Attention danger ! La Tunisie est en première ligne du réchauffement climatique. Les ressources naturelles locales déjà limitées – l’eau et les sols – sont soumises à une intense pression de la part des activités humaines (agriculture, mines, industries, tourisme) concentrées dans les zones côtières. Autant de secteurs qui génèrent des pollutions diverses et variées dans l’eau et les sols.
L’industrie textile, comme par exemple, les ateliers de fabrication de pantalons de jeans, et l’exploitation des phosphates dans la région de Gafsa sont extrêmement polluantes. Et très consommatrices en eau : la fabrication d’un jean nécessite entre 3 000 et 10 000 litres d’eau selon le niveau de traitement. L’agriculture, qui est principalement tournée vers l’exportation, est aussi vorace en eau.
Dans ce pays souvent désertique, la pression sur la ressource pour satisfaire la demande est considérable, notamment dans les périmètres irrigués qui utilisent près de 80% des ressources mobilisées. Le sur-pompage des eaux souterraines aggrave la pression sur le milieu naturel.
La Tunisie est en première ligne du réchauffement climatique
Reverdir la Tunisie
Depuis plusieurs années, l’agriculture souffre de sécheresses récurrentes qui favorisent l’exode rural. « Pour compenser la raréfaction des pluies », explique Samia Mouheli, enseignante à l’Institut supérieur des sciences biologiques appliquées de Tunis (ISSBAT), « les agriculteurs utilisent toujours plus d’engrais et de pesticides. L’Etat tunisien commence à proposer des solutions en termes d’irrigation, mais cela aurait dû être fait depuis longtemps. » Selon la FAO, on est passé de 5 kilos d’engrais chimiques utilisés à l’hectare au début des années 60 à près de 25 kilos au milieu des années 90.
En Tunisie, les vignerons ont de plus en plus de mal à cultiver et produire le raisin.
Viticulture en danger
Les conséquences du réchauffement climatique en Tunisie se font sentir jusque dans les vignes. Dans le secteur de la viticulture, les vignerons ont de plus en plus de mal à cultiver et produire le raisin.
Les partis allemands, de la gauche à l’extrême droite, ont assuré Israël de leur soutien dans une déclaration commune exceptionnelle, alors que M. Scholz prédit qu’une « tempête de feu » est en train de frapper le Moyen-Orient.
Jeudi (12 octobre), les députés allemands ont voté à l’unanimité une résolution qui affirme leur « pleine solidarité » avec Israël et appelle le gouvernement à lui apporter un « soutien sans équivoque » à la suite de l’attaque du groupe militant palestinien Hamas samedi (7 octobre).
L’attaque est sans précédent depuis la guerre de 1973 avec l’Égypte et la Syrie, et a conduit à la déclaration de guerre d’Israël le week-end dernier.
Avant le vote, le chancelier Olaf Scholz et le gouvernement avaient dénoncé à plusieurs reprises les attaques. Ils ont déclaré qu’ils soutenaient la réponse militaire d’Israël, estimant que le pays avait le droit de se défendre contre les menaces existentielles « en vertu du droit international ».
« En ce moment, il n’y a qu’une seule position pour l’Allemagne, et c’est celle qui se range du côté d’Israël (…) La sécurité d’Israël est une priorité fondamentale de l’État allemand », a déclaré M. Scholz devant les députés du Parlement jeudi.
Inquiétude face à la « tempête de feu » provoquée par l’Iran
Toutefois, la capacité du gouvernement allemand à intervenir tant sur un plan logistique que militaire est limitée par sa distance et son manque d’ancrage dans la région.
La dimension régionale du conflit pour le gouvernement allemand est apparue clairement lorsque M. Scholz a pointé du doigt le gouvernement islamiste de l’Iran, « sans lequel le Hamas n’aurait jamais pu mener son attaque ».
Il a exprimé sa crainte que le conflit ne s’étende si l’organisation chiite libanaise Hezbollah, proche alliée de l’Iran, s’y mêlait.
« Il y a la menace d’une tempête de feu désastreuse avec des ramifications jusqu’en Afrique du Nord et au Yémen », a-t-il averti.
Jeudi, les députés allemands ont voté à l’unanimité une résolution qui affirme leur « pleine solidarité » avec Israël et appelle le gouvernement à lui apporter un « soutien sans équivoque » à la suite de l’attaque du groupe militant palestinien Hamas samedi. [EPA-EFE/HANNIBAL HANSCHKE]
Médiation
Dans ce cadre, l’Allemagne a offert à Israël ses services de médiation, alors que les israéliens retenus en otage par les forces du Hamas se comptent en centaines.
M. Scholz a annoncé qu’il était en contact étroit avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et qu’il s’entretiendrait avec le président turc Recep Tayyip Erdoğan vendredi (13 octobre).
Malgré les critiques, il a également accueilli l’émir du Qatar pour une visite d’État jeudi, qui avait été planifié avant l’attentat.
Le Qatar est un acteur majeur du conflit, soupçonné de soutenir les activités du Hamas dans la région. Les médias internationaux ont rapporté que le chef du Hamas, Ismaël Haniyeh, était basé au Qatar.
« Il est important [que le Chancelier allemand] puisse avoir de telles conversations à ce stade et passe le message qu’il faut cesser de financer le Hamas », a plaidé le député conservateur (CDU) Armin Laschet.
Dans un changement majeur par rapport à l’ordre du jour initial, M. Scholz a confirmé que la discussion sur le rôle du Qatar en tant que médiateur serait l’un des principaux objectifs de la réunion.
Le gouvernement a également tenu à souligner que l’Allemagne prenait des mesures fermes contre les activités associées au Hamas, en réponse aux célébrations publiques de ce week-end par certaines organisations pro-palestiniennes.
Scholz a annoncé l’interdiction de toutes les activités célébrant les crimes du Hamas en Israël, y compris l’utilisation des symboles du Hamas, l’apologie du meurtre et de l’homicide involontaire et la mise à feu du drapeau israélien.
Jeudi, il a annoncé la dissolution du groupe pro-palestinien Samidoun, un réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens.
Massacres : bébés, enfants, femmes, civils, soldats. L’émotion ne suffit pas. L’indignation ne suffit pas. L’ampleur des actions terroristes, les prises d’otages, les relents d’antisémitisme, ici et ailleurs, réveillent toutes les peurs, appellent toutes les condamnations : cela ne suffit toujours pas. Déjà, comprendre pourquoi le Hamas agit ainsi, maintenant, en tirer des principes d’action.
Le Hamas n’est pas une milice indépendante. Elle n’est pas une force représentant « le peuple palestinien ». C’est une milice de seigneurs de guerre, qui tient Gaza sous sa coupe concurrencée par d’autres milices, qui suit les mêmes règles que les gangs. Avec deux caractéristiques particulières : D’une part l’idéologie islamiste et antisémite, enseignée dès l’enfance par des manuels subventionnés en partie par les pays européens. Le Président tunisien, comme les dirigeants algériens, du Hezbollah ou du Fatah, exprime ce même antisémitisme banal que l’on a si bien connu en Europe. L’autre caractéristique est d’être financièrement et militairement dépendant de l’Iran … et du Qatar. Complice le Qatar ? Alors lui faire entendre raison. Prendre en otage, non seulement des Israéliens (et des Français), mais surtout sa propre population, lui permet au Hamas de participer au grand jeu mondial.
Ces bandes terroristes – Hezbollah, Hamas, Djihad, Boko Haram, la Katibah Nusantara indonésienne – de l’Afrique à l’Asie a pour cibles premières victimes les populations de ces régions. La paix n’y viendra qu’en les éradiquant, avec les populations qui en sont victimes.
Le terrorisme n’est qu’une méthode de combat, qui vise à disperser les forces ennemies, faire de la propagande, brandir une menace multiforme, qui permet des contacts, des financements amis et alliés, une « reconnaissance » des « ennemis ». Le Hamas ne s’était-il pas entendu avec Israël contre le Djihad ?
Les États-Unis refusent à Israël de détruire les bases de missiles balistiques et les sites de production d’uranium enrichi.
Mais l’Iran a commandé la fin du statu quo. L’Iran construit son arsenal nucléaire. Israël bombarde régulièrement les positions des Pasdarans en Syrie, en Irak, en Iran. Il y a une dizaine de jours, l’aviation israélienne a encore détruit des convois et des sites des Gardiens de la Révolution. Mais les États-Unis refusent à Israël d’attaquer franchement l’Iran, de détruire les bases de missiles balistiques et les sites de production d’uranium enrichi. Ce n’est pas facile, ce sont des bases et usines souterraines.
Sans les informations et les munitions américaines, Israël réduit ses chances. L’Arabie saoudite, ayant compris que les États-Unis n’empêcheraient pas les Ayatollahs d’accéder à la bombe atomique, a choisi la réconciliation avec l’Iran, sous l’égide de la Chine, en complicité avec la Russie de Poutine sur le pétrole.
Si les États-Unis mettent un veto à Israël pour attaquer les sites de production atomique iraniens, pourquoi se battraient-ils pour l’Arabie saoudite, eux qui ont déserté l’Afghanistan et la Syrie ? Eux qui n’arment pas les Ukrainiens au point de leur permettre de l’emporter ?
Preuve en est faite par l’Azerbaïdjan. L’affaiblissement de la Russie leur a fait abandonner l’Arménie. L’Arménie, s’est tournée in extremis vers les États-Unis. Inutile. En une semaine, l’Azerbaïdjan a repris le Haut Karabakh, avec le soutien des Israéliens et de la Turquie. Elle est prête à aller plus loin.
Les Israéliens arment les Azéris, ils y gagnent la possibilité de se poser sur des bases d’Azerbaïdjan, qui a une longue frontière avec l’Iran. Azéris et Iraniens vivent dans une suspicion mutuelle. La dynastie des Aliev, issue de l’URSS, n’est pas islamiste, ce qui lui vaut l’indulgence des Européens, en plus du gaz et du pétrole. Les Iraniens craignent l’influence « laïque » et moderniste de l’Azerbaïdjan sur leur population : Il y a près de 20 millions d’Azéris en Iran.
Un lit d’enfant ensanglanté dans le kibboutz Kfar Azza sur une photo publiée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu le 11 octobre 2023 à la suite de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre. (Crédit : X/Netanyahu)
La guerre du Hamas arrange les Russes, elle détourne l’attention américaine de l’Ukraine vers Israël. Elle arrange les Chinois.
Les Iraniens ont en revanche un accord militaire avec les Russes, qu’ils fournissent en drones, tandis que les Russes les aident dans la production de missiles balistiques. L’Iran a aussi un accord stratégique avec les Chinois, qui leur achète leur pétrole ; et les réconforte par leur présence militaire avec leur base de Djibouti. Les Iraniens abreuvent le Hezbollah et le Hamas en armes. Enfin les Russes ont d’excellentes relations avec le Hamas, leur leader était à Moscou il y a peu.
La guerre du Hamas arrange les Russes, elle détourne l’attention américaine de l’Ukraine vers Israël. Elle arrange les Chinois. Les États-Unis aimeraient se concentrer sur la Chine, la voilà prise avec l’Europe et le Moyen-Orient. L’élection présidentielle qui s’approche fragilisera de toute façon l’administration en place.
Se forme un axe antiaméricain renforcé par l’antisionisme : Mauritanie, Algérie, Tunisie, Libye, Yémen, Syrie, Irak, Iran, Afghanistan, Malaisie, mais aussi Venezuela et Nicaragua ont franchement soutenu le Hamas. Beaucoup d’autres prônent la « désescalade », façon de renvoyer les adversaires dos à dos.
C’est en pariant sur cette « désescalade » que le Hamas a déclenché son offensive. Israël ne peut punir la population de Gaza, au risque de s’aliéner les sympathies que les atrocités du Hamas ont provoquées. Les interventions militaires israéliennes dans Gaza, se sont toujours terminées par des accords. Ainsi le Hamas aura pris le leadership sur les factions palestiniennes, y compris en Cisjordanie, alors que l’autorité palestinienne est déconsidérée.
Téléguidée par Téhéran, cette attaque met les pays arabes qui s’apprêtaient à rejoindre les « Accords d’Abraham » dans une position impossible. Les Accords d’Abraham, qui permettent reconnaissances, échanges et coopération, entre Israël et pays arabes, passent les Palestiniens par pertes et profits. La riposte israélienne sur Gaza provoque déjà la « solidarité » dans beaucoup des pays arabes.
En attaquant Israël, l’Iran mobilise les forces israéliennes sur Gaza et le Liban, où règne le Hezbollah. Mais il est impossible à Israël de toucher le Hezbollah seul, tant les populations sont imbriquées au Liban.
La guerre du Hamas, à visage terroriste découvert, ressemble dans son mépris pour la vie humaine, à celles menées en Ukraine ou au Haut Karabakh. L’efficacité de l’effroi paie. Cette guerre imposée à Israël n’est pas donc seulement la guerre du Hamas.
La riposte israélienne n’est pas de faire le siège de Gaza. Elle serait de détruire les sites nucléaires iraniens. Là est l’enjeu. Pour nous tous.
Elle implique l’Iran et les soutiens affichés du Hamas. Au second rang, ceux qui vont appeler à la paix, c’est-à-dire à l’impunité, à la préservation des actions iraniennes et l’accès à la bombe. Là est l’enjeu. Pour tous, y compris la France.
La riposte israélienne n’est pas de faire le siège de Gaza. Ce serait une punition injuste, absurde, inefficace. Elle serait, avec l’accord des Américains et des Européens, de détruire les sites nucléaires iraniens. Quand un gouvernement tue des jeunes filles, finance des terroristes qui décapitent des nourrissons, empoisonne l’eau des écoles de filles, que serait-il capable de faire avec une bombe atomique ?
Si l’Iran sort vainqueur, par Hamas interposé, comme l’a été le Hezbollah après l’échec de l’intervention israélienne au Liban, alors, ce sera pour l’Europe et les États-Unis, pour toutes les démocraties, une défaite stratégique majeure. Le Moyen-Orient sera perdu, les populations musulmanes les éternelles victimes de guerres de plus en plus féroces. Inutile d’espérer un avenir au Liban, en Irak, en Syrie, en Iran, en Afrique… Et les Européens, constamment sous la menace, devront payer tribut aux tyrans, terroristes et autres tortionnaires.
La guerre du Hamas n’est pas celle du Hamas. Elle est celle de l’Iran, elle est, hélas, la nôtre. Pour construire une paix possible, il faut frapper vite et fort, à la source.
À l’inverse, frapper les responsables de ces massacres aidera la révolution iranienne, pourrait libérer le Liban, hâter une coalition dans la suite des Accords d’Abraham, des États-Unis à l’Arabie saoudite en passant par l’Égypte, l’Europe et la Turquie, pour donner un véritable avenir à une population palestinienne débarrassée du Hamas et aux populations du moyen orient qui souffrent depuis des lustres.
Les Palestiniens qui vivent en Israël ne sont pas terroristes, ils travaillent, ont des élus à la Knesset et même un ministre dans le précédent gouvernement. Ils ne vivent ni dans l’oppression, ni dans la misère. Ce qui est possible pour les Palestiniens israéliens l’est pour les autres, s’ils sont débarrassés de l’oppression des terroristes. Les pays arabes seront prêts à participer s’ils sont débarrassés de la menace de la bombe iranienne. Pourquoi aideraient-ils les suppôts de l’Iran ? Et pourquoi les aidons-nous ?
La guerre du Hamas n’est pas celle du Hamas. Elle est celle de l’Iran, elle est, hélas, la nôtre. Pour construire une paix possible, il faut frapper vite et fort, à la source. Puis construire un plan de paix, un avenir aux populations, dans un système autre que celui de la rente terroriste, sous couvert de religieux en haine de l’humanité.
Laurent Dominati
Laurent Dominati
a. Ambassadeur de France
a. Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press
Bonjour à tous, nous sommes le lundi 16 octobre, vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans nos titres : Hommage à Samuel Paty et au professeur tué à Arras vendredi – L’écriture inclusive un danger pour la francophonie ? – Retraite : point mort pour les Français de l’étranger.
3 ans après Samuel Paty, Dominique Bernard
Deux jours après la mort de Dominique Bernard dans un attentat terroriste dans un lycée d’Arras, un hommage a rassemblé quelque 5 000 personnes, dimanche 15 octobre, devant l’hôtel de ville d’Arras, sur la Place des Héros, pour rendre hommage à l’enseignant. Et ce lundi, dans les établissements de France, mais aussi dans de nombreuses écoles françaises du réseau AEFE, des échanges auront lieu pour mettre dans le contexte ce nouvel attentat avant de procéder à des commémorations en l’honneur du professeur d’histoire-géographie victime lui aussi de la barbarie, il y a 3 ans jour pour jour.
Dominique Bernard et Samuel Paty
Yves Bigot, vent debout contre l’écriture inclusive
Dans un podcast, à découvrir sur Lesfrancais.press, le président de TV5MONDE et des Alliances françaises donnent son avis sur l’écriture inclusive. Pour lui, alors que la langue française est déjà extrêmement complexe, ce qui est un frein au développement du nombre de locuteurs, l’écriture inclusive rajoute une couche de complexité qui ne peut que détourner les apprenants de notre langue.
YanChantrel, Sénateur des Français établis hors de France, est notre invité d’« En toute Confidence » publié hier dimanche. Membre du groupe socialiste au Sénat, il vient de questionner le gouvernement au sujet d’une promesse faite. En effet, lors de la réforme des retraites, le ministre Oliver Dussopt avait acté la création d’un groupe de travail spécifique. L’instauration de ce dernier devait aider à la mise en application du nouveau régime de retraites pour les Français de l’étranger. Sept mois après cette promesse, celui-ci n’existe toujours pas. Et pourtant les problèmes sont nombreux et au premier chef le temps de traitement pour liquider sa retraite, aujourd’hui, il faut compter 10 mois en moyenne.
C’est tout pour ce lundi, on se retrouve demain pour une nouvelle édition.
En toute confidence » est un podcast dédié à 100 % aux Françaises et Français de l’étranger.
Tous celles et ceux qui façonnent la France dans le monde viennent répondre à nos questions. Ils nous partagent leur vision de l’expatriation et apportent leurs idées nouvelles et concrètes pour faciliter notre vie au quotidien. « En toute confidence », c’est votre espace de débat qui relie la France à ses compatriotes vivant à l’étranger.
Animé par Caroline Ettori.
Yan Chantrel, sénateur des Français établis hors de France, est notre invité d’« En Toute Confidence ». Membre du groupe socialiste au Sénat, il vient de questionner le gouvernement au sujet d’une promesse faite. En effet, lors de la réforme des retraites, le ministre Oliver Dussopt avait acté la création d’un groupe de travail spécifique. L’instauration de ce dernier devait aider à la mise en application du nouveau régime de retraites pour les Français de l’étranger. Sept mois après cette promesse, celui-ci n’existe toujours pas.
« La réponse du ministre a été une non-réponse »
Lors d’une question orale au Sénat, Yan Chantrel a donc interrogé le ministre actuel des comptes publics, Thomas Cazenave sur ce sujet : « Quand aura lieu ce groupe de travail ? » Interpellé dans l’hémicycle, le membre du gouvernement n’a pas répondu. «La réponse du ministre a été une non-réponse», nous confie l’élu du groupe socialiste.
Thomas Cazenave, ministre délégue aux Comptes publics, répondant à la question orale du sénateur Yan Chantrel
« Il faut à tout prix que le gouvernement mette ce groupe de travail en place »
N’ayant pas obtenu les informations souhaitées, Yan Chantrel « compte bien évidemment les relancer » et promet qu’il va continuer à se battre. Sur la question des retraites « il y a quasi autant de cas spécifiques qu’il y a de pays » explique le sénateur.
«Le système peut être très pénalisant pour nos compatriotes établis hors de France.» C’est pour cela, poursuit-il « qu’il faut à tout prix que le gouvernement mette ce groupe de travail en place. »
Regardez la vidéo de la question oral de Yan Chantrel
Dans ce podcast, le parlementaire des Français de l’étranger évoque aussi l’organisation souhaitée d’assises de la protection sociale pour les expatriés. Les sujets sur l’avenir de la Caisse des Français de l’étranger (CFE) ou de l’aide sociale qui est aujourd’hui « mal versée et mal adaptée » pourraient s’intégrer dans cette discussion. Le sénateur souhaite ainsi que « différents groupes » se créent. Il souligne que les élus de proximité sont à associer à ces travaux.
Yan Chantrel
« Réarmer notre service consulaire »
Le budget de l’Etat pour 2024 est actuellement en discussion au sein du Parlement. « Réarmer notre service consulaire au niveau de son administration » est une priorité pour Yan Chantrel. Le sénateur des Français établis hors de France trouve positif « que le budget augmente ». Pour autant « le consulaire ne doit pas rester le parent pauvre », notamment dans les créations de postes.
L’indice de position sociale
Evoquant les bourses scolaires, le sénateur mène une action pour que l’utilisation de l’indice de position sociale (IPS) soit mise en place dans les collèges et lycées français à l’étranger. Il est déjà effectif pour les écoles sur le sol français. « C’est un thermomètre, un bon outil pour mesurer la mixité dans nos établissements. » Dans un contexte où le Président de la République a fixé comme objectif de doubler les effectifs des élèves dans les établissements français à l’étranger d’ici 2030, « il faut donner plus de moyens » notamment pour « poursuivre cette politique de mixité ».
Yan Chantrel
« Le 49.3 a lieu à l’Assemblée nationale, et pas au Sénat »
Ces différentes discussions s’insèrent dans un contexte possible d’utilisation du 49.3 par le gouvernement d’Elisabeth Borne. Le sénateur socialiste rappelle cependant que « le 49.3 ne veut pas dire suppression de nos amendements ». Il ajoute que « le 49.3 a lieu à l’Assemblée nationale, et pas au Sénat ». Le débat aura donc lieu et les amendements proposés seront soumis au vote. Ils pourront donc être repris par le gouvernement. Pour autant, le parlementaire représentant les Français de l’étranger « espère qu’ils n’activeront pas le 49.3 ».
Situation en Israël : « être en lien avec le terrain et la diplomatie »
Enfin, « En Toute Confidence » questionne le sénateur sur la situation en Israël. Quel est le rôle d’un élu national dans ce contexte ? Le parlementaire fait part de l’expérience vécue. « Être en lien avec le terrain et la diplomatie ». Ceci « pour connaître les besoins spécifiques de nos compatriotes sur place. Et intervenir de la manière bénéfique ». C’est ce travail commun qui a notamment permis d’organiser les vols entre Israël et Paris. Et de rapatrier en France certains de nos ressortissants.
En toute confidence est en écoute sur plusieurs plateformes
La Francophonie, c’est l’humain, l’art et le monde, tout un programme que décline TV5MONDEPlus en ce mois d’octobre. L’équipe de la seule plateforme francophone AVOD mondiale vous a déniché des programmes d’exception.
Ainsi, on ira à la rencontre des francophones du Sénégal au Québec, on s’interrogera sur la parentalité au XXIème siècle. On suivra aussi, Richard Orlinski qui poursuit sa recherche d’artistes à travers le monde. Enfin, on s’amusera de la diversité d’emploi de la langue française sur la planète. Une planète qui est d’ailleurs en danger, même dans la douce Suisse, les équipes de la RTS nous font découvrir ses glaciers qui s’effacent peu à peu du paysage. Emerveillement, rires et émotions sont au menu de ce mois d’octobre sur TV5MONDEPlus.
Fictions : Politiques africaines et guide de survie aux enfants
On commence avec deux séries, une qui vous conduira dans les coulisses des jeunes requins de la politique africaine. Autres jeunes dont on doit se méfier, nos enfants ? Comment y survivre ? C’est avec cette approche décalée et pleine d’humour que nos amis canadiens s’interrogent sur la parentalité au XXIème siècle.
Wara
2023 – Série – Saison 2 – 6 épisodes (45minutes) Réalisation : Oumar Diack, Marco Tchicot (Sénégal/ France/ Burkina Faso, 2023)
Synopsis
Étudiante en cinquième année de droit, rebelle et membre actif au bureau de l’UPLD (Union pour la démocratie), Aïcha Diallo est déterminée à faire bouger les lignes. Son destin bascule le jour où son mentor le professeur Moutari Wara est rattrapé par des dossiers accusateurs liés à son passé. L’échec électoral de celui-ci redistribue les cartes. Soutenue par les jeunes, Aïcha se présente à la place de Moutari aux élections municipales.
Survivre à ses enfants
2021- Série – 1 saison – 13 épisodes (21 minutes) – Radio-Canada
Réalisation : Louise Archambault – Quebec – Canada
Synopsis
L’amitié qui unit Nadine, Kamyar, Annie, Philippe et Josée ne s’est pas effritée avec la parentalité. Elle leur a plutôt permis de « survivre » à leurs enfants ! Leurs rencontres sont exutoires et permettent de désamorcer les situations absurdes dans lesquelles les plongent leur progéniture.
Une planète, une langue
Côté documentaires, les Suisses nous conduisent sur les pentes des Alpes de moins en moins prises par la glace, l’heure d’un constat amère. Les Français, eux, s’amusent des quiproquos qui peuvent naitre quand des francophones discutent ensemble, une façon de souligner avec l’humour la richesse de la diversité de la culture francophone. 3ème document qu’on met en avant, parmi les centaines de programmes disponibles en permanence sur l’application mondiale TV5MONDEplus, est canadien, un photomaton en mode confessionnal où tout à chacun vient déposer ses secrets. Surprenant !
A la vie à la Terre – Suisse : l’adieu aux glaciers
Ce cinquième épisode nous conduit en Suisse, dans le canton du Valais, au cœur des Alpes dont les glaciers, confrontés à une fonte accélérée causée par le réchauffement climatique, reculent à un rythme effréné. Depuis 2001, les 1400 glaciers suisses ont perdu un tiers de leur volume. L’un des plus emblématiques, le glacier d’Aletsch pourrait disparaître d’ici 2100.Retour sur les enjeux majeurs du changement climatique dans des panoramas spectaculaires
Heureux qui communique
2023 – WEBCREATION – 1 saison – 14 épisodes (5 minutes) – France
Réalisation : Jimmy Conchou
Synopsis
Des endroits et des gens qui parlent. Ils parlent en voyageant ou parlent de voyager, ils parlent de tout, de rien, pour le plaisir, le plaisir de parler. Une série qui joue avec humour et bienveillance avec la langue française, ses exceptions et ses difficultés.
Un photomaton « confessionnal » recueille les confidences d’hommes et de femmes, de générations et de milieux de vie différents. Partages de préoccupations, espérances, regrets, leçons de vie ou souvenirs.
L’art avec Richard Orlinski
Sur les murs
2021 – Série documentaire – Saison 3 – 10 épisodes (26 minutes)
Présentation : Richard Orlinski – Disponible dès le 16 octobre 2023
Synopsis
Après Londres, New York, Barcelone, Berlin, Montréal et 15 autres destinations à travers le monde, Richard Orlinski poursuit sa recherche d’artistes qui ont décidé de faire des rues du monde entier un musée à ciel ouvert. Pour cette 3ème saison, direction le Grand Paris qui s’apprête à accueillir les Jeux Olympiques puis cap sur l’Asie avec Séoul et Tokyo où le street art a ses propres codes, très différents du reste du monde, à l’image de la pop culture asiatique.
A Découvrir l’interview exclusive de Richard Orlinski
A l’occasion des 140 ans de l’Alliance Française, née à Paris en 1883, nous recevons le président de la Fondation des Alliances Françaises, également président de TV5 Monde, Yves Bigot.
Ecouter le podcast avec Yves Bigot
1883 – 2023
L’Alliance Française est une association fondée en 1883, dédiée à l’animation et au développement de la langue française en France et à l’étranger, peut-on lire sur son site. Reconnue d’utilité publique dès 1886, elle est la première d’une longue série d’alliances qui s’est développée en un réseau mondial de plus de 800 établissements. Animés par la Fondation des Alliances Françaises depuis 2007, ils promeuvent et diffusent aujourd’hui le français dans 133 pays.
L’Alliance Française de Paris est, elle, une association loi 1901 reconnue d’utilité publique, qui exerce son activité en dehors de toute considération d’ordre politique, religieux ou idéologique.
L’association a bâti son action et sa réputation sur la qualité de son enseignement et de ses formations, dans un cadre et un environnement multiculturels favorisant l’échange, le respect et la convivialité.
Comme l’ensemble des Alliances Françaises dont elle demeure la maison mère, l’Alliance Française de Paris contribue à un monde pluriel et diversifié.
L’Alliance Française a célébré ses 140 ans
829 Alliances ont célébré les 140 ans
Rassemblées derrière le slogan « Quelle épopée ! Quel avenir ! », l’ensemble des 829 Alliances célèbrent cet anniversaire à travers 370 actions, partout dans le monde, de la Zambie à Singapour, en Colombie, en Mongolie ou encore à Cuba. Elles sont recensées sur une carte interactive, symbole de la vigueur de cette communauté toujours dans la fleur de l’âge. Citons entre autres : des ateliers philosophiques et des chasses aux trésors aux États-Unis, une exposition « Le Petit Prince » en Pologne, une dictée francophone en République Tchèque, une rencontre avec l’écrivaine Muriel Barbery en Chine…
Avec Yves Bigot, on revient sur les différents évènements sans oublier la visite d’Emmanuel Macron au siège de la fondation des Alliances Françaises.
TV5MONDE a diffusé jeudi 6 juillet à 21h00, le documentaire « Alliance(s) Française(s) », qui met en lumière les 140 ans d’histoire et de succès de l’Alliance française, la plus grande ONG culturelle du monde. Il est désormais disponible sur TV5MONDEplus, la seule plateforme AVOD francophone mondiale.
Le documentaire, réalisé par Antoine Rivière, nous transporte dans un voyage fascinant à travers le monde, de Paris à Pondichéry, en passant par Rio, Buenos Aires et Tsiroanomandidy. Il met en scène des femmes et des hommes exceptionnels qui œuvrent avec passion pour promouvoir la langue française et la culture francophone à travers des témoignages inspirants.
Des personnalités telles qu’Irina Bokova, Bernard Cerquiglini, Laurent Fabius, Julia Kristeva, Erik Orsenna et Sebastião Salgado ont généreusement partagé leur expérience et leur vision de l’influence de l’Alliance Française dans le monde. Leur présence dans le documentaire offre une perspective unique sur le rôle essentiel de cette organisation pour la diffusion de la langue française et le rapprochement des cultures dans les pays du monde entier.
TV5MONDE a diffusé jeudi 6 juillet à 21h00, le documentaire « Alliance(s) Française(s) »
La Francophonie en danger ?
Enfin, on conclut ce passionnant podcast en nous penchant aussi sur les dangers qui menacent notre langue.
Que ce soit en Algérie où le gouvernement chasse le français des écoles, son apprentissage qui recule au Maroc, sans oublier les pays du Sahel. Sur ces points, Yves Bigot, n’a qu’un seul regret, c’est que « le français soit menacé pour des raisons politiques » car comme nous le rappelle le président de TV5MONDE, « la langue française est la langue de l’opposition dans beaucoup de pays. »
« Dans des pays où LA France et non le français n’est plus la bienvenue (Niger, Burkina, Mali…) C’est la langue qui leur permet d’être lié au monde donc la langue reste. »
Yves Bigot, Président de la fondation des Alliances Françaises
Mais face à ces bisbilles politiques, Yves Bigot tient à rappeler la bonne forme des audiences de la chaine francophone mondiale, premier indicateur de la francophonie dans le monde. C’est pour cela qu’il appelle de ses voeux qu’un « parallèle soit fait entre le Commonwealth et l’Organisation Internationale de la Francophonie ». Pour lui, le parallèle français langue de la culture et l’anglais langue de l’économie doit s’estomper pour mettre le français au cœur des intérêts économiques des populations utilisant notre langue.
Enfin, Yves Bigot pointe un autre danger pour la francophonie : la complexité de l’apprentissage de cet idiome. Déjà réputée pour ses difficultés, l’expert de la francophonie alerte sur les risques que représentent l’écriture inclusive qui ne fait que complexifier un peu plus notre langue. A-t-elle vraiment besoin de ça ? A découvrir dans le podcast disponible en tête d’article.
Une attaque à coups de couteau a eu lieu ce vendredi 13 octobre, aux alentours de 11 heures, au lycée Gambetta d’Arras, a-t-on appris de source policière. Un enseignant est mort et plusieurs autres personnes ont été blessées.
Un ancien élève ?
D’après les informations de BFMTV, le suspect a crié « Allah Akbar ». Il a été interpellé par la police. Il est âgé de 20 ans et est d’origine Tchétchène.
« Une opération de police a eu lieu au lycée Gambetta à Arras. L’auteur des faits a été interpellé par la police. »
Gérald Darmanin
Selon les mêmes sources policières, c’est un ancien élève qui aurait été animé par une volonté de vengeance.
A cette heure, le parquet anti-terroriste s’est saisi de l’affaire.
Son frère présent à proximité a aussi été arrêté.
Ce matin, une attaque au couteau a eu lieu dans un Lycée d’Arras.
1 mort et des blessés
Un professeur de Français est mort dans l’attaque et des blessés sont actuellement pris en charge par les secours. Aucun lycéen n’est à compter parmi les victimes. Un agent de sécurité a reçu plusieurs coups de couteau et se trouve en urgence absolue. Un deuxième professeur se retrouve lui en urgence relative.
Les élèves ont été confinés dans leur classe. Les services de police sont sur place et font place nette aux abords de l’établissement, où sont arrivés de nombreux parents très inquiets.
Les élèves ont pu mettre en ligne des vidéos de l’attaque.
À la veille de sa mort en 1603, à quelques mois de ses 70 ans, la Reine Elisabeth Ire déclara « tous mes biens pour un instant ». Une des femmes les plus riches de son époque ne put repousser l’heure de sa disparition. Aujourd’hui des milliardaires et des chercheurs entendent pouvoir allonger de manière significative l’espérance de vie. Les moyens dépensés pour y parvenir sont conséquents. Les recherches menées soulèvent cependant des questions éthiques, d’autant plus que les résultats sont encore faibles.
120 ans demeure une frontière difficilement dépassable
Chaque année depuis 1950, l’espérance de vie moyenne dans le monde a augmenté de 18 semaines. Au sein des pays occidentaux, elle se situe aujourd’hui autour de 80 ans. Les pays émergents rattrapent rapidement ces derniers. En 2050, la planète comptera 3,7 millions de centenaires, soit trois fois plus rapporté au nombre d’habitants en 2015. L’espèce humaine n’est pas sans limites. Seul un centenaire sur 1000 vivra au-delà de 110 ans, 120 ans demeure une frontière difficilement dépassable. Le record de Jeanne Calment de 122 ans est même sujet à caution. Ces dernières années, l’espérance de vie est en recul dans plusieurs pays dont les États-Unis. L’espérance de vie en bonne santé tend à augmenter moins lentement que celle à la naissance.
Des milliardaires comme Peter Thiel, co-fondateur de PayPal, Larry Page et Sergey Brin, co-fondateurs de Google, ou encore Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, investissent dans des laboratoires de recherche qui étudient les moyens de ralentir le vieillissement. En mars 2023, Sam Altman, directeur d’OpenAI, a révélé avoir investi en 2021, 180 millions de dollars dans Retro Biosciences, une société de la Silicon Valley fondée dans le but d’ajouter dix ans à l’espérance de vie humaine en bonne santé.
La lutte contre le vieillissement est un marché en pleine progression qui attire de réels chercheurs mais aussi des charlatans à la recherche de gains rapides.
La modification des gènes est un art difficile
Des cellules souches personnalisées, qui restent éternellement jeunes
Aux États-Unis, la Food and Drug Administration refuse de reconnaître la « vieillesse » comme un état pathologique, et donc comme une cible thérapeutique appropriée pouvant donner lieu à des aides publiques et à une couverture sociale. Néanmoins, des progrès sont réalisés. Des expériences menées par plusieurs laboratoires de recherche ont réussi à allonger de manière substantielle la durée de vie de souris. La modification des gènes ouvre de nouveaux horizons à la recherche. L’accès à de grandes quantités de données sur les séquences génétiques, la capacité de produire des cellules souches personnalisées, qui restent éternellement jeunes permettent aux chercheurs de travailler sur de nouvelles options thérapeutiques. Des outils de diagnostic offrent également aux scientifiques les moyens de calculer les « âges biologiques » des corps et des organes et de les comparer aux âges réels du calendrier. Cela permet d’expliquer les facteurs de vieillissement et de trouver des solutions pour le ralentir.
La modification des gènes est un art difficile. Des chercheurs ont prouvé que des gènes impliqués dans la maladie d’Alzheimer offrent un avantage reproductif aux jeunes. Les supprimer ou les modifier pourrait porter atteinte à la fertilité. Des recherches sont menées afin de faciliter la réparation interne du corps en jouant sur les gènes. Cela sera sans nul doute une voie à approfondir à condition que les gènes se transmettent de génération en génération sans effets négatifs. La plupart des gènes ont des variantes, appelées allèles, fruit de mutations héréditaires. Les centenaires ont en règle générale de telles variantes qui expliquent leur longévité. Ces mutations expliquent pourquoi les centenaires sont moins susceptibles de mourir d’un cancer ou d’une maladie cardiaque que les octogénaires.
La biotechnologie : un axe de recherche important
Alimentation, exercice, sommeil
Cela suggère que les personnes qui vivent longtemps peuvent le faire parce qu’elles bénéficient d’une forme de protection relativement rare contre les maladies qui tuent les jeunes personnes âgées. Mais ces mutations ne constituent pas une garantie contre toutes les maladies. Une étude de l’établissement d’enseignement supérieur britannique, King’s College, a révélé que les centenaires étaient bien souvent vulnérables aux pneumonies.
La biotechnologie est également un axe de recherche important. Une équipe de l’Université d’Harvard, menée par le chercheur George Church, estime que la lutte contre le vieillissement nécessite d’intervenir sur plusieurs cibles en même temps. Elle s’intéresse notamment à la question de l’accumulation de protéines aberrantes qui accélèrerait la maladie d’Alzheimer et sur les inflammations chroniques. Au-delà de ces recherches, parmi les explications de la longévité demeurent les facteurs liés à l’alimentation, à l’exercice et au sommeil. Ce triptyque offre l’avantage d’être moins coûteux que les solutions en cours d’expérimentation par les différentes équipes de chercheurs et plus faciles à diffuser auprès des populations.