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  • Nicolas Sarkozy : «Je suis à la maison à Bruxelles»

    Nicolas Sarkozy : «Je suis à la maison à Bruxelles»

    « Je suis à la maison à Bruxelles ! » C’est par ces mots que Nicolas Sarkozy a fait son entrée à la librairie Filigranes où une rencontre-dédicace de son dernier livre* a été organisée ce 28 septembre.

    Un aller-retour express en Thalys pour promouvoir « Le temps des combats » auprès d’un public nombreux, près de 150 personnes, et constitué à plus de 90 % de belges. Pas étonnant, rétorquerez-vous, nous sommes en Belgique. L’ancien Président de la République compte de nombreux fans. Cependant, la faible présence française à cette rencontre interroge.

    Nicolas Sarkozy Lancelot un jeune belge fan de Nicolas Sarkozy.

    « Il est inspirant »

    Côté Belge, l’ex-chef de l’Etat français est une vraie star. Dans la file, comme on dit au plat pays, nous avons rencontré Lancelot, 25 ans  : « Nicolas Sarkozy est mon idole absolue en politique ». Et même si nous lui faisons remarquer qu’il n’avait que 9 ans quand l’ancien président des LR a franchi la porte de l’Elysée, le jeune belge affirme « il est inspirant ». Antonio, natif également du royaume, va dans le même sens : « J’ai toujours été fan de Nicolas Sarkozy, quel charisme ». Même écho pour un couple venant de Liège, Michaël et Alissia, qui a fait deux heures de train pour une signature. « Quelle chance vous avez d’avoir Nicolas Sarkozy en France et vous ne vous en rendez même pas compte » nous déclare Gilles, venu de Charleroi. Nous pourrions dérouler comme cela sur des pages et des pages. Côté Belge, Nicolas Sarkozy a fait le plein.

    Nicolas Sarkozy File d’attente pour la dédicace du livre de Nicolas Sarkozy.

    « Nous nous attendions à rencontrer plus de Français »

    Mais côté Français de Belgique, pourquoi sont-ils aussi rares ? Bouderaient-ils leur ancien Président de la République ? La librairie Filigrane est pourtant au cœur du quartier des instructions européennes à Bruxelles. C’est un lieu de rendez-vous connu où les expatriés français viennent acheter leurs livres. Nous nous attendions à rencontrer plus de nos compatriotes. Il y en avait certes quelques-uns, une petite poignée. Cette faible représentation à cette séance de dédicace intrigue quand on sait que les Français vivant à Bruxelles se comptent en plusieurs dizaines de milliers.

    Nicolas Sarkozy Nicolas Sarkozy en dédicace à Bruxelles.

    « Je n’ai pas envie de dire que je suis là »

    En France, les ventes du livre cartonnent. Le représentant des éditions Fayard présent lors de cette rencontre nous glisse à l’oreille qu’il « est très content » des premières séances de dédicaces organisées dans l’hexagone. Alors pourquoi la communauté française de Bruxelles n’a-t-elle pas répondu à cette invitation ? Myriam, que nous avons croisée après avoir fait dédicacer son livre, nous donne un premier indice. Originaire de l’Ariège, expatriée depuis 10 ans en Belgique, elle nous confie au sujet de Nicolas Sarkozy : « je l’ai toujours trouvé à part ». Souhaitant savoir pourquoi elle trouvait l’ancien chef d’Etat différent des autres politiques, Myriam s’est tout de suite refermée : « je n’ai pas envie de dire que je suis là ». 

    « Il ne compte plus »

    Apprécier Nicolas Sarkozy ferait-il mauvaise presse chez nos compatriotes de Belgique ? Jacques, un Français de 45 ans vivant à Uccle depuis plus de 20 ans nous partage sa réflexion : « Sarkozy, il n’y a plus que moi qui l’aime dans mon entourage. J’ai proposé à des amis de venir, aucun n’a voulu. Ils pensent qu’il ne compte plus, et les affaires ont aussi abîmé son image ». Les Français de Bruxelles ont donc boudé ce rendez-vous. « Mais si Nicolas Sarkozy cherche tout de même une terre d’accueil, il la trouvera en Belgique. Et vous savez pourquoi ? » nous interpelle Véronique, une native de Waterloo : « Il peut venir chez nous, car nous on l’aime ». D’accord, mais Waterloo, pour un Français…

    * Le temps des combats, éditions Fayard

  • Automobile, les dangers d’une guerre commerciale avec la Chine

    Automobile, les dangers d’une guerre commerciale avec la Chine

    La montée en puissance des ventes de voitures électriques chinoises en Europe conduit la Commission de Bruxelles à étudier l’idée d’une augmentation des droits de douane qui passeraient de 10 à 28 %. Un tel relèvement pourrait enclencher une guerre commerciale. La Commission de Bruxelles réagit aux demandes des constructeurs et des gouvernements européens qui craignent une invasion chinoise.

    Le danger chinois, un danger surestimé ?

    La montée en puissance des ventes de voitures électriques chinoises est réelle mais elle ne constitue pas un raz-de-marée. Au cours des sept premiers mois de 2023, 189 000 voitures chinoises ont été vendues en Europe, soit 2,8 % de toutes les ventes automobiles. Ce ratio monte à 8 % en ne retenant que les seules ventes de véhicules électriques. Ces ventes ont triplé de 2021 à 2023. Ces ventes sont réalisées par Polestar, MG, Aiways, Byd, Nio, Ora et Xpeng. D’autres marques chinoises devraient faire leur apparition en Europe comme Leapmotor. Selon La banque UBS, la part des constructeurs chinois dans les ventes de voitures en Europe pourrait atteindre 20 % d’ici 2030.

    La progression des ventes de voitures électriques est une volonté du gouvernement chinois de s’imposer dans ce secteur à fort rayonnement. Elle est également la conséquence de l’atonie du marché intérieur chinois. Les constructeurs n’arrivant plus à vendre en Chine décident d’exporter une part croissante de leur production.

    Le marché américain étant protégé par des droits de douane plus élevés et des subventions favorisant les constructeurs automobiles nationaux, les entreprises chinoises privilégient l’Europe. Les modèles chinois compacts correspondent davantage aux goûts européens. Les entreprises chinoises ont sans nul doute bénéficié d’appuis publics pour développer leurs programmes de véhicules électriques. De leur côté, les constructeurs européens reçoivent, comme ceux des États-Unis, d’importantes aides publiques.

    Les voitures chinoises sont moins chères que celles des autres pays grâce à une forte intégration verticale et des chaînes d’approvisionnement courtes. Les constructeurs chinois sont bien souvent fabricants de batteries.

    Automobile La Commission de Bruxelles pourrait augmenter droits de douane.

    Les Européens divisés par rapport aux constructeurs chinois ?

    Face à la menace chinoise, les constructeurs automobiles européens sont divisés sur le relèvement éventuel des droits de douane. Sur le segment haut de gamme, où la fidélité à la marque est forte, ils sont contre cette mesure. Vendant en nombre des voitures en Chine, Mercedes ou BMW seraient les premiers touchés par les mesures de rétorsion.

    En 2022, BMW a vendu 793 000 voitures en Chine, soit 33 % de ses ventes mondiales. Pour Mercedes, les chiffres respectifs sont de 619 000 et 30 %. Pour Volkswagen, ils sont de 3,1 millions et 40 %. La moitié des bénéfices nets des constructeurs automobiles allemands provient de Chine.

    En revanche, des marques telles que Renault ou Peugeot, qui ne dépendent pas de la Chine mais sont confrontées directement à la concurrence chinoise en Europe, souhaitent une augmentation des droits de douane. Cette hausse aurait comme conséquence des prix plus élevés pour les consommateurs. La Chine pourrait également pénaliser les constructeurs européens en relevant le prix des composants électroniques et des batteries dont sont dépendants les acteurs européens. 75 % des batteries produites dans le monde proviennent de Chine.

    L’entreprise chinoise CATL détient à elle seule 37 % du marché. La Chine est également en position de force pour la production et le raffinage de terres rares nécessaires pour les batteries.

    La guerre commerciale, la pire des mauvaises solutions

    Dans le passé, les guerres commerciales dans le domaine de l’automobile n’ont pas donné les résultats escomptés. En 2002, George W. Bush a eu recours à la section 201 de la loi sur le commerce de 1974 permettant d’augmenter les droits de douane pour protéger l’industrie américaine afin de soutenir les sidérurgistes. Le bilan a été négatif pour les États-Unis. Cette mesure aurait entraîné la suppression de 200 000 emplois dans le secteur de l’automobile. Les constructeurs ont, en effet, été confrontés à une augmentation de leur coûts de production.

    Par ailleurs, ils ont été contraints d’utiliser des aciers de mauvaise qualité et plus lourds, nuisant ainsi à leur compétitivité. La France avait dans les années 1980 décidé de limiter les ventes de voitures japonaises à 3 %, ce qui a dans les faits faussement protégé les marques françaises qui ont perdu des parts de marché à l’exportation en raison d’une faible compétitivité.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 29.09.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 29.09.23

    Bonjour à tous, nous voilà arrivés au dernier flash quotidien des expatriés du mois de septembre 2023. On finit le mois en saluant la décision prise d’inclure la lutte contre le harcèlement à l’AEFE comme celle de l’Académie française contre les anglicismes,e t on finira par les nouvelles dates du baccalauréat dévoilées ce jeudi 25 septembre 2023. 

    Le harcèlement combattu aussi à l’AEFE 

    Lors d’un séminaire en ligne organisée par la sénatrice Samantha Cazebonne, Gabriel Attal, ministre de l’Education nationale et Olivier Becht, ministre des Français de l’étranger, ont annoncé que les établissements voulant rejoindre le réseau français hors de France devraient dans leur dossier de candidature exposer les dispositifs de lutte contre le harcèlement. Une bonne nouvelle pour tous les petits Français de l’étranger.

    AEFE
    AEFE

    Avez-vous été victime d’une fantomisation ? 

    Par ce nouveau mot, il faut comprendre avez-vous été « ghosté ». La Commission d’enrichissement de la langue française dépendant du gouvernement et de l’Académie française a publié ce mois-ci une dizaine de mots qui rejoignent notre vocabulaire officiel afin de lutter contre la généralisation de certains anglicismes. Un autre exemple, pour replay il faudra donc dire service de rattrapage, plus étonnant pour « suspense » avec un S, il faudra dire coup d’effroi. Belle initiative mais sera-t-elle demain suivie par tout un chacun ?

    Langue française
    Langue française

    Les dates du Bac dévoilées 

    Après l’échec cuisant de la réforme appliquée en 2023 faisant passer 80% des examens en mars, entraînant de fait la désertion des classes par les élèves dès le mois d’avril, le gouvernement a annoncé un retour à la normale si on peut dire. Les dates communiquées sont le 14 juin pour l’épreuve écrite de français, le 18 juin pour l’épreuve de philosophie, les 19, 20 et 21 juin pour les épreuves de spécialités tandis que du 24 juin au 3 juillet se dérouleront le grand oral et celui de français. 

    C’est tout pour cette semaine, on se retrouve lundi pour une nouvelle semaine. Bon week-end à tous où que vous soyez !

  • Sur Réflexe-s.com, les ministres annoncent une évolution de l’homologation AEFE

    Sur Réflexe-s.com, les ministres annoncent une évolution de l’homologation AEFE

    Jeudi 21 septembre, la plateforme participative dédiée à l’Enseignement français à l’étranger (EFE), a organisé son webinaire de rentrée. L’organisation fondée par la sénatrice Samantha Cazebonne (Renaissance), elle-même ancienne proviseure de Lycée hors de France, recevait deux invités exceptionnels, Gabriel Attal (ministre de l’Education Nationale) et Olivier Becht (ministre des Français de l’étranger). Ensemble, ils ont annoncé une évolution de la procédure d’homologation d’un établissement au réseau de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE).

    Comment un établissement peut-il rejoindre le réseau AEFE ?

    Pour être reconnus comme établissements d’enseignement français à l’étranger, les établissements scolaires situés hors de France font l’objet d’une procédure d’homologation par le ministère chargé de l’Education Nationale en lien avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) attestant de leur conformité aux principes, aux programmes et à l’organisation pédagogique du système éducatif français.
    Cette homologation est assujettie à un dispositif de suivi et à une procédure de renouvellement tous les cinq ans.

    Depuis 2019, la procédure d’homologation comporte 6 points sur lesquels les établissements vont être contrôlés.

    En premier lieu, évidemment, c’est la place de la langue française  et sa maîtrise par le corps enseignant. Mais pas seulement. Le français doit aussi être la principale langue dans les couloirs comme dans la cour de récréation.

    Cependant, l’établissement ne peut être coupé de son environnement. Ainsi, une politique linguistique plurilingue est demandée. L’établissement homologué doit proposer des parcours adaptés selon les profils et un enseignement en langues étrangères équilibré avec celui du français.

    AEFE Le critère « Principes, programmes et valeurs du système éducatif français » est le 6ème pilier des conditions d’homologation.

    L’humain est donc bien au coeur des valeurs de l’AEFE. Logiquement, l’agence exige que les personnels soient qualifiés (une évidence) mais aussi régulièrement formés. Dans les faits, l’établissement doit s’engager dans une politique de formation régulière, de certification.

    Autre point pédagogique majeur, la participation des établissements et de leurs élèves aux  évaluations et examens français. Vous le savez, dans le réseau AEFE, on peut passer les épreuves du Brevet et du Baccalauréat.

    Enfin, l’AEFE procède aussi au contrôle des locaux et équipements mis à disposition des élèves et du corps professoral.  Ainsi, Le respect des règles de sécurité, de sûreté et des exercices de prévention sur la base des normes françaises sont contrôlés pour l’homologation.

    Pour finir, il existe un sixième critère intitulé « Principes, programmes et valeurs du système éducatif français ». De nombreux établissements ont d’ailleurs mis en place des dispositifs spécifiques. Grâce à la carte interactive ci-dessous, vous pourrez prendre connaissance des initiatives mises en place par ces derniers.

    Fait avec Padlet

    C’est ce critère qui nous intéresse aujourd’hui car il est au coeur des annonces des ministres faites le 21 septembre lors du webinaire.

    Bien-vivre sa scolarité

    Cela ne vous a pas échappé si vous suivez l’actualité en France ou tout simplement votre site dédié aux Français de l’étranger, Lesfrancais.press, que le « vivre-ensemble » à l’école est au coeur des priorité de nos compatriotes. Les faits divers de ces derniers mois ont ainsi poussé le gouvernement à réagir. Si on s’interrogeait sur les conséquences pour le réseau AEFE, nous avons eu un début de réponse jeudi 21 septembre dans le webinaire de Reflexe-S.

    Dans le sixième critère, “Principes, programmes et valeurs du système éducatif français”, qui est le plus récent dans le cahier d’homologation de l’agence, la notion de bien-être à l’école est la plus récente et fait partie du critère d’homologation.
    A l’origine, elle fut énoncée ainsi  : « L’établissement crée les conditions du vivre-ensemble et veille au bien-être des élèves et des personnels. L’établissement prend les mesures appropriées visant à lutter contre le harcèlement ». Concrètement, le projet de l’établissement doit pouvoir justifier, à l’aide d’indicateurs « des actions menées pour assurer le bien-être des élèves et des personnels [entre autres son équilibre d’emploi du temps], prévenir les situations de harcèlement, créer les conditions d’un climat scolaire serein et mener une politique inclusive ».
    Depuis mars 2022, elle a été renforcée suite à la création du délit de harcèlement dans le code de l’Education. Une notion martelée par la nouvelle directrice de l’AEFE, Claudia Scherer-Effosse, qui a déclaré lors du webinaire que « la priorité de la rentrée 2023 de lagence sera de partager un protocole pour lutter contre le harcèlement ».

    Si aucune statistique n’existe pour les jeunes Français de l’étranger, on sait qu’en France, 2,6 % d’élèves de CM1-CM2, 5,6% d’élèves au collège et 1,3% d’élèves au lycée déclarent subir du harcèlement. C’est donc naturellement que les ministres chargés de ce dossier ont décidé de revoir les procédures d’homologation afin d’accentuer la prise en charge de ces problématiques. De la sixième position, le critère “Principes, programmes et valeurs du système éducatif français” est devenu la notion prioritaire pour les prochaines homologations (nouvel établissement ou création).

  • Avez-vous été victime d’une fantomisation ? La langue française s’enrichit ! 

    Avez-vous été victime d’une fantomisation ? La langue française s’enrichit ! 

    Au travail, sur les réseaux sociaux, entre amis… Les anglicismes font partie intégrante du quotidien d’un grand nombre de Français. Dans les coulisses, une instance s’évertue à conserver la langue de Molière en l’adaptant au monde qui l’entoure: la Commission d’enrichissement de la langue française. Fin août, elle a publié son rapport que vous pouvez télécharger en fin d’article.

    Et pour ce faire, elle passe par le législatif. Ce jeudi 31 août 2023, la CELF a publié au Journal officiel une liste d’anglicismes pour lesquels elle propose une adaptation en français.

    400 spécialistes

    Créée en 1996 et composée de 19 membres, elle a pour mission « de favoriser l’enrichissement de la langue française, de développer son utilisation, notamment dans la vie économique, les travaux scientifiques et les activités techniques et juridiques, d’améliorer sa diffusion en proposant des termes et expressions nouveaux pouvant servir de référence, de contribuer au rayonnement de la francophonie et de promouvoir le plurilinguisme ».

    En s’appuyant sur un travail de plus de 400 spécialistes, des bénévoles pour la plupart, elle a donc publié une liste de nouveaux mots.

    Langue française La Commission d’enrichissement de la langue française a pour mission de préserver la langue française.

    Replay, suspense…

    Une dizaine d’anglicismes étaient dans le viseur de la Commission d’enrichissement de la langue française cette fois-ci. Parmi eux, certains sont particulièrement courants.

    C’est le cas du « replay » qui, a l’ère du visionnage de moins en moins linéaire de la télévision, a pris toute sa place dans notre quotidien.

    Or, ce mot ne plaît pas à la CLEF. À la place, elle conseille de dire « service de rattrapage » .

    Prenons un cas pratique. Il n’est pas encouragé de dire : « On regarde en replay le dernier épisode de L’amour est dans le pré ? ». Préférez : « On visionne l’épisode sur le service de rattrapage ? »

    Un autre mot bien ancré dans notre vie de tous les jours a fait les frais de la Commission d’enrichissement : le « suspense ».

    Idéal pour décrire une œuvre audiovisuelle ou tout type de situation incertaine, le mot ne ferait pas honneur à la langue de Molière. Parler d’un « coup d’effroi » est plus approprié.

    La liste complète de la Commission…

    Voici la liste complète des anglicismes et de leurs équivalents en français :

    • motion designer : animateur graphique
    • motion design : animation graphique
    • light art : art de la lumière
    • light artist : artiste de la lumière
    • co-authoring : coécriture
    • suspense : coup d’effroi
    • ghosting : fantomisation
    • fan fiction : fiction de fan
    • infodemic : infodémie
    • cosy crime : roman policier léger
    • replay : vidéo ou service de rattrapage

    Prêts à tous les adopter pour valoriser notre langue française ? 


    Téléchargez le rapport

  • Parfums d’Orient à l’Institut du Monde Arabe

    Parfums d’Orient à l’Institut du Monde Arabe

    De passage à Paris ? Partez à la découverte des parfums d’Orient dans une exposition qui fait vibrer tous nos sens, à admirer à l’Institut du Monde Arabe jusqu’au 11 février 2024.

    Un parfum de lavande nous transporte dans le Sud, l’odeur du gâteau au chocolat nous ramène en enfance… Les parfums ont un pouvoir extraordinaire, qui nous permet de traverser les frontières et les époques. L’Institut du Monde Arabe, lui, nous propose un autre voyage, sur les traces des parfums d’Orient. Cette exposition à la fois historique et culturelle est à découvrir du 26 septembre 2023 au 11 février 2024. 

    1000 m2 d’exposition

    Rencontrez ces Parfums d’Orient et découvrez leur histoire : sur plus de 1 000 m² d’exposition, passé et présent se mêlent dans un parcours qui fait fonctionner à la fois nos yeux… Et notre nez ! L’IMA a réuni près de 200 œuvres, sous forme de manuscrits, de peintures, de photographies, de textiles, de dispositifs odorants, de vidéos, de miniatures, d’installations… Ces pièces nous racontent l’origine des parfums, le rôle des huiles, des fragrances, l’histoire des baumes ou des fumigations. À travers ce parcours, c’est une myriade de pratiques culturelles et sociales du monde arabe qui se révèle.   

    Parfum Découvrez l’histoire des parfums d’Orient.

    Rencontrez les artistes du parfum

    Encens, myrrhe, ambre gris, rose, safran, jasmin, musc, bois de oud : chaque senteur représente un peuple, une époque, une pratique. Entre le Proche-Orient, l’Arabie, ou l’Inde, les usages ne sont pas les mêmes, les plantes diffèrent. Les parfums sont donc de véritables cartes d’identité pour les différentes cultures de l’Orient. Des effluves différents sont le signe de l’inconnu, du mystère… Et les marchands ont bien saisi tout l’attrait de ces essences originales.

    Le parfum est d’ailleurs un business important : distilleries, vendeurs, nez, cultivateurs de plantes, esthéticiens… De la plante à la peau, les étapes sont nombreuses, les professionnels aussi. 

    Agnès Carayon est la co-commissaire de cette exposition « Parfums d’Orient », TV5MONDE l’a reçue.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • N’ayez pas peur de l’intelligence artificielle 

    N’ayez pas peur de l’intelligence artificielle 

    Avec l’essor de l’intelligence artificielle (IA), les scénarii dystopiques se multiplient. Elle est accusée d’être une source de destruction d’emplois, de surveillance généralisée des populations, de discriminations, etc.

    Certains experts soulignent en revanche que l’IA permettrait de résoudre rapidement de nombreux problèmes que ce soit en matière de santé ou de lutte contre le réchauffement climatique. En permettant des gains de temps, elle accéléra le rythme des découvertes scientifiques. Elle ouvre la possibilité de mettre un terme à l’érosion des gains de productivité et de la croissance.

    Microscopes et télescopes

    Dans le passé, de nombreuses découvertes ont donné lieu à des espoirs qui n’ont pas été toujours concrétisés. Dans les années 1990, des experts affirmaient qu’Internet réduirait les inégalités, éradiquerait le nationalisme et augmenterait durablement la productivité. L’IA mérite néanmoins un examen approfondi. Elle peut être assimilée aux découvertes du microscope ou des télescopes au XVIIe siècle qui ont profondément changé la science et la recherche. Avec ces outils, les chercheurs ont privilégié les données tangibles. Leurs observations ont étayé leurs analyses. La science n’était plus la simple déclinaison des idées transmises de génération en génération depuis l’Antiquité. Ces découvertes ont permis de s’affranchir des interdits religieux. La conséquence fut de nombreux progrès en astronomie, en physique comme l’horloge à pendule ou la machine à vapeur, qui amorça la première révolution industrielle.

    Les avancées technologiques au cours des XIXe et XXe siècles ont été possibles par l’industrialisation des processus de recherche et de production. Les engrais artificiels, les produits pharmaceutiques et le transistors ont été rendus possibles par un traitement d’un nombre croissant de données.

    IA L’IA pourrait accélérer le rythme des découvertes scientifiques.

    Simulations et modélisations

    Les innovations donnent lieu désormais à des simulations et à des modélisations que ce soit en matière militaire, d’aviation, de météorologie ou de santé. Le développement de l’informatique ainsi que des technologies de l’information et de la communication entraîne une augmentation exponentielle des données qui pour être utiles doivent être traitées et analysées. Or, les capacités humaines sont de plus en plus insuffisantes pour effectuer ce travail.

    Le recours à l’IA est nécessaire pour accélérer le traitement des informations ou pour réaliser des simulations et des modélisations. Les outils et techniques d’IA sont désormais utilisés dans presque tous les domaines scientifiques.

    En 2022, 7,2 % des articles de physique et d’astronomie publiés mentionnaient le recours à l’IA. Cette proportion est moindre dans les sciences vétérinaires (1,4 %) mais elle est en augmentation.

    Formuler de nouvelles hypothèses, fondées sur l’analyse des données 

    L’IA offre la possibilité de mixer des données en temps réel et de mener de front plusieurs études qui interagissent. A la différence des systèmes de gestion informatique passés, l’IA est en capacité d’analyser des textes littéraires pour rechercher de nouvelles hypothèses, connexions ou idées que les chercheurs auraient négligées ou oubliées. Elle favorise le travail interdisciplinaire et l’émergence d’innovations aux frontières de plusieurs domaines. La création de robots scientifiques offre également des gains de temps appréciables. Les systèmes robotiques de recherche utilisent l’IA pour formuler de nouvelles hypothèses, fondées sur l’analyse des données et de la littérature existantes, puis testent ces hypothèses en réalisant des centaines ou des milliers d’expériences, dans des domaines tels que la biologie des systèmes et la science des matériaux.

    Les robots n’ont pas de préjugés

    Contrairement aux scientifiques, les robots sont moins attachés aux résultats antérieurs et n’ont pas de préjugés. Le principal frein à l’essor de l’IA provient des blocages sociologiques et du manque de formation des chercheurs. Certains d’entre eux refusent les nouveaux outils de recherche par crainte de perdre leur emploi ou par refus de l’innovation…

    L’IA n’est en soi pas la garantie d’une nouvelle révolution industrielle mais elle peut y contribuer sous réserve évidemment qu’un nouveau luddisme ne prenne pas forme. Il ne faut pas en avoir peur. Elle ouvre à la science de nouveaux espaces et peut réduire le coût des innovations. Pour cela, il faut éviter que l’IA ne devienne un enjeu de souverainisme économique en ces temps de retour du protectionnisme. L’IA n’a de valeur que si elle permet d’échanger et d’interpréter le plus grand nombre de données possibles en provenance de tous les continents.

  • Les ministres européens proposent des mesures controversées sur le contrôle des frontières

    Les ministres européens proposent des mesures controversées sur le contrôle des frontières

    Dans le cadre des débats sur le Pacte migrations et asile, les ministres européens se disent prêts à introduire de nouvelles règles permettant de fermer les frontières et empêcher le dépôt de demandes d’asiles dans les cas d’« instrumentalisation » par un pays tiers, selon les informations d’une source diplomatique.

    La pratique selon laquelle les gouvernements de pays tiers ouvrent leurs frontières ou encouragent les migrants à entrer dans l’UE, connue sous le nom d’« instrumentalisation », a été utilisée par des pays comme la Russie, la Biélorussie et le Maroc ces dernières années comme un moyen d’augmenter la pression géopolitique.

    « Il semble maintenant que l’instrumentalisation ne sera pas un texte séparé mais devrait être couverte par le règlement [général] sur la gestion des crises », a déclaré une source diplomatique à Euractiv.

    Le règlement sur la gestion des crises, qui vise à traiter les situations dans lesquelles un grand nombre de ressortissants de pays tiers traversent les frontières européennes dans un court laps de temps, est actuellement en débat dans le cadre du pacte migration et asile.

    Le Pacte, présenté par la Commission européenne en septembre 2020, est composé de dix propositions législatives qui visent à réviser et à mettre à jour la politique migratoire de l’Union.

    Selon la position du Parlement européen sur le règlement relatif à la gestion des crises, adoptée en avril, la Commission serait chargée de déterminer ce qui constitue une situation de « crise » dans un pays. Cela déclencherait alors une clause de solidarité pour les autres Etats membres qui pourraient décider comment aider, par exemple, en fournissant de l’argent, de l’équipement ou en offrant leur territoire pour la relocalisation des migrants.

    Dans le contexte des mesures de crise, les ministres européens font maintenant pression pour introduire une « exemption » au traitement normal des demandes d’asile pour les cas d’ «  instrumentalisation », selon cette même source.

    Cela s’appliquerait lorsque, par exemple, des pays comme la Biélorussie, la Russie ou le Maroc encouragent et/ou facilitent l’arrivée dans l’UE de ressortissants de pays tiers d’Afrique ou du Moyen-Orient via leurs pays.

    La révision prévue de la loi permettrait aux États membres de donner aux gardes-frontières le pouvoir de décider qui peut demander l’asile et qui ne le peut pas.

    On ne sait pas encore comment et selon quelle autorité les cas seraient classés comme des « instrumentalisations ».

    Début 2022, le président biélorusse Alexandre Loukachenko a ouvert les frontières du pays à un grand nombre de ressortissants de pays tiers originaires du Moyen-Orient et a facilité leur transport jusqu’aux frontières de l’UE, une décision qui a suscité une attention internationale considérable.

    En juin 2022, les autorités marocaines ont ouvert la frontière avec l’Espagne, permettant à un grand nombre de personnes de franchir la frontière, afin d’exercer une pression politique sur le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez sur une question de politique étrangère distincte.

    La proposition d’instrumentalisation a été critiquée par des groupes de la société civile car, selon le droit international, tout ressortissant d’un pays tiers peut demander une protection internationale lorsqu’il tente d’entrer sur le territoire européen. Toute expulsion sans évaluation de la demande individuelle est considérée comme un refoulement illégal.

    Différentes organisations et médias européens ont montré que les refoulements de ressortissants de pays tiers sont devenus de plus en plus fréquents dans l’UE ces dernières années.

    Contrôle des frontières Selon la position du Parlement européen sur le règlement relatif à la gestion des crises, adoptée en avril, la Commission serait chargée de déterminer ce qui constitue une situation de « crise » dans un pays. [Alexandros Michailidis/Shutterstock]

    Manque de temps

    Les tensions sur les négociations se sont accrues la semaine dernière lorsque le groupe de travail sur les migrations du Parlement européen a décidé de suspendre les discussions en trilogue sur deux dossiers clés du pacte — le système européen de comparaison des empreintes digitales (Eurocdac) et le système de filtrage — jusqu’à ce que les ministres de l’UE adoptent une position commune sur le règlement relatif à la gestion de la crise.

    Le rapporteur du Parlement sur le dossier de la gestion de crise, Juan Fernando López Aguilar, a déclaré lundi (25 septembre) que le Parlement pourrait bloquer l’ensemble du pacte si les ministres de l’UE continuaient à le « découper en morceaux ».

    Une fois que les ministres de l’UE ont adopté leur position sur le dossier, ils doivent trouver une position commune avec le Parlement européen dans ce que l’on appelle le trilogue, avec lequel les désaccords sont de plus en plus marqués.

    Cependant, les ministres de l’UE ont généralement plus de poids lorsqu’ils négocient dans les trilogues avec le Parlement européen, car en matière d’immigration, la plupart des pouvoirs et des compétences se situent au niveau national.

    Selon la feuille de route adoptée par les institutions européennes à l’automne 2022, les dossiers du pacte sur les migrations doivent être approuvés avant la mi-février 2024.

    Si l’UE ne parvient pas à approuver le pacte avant la fin du mandat, ce serait la deuxième fois que les institutions ne parviennent pas à approuver un cadre européen sur les migrations.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 28.09.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 28.09.23

    Bonjour à tous, nous sommes déjà le jeudi 28 septembre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Les titres de cette édition : LFI Berlin a fait sa rentrée – Le guide des jeunes expatriés – Cours d’empathie pour lutter contre le harcèlement 

    La rentrée de LFI à Berlin 

    Les membres ou sympathisants d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), de LFI, de Génération.s ainsi que des syndicats allemands Ver.Di et IG Metall se sont retrouvés pour débattre ce lundi 25 septembre. Ersilia Soudais, députée LFI et membre de l’Assemblée parlementaire franco-allemande (APFA) était l’invitée de cette soirée. Réunis autour de buffets solidaires, où chacun participe selon ses envies et possibilités, les Français furent nombreux en ce début de semaine. Des formules dînatoires qui servent à organiser aussi d’autres événements. Ces repas ont déjà « permis de financer une partie du grand meeting NUPES de la 7e circonscription des Français et Françaises de l’étranger qui se tiendra les 10, 11 et 12 novembre prochains à Berlin » selon l’organisatrice Asma Rharmaoui-Claquin. 

    LFI Berlin
    LFI Berlin

    S’expatrier quand on est jeune 

    C’est souvent un rêve pour les Français fraîchement sortis de l’école. Pourtant les écueils peuvent être nombreux. Afin de s’en préserver, le ministère des Affaires étrangères a publié en cette rentrée un guide à leur attention. Démarches pour les visas, couverture sociale, impact fiscal mais aussi astuces et conseils pour bien réussir son projet et préparer son retour en France.

    Jeunes expatriés
    Jeunes expatriés

    Des cours d’empathie en France 

    Gabriel Attal a annoncé l’inscription dans le cursus scolaire « de cours d’empathie » comme au Danemark. Une école pilote sera lancée dans chaque département dès la rentrée 2024. On ne sait pas si le dispositif sera élargi à l’AEFE.

    Gabriel Attal
    Gabriel Attal

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour le dernier bulletin de la semaine. 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger