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  • La presse britannique et le voyage royal en France 

    La presse britannique et le voyage royal en France 

    Le Roi Charles III était en France mercredi pour une visite de trois jours. Une rencontre sur fond de réconciliation avec le président français Emmanuel Macron, alors que les relations entre la France et le Royaume-Uni se sont tendues ces derniers mois. Mais des deux côtés de la Manche, la venue du roi ne passionne pas la presse britannique.

    La visite, reportée une première fois en mars dernier suite au mouvement contre la réforme des retraites, marque les premiers pas du roi. Une visite de trois jours qui se fera avec un programme dense, et qui a pour objectif également de renouveler les relations entre les deux pays, mises à mal par le Brexit.

    Le Roi de France

    Peu de unes de la presse étaient consacrées à la visite d’Etat du Roi Charles III en France. De nombreux journaux ont en effet préféré titrer sur l’annonce du Premier ministre Rishi Sunak de reporter les mesures phare de la politique climatique britannique, véritable coup de frein à la transition écologique.

    C’est le choix qu’ont fait le Guardian, le Financial Times, mais aussi le tabloïd The Sun, qui n’évoquent même pas l’événement sur leur une.

    Le Daily Express, consacrait l’essentiel de sa Une à la décision de Rishi Sunak, laissant une place pour le roi Charles qui « inaugure une nouvelle entente cordiale ». Le Daily Mail, offrait à la reine Camilla et à Charlotte Gainsbourg une part de sa Une, lors du dîner d’État à Versailles. Le journal The Times a lui coupé sa une en deux. L’image est celle des couples présidentiel et royal en grande tenue, avant le dîner d’Etat à Versailles.

    Le Daily Telegraph utilise la même image, et partage lui aussi sa une entre le roi et les annonces de Rishi Sunak avec “une entente très cordiale.”

    Après son discours au Sénat, le journal gratuit du soir, le Evening Standard avait en Une, “The King of France.”

    voyage royal Au Royaume-Uni, peu de unes de la presse ont été dédiées à la visite du Roi Charles III en France.

    La France, fan de la Famille Royale?

    Au Royaume-Uni, la presse a été plutôt surprise par l’accueil réservé à leur Souverain. En effet, le Daily Telegraph n’a pas hésité à lancer la question : “Pourquoi les Français sont-ils obsédés par notre famille royale ?” La France a donc véritablement sorti le grand jeu pour recevoir Charles III et Camilla. D’ailleurs, le journal a ajouté : “Nos voisins sont à la recherche d’un remplaçant au monarque qu’ils ont décapité il y a quelques siècles.” Le Times souligne que “des petites gens ont crié Vive le roi comme c’est le cas lors d’un voyage royal au Royaume-Uni.”

    Cette visite d’État a été un grand succès sur le plan de la sécurité et de l’accueil. On peut supposer que le roi va revenir en France très bientôt pour célébrer les 120 ans de l’Entente Cordiale.

  • Qui sont les Terre-Neuvas ?

    Qui sont les Terre-Neuvas ?

    C’est bien connu, les bretons sont fiers de leurs origines. Au rang des histoires auxquelles ils sont particulièrement attachés, il y a celles de leurs aînés Terre-Neuvas. Si en Bretagne on aime se les transmettre de génération en génération, les aventures de ces valeureux marins restent méconnues au-delà des frontières bretonnes. Si vous ne voyez absolument pas de quoi on veut vous parler ou que vous souhaitez que l’on vous raconte une nouvelle fois la courageuse histoire des Terre-Neuvas, vous êtes exactement là où il faut.

    La pêche à la morue

    Avant de vous raconter l’incroyable histoire des Terre-Neuvas, il semble important de planter le décor. C’est au 16e siècle que débute l’histoire de la grande pêche. S’en suivront alors, 5 siècles d’épopées marines. Les chalutiers français, mais également européens, se rendaient dans les eaux glacées du Canada pour y pêcher la morue. De France, les marins embarquaient principalement à Bordeaux, Fécamp, Granville et Saint-Malo. La pêche morutière était alors un secteur économique important qui nourrissait un grand nombre de familles.

    terre-neuvas Partez à la rencontre des Terre-Neuvas.

    Ces pêcheurs de l’extrême embarquaient pour Terre-Neuve dès le plus jeune âge, souvent avec d’autres hommes de la famille. Évidemment, tout au long des 5 siècles de cette histoire, les conditions de vie à bord et les techniques de pêche ont évolué.

    Pour autant, il suffit d’écouter l’un de ces marins se livrer pour comprendre que, même au 20e siècle, leur métier restait extrêmement difficile. Parfois au péril de leur vie, ils travaillaient jour et nuit, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, pour remplir les cales de leurs bateaux.

    Regardez le reportage de TV5MONDE 

  • La Banque Centrale Européenne, la force tranquille 

    La Banque Centrale Européenne, la force tranquille 

    « Rien n’est possible sans les hommes, rien n’est durable sans les institutions », avait coutume de dire Jean Monnet, l’un des pères fondateurs de l’Union européenne. Ce dernier estimait que la fin de la rivalité historique entre la France et l’Allemagne passerait par l’économie. Furent ainsi créés un marché commun de l’acier et du charbon, un marché commun plus global avec l’introduction d’un tarif douanier unique (CEE 1957), un marché unique (1993) puis la monnaie unique (1999). Cette dernière a donné lieu à la mise en place de la Banque centrale européenne (BCE) qui est indépendante des gouvernements nationaux.

    La BCE, en un quart de siècle, a réussi à s’imposer comme l’institution numéro 1 de la zone euro. Elle est devenue le symbole fédéral d’une Europe qui est toujours en quête d’une expression politique. Elle a surmonté la crise financière de 2008/2009, la crise des dettes publiques entre 2010 et 2014, l’épidémie de covid en 2020 et la guerre en Ukraine. Elle a bénéficié de l’affaiblissement de la Commission de Bruxelles et des oppositions croissantes entre les États membres. Elle a comme mission d’assurer la stabilité des prix et du système financier.

    Au nom de la défense de la monnaie, elle joue un rôle clef dans la maîtrise des déficits publics. Elle peut par les outils dont elle dispose orienter les politiques économiques et interagir sur l’emploi et la croissance. Elle étend son champ d’action aux politiques climatiques et aux relations commerciales internationales notamment avec la Chine.

    La BCE, une résilience à toute épreuve

    Chaque crise a permis à la BCE d’élargir son périmètre. En 2010, pour rassurer les investisseurs en pleine crise grecque, Mario Draghi alors Président de l’époque de la BCE avait promis de faire « tout ce qu’il faudra » pour protéger l’euro. Des moyens de financement avaient été mis en place afin d’aider la Grèce qui n’est pas sortie de la zone euro. La décision de Mario Draghi a évité un effet domino et fait depuis jurisprudence.

    À compter de 2015, la BCE a procédé à des rachats d’obligations pour lutter contre la déflation. Elle a également abaissé ses taux directeurs.

    Pendant la Covid-19, Christine Lagarde, l’actuelle présidente, la BCE a mis en œuvre des plans importants de rachats d’obligations publiques et privées pour soutenir l’économie et faciliter le financement des dépenses publiques (plan de rachats de 1 700 milliards d’euros d’obligations).

    En 2022, elle a annoncé que la banque centrale pourrait, le cas échéant, effectuer des rachats sélectifs d’obligations pour venir en aide à des États en difficulté et dont les écarts de taux avec ceux de l’Allemagne augmenteraient. Cette annonce visait, en particulier, à éviter des attaques financières contre l’Italie dont la dette publique est la plus importante au sein de la zone euro. La simple évocation de ces rachats a permis – jusqu’à maintenant – d’écarter la résurgence d’une crise malgré la hausse des taux directeurs décidée pour lutter contre l’inflation.

    Banque Centrale Européenne la BCE est devenue le prêteur en dernier ressort des gouvernements de la zone euro.

    Prêteur en dernier ressort des gouvernements de la zone euro

    Même si cela n’était pas officiellement prévu par le Traité de Maastricht, la BCE est devenue le prêteur en dernier ressort des gouvernements de la zone euro. Afin de contourner l’interdiction du financement des États prévue par le traité, les responsables de la BCE sont contraints de placer leurs décisions sous le prisme de la stabilité de la sphère financière et notamment de la soutenabilité des dettes publiques.

    La BCE joue un rôle international de premier plan en relation avec les autres grandes banques centrales. Elle peut influer non seulement sur le taux de change mais aussi sur les politiques des banques commerciales de la zone euro ou en dehors. Ainsi, elle assure, en partie, l’approvisionnement en dollars de la Pologne qui n’est pas membre de la zone euro. En revanche, elle ne le fait pas pour la Hongrie qui est en bute avec les autorités européennes sur de nombreux points. Elle pourrait à terme aider l’Ukraine en acceptant des swaps en dollars. Sur ce dernier point, elle aura cependant besoin d’un accord du Conseil des Ministres des Finances de l’Union européenne.

    La BCE, un acteur international de premier plan

    En ce qui concerne la guerre en Ukraine, la BCE intervient dans le cadre de la surveillance de la bonne application des embargos. Elle a pris position pour une sécurisation des gels des avoirs des ressortissants russes quand certains États auraient souhaité pouvoir les utiliser. Au niveau du FMI ou de la Banque mondiale, les positions de la BCE, qui est la deuxième banque centrale au niveau mondial, comptent.

    Consciente du poids croissant de la monnaie commune, la BCE travaille à renforcer son internationalisation. Elle travaille sur l’éventuelle création d’une monnaie numérique, qui pourrait contribuer à faciliter les transactions. Elle a mené sur ce sujet des tests grandeur nature lui permettant d’être en avance par rapport à la FED.

    Le développement d’un euro numérique pourrait placer la BCE comme un acteur clef dans le financement de l’économie en réduisant le rôle des banques commerciales.

    La transition énergétique, la nouvelle frontière de la BCE

    La BCE en tant que superviseur du système financier européen souhaite accélérer la transition énergétique. Pour justifier cette immixtion sur le terrain climatique, elle souligne notamment qu’une transition énergétique plus rapide réduira les risques de crédit des banques à moyen terme. À cet effet, elle a publié le 6 septembre dernier un test de résistance climatique allant dans ce sens. Christine Lagarde a évoqué la possibilité d’aller plus loin en prenant des considérations écologiques dans le cadre de la distribution des prêts.

    La BCE qui, depuis sa création a été essentiellement présidée par des anciens ministres de l’Économie ou par des anciens hauts fonctionnaires issus des ministères financiers, n’est pas réellement contestée même si de temps en temps, des opposants soulignent encore son manque de légitimité démocratique.

    En jouant un rôle de paratonnerre depuis 1999, l’euro a convaincu un nombre croissant d’Européens. Les responsables politiques qui souhaitaient la sortie de leur pays de la zone euro se montrent désormais plus discrets à ce sujet.

    La légitimité de la construction monétaire européenne n’en demeure pas moins fragile en raison de sa nature supranationale et de sa jeunesse. En cas de forte récession, de difficultés majeures dans un État membre de première importance ou d’opposition tranchée d’un État membre au niveau de la politique budgétaire, la BCE pourrait être fragilisée. Ces faiblesses potentielles expliquent en partie le fait que l’euro ne constitue que 20 % des réserves de change mondiales loin derrière le dollar. Sa dépréciation ces dernières années en est également une illustration.

    Pour autant, l’euro constitue une véritable réussite de la construction européenne. Compte tenu des chocs subis, sans la monnaie commune, l’Europe aurait certainement connu de nombreuses crises monétaires et de change.

  • Emmanuel Macron : le retrait des soldats français au Niger

    Emmanuel Macron : le retrait des soldats français au Niger

    La présence diplomatique et militaire de la France au Niger sera rapatriée d’ici la fin de l’année, a annoncé dimanche (24 septembre) le président Emmanuel Macron, ce qu’il refusait il y a encore quelques semaines.

    « Dans les prochaines heures, notre ambassadeur au Niger va revenir en France », a annoncé Emmanuel Macron, lors d’une interview sur France 2 et TF1. Fin août, la junte au pouvoir avait ordonné l’expulsion de l’ambassadeur de France. M. Macron l’avait refusé, dès lors qu’il ne reconnaissait pas leur légitimité.

    Niger « La France, parfois seule, a pris toutes ses responsabilités grâce à [ses] militaires », a déclaré Emmanuel Macron, en saluant les résultats de l’opération Barkhane. [EPA-EFE/JULIEN DE ROSA]

    « Nous ne sommes pas là pour être les otages de putschistes », a poursuivi le président, en référence aux conditions de vie des soldats et des diplomates français sur place. Le 15 septembre dernier, il avait déjà évoqué la situation critique de l’ambassadeur et des diplomates, qui étaient « pris en otage », selon le président. « On empêche de livrer la nourriture, ils mangent avec des rations militaires », avait-il expliqué.

    Niger Avec le retrait des troupes, Emmanuel Macron a aussi annoncé la « fin de la coopération militaire » avec le Niger.

    Outre la représentation diplomatique française, la présence militaire au Niger sera aussi rapatriée « de manière ordonnée, dans les semaines et les moins à venir », avec un retrait de l’ensemble des soldats « d’ici la fin de l’année », a déclaré M. Macron. Environ 1 500 soldats français sont sur place, « à la demande des pays de la région », dans le cadre d’une mission de lutte contre le terrorisme. Ils sont cependant empêchés de sortir des bases militaires françaises depuis l’arrivée au pouvoir des putschistes.

    Avec le retrait des troupes, Emmanuel Macron a aussi annoncé la « fin de la coopération militaire » avec le Niger, car « les autorités de fait […] ne veulent plus lutter contre le terrorisme ».

    « Les putschistes sont les amis du désordre » a-t-il considéré, en ajoutant qu’ « au Mali, il y a chaque jour des dizaines de morts. Il y a plus de morts liés au terrorisme islamiste au Niger depuis le début de ce coup d’État qu’il n’y en a eu dans les 18 mois précédents ».

    « La France, parfois seule, a pris toutes ses responsabilités grâce à [ses] militaires », a-t-il ajouté, en saluant les résultats de l’opération Barkhane, sans laquelle « la plupart de ces pays auraient déjà été pris par des califats territoriaux et des djihadistes ».

    « Nous continuerons d’aider le continent africain pour lutter contre le terrorisme. Mais seulement si cela émane de gouvernements démocratiquement élus », a-t-il précisé.

    En effet, le président français a réitéré à plusieurs reprises ces derniers mois que la France ne reconnaissait pas l’autorité des putschistes, mais bien celle du président déchu Mohamed Bazoum, « la seule autorité légitime du Niger, qui a été élu par son peuple ».

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 26.09.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 26.09.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des Français de l’étranger du mardi 26 septembre 2023. Aujourd’hui, on revient sur le départ annoncé de l’ambassadeur de France au Niger, du retour de la COVID et du STAFE 2024.

    Départ du Niger 

    Ce dimanche 24 septembre, le président a donc annoncé le retour « dans les prochaines heures » de l’ambassadeur français à Niamey ainsi que le départ des troupes françaises d’ici la fin de l’année. C’est donc un nouveau recul français en Afrique ! Quel avenir pour les Français sur place ? On ira prochainement à leur rencontre.

    Niger

    La COVID menace-t-elle de nouveau la planète ?

    C’est la question qu’on peut se poser alors que dans de nombreux pays les taux de contamination et d’hospitalisation sont à la hausse. En tout cas, le virus n’a pas pris de vacances, le nombre de nouveaux cas recensés dans le monde a bondi de 80% sur un mois, avec 1,5 million de contaminations supplémentaires du 10 juillet au 6 août. Retrouvez le dossier spécial sur le site Lesfrancais.press 

    Covid-19

    STAFE 2024

    C’est parti pour la campagne 2024 du STAFE. Vous le savez, c’est le dispositif qui a remplacé la réserve parlementaire. Toutes les associations dirigées par des Français de l’étranger, qu’elles soient de droit français ou local, peuvent présenter un dossier. Cette année, ce sont les initiatives liées au sport, JO oblige, qui seront favorisées. Vous avez jusqu’au 20 octobre pour retirer un dossier de candidature dans les consulats et jusqu’au 27 du même mois pour déposer votre projet. Tous les détails sur nos sites. 

    STAFE 2024

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin des Français de l’étranger. 

    Écouter votre programme

  • STAFE 2024 : date limite le 27 octobre 2023

    STAFE 2024 : date limite le 27 octobre 2023

    Le « STAFE », dispositif de Soutien au Tissu Associatif des Français de l’Étranger, contribue au financement des projets associatifs initiés par des Français établis hors de France. Il a été mis en place en 2018, à la suite de la suppression en août 2017, par la Loi de moralisation de la vie publique, du système des réserves parlementaires, lesquelles permettaient jusqu’alors de soutenir financièrement ce type de projets.

    En 2023, 276 projets ont ainsi été présentés à la Commission nationale, 187 ont été retenus (192 dossiers avaient été soutenus).

    Poser sa candidature ? 

    Seules les associations (droit français ou local) existant depuis plus d’un an au moment du dépôt des candidatures sont admises à déposer un dossier, et la subvention ne doit pas être la seule source de financement du projet.

    Les règles usuelles continuent de s’appliquer :

    • La subvention ne doit pas être la seule source de financement du projet. Le maximum est fixé à 50%. De manière exceptionnelle, ce taux est plafonné à 80% pour les petites associations dont le budget global n’excède pas 10 000 € et qui sollicitent une subvention inférieure à 2000 € au titre du projet.
    • Le montant sollicité doit être inférieur à 20 000€.
    • Le budget annuel global (recettes totales 2021) de l’association ne devra pas excéder 1 M€.

    Pour présenter votre dossier, vous avez jusqu’au 27 octobre 2023, soit 15 jours de moins que l’année dernière. Il est possible de le retirer jusqu’au 20 octobre 2023. 

    Ce dernier est à retirer et à remettre auprès du consulat ou du poste diplomatique dont vous dépendez. Certains Conseillers consulaires organiseront des sessions d’accompagnement, n’hésitez pas à les contacter (les coordonnées sont dans la rubrique « élus » des sites des consulats et ambassades).

    STAFE 2024Vous avez jusqu’au 27 octobre 2023 pour déposer votre dossier.

    2024, l’année des Jeux Olympiques 

    Chaque année, une thématique est mise en avant pour la campagne de STAFE. L’année dernière, le soutien aux entrepreneurs avait été mis à l’honneur. Les dossiers sur cette thématique seront, eux aussi, accueillis avec bienveillance. Cette année, place au Sport ! 

    Les Jeux olympiques se déroulant à Paris l’été prochain, l’administration française et le ministère des Français de l’étranger ont voulu axer la campagne sur ce thème. La thématique étant large, les associations peuvent proposer de nombreux projets comme l’accès aux sports chez les jeunes, les personnes âgées mais aussi la découverte ou l’implantation de sports français dans leur pays de résidence, les idées, à ne pas en douter, ne manqueront pas. 

    Comme chaque année, nous vous conseillons de vous rapprocher des élus des Français de votre circonscription consulaire (leurs contacts sont disponibles sur les sites des ambassades et consulats). En effet, ils sont membres au moins d’une des commissions qui doivent valider le dossier de candidature de l’association. Nous en reparlerons. 

    Bonne chance à tous ! Et merci pour votre soutien aux Français de l’étranger.

  • Niger : Macron annonce le retour prochain de l’ambassadeur

    Niger : Macron annonce le retour prochain de l’ambassadeur

    Ce dimanche 24 septembre, le président a donc annoncé le retour « dans les prochaines heures » de l’ambassadeur français à Niamey ainsi que le départ des troupes françaises d’ici la fin de l’année.

    « La France a décidé de ramener son ambassadeur », que Paris refusait jusqu’ici de rappeler, et « nous mettons fin à notre coopération militaire avec le Niger », a déclaré Emmanuel Macron lors de cette interview télévisée, indiquant que les 1 500 militaires français partiraient « dans les semaines et les mois qui viennent » et que le retrait serait achevé « d’ici la fin de l’année ».

    Le président a également profité de cette prise de parole à la télévision pour clarifier la position de la France au Niger depuis le coup d’État survenu le 26 juillet. « Il n’y a plus de Françafrique, et quand il y a des coups d’État, nous, on n’interfère pas dans la vie politique des pays », a-t-il rappelé.

    Sylvain Itté – ambassadeur de France au Niger

    Fin de l’opération française

    L’occasion de confirmer que la fin de l’opération militaire française au Niger allait « être organisée dans le temps, dans les semaines à venir ». C’est « la fin de cette coopération », a-t-il regretté, ne souhaitant pas que les militaires français soient les « otages des putschistes ».

    Le retour des soldats se fera « de manière ordonnée dans les semaines et mois qui viennent ». Emmanuel Macron a d’ailleurs annoncé que ce départ serait organisé en concertation avec les putschistes. « Parce que nous voulons que ça se fasse dans le calme » assure-t-il encore.

    En revanche, le président a assuré que la France ne cesserait pas d’accompagner le continent africain pour lutter contre le terrorisme. « Nous ne le faisons que si c’est à la demande des pouvoirs démocratiquement élus et des autorités régionales ».

    Nyagalé Bakayoko, docteure en sciences politiques décrypte la situation sur TV5MONDE

  • Covid, va-t-elle faire son grand retour ? 

    Covid, va-t-elle faire son grand retour ? 

    La Covid ne prend toujours pas de vacances et a refait parler d’elle au cœur de l’été en France comme dans d’autres pays, avec un rebond épidémique jusqu’alors modéré mais invitant à la vigilance.

    Le nombre de nouveaux cas recensés dans le monde a bondi de 80% sur un mois, avec 1,5 million de contaminations supplémentaires du 10 juillet au 6 août. 

    Le virus continue de circuler 

    Si, depuis début mai, l’OMS ne considère plus la pandémie comme une urgence sanitaire mondiale, « le virus continue de circuler dans tous les pays, continue de tuer et continue de changer », a souligné mercredi son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus.

    Sa version EG.5, surnommée Eris par certains scientifiques, est actuellement la plus scrutée car elle pourrait être porteuse du rebond. Les rassemblements estivaux dans l’hémisphère nord et la baisse d’immunité ont aussi pu jouer.

    Ce sous-variant de la famille Omicron, membre du lignage XBB, semble plus transmissible que d’autres en circulation -probablement sous l’effet de nouvelles mutations génétiques-, et peut-être plus capable d’échapper aux défenses immunitaires.

    Plus de 17% des cas de Covid recensés dans le monde mi-juillet relevaient d’EG.5 (+7,6% sur un mois), selon l’OMS.

    La Covid longue

    Selon le responsable onusien, c’est « une maladie complexe que nous connaissons encore très mal » bien qu’un Européen sur 30 a souffert d’une Covid longue lors des trois dernières années. D’après ces estimations, environ 36 millions d’habitants de la région, qui rassemble 53 pays et s’étend jusqu’à l’Asie centrale, ont sans doute été touchés par une Covid longue.

    Covid La campagne de vaccination contre la Covid a été avancée.

    Lancement de la campagne de vaccination 

    Ainsi face à une augmentation de la circulation du virus responsable de la Covid-19, le ministre de la santé, Aurélien Rousseau, a décidé d’avancer la campagne de vaccination de deux semaines, au 2 octobre, a-t-il annoncé vendredi 15 septembre à l’Agence France-Presse (AFP).

    La vaccination pour les personnes les plus fragiles devait initialement s’effectuer en même temps que celle qui concerne la grippe saisonnière, le 17 octobre, mais le ministre a décidé de suivre l’avis du Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires (Covars), qui recommande « l’accès au rappel vaccinal dès que possible ».

    Les Français de l’étranger ne résidant pas en France ont vocation à être vaccinés dans leur pays de résidence. Toutefois, s’ils devaient être présents sur le territoire français, ils peuvent accéder à la vaccination s’ils rentrent dans les critères de priorisation et à condition de présenter un justificatif d’identité (carte d’identité française ou passeport français). De même, les Français résidant en France mais ne disposant pas de droits maladie, pourront accéder à la vaccination.

    Pour rappel, le SARS-CoV-2 se transmet par l’air, y compris quand on respire, et les masques sont bien utiles, a fortiori s’il s’agit de masques FFP2. De nombreuses études ont montré leur efficacité en termes de réduction de la transmission et de l’infection. 

    Si la baisse de l’effort de surveillance est compréhensible en soi : l’investissement ne pouvait être soutenu sur le temps long, il faut cependant rester vigilant. La transition vers un système de surveillance moins coûteux, et donc moins direct, a été opérée par de nombreux pays.

  • Retour sur le voyage du Pape à Marseille

    Retour sur le voyage du Pape à Marseille

    Un Pape à Marseille, cela n’était plus arrivé depuis le 16ème siècle. Lors des deux jours de la visite du pontife romain à Marseille, organisée officiellement pour clôture les Rencontres Méditerranéennes, François aura réservé ses interventions les plus fortes au sujet de l’immigration.

    L’immigration

    Dès vendredi, le pape a dénoncé les « tragédies des naufrages provoqués par des trafics odieux et le fanatisme de l’indifférence ». L’indifférence devient fanatique et les personnes qui risquent de se noyer lorsqu’elles sont abandonnées sur les flots doivent être secourues. C’est un devoir d’humanité, c’est un devoir de civilisation », a-t-il déclaré devant le monument à la mémoire des disparus en mer. Depuis 2013, le Pape François a fait de cette question l’axe majeur de son pontificat.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

    La fin de vie

    Outre l’immigration, François a brièvement rappelé sa position sur la fin de vie. Il a alerté sur le danger de « la perspective faussement digne d’une mort douce », alors qu’un projet de loi sur la fin de vie est attendu de façon imminente en France. « Qui écoute les gémissements des personnes âgées isolées qui, au lieu d’être valorisées, sont parquées dans la perspective faussement digne d’une mort douce, en réalité plus salée que les eaux de la mer ? », s’est interrogé le pape, alors que les arbitrages de l’exécutif autour d’un nouveau droit sur « l’aide active à mourir » seront scrutés avec attention dans le futur projet de loi.

    Messe géante au Vélodrome

    Point d’orgue de ces deux jours, le pape a célébré une messe au Stade-Vélodrome, après avoir remonté l’avenue du Prado et salué les dizaines de milliers de personnes qui s’y trouvaient. Dans l’enceinte sportive, où les supporters habituels de l’OM ont hissé des tifos à son effigie, François a remercié les organisateurs pour leur « accueil chaleureux ». Il a particulièrement salué les Français ayant cheminé depuis Nice, rendant hommage aux victimes du « terrible attentat » du 14 juillet 2016. Il a ensuite prononcé quelques phrases pour toutes les personnes frappées par le terrorisme et celles aujourd’hui touchées par la guerre en Ukraine.

    Le pape François salue la foule à son arrivée au Stade-Vélodrome, où il a célébré une messe devant près de 60 000 personnes, le 23 septembre 2023. VATICAN MEDIA / VIA REUTERS

    Les explications avec François Mabille, professeur de Sciences politiques, spécialiste des religions.