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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 15.11.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 15.11.23

    Bienvenue à tous, nous sommes le 15 novembre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans vos titres : Les jeunes expatriés de la NUPES se mobilisent pour l’Union aux européennes – La CFE à la rencontre des New-yorkais – Sénat : adoption de la loi immigration 

    Une liste d’union pour la Nupes aux européennes 

    Alors qu’en France, la Nupes se divise et à renoncer à faire à liste commune, chez les Français de l’étranger on y croit encore. Réunis la semaine dernière à Berlin, les jeunes des fédérations des Français de l’étranger des partis composant la NUPES, du PS à LFI, ont envoyé un avertissement aux « aînés ». S’il n’y a pas de liste commune, ils sont prêts à y aller ensemble en constituant une liste dissidente d’Union.. Un concept innovant mais qui a peu de chance de se voir concrétiser. 

    Jeunes NUPES
    Jeunes Nupes à Berlin ©LFI

    À New-York la CFE propose de nouvelles offres

    On le sait se soigner peut-être très cher aux USA. C’est pour répondre aux besoins des Français expatriés outre-atlantique, que le directeur général de la CFE, Eric Pavy, est allé à la rencontre de nos compatriotes dans la grande pomme. Ils étaient plus de 200 à s’interroger pour optimiser leur couverture santé mais aussi leur protection vieillesse . Retrouvez toutes les solutions sur le site Lesfrancais.press ou celui de la Caisse des Français de l’étranger. 

    Caisse des Français à l’Etranger New York
    Caisse des Français à l’Etranger New York ©Etiennes de Metz – LFP

    Le Sénat durcit la loi immigration 

    Suppression de l’aide médicale d’État, durcissement des conditions d’accès au regroupement familial, fin du droit du sol, quotas fixés tous les trois ans pour l’immigration économique… Ces mesures n’apparaissaient pas dans le projet de loi initial. C’est cette version que va désormais transmettre la chambre haute à l’Assemblée nationale. Les députés se préparent à une âpre bataille à partir de la mi-décembre.

    C’est tout pour ce mercredi, on se retrouve demain pour parler du beaujolais nouveau qui débarque aux 4 coins de la planète. Dès aujourd’hui, retrouvez sur Lesfrancais.press la carte mondiale des festivités. 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Assurance Santé, on répond à vos questions !

    Assurance Santé, on répond à vos questions !

    Régulièrement, nous recevons des questions à la rédaction sur les assurances santé! Cependant, vu la diversité des législations locales et des situations personnelles, il est difficile d’apporter des réponses exhaustives à tous. Dans cet article, nous avons essayé de synthétiser vos questions et d’y répondre ! Pour cela, nous nous sommes rapprochés de la Caisse des Français de l’étranger mais aussi des principaux assureurs à l’international.

    Si je suis très malade, je peux prendre un avion pour la France et m’y faire soigner, n’est-ce pas ?

    Ce n’est pas si simple ! Premièrement, face aux vraies urgences médicales vous ne pouvez pas prendre l’avion et vous devez être opéré sur place. Cela s’applique à un nombre important de chirurgies effectuées dans le privé et des centaines de nos clients ont fait face à ce scénario.

    Deuxièmement, si vous êtes atteint d’un cancer avec des traitements qui s’étendent sur plusieurs mois, peu nombreux sont ceux qui veulent être soignés loin de leur conjoint et enfants scolarisés ici.

    Troisièmement, oui, dans certains cas vous pouvez envisager un retour ou un séjour en France. Il faut cependant que votre assurance santé y fonctionne (ce qui n’est pas toujours le cas), que les plafonds soient suffisamment élevés pour les coûts en France (ce n’est pas le cas des assurance locales basiques) et que l’assureur puisse avancer les frais à l’hôpital (les assurances locales de base ne proposent pas cela, c’est « pay and claim »).

    Quid de la santé mentale: psychologues, conseillers, psychiatres ? Est-ce remboursé ?

    Bien que les médecins spécialistes en psychiatrie aient été traditionnellement inclus, les psychologues n’étaient pas remboursés jusqu’à récemment. Même si nous commençons à voir une évolution, ce n’est pas encore une généralité. Les conseillers ou médiateurs, eux, ne sont habituellement pas pris en charge. En outre, il faut noter qu’en cas de condition préexistante liée à la psychologie ou la psychiatrie, les assureurs ont tendance à appliquer une exclusion ou une surprime.

    L’ostéopathie est-elle remboursée par les assurances ?

    Si les assurances locales ne la remboursent pas, les assurances plus haut de gamme ou internationales la remboursent. Les assurances françaises internationales sont les plus généreuses en matière d’ostéopathie et de médecines complémentaires plus largement (acupuncture, chiropractie etc.).

    Assurance santé
    Aujourd’hui, nous répondons à vos questions concernant les assurances santé

    L’hypnothérapie est-elle couverte ?

    Dans la majorité des cas, non. Cependant depuis 2 ans, nous voyons certains assureurs la couvrir sous la catégorie médecines complémentaires. Par exemple, April MyHealth la couvre. Attention, elle fait l’objet d’un plafond ou de limites.

    J’ai une maladie chronique, est-ce que je peux être couvert?

    Cela dépend de la maladie. Si celle-ci n’est pas trop sévère ou sous contrôle (under control), il est fort probable que l’assureur accepte votre dossier mais émette une exclusion sur tous les traitements reliés à cette maladie.

    Est-ce que l’orthodontie est couverte ?

    Oui mais seulement par les assurances françaises internationales ou les produits internationaux haut de gamme. Attention, il y a souvent un délai de carence, une limite d’âge (18 ans ou moins) et un plafond annuel. Le montant alloué par année rembourse rarement l’intégralité du coût du traitement de l’orthodontie.

    Est-ce que les traitements pour infertilité sont couverts ?

    Oui mais seulement par les assurances françaises internationales ou les produits internationaux haut de gamme. Attention, il y a souvent un délai de carence, et un plafond par cycle.

    Est-ce que les traitements pour le développement de l’enfant sont couverts ? Orthophonie, ergothérapie, évaluation neuropsychologique, etc.

    Dans l’écrasante majorité des cas, cela n’est pas couvert par les assurances locales ni par les assurances internationales. Cela n’est pas couvert non plus si la condition est préexistante. A noter qu’il y a 1- 2 assureurs français qui peuvent couvrir certains traitements comme l’orthophonie.

    Est-il avantageux de souscrire à la CFE (plutôt qu’à une assurance au 1er euro) ?

    Souscrire à la CFE présente 3 avantages : un coût généralement attractif, l’absence de délai de carence lors d’un retour définitif en France et la couverture des conditions préexistantes. Il existe cependant d’autres options qui peuvent être très compétitives, selon votre situation. Faites-vous conseiller pour trouver la solution la mieux adaptée.

  • A New York, une conférence de la Caisse des Français à l’Etranger pour en apprendre plus sur le coût de la santé aux Etats-Unis

    A New York, une conférence de la Caisse des Français à l’Etranger pour en apprendre plus sur le coût de la santé aux Etats-Unis

    C’est bien connu : aux Etats-Unis, la facture d’une prise en charge médicale aligne régulièrement des sommes à trois, si ce n’est quatre chiffres. D’autant que, contrairement au système tricolore, les formules d’assurance sont légion côté américain. Medicare, Medicaid, Affordable Care Act (plus connu sous le nom d’Obamacare) : ici chacun choisit la formule qui convient le mieux à ses besoins… et à son porte-monnaie.

    Pour permettre aux expatriés de rester dans le circuit français (et de pouvoir dégainer leur carte vitale lors d’un passage chez le médecin dans l’Hexagone), la Caisse des Français à l’Etranger (CFE) propose différentes formules, que son Directeur Général Eric Pavy est venu présenter aux français de New York le 9 novembre. Une trentaine d’entre eux ont pu (re)découvrir ces programmes auxquels on peut adhérer seul ou en famille. JeunExpatSanté pour les moins de trente ans, MondExpatSanté au-delà de cet âge, RetraitExpatSanté pour les séniors, ou bien FrancExpatSanté simplement pour la prise en charge des consultations réalisées lors d’un passage en France. Le patron de la CFE encourageant vivement ses clients à adhérer à une complémentaire, puisque la Caisse rembourse à la hauteur des paliers français. Ce qui s’avère suffisant lorsqu’un rendez-vous chez son médecin traitant ne dépasse pas les 25€… mais plus problématique quand on s’aligne aux tarifs américains, où le même examen coûtera six fois plus cher.

    Caisse des Français à l’Etranger New York
    Le Directeur de la CFE a tenu une conférence à New York

    « La santé c’est un business aux Etats-Unis »

    « La santé, c’est un business aux Etats-Unis », relève Arthur D. Adhérent de la CFE venu ce matin pour en apprendre davantage sur les différentes offres de l’assurance. Il se souvient d’un accident survenu sur son lieu de travail qui, heureusement, avait été totalement pris en charge par sa couverture américaine : « Si je n’avais pas bénéficié de mon assurance professionnelle, j’aurais probablement dû rentrer en France ». Car au moment d’arriver à l’hôpital, on lui avait demandé son contrat de protection avant même de considérer l’étendue des dégâts.

    Quel que soit le niveau de leurs revenus, les expatriés français sont précautionneux : « Depuis que j’habite à New York, je fais plus attention à rester en bonne santé », témoigne Noémie V., installée ici depuis deux ans. La jeune femme déplore également les complications au moment d’acheter des médicaments ou de trouver un médecin : « En France, nous sommes habitués à ce que la sécurité sociale vienne à nous, alors les démarches, on ne les connaît pas ». Si elle n’est pas adhérente à la CFE – ce qui lui permettrait de cotiser pour sa retraite – c’est parce que Noémie V. doute de sa rentabilité alors que la perspective d’un départ à la retraite à un âge « correct » s’éloigne.

    « Mieux vaut prévenir que guérir quand on habite aux Etats-Unis »

    Le son de cloche n’est pas le même du côté de Brigitte R, new-yorkaise depuis 1987. Au contraire, la sexagénaire aurait aimé connaître la CFE plus tôt, pour pouvoir y cotiser. Et ainsi préparer une retraite qui, de son côté, pourrait être moins avantageuse étant donné son statut de travailleuse indépendante assurée aux Etats-Unis depuis plusieurs décennies. Un retour en France est prévu d’ici deux ans « Et le facteur santé sera un des déterminants de la date de déménagement. »

    Côté CFE, on met en avant les complémentaires santé partenaires dont les tarifs sont plus élevés, mais qui permettent de couvrir davantage de frais médicaux. Et ainsi, ne pas avoir à attendre un voyage en France pour aller chez le dentiste où l’on « payera cash », comme nous raconte l’un des Français présents à la conférence de la CFE. L’adage n’aura jamais été aussi juste : mieux vaut prévenir que guérir. Surtout quand on habite aux Etats-Unis.

  • Élections européennes : L’appel de Berlin des jeunes Nupes pour l’unité de la gauche

    Élections européennes : L’appel de Berlin des jeunes Nupes pour l’unité de la gauche

    La Nupes vit du côté de Berlin. Une réunion avait déjà eu lieu en septembre dernier. Et, en ce week-end de commémoration de la grande guerre, les militants du Parti Socialiste (PS), de La France Insoumise (LFI), de Generation.s, d’Europe Ecologie les Verts (EELV) ont notamment débattu de l’avenir de la France et de l’Europe. Ces échanges ont donné l’occasion de montrer que les jeunes Nupes croient encore à ce rassemblement de la gauche.  

    Cette union, ils n’hésitent pas à la clamer haut et fort

    Cette union, ils n’hésitent pas à la clamer haut et fort, n’en déplaise aux instances dirigeantes de leur parti. Dès l’ouverture des débats, les organisateurs ont donné le ton : « Nous nous retrouvons toutes et tous ici (à Berlin), de différents horizons politiques de gauche, encartés ou non, pour continuer à construire. Qu’importe de quoi demain sera fait au national. » 

    Près de dix orateurs sont venus partager constats et visions de cette gauche qu’ils souhaitent réunie. À la fois sur la France, notre pays : « fait-il mieux que ses voisins européens ? »
    Et aussi, et surtout, sur « l’avenir de l’Europe : une question d’unions ? » Tels étaient les thèmes de ce débat public.

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    Les participants à la réunion de la Nupes à Berlin

    Aurélien Le Coq, La France Insoumise : « S’il le faut les jeunes vont s’en mêler »

    La question est donc posée. La gauche réussira-t-elle à présenter une liste commune aux élections européennes ? Pour Mathilde Heriaud coordinatrice nationale des jeunes de Generation.s : « On ne veut pas se résigner. Ce sera une désillusion pour les jeunes si cette union ne se fait pas ».  À la tribune, Emma Fourreau, coordinatrice jeunes de LFI abonde dans le même sens, ajoutant : « Ne pas partir ensemble aux européennes, c’est restaurer le duel Macron-Le Pen dont nous ne voulons pas ».  Aurélien Le Coq, également coordinateur jeunes de LFI va même plus loin. Il laisse supposer que les jeunes pourraient créer cette liste commune pour les élections européennes de juin prochain si leurs « aînés » décident de prendre un autre chemin : « S’il le faut, les jeunes vont s’en mêler », déclare-t-il.

    Julien Layan, Generation.s : « On n’a plus le temps de se désunir »

    Julien Layan, coordinateur national de Generation.s rappelle que les jeunes de la Nupes ont déjà un programme. 166 propositions existent. « S’il n’y a pas d’union, ce n’est pas en raison du programme. Car celui-ci, nous l’avons », affirme-t-il. À travers leurs interventions, l’ensemble des orateurs interpellent ainsi les dirigeants de chaque parti politique qui compose la coalition de gauche : « On n’a plus le temps de se désunir » plaident-ils ! Cette réunion se transforme en un véritable appel de Berlin des jeunes en faveur de l’unité de la gauche. 

    Jeunes NUPES
    Oorateurs de la rencontre Nupes à Berlin

    Yan Chantrel, sénateur PS des Français établis hors de France : « On ne gagnera pas si nous ne sommes pas unis »

    Stephan Maigné, conseiller des Français de l’étranger pour Berlin, représentant Europe Ecologie les Verts, donne les ingrédients de cette unité. En se basant sur les expériences de coalition en Allemagne, il rappelle que : « l’union doit respecter chacun (…) Elle se fonde sur un programme commun (…) Et qu’il est nécessaire de travailler en amont » avec toutes les composantes. Après les élections européennes, viendra le temps de l’élection présidentielle. Yan Chantrel, sénateur PS des Français établis hors de France, présent à la réunion de la Nupes à Berlin, se projette déjà dans cette perspective. Il partage cette vision commune : « Oui, on doit déjà travailler en amont. On ne gagnera pas si nous ne sommes pas unis. » 

    La base sera-t-elle (enfin) écoutée ?

    Comme le rappelle Asma Rharmaoui-Claquin, la référente LFI-Nupes pour l’Europe centrale : « La Nupes fonctionne car nous sommes actifs au niveau local ». Mais la base sera-t-elle pour autant (enfin) écoutée ? Cet appel à l’unité de la gauche française, envoyé depuis Berlin, arrivera-t-il aux oreilles des leaders nationaux du Parti Socialiste ? De ceux de La France Insoumise ? Des écologistes ? Du Parti Communiste ? Les militants de la Nupes des Français de l’étranger, réunis, inspireront-ils les décisions nationales ? C’est l’enjeu de ces prochaines semaines.  

  • Le XIXème sommet de l’OIF se déroulera en France 

    Le XIXème sommet de l’OIF se déroulera en France 

    Au terme de la 44e Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF) qui s’est tenue à Yaoundé, au Cameroun, ces 4 et 5 novembre 2023, la France a reçu de la Tunisie la présidence de la CMF pour les deux prochaines années, au titre de pays hôte du XIXe Sommet de la Francophonie qu’elle accueillera en octobre 2024.

    La délégation française à Yaoundé était emmenée par la Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Madame Catherine Colonna. Aux côtés de la Secrétaire générale de la Francophonie, Madame Louise Mushikiwabo, la Secrétaire d’Etat chargée du Développement, de la Francophonie et des partenariats internationaux, Mme Chrysoula Zacharopoulou, a présenté les enjeux de ce prochain Sommet aux États et gouvernement membres de l’Organisation internationale de la Francophonie.

    Cité internationale de la langue française

    Le Sommet de la Francophonie s’ouvrira le 4 octobre 2024 à la Cité internationale de la langue française, à Villers-Cotterêts, lieu entièrement dédié à la langue française et aux cultures francophones, inauguré le 30 octobre dernier par le Président de la République, Emmanuel Macron. Le Sommet se poursuivra à Paris le 5 octobre 2024.

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    Le Sommet de la Francophonie s’ouvrira le 4 octobre 2024 à la Cité internationale de la langue française

    Les JO et la francophonie

    Le XIXème Sommet de la Francophonie sera un événement majeur, tant sur le plan diplomatique, que politique, économique et culturel, avec la langue française en trait d’union. En France, il sera l’un des temps forts internationaux de l’année 2024 avec l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques. La France et l’OIF nourrissent l’ambition de promouvoir une Francophonie au service des peuples, d’en démontrer les dynamiques et les opportunités.

    Pour rappel, le français a su conserver sa place de langue officielle du CIO, même après le décès du Baron de Coubertin (1937) et la Seconde Guerre mondiale. Si l’anglais a rejoint le français comme langue officielle en 1972, le français garde une position prépondérante, selon l’article 23 de la Charte olympique intitulé Langues.

    Par ailleurs, à chaque édition des Jeux Olympiques depuis Athènes 2004, l’INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance, qui se trouve à Paris) s’attache à développer un glossaire avec les terminologies sportives des différentes disciplines en anglais et en français, qui est également traduit dans la langue du pays d’accueil.

    Innover et Entreprendre

    Cependant, pour ce XIXème sommet, la France et l’OIF ont convenu que la créativité, l’innovation et l’entreprenariat dans la diversité de l’espace francophone seront placées au cœur de l’événement.

    La Francophonie est en effet un formidable vecteur de débats intellectuels, de création et d’emploi et le monde francophone est porteur de talents et d’opportunités.

    Un festival

    La thématique retenue invitera chacune et chacun à « Créer, innover et entreprendre en français ». Pour illustrer ce thème, la France a souhaité organiser, en marge du Sommet, un Festival de la francophonie, afin de valoriser une Francophonie dynamique auprès des Françaises et des Français et de l’ensemble de la communauté francophone.

    Ce Festival, bâti en dialogue avec l’OIF, ses Etats membres et les sociétés civiles, contribuera à la perception d’une francophonie ouverte, vivante, plurilingue, contemporaine, utile et attractive. Il permettra de valoriser la vitalité des scènes culturelles, académiques, scientifiques et entrepreneuriales francophones, et s’étendra à tout le territoire métropolitain et ultramarin, mais aussi en ligne et dans tout l’espace francophone.

    À Paris, il intégrera un Village de la Francophonie, organisé conjointement avec l’Organisation internationale de la Francophonie et ses Etats et gouvernements membres participant au Sommet.

    Pour rappel, l’OIF compte 88 États et gouvernements : 54 membres, 7 membres associés et 27 observateurs.

  • Qu’est-ce que l’économie de guerre ? 

    Qu’est-ce que l’économie de guerre ? 

    Depuis le début de l’épidémie de covid, les gouvernements mettent en avant que nous sommes passés en situation d’économie de guerre. Que ce soit face au virus du covid ou au nom de la transition énergétique, les pouvoirs publics entendent planifier l’usage des ressources en fonction d’objectifs qu’ils ont au préalable fixés. Ils souhaitent orienter le comportement des agents économiques et orienter les flux de capitaux. L’économie de guerre telle qu’elle a été connue durant les deux derniers conflits mondiaux, vise à affecter le plus de ressources disponibles à l’effort de guerre. Les entreprises et les actifs sont mis en demeure de servir cet effort. Les règles de l’économie de marché sont suspendues, notamment celles relatives à la libre fixation des prix par la confrontation de l’offre et de la demande.

    Une économie administrée

    L’économie de guerre est une économie administrée. Les mécanismes habituels d’allocation des ressources (travail, équipements, matières premières) sont abandonnés au profit de mécanismes de planification et de rationnement de la consommation privée. Les objectifs habituels des politiques économiques (inflation faible, limitation des déficits publics et de l’endettement) sont abandonnés au profit d’un seul objectif : la victoire militaire. L’épargne est forcée, à travers une diminution de la consommation et le lancement d’emprunts obligatoires. Les taux d’intérêt réels sont maintenus à un niveau extrêmement bas voire deviennent négatifs afin de réduire le coût de l’endettement.

    Le renouveau de l’économie de guerre est né de l’épidémie de covid qui a amené les pouvoirs publics à organiser la diffusion des masques, à opérer, en urgence, les populations et à subvenir aux moyens de celles-ci pendant les confinements.

    Avec l’arrêt des importations de gaz et de pétrole en provenance de Russie, la guerre en Ukraine a amené les gouvernements à mettre en place des plans d’accès à l’énergie et à compenser les effets de la hausse des prix du pétrole et du gaz pour les entreprises ainsi que pour les ménages.

    Pour de nombreux gouvernements, la transition énergétique justifie la mise en place d’une économie administrée avec la mise entre parenthèses des lois du marché. Les investissements nécessaires à la réduction des émissions des gaz à effet de serre devraient atteindre plus de 4 points de PIB par an jusqu’au milieu du siècle.

    économie de guerre
    L’interventionnisme des États ne peut que se traduire par une augmentation des déficits publics et de l’endettement

    Un interventionnisme sans précédent en période de paix

    Le développement des énergies renouvelables – solaire et éolien – la création d’une filière d’hydrogène vert, la mise en place de capacité de stockage d’énergie, la construction d’usines de batteries, la modification des process de production, la rénovation des logements, etc. se traduisent par un interventionnisme sans précédent en période de paix.

    Les gouvernements estiment que la réussite de la transition énergétique passe par une modification des mécanismes d’allocation des ressources et un changement des comportements. La transition énergétique exige la mobilisation de capitaux, ce qui suppose une orientation ciblée de l’épargne. En générant des hausses de prix, elle nécessite l’instauration de compensations en faveur, par exemple, des ménages les plus modestes ou des entreprises les plus touchées.

    L’interventionnisme des États ne peut que se traduire par une augmentation des déficits publics et de l’endettement. Est-il possible dans ces conditions de maintenir des règles de maîtrise des déficits publics au sein de l’Union européenne ? L’augmentation de l’endettement pose le problème de sa soutenabilité. Les banques centrales risquent d’être contraintes de revenir rapidement à une politique monétaire expansive. Or, celle-ci est source d’inflation. Par ricochet, les pouvoirs publics pourraient être conduits à fixer un nombre croissant de prix pour tenter de limiter l’inflation. Pour le moment, les économies occidentales demeurent régies par les règles du marché. Les gouvernements préfèrent l’adoption de mesures de soutien temporaires (chèque énergie, aides aux entreprises, etc.) ou de mesures d’incitation (bonus/malus) que de passer à un système totalement administré.

    Les gouvernements essaient de réduire les déficits publics et de maîtriser la dette publique. La lutte contre l’inflation est jugée prioritaire. À cette fin, les gouvernements acceptent une hausse des taux d’intérêt. Dans les prochaines années, la question sera celle de la soutenabilité de la dette. Afin d’éviter une tension sur les taux d’intérêt, la mise en œuvre de politiques monétaires accommodantes sera sans nul doute nécessaire tout comme un recours aux prélèvements obligatoires.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 14.11.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 14.11.23

    Bonjour à tous, nous sommes le mardi 14 novembre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés; Dans vos titres : Bonne nouvelle pour les candidats à l’expatriation aux USA – François Hollande à Londres – Chants antisémites dans le métro parisien 

    Une victoire pour l’amitié franco-américaine 

    En 2019, les Etats-Unis avaient réduit la durée des visas pour les entrepreneurs (E1) et les investisseurs (E2) Français aux Etats-Unis. Cette décision avait entraîné de nombreuses difficultés. La France perdait un atout dans sa conquête de l’Amérique. En fin d’année 2022, lors d’une visite officielle aux USA, le président Macron avait porté ce sujet auprès de son homologue Joe Biden. Nous venons d’apprendre, qu’à partir du 16 novembre prochain, la durée de validité de ces visas passera de 25 à 48 mois. Victoire pour notre pays ? Retrouvez l’interview de Christopher Weissberg, député de la 1ère circonscription des Français établis hors de France sur Lesfrancais.press.

    Visa US
    Christopher-Weissber ©LFP

    Le Président Hollande à Londres ce mardi 

    Décidément, François Hollande aime beaucoup la capitale britannique ! Déjà présent sur place en mars pour promouvoir son livre et répondre à une interview sur les Français de l’étranger pour votre média, il y sera de nouveau aujourd’hui. Cette fois, il répond à une invitation du LSE, un regroupement des meilleurs établissements universitaires et scolaires de Londres. Nous y serons pour évoquer avec lui la situation des Français pris à partie dans le monde musulman pour la position française dans le conflit au Proche-Orient. 

    François Hollande et David Miliband, chef du Parti travailliste britannique, le 29 février 2012, à Londres (Royaume-Uni). ©LEFTERIS PITARAKIS / POOL

    Au lendemain de la marche contre l’antisémitisme, 8 arrestations à Paris 

    Ces personnes ont été interpellées à leur domicile ce lundi 13 novembre vers 6 heures, près de deux semaines après la vidéo tournée dans le métro parisien dans laquelle des chants antisémites étaient scandés. L’ensemble des personnes arrêtées, de nationalité française, sont mineures, selon nos informations. Les adolescents sont interrogés par la brigade des réseaux ferrés. Aucun d’entre eux n’étant domicilié à Paris, les parquets de Bobigny et Nanterre seront compétents pour prendre les décisions d’orientation pénale.

    Photo d’illustration ©Stock adobe

    C’est tout pour aujourd’hui, je vous souhaite, ainsi que toutes nos rédactions, une belle journée ! À demain !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Marche contre l’antisémitisme : les Français de l’étranger mobilisés à Bruxelles 

    Marche contre l’antisémitisme : les Français de l’étranger mobilisés à Bruxelles 

    Face à la recrudescence des actes antisémites depuis l’attaque perpétrée en Israël par le Hamas le 7 octobre dernier, le président du Sénat français, Gérard Larcher, et la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, avaient appelé « tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de la République française » à participer ce dimanche à une « grande marche civique » contre l’antisémitisme à Paris, dès 15h00. Un peu partout, les élus consulaires se sont interrogés sur la façon dont les Français de l’étranger pouvaient apporter leur pierre à l’édifice. Si en début de semaine dernière, l’enthousiasme présidait à l’organisation de tels évènements dans les pays de résidence de nos compatriotes, au final, c’est uniquement à Bruxelles qu’il fut possible d’organiser une marche contre l’antisémitisme.

    Blocages administratifs et sociaux

    Tout d’abord, il faut rappeler que comme en France, le conflit actuel entre le Hamas et Israël divise le monde si ce ne sont les Nations. Dans de nombreux pays, en particulier du monde musulman, il n’était pas envisageable d’organiser une telle manifestation, même devant le consulat de France.

    Pour rappel, mardi 31 octobre, des partisans du Hamas ont manifesté devant l’ambassade de France à Beyrouth. Lors des manifestations, la France a clairement été prise pour cible, pour son implication et son soutien à Israël, dans le cadre de la guerre contre l’organisation terroriste.

    « La France fait semblant d’être la patrie des droits de l’homme, mais soutient aveuglément Israël. Dans leur propre pays, ils interdisent même les manifestations en soutien au peuple palestinien. »

    Un leader du Hamas libanais au micro, devant l’ambassade ce 31 octobre 2023

    Il n’était donc pas question dans ces pays d’organiser des marches contre l’antisémitisme.

    Mais pourquoi pas ailleurs, alors que des initiatives avaient été lancées à Londres ou à New-York ?

    En occident, ce sont les autorités locales qui se sont souvent opposées à de telles organisations afin d’éviter des débordements. Car même outre-Atlantique, les musulmans et les juifs subissent de plein fouet les tensions du Proche-orient, avec des attaques parfois d’un camp vers l’autre puis inversement.

    Ainsi, la prudence et la peur d’un embrasement des communautés dans chaque pays ont donc douché les espoirs de nombreux élus consulaires qui auraient voulu mener une telle action comme à Bruxelles.

    Marche contre l’antisémitisme
    Bertrand Wert lors de la manifestation

    Un élu engagé : Bertrand Wert

    Si en Belgique, une telle organisation fut possible, c’est surtout grâce à l’engagement d’un homme, Bertrand Wert. Elu des Français de Belgique (EELV) mais aussi élu local (Ecolo) dans la commune d’Ixelles (une des 19 villes composant la région capitale belge, Bruxelles), Bertrand Wert a pu surmonter les difficultés qu’entraînait l’organisation d’une telle marche grâce à sa fine connaissance des institutions belges mais aussi grâce à l’unité du conseil consulaire.

    « Finalement, je suis reconnaissant d’avoir pu travailler de concert avec mes six collègues conseiller•es des Français•es de Belgique qui, dès que je leur ai soumis l’idée de ce rassemblement ont tout de suite accepté. Cela démontre une nouvelle fois toute la valeur ajoutée du travail que nous faisons pour nos compatriotes ici en Belgique, mais aussi notre grande et reconnaissante implication pour notre pays d’accueil, avec lequel nous sommes en étroite relation. En témoignent les dizaines d’élu•es et représentant•es associatifs qui étaient présent•es ce soir. »

    Bertrand Wert, élu des Français de Belgique, Conseiller communal à Ixelles

    En sus, il a pu compter sur la mobilisation du tissu associatif français, comme l’Union des Français de Belgique, désormais présidée par Jérémy Michel (rédacteur en chef adjoint de votre site et Président du conseil consulaire des Français de Belgique) mais aussi belge avec la participation du CCOJB (fédération des associations juives en Belgique), au sein duquel Véronique Lederman, Française de confession juive, détient un mandat d’administratrice (voir la tribune que nous avons publiée ce jour).

    « J’ai été rassuré de voir que des centaines de personnes se sont mobilisées en moins de 48h à Bruxelles pour réaffirmer que le poison de l’antisémitisme est à combattre partout et tout le temps, en particulier depuis et au cœur de l’Europe à Bruxelles. »

    Bertrand Wert, élu des Français de Belgique, Conseiller communal à Ixelles

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    Jérémy Michel, Président du conseil consulaire des Français de Belgique

    Un exercice démocrate

    Ainsi, au cœur de la capitale européenne, malgré la présence de manifestations quotidiennes en faveur des Palestiniens, il a donc été possible de mener un tel événement de soutien aux Juifs de France, de Belgique mais plus globalement à tous ceux d’Europe et du monde.

    « C’était aussi un moment d’expression de notre soutien aux Juives et Juifs de Belgique, de France, d’Europe et du monde qui vivent dans la peur et qui ne peuvent être tenu•es aucunement responsables des agissements du gouvernement israélien ; de la même manière que les musulmans et musulmanes ne le sont pour les actes des islamistes. »

    Bertrand Wert, élu des Français de Belgique, Conseiller communal à Ixelles

    Bel exemple de démocratie, aux pieds des institutions européennes, toutes les voix se font entendre et ce, sans entraîner de débordements majeurs. Comme quoi, il est encore possible de construire un monde où des ennemis peuvent cohabiter. Espérons que l’exemple sera repris ailleurs.

    « Il ne fait aucun doute que dans notre chère et fière multiculturalité bruxelloise, l’éducation et la lutte contre le racisme, les discours de haine ET l’antisémitisme doivent être au cœur. »

    Bertrand Wert, élu des Français de Belgique, Conseiller communal à Ixelles