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  • Un concours d’écriture de chanson française pour les résidents hors de France

    Un concours d’écriture de chanson française pour les résidents hors de France

    Le concours s’appelle chansons sans frontières et il fête déjà sa 18ème édition. Amoureux des lettres françaises, vous vous passionnez pour les artistes qui chantent en français et vous voulez vous lancer à votre tour dans la composition pour devenir le futur Stromae, la nouvelle Zaz’ ou Orelsan, ou bien encore un nouveau maître Gims ? 

    Rien de plus simple : Soutenu par la ville de Caen et la région Normandie ce concours repose sur un réseau solide d’associations culturelles et artistiques locales chargées de promouvoir le prix et d’accompagner les récipiendaires sélectionnés qui auront la possibilité de voir leurs compositions interprétées par des professionnels sur scène. L’année dernière, c’est Sherazade et LavionRose qui ont ainsi porté les compositions sur scène lors d’un concert soutenu par la SACEM. 

    Pour le concours d’écriture, être inspiré est bien sûr la première des conditions, mais vous devrez avant tout respecter quelques règles bien précises.

    Le thème de l’édition 2023 «Escalader le ciel»

    Les organisateurs vous proposent cette année de rédiger une chanson sur le thème du dépassement de soi puisque vous devrez composer autour de l’idée « d’escalader le ciel ». 

    Vous avez jusqu’au 19 novembre pour envoyer vos compositions en respectant les règles suivantes : Être impérativement résidents à l’étranger, rédiger en français, et vous positionner dans la bonne catégorie pour participer :

    Le prix principal s’adresse aux francophones de plus de vingt ans, le deuxième prix proposé est destiné aux compositions portées par les moins de vingt ans dans la catégorie jeunesse. Il y a enfin une dernière catégorie « français langue maternelle » si au moins un de vos deux parents est de langue maternelle française.

    Vous retrouverez toutes les modalités d’inscription et de concours ici !


    modalites d’inscription et du concours

    concours d’écriture
    Vous voulez vous lancer dans la composition ? Inscrivez-vous !

    Voici les précieux conseils des organisateurs pour écrire une chanson

    • Prenez en compte le thème du concours sans aucune obligation d’utiliser le ou les mots du thème, mais en respectant la proposition, l’idée du thème. L’utilisation des 10 mots n’est pas obligatoire et n’entre pas dans les critères de sélection sauf pour les Prix Français langue maternelle
    • Respectez la forme d’une chanson (pas de textes trop longs, sans structure). Les couplets peuvent être plus ou moins nombreux. Le refrain est important dans une chanson, ne l’oubliez pas !
    • Essayez de garder une forme similaire entre chaque couplet avec le même nombre de vers ou de syllabes si possible.
    • Votre texte est un texte de chanson, écrit pour être chanté, mis en musique. Sentir la musicalité des mots et le rythme du texte est important.
    • Parlez de ce qui vous tient à cœur, de ce qui vous touche et que vous souhaitez partager. Inspirez-vous de votre expérience, vos ressentis ; la liberté d’expression, c’est aussi cela !
    • N’oubliez pas de donner un titre à la chanson. Le titre est l’identité d’une chanson, il la résume ou la présente, fait partie de son originalité.
    concours d’écriture
    L’année dernière, c’est Sherazade et LavionRose qui ont porté les compositions sur scène.

    L’édition 2022 a réuni plus de mille participants

    Les informations de l’édition précédente permettent de vous donner une idée de l’engouement suscité par ce concours. 1275 textes venus de 97 pays ont pu être recueillis. Il s’agissait de composer sur le thème des « passagers du temps » et un jury chargé de lecteurs et lectrices passionnés par le français encadrés par des professionnels ont pu récompenser d’un premier prix un jeune étudiant Haïtien de 21 ans, Léonard Charles, pour une composition intitulée « la voix fanée ». Le jeune homme s’est inspiré de poètes haïtiens ou francophones comme Magloire Saint-Aude, René Philoctète ou encore Eluard et Baudelaire, pour guider sa plume. Cette chanson mélancolique fait hélas dramatiquement écho à la situation sécuritaire compliquée en Haïti, mais aussi à toutes les zones du monde où les divisions et la misère frappent.

    En voici un extrait :

    « Sur des pans de soir coulant

    À l’entrée de la ville en guerre

    Des spectres dansent et sifflent

    Dans ma ville-cimetière

    Alors j’écris rêve

    Entre parenthèses

    Aube, espoir contre le sang »


    Cliquez ici pour consulter la 17ème edition

    Le jury de professionnels 2022 s’était réuni sous la présidence d’Elisabeth Anaïs, compositrice et parolière, de Jean Fauque, parolier, chanteur et écrivain ainsi que d’autres professionnels du chant ou du français, journalistes, musiciens et interprètes. En 2023, un nouveau jury verra se côtoyer amateurs et professionnels éclairés.

    concours d’écriture
    Inscrivez-vous au concours Chansons sans Frontières !

    Chansons Sans Frontières Monde

    Derrière ce concours se cache un réseau de passionnés de culture à l’international. CSF- Monde pour Chanson sans frontières – Monde promeut des valeurs de paix et d’interculturalité autour des objectifs du millénaire de l’ONU.

    Comme le mentionnent leurs statuts « Les échanges internationaux développés dans le domaine artistique et culturel s’appuient sur une vision de la francophonie créative, dans le respect des identités et des richesses de chacun ».

    Pour mener à bien l’aventure de Chansons sans Frontières, deux structures artistiques travaillent ensemble : l’Association Fusaca dédiée exclusivement au concours et à toutes les actions culturelles et artistiques autour de la francophonie (ateliers chansons, rencontres, expositions, spectacles de restitution…) ; Et Accord Production qui accompagne les artistes.

    Nous vous invitons à participer à ce concours stimulant et nous vous souhaitons de remporter l’un des premiers prix.

  • La 39ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger

    La 39ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger

    Ce lundi 23 octobre, Olivier Becht, Ministre des Français de l’étranger, inaugurera la 39ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger à Paris, pour la première fois, dans les locaux du Conseil économique et social, la troisième assemblée instituée par la Vème République. . Elle réunit les 70 conseillers élus par les 400 conseillers des Français de l’étranger répartis à travers le monde. Avant de découvrir le programme de cette rencontre automnale, on revient sur la 38ème édition. 

    Que retenir de la 38ème session ?

    La session de printemps 2023 fut l’occasion de célébrer les dix ans de promulgation de la loi, le 22 juillet 2013.  Le gouvernement en avait profité pour faire un bilan positif de l’organisation institutionnelle des Français de l’étranger. 

    Ce texte avait pour ambition de faciliter la création du lien entre les Français installés à l’étranger et l’administration à travers l’instauration de Conseils consulaires composés de conseillers consulaires, élus au suffrage universel direct par les Français de la circonscription consulaire. Ainsi, il devenait possible de s’attaquer à différents chantiers comme la gestion du vote par internet, le renouvellement des passeports, le « pass culture » ou encore la reconnaissance des entreprises crées par les Français établis hors de France. Mais qu’en est-il ?

    Manque de moyens

    Dans le cadre d’une audition du pouvoir législatif au printemps, les sénateurs représentants des Français établis hors de France, ont évoqué le manque de moyens alloués d’une part aux élus et d’autre part à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE). Ils plaidaient pour une revalorisation du statut des élus pour leur « donner les moyens d’aller à la rencontre de leurs électeurs et de rendre compte de leur mandat », appuyant sur le fait que ces derniers doivent se déplacer sur des territoires parfois immenses.

    En parallèle, les sénateurs avaient fait part de la difficulté que rencontre l’AFE dans sa mission, faute de moyens. Le rapporteur de la Commission des lois a évoqué un « délitement de l’engagement du Ministère des Affaires Étrangères sur le fonctionnement de l’AFE » et ce depuis la loi du 22 juillet 2013. En réponse, le ministre auditionné, a reconnu l’insuffisance des moyens financiers mis à disposition mais la justifie par une baisse des moyens plus globale à l’échelle du ministère des Affaires étrangères. Cependant, le budget, nous en reparlerons, semble être plutôt encourageant pour l’exercice à venir. 

    La numérisation

    L’un des enjeux majeurs de cette audition fut le « vote par internet ». Ce système inauguré en 2003, permet aux Français de l’étranger de voter à chaque élection nationale en passant par des moyens dématérialisés.

    Si le ministre estimait que la « mise en place du vote électronique a quand même permis d’accroître les taux de participation par rapport aux votes à l’urne », les sénateurs ont regretté plusieurs échecs, dus à des « failles technologiques » ne permettant pas de rendre compte des votes dans certaines circonscriptions de l’étranger.

    La solution pour pallier ces difficultés constituait le centre du débat. Les sénateurs proposent le recours à des messageries type WhatSapp (groupe américain Meta) pour éviter les problématiques liées au manque de performance des opérateurs téléphoniques sur certains territoires. Le ministre, quant à lui, rappelait être limité par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’informations (ANSSI) qui réprime le recours à ce type de moyens pour des questions de sécurité.

    Cette question démocratique a finalement révélé un bilan plus mitigé que ce que le ministre Olivier Becht annonçait. Il l’a d’ailleurs reconnu par ces mots : « Il n’existe pas de système parfait ».

    Mais la numérisation va beaucoup plus loin, avec l’identité numérique (qui se fait attendre), la mise en place de France Consulaire, l’obligation de faire ses déclarations online… Sur ces points, l’exécutif comme l’administration restent très approximatifs. 

    Assemblée des Français de l’étranger
    La 39ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger s’ouvre le 23 octobre

    Une nouvelle session pour quoi faire ?

    Comme chaque année, les élus de l’Assemblée des Français de l’étranger vont se retrouver une deuxième fois pour la session automnale. La particularité de l’année, c’est le lieu de rendez-vous. Habituellement, refoulés dans un bâtiment annexe du Ministère des Affaires étrangères situé dans le  XVème arrondissement, les conseillers de l’Assemblée des Français de l’étranger seront,  désormais, accueillis au siège du Conseil économique et social. 

    Évidemment, c’est par une intervention de M. Olivier BECHT, Ministre délégué auprès de la Ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger que sera ouverte cette assemblée.

    Il définira les objectifs des rencontres qui s’étaleront sur 5 jours. 

    Les entreprises des Français de l’étranger

    Pour le premier jour après la matinée qui est consacrée aux obligations protocolaires, les élus des Français de l’étranger attaqueront les débats par le sujet des entreprises des Français de l’étranger. Sous la présidence d’Alain Taieb, ils aborderont le rôle des EFE dans le rayonnement de la France et le développement de son commerce extérieur. Un sujet majeur alors que notre pays obtient régulièrement le bonnet tant son déficit du commerce extérieur est abyssal. 

    Pour ceux qui désirent assister à cette table ronde lundi 23 septembre à 17h (CET), celle-ci sera retransmise en ligne sur la chaîne Youtube de l’AFE.


    voir la Chaîne de l’Assemblée des Français de l’Étranger

    2ème prix du développement durable

    Le deuxième jour sera consacré aux travaux en commission, santé, éducation, sécurité et transition verte seront au menu. En fin de journée, c’est ce dernier thème qui sera à l’honneur avec la révélation des lauréats du Prix de l’Assemblée des Français de l’Étranger pour le développement durable.

    Celui-ci a pour objectif de stimuler l’émergence d’activités économiques répondant au principe du développement durable, de développer des projets œuvrant autour de ces concepts et de faire connaître des actions vertueuses en cette matière.

    Le développement durable doit s’entendre comme la croisée des chemins suivants :

    – Le progrès économique,

    – Le progrès social,

    – La préservation de l’environnement,

    – La solidarité internationale dans le domaine du DD.

    Ce prix vise en particulier à :

    – Stimuler la création d’idée d’entrepreneuriat durable,

    – Inciter les porteurs de projets ayant une idée entrepreneuriale durable à les concrétiser- faire connaître et mettre en exergue les projets les plus innovants en matière de développement durable.

    Fiscalité, affaires consulaires, affaires sociales, sécurité, enseignement

    Mercredi et jeudi seront les journées les plus chargées avec la présentation des travaux de la commission des finances, puis celle dédiée aux lois en fera de même. Les élus des Français de l’étranger finiront la journée de mercredi par la présentation des travaux de la Commission des affaires sociales et du monde combattant, de l’emploi et de la formation et une séance dédiée aux motions d’urgence.

    Enfin, le vendredi, les dernières commissions exposeront à leurs pairs leurs conclusions, sur des thèmes aussi divers que l’enseignement, la francophonie, la culture, sans oublier la sécurité et le commerce extérieur. 

    C’est la nouvelle directrice des Français à l’étranger et de l’administration consulaire, Pauline Carmona, qui conclura cette 39ème session avant que soit révélé l’ordre du jour de la 40ème session de l’AFE qui se déroulera en mars 2024. 

  • Ralentissement de la croissance mondiale confirmé 

    Ralentissement de la croissance mondiale confirmé 

    À l’occasion de son l’assemblée annuelle, le 10 octobre dernier, le FMI a révisé ses prévisions de croissance à la baisse, en phase avec les autres grandes institutions internationales. Le taux de croissance de l’économie mondiale devrait être de 3 % en 2023 et de 2,9 % en 2024.

    Ces taux sont nettement en-dessous des moyennes de ces dernières années (hors covid). Pour le directeur des études économiques du FMI, Pierre-Olivier Gourinchas, le retour au rythme d’activité d’avant covid apparaît de plus en plus difficile à atteindre compte tenu du durcissement des politiques monétaires et du ralentissement du commerce international.

    Les pays émergents et en développement les plus touchés

    Les pays émergents et en développement hors pays pétroliers sont les plus touchés par le recul de la croissance. Pour les pays avancés, la croissance devrait s’établir à 1,5 % cette année, puis à 1,4 % l’année suivante.

    La reprise la plus forte parmi les grandes économies a eu lieu aux États-Unis. La hausse du PIB américain serait de 2,1 % cette année, et non de 1,8 % comme initialement prévu. L’activité aux États-Unis reste dynamique grâce au niveau élevé de la consommation.

    La zone euro connaît une croissance plus faible que son allié américain. Sa production demeure toujours inférieure de 2,2 % par rapport aux prévisions d’avant pandémie. Cette situation est la conséquence de l’exposition plus marquée à la guerre en Ukraine. L’Allemagne devrait enregistrer une baisse de son PIB de 0,5 % cette année tandis que la France enregistrerait une hausse de 1 %. Pour l’ensemble de la zone euro, la croissance serait de 0,7 %, et non plus de 0,9 % comme espéré en juillet dernier.

    La croissance des économies émergentes et en développement diminuerait légèrement, passant de 4,1 % en 2022 à 4 % cette année et la suivante. En Chine, le PIB augmenterait de 5 % cette année et de 4,2 % en 2024. Le rebond lié à l’abandon de la politique du « zéro covid » a été temporaire. La croissance est passée de 8,9 % au premier trimestre 2023 (taux trimestriel annualisé désaisonnalisé) à 4 %. Dans l’Empire du milieu, les investissements des entreprises et les exportations s’affaiblissent en phase avec la baisse de la demande étrangère et des incertitudes géopolitiques.

    Ralentissement
    Les pays émergents et en développement hors pays pétroliers sont les plus touchés par le recul de la croissance

    La chute des prix de l’immobilier en Chine pourrait engendrer de graves difficultés financières

    Le FMI s’inquiète de la poursuite de la crise immobilière. Selon Pierre-Olivier Gourinchas, elle représente un risque à ne pas négliger pour l’économie mondiale. Pour restaurer la confiance, « il faut restructurer rapidement les promoteurs immobiliers en difficulté », conseille le Fonds. La chute des prix de l’immobilier, en Chine, pourrait provoquer une forte détérioration des bilans des banques et des ménages engendrant de graves difficultés financières.

    Le FMI estime que « l’économie chinoise doit s’éloigner d’un modèle de croissance immobilière axé sur le crédit ». Tout recul de 1 % de la croissance chinoise implique une baisse de 0,3 % de la croissance mondiale, selon les calculs du chef économiste.

    Sur le terrain de l’inflation, le FMI note la décélération en cours, mais considère qu’elle ne reviendra pas au niveau des objectifs fixés par les banques centrales avant 2025. L’inflation globale devrait s’établir à 5,9 % cette année puis à 4,8 % l’an prochain, après 9,2 % en 2022. L’inflation sous-jacente, hors prix des produits alimentaires et de l’énergie, devrait diminuer à 4,5 % en 2024.

    Le durcissement de la politique monétaire arrive à son terme

    Pour le FMI, dans de nombreux pays, le durcissement de la politique monétaire arrive à son terme. L’institution indique néanmoins qu’un assouplissement prématuré par une baisse des taux des banques centrales « anéantirait les gains réalisés au cours des dix-huit derniers mois ». Le FMI signale la multiplication des risques.

    Une hausse de 10 % des cours du baril implique un recul de 0,15 % de la croissance mondiale

    Le niveau d’endettement de nombreux pays est élevé et peut poser des problèmes de solvabilité. Les incertitudes sur l’évolution du prix de l’énergie et des matières premières sont importantes. Le FMI a retenu un cours de 80,49 dollars en 2023 pour le baril de pétrole et 79,92 dollars en 2024. Une hausse de 10 % des cours du baril implique un recul de 0,15 % de la croissance mondiale. Si la situation au Proche-Orient se dégradait, une forte hausse du baril pourrait survenir avec un risque de récession.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 20.10.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 20.10.23

    Bienvenue à tous dans le dernier flash quotidien des expatriés de la semaine, nous sommes le vendredi 20 dans vos titres MilèneGuermont à San Francisco – Zoom sur l’amendement budget avec Frédéric Petit qui réforme la gestion de l’AEFE – Macron alerte sur les risques de division de la Nation.

    Du beau monde à la French Héritage Society de San Francisco 

    Milène Guermont est une artiste contemporaine et une ingénieure française, elle était l’invitée d’honneur lors d’un rassemblement le 8 octobre dernier de la French Heritage Society. En plus de ses talents artistiques et de ses compétences en ingénierie, Milène incarne l’élégance et le charme à la française. La French HeritageSociety, reconnue pour son engagement dans la préservation des trésors architecturaux et culturels français à travers le monde, a organisé cet événement spécial à San Francisco, dans une belle demeure de Sausalito, pour célébrer sa mission, présenter Milène et ses travaux et sensibiliser le public à ses projets en cours.

    Milène Guermont
    Milène Guermont

    Frédéric Petit, l’AEFE et la transparence du budget 

    Le représentant des Français de l’étranger estime que « le budget de la France est un vrai budget de projets ». Il indique ainsi qu’il « ne s’agit pas de financer le ministère ou des instituts français, mais bien de financer des missions ».C’est une évolution, ajoute-t-il « dont une partie de l’administration met du temps à comprendre toutes les implications ».Et c’est le cœur de son amendement adopté cette semaine. En effet, Frédéric Petit met ainsi en place, une double comptabilité pour gérer l’AEFE distinguant le budget des missions générales de l’agence du budget des établissements en gestion direct. Une promesse de transparence appréciée par les parents, mais crainte par le corps professoral comme l’administration. 

    Frédéric Petit
    Frédéric Petit

    Hamas / Israël : une ligne de fracture pour la société française ? 

    Le conflit au Proche-Orient peut être « un élément de division » en France « si on gère mal cette situation », a déclaré jeudi Emmanuel Macron à un journaliste de l’AFP en marge d’un échange impromptu avec des jeunes à Paris. Prié de dire s’il comptait se rendre en Israël, le chef de l’État a réaffirmé qu’il le ferait « quand c’est utile ». « Si je vais dans la région, c’est pour essayer d’apporter une solution utile ». 

    second quinquennat
    Emmanuel Macron

    C’est tout pour cette semaine passée un bon week-end où que vous soyez ! On se retrouve lundi !

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Frédéric Petit défend « la diplomatie de la société civile »

    Frédéric Petit défend « la diplomatie de la société civile »

    Frédéric Petit, député de la septième circonscription des Français établis à l’étranger (Allemagne, Europe centrale et Balkans) est notre invité. Il est le rapporteur pour avis du budget de la diplomatie culturelle et d’influence, le programme 185. La dotation proposée est de plus de 720 millions d’euros. Le Parlementaire vient de présenter son texte à Paris, à l’Assemblée Nationale. 

    « Le budget de la France est un vrai budget de projets »

    Dans cette interview, le député explique ce que couvre ce programme. Il finance ainsi l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE), c’est-à-dire les lycées français à l’étranger. Il apporte aussi sa contribution financière aux Alliances françaises. Les coopérations scientifiques et culturelles s’intègrent aussi dans ce budget. Pour le parlementaire, ces « outils doivent faire partie de l’action de la France dans le monde ». Il ne pourrait y avoir de distinction entre la « diplomatie noble » et la « diplomatie culturelle » par exemple. 

    Frédéric Petit
    Frédéric Petit

    Ecouter le podcast avec Frédéric Petit

    « La diplomatie de la société civile »

    Le représentant des Français de l’étranger estime que « le budget de la France est un vrai budget de projets ». Il indique ainsi qu’il « ne s’agit pas de financer le ministère ou des instituts français mais bien de financer des missions ».  C’est une évolution, ajoute-t-il « dont une partie de l’administration met du temps à comprendre toutes les implications »

    Depuis quelques années, le député souhaite modifier le nom de ce programme. L’appellation « la diplomatie de la société civile » conviendrait davantage à ce budget. Celle-ci « ne va pas à l’encontre des ambassades, mais elle doit être coordonnée »

    « Ce n’est pas la pénurie que l’on doit gérer. C’est l’utilisation de cet argent »

    Dans ce podcast, Frédéric Petit déclare que « ce n’est pas la pénurie que l’on doit gérer. C’est l’utilisation de cet argent ». Donnant l’exemple de centres de recherche, il évoque davantage le problème de coordination plutôt que celui du manque de moyens financiers.  

    Lycées français à l’étranger : un amendement pour distinguer les établissements en gestion directe et les homologués

    Après l’interview accordée, un amendement défendu par Frédéric Petit a été adopté. Il concerne l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger. Pour la première fois, la subvention versée à l’AEFE se ferait via deux enveloppes budgétaires distinctes. Cela permettra d’une part de distinguer les dépenses liées à l’administration des 68 établissements « en gestion directe ». Et, d’autre part, de mieux identifier les dépenses liées au développement de l’ensemble du réseau des établissements homologués par le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse (580 établissements). Pour rappel ces derniers ne sont absolument pas administrés, ni gérés, ni financés, par l’agence.

    Selon le parlementaire, cela apportera de la clarification et une meilleure transparence. Il s’agit de « mettre fin à la défiance des parents d’élèves des EGD qui en sont les premiers financeurs par les écolages importants qu’ils acquittent, et qui ont parfois le sentiment que leur contribution est diluée dans l’ensemble des comptes de l’agence, et qu’elle ne sert pas directement à leur établissement. » 

    Avant d’être définitivement adopté, cet amendement sera soumis à d’autres échanges et votes. Il permet à ce stade d’organiser le débat sur l’organisation de l’AEFE. 

  • Milène Guermont, Invitée d’Honneur de la French Heritage Society, à San Francisco

    Milène Guermont, Invitée d’Honneur de la French Heritage Society, à San Francisco

    Le patrimoine pour toutes et tous, et toutes et tous pour le patrimoine…

    San Francisco, CA – La ville au bord de la Baie a récemment connu une touche d’élégance et de culture française et à la française avec la venue de Milène Guermont, éminente artiste, ambassadrice culturelle et défenseure du patrimoine français, en tant qu’invitée d’honneur de la French Heritage Society. Milène Guermont, artiste contemporaine et ingénieure française, était l’invitée d’honneur lors d’un rassemblement le 8 octobre dernier. En plus de ses talents artistiques et de ses compétences en ingénierie, Milène incarne l’élégance et le charme à la française.

    La French Heritage Society, reconnue pour son engagement dans la préservation des trésors architecturaux et culturels français à travers le monde, a organisé cet événement spécial à San Francisco, dans une belle demeure de Sausalito, pour célébrer sa mission, présenter Milène et ses travaux et sensibiliser le public à ses projets en cours.

    Accueil de la fantastique artiste, Milène Guermont !

    Vous cherchez le point commun entre le béton tactile et hyper léger, testé à ses limites pour des créations artistiques, la sculpture des matériaux innovants et avec des techniques d’ingénierie inédites, la mise en abyme des plages de Normandie pour commémorer le débarquement, un phare communiquant et rythmant aux battements de vos pulsations cardiaques, ne cherchez plus ! 

    Née en Normandie près du Mont Saint-Michel, Milène Guermont, personnalité éminente dans le domaine de la création artistique et de la préservation du patrimoine, a apporté une contribution significative à l’échange inter culturel, à la mémoire des sites et des bâtiments historiques en France et aux USA, ainsi qu’à l’enrichissement du patrimoine culturel et sculptural français via ses créations d’avant-garde. Exerçant en tant qu’artiste, Milène a créé des sculptures en utilisant des matériaux innovants et les dernières techniques d’ingénierie, y compris grâce aux brevets qu’elle a déposés. Sa démarche artistique ainsi que sa passion pour l’histoire, et ses innovations lui ont valu une reconnaissance non seulement en France, mais aussi à l’échelle internationale (Nova XX ArtPrize 2017, Peace Hero Award 2019, Hap Wagner Award 2020, The Projects Woman of the Year 2021, ADAGP Art Grant 2022 notamment). Elle est réputée pour sa connaissance approfondie du patrimoine culturel français et pour ses efforts inlassables visant à assurer sa préservation pour les générations futures.

    Milène Guermont
    La French Heritage Society a accueilli Milène Guermont

    Au cours de l’événement, Milène Guermont a partagé ses réflexions sur l’importance de la préservation du patrimoine français et a mis en lumière certains de ses projets de création et d’échanges culturels les plus remarquables. Elle a suscité un intérêt public pour la valorisation de notre héritage bâti et naturel à travers des échanges interculturels, en reliant les sites et les bâtiments patrimoniaux d’un pays à un autre grâce à ses œuvres d’art. Ses récits captivants, son approche à la fois intellectuelle, sensuelle et tactile et sa profonde appréciation des trésors architecturaux de la France et des Etats-Unis ont captivé l’audience de manière certaine.

    Les participants ont eu l’opportunité d’interagir lors d’une session de questions-réponses avec Milène Guermont, permettant ainsi d’explorer plus en profondeur son travail et le rôle essentiel de la création contemporaine pour la mise en lumière de notre héritage. En plus de la présentation du travail de Milène Guermont, l’événement a mis en avant certains des projets de préservation réussis de la French Heritage Society ; des châteaux historiques aux charmantes églises de village, le travail de la société couvre l’ensemble du patrimoine français.

    Cette soirée promettait d’être une fusion délicieuse de culture, d’histoire et de philanthropie françaises et franco-américaines, le tout dans le cadre superbe de Sausalito avec une vue à couper le souffle sur la baie. Les invités ont eu la chance de rencontrer d’autres passionnés du patrimoine français et d’en apprendre davantage sur la manière dont ils peuvent soutenir la noble mission de la société, ainsi que le travail novateur de Milène Guermont et ses projets pour le futur.

    La French Heritage Society a accueilli chaleureusement tous ceux qui partagent une passion pour la préservation de la beauté et de l’histoire de la France, les invitant à se joindre à eux pour rendre hommage à Milène Guermont et célébrer le travail remarquable accompli pour protéger et chérir l’héritage culturel français.

    Pour en savoir plus et participer…

    Milène a remercié la French Heritage Society pour son rôle dans la sauvegarde et la restauration des trésors architecturaux et culturels pour les générations futures en France et aux États-Unis. En 41 ans, la FHS a contribué à plus de 600 projets couvrant chaque département en France. Ne manquez pas cette opportunité de faire partie d’une soirée inspirante en compagnie d’artistes tels que Milène Guermont avec la French Heritage Society lors de nos prochains événements. Inscrivez-vous dès aujourd’hui à la French Heritage Society (10 chapitres aux USA et 1 an France) et contribuez à la préservation des précieux trésors de France !

    Milène Guermont
    Ne manquez pas cette opportunité de faire partie d’une soirée inspirante en compagnie d’artistes tels que Milène Guermont avec la French Heritage Society lors de nos prochains événements

    La visite de Milène Guermont à San Francisco a suscité un intérêt et un soutien significatifs pour la mission de la French Heritage Society visant à préserver le patrimoine culturel français. Notre souhait est que cela entraîne une augmentation des financements et des partenariats pour les projets de conservation, renforçant ainsi davantage l’impact de la French Heritage Society sur la préservation des sites historiques en France et d’origine ou d’inspiration françaises aux USA.

    Le cadre de Sausalito, avec ses vues magnifiques sur San Francisco et la Baie, a été le théâtre de conversations animées et a stimulé des réflexions et des actions pour préserver la beauté de la nature ainsi que les meilleures réalisations humaines. Milène a déclaré qu’elle « associe l’art et la vie dans sa dernière création : MAISON GUERMONT ». Cette œuvre d’art total habitable nichée dans le quartier historique de la Nouvelle Athènes, a déjà marqué l’histoire de l’art selon l’historien de l’art Paul Ardenne. Cette œuvre-maison qui a challengé 120 talents français (savoir-faire ancestraux et high-techs) pourrait avoir sa première extension aux USA. Milène souhaite renforcer ses collaborations avec des artistes, des mécènes aux États-Unis, les passionnés qui aiment les projets hors normes. Milène a ouvert la porte pour toutes les idées créatives dans ce sens.

    Pour en savoir plus sur Milène Guermont, nous vous recommandons de consulter les sites suivants : la sculpture PHARES (seule œuvre de toute l’histoire à avoir été érigée près de l’obélisque de la Place de la Concorde, et de surcroît à avoir dialogué avec la Tour Eiffel), l’œuvre d’art total MAISON GUERMONT, et le site web de Milène Guermont  et son instagram. L’un des objectifs de Milène est de renforcer ses collaborations avec les artistes et mécènes sur les Etats-Unis, donc n’hésitez pas à la contacter pour toute idée de création !

    Milène Guermont

  • Madagascar : alerte sur la démocratie ! 

    Madagascar : alerte sur la démocratie ! 

    Le climat politique ne s’améliore pas à quelques semaines de la présidentielle à Madagascar. Il y a d’abord eu le président du Sénat qui a annoncé avoir été contraint de renoncer au pouvoir par interim, le temps du processus électoral. Ce mardi, c’est la présidente de l’Assemblée nationale qui a dénoncé une élection illégitime.

    Une élection présidentielle sous tension

    Ces derniers jours, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, tous deux candidats à l’élection présidentielle de 2023, apparaissent quotidiennement devant les Malgaches. Mais si le premier est en campagne, bien décidé à s’offrir un deuxième mandat consécutif à la tête de Madagascar, le second a surtout pris la tête d’un cortège de manifestants qui, chaque jour depuis début octobre, défilent dans les rues d’Antananarivo.

    Marc Ravalomanana ne défie pas seul le pouvoir. À ses côtés, dix autres candidats – dont Hery Rajaonarimampianina, Andry Raobelina, Hajo Andrianainarivelo ou Siteny Randrianasoloniaiko – refusent eux aussi de faire campagne et demandent l’annulation de la candidature du président sortant. Mais, parce qu’il a présidé aux destinées de Madagascar entre 2002 et 2009 et que sa rivalité avec Andry Rajoelina rythme la vie politique du pays depuis plus d’une décennie, l’ancien chef de l’État est de loin le candidat le plus en vue de l’opposition.

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    La présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa. © Sarah Tétaud/RFI

    Report d’une semaine des élections

    Au début du mois, un des candidats a été blessé à Antananarivo lors d’un des rassemblements de l’opposition, régulièrement empêchés par les gaz lacrymogènes des forces de l’ordre. Dans la foulée, la justice a ordonné le report d’une semaine du premier tour du scrutin, initialement fixé le 9 novembre. Les Etats-Unis et l’Union européenne (UE), qui suivent la campagne électorale avec « la plus grande vigilance », ont dénoncé un « usage disproportionné de la force ».

    Mardi, dans une atmosphère tendue, les députés de l’opposition munis de banderoles « Nstay dégage ! », ont réclamé le départ du premier ministre. Proche de Rajoelina, Christian Ntsay est à la tête de l’exécutif jusqu’à l’élection d’un nouveau président, une position qui devait normalement être assurée par le président du Sénat, évincé. Une manœuvre du pouvoir, selon ses opposants.

    « Les germes d’un conflit pour une guerre fratricide sont visibles et ne cessent de s’amplifier », a mis en garde la présidente de l’Assemblée. « J’irai là où il y aura une sortie de crise dans l’intérêt suprême de la nation », a-t-elle ajouté sous les hourras de l’Assemblée, alors que d’autres proches de Rajoelina commencent à prôner l’apaisement.

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  • L’économie de marché et la tentation nationaliste 

    L’économie de marché et la tentation nationaliste 

    Deux cents ans après la Révolution française, le marché et la démocratie ont connu une période bénie permettant à certains de croire à « la fin de l’histoire ». En 1989, le mur de Berlin tombe, les démocraties populaires d’Europe de l’Est deviennent des démocraties tout court. L’ouverture de la Chine engagée en 1978 par Deng Xiao Ping est arrêtée sur le plan politique avec la répression des manifestants de Tian’anmen à Pékin (4 juin 1989) mais se poursuit sur le terrain économique. En 2001, la Chine a adhéré à l’Organisation mondiale du commerce, dynamisant ainsi les échanges commerciaux entre l’Asie et l’Occident. Elle sera suivie en 2012 par la Russie. 

    La mondialisation, une source d’enrichissement

    La mondialisation a révolutionné l’organisation des chaînes de valeurs. Elle a surtout contribué à un enrichissement mondial sans précédent. Les années 1990 et 2000 ont permis une forte réduction de la pauvreté au niveau mondial, le développement d’une classe moyenne dans de nombreux pays et d’un essor du tourisme sur fond de libertés publiques croissantes. 

    Entre 1990 et 2019, la proportion de la population mondiale vivant avec moins de 2,15 dollars par jour est passée de 40 à 8 %. Si en 1990, les revenus des 10 % les plus riches représentaient 42 fois ceux des 50 % les plus pauvres, ce ratio était de 32 en 2015. Il a, depuis, légèrement augmenté. 

    40 % de la population mondiale vivait dans des pays soumis à des régimes dictatoriaux entravant la liberté de déplacement en 1990. Ce taux était de 22 % en 2012 et de 26 % en 2022. 

    La crise des subprimes, une rupture

    La crise financière de 2007/2009 marque une rupture. Elle souligne la faiblesse économique croissante des pays occidentaux et l’affirmation des pays émergents, dont la Chine. Cette crise aurait pu marquer le début d’un nouveau cycle de coopération et de coordination. L’instauration du G20 réunissant les principaux pays avancés et émergents et l’adoption de systèmes de régulation des activités financières ont laissé présager une nouvelle organisation mondiale. Cet espoir ne s’est pas concrétisé. 

    Dans les années 2010, la mondialisation a été de plus en plus contestée. Le populisme et le nationalisme ont fait leur grand retour. Le Royaume-Uni est sorti de l’Union européenne. Certains États de cette même Union ont remis en cause certains acquis en matière de libertés. Le nombre de démocraties tend à diminuer. Les États-Unis et la Chine se sont lancés dans une guerre commerciale. La Russie a envahi l’Ukraine et essaie de rassembler autour d’elle des États refusant les valeurs démocratiques occidentales. 

    L’économie de marché, libérale, ne ressort pas indemne de ces dernières années. Le protectionnisme apparaît pour de nombreux gouvernements comme une solution tentante pour faire face aux difficultés économiques du moment. Depuis la crise financière de 2007/2009, l’économie de marché est devenue suspecte. Les États ont été contraints d’intervenir en 2008 pour éviter l’implosion de la sphère financière. Entre 2010 et 2013, en Europe, ils ont manœuvré pour éviter la banqueroute de la Grèce. Durant l’épidémie de covid, ils ont soutenu financièrement les ménages et les entreprises. En 2022, la guerre en Ukraine s’est accompagnée du maintien d’importants dispositifs d’aides. 

    La transition énergétique leur donne le prétexte d’agir directement et indirectement sur l’économie. Jamais, hormis en période de guerre, les démocraties libérales n’ont connu un tel degré d’interventionnisme. 

    Le conflit armé entre la Russie et l’Ukraine contraint des États qui depuis 1990 avaient engrangé les bénéfices de la paix à se réarmer, ce qui suppose un accroissement des dépenses publiques. La planification, symbole de l’URSS, redevient à la mode. 

    La France avait abandonné le principe de la planification au début des années 1990. Lors de la campagne présidentielle de 2022, pour attirer les électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui en avait fait son cheval de bataille, Emmanuel Macron a placé la planification écologique parmi ses priorités pour son second mandat. 

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    Emmanuel Macron a placé la planification écologique parmi ses priorités pour son second mandat. 

    L’État avant tout

    Face aux crises, les populations exigent de leur État un soutien sans faille. Depuis la crise des subprimes, l’idée que les conséquences des chocs économiques ne soient pas supportées par les populations s’est imposée. Les gouvernements doivent agir afin de garantir les revenus. Même aux États-Unis, pays jugé plus libéral que ceux d’Europe, lors de l’épidémie de covid, l’État fédéral a compensé les pertes de revenus. 

    L’État « nounou » est devenu la référence. Il distribue des chèques, gèle certains prix, établit des boucliers tarifaires, impose des ristournes, etc. Il est de plus en plus présent dans la gestion de l’économie. 

    La transition énergétique avec l’objectif de décarbonation des activités d’ici 2050 se traduit par l’adoption d’un nombre croissant de normes, de systèmes de bonus/malus et d’incitations fiscales. Elle conduit les États à subventionner la réalisation d’infrastructures d’énergies renouvelables, des entreprises réalisant des investissements contribuant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à prendre des mesures protectionnistes (taxe carbone à la frontière, majoration de droits de douane, malus sur certaines productions). 

    La crise sanitaire a amené également les États à s’immiscer dans le fonctionnement de l’économie au nom de la défense de la souveraineté nationale. Les gouvernements souhaitent relocaliser sur leur territoire certaines productions jugées comme indispensables. Aux États-Unis, Donald Trump, en augmentant les droits de douane, s’étaient inspiré des pratiques des années 1930. Il a été suivi par de nombreux pays depuis. 

    Joe Biden estime, de son côté, que l’économie est désormais partie prenante des questions de sécurité nationale. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, aime à répéter que l’Union européenne est « la première grande économie à définir une stratégie en matière de sécurité économique ». Emmanuel Macron a dans plusieurs discours mentionné l’impérieuse nécessité de «l’autonomie stratégique» pour la France. Narendra Modi, le Premier ministre indien met en avant «l’autonomie économique» de son pays. 

    Une course de vitesse s’est engagée à l’échelle mondiale entre les différents États, chacun souhaitant se doter d’entreprises en pointe sur les microprocesseurs, les batteries, le solaire, l’éolien, etc. Comme pendant la guerre froide, les gouvernements occidentaux utilisent des outils économiques pour affaiblir leurs adversaires géopolitiques, notamment en interdisant les exportations et les investissements internationaux surtout quand ils pourraient concerner la défense. L’Iran, la Russie et la Chine sont particulièrement visés par ces mesures. 

    La surenchère des États coûte cher

    L’Inflation Reduction Act qui est avant tout une loi en faveur de l’investissement sur le territoire américain pourrait coûter plus de 1 200 milliards de dollars d’ici 2030. 40 % de toutes les dépenses des pays de l’OCDE en faveur des énergies propres proviennent des États-Unis. 

    Pour contrer les Américains, l’Union européenne a lancé « Next Generation » et le «Green Deal». 14 États de l’Union européenne sur 27 ont adopté des plans de soutien à la microélectronique et aux technologies de communication. La France est en pointe dans les mesures de protection de son marché. Elle a ainsi lancé dernièrement un fonds national pour exploiter des métaux rares. 

    L’Union européenne souhaite que 40 % des technologies clés nécessaires à sa transition verte et 20 % des semi-conducteurs mondiaux soient fabriqués dans l’Union européenne. L’Inde dont la tradition protectionniste est ancienne met en œuvre un programme d’« incitations liées à la production » pour de nombreux secteurs, notamment la fabrication de modules solaires photovoltaïques et de batteries avancées. En vertu de la loi K-chips, la Corée du Sud offre des allégements fiscaux aux entreprises de semi-conducteurs. 

    S’inspirant du programme « Made in China » de 2015, les États occidentaux ont créé leur « Made in America », « Made in Europe », « Make in India », « Made-in-Canada plan » et « A Future Made in Australia ». 

    Le renouveau des politiques industrielles au sein des pays avancés

    Ces dernières années, le recours aux politiques industrielles et protectionnistes était l’apanage des États en développement. Aujourd’hui, selon une étude réalisée par Réka Juhász de l’Université de la Colombie-Britannique, Nathan Lane et Emily Oehlsen de l’Université d’Oxford, et Verónica C. Pérez de l’Université de Boston, ce sont les pays occidentaux qui sont les plus entreprenants en la matière. 

    Au premier trimestre 2023, le montant de subventions allouées aux entreprises des États de l’OCDE est supérieur de 40 % à celui constaté avant la pandémie. Selon la banque UBS, les gouvernements du G7 ont prévu de financer à hauteur de 400 milliards de dollars l’industrie des semi-conducteurs au cours de la prochaine décennie. Depuis 2020, les gouvernements ont affecté 1300 milliards de dollars pour soutenir les investissements dans les énergies propres. 

    Les dépenses américaines en matière de politique industrielle, par rapport au PIB, sont désormais équivalentes à celles de la France qui était jusqu’à maintenant le pays de l’OCDE qui soutenait le plus son économie. Dans le cadre des campagnes électorales en cours (Etats-Unis, Royaume-Uni, Espagne), les programmes des candidats prévoient d’accroître l’interventionnisme. Au Royaume-Uni, le parti travailliste souhaite la mise en place d’un plan d’action en faveur de la transition énergétique dont le poids serait dix fois supérieur à celui de Joe Biden. 

    Ces politiques d’aides généralisées sont perçues favorablement par les actionnaires qui n’anticipent que modérément l’augmentation des prélèvements obligatoires et l’augmentation des prix. Depuis le début de l’année 2022, le cours moyen des actions des entreprises américaines bénéficiant de dépenses d’infrastructures supplémentaires a augmenté de 13 %, contre une baisse de 9 % pour l’ensemble du marché boursier américain, selon les données de la banque Goldman Sachs. 

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    Jamais, hormis en période de guerre, les démocraties libérales n’ont connu un tel degré d’interventionnisme. 

    Faut-il abandonner l’économie de marché ?

    La mondialisation a été une source de déséquilibres indéniable mais le retour à des pratiques d’un autre temps risque d’en générer de nouveaux. La surenchère des aides se traduira par des augmentations d’impôts ainsi que par des taux d’intérêt et des prix de vente plus élevés. L’offre est avantagée au détriment de la demande. 

    L’expérience historique de la politique industrielle n’est pas encourageante. Le centre de recherche Peterson Institute a examiné les effets de la politique industrielle américaine entre 1970 et 2020. Les tentatives visant à créer un avantage concurrentiel grâce au soutien du gouvernement ont généralement échoué. Selon une étude de la London Economic School, une des raisons du déclin du Royaume-Uni dans les années 1960 provient du maintien de politiques de soutien à l’économie, politiques qui seront remises en cause dans les années 1980 par Margaret Thatcher. 

    Les partisans des politiques industrielles mettent en avant le succès des dragons asiatiques comme Taïwan, Singapour, la Corée du Sud ou Hong Kong puis de la Chine. L’économiste, Nathan Lane de l’Université d’Oxford a étudié l’essor de l’industrie sud-coréenne dans les années 1970. Le programme Heavy Chemical and Industry de 1973 à 1979, reposant sur des crédits bonifiés pour favoriser la production et les exportations, a joué un rôle dans le décollage économique du pays. Au cours des vingt années qui ont suivi 1973, le PIB réel par habitant de la Corée du Sud a augmenté de 349 %. Ce résultat favorable a été réalisé tout en maintenant des finances publiques saines. 

    L’objectif des pouvoirs publics a été avant tout d’améliorer la compétitivité extérieure du pays, ce qui est rarement le cas dans le cadre des politiques industrielles mises en œuvre dans les années 1970/1980. 

    En Chine, depuis 2015, Xi Jinping a engagé le projet « Made in China ». L’État chinois a renforcé son pouvoir sur l’activité économique. Les subventions gouvernementales en pourcentage des bénéfices des sociétés chinoises cotées sont passées de 3 % en 2012 à 5 % en 2020. Le nombre de mesures fiscales soutenant les industries de haute technologie est en forte hausse, selon un article publié en 2021 par Goldman Sachs. Toutes les mesures prises n’ont pas eu les effets escomptés. La productivité chinoise ne progresse plus. L’augmentation des dépenses de R&D, des brevets et de la rentabilité n’est pas au rendez-vous au sein des entreprises aidées. 

    En multipliant les aides, les gouvernements risquent de gaspiller des milliards de dollars, de générer des effets d’aubaine ou de pérenniser des entreprises non rentables et sans avenir. En Inde, les incitations liées à la production de biens technologiques ont été détournées. En effet, l’Inde est devenue non seulement un exportateur mais aussi un importateur important de téléphones portables. Les entreprises chinoises se sont installées dans ce pays afin de bénéficier des aides tout en continuant à produire en Chine ou au Vietnam. Elles importent des portables quasi-achevées et les reconditionnent afin qu’ils soient estampillés «Made in India». 

    Les entreprises occidentales, malgré des aides, butent sur des problèmes de main-d’œuvre pour développer de nouvelles usines. Faute de personnel, des projets restent en jachère. Certaines entreprises aidées ont même été poussées à la faillite, les projets n’étant pas viables. Lightyear, une entreprise néerlandaise de voitures solaires soutenue par le gouvernement et la Commission européenne, a épuisé ses réserves financières et arrêté, un certain temps, sa production. Britishvolt, une entreprise de batteries électriques que le gouvernement britannique s’est clairement engagé à soutenir, a déposé le bilan. Plusieurs projets de parcs d’éoliennes en mer pourtant subventionnés sont à l’arrêt. Les entreprises de ce secteur demandent une augmentation des aides. Il en est de même pour celles qui sont investies dans la fabrication de microprocesseurs au sein des pays de l’OCDE. Elles réclament le versement d’aides annuelles pour faire face aux surcoûts énergétiques. 

    La causalité est loin d’être certaine mais force est de constater que le développement des aides à l’industrie et du protectionnisme s’accompagne au sein de l’OCDE d’une stagnation voire d’une baisse de la productivité. L’argent ainsi utilisé ne bénéficiera pas à la retraite, à la santé ou à la dépendance. Les entreprises aidées sont bien souvent celles qui ont les moyens d’investir. 

    Les subventions créent des effets de rente et réduisent la concurrence. Les chercheurs du FMI estiment que le PIB sera amputé à court terme d’un point et à long terme de 2 points. Certaines estimations chiffrent le manque à gagner à plus de 5 points de PIB. 

    Le nationalisme économique équivaut à un Brexit généralisé

    Les subventions publiques sont visibles quasi immédiatement. Les gouvernements célèbrent les ouvertures d’usine. Ils mettent en avant la fabrication de batteries, de masques et d’éoliennes. Les effets pervers sont plus diffus. Quand les États-Unis ont décidé dans les années 1970 de taxer les produits sidérurgiques japonais, la population américaine a favorablement réagi au nom de la défense de l’emploi. Or, cette politique protectionniste a été responsable quelques années plus tard de la descente aux enfers de l’industrie automobile américaine, contrainte d’utiliser de l’acier cher et de mauvaise qualité. Le bilan en termes d’emploi a été négatif. 

    Le libre-échange, la théorie des avantages comparatifs, la concurrence sont sans nul doute les concepts de l’économie de marché les moins bien compris par les populations. En France, l’échec du nationalisme économique traverse les siècles, des compagnies des Indes au Plan calcul du Général de Gaulle. 

    Le retour au nationalisme économique ne tire pas un trait sur trente ans de mondialisation. La segmentation de la planète autour de plusieurs pôles économiques n’empêchera pas la Chine de conserver une place importante dans la production industrielle. En revanche, la suspicion s’est installée et mine le commerce international au point que celui a perdu son rôle de moteur.

  • Les constructeurs automobiles britanniques s’inquiètent des droits de douane post-Brexit

    Les constructeurs automobiles britanniques s’inquiètent des droits de douane post-Brexit

    Les constructeurs automobiles britanniques tirent mercredi (18 octobre) la sonnette d’alarme sur la possible entrée en vigueur au premier janvier de droits de douane post-Brexit de 10 % sur les véhicules électriques qui traversent la Manche.

    Ceux-ci « ajouteraient 3 600 livres (près de 4 150 euros, NDLR) au coût des véhicules électriques de fabrication britannique vendus en Europe » et presque autant aux véhicules européens vendus au Royaume-Uni, affirme dans un communiqué la SMMT, qui représente le secteur automobile britannique.

    Un durcissement des « règles d’origine » dans le traité commercial post-Brexit avec l’UE doit imposer à partir de 2024 qu’au moins 45 % de la valeur des pièces du véhicule provienne de l’UE ou du Royaume-Uni pour être exempté de droits de douane. Or, les batteries représentent une part substantielle du prix des véhicules électriques et proviennent actuellement souvent de Chine.

    « Cela fait des mois que nous disons que les règles d’origine constituent une menace majeure » pour les fabricants britanniques, dont l’UE est « le marché numéro un », ainsi que pour les entreprises en Europe pour qui le Royaume-Uni est un marché crucial, affirme Mike Hawes, directeur général de la SMMT.

    Les droits de douane rendraient « tout simplement ces produits non compétitifs », alors que les marges sont trop faibles sur les véhicules électriques et que les fabricants seraient contraints d’en répercuter au moins une partie, poursuit-il auprès de l’AFP.

    « Certaines personnes diront ‘en fait, c’est trop cher, je vais simplement acheter une autre voiture essence, diesel ou garder celle que j’ai’, et cela sape notre capacité à réduire les émissions de carbone », affirme M. Hawes.

    droits de douane post-Brexit
    Frankfurt, Germany, Circa 2017, Jaguar, Land Rover, Automobile, Dealership [Shutterstock/Razvan Iosif]

    Fin septembre, le commissaire européen chargé du Marché intérieur Thierry Breton avait douché les espoirs des constructeurs automobiles britanniques et européens sur un report des nouvelles règles douanières, affirmant que « ce qui avait été négocié avait été négocié ».

    La SMMT espère cependant encore un accord entre Londres et Bruxelles et un report à 2027. « Des investissements considérables sont consacrés à la fabrication de batteries en Europe et au Royaume-Uni », mais « cela va prendre deux ou trois ans » avant d’en voir les effets concrets, selon Mike Hawes.

    En dépit de récents revirements de Londres sur ses objectifs de neutralité carbone, dont un report de l’interdiction de la vente de voitures thermiques neuves, le Royaume-Uni a connu plusieurs annonces en faveur du secteur des véhicules électriques.

    Le géant indien Tata, propriétaire de Jaguar Land Rover, avait notamment annoncé en juillet un investissement de 4 milliards de livres (4,6 milliards d’euros) dans une méga-usine de batteries électriques outre-Manche.


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