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  • « Je n’ai rien signé avec Meta », « I didn’t sign anything with Meta », « Yo no firmé nada con Meta »

    « Je n’ai rien signé avec Meta », « I didn’t sign anything with Meta », « Yo no firmé nada con Meta »

    Dans toutes les langues, les Français de l’étranger ont vu fleurir sur leurs fils et murs Facebook un message que tous nos contacts semblaient partager frénétiquement comme pour se protéger d’un mauvais sort. Retour sur une « fake news » dont on n’arrive pas à se débarrasser. 

    Un Facebook sans publicités

    De très nombreux messages ont émergé ce week-end sur Facebook, concernant de nouvelles règles permettant à Facebook d’utiliser les photos des utilisateurs. Tout cela est rapidement devenu viral et fait suite à la récente annonce de Meta concernant le lancement d’un abonnement payant, visant à permettre à l’utilisateur de se débarrasser des publicités sur la plateforme.

    Mieux (ou pire) encore, afin de faciliter le partage aux utilisateurs les plus crédules et les moins aguerris en informatique, le message se charge d’expliquer la technique du copier/coller : « Maintenez votre doigt enfoncé n’importe où dans ce message et « copier » apparaîtra. Cliquez sur « copier ». Ensuite, allez sur votre page, créez un nouveau message et placez votre doigt n’importe où dans le champ vide. « Coller » apparaîtra et cliquez sur Coller. Cela contournera le système… Qui ne fait rien consent ».

    Meta
    De nombreux utilisateurs de Facebook partagent ce message qui n’a en réalité aucune valeur juridique

    Aucune valeur juridique

    Évidemment, ce type de message est dénué de toute valeur juridique et d’intérêt. Certains se remémoreront sans doute un message similaire, publié il y a quelques années, et invitant alors les utilisateurs à exprimer leur volonté de pouvoir continuer à utiliser Facebook gratuitement, là encore, en copiant un message (inutile) sur leur mur.

    Quand bien même le message se veut alarmiste, le fait de le recopier sur son mur n’aura aucun intérêt si ce n’est celui de polluer un peu plus le fil d’actualité de ses contacts. Pour gérer au mieux les données glanées par Facebook, il convient de se rendre dans les paramètres de confidentialité de l’application.

    Des conditions d’utilisation pourtant limpides

    Toutefois, en s’inscrivant sur un réseau social (ou en utilisant un site web, une application…), on en approuve en amont les règles de base qui le définissent. Ces conditions d’utilisation, acceptées par les utilisateurs dès leur inscription, sont les seuls textes régissant la collecte de données. Le moyen le plus efficace pour éviter toute réutilisation abusive des données personnelles reste de ne pas s’abonner.

    À noter que certains utilisateurs, ayant aussitôt repéré le caractère inutile du message, ont rapidement publié sur leur mur un message parodique, visant à railler les utilisateurs un peu trop crédules et toujours aussi prompts à diffuser de fausses informations.

  • Les multinationales françaises et leur présence à l’étranger 

    Les multinationales françaises et leur présence à l’étranger 

    En 2021, les firmes multinationales françaises (hors services non marchands et filiales bancaires) contrôlent, selon l’INSEE, 51 000 filiales à l’étranger dans plus de 190 pays. La France figure au sein de l’OCDE, après les États-Unis et le Royaume-Uni, parmi les pays disposant d’un réseau international de multinationales présentes à l’étranger développé.

    Au sein des firmes multinationales françaises, les grandes firmes regroupent 43 % des filiales à l’étranger. La moitié d’entre elles sont implantées dans au moins douze pays étrangers. Ces entreprises réalisent à l’étranger 83 % du chiffre d’affaires consolidé total et y emploient 76 % des effectifs des filiales. Elles concentrent 80 % des investissements réalisés par les firmes multinationales françaises dans leurs filiales à l’étranger.

    La moitié des filiales françaises à l’étranger sont implantées dans neuf pays

    Les firmes multinationales de taille intermédiaire réalisent quant à elles 15 % du chiffre d’affaires et emploient 21 % des salariés à l’étranger. Les firmes multinationales de taille intermédiaire et de taille petite ou moyenne réalisent la majorité de leur chiffre d’affaires en France, à l’inverse des grandes firmes multinationales. La moitié des filiales françaises à l’étranger sont implantées dans neuf pays.

    Les États-Unis sont le pays où les entreprises françaises sont les plus présentes avec 5 200 filiales. Suivent l’Allemagne (4 100 filiales) et le Royaume-Uni (3 700 filiales). Ces trois pays rassemblent un quart des filiales françaises à l’étranger qui génèrent un chiffre d’affaires important. Il s’élevait, en 2021, à 325 milliards d’euros aux États-Unis, 135 milliards d’euros en Allemagne et à 107 milliards d’euros au Royaume-Uni. Avec l’Italie (101 milliards), la Chine (96 milliards) et l’Espagne (90 milliards), ces pays concentrent plus de la moitié du chiffre d’affaires consolidé total (54 %).

    multinationales françaises
    42 % des filiales de multinationales françaises sont implantées dans l’Union européenne

    42 % des filiales de multinationales françaises dans l’Union européenne

    42 % des filiales de multinationales françaises (soit 21 000 filiales) sont implantées dans l’Union européenne. Elles représentent 37 % du chiffre d’affaires consolidé total (soit 572 milliards d’euros). Avec 2,3 millions de salariés, l’Union européenne reste la première zone d’implantation des firmes multinationales françaises.

    Par pays, les États-Unis figurent en tête pour les emplois à l’étranger des multinationales (754 000 salariés). Suivent l’Inde (520 000) et le Brésil (518 000). Ensemble, ces trois pays concentrent 26 % du total des emplois à l’étranger des multinationales françaises et 39 % des emplois hors Union européenne. L’Allemagne (451 000 salariés), l’Espagne (412 000) et l’Italie (300 000) représentent 17 % du total des emplois à l’étranger des multinationales françaises et 51 % des emplois localisés dans l’Union européenne.

    Les filiales belges et suisses se caractérisent par des chiffres d’affaires relativement élevés au regard de leurs effectifs. Elles se classent respectivement en 7ᵉ et 8ᵉ positions pour le chiffre d’affaires consolidé, mais plus loin pour les effectifs salariés : respectivement en 12ᵉ et 21ᵉ positions.

    Dans les firmes multinationales françaises, 43 % des salariés des filiales implantées à l’étranger travaillent dans les services marchands, 36 % dans l’industrie, 17 % dans le commerce et 4 % dans la construction. Les effectifs les plus nombreux se situent aux États-Unis pour les filiales industrielles et en Inde pour les services.

  • Suppression de l’AME, restriction des visas de travail… Au Sénat, la « loi immigration » se durcit

    Suppression de l’AME, restriction des visas de travail… Au Sénat, la « loi immigration » se durcit

    Le projet de loi sur l’immigration, débattu en hémicycle au Sénat tout au long de la semaine dernière, a été adopté mardi (14 novembre) à une très large majorité. Les dispositifs clefs, tels que la régularisation des travailleurs illégaux, le regroupement familial ou encore les conditions pour bénéficier d’aides sociales non-contributives, ont tous été largement durcis.

    Le projet de loi initial, fort de 27 articles, devait notamment rehausser les prérequis nécessaires pour s’installer sur le territoire, en imposant un niveau minimal en français. Tous les étrangers qui demandent une carte de séjour devraient aussi s’engager à respecter les principes de la République — un refus pourrait marquer le non-octroi, ou le non-renouvellement d’une carte.

    Le projet le projet de loi visait aussi à « faciliter l’éloignement des étrangers qui représentent une menace grave pour l’ordre public » et renforcer l’arsenal policier pour combattre les filières de passeurs, notamment en mer Méditerranée.

    Enfin, un nouveau dispositif créait une carte de séjour d’un an dédiée au « travail dans des métiers en tension ». Tout travailleur irrégulier embauché officieusement dans des secteurs économiques en tension, ou vivant dans une « zone géographique en tension », pouvait, selon le texte initial, bénéficier de cette carte de manière automatique.

    suppression de l'AME
    L’automaticité des visas de travail dans les secteurs en tension a été supprimée, pour créer à la place un dispositif d’octroi de visas « exceptionnel », à la discrétion de chaque préfet. L’enjeu, affirme la majorité sénatoriale conservatrice, est avant tout d’éviter un « appel d’air » – qui suggère que l’Etat est si généreux vis-à-vis des migrants qu’il les attire vers la France. [Shutterstock/robertindiana]

    « Incapacité des pouvoirs publics »

    Mais dès les premières heures de débat au Sénat, le texte a pris une tout autre tournure, avec un renforcement net des dispositifs régaliens et une restriction du champ d’application de l’octroi de permis de travail – et ce, avec le soutien du ministère de l’intérieur Gérald Darmanin.

    L’automaticité des visas de travail dans les secteurs en tension a été supprimée, pour créer à la place un dispositif d’octroi de visas « exceptionnel », à la discrétion de chaque préfet. L’enjeu, affirme la majorité sénatoriale conservatrice, est avant tout d’éviter un « appel d’air » – qui suggère que l’Etat est si généreux vis-à-vis des migrants qu’il les attire vers la France.

    Jean-Noël Buffet, sénateur Les Républicains et tête de file sur le sujet, a déploré « l’incapacité très grande des pouvoirs publics de réagir face à l’intensification des flux [migratoires] », affirmant que la cause d’une telle situation se situait dans « l’absence de vision » sur la politique migratoire, « sans laquelle il n’aura pas d’efficacité ».

    Selon lui, la « régularisation massive et automatique » de travailleurs illégaux n’est pas souhaitable : « pour l’immigration illégale, c’est tolérance zéro », a-t-il martelé.

    Une analyse que rejette le sénateur communiste Ian Brossat, pour qui la distribution de visas de travail automatique pour des migrants illégaux qui travaillent est une mesure de « pragmatisme » alors que les pénuries de main-d’œuvre explosent dans le pays.

    En outre, les sénateurs ont supprimé l’Aide médicale de l’Etat (AME), qui permet aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d’un accès aux soins. Une nécessité pour certains, une aberration pour d’autres : les médecins traiteront quoiqu’il arrive les cas urgents, seulement, sans l’AME, les pathologies seront plus lourdes et coûteront plus cher à la société.

    3 500 médecins ont signé ce week-end une « déclaration de désobéissance », dans laquelle ils affirment qu’ils « continuer[ont] à soigner gratuitement les patients sans papiers selon leurs besoins, conformément au Serment d’Hippocrate qu[‘ils ont] prononcé ».

    De manière plus générale, le texte adopté mardi oblige les immigrés légaux à résider dans le pays cinq ans avec de bénéficier d’allocations non-contributives, comme l’Aide personnalisé au logement (APL) – contre six mois actuellement. En outre, le regroupement familial a été restreint.

    Réalité contrastée

    Mais, malgré les inquiétudes que la France accueille trop d’immigrés, ou qu’elle est trop « généreuse », les chiffres montrent une réalité beaucoup plus contrastée

    « La France a enregistré et accueilli 38 000 immigrants [ayant fui la Syrie] au cours des dix dernières années […] L’Allemagne, quant à elle, en a enregistré 770 000 [au cours de la même période] : c’est 25 fois plus que la France », soulignait François Héran, spécialiste des migrations, dans une tribune dans le journal Le Monde début octobre.

    Même tendance pour les réfugiés afghans : si 11 % des demandes d’asile ont été déposées en France depuis l’été 2021, c’est bien peu comparé aux 34 % de l’Allemagne, affirme le chercheur.

    En l’état, l’argument selon lequel la France crée un « appel d’air […] ne tient pas la route ».

    Le député français Gérald Darmanin s’est félicité du résultat du vote, estimant qu’il permettrait au pays d’être « dur envers les immigrés délinquants, tout en facilitant la régularisation ».

    Le texte arrive à l’Assemblée nationale à la fin du mois. Le gouvernement souhaite que le projet de loi soit formellement adopté d’ici la fin de l’année.


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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 16.11.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 16.11.23

    Bonjour à toutes et tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans les titres de ce jeudi 16 novembre : Du rififi à la fédé des expatriés de Renaissance – Le policier qui a tiré sur Nahel est sorti de prison – Ce soir c’est Beaujolais Nouveau !

    La fédération des Français de l’étranger de Renaissance sous tutelle

    Après l’échec des sénatoriales du parti d’Emmanuel Macron, par un e-mail adressé aux militants, Stéphane Séjourné annonce sa volonté de remettre de l’ordre dans sa structure après le résultat désastreux des élections sénatoriales. Pour cela, il a décidé d’installer Anne Genetet, la députée des Français d’Asie et Océanie à la tête de la fédération. Est-ce que cela sera suffisant pour colmater les ruptures, rien n’est moins sûr ! 

    mise sous tutelle Renaissance
    Mise sous tutelle Renaissance – Anne Genetet / Stéphane Séjourné ©LFP

    Libération sous contrôle judiciaire du policier ayant tué Nahel 

    Le policier mis en cause dans la mort de Nahel a été remis en liberté sous contrôle judiciaire, a appris BFMTV auprès du parquet de Nanterre, confirmant une information de France Inter. Le policier « a été placé sous contrôle judiciaire » par le parquet de Nanterre après le versement d’un cautionnement. Le suspect a interdiction d’entrer en contact avec les témoins et les parties civiles, de paraître à Nanterre et de détenir une arme.

    émeute
    Émeute suite au meurtre de Nahel ©AFP

    C’est le jour J pour le Beaujolais Nouveau 

    Ce jeudi 16 novembre marque l’arrivée tant attendue du Beaujolais nouveau millésime 2023. Comme chaque année, c’est le 3ème jeudi du mois que ce vin primeur est dévoilé au monde. Si la pandémie a mis un coup de frein à la propagation dans le monde de cette célébration de la ruralité et des vignerons de France, cette année 2023 signe le renouveau. Pour les Français de l’étranger, nous avons créé une carte dynamique recensant quelques évènements organisés par la communauté française, retrouvez-la sur le site Lesfrancais.press.

    Beaujolais Nouveau 2023
    Beaujolais Nouveau 2023 ©coopérative du Beaujolais Nouveau

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour la dernière édition de la semaine. 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Mise sous tutelle de la fédération des Français de l’étranger du parti présidentiel « Renaissance »

    Mise sous tutelle de la fédération des Français de l’étranger du parti présidentiel « Renaissance »

    Le secrétaire général du parti Renaissance souhaite siffler la fin de la récré au sein de sa fédération des Français de l’Etranger. Par un e-mail adressé aux militants, Stéphane Séjourné entend remettre de l’ordre dans sa structure après le résultat désastreux des élections sénatoriales.  

    L’échec des sénatoriales

    En effet, le verdict des urnes n’a pas répondu à l’objectif attendu. Aucun candidat macroniste n’a été élu sur la circonscription des Français établis hors de France. Un couac important quand on se rappelle que le candidat Macron avait obtenu plus de 45 % des voix des expatriés au 1er tour de l’élection présidentielle de 2022.

    Dans le courrier adressé à ses membres, Stéphane Séjourné désigne le coupable de ce revers : la division de son propre camp ! C’est elle qui est le responsable de ce résultat désastreux. « Plusieurs dysfonctionnements ont mené à une multiplication des listes (…) à la défaite des candidats officiellement investis par le Parti » écrit Stéphane Séjourné à ses membres. Ajoutant plus loin dans sa correspondance : « Cette multiplication des candidatures dissidentes issues de Renaissance soutenues par des grands élus du territoire a naturellement conduit à la décrédibilisation du Parti. »

    Un conseiller des Français de l’étranger Renaissance (qui a souhaité rester anonyme) nous confie que, par cet e mail, le parti ne se remet pas en cause ce qui est « dommage ». Pour les militants, Les dirigeants de Renaissance « essaient de faire porter le chapeau de l’échec des sénatoriales uniquement à la fédération des Français de l’étranger ». Alors que dans les couloirs se murmurent qu’il y aurait aussi d’autres raisons à cette défaite. 

    mise sous tutelle Renaissance
    © Fédération des Français de l’étranger du parti présidentiel  » Renaissance « 

    La présidente de l’Assemblée des Français de l’étranger sur la sellette

    Dans le courrier rédigé par le secrétaire général à ses adhérents les noms des illégitimes sont donnés. La liste de Sophie Suberville, ainsi que celle de Franck Barthélémy et également celle d’Hélène Degryse, présidente de l’Assemblée des Français de l’étranger, sont nommément mises au banc des accusés par le parti. 

    Thierry Masson, la tête de liste « officielle » pour nos compatriotes à l’étranger du parti du Président de la République a, rappelons-le, déposé un recours au Conseil constitutionnel en ce sens. La requête est en cours d’examen. 

    La fédération des Français de l’étranger de Renaissance est actuellement dirigée par Marie-Ange Rousselot. Cette dernière nous assure qu’elle reste « présidente de la Fédération jusqu’à nouvel ordre ». Et que le travail continue « de manière conjointe au sein du bureau fédéral avec les responsables de comités locaux, le siège et les parlementaires pour préparer les futures échéances ».

    Une situation cependant ambiguë. Un élu des Français de l’étranger nous affirme d’ailleurs que « c’est à ne rien y comprendre ». En effet, « la mise sous tutelle a été annoncée dans le message de Stéphane Séjourné. D’ailleurs, celui-ci conclut par l’annonce de la réorganisation de la fédération. Il a ainsi chargé Madame Anne GENETET, députée Renaissance de la 11ème circonscription des Français établis hors de France, de faire une proposition de nouvelle organisation au bureau exécutif pour le début de l’année 2024 ». 

    Quel avenir pour la Macronie à l’étranger après 2027 ?

    Sous ces questions d’organisation, il y a un autre enjeu : l’avenir du mouvement chez les Français de l’étranger. Si aux élections nationales directes, comme à la Présidentielle aux législatives, le parti Renaissance réunit un grand nombre d’électeurs, la faible participation aux élections consulaires a de lourdes conséquences. Comme en métropole, le parti présidentiel n’arrive pas à créer de réels ancrages locaux. Que va-t-il donc se passer lorsqu’Emmanuel Macron se retirera du jeu politique en 2027 ? 

    La nomination d’Anne Genetet, qui fut parmi les députés les moins bien réélus, n’est donc pas une surprise. Pour assurer son propre avenir, elle a besoin, comme la plupart de ses co-parlementaires des Français de l’étranger d’un renforcement du maillage local et d’une organisation plus structurée au sein du parti. 

    Rappelons qu’en 2022, les sections du parti d’Emmanuel Macron de la Vème circonscription des Français de l’étranger avaient fait défection en décidant de suivre Stéphane Vojetta au lieu de Manuels Valls ! Leur choix a participé à la défaite cuisante de l’ancien premier ministre et ce contre l’avis du Président de la République. 

  • Convention fiscale franco-belge, rien avant 2025 ? 

    Convention fiscale franco-belge, rien avant 2025 ? 

    En cette fin d’année 2023, il nous semblait intéressant de faire un point sur la situation des non-résidents français résidant en Belgique et des salariés français travaillant pour le secteur public belge et résidant en France. Ceux-ci sont directement concernés par la nouvelle convention fiscale franco-belge signée le 9 novembre 2021 à Bruxelles qui est toujours en attente de ratification par nos autorités.

    Un protocole additionnel à la nouvelle convention fiscale franco-belge ?

    Il semblerait qu’une négociation soit en cours entre la France et la Belgique sur un protocole additionnel à la nouvelle convention fiscale franco-belge. Celui-ci concernerait l’annulation de la double imposition des fonctionnaires binationaux. Ces personnes restent cependant toujours dans l’attente d’une réponse officielle qui leur permettrait d’espérer reprendre une vie « normale » et de ne plus se retrouver en très grande difficulté financière.

    Ratification de la nouvelle convention fiscale franco-belge : aucune avancée

    Depuis plus d’un an, bien des discussions entre élus consulaires, élus de la république et citoyens isolés ou groupes collectifs ont été échangées sur la possible ratification de la convention fiscale franco-belge. Pour autant, force est de constater qu’il n’y a aucune avancée notoire.

    Notons que le collaborateur de notre député du Bénélux Pieyre-Alexandre Anglade a transmis au cabinet du ministre Bruno Le Maire (Ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique) plusieurs dossiers de binationaux qui seraient traités au cas par cas.

    Du côté de la Belgique, les binationaux impactés par le fisc belge ont introduit au titre de l’article 24 de la convention en vigueur une demande de révision. Les extraits de rôles produits en Belgique les imposant sont actuellement gelés. 

    Convention fiscale
    Signature de la convention du 9 novembre 2021 à Bruxelles

    La Belgique évoque 2025 pour la ratification de la convention fiscale

    Le député fédéral belge Benoit Piedboeuf* a ainsi interpellé le ministre Vincent Van Peteghem (Vice Premier-Ministre, Ministre des Finances) sur la situation des Français travaillant pour le secteur public belge et résidant en France en demandant si un moratoire pouvait être négocié avec la France. La nouvelle convention prévoit de les imposer en Belgique et non plus en France comme actuellement. Dans sa réponse, le ministre évoque 2025 comme une année possible pour la ratification de la convention, soit au-delà des prochaines élections nationales belges prévues en octobre 2024. 

    Le télétravail, l’oublié des négociations

    La convention fiscale n’est pas le seul sujet de préoccupation. Se pose également la question du télétravail. Celui-ci n’est toujours pas envisageable sans incidence forte sur la fiscalité du télétravailleur et de l’entreprise qui l’emploie. La période post-Covid avait confirmé que la pratique du télétravail pouvait s’avérer une réelle opportunité facilitant la qualité de vie, en limitant les déplacements notamment.

    À ce jour aucune information de négociation ou de discussions entre la France et la Belgique ne filtre. Des accords entre pays sont pourtant possibles. La France et le Luxemboug en ont signé un. Il fixe le seuil à 34 jours de télétravail sans incidence sur la fiscalité.

    Les non-résidents exclus de toutes les aides

    Aux points précédents, s’ajoute aussi la conjoncture. La crise économique mondiale liée partiellement à la guerre en Ukraine a engendré également une augmentation des coûts énergétiques et une inflation galopante. Chaque pays a donc pris des dispositions pour aider ses citoyens. La Belgique a ainsi principalement octroyé pendant cinq mois des aides « énergies ». En parallèle, les citoyens employés en Belgique ont vu leur fiche de salaire évoluer positivement. En effet, ils ont bénéficié des sauts d’index des deux dernières années pour faire face à la situation. 

    De son côté, la France a accordé des aides en versant différentes primes. Mais celles-ci ont toutes été liées à la notion de résidence. Pour les toucher, il faut vivre en France. Excluant de fait les expatriés travaillant en France et résidant en Belgique. Ces derniers doivent faire face, seuls, aux augmentations des prix et du coût de l’énergie. Ils n’ont reçu aucune aide, avec un sentiment d’abandon de la part des autorités à leur égard.   

    Un appel pour que les autorités intègrent le groupe des « non-résidents contribuables en France » dans les discussions

    Une convention est un gage de stabilité mais doit également être mise à jour compte tenu des évolutions dans le monde du travail et de nos organisations sociales et familiales. De grandes révolutions technologiques vont arriver et vont encore bouleverser nos sociétés. Il était écrit que les Français de l’étranger étaient une force pour la France. Il faut que cela se traduise donc dans notre quotidien. Qui mieux que nous le connaissons. Nous appelons ainsi les autorités à nous entendre, et à nous intégrer dans les discussions qui nous concernent directement.

    * Questions parlementaires orales n° 55038455C de monsieur Benoît Piedboeuf et n° 55039113C de monsieur Josy Arens du 04.10.2023

  • Beaujolais nouveau 2023 : la carte des évènements dans le monde 

    Beaujolais nouveau 2023 : la carte des évènements dans le monde 

    Ce jeudi 16 novembre marque l’arrivée tant attendue du Beaujolais nouveau millésime 2023. Comme chaque année, c’est le 3ème jeudi du mois que ce vin primeur est dévoilé au monde. Si la pandémie a mis un coup de frein à la propagation dans le monde de cette célébration de la ruralité et des vignerons de France, cette année 2023 signe le renouveau. Pour les Français de l’étranger, nous avons créé une carte dynamique recensant quelques évènements organisés par la communauté française.

    Le Beaujolais nouveau : toute une histoire !

    En 1951, une rébellion a ébranlé la paisible région du Beaujolais. Le 11 mars, de nouvelles règles ont impacté la vente des vins récoltés, obligeant les producteurs à conserver leurs précieuses bouteilles estampillées jusqu’au 15 décembre de la même année. Les vignerons ont toutefois refusé de se plier aux règles jugées trop restrictives. Leur soif de partager leurs produits plus tôt a déclenché une révolte.

    L’Union viticole du Beaujolais a exigé le droit de vendre ses vins « en primeur ». Le 13 novembre 1951, leur demande a été approuvée, marquant un tournant dans l’histoire du vin. C’est ainsi que le « Beaujolais nouveau » est né. Plus de 70 ans plus tard, cette tradition continue de captiver les amateurs de vin du monde entier avec son esprit audacieux et son goût inimitable.

    Un succès international

    Comme le montre l’infographie de Statista, issue des données communiquées par la filière, près de la moitié de la production se vend de nos jours à l’international. Les plus grands fans étrangers de Beaujolais Nouveau sont incontestablement les Japonais. Le Pays du Soleil-Levant a importé 20,3 % des bouteilles produites en 2021, et représente près de la moitié des exportations. Arrivent ensuite les États-Unis et le Royaume-Uni. Respectivement deuxième et troisième importateurs de Beaujolais Nouveau, ils ont acheté ensemble près de 15 % du volume commercialisé en 2021.

    Infographie: Beaujolais Nouveau : une tradition qui s'exporte | Statista Vous trouverez plus d’infographie sur Statista

    Une cuvée 2023 aux gouts diversifiés

    Le temps des goûts standardisés dus à l’utilisation de levures sélectionnées est globalement achevé. Si l’on peut encore trouver quelques vins dits technologiques, la diversité de terroirs et des pratiques permet de profiter d’une palette beaucoup plus large de cuvées.

    Adieu donc saveurs de banane ou de yaourt à l’abricot qui dominaient auparavant outrageusement les vins. Place à des profils oscillant des vins de soif tout en fruits à des cuvées plus structurées, capables de vieillir une année ou deux. Et si les beaujolais et beaujolais nouveaux ne représentent désormais plus que 25 % de la production, contre la moitié il y a quelques années encore, la jeune génération s’en est emparée et contribue à rendre l’offre plus enthousiasmante et véritablement digne d’intérêt.

    Le rendez-vous des expatriés

    Qu’on en savoure les notes et parfums ou non, le Beaujolais nouveau ouvre surtout la porte à des soirées endiablées et particulièrement à l’étranger, ou sa célébration va même au-delà des communautés françaises. C’est souvent l’occasion pour nos compatriotes à l’étranger de proposer à la famille ou à des amis issus du pays de résidence de découvrir la culture française sans frou-frou, une plongée dans nos campagnes et ses traditions.

    La rédaction vous a préparé une carte où vous pourrez retrouver de nombreux évènements, mais vous pouvez en retrouver d’autres sur les sites de vos consulats, Instituts de France ou Alliance française ou des organisations comme l’UFE ou l’ADFE.

    Votre évènement n’est pas sur la carte, et vous désirez l’ajouter, écrivez-nous à [email protected]

  • Le « fabriqué en France » évolution et enjeux 

    Le « fabriqué en France » évolution et enjeux 

    Avec la mondialisation et la progression des exportations chinoises, le « fabriqué en France » ou « made in France » défini comme le contenu en valeur ajoutée française de la demande intérieure finale a fortement reculé depuis 50 ans. Il a ainsi baissé de 11 points entre 1965 et 2019, passant de 89 % à 78 %. Cette attrition n’est pas spécifique à la France. Tous les pays européens ont été concernés mais la France se démarque par l’importance du recul du « fabriqué en France » dans le domaine des biens manufacturiers pour lesquels il est passé de 82 % à 38 % sur la période précitée.

    Réduction des échanges suppose hausse des prix et diminution de la croissance

    Depuis quelques années, les pouvoirs publics ont exprimé la volonté de réindustrialiser le pays au nom de la souveraineté nationale et au nom de la lutte contre les émissions des gaz à effet de serre. Sur le plan mondial, les produits importés, en raison du transport, seraient plus émetteurs de gaz à effet de serre que les biens fabriqués et consommés nationalement. Ce choix qui vient en opposition à la théorie des avantages comparatifs de Ricardo aurait pour conséquence, s’il était mis réellement en œuvre, une réduction importante des échanges, une hausse des prix et une diminution de la croissance. Il freinerait le développement des pays les plus pauvres.

    Trois quarts de la demande intérieure finale sont d’origine française. Plus d’un emploi sur quatre dépend des exportations en France mais, dans le même temps, 78 % de la demande intérieure finale en 2019 puise son origine en France. Ainsi, a contrario, seulement 22 % de cette demande est assurée par l’étranger. Le fabriqué en France est minoritaire pour les biens industriels. En ce qui concerne l’énergie, cette part est de 50 %. Elle atteint 80 % pour les services marchands et 96 % pour la construction.

    Dans les services, la demande intérieure est française dans les activités dites résidentes comme l’hébergement, la restauration, la santé ou l’éducation. Pour l’industrie, l’éclatement des chaînes de valeurs aboutit à ce que la production réalisée sur le territoire incorpore en règle générale des biens intermédiaires importés.

    fabriqué en France
    Le « fabriqué en France » a diminué dans une proportion comparable à celle de ses grands voisins européens.

    Baisse du « fabriqué maison », un phénomène mondial

    Le poids du « fabriqué maison » est assez semblable en Europe pour des pays de taille comparable. En 2019, il est de 75 % en Allemagne, 78 %, en Espagne, et de 80 % en Italie. L’Irlande et les Pays-Bas, plus petits, sont davantage intégrés au commerce international. Ils ont, de ce fait, des taux de « fabriqué en » plus faibles (respectivement 44 % et 63 %). Ce taux est, en revanche, plus élevé aux États-Unis (83 %) et en Chine (87 %), deux pays de taille plus importante.

    Le « fabriqué en France » a diminué dans une proportion comparable à celle de ses grands voisins européens. Il n’y a guère de différences entre les pays ayant des excédents ou des déficits commerciaux. La décomposition du « fabriqué en » par branche varie d’un pays à l’autre. En 2019, le « fabriqué en » pour les biens manufacturiers est de 38 % en France contre 52 % en Allemagne, 51 % en Italie et 40 % en Espagne. Celui des États-Unis s’établit à 66 %. Entre 1965 et 2019, le « fabriqué en » pour les produits manufacturiers a baissé de 44 points en France et de 33 points en Allemagne. A contrario, la baisse est moins marquée pour les produits agricoles en France qu’en Allemagne (baisse respective de 20 points et de 28 points).

    La montée en puissance de la Chine

    Entre 2000 (avant l’adhésion de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce) et 2019, la part de la Chine dans les contenus importés de la demande finale française a augmenté de 5 points. La part des partenaires européens dans le contenu importé français tend à diminuer. La baisse atteint, entre 2000 et 2019, 5,9 points pour le Royaume-Uni, 3,6 points pour l’Allemagne et 2,3 points pour l’Italie. Le contenu en importations espagnoles se maintient (-0,2 point), alors que celui en importations américaines (+1,7 point) augmente.

    En 2019, le contenu importé des produits consommés en France provient principalement d’Allemagne (12,0 %), des États-Unis (11,8 %) et, dans une moindre mesure, de Chine (7,3 %), d’Italie (6,7 %) et d’Espagne (6,4 %).

    Les importations provenant d’Allemagne pour satisfaire la demande intérieure finale française sont assez variées. Certains produits proviennent principalement d’un pays particulier : c’est le cas par exemple des produits informatiques importés surtout de Chine ou des véhicules automobiles importés principalement d’Espagne. Les biens relevant du champ manufacturier sont surtout importés d’Allemagne et de Chine, et les denrées alimentaires d’Allemagne, des Pays-Bas- et d’Italie.

    fabriqué en France
    En 2019, les exportations contiennent 71 % de valeur ajoutée intérieure et 29 % de valeur ajoutée étrangère

    Près de 30 % des exportations françaises composées de produits importés

    L’indicateur du « fabriqué en France » peut être complété par un indicateur de contenu en valeur ajoutée française dans les exportations afin d’avoir une idée fine du poids des intrants étrangers. Cet indicateur renseigne également sur le degré d’intégration aux chaînes de valeur mondiales. Depuis 1965, le contenu en valeur ajoutée intérieure des exportations françaises a diminué de près de 14 points, avec une stabilisation depuis 2011. En 2019, les exportations contiennent 71 % de valeur ajoutée intérieure et 29 % de valeur ajoutée étrangère. La part de valeur ajoutée intérieure dans les exportations est la plus élevée pour les matériels de transport et les services aux entreprises. Cette évolution est parallèle à celle constatée en Allemagne, en Espagne et en Italie, en lien avec le ralentissement de l’intégration des chaînes de valeur mondiales depuis 2008. L’Italie se distingue, en revanche, par une part plus élevée du contenu en valeur ajoutée intérieure.

    Les tenants des relocalisations mettent en avant la réduction de la dépendance stratégique à l’égard de l’étranger, la diminution à l’échelle mondiale des émissions des gaz à effet de serre et l’augmentation de l’emploi industriel. La France serait en situation de vulnérabilité économique sur plus de 600 biens industriels essentiellement importés de Chine ou des États-Unis. Les relocalisations supposent la présence d’une main d’œuvre qualifiée ainsi que des terrains disponibles pour l’implantation d’usines. Compte tenu des coûts de recherche et d’investissement, la construction d’usines concurrentes au sein de nombreux États européens sera coûteuse et risque d’aboutir à des productions non rentables, contraignant les pouvoirs publics à maintenir des subventions élevées.

    Cette volonté de restaurer une souveraineté économique s’apparente à de l’autarcie. Les petits États européens sont pénalisés par cette pratique ne disposant pas des moyens financiers suffisants pour attirer les entreprises à s’y installer.

    La relocalisation entre, par ailleurs, en négation avec la théorie des avantages comparatifs en vertu de laquelle chaque État doit se spécialiser dans les secteurs où il est le moins mauvais. Elle est potentiellement sources d’inflation et peut grever fortement les finances publiques. Sur le plan des émissions des gaz à effet de serre, l’éclatement des chaînes de valeurs, ces dernières années, a conduit à une indéniable augmentation des transports sur longue distance.

    Si une rationalisation est souhaitable, elle ne devrait pas aboutir à une remise en cause des échanges internationaux, ces derniers étant bénéfiques à la croissance et au développement des pays les plus pauvres.

  • Locations de courte durée : tour d’horizon des désaccords sur le règlement de l’UE

    Locations de courte durée : tour d’horizon des désaccords sur le règlement de l’UE

    Les législateurs européens sont en désaccord sur le principe de la conformité dès la conception (compliance by design), l’harmonisation des procédures administratives et les délais de mise en œuvre du règlement sur les locations de courte durée, selon un document de compromis consulté par Euractiv.

    Le règlement vise à harmoniser les règles au niveau de l’UE en matière de partage de données par les plateformes de locations de courte durée comme Airbnb et Booking.com, afin d’harmoniser les procédures existantes et de permettre aux autorités nationales de surveiller le fonctionnement de ces sociétés.

    « Le Conseil de l’UE est opposé à la proposition de conformité dès la phase de conception du Parlement européen et n’apprécie pas avoir 27 points d’entrée numériques uniques », a déclaré une source proche du dossier à Euractiv, sous couvert d’anonymat.

    La rapporteure des Verts sur le dossier, Kim van Sparrentak, a également souligné ces divergences lors d’une réunion de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs (IMCO) du Parlement européen le 11 octobre dernier.

    Le texte du Parlement européen impose aux entreprises de location de courte durée de « tout mettre en œuvre pour évaluer si les informations » fournies par les hôtes sur leurs plateformes de locations sont exactes, fiables et complètes.

    Pour les membres du Conseil, ces dispositions sont disproportionnées et pourraient entraîner des difficultés techniques si les listes d’hôtes utilisées par les secteurs privé et public ne sont pas mises à jour au même moment et ainsi perturbent le recoupage d’informations.

    Locations de courte durée UE
    Le texte du Parlement européen impose aux entreprises de location de courte durée de « tout mettre en œuvre pour évaluer si les informations » fournies par les hôtes sur leurs plateformes de locations sont exactes, fiables et complètes. [Shutterstock/PawelKacperek]

    Standardisation des points d’entrée uniques

    Un autre point de désaccord politique concerne les points d’entrée uniques, un outil numérique via lequel les entreprises de locations à court terme doivent fournir les données prévues aux autorités compétentes.

    Le Parlement européen a décidé de laisser aux États membres la compétence de créer ces outils, alors que la position du Conseil suggère de créer un seul point d’entrée unique, géré directement par la Commission.

    Pour s’assurer que les 27 points d’entrée numériques uniques sont normalisés, le texte du Parlement oblige la Commission à adopter des actes d’exécution.

    Cependant, certaines questions restent en suspens quant à ce qu’il adviendra des points d’entrée uniques une fois que le règlement sera adopté et mis en œuvre. Il n’est de plus pas clair dans le texte si la Commission continuera à être responsable de la mise à jour des normes communes de ces points d’entrée sur le long terme.

    De plus, le Parlement et la Commission veulent imposer aux États membres de nommer des « coordinateurs nationaux », responsables et points de contact des points d’entrée uniques.

    Le Conseil souhaite plus de flexibilité, considérant que ces coordinateurs ne devraient être nommés que par les États membres qui « établissent ou maintiennent une procédure d’enregistrement ».

    Délais de mise en œuvre

    La Commission a proposé que le règlement entre en vigueur dans un délai de deux ans, ce que le Conseil a aussi souhaité dans sa version, tandis que le Parlement a proposé de raccourcir le délai d’entrée en vigueur à 18 mois.

    De même, un désaccord concerne le nombre de mois pendant lesquels les autorités compétentes doivent conserver les informations sur les locations dont les hôtes ont retiré la mise en location. Les membres du Conseil et la Commission s’accordent sur une rétention des données de 12 mois alors que le Parlement propose 18 mois.

    Autres désaccords politiques

    En outre, les gouvernements de l’UE ont un problème avec la formulation du texte des députés européens, qui pourrait donner aux autorités de régulation la possibilité de prendre des mesures résolvant les difficultés de logements, même si la première version du texte de la rapporteure Mme van Sparrentak a dû être édulcorée en raison de l’opposition de ses collègues chrétiens-démocrates.

    Tout d’abord, il y a un désaccord sur la définition de ce qu’est un « hôte actif ». Le Parlement européen a proposé une définition, tandis que le Conseil souhaiterait que cette définition relève de la législation nationale de chaque État membre.

    Dans un second temps, la procédure par laquelle les autorités compétentes devraient vérifier l’authenticité et la validité des informations fournies par les hôtes a également suscité un désaccord entre les deux institutions.

    Le Parlement a suggéré des sanctions cumulatives, qui propose de pouvoir suspendre une demande de location, tout en demandant des informations supplémentaires. Le Conseil s’y oppose, estimant qu’une suspension ne devrait intervenir que lorsque les informations complémentaires demandées ne permettraient pas de confirmer l’authenticité et la validité d’une location de courte durée.

    Par ailleurs, la version du Conseil prévoit le « retrait » des logements de courte durée en cas de non-respect de la loi, alors que le Parlement a supprimé ce terme, le remplaçant par la possibilité des autorités compétentes de « prendre des mesures supplémentaires appropriées pour empêcher la commercialisation d’un logement ».

    Un troisième désaccord politique concerne la proposition du Parlement européen d’imposer que les procédures d’enregistrement soient « numériques, gratuites ».

    Enfin, le mandat du Parlement est d’imposer aux sociétés de location à court terme de « veiller à l’exhaustivité et à l’exactitude des données transmises aux autorités compétentes », ce qui est un ajout par rapport au projet de proposition de la Commission que le Conseil n’avait pas prévu non plus.

    La dernière réunion technique sur le dossier a eu lieu vendredi dernier (10 novembre), et le prochain trilogue politique est prévu pour le 15 novembre.


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