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  • La hausse des taux, une bombe à fragmentation ? 

    La hausse des taux, une bombe à fragmentation ? 

    Dans les années 2010, des économistes, en particulier ceux de la théorie monétaire moderne, ont souligné que les taux d’intérêt faibles étaient le résultat d’une évolution de long terme. Du XIVe au XXIe siècle, les taux à long terme tendent en effet à décliner passant de 15 à moins de 5 %. En termes réels, la baisse est encore plus marquée. Les économistes en déduisaient que les États devaient s’endetter afin de profiter de la manne des crédits à bas coûts.

    Depuis le début de l’année 2022, les taux sont orientés à la hausse. Ils sont revenus à leur niveau du début du siècle, ce qui n’est pas exceptionnel au vu de l’inflation. La sensibilité des acteurs économiques a augmenté en raison de la progression impressionnante de leur endettement. Après un an et demi d’augmentation, la question est de savoir quand les taux baisseront-ils ?

    Malgré la hausse des taux, le rendement réel de nombreux placements reste négatif

    Des analystes de Bank of America ont déclaré au mois d’octobre que les taux d’intérêt « sortaient de leur plus bas niveau depuis 5 000 ans ». Les taux sur les obligations d’État à 10 ans s’élevaient à près de 5 % aux États-Unis ainsi qu’au Royaume-Uni, moins de 3 % en Allemagne et moins de 1 % au Japon. Une augmentation des taux d’intérêt signifie que les emprunteurs devront payer des sommes plus importantes au profit des épargnants qui, ces dernières années, avaient été mis à la diète. Malgré la hausse des taux, le rendement réel de nombreux placements reste négatif.

    Aux États-Unis, la hausse des taux d’intérêt ne provoque pas, pour le moment, un ralentissement de la croissance. En rythme annuel, au troisième trimestre, le PIB s’est accru de près de 5 %. Les entreprises, outre-Atlantique, avaient accru leurs liquidités en s’endettant à faible taux avant 2022. Elles peuvent même tirer profit des placements à court terme qu’elles ont réalisés. La banque Goldman Sachs estime que seulement 16 % de la dette des entreprises américaines arrivera à échéance au cours des prochaines années. Son refinancement fera passer le taux d’intérêt moyen sur l’encours total de la dette de 4,2 % cette année à seulement 4,5 % en 2025. Par ailleurs, les entreprises américaines sont moins dépendantes que leurs homologues européennes des crédits bancaires. Les paiements d’intérêts nets par les entreprises américaines ont diminué cette année.

    La bonne santé américaine s’explique également par l’importance de la cagnotte covid. En septembre, les statisticiens du Bureau du recensement américain ont révisé à la hausse l’estimation de l’épargne accumulée pendant la pandémie. Les ménages américains disposent encore de 1 000 milliards de dollars de liquidités ce qui représente 5 % de leur revenu disponible annuel.

    Aux États-Unis, en revanche, les petites entreprises sont plus exposées en ayant généralement souscrit à des prêts sur des durées plus courtes que ceux des grandes entreprises.

    L’exposition à la hausse des taux est élevée dans plusieurs pays européens

    En Europe, le ralentissement de la croissance met en difficulté des entreprises qui ont recouru avant, pendant et après la crise sanitaire à l’endettement. L’exposition à la hausse des taux est élevée dans plusieurs pays européens. Fin 2021, la maturité médiane des dettes des entreprises espagnoles et italiennes n’était respectivement que de 2,6 ans et 2,1 ans. En Suède, où la dette des entreprises représente 155 % du PIB, le taux d’intérêt effectif moyen sur les prêts bancaires aux entreprises est passé de 1,5 % à 3,9 % entre 2022 et 2023. Ce taux continuera d’augmenter dans les prochains mois. En septembre, le nombre de faillites des entreprises était, en zone euro, supérieur de 14 % à celui constaté un an plus tôt. Au cours des années 2010, les entreprises ont emprunté fortement. Les sociétés non financières américaines ont ainsi émis pour 4 100 milliards de dollars nets de dettes. Dans le même temps, elles ont distribué sous forme de dividendes ou de rachats d’actions pour 3 200 milliards de dollars.

    Au sein de l’OCDE, la dette des entreprises représente, selon les données du FMI, en 2023 près de 95 % du PIB, contre moins de 80 % au milieu des années 2000. La hausse des taux devrait conduire à un ralentissement de l’endettement et donc de l’investissement, ce qui pourrait peser sur la croissance.

    La hausse des taux d’intérêt devrait conduire à une diminution sensible du prix des logements

    Les ménages qui se sont endettés à taux fixe avant 2021, très majoritaires au sein de l’OCDE, ne sont pas touchés par la hausse des taux. Si leurs rémunérations augmentent, ils sont même gagnants. En revanche, cette hausse pénalise les nouveaux acquéreurs d’autant plus que les prix des logements ont peu baissé au regard des hausses enregistrées depuis une vingtaine d’années.

    Aux États-Unis, l’augmentation des taux hypothécaire est forte. Selon Mortgage News Daily, un fournisseur de données, le prêt hypothécaire moyen à 30 ans outre-Atlantique était assorti d’un taux de 8 % pour la première fois depuis 2000. De 2021 à 2022, le coût mensuel de remboursement pour un ménage américain a pu doubler. La hausse des taux d’intérêt, même si elle se fait attendre, devrait conduire à une diminution sensible du prix des logements.

    Selon la Banque des règlements internationaux, les prix réels de l’immobilier ont, dans douze États membres de l’OCDE, baissé de 10 % entre le début de 2022 et le deuxième trimestre de 2023. D’ici 2025, une nouvelle baisse de 14 % pourrait intervenir. Certains envisagent même une contraction de 35 %. Entre 2007 et 2010, lors de la crise financière, la baisse avait été de 13 % au sein de l’OCDE.

    Plusieurs facteurs pourraient néanmoins atténuer le caractère baissier du marché immobilier. Compte tenu des mouvements de population, le marché immobilier se caractérise par la persistance de nombreux déséquilibres. Les ménages souhaitent en effet habiter au sein des grandes agglomérations ou à proximité du littoral. La multiplication des divorces et des familles monoparentales conduit également à une demande accrue de logements.

    Sur le terrain financier, la hausse rapide des taux d’intérêt a conduit à quelques tensions mettant en difficulté plusieurs banques aux États-Unis. Les banques qui possèdent de nombreuses obligations acquises quand les taux étaient bas ont enregistré d’importantes moins-values. La hausse du rendement des bons du Trésor à dix ans, passée de 1,5 % fin 2021 à environ 3,5 % un an plus tard, a généré une moins-value de 600 milliards de dollars aux banques américaines.

    hausse des taux
    Compte tenu de la forte croissance de l’économie américaine, les banques pourraient se trouver en manque de liquidités

    Les banques pourraient se trouver en manque de liquidités

    Pour endiguer cette crise obligataire, la Réserve fédérale a proposé de prêter aux banques à la valeur nominale, plutôt qu’à la valeur marchande de leurs bons du Trésor, allégeant ainsi la pression sur leur bilan. Compte tenu de la forte croissance de l’économie américaine, les banques pourraient se trouver en manque de liquidités les contraignant à vendre à perte leurs obligations. Cette situation pourrait créer de nouvelles tensions dans les prochains mois d’autant que les prêts de la FED arriveront à échéance.

    Selon une étude réalisée par les économistes, Erica Jiang, Gregor Matvos, Tomasz Piskorski et Amit Seru, si toutes les pertes obligataires non comptabilisées étaient pleinement reprises dans les bilans, la moitié des banques américaines, détenant environ la moitié de tous les actifs bancaires, ne respecteraient pas leur capital réglementaire minimum et seraient potentiellement insolvables. Le risque semble se diffuser dans l’ensemble des banques américaines. Il n’est plus cantonné comme au printemps aux seuls petits établissements. Parmi les 2 500 milliards de dollars de moins-values potentielles, environ les deux tiers concernent des banques jugées systémiques. Les prêts immobiliers commerciaux constituent une menace. Ils représentent environ un dixième des actifs bancaires. Or, depuis le covid, avec le développement du télétravail, et avec la hausse des taux d’intérêt, la valeur des immeubles de bureaux est orientée à la baisse. Les faillites d’entreprises en augmentation provoquent des défauts au niveau des remboursements.

    L’augmentation des taux d’intérêt touche en premier lieu les États qui n’en finissent pas de s’endetter

    Ces défauts peuvent concerner non seulement les banques mais également des institutions financières comme les fonds de pension qui ont racheté, ces dernières années, de nombreux prêts.

    L’augmentation des taux d’intérêt touche en premier lieu les États qui n’en finissent pas de s’endetter. Le niveau de la dette publique bat records sur records. En 2009, après la crise financière, il se situait déjà au-dessus de son niveau de 1946. Depuis la pandémie, les dettes publiques auraient, selon The Economist, atteint un niveau inconnu depuis les guerres napoléoniennes. Les taux bas ont incité, durant les années 2010, les États à s’endetter. Le retournement des taux a changé la donne. La soutenabilité des dettes massives ne dépend pas seulement des taux d’intérêt, mais aussi de la manière dont ces taux se comparent à la croissance économique.

    Le scénario catastrophique serait la poursuite de la hausse des taux combinée avec une récession généralisée. En octobre, le FMI prévoyait que, entre 2023 et 2028, le taux de croissance économique des économies de l’OCDE continuerait de dépasser de 1,4 point de pourcentage en moyenne le taux d’intérêt payé par leurs gouvernements sur leurs dettes, malgré les récentes hausses de taux, ce qui rend la situation supportable. Mais le ratio dette/PIB continue à augmenter car de nombreux gouvernements maintiennent des déficits publics élevés.

    Des déficits aussi élevés ne sont généralement observés que pendant les guerres ou les récessions catastrophiques

    Les États-Unis et la France pratiquent des politiques d’inspiration keynésienne. Le déficit public des premiers atteint 7,5 % du PIB et celui de la seconde 5 %. Des déficits aussi élevés ne sont généralement observés que pendant les guerres ou les récessions catastrophiques. À l’exception de l’Allemagne, du Japon, du Canada ou des Pays-Bas, dans les autres pays de l’OCDE, des mesures d’assainissement sont nécessaires pour empêcher, à terme, un emballement des dettes publiques.

    Les États-Unis devraient réduire leur déficit budgétaire primaire – c’est-à-dire le déficit hors intérêts sur la dette – de 2,4 % du PIB. Or, la transition énergétique et le vieillissement sont des postes de dépenses de plus en plus importants tout comme le souverainisme économique.

    La crise financière n’est pas une fatalité

    Le FMI estime que la facture annuelle de la lutte contre le réchauffement climatique, de l’effort supplémentaire de défense provoqué par la multiplication des tensions géopolitiques et le vieillissement démographique pourrait atteindre 7,5 % du PIB pour les pays de l’OCDE. Les rendements à dix ans sont désormais supérieurs aux estimations plausibles de croissance à long terme dans la plupart des économies riches. Le service de la dette des États devrait progresser plus vite que les ressources fiscales, contraignant à des arbitrages budgétaires sensibles.

    La crise financière n’est pas une fatalité. Une augmentation du taux de croissance sur fond d’une progression du volume du travail constitue une première solution. La seconde repose sur un relèvement du taux d’épargne. Plus l’épargne est abondante, moins les taux sont susceptibles d’augmenter. Les taux d’intérêt sont, en effet, déterminés à long terme par l’équilibre entre le désir mondial d’épargner et d’investir. Le vieillissement de la population est un facteur favorable à l’épargne, les ménages mettant de l’argent de côté pour préparer leur retraite. En revanche, ce vieillissement tend à peser défavorablement sur la croissance et serait un des moteurs de la « stagnation séculaire », thèse des économistes Alvin Hansen et Larry Summers.

    La hausse des taux à long terme peut anticiper celle de la croissance. Les investisseurs acceptent des taux plus élevés car ils estiment que, dans les prochaines années, ils pourront vendre plus tout en obtenant des gains de productivité.

    Les perspectives de profits liés à la haute technologie compensent l’effet taux

    Sur longue période, croissance et taux d’intérêt sont intimement liés. Les espoirs mis dans l’intelligence artificielle conduisent ainsi à une hausse des taux, ce qui expliquerait pourquoi leur hausse n’a pas entraîné, pour le moment, une forte chute des marchés boursiers. En théorie, des rendements obligataires plus élevés devraient réduire la valeur des bénéfices futurs des entreprises et donc la valeur des actions. Mais les perspectives de profits liés à la haute technologie compensent l’effet taux.

    Grâce à l’intelligence artificielle, la valeur des grandes entreprises technologiques comme Microsoft ou Nvidia ont fortement augmenté.

    Le maintien d’une forte croissance aux États-Unis, alimenté au troisième trimestre par d’importants gains de productivité, semble donner raison aux optimistes.

    L’augmentation des taux offre, par ailleurs, quelques avantages, en stimulant la concurrence et en regénérant la « destruction créatrice ». L’ère des taux bas des années 2010 aurait rendu l’économie moins dynamique. Des entreprises à faible rentabilité ont pu se maintenir. Appelées « entreprises zombies », elles sont aujourd’hui confrontées à des charges d’intérêts croissantes qui peuvent les amener à la faillite, ce qui permet le renouvellement du tissu productif.

    L’économie mondiale devra faire face à des taux d’intérêt plus élevés et à une croissance plus faible

    Depuis une trentaine d’années, tous les agents économiques, ménages, entreprises, administrations publiques, ont accru leur niveau d’endettement, ce qui conduit naturellement à une hausse des taux d’intérêt. Selon les économistes Larry Summers et Lukasz Rachel, une augmentation de dix points de pourcentage de la dette par rapport au PIB s’accompagne d’une hausse des taux d’intérêt de 0,35 point de pourcentage à long terme et chaque point de pourcentage d’augmentation des déficits augmente les taux d’un montant similaire. En vertu de cette règle, les taux devraient donc rester élevés dans les prochaines années.

    Avec une dette publique en forte progression, l’économie mondiale devra faire face à des taux d’intérêt plus élevés et à une croissance plus faible. Selon Maurice Obstfeld du Peterson Institute for International Economics, la situation n’est pas tenable. Il a ainsi déclaré que « quelque chose doit céder, qu’il s’agisse d’une politique budgétaire plus restrictive ou d’une sorte de crise de la dette ».

    Au-delà d’une crise budgétaire, la résolution des tensions pourrait passer par une inflation persistante et élevée qui érodera la valeur réelle des dettes publiques, comme cela s’est produit dans le passé après des guerres ou des crises économiques. En cas d’épisodes inflationnistes, les taux d’intérêt nominaux demeurent élevés mais les taux d’intérêt réels tendent à diminuer. L’autre voie serait un long hiver économique marqué par une stagnation de la croissance. Les tensions sociales résultant de l’absence de croissance pourraient déboucher sur des politiques non-coopératives au niveau mondial avec des risques de conflits militaires comme dans les années 1930. L’investisseur Bill Ackman de Pershing Square Capital estime que la croissance de l’économie mondiale diminue plus rapidement que les données statistiques et prédit une forte crise.

    Le ralentissement du commerce international est un signe inquiétant de repli des États suggérant qu’un nouveau cycle économique commence, cycle porteur de nombreux dangers

  • Grève des contrôleurs aériens français: Ryanair appelle à protéger les survols de la France

    Grève des contrôleurs aériens français: Ryanair appelle à protéger les survols de la France

    La compagnie aérienne irlandaise Ryanair a appelé dimanche (19 novembre) la Commission européenne « à prendre des mesures urgentes pour protéger les survols et la liberté de mouvement des citoyens de l’UE pendant la grève des contrôleurs aériens français » lundi (20 novembre).

    Plusieurs syndicats entendent protester contre la récente adoption par le Parlement français d’une proposition de loi visant à obliger les contrôleurs aériens à se déclarer individuellement grévistes ou non 48 heures à l’avance.

    La Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) française a par conséquent demandé jeudi aux compagnies aériennes de renoncer lundi de 20% à 25% de leur programme de vols à Paris-Orly, Toulouse-Blagnac (sud-ouest), Bordeaux-Mérignac (sud-ouest) et Marseille-Provence (sud).

    Elle a aussi prévenu que l’activité de centres en route de la navigation aérienne (CRNA), qui gèrent les trajectoires des appareils survolant le territoire, sera affectée, forçant potentiellement des vols à contourner la France.

    Au vu de la position géographique de la France, les multiples journées de grève des contrôleurs aériens français depuis le début de l’année ont obligé « les compagnies aériennes à annuler des milliers de survols de l’UE depuis l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, l’Irlande et le Royaume-Uni, tandis que la France utilise en particulier des lois de service minimum pour protéger les vols français », affirme Ryanair dans un communiqué.

    Grève des contrôleurs aériens français
    Plusieurs syndicats entendent protester contre la récente adoption par le Parlement français d’une proposition de loi visant à obliger les contrôleurs aériens à se déclarer individuellement grévistes ou non 48 heures à l’avance. [page frederique/Shutterstock]

    « C’est injuste. La France (et tous les autres États de l’UE) devrait protéger les survols pendant les grèves des contrôleurs aériens comme c’est le cas en Espagne, en Italie et en Grèce, et annuler les vols vers/depuis l’Etat affecté », ajoute la compagnie low-cost irlandaise, première d’Europe en nombre de passagers transportés.

    Ryanair, qui prend régulièrement pour cible le contrôle aérien français, avait déjà lancé un appel similaire à la Commission européenne en début d’année.

    La DGAC a précisé dimanche à l’AFP qu’« à ce stade, le mouvement social n’est que pour la journée de lundi ».

    Le syndicat national des contrôleurs du trafic aérien (SNCTA), syndicat majoritaire du secteur, n’a pas appelé à la grève.

    Dans une interview sur Radio J dimanche, le ministre des Transports Clément Beaune a indiqué que la loi allait être « promulguée dans les prochains jours » et que sa « mise en application complète » était « une question de quelques semaines ».


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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 21.11.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 21.11.23

    Bonjour à tous nous sommes le mardi 21 novembre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans nos titres : J-6 pour la semaine des Lycées des Français à l’étranger – Moins de vols à Paris en janvier et février – Rixe mortelle dans la drome 

    La semaine des Lycées des Français à l’étranger 

    C’est dans 6 jours. Et c’est donc Le sport qui sera le fil conducteur durant toute la semaine mais aussi l’année scolaire 2023-2024 dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger, alors que 2024 sera l’année des Jeux olympiques et paralympiques de Paris. En référence aux valeurs olympiques d’excellence, d’amitié, de respect, d’équité, de courage…, l’AEFE s’inscrit dans la promotion de l’héritage éducatif de l’olympisme et se saisit de ce contexte pour renforcer durablement sa politique sportive au sein des établissements français à l’étranger. Pour découvrir le programme de votre établissement direction les pages Facebook ou leur site internet. 

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    ©AEFE

    Un nouveau logiciel dans les aéroports français

    Une mise à jour aux conséquences importantes pour les passagers aura lieu à la fin de l’année. Le contrôle aérien français va prochainement bénéficier d’un nouveau logiciel de gestion du trafic : 4-Flight. Un nouvel outil très attendu, mais dont l’arrivée va bouleverser le système aérien français. En conséquence, les compagnies aériennes vont devoir réduire de 20 % le nombre de leurs vols depuis Paris (Roissy, Orly, Le Bourget et Paris-Beauvais) du 9 janvier au 14 février 2024.

    4-Flight
    4-Flight

    Une rixe qui provoque l’émotion en France 

    L’effroi et l’émotion à Crépol, dans le département de la Drôme alors qu’un un adolescent de 16 ans a été tué au couteau et plusieurs personnes ont été blessées dans la nuit de samedi à dimanche. Ce petit village de 500 habitants a été le théâtre d’une violente rixe alors que 350 jeunes étaient réunis dans la salle des fêtes pour un bal, un groupe d’une dizaine de jeunes personnes a fait irruption et on provoquait cette rixe alors que le garde de sécurité leur refusait l’accès. 

    Photo des gendarmes en train de relever les preuves ce dimanche 19 novembre ©France Info

    C’est tout pour ce mardi, passez une belle journée où que vous soyez.

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • L’AEFE dédie sa 6ème Semaine des lycées français du monde au Sport 

    L’AEFE dédie sa 6ème Semaine des lycées français du monde au Sport 

    La 6e édition de la Semaine des lycées français du monde, organisée par l’AEFE, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, aura lieu du lundi 27 novembre au samedi 2 décembre 2023 sur le thème « Apprendre, s’engager, s’épanouir : le sport pour tous et toutes ». Les Jeux Olympiques à Paris l’été prochain explique ce choix. 

    Cet évènement souhaite promouvoir l’excellence et la qualité de l’enseignement dans les lycées français du monde auprès de nouveaux publics, en France comme à l’étranger.

    À l’occasion de cette Semaine des lycées français du monde, l’AEFE veut mobiliser tous les acteurs éducatifs et institutionnels au service de la valorisation de l’enseignement français à l’étranger, sur tous les continents.

    Elle représente une occasion de mettre en valeur les atouts de l’enseignement français à l’étranger : les spécificités de la maternelle française, l’enseignement plurilingue ainsi que le baccalauréat qui garantit l’accès aux meilleurs établissements d’enseignement supérieur français et étrangers.

    2023/2024, une année sous le signe olympique

    Le sport est un fil conducteur durant toute l’année scolaire 2023-2024 dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger, alors que 2024 sera l’année des Jeux olympiques et paralympiques de Paris.

    En référence aux valeurs olympiques d’excellence, d’amitié, de respect, d’équité, de courage…, l’AEFE s’inscrit dans la promotion de l’héritage éducatif de l’olympisme et se saisit de ce contexte pour renforcer durablement sa politique sportive au sein des établissements français à l’étranger.

    Après la Journée nationale du sport scolaire (20 septembre 2023), qui a été l’occasion d’une belle mobilisation pour promouvoir le sport pour tous et toutes, la nouvelle édition de la Semaine des lycée français du monde sera un temps fort majeur de l’Année du sport.

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    Le sport : une discipline complète

    La thématique retenue – « Apprendre, s’engager, s’épanouir : le sport pour tous et toutes » – est riche de sens et permet de mettre l’accent sur toutes les dimensions du sport, afin de contribuer à la formation globale des élèves.

    « Apprendre »

    L’éducation physique et sportive (discipline scolaire, obligatoire pour tous les élèves) comme le sport scolaire (au sein des associations sportives) permettent aux élèves d’acquérir des compétences et savoirs spécifiques. L’EPS et le sport scolaire favorisent également l’acquisition de compétences transversales, facteurs de réussite, éléments clefs des apprentissages et de l’éducation citoyenne

    « S’engager »

    Le terme fait bien sûr référence à l’engagement de soi que toute sportive et tout sportif doit déployer dans sa pratique, en mettant en œuvre les valeurs de l’effort, de la détermination et de la persévérance. Il met également l’accent sur l’engagement au bénéfice du collectif, en permettant aux élèves d’exercer des responsabilités sociales, de faire l’expérience de la cohésion et de l’implication dans des projets, afin de faire vivre les valeurs citoyennes

    « S’épanouir »

    Facteur essentiel d’épanouissement et de santé, le sport favorise un développement harmonieux et permet de vivre des moments exaltants…

    « Le sport pour tous et toutes »

    C’est évidemment dans un esprit inclusif que la pratique sportive est envisagée dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger, pour tous les âges, pour les filles et les garçons, pour tous les élèves dans leurs différences.

    En souhaitant une belle mobilisation et une pleine appropriation de la thématique commune par tous les établissements du réseau, l’AEFE vous invite à suivre la Semaine des lycées français du monde ! #SemaineLFM

  • 4-Flight : chaos dans les aéroports parisiens du 09 janvier au 14 février 

    4-Flight : chaos dans les aéroports parisiens du 09 janvier au 14 février 

    Une mise à jour aux conséquences importantes pour les passagers. Le contrôle aérien français va prochainement bénéficier d’un nouveau logiciel de gestion du trafic : 4-Flight. Un nouvel outil très attendu, mais dont l’arrivée va bouleverser le système aérien français. En conséquence, les compagnies aériennes vont devoir réduire de 20 % le nombre de leurs vols depuis Paris (Roissy, Orly, Le Bourget et Paris-Beauvais) du 9 janvier au 14 février 2024, rapporte L’Echo Touristique.

    Optimiser la gestion de l’espace aérien

    Ce changement, bien que complexe, est néanmoins nécessaire, puisque les 1.750 contrôleurs aériens français travaillent encore avec un système développé dans les années 1970. 

    « Désormais, la France dispose d’un socle technologique de nouvelle génération qui saura répondre à ces nouveaux enjeux du transport aérien », a expliqué à BFM Business Florian Guillermet, directeur des services de la Navigation aérienne (DNSA).

    Avec 4-Flight, plus d’avions en circulation pourront être pris en charge, afin d’aboutir à une meilleure fluidité et optimisation du trafic, dans un objectif d’harmonisation du ciel européen et de circulation aérienne plus respectueuse de l’environnement. « Le contrôleur dispose d’une meilleure prévision de la trajectoire de l’avion, ce qui permet de réduire la durée du vol et sa consommation de carburant », a détaillé la direction de la DSNA.

    4-Flight
    4-Flight sera testé au début de l’année prochaine au CRNA d’Athis-Mons près d’Orly

    16.500 vols annulés

    Après avoir été déployé avec succès dans les centres en route de la navigation aérienne (CRNA) de Reims et d’Aix-en-Provence, 4-Flight va être testé au début de l’année prochaine au CRNA d’Athis-Mons près d’Orly, le plus grand de France, qui opère tous les aéroports parisiens. D’où ces perturbations. Selon les chiffres du Cohor (l’association pour la coordination des horaires sur les aéroports français), ce sont 16.500 vols qui vont devoir être supprimés sur la période, dont 4.379 pour la seule compagnie Air France.

    Reste à déterminer pour les compagnies les vols qui seront supprimés. Pour l’heure, certains vols peuvent ainsi être encore disponibles à la vente en attente d’une décision. 

    Selon Philippe Brieu, le secrétaire général France du Bar (Board of Airlines Representatives), la plupart des longs courriers seront épargnés. Concernant les vols annulés, Air France a indiqué qu’une proposition de report automatique sur un autre vol sera systématiquement proposée. Par la suite, 4-Flight sera introduit dans les centres de Brest et Bordeaux en novembre 2024.

  • Négociation avec le Hamas pour les otages 

    Négociation avec le Hamas pour les otages 

    Dans son rôle de médiateur, le Qatar a annoncé qu’il ne restait que des obstacles « mineurs » dans la négociation pour libérer les otages détenus par le Hamas.

    Le Qatar à la manœuvre

    Un espoir pour les otages détenus par le Hamas. Dimanche 19 novembre 2023, le Qatar, qui mène une médiation, a affirmé qu’il ne restait que des obstacles «mineurs» dans la négociation pour un accord sur la libération d’otages entre Israël et le Hamas, sans toutefois fournir de calendrier.

    « Les défis qui subsistent dans les négociations sont très mineurs (…). Ils sont plus logistiques, ils sont plus pratiques », a déclaré le premier ministre qatari, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, lors d’une conférence de presse à Doha au côté du chef de la diplomatie de l’Union européenne, Josep Borrell.

    On ne sait pas précisément combien de personnes sont retenues en otage par le Hamas depuis le 7 octobre. Ils seraient environ 200.

    Négociation avec le Hamas
    Le Qatar négocie la libération des otages avec le Hamas

    Les États-Unis font pression

    « Encore aucun accord mais nous continuons de travailler dur pour en obtenir un », a ainsi déclaré Adrienne Watson, la porte-parole du conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche.

    La Maison-Blanche avait affirmé samedi « continuer à travailler dur » pour parvenir à une ébauche d’accord entre Israël et le Hamas.

    Et en Israël, la pression s’accentue sur le gouvernement pour obtenir la libération des otages, retenus dans la bande de Gaza depuis plus de six semaines.

    « Toutes les familles ont obtenu de rencontrer lundi soir  l’ensemble du cabinet de guerre  israélien », a assuré samedi le Forum des familles des otages et disparus.

    « Ramenez-les à la maison, maintenant. Tous », avaient clamé samedi au milieu d’une marée de drapeaux israéliens des milliers de manifestants à Jérusalem.

    Regarder le reportage de TV5MONDE

  • États-Unis, attention dangers ! 

    États-Unis, attention dangers ! 

    Au troisième trimestre, le PIB américain a connu une croissance impressionnante de 4,9 % en rythme annuel, bien loin des prévisions de récession. De nombreux analystes estiment que les résultats des entreprises américaines pourraient se maintenir, favorisant la poursuite du processus de valorisation des actions.

    Selon FactSet, un fournisseur de données, sur environ la moitié des grandes entreprises de l’indice S&P 500 qui ont publié leurs derniers résultats, 78 % ont dépassé leurs attentes en matière de bénéfices. Pour autant, les doutes se multiplient sur l’état de la conjoncture économique et sur la capacité des entreprises à maintenir un train d’enfer en matière de résultats. Les espoirs générés par l’intelligence artificielle apparaissent pour certains exagérés quand, pour d’autres, la transition énergétique devrait freiner, pour plusieurs années, la croissance.

    Si Alphabet, la société mère de Google, a dépassé les prévisions de bénéfices, le cours de son action a perdu 10 %, les investisseurs ayant été déçus par les performances de sa division Cloud computing. L’avertissement de Meta concernant l’incertitude macroéconomique n’a pas permis au propriétaire de Facebook de valoriser autant que prévu son chiffre d’affaires trimestriel record. La possibilité persistante d’une récession et la baisse des opérations de rachats d’entreprises ont éclipsé les bénéfices des banques dopés par la hausse des taux d’intérêt.

    Les ménages américains puisent dans leur cagnotte covid pour accroître leurs dépenses de consommation

    De plus en plus d’économistes aux États-Unis s’inquiètent d’un éventuel retournement du marché de la consommation. Pour le moment, les ménages américains puisent dans leur cagnotte covid pour accroître leurs dépenses de consommation, les ventes au détail ayant augmenté de 0,7 % en septembre. Coca-Cola et PepsiCo enregistrent une forte hausse de la demande. Même si le montant de la cagnotte a été revu à la hausse, cette dernière n’est pas sans fond. Les Américains pourraient être amenés à se restreindre au début de l’année 2024. Plusieurs indicateurs avancés sembleraient confirmer un atterrissage.

    Selon Bank of America, les données relatives aux cartes de crédit et de débit montrent une baisse des dépenses en octobre par rapport à il y a un an. Le mois dernier, les Américains bénéficiant de prêts étudiants ont dû reprendre le remboursement de leurs dettes après un sursis de trois ans. L’effet prix se fait de plus en plus ressentir. Les dépenses augmentent désormais plus rapidement que le revenu disponible réel, rongeant ainsi l’épargne. Les impayés sur les cartes de crédit et les prêts automobiles ont augmenté. Les consommateurs américains déclarent dans les enquêtes qu’ils sont plus pessimistes quant à leur situation financière.

    Selon l’entreprise de livraison, UPS, les Américains comme les Européens diminuent leurs achats de biens afin de maintenir leurs dépenses de services. Elon Musk, le PDG de Tesla, a déploré que la hausse des taux d’intérêt réduisait la capacité des consommateurs à s’offrir des voitures électriques. Ces dernières semaines, le cours de l’action de Tesla a perdu 15 %, effaçant plus de 100 milliards de dollars de sa valeur marchande. Cette baisse est imputable, en partie au moins, aux problèmes que rencontre Tesla pour fabriquer ses camions électriques.

    Etats-Unis
    Le déficit public de 7,5 % du PIB alimentant une dette de 120 % du PIB constitue un risque non négligeable pour les États-Unis.

    Des hausses de salaires pesant sur les marges des entreprises

    Aux États-Unis, les conflits à répétition dans les secteurs du cinéma ou de l’automobile ont conduit à des hausses de salaires pesant sur les marges des entreprises. Les grèves auraient coûté, à Stellantis qui possède les marques Chrysler et Jeep, plus de 3 milliards de dollars. Le gouvernement fédéral américain est toujours sous la menace d’un défaut au niveau de la dette compte tenu de l’absence de consensus au sein du Congrès sur les questions budgétaires.

    Le déficit public de 7,5 % du PIB alimentant une dette de 120 % du PIB constitue un risque non négligeable pour les États-Unis. Tant que les investisseurs ont confiance dans l’économie américaine, la situation restera sous contrôle ; en cas de doutes, en revanche, tout devient possible.

    Le gouvernement américain doit désormais payer 5 % pour emprunter sur 30 ans, contre seulement 1,2 % en 2020. Les ménages américains demeurent encore optimistes car ils ont 1 000 milliards de dollars en réserves, engrangés pendant la crise covid. Quand cette cagnotte s’épuisera, le pessimisme pourrait gagner des pans entiers de la population.

    L’éventuel retour au pouvoir de Donald Trump

    Les Démocrates craignent que cet atterrissage influe sur les résultats des élections de 2024. La nécessité de restreindre le déficit public abyssal pourrait provoquer, l’année prochaine, un ralentissement marqué de l’économie américaine sachant que les États européens devront également réaliser un assainissement de leurs comptes. Les tensions internationales peuvent également accentuer le ralentissement de l’économie mondiale. La guerre en Ukraine et au Proche-Orient ainsi que la persistance du conflit commercial avec la Chine sont autant de menaces qui peuvent inciter à la prudence les entreprises.

    L’éventuel retour au pouvoir de Donald Trump, en tête pour le moment dans les sondages, commence également à peser sur le climat économique. Son programme met l’accent sur l’application d’un protectionnisme sans précédent depuis les années 1930. Selon un article du Washington Post, il entend instituer un régime autoritaire avec une possible arrestation pour atteinte à la sécurité intérieure, de plusieurs responsables démocrates dont Joe Biden. Il a par ailleurs annoncé le retrait des États-Unis des Accords de Paris et une forte réduction des dépenses militaires dont bénéficient l’OTAN. Pour l’Europe, il pourrait remettre en cause les livraisons de gaz liquéfié. Or, les États-Unis sont devenus le premier fournisseur de gaz pour de nombreux pays européens dont la France.

  • Un numéro d’identification européen pour les logements en location courte durée

    Un numéro d’identification européen pour les logements en location courte durée

    Les législateurs de l’UE sont parvenus à un accord jeudi (16 novembre) pour réglementer le partage de données des plateformes de location de courte durée, dont Airbnb, Booking.com ou Expedia, aux administrations publiques.

    Le règlement sur la location de courte durée vise à imposer aux plateformes de locations de courte durée des exigences claires de partages de données aux administrations publiques et à harmoniser les procédures administratives dans l’ensemble de l’Union. Le Conseil de l’UE et le Parlement, les colégislateurs, sont parvenus à un accord politique sur le projet de règlement après deux réunions de négociations interinstitutionnelles.

    « Les villes sont confrontées à une explosion des locations de vacances illégales. […] Jusqu’à présent, les plateformes de location refusaient de partager leurs données, ce qui rendait difficile l’application des règles locales. Heureusement, cette loi met fin à cet état de fait », a déclaré la rapporteure du texte au Parlement, Kim van Sparrentak.

    Dans cette ligne de pensée, Mme van Sparrentak a insisté sur le principe de « compliance by design » (ou conformité dès la phase de conception), qui a été intégré dans l’accord, malgré la résistance initiale des pays de l’UE compte tenu d’un doute sur la proportionnalité de la mesure.

    Un compromis a été trouvé qui permet aux hôtes de déclarer eux-mêmes leurs annonces de logements en ligne sur les plateformes de location de court terme. Afin d’éviter les déclarations illégales, les plateformes devront « fournir tous les efforts nécessaires » pour vérifier l’exhaustivité et la fiabilité des informations fournies.

    En outre, les plateformes devront effectuer des contrôles aléatoires sur les annonces qu’elles hébergent, tandis que les autorités administratives effectueront des contrôles sur la base des données qui leur seront fournies mensuellement par Airbnb, Booking, Trivago, Expedia, etc.

    Interaction entre les régimes d’autorisation et les procédures d’enregistrement

    La réunion politique s’est prolongée jusque tard le soir, principalement en raison de discussions fournies sur l’interaction entre les régimes d’autorisation et les procédures d’enregistrement.

    Considérant que les numéros d’enregistrement seront délivrés automatiquement, les négociateurs du Conseil souhaitaient donner aux pays de l’UE la possibilité d’interrompre la délivrance automatique des numéros d’enregistrement dans le cas où ils seraient en mesure de prouver qu’un numéro a été demandé dans une zone où la location de courte durée est interdite. Ce pourrait être le cas, par exemple, pour une demande d’enregistrement dans un bâtiment de logement social.

    La Commission a estimé que cette disposition était en contradiction avec la directive relative aux services du marché intérieur (Services Directive), qui fixe les règles d’accès aux marchés. En fin de compte, les dispositions du Conseil ont été acceptées, tout en précisant que les contrôles d’autorisation et les règles d’accès au marché relevaient de ladite directive.

    plateformes de location UE
    « Les villes sont confrontées à une explosion des locations de vacances illégales. […] Jusqu’à présent, les plateformes de location refusaient de partager leurs données, ce qui rendait difficile l’application des règles locales. Heureusement, cette loi met fin à cet état de fait », a déclaré la rapporteure du texte au Parlement, Kim van Sparrentak. [Kevin Bruce Photos / Shutterstock]

    Lutte contre les annonces illégales

    Si un hôte ne respecte pas les règles locales, les autorités nationales seront habilitées à suspendre et éventuellement à invalider un numéro d’enregistrement et pourront exiger des plateformes en ligne qu’elles retirent une location en ligne.

    Une approche fondée sur le « droit d’être entendu » a été ajoutée au texte afin de rendre la procédure de retrait cohérente avec le règlement sur les services numériques (DSA), le règlement de l’UE sur les contenus illégaux en ligne, qui donne aux hôtes le droit de se défendre en cas de négligence ou d’utilisation abusive des numéros d’enregistrement, par exemple.

    De plus, il a été convenu que lorsqu’un hôte décide de cesser de louer sa location, les autorités nationales peuvent conserver les données relatives à la location pendant un maximum de 18 mois, conformément à la proposition du Parlement. Cette disposition donne aux autorités locales un délai de conservation de six mois supplémentaire comparativement aux dispositions du règlement général sur la protection des données (RGPD/GDPR).

    Points d’entrée numériques uniques

    Les points d’entrée numériques uniques, infrastructures techniques sur lesquelles les plateformes de location de courte durée doivent transmettre mensuellement leurs données aux autorités administratives, ont également fait l’objet de nombreux débats.

    Un dernier changement a consisté à assouplir cette disposition, les plus petites plateformes de location de courte durée devant transmettre leurs données tous les trimestres et non tous les mois. Le seuil qualitatif a été fixé à moins de 4 250 annonces.

    Les États membres qui disposent de procédures d’enregistrement sur leur territoire devront mettre en place des points d’entrée numériques uniques dans un délai de deux ans à compter de l’entrée en vigueur du règlement.

    La Commission a déjà travaillé sur la standardisation des points d’entrée numériques uniques, et le texte stipule désormais que l’exécutif européen doit veiller à ce que ces points d’entrée partagent une interface de programmation d’application (API) commune.

    En outre, la Commission pourra désormais prendre des actes d’exécution pour garantir l’interopérabilité entre les points d’entrée numériques uniques.

    Enfin, les 27 États membres devront nommer un coordinateur national. Cette disposition est contraire à la proposition du Conseil, mais conforme aux règles relatives à la création de groupes d’experts, comme l’a rappelé la Commission aux colégislateurs.

    Définitions

    La définition des « hôtes actifs » a été supprimée et laissée aux cadres législatifs nationaux, conformément au souhait du Conseil qui souhaite que ce règlement harmonise les partages de données sans modifier les législations nationales existantes.

    Prochaines étapes

    L’accord actuel doit être adopté par le Conseil de l’UE et le Parlement européen avant de devenir une réglementation. Le vote en commission parlementaire est prévu pour le 4 décembre, et celui en séance plénière devrait être programmé pour janvier.

    « Enfin, nous avons obtenu des conditions de concurrence équitable dans le secteur de la location de courte durée dans l’UE, cette décision était attendue depuis longtemps », a déclaré à Euractiv Barbara Thaler, rapporteure fictive (shadow rapporteur) du texte pour le parti chrétien-démocrate (PPE).

    En ce qui concerne l’influence de l’UE dans le monde, Nathan Blecharczyk, cofondateur d’Airbnb, a déclaré : « Les nouvelles règles serviront d’exemple mondial sur la manière de réglementer les locations de courte durée et donneront des conseils clairs aux plateformes et aux autorités sur des questions importantes, notamment sur la manière de partager les données et de faire en sorte que les règles locales fonctionnent pour tout le monde ».


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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 20.11.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 20.11.23

    Bonjour à tous, une nouvelle semaine s’ouvre dans le monde et vous écoutez le flash quotidien des expatriés du lundi 20 novembre, dans vos titres : Le forum des associations françaises de Londres – La Suisse, une source d’inspiration pour la France ? – Pression sur le Hamas pour la libération des otages 

    Un salon pour les Français de Londres

    On attaque ce lundi, en vous parlant du week-end à venir. Pour ceux qui sont à Londres, samedi prochain, le 25 novembre, les associations françaises vous donnent rendez-vous au Queen’s Gate House, 65 Queen’s Gate. Plus de 50 associations seront réunies, mais vous pourrez aussi redécouvrir les spécialités des régions françaises et découvrir les activités proposées pour 2024. Aussi, les associations d’entraide seront présentes que vous ayez besoin de soutien ou que vous désiriez donner de votre temps pour vos compatriotes. 

    FAFGB
    Forum des Associations françaises

    Pour le député des Français de Suisse, la France pourrait s’inspirer de la Suisse 

    Dans un podcast disponible sur Lesfrancais.press mais aussi sur toutes les plateformes de streaming, le député des Français de Suisse, le témoin de mariage d’Emmanuel Macron, Marc Ferracci indique que « la Suisse peut être une source d’inspiration pour la France ». « La réciproque est sans doute vraie à certains égards » ajoute-t-il. Le système démocratique Suisse et son recours à de nombreux référendums pour interroger la population font, d’ailleurs, l’objet d’un échange dans ce podcast.

    Marc Ferracci
    Marc Ferracci dans « En toute confidence »

    Qatar, France, USA font pression sur le Hamas 

    L’objectif ? Accélérer la libération des otages. En effet, au 44e jour du conflit entre le Hamas et Israël, le sort des otages retenus par le mouvement islamiste est au cœur de toutes les discussions entre les Etats. Le Conseil de sécurité de l’ONU a de son côté réclamé des « pauses humanitaires urgentes et prolongées » mais Israël refuse pour l’heure tout cessez-le-feu, tant que tous les otages ne sont pas relâchés. Cependant pour les experts, des libérations auront lieu cette semaine. 

    otages
    Manifestation de soutien à Israël à Paris le 08 novembre 2023 ©AFP

    C’est tout pour aujourd’hui, bon début de semaine à tous où que vous soyez ! 

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