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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 19.10.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 19.10.23

    Bonjour aux Français de l’étranger, vous écoutez le flash quotidien des expatriés, nous sommes le jeudi 19 octobre, dans vos titres : Liberté pour la chercheuse franco iranienne Fariba Adelkhah – Manifestations contre la France – Retour en France, le RSA est sous condition désormais 

    Une otage française détenue dans les prisons iraniennes depuis 4 ans est enfin libre.

    Fariba Adelkhah, arrêtée en Iran en 2019 pour atteinte à la sécurité nationale, puis libérée en février dernier mais empêchée de quitter le territoire, est de retour en France. Spécialiste du chiisme et de l’Iran post-révolutionnaire à Sciences Po, Fariba Adelkhah avait été condamnée en 2020 à cinq ans de prison pour atteinte à la sécurité nationale, ce que ses proches ont toujours farouchement nié. Elle avait été libérée en février mais n’avait pas été autorisée à quitter le pays.

    Fariba Adelkhah ©AFP

    Les ambassades de France ciblées dans certains Etats musulmans 

    En Cis-jordanie, en Iran et plus surprenant en Tunisie, nos ambassades ont été assiégées par des manifestants ce mardi et ce mercredi. Au même titre que les USA ou la Grande-Bretagne, les participants nous reprochent notre soutien à Israël. Et ce même alors que les noms de 3 autres Français sont venus s’ajouter à la liste des 21 décédés déclarés lundi soir. 

    Manifestations contre la France
    Manifestations contre la France à Téhéran mardi 17 octobre 2023 ©Reuters

    RSA au retour en France 

    En tant qu’expatrié(e) de retour en France, vous avez le droit à partir du 1er jour du 4ème mois de résidence en France de bénéficier du RSA si vous ne disposez pas de revenus en France.  L’idée est qu’une personne faisant une demande de RSA à la CAF se retrouve en même temps inscrite à Pôle emploi. Dans ce cadre, le gouvernement a décidé de mettre en place une obligation pour les bénéficiaires du RSA d’effectuer 15 heures d’activités hebdomadaires. Une dernière commission entre les sénateurs et les députés doit se dérouler d’ici la fin du mois pour acter cette modification, à ce jour, aucune dérogation n’est prévue pour les expatriés de retour en France. 

    RSA
    RSA

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour la dernière édition de la semaine. 

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Daphna Poznanski-Benhamou : « que la France s’implique pour une autre solution que le Hamas pour les gazaouis »   

    Daphna Poznanski-Benhamou : « que la France s’implique pour une autre solution que le Hamas pour les gazaouis »   

    En toute confidence - podcast politique

    En toute confidence

    En toute confidence » est un podcast dédié à 100 % aux Françaises et Français de l’étranger.

    Tous celles et ceux qui façonnent la France dans le monde viennent répondre à nos questions. Ils nous partagent leur vision de l’expatriation et apportent leurs idées nouvelles et concrètes pour faciliter notre vie au quotidien. « En toute confidence », c’est votre espace de débat qui relie la France à ses compatriotes vivant à l’étranger.

    Animé par Caroline Ettori.

    « En toute confidence » reçoit Daphna Poznanski-Benhamou, Conseillère des Français de l’étranger pour la circonscription d’Israël et Territoires palestiniens. Daphna est également membre du bureau de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE).

    L’élue consulaire est « en contact direct jour et nuit » avec nos compatriotes en Israël. Dans son interview, Daphna Poznanski-Benhamou fait état du bilan évolutif. Au moment de l’enregistrement, celui-ci était de vingt français tués et de douze encore disparus. « On espère qu’ils sont encore vivants » partage-t-elle.

    « Cela a été extrêmement difficile qu’Air France revienne »

    « Après le déclenchement de cette horrible tragédie », l’une des actions de l’élue a été de « faire repartir les touristes français piégés en Israël ». En effet, Air France et Transavia avaient annulé leurs vols. Or, évoque-t-elle dans cette interview : « cela a été extrêmement difficile qu’Air France revienne ».

    Quand la première liaison aérienne entre Tel-Aviv et Paris a été possible, des cas prioritaires ont été refusés. Daphna Poznanski-Benhamou nous informe que la compagnie aérienne a eu affaire à « une femme en colère ». Elle a d’ailleurs fait part de sa position à nos confères de France-Info. Ses propos ont ensuite été repris par la Ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna. Une dizaine de vols ont ainsi pu reprendre, mais ils viennent à nouveau de s’arrêter !

    Environ 2.000 évacuations d’Israël ont été possibles

    Dans la situation que nous connaissons, la conseillère des Français d’Israël et Territoires palestiniens souligne que « le Consulat général de France à Tel-Aviv a été extraordinaire ». « Cela a été d’une grande aide », complète-t-elle. 180.000 Français habiteraient en Israël, mais seulement 90.000 sont enregistrés auprès des autorités consulaires. Environ 2.000 évacuations ont été possibles.

    Daphna Poznanski-Benhamou nous rend compte des instructions données pour établir la liste des personnes prioritaires à faire revenir en France. Or, « cela nous a contraint à faire un tri » s’offusque-t-elle. Elle explique que cette action demandée par la cellule de crise du Quai d’Orsay « a renvoyé de manière absolument effarante et dramatique aux pires heures de la Shoah ».

    Daphna Poznanski-Behhamou
    Daphna Poznanski-Benhamou

    Passer par les journalistes est parfois plus efficace

    Pour faire entendre la voix des Français de l’étranger, notre invitée donne deux chemins possibles. Il y a d’abord la voie Consul Général, Ambassadeur, Quai d’Orsay, Ministre chargé des Français de l’étranger Olivier Becht … cette voie est « une voie administrative et politique » et « très souvent, tout le monde est coincé » remarque l’élue consulaire. Pour Daphna Poznanski-Benhamou, il existe aussi une autre voie : celle « des journalistes », « qui est parfois beaucoup plus efficace ».

    Les familles des otages « me demandent de faire passer des messages au Président Macron »

    Ces relais sont utiles pour l’élue des Français d’Israël et Territoires palestiniens. « Je suis en contact avec les familles des otages français » et « j’ai des messages à faire passer ». Ces familles, poursuit-elle, « me demandent aussi de faire passer des messages au Président Macron ». Ceux-ci poussaient à l’intervention active de la France dans la libération des otages. Après les avoir transmis, Daphna Poznanski-Benhamou constate que « le ton a changé » au niveau de la Présidence de la République.

    « Il ne faut pas confondre le Hamas avec la cause palestinienne »

    Analysant la situation, la Conseillère des Français de l’étranger estime que « le Hamas a plus porté atteinte à la cause palestinienne que n’importe qui au monde ». Elle souligne que « le Président Macron l’a très bien compris ». « Il ne faut pas confondre le Hamas avec la cause palestinienne ». Emue par les événements, Daphna nous dit que « ce sont les meilleurs d’entre nous qui ont été massacrés. C’étaient des idéalistes. Des gens qui croyaient à la paix ».

    Pour conclure, retraçant les événements, Daphna Poznanski-Benhamou nous le confie, « ce n’est pas possible d’accepter. C’est une catastrophe pour le peuple israélien et le peuple palestinien ». Pour autant, elle souhaite se projeter vers l’avenir et garder l’espoir. Elle se tourne vers les enfants. Dans les derniers moments de ce « En toute confidence », la représentante des Français d’Israël et Territoires palestiniens parle de « consoler », de « reconstruire les kibboutz » et de « faire que la France s’implique pour une autre solution que le Hamas pour les gazaouis ».

    En toute confidence est en écoute sur plusieurs plateformes










  • Manifestations contre la France devant nos ambassades

    Manifestations contre la France devant nos ambassades

    Des centaines de manifestants se sont rassemblés mardi soir et ce mercredi matin devant l’ambassade de France à Tunis en Tunisie, et à Téhéran en Iran pour protester contre le tir meurtrier sur un hôpital de la ville palestinienne de Gaza. Une frappe qui a fait au moins 200 morts, d’après le Ministère de la Santé de la bande de Gaza. Le Hamas a accusé Israël d’être à l’origine de cette frappe, mais Israël impute le tir de roquette au Jihad islamique, un autre groupe armé palestinien. Une information démentie par ce dernier qui accuse aussi Israël. On a, aussi, appris ce mercredi 18 octobre que le bilan passe à 24 morts pour les Français tandis que 7 sont toujours disparus.

    Manifestations contre la France
    Une personne blessée transférée à l’hôpital Shifa après une frappe sur l’hôpital Al-Ahli, dans la ville de Gaza, dans la bande de Gaza, le 17 octobre 2023. © Reuters – Stringer

    A Tunis, Américains et Français

    À Tunis, ils étaient des milliers de manifestants à exprimer leur colère, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de l’article. Ils ont également réclamé le renvoi des ambassadeurs français et américain. « Les Français et les Américains sont les alliés des sionistes », ont scandé les manifestants en colère devant le siège de l’ambassade de France au centre de Tunis, ont constaté des journalistes. « Le renvoi de l’ambassadeur est un devoir »« pas d’ambassade américaine sur le territoire tunisien » ont-ils crié, entouré d’un dispositif policier.

    Les manifestants, dont des figures de l’opposition et des représentants de la société civile ainsi que des avocats, ont scandé aussi des slogans hostiles au président français Emmanuel Macron.
    La Tunisie, qui a abrité de 1982 à 1994 l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) de Yasser Arafat après son départ du Liban, a depuis toujours adopté une position de ferme soutien à la cause palestinienne.

    Dans ses discours, le président tunisien Kais Saied a qualifié à plusieurs reprises de « crime » une normalisation avec Israël et une commission parlementaire doit examiner prochainement un projet de loi visant à pénaliser un tel processus.

    Manifestations contre la France
    Un rassemblement de soutien au peuple palestinien, à Tunis, le 16 octobre 2023. FETHI BELAID / AFP

    Royaume-Uni et France visés à Téhéran

    Cette même nuit, des centaines de personnes se sont rassemblées devant l’ambassade de France, mais aussi celle du Royaume-Uni à Téhéran pour protester contre ce tir sur un hôpital de Gaza. Plusieurs manifestants ont scandé « Mort à la France et à lAngleterre », en lançant des œufs sur les murs de l’enceinte de l’ambassade de France.

    Des drapeaux israéliens ont été brûlés et la foule a également crié « Mort à Israël ». Ces rassemblements ont pris fin dans le calme vers 3 heures du matin, heure locale.

    Israël et les États-Unis n’ont d’ailleurs pas d’ambassade à Téhéran en l’absence de relations diplomatiques entre ces deux pays et l’Iran. Le président iranien Ebrahim Raïssi a décrété une journée de « deuil public » mercredi et a prédit que l’attaque contre l’hôpital allait se retourner contre Israël et son allié américain.

    Le ministre des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian a pour sa part appelé dans un message sur X à « lunité mondiale » contre Israël, « un régime usurpateur plus détesté que lEtat islamique ». Téhéran a également appelé les pays arabes ayant noué des relations avec Israël à les rompre.

    Manifestations dans de nombreux pays musulmans

    Environ 5 000 Jordaniens ont manifesté ce mercredi à la mi-journée près de l’ambassade d’Israël à Amman. La Jordanie, liée par un traité de paix avec l’État israélien, a déclaré qu’Israël « porte la responsabilité de ce grave incident ».

    Tandis que des milliers d’Égyptiens ont également défilé en soutien aux Palestiniens ce mercredi dans différentes villes du plus peuplé des pays arabes en solidarité avec la bande de Gaza, pilonnée depuis 12 jours par Israël, selon des images diffusées par des médias locaux et sur les réseaux sociaux dans un pays où manifester est illégal.

    Peu avant, le président Abdel Fattah al-Sissi avait prévenu : « si je demande au peuple égyptien de sortir dans les rues, ils seront des millions ». À Rafah, le poste-frontière vers la bande de Gaza, les humanitaires qui attendent d’entrer se sont rassemblés pour la prière des morts en mémoire des victimes de la frappe qui a tué dans la nuit des centaines de personnes dans un hôpital de Gaza, a constaté un correspondant de l’AFP.

    Rappelons que Joe Biden a d’ores et déjà affirmé que, « sur la base de ce (qu’il avait) vu, il apparaît que (la frappe) a été menée par le camp adverse » à Israël. Interrogé sur la question de la responsabilité ce mercredi à la mi-journée. Du côté français, le porte-parole du gouvernement français, Olivier Véran, s’est voulu plus prudent, assurant que la France n’avait pas « de données en propre » sur l’origine du tir.

  • Où s’installer en Europe quand on est télétravailleur ? 

    Où s’installer en Europe quand on est télétravailleur ? 

    Les travailleurs nomades numériques, ou «digital nomads», ou simplement télétravailleurs, sont de plus en plus nombreux. Quand on travaille pour une entreprise française, pour des raisons de couverture sociale, de fiscalité mais aussi pour la facilité d’installation, il est bien plus simple de choisir une destination au sein de l’Union européenne. Aujourd’hui, on fait le point sur les meilleures villes où s’expatrier dans ce cas grâce à une étude publiée par le site SuperCasino. Car toutes les villes du Vieux Continent ne se valent pas, selon ce classement.

    Ce dernier a été établi en prenant en compte différents pôles de dépenses pour les télétravailleurs, tels que les courses alimentaires, l’accès aux transports en commun, la location d’une chambre pour une nuit sur Airbnb et la souscription d’un abonnement Internet. La sûreté des villes européennes apparaissant dans le palmarès a aussi été évaluée, en s’appuyant sur les données des dernières éditions en date du Numbeo Index et du Safety City Index.

    Cracovie, la première du classement

    Cette méthodologie a permis de mettre en évidence le fait que Cracovie est particulièrement adaptée au style de vie des «digital nomads». La ville polonaise se démarque pour ses prix attractifs en ce qui concerne Internet et l’alimentation. Son réseau de transport en commun est aussi peu cher, ce qui en fait une destination de choix pour les télétravailleurs européens.

    La deuxième place du classement revient à Riga. Si le climat n’y est pas particulièrement clément, surtout en hiver, la capitale lettone est connue pour sa scène culturelle dynamique et sa vie nocturne animée. Les loyers y sont aussi beaucoup moins élevés que dans d’autres villes d’Europe de l’Est, dont Dubrovnik, Prague, Tallinn ou même Budapest.

    Mais la capitale hongroise arrive quand même à décrocher la troisième place grâce à son système de transports publics pratique et abordable ainsi que ses forfaits Internet bon marché. Autre point qui joue en sa faveur : la Hongrie a créé en 2021 un visa spécifique pour les nomades digitaux. Il permet aux télétravailleurs de s’installer dans le pays pour une durée maximale d’un an, à condition qu’ils soient embauchés par une entreprise étrangère.

    télétravail
    Le site SuperCasino a établi un classement des meilleures villes où s’expatrier pour les « digital nomads »

    La péninsule ibérique et son soleil

    Si les villes d’Europe de l’Est occupent les premières places du palmarès des villes les plus propices aux « digital nomads », celles du sud du Vieux Continent ne sont pas en reste. Valence, Lisbonne et Madrid figurent respectivement en sixième, huitième et neuvième position. Rien d’étonnant quand on sait que l’Espagne et le Portugal font tous les deux les yeux doux aux personnes qui gèrent toutes leurs activités professionnelles à distance. Les deux pays leur offrent des visas adaptés à leur situation, dans l’espoir de les attirer sur leurs terres. Et ça semble marcher puisque l’Espagne et le Portugal sont souvent cités dans les classements recensant les destinations où il fait bon télétravailler.

    Le classement complet

    1 – Cracovie (Pologne)

    2 – Riga (Lettonie)

    3 – Budapest (Hongrie)

    4 – Prague (République Tchèque)

    5 – Dubrovnik (Croatie)

    6 – Valence (Espagne)

    7 – Tallinn (Estonie)

    8 – Lisbonne (Portugal)

    9 – Madrid (Espagne)

    10 – La Valette (Malte)

  • Nouvelles règles pour le RSA en France: Quel impact pour les Français de l’étranger ?

    Nouvelles règles pour le RSA en France: Quel impact pour les Français de l’étranger ?

    En tant qu’expatrié(e) de retour en France, vous avez le droit à partir du 1er jour du 4ème mois de résidence en France de bénéficier du RSA si vous ne disposez pas de revenus en France. Mais peut-être n’avez-vous pas entendu parler des règles qui encadrent ce dispositif de solidarité nationale. 

    Cap sur le plein-emploi

    Le projet de loi « pour le plein-emploi », présenté le 7 juin 2023 en Conseil des ministres, doit donner naissance à « France travail », successeur de Pôle emploi, et mettre en place un accompagnement plus personnalisé et directif des allocataires du RSA qui n’ont guère profité de la baisse du chômage.

    L’exécutif mise sur cette transformation pour atteindre le plein-emploi, soit un taux de chômage autour de 5 % en 2027 (contre 7,1 % actuellement) en ciblant les personnes très éloignées de l’emploi. En dépit de la forte baisse du chômage ces dernières années et des pénuries de main-d’œuvre dans de nombreux secteurs, le nombre des bénéficiaires du RSA n’a guère diminué depuis 2017, autour de 1,9 million.

    RSA
    Vous êtes expatrié de retour en France ? Quels sont vos droits au RSA ?

    France Travail

    La création de France travail, au plus tard d’ici le 1er janvier 2025, vise à mieux coordonner les acteurs du service public de l’emploi. Il s’agit d’avoir la même procédure d’entrée pour toutes les personnes en recherche d’emploi ou rencontrant des difficultés d’insertion, quelle que soit la porte où elles frappent. L’idée est qu’une personne faisant une demande de RSA à la CAF se retrouve en même temps inscrite à France travail, alors qu’aujourd’hui seuls 40 % des bénéficiaires du RSA sont à Pôle emploi.

    L’opérateur public et l’ensemble des acteurs (missions locales pour les jeunes, Cap emploi pour les personnes handicapées mais aussi collectivités…) devront mieux fonctionner en réseau avec des systèmes connectés. Pôle emploi s’appellera lui-même France travail et sera l’opérateur en chef de ce réseau. Loin d’un big bang institutionnel – chacun gardant ses compétences – il s’agit de « jouer collectif », selon Elisabeth Borne, la Première Ministre.

    15 heures de travail

    Le projet de loi a commencé son parcours parlementaire par le Sénat où il a été adopté en première lecture le 12 juillet. Il a été adopté par l’Assemblée nationale le 10 octobre. Le gouvernement a pu compter sur le soutien de la droite qui a obtenu l’obligation sauf exception pour les bénéficiaires du RSA d’effectuer 15 heures d’activités hebdomadaires.

    Une commission mixte paritaire doit se réunir le 23 octobre pour trouver un texte de compromis qui pourrait ensuite être définitivement adopté par le Sénat et l’Assemblée.

    Sauf surprise, cette nouvelle disposition s’appliquera aussi aux Françaises et Français de l’étranger qui solliciteront le RSA au retour de leur expatriation.

  • Pétrole, d’une guerre à l’autre

    Pétrole, d’une guerre à l’autre

    Il y a 50 ans, la guerre du Kippour signa la fin des Trente Glorieuses, période de rattrapage et de forte croissance pour de nombreux pays européens dont la France. Au mois d’octobre 1973, les pays pétroliers arabes regroupés au sein de l’OPEP décidèrent une multiplication par quatre du prix du baril ainsi que des embargos à l’encontre des pays soutenant Israël dont les États-Unis et les Pays-Bas. Le monde occidental connut alors une récession puis bascula dans la stagflation, combinaison délétère de faibles inflation et croissance. 

    La guerre du Kippour constitua, pour de nombreux observateurs, une rupture mais dans les faits, elle a surtout accéléré des tendances présentes depuis quelques années. A la fin des années 1960, les pays producteurs s’étaient mis d’accord pour prendre le contrôle du marché pétrolier et augmenter le prix du baril. Par ailleurs, l’aggravation des déficits publics et commerciaux aux États-Unis et dans d’autres pays et les mécanismes d’indexation constituaient un terreau favorable à l’enclenchement d’une spirale inflationniste.

    Une nouvelle vague inflationniste

    Pour éviter la disparation leur son stock d’or, les Etats-Unis mirent ainsi fin le 15 août 1971 à la convertibilité du dollar avec le métal précieux, convertibilité qui constituait la pierre angulaire des systèmes monétaires issus de Bretton Woods en 1944.

    En 1979, la révolution iranienne provoqua le deuxième choc pétrolier avec une multiplication par près de trois du prix du baril de pétrole et une nouvelle vague inflationniste. Ce deuxième choc sonna la fin de l’âge d’or de l’OPEP. Le pouvoir des pays arabes producteurs de pétrole commença alors à s’émousser. La part de ces pays dans la production pétrolière est ensuite passée de plus de 50% en 1973 à 35% en 2022 avec l’arrivée de nouveaux pays producteurs, en Afrique, en Asie et avec le retour au premier plan sur le marché pétrolier des États-Unis grâce au pétrole de schiste.

    Le développement de l’énergie nucléaire puis des énergies renouvelables ont également réduit la dépendance des pays occidentaux aux hydrocarbures. Par ailleurs, la croissance économique est devenue, au fil des années, plus économe en énergie. Faute de pouvoir maîtriser le marché, en 1986, l’Arabie saoudite arrêta de soutenir le prix du baril qui tomba alors en-dessous de 40 dollars, ce qui amena un contrechoc pétrolier. Les deux guerres contre l’Irak de 1991 et de 2003 ne provoquèrent que des augmentations temporaires et relativement faibles au regard de l’ampleur des évènements. Il fallut attendre la fin des années 2000 pour battre de nouveaux records.

    pétrole
    Au fil du temps, les guerres ont impacté le coût du pétrole.

    Le marché a réussi à surmonter, ces trente dernières années, de nombreux chocs

    En juillet 2008, le baril de Brent dépassa 132 dollars à la veille de la crise des subprimes. La forte croissance économique du tournant du siècle portée par la mondialisation et l’essor de la Chine, la multiplication des pratiques spéculatives et les craintes d’un pic pétrolier expliquent cette envolée du cours du baril. La crise financière provoqua sa chute, le baril s’échangeant à moins de 40 dollars en décembre 2008. Il fallut attendre quatorze ans pour que le pétrole se rapproche de son sommet de 2008. Au mois de mars 2022 lors du déclenchement de la guerre en Ukraine, le baril de pétrole a atteint près de 120 dollars avant de redescendre rapidement autour de 80 dollars. 

    Le marché a réussi à surmonter, ces trente dernières années, de nombreux chocs, dont la mise à l’écart de deux grands pays producteurs, la Russie et l’Iran. Si les hausses ont été temporaires, les baisses durant ces dix dernières années ont été brutales et parfois durables. Au mois de juin 2016, le baril de pétrole ne s’échangeait pas à moins de 30 dollars en raison de la montée en puissance des gisements de pétrole de schiste. En avril 2020, au moment de l’épidémie de covid, un baril coûtait 17 euros et sur les marchés à terme, sa valeur était même négative. 

    Les opérations terroristes menées par le Hamas en Israël depuis le 7 octobre dernier n’ont provoqué, pour le moment, qu’une hausse de 6 % du prix du baril, ne compensant pas sa chute de près de 15 % intervenue au début du mois d’octobre en raison de l’annonce de stocks importants aux États-Unis. 

    Le baril de Brent s’échangeait à 90 dollars le vendredi 13 octobre 2023. Le marché pétrolier, en 2023, n’est pas celui de 1973. Israël n’est pas confrontée à un front uni des pays arabes. Depuis 1973, ce pays a été reconnu par l’Égypte, les Émirats Arabes Unis et Bahreïn. Ces dernières semaines, des négociations étaient en cours avec l’Arabie Saoudite. Ces différents États ont en commun de vouloir limiter l’influence de l’Iran dans l’espace arabo-persique. 

    La volatilité relativement faible du marché pétrolier s’explique par de multiples facteurs comme le nombre important de pays producteurs, la volonté des pays du Golfe de gérer sur la durée leur rente pétrolière et l’essor grandissant des énergies renouvelables.

    Un quart des exportations mondiales de pétrole passe par le détroit d’Ormuz

    Le conflit entre le Hamas et Israël intervient, en outre, en pleine période de ralentissement de la croissance, que ce soit en Chine ou en Occident, ce qui limite la demande en pétrole. La situation serait tout autre en cas d’embrasement du Proche et du Moyen-Orient avec, notamment, une extension du conflit par exemple à l’Iran qui contrôle le détroit d’Ormuz par lequel passe près d’un quart des exportations mondiales de pétrole. 

    Si le poids de l’OPEP a décliné ces dernières années, en revanche, celui-ci devrait s’accroître à moyen terme. Les gisements aux États-Unis, en Russie et au Royaume-Uni sont amenés à se tarir donnant aux pays du Moyen-Orient, compte tenu de l’importance de leurs réserves, un réel avantage. Les capitaux fuient les énergies carbonées provoquant un sous-investissement dans le secteur pétrolier. Or, les hydrocarbures restent indispensables pour le bon fonctionnement des économies. 

    Le pétrole est difficile à remplacer dans de nombreux domaines, (transports aériens, plasturgie, chimie, etc…). Les besoins en pétrole continueront à augmenter jusqu’en 2040, voire 2050 en lien avec la croissance démographique en Afrique. Dans ce contexte, la survenue d’un choc pétrolier avec la multiplication des cours par trois ou quatre n’est pas le scénario le plus probable. A contrario, le maintien d’un prix élevé du baril s’appréciant progressivement n’est pas impossible. 

  • Israël-Hamas : après les couacs, l’UE tente de parler d’une seule voix

    Israël-Hamas : après les couacs, l’UE tente de parler d’une seule voix

    Les dirigeants européens se réunissent en urgence mardi (17 octobre) par visioconférence pour s’efforcer d’envoyer un message cohérent à propos de la guerre entre Israël et le Hamas, après une semaine de cacophonie à Bruxelles.

    Le sommet virtuel a été convoqué par le président du Conseil européen Charles Michel et aura lieu à 17 h 30 (15 h 30 GMT).

    Dans les jours qui ont suivi l’attaque sans précédent lancée par le Hamas contre Israël, la Commission européenne a d’abord créé la confusion sur l’aide aux Palestiniens, dont l’UE est le principal pourvoyeur.

    Le commissaire européen à l’Élargissement et à la Politique européenne de voisinage, Olivér Várhelyi, avait fait cavalier seul en annoncant une suspension des versements de l’aide au développement de l’UE, suscitant un tollé dans certaines capitales. L’exécutif européen avait alors rectifié le tir, en indiquant qu’un « réexamen urgent » de l’aide au développement était en cours et que l’aide humanitaire n’était pas concernée.

    La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avait ensuite annoncé, samedi (14 octobre), un triplement de cette aide humanitaire à 75 millions d’euros.

    « Nous avons ressenti le besoin de mettre de l’ordre », a expliqué un responsable européen au sujet du sommet virtuel de mardi.

    Les conséquences pour les États membres de l’UE, dont les lignes de clivage publiques ont été mises en évidence par la polarisation sur le dossier, et les effets de l’afflux de migrants et de réfugiés des zones de conflit vers les pays voisins et l’Europe seront également abordées, ont indiqué des fonctionnaires de l’UE.

    Il s’agit également de discuter de la perspective d’une guerre plus large au Moyen-Orient, ont-ils souligné.

    En effet, les fonctionnaires et diplomates de l’UE craignent qu’Israël ne lance une invasion de Gaza, qui pourrait faire encore plus de victimes civiles et déboucher sur un conflit régional plus vaste si la milice du Hezbollah, soutenue par l’Iran et lourdement armée, lance une attaque contre Israël depuis le Liban.

    Israël-Hamas
    Il faut « essayer de remettre les choses sur des rails, pour que la conversation se focalise sur la situation, plutôt que sur la façon dont l’UE parle de la situation », estime un diplomate, tout en reconnaissant un épisode « problématique ». [OLIVIER HOSLET/EPA-EFE]

    Épisode « problématique »

    Devant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Mme von der Leyen avait soutenu le droit d’Israël à se défendre, mais sans ajouter que cette réponse devait se faire conformément au droit humanitaire et international, comme relayé par le chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères.

    Par ailleurs, la plupart des États membres de l’UE ont été mécontents que Mme von der Leyen se permette de s’immiscer dans des questions de politique étrangère — qui relèvent de la compétence des capitales — sans consultation préalable.

    « Les affaires étrangères relèvent de la compétence des États membres et du Conseil [européen] », a affirmé un responsable politique européen.

    « Je ne comprends pas ce que la présidente de la Commission a à faire avec la politique étrangère de l’UE, dont elle n’a pas la charge », a fustigé samedi l’eurodéputée française Nathalie Loiseau.

    Les diplomates et les fonctionnaires de l’UE s’accordent également, dans leur majorité, à dire que Mme von der Leyen a mis en péril les efforts déployés depuis un an par l’Union européenne pour jouer un rôle dans le processus de paix au Moyen-Orient.

    Le porte-parole de la Commission, Eric Mamer, a quant à lui défendu le droit d’Ursula von der Leyen à « voyager où elle veut »« Je ne me souviens pas que quelqu’un ait critiqué la présidente pour s’être rendue en Ukraine après le début de la guerre », a-t-il lancé.

    La polémique a conduit à la convocation d’un sommet européen en urgence, par vidéoconférence.

    Il faut « essayer de remettre les choses sur des rails, pour que la conversation se focalise sur la situation, plutôt que sur la façon dont l’UE parle de la situation », estime un diplomate, tout en reconnaissant un épisode « problématique ».

    « L’heure n’est pas aux messages contradictoires. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un leadership moral décisif, centré sur la paix. À chaque minute qui passe, les civils paient un prix plus élevé », a alerté Vittorio Infante, de l’ONG Oxfam, qui a dû suspendre son travail à Gaza à la suite de l’ordre d’évacuation lancé par Israël.

    Éviter l’escalade

    Une déclaration commune a été adoptée dimanche (15 octobre) pour établir avant la réunion la position des Vingt-Sept, qui « insistent fermement sur le droit d’Israël de se défendre conformément au droit humanitaire et international face [aux] attaques violentes et aveugles » du Hamas.

    Ils soulignent aussi l’importance de « fournir d’urgence une aide humanitaire » et se disent « prêts à continuer de soutenir les civils qui en ont le plus besoin à Gaza […] en veillant à ce que cette assistance ne fasse pas l’objet d’une utilisation abusive par des organisations terroristes ».

    Aboutir à cette déclaration commune des États membres, qui ont des sensibilités différentes sur le conflit, n’a pas été chose aisée, reconnaît-on de source européenne.

    La question d’un cessez-le-feu pourrait être abordée lors de cette réunion, qui sera aussi l’occasion de discuter des efforts diplomatiques et des moyens d’éviter une escalade régionale.

    Les tensions et risques pour la sécurité des pays européens que peut engendrer cette guerre sont aussi un sujet de préoccupation des États membres, de même que ses possibles conséquences migratoires pour les pays de la région, mais aussi pour l’UE.

    Plus de 1 400 personnes, en majorité des civils, sont mortes en Israël depuis le début de l’attaque meurtrière sans précédent lancée le 7 octobre sur le sol israélien par le mouvement islamiste palestinien Hamas qui a en outre capturé 199 otages, selon Israël.

    Les représailles d’Israël, qui bombarde depuis dix jours la bande de Gaza, ont tué au moins 2 750 personnes, en majorité des civils palestiniens, dont des centaines d’enfants, selon les autorités locales.


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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 18.10.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 18.10.23

    Bienvenue à tous dans le flash quotidien des expatriés, ce mercredi 18 octobre, on revient sur le décès de 21 de nos compatriotes en Israël et leur répercussion en France, on découvrira ensemble un nouveau classement sur les villes dans le monde, avant de conclure en faisant le point sur l’attentat en Belgique ! 

    21 morts et une députée LFI 

    La députée La France insoumise Daniel Obono est vivement critiquée par l’ensemble de la classe politique pour avoir qualifié le Hamas de « mouvement de résistance », en distinguant sa branche armée et sa branche politique. Point d’orgue de cette polémique: Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, compte saisir « le procureur de la République pour apologie du terrorisme ».

    Londres, Paris, New York

    Le bureau d’études canadien Resonance Consultancy vient tout juste de dévoiler le classement des villes où il est le plus conseillé de vivre. Au total, 270 villes, où vivent au moins un million d’habitants, ont été observées de près. Sans surprise, c’est Londres qui arrive pour la huitième fois consécutive à la première place. La capitale britannique réussit à séduire grâce à son large rayonnement culturel. Le large réseau de transports en commun a également été mis en évidence par le bureau d’études. Malgré cette belle distinction, rappelons que le coût de la vie à Londres n’est pas négligeable. À la deuxième position de ce classement très particulier, nous retrouvons Paris, tandis que New York clôture le podium. Deux villes une fois encore réputées pour leur coût de la vie élevée.

    2 Suédois morts à Bruxelles 

    « Hier, nous avons tragiquement perdu deux supporters bleus et jaunes », c’est par ces mots que la fédération de football suédoise a réagi à l’attentat qui a eu lieu lundi soir à Bruxelles. Aux alentours de 19 heures, un homme a suivi des supporters suédois qui étaient montés dans un taxi. Il a ensuite ouvert le feu sur les passagers descendus du véhicule, les poursuivant à l’intérieur d’un immeuble. Cette attaque intervient après que des exemplaires du Coran ont été brûlés lors de manifestations à Stockholm plus tôt cette année.

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin des Français de l’étranger

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger