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  • « Je pars, je vis et je reviens de l’étranger », l’expatriation simplifiée

    « Je pars, je vis et je reviens de l’étranger », l’expatriation simplifiée

    Le comité interministériel de la transformation publique est un organe créé en mai et placé directement sous la tutelle de la Première ministre, Elisabeth Borne. Son objectif est de simplifier et améliorer les démarches administratives en France. Parmi les dossiers, l’expatriation a une place de choix et bénéficie d’un programme dédié.

    Pour lancer les travaux, le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques de France, Stanislas Guerini, et notre ministre des Français de l’étranger, Olivier Becht, ont réuni lundi 26 juin les administrations concernées des ministères de l’Intérieur et des Outre-mers, de la Santé et des Solidarités, de la Transformation et de la Fonction publiques et de l’Europe et des Affaires étrangères.

    « Renforcer l’accompagnement de nos concitoyens à l’étranger fait partie de la feuille de route fixée par la Première ministre. Il s’agit, partout où cela est possible, de leur simplifier la vie et faire en sorte que leurs démarches, leur parcours, soit facilités par nos administrations. « 

    Olivier Becht, ministre des Français de l’étranger

    Dématérialisation du renouvellement des passeports 

    Un comité de pilotage tripartite regroupant le ministère de l’Intérieur (DLPAJ), le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (DFAE) et le ministère de la Transformation et de la Fonction publiques a été mis en place pour suivre le projet d’expérimentation de la dématérialisation du renouvellement des passeports dans le respect du calendrier. Un premier test devrait se dérouler pour nos compatriotes installés au Portugal et au Canada d’ici le 1er trimestre 2024.

    En cas de réussite, le dispositif devrait être généralisé et ainsi permettre aux Français de l’étranger de ne plus avoir besoin de se déplacer physiquement au consulat pour renouveler leur passeport. Il faudra tout de même s’être inscrit au registre consulaire comme il faut normalement le faire lors de toute expatriation. Se pose aussi la question des empreintes digitales, actuellement, à chaque renouvellement, celles-ci sont à nouveau « prises » par l’opérateur en mairie ou en consulat. En cas de renouvellement automatique, cela implique que celles-ci seront conservées par les autorités. On attend l’avis de la CNIL.

    Faciliter le retour en France

    Si l’arrivée dans un nouveau pays est toujours une épreuve, le retour en France, surtout si on a vécu depuis de nombreuses années en expatriation, peut aussi en être une.

    Une étude, réalisée au printemps par la direction interministérielle de la transformation publique auprès de plus de 600 Français, a identifié plusieurs axes d’amélioration des parcours de retour.

    Parmi les réponses proposées, le gouvernement veut renforcer l’accès à l’information en permettant aux Français d’anticiper les nombreuses démarches à faire lors du retour. Aussi, les ministères concernés proposent de mettre en place un partage d’informations entre administrations pour éviter de multiplier les démarches et la fourniture de justificatifs. Là aussi, si l’intention peut être louable, on peut s’inquiéter de ce partage d’informations qui est souvent remis en cause tant par la CNIL que par le Conseil constitutionnel. Pour rappel, le fichage des Français reste interdit !

    France Consulaire et France Services

    Lors de cette première réunion, un premier bilan de France Consulaire, le nouveau dispositif téléphonique d’appui aux Français de l’étranger pour les questions consulaires, a été présenté aux Ministres. Il a été annoncé que l’extension d’ici à la fin de l’année du dispositif à tous les pays européens était confirmé. Le reste du monde devra encore patienter.

    Enfin, sur le modèle des maisons France Services en France, les ministres ont lancé la création de scénarios pour développer un France Services des Français de l’étranger. Rappelons-le, c’était une promesse d’Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle de 2022. Pour cela, une mission de conseil interne sera mise en place en fin de cette année. Elle aura comme objectif de dessiner les contours de ce nouveau service public pour les Français de l’étranger.

  • Les 10 villes les plus chères du monde en 2023

    Les 10 villes les plus chères du monde en 2023

    Le cabinet américain de conseil en ressources humaines Mercer vient de publier son classement 2023 des villes où le coût de la vie et du logement est le plus élevé pour les expatriés. Voici les 10 destinations les plus chères cette année.

    Vous quittez la France ou vous avez envie de changer de pays de résidence ? Voilà une étude qui pourra vous aider dans le choix de votre future ville d’accueil. Ce mercredi 21 juin, Mercer a publié la 29ème édition de son palmarès des villes les plus chères du monde pour les expatriés en 2023. Le cabinet de conseil en ressources humaines a analysé et comparé le coût de plus de 200 postes de dépense “types” dans plus de 400 villes (logement, transport, nourriture, habillement, articles ménagers, divertissements…). Résultat : Mercer a sélectionné les 227 villes où le coût de la vie et du logement est le plus élevé.

    La surprise de cette année 

    Tokyo, la capitale du Japon, a disparu du top 10, pour s’établir à la 19ème position du classement. Mais l’Asie reste fortement représentée dans le haut du palmarès : Hong Kong est une nouvelle fois la ville la plus chère pour les expatriés, suivie de Singapour, qui a gagné six places dans le classement par rapport à 2022.

    Hong-Kong Downtown ©AFP

    Cinq villes européennes – dont quatre suisses – figurent également dans le palmarès mondial des lieux d’expatriation les plus onéreux en 2023 : Zurich (3ème), Genève (4ème), Bâle (5ème), Berne (7ème) et Copenhague, la capitale du Danemark (9ème).

    Pourquoi un tel classement ?

    En réalité, ce classement des villes les plus chères sert à nous même… mais surtout aux employeurs de ceux qui ont la chance d’être détaché. Il s’agit, en effet, d’une étude reconnue par les entreprises multinationales car elle les aide à déterminer leur stratégie de rémunération pour leurs employés expatriés. Car pour préserver le pouvoir d’achat de leurs salariés mutés à l’étranger, les employeurs doivent compenser l’écart entre le coût de la vie dans le pays d’origine et celui dans la ville de destination. Et ce, soit en augmentant les salaires en conséquence, soit en versant une allocation spécifique. Rappellons que cette situation, même si le mythe reste fort chez nos compatriotes en France, est de plus en plus exceptionnelle, et représente une ultra minorité des Français résidant hors de France.

    Dans le classement global des 227 villes les plus chères du monde pour les expatriés en 2023, il faut descendre à la 35ème place pour trouver une ville française : Paris, qui conserve le même rang que l’an dernier. Quatre autres villes apparaissent également dans le palmarès – les mêmes qu’en 2022 – : Nouméa, en Nouvelle-Calédonie (70ème), Lyon (92ème), Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe (103ème) et Toulouse (121ème).

  • L’Europe a eu tort de réduire ses capacités de défense, selon le Premier ministre néerlandais

    L’Europe a eu tort de réduire ses capacités de défense, selon le Premier ministre néerlandais

    L’Europe a eu tort de réduire ses capacités de défense dans les années et les décennies qui ont précédé la guerre en Ukraine, a déclaré le Premier ministre néerlandais Mark Rutte du parti libéral VVD (Renew) lors d’un discours prononcé samedi 24 juin à l’occasion de la Journée des anciens combattants.

    M. Rutte a prononcé son discours devant des anciens combattants néerlandais, des soldats en poste, des hommes politiques et des acteurs de la société civile au Théâtre royal de La Haye, où il a également évoqué la guerre en Ukraine.

    « Nous nous sentions tellement en sécurité en tant que société que nous pensions que la défense pouvait être réduite. Nous avions tort », a déclaré M. Rutte, cité par NOS.

    « Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la paix en Europe n’a jamais été autant sous pression qu’aujourd’hui », a-t-il ajouté.

    Le Premier ministre Mark Rutte lors de l’ouverture de la Journée néerlandaise des anciens combattants au Théâtre royal à La Haye, Pays-Bas, le 24 juin 2023. [EPA-EFE/Koen van Weel]

    Soutien aux soldats ukrainiens

    La veille, vendredi 23 juin, la ministre de la Défense Kajsa Ollongren du parti social-libéral Démocrates 66 (Renew) avait annoncé que les Pays-Bas investiraient un million d’euros supplémentaires dans la réhabilitation des soldats ukrainiens blessés.

    Accompagnée de la ministre ukrainienne des Anciens combattants, Yulia Laputina, Mme Ollongren a rendu visite à un groupe de soldats ukrainiens en cours de rééducation, qui ont été blessés durant la guerre contre la Russie, dans le Centre militaire de réadaptation (Militair Revalidatie Centrum, MRC) de la ville néerlandaise de Doorn.

    « C’est vous qui vous battez et vous vous battez aussi pour nous. Quand je vous regarde dans les yeux, je vois des hommes forts », a déclaré Mme Ollongren au cours de la visite.

    Environ 14 soldats ukrainiens en rééducation sont actuellement traités au MRC, et 32 au total y ont été soignés depuis la fin de 2021.

    Mme Laputina a indiqué que les deux pays continueraient de renforcer et d’affiner leur coopération dans le domaine de la rééducation des soldats.

    « Nous sommes […] en train de négocier pour permettre des missions de formation de nos thérapeutes et psychologues en réadaptation dans les centres de réadaptation aux Pays-Bas afin qu’ils partagent leur expérience et développent de nouvelles techniques », a-t-elle expliqué.

    Mme Laputina a ajouté que les deux pays envisageaient également le développement conjoint de centres de réadaptation sur le territoire ukrainien.

  • Le Royaume-Uni, la nouvelle terre promise de l’intelligence artificielle ? 

    Le Royaume-Uni, la nouvelle terre promise de l’intelligence artificielle ? 

    Près de deux ans et demi après l’entrée en vigueur officiel du Brexit, le Royaume-Uni tente de tourner la page. Le Premier Ministre Rishi Sunak entend placer son pays parmi ceux en pointe en matière de haute technologie. Il a ainsi déclaré récemment que « le pays sera une superpuissance scientifique et technologique » et a insisté afin qu’il devienne une référence en matière de super-calcul et d’intelligence artificielle. 

    À l’opposé de certains pays de l’Union européenne, le Premier Ministre britannique souhaite le développement des applications d’intelligence artificielle afin de doper la productivité. Le pari de l’intelligence artificielle que défend Rishi Sunak vise à reproduire les effets du Big Bang dans les années 1980 qui avait fait de Londres le centre financier de l’Europe.

    Avec le Brexit, le marché intérieur est devenu étroit. La concurrence américaine est forte.  

    Quels sont les atouts du Royaume-Uni par rapport aux autres pays européens ? Ce pays abrite plusieurs sociétés d’intelligence artificielle importantes, principalement à Londres, comme Google DeepMind. Il possède d’excellentes universités et accueille des chercheurs étrangers hautement qualifiés dont les entreprises ont besoin. L’accès de données est plus facile qu’au sein de l’Union européenne. L’État facilite leur accès. Aucun autre pays ne dispose d’un éventail de données sanitaires aussi important. Les dossiers de santé sont gérés par une seule entité, le National Health Service (NHS). Ils sont particulièrement complets. 

    L’essor des entreprises d’intelligence artificielle au Royaume-Uni n’est pas gagné d’avance car le pays doit surmonter quelques faiblesses. Avec le Brexit, le marché intérieur est devenu étroit. La concurrence américaine est forte. La grande majorité des entreprises implantées au Royaume-Uni le sont également outre-Atlantique où elles bénéficient d’un écosystème favorable. 

    Ces entreprises américaines privilégient de plus en plus l’Union européenne dont le marché intérieur est bien plus vaste. Même si Oracle dispose d’un centre de traitement des données graphiques nécessaires pour former les applications d’intelligence artificielle générative, aucun des géants du cloud-computing n’a encore choisi la Grande-Bretagne comme base de développement. Le Royaume-Uni manque d’ingénieurs et d’informaticiens pour créer un réel réseau d’entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle. Il doit encore clarifier sa législation qui se situe au milieu du gué entre celle, complexe, de l’Union européenne et celle, beaucoup plus libérale, des États-Unis. L’objectif serait d’instituer un ensemble de règles pragmatiques assurant la sécurité et la libre utilisation des données.

    Un sommet mondial sur la réglementation de l’intelligence artificielle 

    Rishi Sunak a annoncé, au début du mois de juin, lors d’une réunion à la Maison Blanche avec le président Joe Biden, qu’il organiserait un sommet mondial sur la réglementation de l’intelligence artificielle durant le prochain automne. Il entend d’ici là abandonner tout lien avec la réglementation de l’Union européenne. Le gouvernement britannique doit néanmoins tenir compte des réticences de la population et des Organisations Non Gouvernementales concernant l’exploitation des données personnelles, en particulier dans le domaine de la santé. 

    Les entreprises britanniques comme celles installées sur le continent européen souffrent d’un accès compliqué aux microprocesseurs de haute technologie. La création de centres de production prend du temps. Le développement des centres de recherche chargés de l’intelligence artificielle pourrait pâtir de ces goulets d’étranglement. 

    « Nous devons nous assurer que l’IA sera développée et utilisée en toute sécurité », a déclaré le Premier ministre britannique Rishi Sunak en déplacement à Washington DC.  ©Photo News

    Comme au sein de l’Union européenne, le gouvernement britannique multiplie les subventions pour favoriser l’implantation de centres de production spécialisés dans les microprocesseurs ou l’intelligence artificielle. Jeremy Hunt, le chancelier, s’est engagé à financer à hauteur de 1,1 milliard d’euros un supercalculateur à Édimbourg. Ce montant est malgré tout faible au regard des sommes investies par les GAFAM. Amazon dépense chaque année 25 milliards de dollars pour la gestion de ces données. Les contribuables britanniques ne peuvent pas suivre le rythme du secteur privé. Le gouvernement britannique devrait centrer ses aides sur les infrastructures, sur la formation d’ingénieurs et sur la recherche fondamentale. Il devrait s’assurer d’un approvisionnement fiable en énergie propre et abordable car l’intelligence artificielle en consomme des quantités importantes. Si la Grande-Bretagne n’a pas d’approvisionnement en électricité bon marché, elle aura du mal à persuader quiconque d’y installer de grands centres d’unités de traitement graphique. La file d’attente pour obtenir une connexion au réseau britannique freine les investisseurs potentiels.

    Transformer le Royaume-Uni en zone franche 

    Pour décarboner son économie, le gouvernement britannique souhaite encourager la captation du CO2 et son enfouissement. Les projets visent à stocker dans les gisements de pétrole et de gaz jusqu’à 78 milliards de tonnes de CO2. 20 milliards de livres d’investissements, en partie publics, auraient été prévus pour financer des investissements de stockage. Le gouvernement britannique souhaite transformer son pays en startup nation à l’image d’Israël. Ce choix est également celui de la France voire de l’Allemagne. Les concurrents sur ce terrain sont donc nombreux. 

    Pour attirer les investisseurs, le Premier Ministre anglais, dans le prolongement des promesses de Boris Johnson, propose de transformer le Royaume-Uni en zone franche bénéficiant d’une législation libérale. Cette politique risque de rencontrer l’hostilité de l’Union européenne qui ne veut pas d’un cheval de Troie à ses frontières. 

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 27.06.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 27.06.23

    Bonjour à tous, ce mardi 27 juin dans le flash quotidien des expatriés, on découvre avec stupeur le déficit de la CFE, on vous rappelle qu’il ne reste plus que quelques jours pour déclarer les biens immobiliers que vous auriez en France, et on conclut avec l’annonce d’Emmanuel Macron sur le cannabis. 

    45 millions de perte pour la CFE 

    C’est ce que révèle le dernier bilan de la Caisse des Français de l’étranger. Dans un article paru dans la lettre A, cette perte serait liée à des placements hasardeux. Contactée, la CFE accuse le média d’être malveillant et téléguidé. A nos demandes d’explications, la direction de la communication nous a indiqué que la présidence de la CFE apportera des contre-arguments dans les prochains jours. Il y a urgence, car depuis hier, de nombreuses rumeurs sur une fin d’activité se répandent. 

    30 juin, date limite de déclaration des biens immobiliers 

    Cette obligation de déclaration s’applique à toute personne propriétaire d’un local affecté à l’habitation mettra de calculer l’imposition sur lesdits biens. En plus du bien, il faudra indiquer s’il est loué, si c’est une résidence secondaire, si c’est la résidence principale d’un membre de votre famille. Selon vos réponses, la taxe d’habitation et la taxe sur les résidences secondaires seront ajustées

    biens immobiliers
    Biens immobiliers

    Cannabis : paiement des amendes 

    Faire payer immédiatement pour remédier au problème d’amendes impayées. C’est la solution présentée par Emmanuel Macron, en préambule de son déplacement à Marseille, pour lutter contre le trafic de drogue. Le président de la République a annoncé que les policiers qui verbaliseront les consommateurs de drogue pourront désormais faire payer les amendes forfaitaires immédiatement, soit par carte bancaire, soit en liquide.

    C’est tout pour aujourd’hui, belle journée où que vous soyez. 

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Les Français en force au Ramsgate International Film

    Les Français en force au Ramsgate International Film

    La 7ème édition du Ramsgate International Film & TV Festival s’est achevée ce dimanche 25 juin.
    Le festival est devenu le plus grand événement du genre dans le Sud-Est de l’Angleterre et cette année, il s’est tenu pendant quatre jours qui furent ponctués de projections et d’événements spéciaux aux 4 coins des villes hôtes, Ramsgate et Broadstairs. Le gala d’ouverture du jeudi 22 juin a pris ses quartiers au Palace Cinema de Broadstairs.

    Une clôture avec Pierre et Jeanne

    Le festival s’est terminé ce dimanche 25 juin avec la première du film Pierre et Jeanne, le premier film de l’actrice française primée Clémentine Célarié. La projection a été suivie d’une séance de questions/réponses avec Clémentine et le producteur Matthieu Rubin.

    Clémentine Célarié expliquant son film après la projection ©Alexander Seal / LFP / PGFE

    Ecoutez le podcast avec Clémentine Célarié

    11 longs métrages et 64 courts métrages

    Au total, 11 longs métrages et 64 courts métrages ont été présentés dans cinq catégories – fiction, documentaire, animation, expérimental et Web/TV – des cinq continents.

    La cérémonie de remise des prix a eu lieu dimanche 25 juin, avec la remise du Anchor Award, une pièce en bronze massif conçue par Dominic Grant, au Best of the Fest, et d’autres prix pour tous les gagnants. Une fois de plus, l’actrice nominée aux Oscars et lauréate des BAFTA et mécène du festival Brenda Blethyn a jugé le meilleur premier film. Dans les jurés de cette année il y avait l’acteur/réalisateur acclamé David Leon, Jane Sanger et Baz Russell.

    Pierre et Jeanne

    Le film est le premier long métrage derrière la caméra de Clémentine Célarié. L’histoire ? La famille Roland vit à Étretat. Jeanne, la cadette, hérite de la fortune de M. Maréchal, un ami des parents.

    Pierre le frère aîné s’enlise dans des questions remettant en cause le caractère sacré de la famille. Cet argent cache-t-il un lourd secret ?

    Ramsgate 

    Le port royal de Ramsgate est le joyau de la côte sud avec un bord de mer qui s’est développé avec de nouveaux restaurants, cafés et boutiques.

    Harbour Street a longtemps été un spectacle désolé et déprimant avec des locaux vides et des bâtiments négligés et délabrés – complètement en contradiction avec le front de mer animé de Regency, qui abrite également les plus grands Wetherspoons de Grande-Bretagne.

    Le Brexit et la Covid commencent tous deux à transformer les villes balnéaires anglaises autrefois négligées. Elles étaient chics il y a cent ans. Ce que la ville de Ramsgate regrette c’est le manque de cinémas. À l’époque il y avait 4 salles de cinéma mais avec les nouveaux cinémas qui se sont construits aux abords de la ville, il y a désormais une forte compétition…

    Quelques photos du festival

  • 31 juillet : nouvelle date limite pour déclarer l’occupation et les loyers des biens immobiliers détenus en France

    31 juillet : nouvelle date limite pour déclarer l’occupation et les loyers des biens immobiliers détenus en France

    Comme pour tous les citoyens, les Français de l’étranger doivent déclarer les biens immobiliers qu’ils détiennent en France ainsi que l’occupation actuelle (résidence secondaire, location, etc.) et les éventuels revenus perçus. Cette déclaration s’ajoute aux obligations fiscales. Nous en avons déjà parlé sur notre site, mais nous revenons, une nouvelle fois, sur les modalités pour l’effectuer, non avant le 30 juin comme prévu initialement mais le 31 juillet. Que ce soit hors de France ou dans l’Hexagone, les Français traînent les pieds pour effectuer cette démarche.

    Pourquoi remplir une déclaration d’occupation d’un bien immobilier ?

    Cette déclaration d’occupation est destinée à recouper les informations connues du fisc, afin que chacun soit imposé correctement, en vue de l’établissement des avis d’imposition :

    • de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et les locaux meublés non affectés à l’habitation principale
    • de la taxe sur les logements vacants
    • de la taxe d’habitation sur les logements vacants.

    Ces informations ont vocation à être utilisées dès l’imposition au titre de l’année 2023.

    La déclaration permet notamment d’établir clairement si un bien immobilier :

    • constitue bien la résidence principale de l’occupant
    • est vacant et depuis quelle date
    • doit être soumis ou pas à la taxe sur les logements vacants ou à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires

    In fine, la déclaration est susceptible de favoriser l’accroissement des ressources fiscales des collectivités locales.

    La déclaration des loyers s’inscrit par ailleurs dans le cadre de la future révision des valeurs locatives des locaux d’habitation (mise à jour des bases imposables).

    La DGFiP invoque également un enjeu environnemental, la déclaration en ligne remplaçant l’envoi de milliers de demandes de renseignements par courrier chaque année.

    Qui est concerné par cette déclaration d’occupation des logements ?

    Toute personne propriétaire d’un local affecté à l’habitation est soumise à cette nouvelle déclaration d’occupation et de loyer. La déclaration s’applique :

    • aux personnes physiques
    • aux personnes morales (SCI, bailleur social, etc.)
    • aux propriétaires occupants
    • aux propriétaires bailleurs, y compris lorsque le bien est géré par un tiers (agence immobilière, administrateur de biens)
    • aux propriétaires résidant en France
    • aux propriétaires vivant à l’étranger propriétaires de biens situés en France

    Outre les propriétaires au sens strict, sont également concernées les personnes titulaires de droits ayant la jouissance du bien tels que :

    • les propriétaires indivis (en indivision)
    • les usufruitiers (qui ont le droit d’occuper ou de louer le bien et d’en tirer un revenu).

    En revanche, dans le cadre d’un démembrement de propriété, le nu-propriétaire d’un logement n’est pas tenu d’effectuer une déclaration. Il sera soumis à l’obligation plus tard, lorsque la pleine propriété du bien sera reconstituée.

    Dans le cadre d’une société civile immobilière (SCI), la déclaration d’un seul associé suffit (une seule déclaration par bien est nécessaire). Même chose dans le cadre d’une indivision : la déclaration d’un seul coindivisaire suffit (il n’est pas nécessaire de saisir une déclaration par coindivisaire).

    Quels biens immobiliers et locaux concernés par la déclaration d’occupation ?

    La déclaration d’occupation concerne uniquement les locaux d’habitation et leurs dépendances.

    La déclaration vise donc :

    • les logements : maisons et appartements
    • leurs dépendances : parking, place de stationnement, garage, cave.

    Les terrains nus ne sont pas dans le champ de la déclaration d’occupation, celle-ci ne concernant que les biens bâtis.

    Les maisons et appartements sont concernés, quelle que soit la nature de l’occupation :

    • résidence principale
    • résidence secondaire
    • logement vacant
    • bien occupé à titre gratuit
    • bien loué nu, meublé, logement soumis à la loi de 1948, logement social, location saisonnière ou logement affecté à un usage professionnel

    Comment utiliser le service « Gérer mes biens immobiliers » ?

    La déclaration d’occupation et de loyer est une nouvelle obligation déclarative qui s’impose aux propriétaires de biens d’habitation depuis janvier 2023.

    Elle consiste à déclarer qui occupe au 1er janvier le ou les logements dont on est propriétaire, auprès de l’administration fiscale. La déclaration s’effectue en ligne au travers du service « Gérer mes biens immobiliers » (GMBI), sur le site Internet Impots.gouv.fr. Souvent, la démarche se limite à valider les informations déjà connues de la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Mais on peut aussi être amené à corriger ou à compléter les éléments pré remplis, si nécessaire (en cas de changement de situation).

    Cette nouvelle obligation fait porter la responsabilité des éléments déclarés au contribuable.

    Les propriétaires bailleurs peuvent, en plus des données d’occupation des biens immobiliers, renseigner le loyer mensuel d’un bien mis en location.

  • Paul-Henri Nargeolet : qui était le Français parti sur Titan ?

    Paul-Henri Nargeolet : qui était le Français parti sur Titan ?

    Qui était le Français Paul-Henri Nargeolet embarqué à bord de Titan à destination de l’épave du Titanic ?

    Regardez le portrait d’un explorateur passionné.

    OceanGate

    Depuis la disparition du sous-marin Titan dimanche 17 juin, la société organisatrice des expéditions avec ce submersible, OceanGate, est pointée du doigt.

    Paul-Henri Nargeolet, avec le manteau jaune, quelques jours avant l’expédition ©Twitter – OceanGate Expeditions

    Les critiques font état d’une « conception expérimentale » de l’appareil, qui a été construit en titane et en carbone et non avec un mélange d’acier et de titane comme la plupart des sous-marins. Ces matériaux inhabituels rendaient le Titan très léger par rapport aux autres submersibles (moins de 10 tonnes) mais sont-ils aussi à l’origine de son implosion et donc de la mort des cinq passagers?

    La trop faible résistance de la coque du sous-marin face à l’immense pression de l’océan, à 4000 mètres de profondeur, est en tout cas pointée par des spécialistes comme cause du drame.

  • Chaleurs extrêmes : près de 33 000 morts en France depuis 2014

    Chaleurs extrêmes : près de 33 000 morts en France depuis 2014

    Santé publique France (SPF) dévoile la première estimation du poids des canicules et des températures extrêmes sur la mortalité en France métropolitaine depuis 2014.

    Depuis 2014, sur une période s’étalant du 1er juin au 15 septembre, les fortes chaleurs ont été à l’origine de la mort de 33 000 personnes en France, d’après les dernières données de Santé publique France, compilées dans un rapport publié vendredi (23 juin).

    « Les résultats soulignent l’importance de la mortalité liée à la chaleur depuis 2014, et le besoin de renforcer l’adaptation dans un contexte de changement climatique rapide », peut-on lire dans le rapport. 

    Autrement dit, cela représente entre 1 000 et 7 000 décès chaque année. « Cet impact correspond à un faible nombre de jours par an, mais peut représenter jusqu’à 9 % de la mortalité estivale », avance Santé publique France dans son étude. 

    Depuis 2015, les canicules et les vagues de chaleur sont de plus en plus longues et gagnent en intensité. « On observe des vagues de chaleur dès le mois de juin, alors qu’avant c’était surtout en juillet et en août », notent les scientifiques.  

    Des températures extrêmes qui ont un impact sanitaire important, notamment en termes d’excès de mortalité. « La chaleur a un impact très rapide sur le corps. Lors de périodes de fortes chaleurs, l’état de santé peut vite se dégrader et nécessiter des soins urgents », poursuivent-ils.

    Depuis 2014, les fortes chaleurs ont été à l’origine de la mort de 33 000 personnes en France, d’après les dernières données de Santé publique France.  [Philippe Clement/Shutterstock]

    Dangerosité des canicules

    L’étude de SPF établit une différence entre canicule et forte chaleur. Une canicule se définit comme une période d’au moins trois jours de chaleur avec des températures maximales (jour) et des températures minimales (nuit) qui dépassent des seuils d’alerte définis par départements. 

    À titre d’exemple, pour la région Île-de-France (IDF), la température maximale est de 31 degrés et la température minimale de 21 degrés. 

    Si les décès ont été enregistrés durant des épisodes de fortes chaleurs, les périodes de canicule représentent un danger particulier : les canicules sont en effet les épisodes climatiques qui ont le plus d’impact sur l’ensemble de la population.

    « Parmi les décès, 28% ont été observés pendant les canicules telles que définies par le plan de gestion des vagues de chaleur, alors qu’elles ne représentent que 6 % des jours étudiés, justifiant ainsi une surveillance et une prévention particulièrement renforcées », selon le rapport. 

    Toutes les classes d’âge touchées

    Sur les 33 000 décès, 23 000 personnes étaient âgées de 75 ans et plus, mais toutes les classes d’âge sont touchées, alertent les experts de Santé publique France. 

    « Environ deux tiers de l’impact concerne, comme attendu, majoritairement des personnes de 75 ans et plus, mais il est à noter qu’une part importante (soit un tiers) concerne des personnes de moins de 75 ans », écrivent-ils dans le rapport. 

    Pour de nombreuses personnes, les températures extrêmes représentent des situations d’inconfort sans être mortelles : seuls 12 % des Français se considèrent fragiles ou très fragiles pendant une canicule.

    Quoiqu’il en soit quand la température monte, le risque de mortalité augmente, rappelle SPF, qui cible notamment les personnes pratiquant de l’exercice en pleine chaleur et les personnes vivant dans des bâtiments mal isolés.

    Paris ville mortelle

    La dangerosité des canicules ne concerne pas uniquement l’Hexagone, puisque selon le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), la chaleur est l’un des risques climatiques les plus préoccupants en Europe. 

    Dans une étude publiée en mars dernier dans la revue scientifique The Lancet, les scientifiques ont étudié 854 villes de plus de 50 000 habitants en Europe, afin d’analyser l’impact des températures sur la santé. Paris apparait comme la ville la plus mortelle d’Europe en cas de fortes chaleurs.

    En cause notamment, des îlots de chaleur urbains provoqués par la circulation routière, l’activité humaine ou encore les bâtiments élevés qui empêchent l’air de circuler.   

    Juste derrière Paris se trouve la ville d’Amsterdam. The Lancet souligne que dans l’ensemble, l’Europe de l’Ouest voit ses températures augmenter trois à quatre fois plus vite que le reste du continent. 

    À l’inverse, Londres serait la ville où le risque de mourir serait le plus élevé en cas de vagues de froid.

    De son côté, alors que l’année 2022 a connu un pic de décès liés à la chaleur (7 000), SPF appelle à «une adaptation structurelle et systémique à la chaleur pour réduire le risque pour la santé humaine tout au long de l’été.»

    «L’impact très important observé en 2022 par rapport aux autres années préfigure les défis à venir », conclut l’Agence de santé.