les partis d’opposition n’y croyaient plus, et ils ont eu raison, les Sages ont rejeté la seconde demande de référendum d’initiative populaire. Les opposants se raccrochent à la proposition de loi qui doit être examinée le 08 juin à l’Assemblée pour annuler le report à 64 ans de l’âge légal pour un départ à la retraite.
Conseil constitutionnel
C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour le dernier flash avant un nouveau long week-end. En tout cas pour certains !
Une véritable plongée virtuelle dans l’univers de la Préhistoire avec l’Alliance Française de la Silicon Valley ! En cette période où la culture se vit également en ligne, l’Alliance Française de la Silicon Valley continue de jouer un rôle majeur en proposant des événements virtuels pour tous les amoureux de la langue et de la culture françaises. Grâce à ces initiatives, les participants peuvent s’enrichir de découvertes culturelles sur des sites en France tout en restant à proximité de chez eux aux USA!
L’Alliance Française de la Silicon Valley, un acteur culturel incontournable de la région de la Baie de San Francisco et vecteur de culture en ligne
L’Alliance Française de la Silicon Valley est une organisation à but non lucratif, dont la mission principale est de promouvoir la langue et la culture françaises dans la région de la Silicon Valley. Depuis sa création, elle organise régulièrement des événements culturels variés, allant des cours de langue et de culture en français pour tous les niveaux, aux soirées cinéma de son ciné-club très apprécié (de la communauté), en passant par des cafés littéraires, des événements pour la communauté, ainsi que des conférences et maintenant des visites de musées virtuelles, avec une première visite pour inaugurer une série à venir.
L’Alliance Française Silicon Valley est ainsi devenue un acteur incontournable de la vie culturelle locale, réunissant les amoureux de la culture française et les francophiles de tous horizons. J’ai le plaisir de vous en dire plus sur le dernier né des événements, ayant assisté à la première, en compagnie des participants de tous âges !
Une visite guidée captivante au Musée national de la Préhistoire
En effet, le 23 avril dernier, au sein des locaux de l’Emerson Montessori School de Palo Alto, l’Alliance Française de la Silicon Valley a organisé une visite guidée du Musée national de la Préhistoire, situé à Eyzies-de-Tayac-Sireuil en Dordogne, France. Ce musée accueille la plus importante collection paléolithique au monde. Notre visite, menée par une guide-conférencière experte, Estelle Bougard, munie de son-iPad et de sa webcam, a permis aux participants de plonger dans le passé lointain de l’humanité et de découvrir les origines de notre espèce à travers des œuvres d’art préhistoriques, des outils et des vestiges archéologiques.
Les participants ont été émerveillés par la richesse des collections et la qualité des explications fournies par notre guide. Notre guide était accompagnée dans sa présentation depuis la Californie par Véronique Vassout, professeure au sein de la French American School of Silicon Valley (FASSV) et par Catherine Plottier, Membre du Board de l’Alliance et professeure de français, qui sont à l’origine du concept et du programme de ces visites virtuelles ! Toutes ont travaillé d’arrache-pied pour mettre au point tous les détails, incluant la mise à disposition de revues archéologiques sur place pour les participants et d’échantillons d’artéfacts préhistoriques des collections privées de Véronique Vassout, y compris pour gérer les imprévus de dernière minute !
Cette visite a permis aux participants de se plonger à l’époque glaciaire de la préhistoire où les premiers hommes ont occupé les territoires de l’actuelle Dordogne. C’est un paysage de steppes, constitué non pas de forêts, mais de terres gelées, peuplées de rennes, de mammouths, et de rhinocéros laineux. Ce rendez-vous immersif a donné les clés pour mieux comprendre l’histoire de cette période particulière de l’humanité, en particulier l’évolution des premiers hominidés dans le monde et plus particulièrement en Dordogne, berceau de la préhistoire en Europe, ainsi que l’environnement de ces premiers hommes à travers leur habitat et leur mode de vie à l’aide d’artefacts.
Le Musée national de la Préhistoire, un lieu incontournable pour comprendre nos origines
Fait unique au monde, ce musée a été construit dans une falaise, dans laquelle on peut observer les couches archéologiques successives de cette période. Le Musée national de la Préhistoire est un établissement unique en son genre, rassemblant une collection exceptionnelle d’objets datant de la Préhistoire, en particulier de la période du Paléolithique. Le musée offre une expérience immersive permettant aux visiteurs de comprendre les modes de vie de nos ancêtres, leurs techniques et leurs croyances. Situé au cœur de la vallée de la Vézère, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, le musée bénéficie d’un cadre naturel exceptionnel et d’une architecture moderne qui met en valeur les trésors qu’il abrite.
Les participants ont pu naviguer dans les principales pièces du musée de manière virtuelle, admirer les ossements de nos ancêtres, de l’homo erectus, jusqu’à l’homo sapiens. Le Musée national de la Préhistoire abrite des collections exceptionnelles, représentatives des différentes périodes du Paléolithique, du plus ancien, il y a environ 2,5 millions d’années, jusqu’à l’aube de l’agriculture il y a environ 10 000 ans avant Jésus-Christ. Parmi les pièces maîtresses du musée, on compte une reconstitution très fidèle de mammouth, que nous avons pu admirer, ainsi que des outils en silex, les premières armes et sagaies, des peintures et des gravures rupestres. Au cours de la visite, le conférencier a également évoqué des anecdotes fascinantes, comme la découverte fortuite de la grotte de Lascaux en 1940 par quatre adolescents et leur chien.
Témoignages et photos de l’événement
Cette visite a suscité l’enthousiasme des participants, qui n’ont pas hésité à partager leurs impressions et leurs photos de l’événement sur les réseaux sociaux. « J’ai été fasciné par la richesse des collections et la passion du guide pour la préhistoire. C’était une expérience inoubliable ! », témoigne ainsi Gabriel, 11 ans, un des participants. Les enfants avaient notamment exprimé de nombreuses questions sur les peintures rupestres, les pigments utilisés, la minutie des premiers travaux de nos ancêtres, ainsi que leurs bijoux et ornements, la taille des cerveaux, et en général sur la vie quotidienne à l’âge préhistorique.
Les organisatrices étaient également ravies de ce premier évènement. Véronique Vassout nous le confirme lors de notre entretien sur place avec elle : « nous sommes des passeurs de la richesse de notre patrimoine et c’est avec un bonheur incommensurable que nous pouvons en faire bénéficier au plus grand nombre. »
Les photos de l’événement, qui seront bientôt accessibles sur la page Facebook de l’Alliance Française, montrent des participants captivés par les explications du guide, admirant les œuvres d’art et les outils préhistoriques, ainsi que la magnifique façade du musée. La visite a duré environ une heure et a été suivie par presque 45 minutes de temps d’échange passionnants et de questions / réponses entre les participants et nos guides accompagnateurs, en France et aux USA.
En conclusion, cette visite guidée du Musée national de la Préhistoire a été une véritable réussite et a permis à l’Alliance Française de la Silicon Valley de renforcer son rôle en tant que promoteur de la culture et de la langue françaises dans la région de la Silicon Valley.
L’Alliance française Silicon Valley est déjà en contact avec plusieurs autre musées et lieux historiques et d’exception pour les prochains événements. De nombreuses surprises sont à venir ! Catherine Plottier nous le confirme : « Lorsque nous présentons ce projet « Live morning in a French Museum », aux musées en France, tous réagissent de manière très positive. L’Alliance Française Silicon Valley est ravie de participer au développement et à la mise en place de ce beau projet qui mettra notre patrimoine culturel à la portée d’un public franco-américain curieux et avide de culture française. Ce projet est soutenu par le Consulat de France à San Francisco et les services culturels de l’Ambassade de France aux Etats-Unis. »
L’Alliance souhaite également remercier chaleureusement ses sponsors pour ce premier événement gratuit, qui ont également permis de régaler tous les participants pour le petit-déjeuner ce dimanche matin dernier : merci beaucoup à Petit Pot et LBX Food Robotics / Le Bread Xpress, ainsi qu’à Emerson School pour son accueil !
Cette enquête s’adresse à tout citoyen français qui a vécu plus de 6 mois hors de nos frontières et que y est revenu en France dans les deux dernières années,.
Une enquête avec peu de questions
En participant à cette enquête en ligne, vous pouvez contribuer à améliorer l’accompagnement des Français de l’étranger lors de leur retour en France. Cela ne vous prendra pas plus de 5 minutes et permettra de mieux comprendre les besoins des usagers pour mettre en place des solutions concrètes.
En effet, on va vous demander les questions usuelles, comme l’âge, le sexe, etc. Mais aussi, la durée de votre expatriation et selon celle-ci, vous aurez des questions complémentaires.
En effet, le questionnaire s’adresse prioritairement aux personnes qui ont résidé moins de 3 ans hors de France. La DITP s’engage à partir du vécu des usagers pour travailler à la simplification des démarches administratives et supprimer les lourdeurs du parcours pour les personnes parties depuis peu de temps et qui ont donc encore des attaches en France.
Pour les autres, le temps passé hors de France étant plus important, une autre enquête sera sûrement mise en place. Pour ceux qui correspondent aux critères, on vous demandera aussi quel est le pays où vous avez résidé, mais aussi les raisons qui vous ont conduit à quitter la France puis à y revenir.
A travers les questions, on devine que l’administration tente de créer un parcours « type » pour le retour en France tout en identifiant les principaux problèmes rencontrés par le citoyen.
Tous les retours d’expérience sont les bienvenus, plus l’administration aura de données illustrant différents parcours d’expatriation, plus elle pourra répondre aux attentes et créer les outils indispensables pour réussir la mobilité internationale.