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  • Voyage en France en voiture ? Crit’air obligatoire pour tous depuis le 1 avril

    Depuis le premier avril, la période de tolérance pour les véhicules immatriculés à l’étranger est finie.

    Il faut donc afin de circuler librement et sans contrainte sur le territoire français que les véhicules étrangers observent l’obligation d’être muni d’une vignette anti-pollution, notamment lorsqu’ils traversent des villes ayant adopté le dispositif. Cette vignette permet la classification écologique du véhicule.

    Si vous êtes améné à traverser une zone concernée par le dispositif Crit’air (exemple : Lille, Strasbourg, Paris, etc.) et que vous n’êtes pas munis de la pastille anti-pollution vous risquez une amende allant jusqu’à 135 euros.

    Le délai de la fabrication et de la réception de votre vignette à votre adresse étrangère est compris entre 15 et 30 jours. Toutefois, vous recevrez par courrier électronique votre certificat provisoire sous 48 heures afin de pouvoir circuler légalement en France.

    Pour rappel, 350 000 vignettes ont déjà été commandées par des automobilistes étrangers.

  • Seisme au Québec: la loi sur l’immigration est adoptée

    Après des semaines de débats et de polémiques, en particulier venant des camps de l’opposition, la très controversée loi sur l’immigration du nouveau Premier Ministre Québécois François Legault a été adoptée.

    Le Premier Ministre du Québec M. Legault

    Le gouvernement, à travers cette loi et comme nous l’avions déjà évoqué dans lesfrancais.press, a mis à la poubelle plus de 18000 dossiers de demande de visas, dont de nombreux Français et dont 3500 déjà sur place.

    En ajoutant les proches de ces personnes, le chiffre monte à 50 000. Toutes ces personnes vont devoir recommencer leur parcours pour obtenir un visa, parcours couteux et qui met en péril les situations professionnelles de nombre d’entre eux.

    Un nouveau système de sélection excluant de nombreux demandeurs

    Le ministre de l’immigration de la Belle Province, Simon Jolin-Barrette, a été clair: « il faut répondre adéquatement aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes ».

    Une autre explication cependant résulte de la campagne du Premier Ministre Legault, campagne en partie axée sur la crainte pour les Québécois de voir déferler des populations immigrés dans leurs villes et villages. Et ce alors que ces populations sont principalement établies à Montréal, une ville cosmopolite qui vote peu pour M. Legault.

    Montréal, une ville cosmopoliite

    Une décision, en tout cas, qui pénalise y compris des Français établis de longue date au Québec. Bilingues français-anglais, travaillant sur place depuis des années, certains vont devoir soit demander un nouveau visa, soit partir.

    Une situation qui inquiète jusqu’au patronat québécois. La Belle Province a un taux de chômage très faible à moins de 5% et une demande de main d’oeuvre permanente. Le populisme de certaines mesures risque t’il d’entraver la belle dynamique de ce morceau de francophonie outre-atlantique?

    De très nombreux francophones du Québec se sont insurgés contre cette mesure tout comme l’opposition. Un vote unanime a été formulé par l’opposition contre cet amendement. Le Québec, comme d’autres territoires, semble tomber dans la tentation du populisme. Il reste à voir si cela demeurera un bastion de la francophonie…

  • Libra la nouvelle monnaie numérique ! Le bon plan pour les expats ?

    Facebook se lance dans la crypto-monnaie. L’objectif faire disparaitre les frais de paiements et les frais de change. 

    Le pari d’une monnaie universelle, infalsifiable et basée sur l’économie réelle, la nouvelle monnaie idéale pour les expatriés ? On a décrypté Libra et la technologie du Blockchain pour vous !  

    la future crypto-monnaie de Facebook sera un stablecoin, c’est à dire que sa valeur sera rattachée à un panier de devises dans le but de stabiliser son prix. Facebook travaille  actuellement à la constitution d’un capital d’une valeur d’environ 1 milliards de dollars pour servir de collatéral à sa future monnaie.

    Libra, qui doit être officiellement lancée et déployée en 2020

    Libra, qui doit être officiellement lancée et déployée en 2020, permettra aux utilisateurs de Facebook et ses plateformes soeurs telles que WhatsApp, d’échanger de l’argent sans frais. Facebook cherche également à développer des partenariats avec des sites marchands extérieurs à la plateforme afin que ceux-ci acceptent Libra comme moyen de paiement.

    Avec cette innovation, Facebook marche sur les plate-bandes de WeChat, qui est déjà largement utilisé en Chine comme moyen de paiement grâce à son service WeChat Pay. Mais contrairement au géant Chinois, propriété de Tencent, dont le service est restreint aux paiements en yuan depuis des comptes bancaires en yuan, Facebook offrira un service de paiement international par définition, puisque basé sur une crypto-monnaie. Il s’agit d’une véritable innovation qui permettrait notamment au niveau individuel, de faciliter les versements d’argent des migrants expatriés vers leurs familles, pour lesquels ils font aujourd’hui face à des frais de change exorbitants. Mais c’est au niveau commercial que l’utilisation de Lybra, si elle venait à se démocratiser, pourrait avoir les impacts les plus significatifs: en effet, il s’agirait d’une nouvelle étape de la mondialisation, dans laquelle le pays où est basé le consommateur deviendrait véritablement neutre vis à vis de l’acte d’achat et de paiement en particulier.

    Encore faut-il que les états collaborent avec Facebook sur le volet régulatoire. L’entreprise américaine, qui s’est illustré ces dernières années par de nombreuses controverses portées jusque devant les instances publiques, aux Etats Unis comme en Europe, a pris les devants en rencontrant le Département du Trésor, ainsi que le gouverneur de la Banque d’Angleterre.

    Si la régulation autour des crypto-monnaies, encore en cours de définition dans de nombreux pays, semble surmontable pour Facebook, nombreux sont ceux qui s’inquiètent d’une extension du domaine d’activité de Facebook, entreprise déjà considérée comme quasi monopolistique dans le domaine de la communication. En effet, avec 2,4 milliards d’utilisateurs actifs mensuels, le pouvoir de Facebook est déjà considérable et il n’est plus une élection politique majeure sans son lot de rappels du rôle crucial de Facebook dans la transmission des informations.

    Mais c’est sur le plan de la vie privée que cette dernière innovation sera scrutée. En effet, le paiement in-app via la crypto-monnaie de Facebook partagerait de facto nos informations d’achat avec la plateforme. D’autre part, Facebook est restée floue jusqu’à présent sur les modalités d’opération et de gouvernance de la blockchain sur laquelle sa crypto-monnaie sera basée. La seule information ayant filtré est que Facebook s’apprêterait à proposer à des entreprises indépendantes d’opérer un « noeud » du réseau – ce qui consiste à valider les transactions – pour la somme de 10 millions de dollars. Les entreprises opérant des noeuds seraient également membres d’un comité de gestion appelé à prendre des décisions majeures sur les développements futurs de la cypto-monnaie et de sa blockchain, indépendamment de Facebook. Alors que des entreprises technologiques phares comme PayPal, Uber, Stripe, et Booking, mais aussi des entreprises traditionnelles de paiement telles que Visa et Mastercard, se sont montrées intéressées, on ne sait toujours pas quel niveau d’accès aux données auront ces entreprises.

     

     

    Pour aller plus loin  : Zoom sur la technologie du Blockchain

    La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle (définition de Blockchain France).

    Par extension, une blockchain constitue une base de données qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette base de données est sécurisée et distribuée : elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne.

    Blck-schema

    Il existe des blockchains publiques, ouvertes à tous, et des blockchains privées, dont l’accès et l’utilisation sont limitées à un certain nombre d’acteurs.

    Une blockchain publique peut donc être assimilée à un grand livre comptable public, anonyme et infalsifiable. Comme l’écrit le mathématicien Jean-Paul Delahaye, il faut s’imaginer « un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible. »

     

  • Reforme du chômage : Pas de changement en cas de retour en France

    Vous travaillez à l’étranger, mais votre entreprise vous licencie et vous décidez de rentrer en France.

    Vous travaillez pour une entreprise française mais vous résidez dans un autre pays.

    Notre article vous concerne. La réforme du chômage avait fait craindre des ajustements pour les transfrontaliers ou en cas de retour en France car selon une étude de l’Unedic, la France a versé 919 millions d’euros d’indemnisation chômage à des demandeurs d’emploi frontaliers en 2017 mais n’a été remboursée qu’à hauteur de 210 millions.

    Le système actuel d’indemnisation chômage  des travailleurs frontaliers, en cours de révision au niveau européen, a représenté un surcoût d’environ 700 millions d’euros en 2017 pour la France, principalement dû à la Suisse, selon une étude de l’Unedic.

    Les règles européennes actuelles prévoient qu’un travailleur frontalier cotise dans l’État où il travaille, soit pour un Français, principalement la Suisse, le Luxembourg, l’Allemagne et la Belgique. S’il se retrouve au chômage, la charge de l’indemnisation revient en revanche à son État de résidence (la France) où il bénéfice de droits identiques à celui qui y a exercé son activité.

    La Suisse est responsable de 74% de ce surcoût.

    L’État de l’emploi ne rembourse ensuite à l’État de résidence qu’une partie des allocations versées. Ainsi la France a versé 919 millions d’euros d’indemnisation chômage à des demandeurs d’emploi frontaliers en 2017 mais n’a été remboursée qu’à hauteur de 210 millions.

    La Suisse, où travaillent plus de 170.000 frontaliers, est responsable de 74% de ce surcoût, suivi du Luxembourg, 13%. Ce surcoût a progressé de 50 millions d’euros par an depuis 2013.

    La hausse des salaires en cause.

    En cause, non seulement la hausse du nombre de frontaliers mais aussi celle des salaires : le salaire moyen en Suisse était en 2017 de 78.000 euros brut contre 38.000 en France. En outre, les allocataires qui travaillaient en Suisse « ont des durées de droit et des nombres de mois consommés plus élevés car ils perdent plus souvent des contrats longs », selon l’Unedic. En conséquence, ces allocataires ont une indemnisation mensuelle nettement supérieure à ceux ayant perdu un emploi en France : 2.780 euros en Suisse contre 1.160 euros en France.

    Face à ces déséquilibres, la Commission européenne a proposé en décembre 2016 de basculer la compétence d’indemnisation chômage et d’accompagnement au retour à l’emploi de l’État de résidence vers l’État d’emploi. La Commission suggérait initialement que ce basculement intervienne après 12 mois d’activité. Les États membres se sont mis d’accord en juin 2018 pour que ce changement intervienne au bout de trois mois seulement. Mais le Parlement européen a voté en décembre pour laisser au travailleur frontalier la possibilité de s’affilier à l’État de résidence.

    Cependant les règles générales qui s’appliquent aux chômeurs français évolueront dès 2020.

    Vous prévoyez de revenir en France et d’affronter cette période de chômage au pays, les règles seront donc modifiés par étape au cours des prochains mois. Lesfrançais.press vous les décrypte.

    DES REGLES D’INDEMNISATION DURCIES

    A partir du 1er novembre, il faudra avoir travaillé six mois sur les 24 derniers mois au lieu de quatre mois sur les 28. C’est un retour à la règle d’avant la crise de 2009. Le seuil minimal de « rechargement des droits » sera fortement durci: si on est en situation de cumul emploi-chômage, il faudra avoir travaillé six mois pour ouvrir un nouveau droit au lieu d’un mois aujourd’hui. Le cumul de ces deux mesures est la plus grosse source d’économies attendue, avec 2,85 milliards d’euros.

    A partir du 1er avril, le calcul de l’indemnisation sera modifié de façon à ce que « à travail égal, allocation égale ». L’indemnité est actuellement plus favorable, pour la même quantité de travail, aux personnes alternant contrats courts et inactivité qu’à celles travaillant en continu. Et cela aboutit, selon Pôle emploi, à ce que près de 600.000 personnes aient droit à une allocation mensuelle supérieure à leur ancien salaire mensuel moyen, même s’il s’agit de petits montants d’indemnisation.

    Dorénavant, l’indemnité ne sera plus calculée en divisant les revenus par les seuls jours travaillés au sein de la période d’affiliation, mais par le nombre de jours entre le premier et le dernier contrat. L’indemnité sera comprise entre 65 et 96% du salaire net mensuel moyen. Cela fait 690 millions d’euros d’économies.

    Les salariés qui avaient un revenu du travail supérieur à 4.500 euros brut par mois verront leur indemnisation réduite, au début du 7e mois d’indemnisation, de 30%, avec un plancher à 2.261 euros net. Les salariés âgés de 57 ans ou plus ne seront pas concernés par la mesure. Le plafond de l’indemnisation maximale restera de 6.615 euros net. Cette mesure doit rapporter 210 millions d’euros.

    DAVANTAGE DE DROITS POUR LES DEMISSIONNAIRES ET LES INDEPENDANTS

    L’élargissement de la couverture pour les démissionnaires, à partir du 1er novembre, doit concerner 20 à 30.000 bénéficiaires. Quelque 70.000 démissions par an donnent déjà lieu aujourd’hui à une indemnisation.

    Cette indemnisation sera ouverte aux démissionnaires ayant travaillé dans la même entreprise au cours des cinq dernières années. Elle sera conditionnée à un projet de reconversion ou de création ou reprise d’entreprise.

    Les indépendants bénéficieront eux d’une allocation forfaitaire (800 euros par mois pendant six mois) en cas de liquidation judiciaire et de départ dans le cadre d’un redressement judiciaire.

    UN ACCOMPAGNEMENT DES CHOMEURS RENFORCE

    Plus de 1.000 nouveaux conseillers Pôle emploi seront recrutés pour trois ans pour mettre en place de nouveaux services d’accompagnement, mettant ainsi fin à trois années de diminution des effectifs de l’organisme public. Avec les gains de productivité et la baisse du chômage, ce seront 4.000 agents qui pourront être mobilisés en plus pour l’accompagnement, soit une dépense de 350 millions d’euros selon le gouvernement.

    A partir du 1er janvier, les conseillers de Pôle emploi vont proposer deux demi-journées d’accompagnement intensif aux demandeurs d’emploi qui le souhaitent dans les quatre premières semaines qui suivent leur inscription à l’organisme de recherche d’emploi. Actuellement, les demandeurs d’emploi ne bénéficient d’un entretien post-inscription que de 45 minutes.

    Par ailleurs, dès lors qu’une offre d’emploi sera restée sans réponse plus de 30 jours après son dépôt, Pôle emploi recontactera l’entreprise pour l’aider. Et l’accompagnement des personnes en cumul emploi chômage fera l’objet d’une prestation particulière pour les aider à retrouver un emploi durable que Pôle emploi confiera à des opérateurs privés.

     

  • Les compagnies aériennes vont-elles causer leur propre crash ?

    Alors que se tient le salon de l’aéronautique Paris Air Show, la question climatique est passée sous silence. Bertrand Piccard estime que les compagnies aériennes devraient devenir actrices du changement en compensant systématiquement leurs émissions, plutôt que  de risquer d’en être les victimes.

    Bertrand Piccard psychiatre et aéronaute suisse. Il a fait le tour du monde en avion solaire pour démontrer qu’un transport sobre en carbone était envisageable, et travaille sur la question du changement climatique au sein de la fondation qu’il préside, Solar Impulse Foundation.

    Il y a deux façons de répondre à l’adversité : tenter de s’y opposer le plus longtemps possible ou l’embrasser pour se l’approprier et la contrôler.

    S’y opposer, comme Kodak face à l’avènement de la photographie digitale, jusqu’à disparaitre dans une faillite colossale ; comme les banques suisses dans les années 1990 qui ont envoyé balader le Congrès juif mondial lors de la crise des fonds en déshérence avant d’être condamnées à payer des milliards de dollars de pénalités ; comme les constructeurs automobiles qui ont snobé la voiture électrique, mais qui courent maintenant derrière le succès de Tesla sans parvenir à rattraper leur retard. Ils ont tous résisté sans comprendre que cela allait causer leur perte.

    Taxer le kerosène, un incontournable

    L’autre attitude consiste à diriger le changement comme un maître stratège qui a toujours un coup d’avance sur la vie et la fait ainsi évoluer dans une direction qui lui est plus favorable. Si les compagnies aériennes l’avaient compris, c’est elles qui spontanément introduiraient la compensation carbone sur chaque billet vendu. Pourquoi ? Parce que les grèves pour le climat et l’exemple de Greta Thunberg, en mobilisant la jeunesse, ont déclenché un phénomène nouveau : « la honte de prendre l’avion », le flygskam en suédois. Dans certaines régions l’impact sur le taux de remplissage des vols commence déjà à se faire sentir. Et cela ne peut aller qu’en augmentant, alors que de nombreuses figures politiques en Europe soutiennent désormais l’interdiction des liaisons aériennes nationales au profit du train. Certains pays, comme les Etats-Unis, le Brésil, le Japon, la Norvège, ou encore la Suisse ont déjà commencé à taxer le kérosène pour les vols intérieurs. Dans le cas de la France, c’était d’ailleurs une des revendications des « gilets jaunes » : comment oser taxer davantage le diesel des travailleurs au SMIC sans s’attaquer au privilège dont jouit l’aviation ?

    On voit bien aujourd’hui qu’il n’y a pas besoin d’obtenir un consensus mondial pour agir. On peut déjà commencer à l’échelle nationale. Les avions seront bien obligés de ravitailler même dans les pays qui seront les seuls à taxer le kérosène, car cela serait encore beaucoup plus cher de transporter à l’aller le carburant du retour. Quant à l’argument pessimiste prétendant que les passagers se rendront à l’étranger pour prendre un vol moins cher, je n’y crois pas une seconde : le trajet pour s’y rendre coûtera plus cher que les quelques euros économisés.

    Alors, résister le plus longtemps possible au risque de passer pour des pollueurs irresponsables et perdre des parts de marché face à d’autres moyens de transport, ou au contraire prendre le problème à bras le corps ? Par une simple décision administrative, l’industrie aéronautique pourrait très bien compenser intégralement ses émissions de CO2. L’offset du gaz carbonique consiste à financer la baisse des émissions dans un autre secteur où il est plus facile de le faire, comme l’assainissement de vieilles usines, le remplacement de centrales au charbon par des centrales au gaz, la reforestation ou l’installation de champs solaires et éoliens. Des organisations le permettent déjà pour des passagers qui, sans y être forcés, payent leur offset carbone, mais cela ne suffit évidemment pas. Il est urgent que les compagnies aériennes s’y mettent elles-mêmes à grande échelle.

    La compensation, un coût modeste

    Combien cela leur coûterait-il ? De 4 euros par passager de classe économique sur un vol européen à 200 euros par passager en classe affaire sur un vol transocéanique. Les marges étant faibles, les compagnies devront répercuter une partie de ces montants sur le prix des billets, ce qui passerait totalement inaperçu puisque les politiques tarifaires font varier les prix du simple au quintuple suivant le moment et le lieu où l’on achète son billet. Quand deux passagers du même vol ont payé leur billet, l’un 25 euros et l’autre 250 euros, qui va remarquer qu’il y a quelque part 4 euros d’offset carbone ?

    Ce faisant, les compagnies aériennes seraient perçues comme responsables, et, encore plus que cela, elles déculpabiliseraient leurs clients. De quel meilleur marketing pourraient-elles rêver ? Le secteur de l’aviation ne serait plus considéré comme un coupable mais deviendrait acteur dans la lutte contre le changement climatique, dans laquelle chacun doit prendre sa part de responsabilité.

    Bien entendu, ce mécanisme doit aller de pair avec une réduction des émissions du secteur aérien. Il est nécessaire d’innover constamment dans des matériaux plus légers, des moteurs plus performants voire hybrides, des biocarburants, ou encore dans l’amélioration des plans de vol afin de minimiser la consommation de chaque trajet. Je sais bien qu’il serait impossible de voler sans émettre le moindre gramme de CO2, à l’instar de Solar Impulse. Sur ce point, l’industrie a déjà fait beaucoup puisqu’aujourd’hui, un vol produit moitié moins de CO2 que le même vol trente ans plus tôt. Mais nous devons aller encore plus loin : pour toutes les émissions restantes, la compensation carbone permettrait aux compagnies aériennes de neutraliser entièrement leur impact sur la planète.

    Des objectifs de réduction d’émission irresponsables 

    L’OACI, l’Organisation Internationale de l’Aviation Civile, rétorquera qu’elle a pris les devants dès 2017 avec le système CORSIA. De quoi s’agit-il ? D’un engagement à plafonner les émissions du secteur aérien au niveau de 2020 et de ne compenser que ce qui dépassera ce niveau. Oui, vous avez bien lu. Alors que tous les pays essayent de baisser leurs émissions en dessous du niveau de 1990, l’aviation, elle, a pris une date future comme référence, en se permettant d’augmenter encore ses émissions d’ici là, et de s’y maintenir. Quelle supercherie déguisée en prise de responsabilité…

    Je prends beaucoup l’avion et j’aime ce mode de transport. Je compense volontairement les émissions carbone de mes vols, mais cette pratique encore marginale doit désormais être généralisée par les compagnies aériennes. Si l’industrie aéronautique continue à se défiler, à essayer de passer entre les gouttes, elle n’échappera pas à l’orage. La « honte de l’avion » va lui coûter de plus en plus cher, les changements réglementaires ne l’épargneront pas et les gouvernements lui imposeront les taxes qu’elle aura refusé de mettre elle-même en place. Elle aura perdu du temps, de l’argent et du capital sympathie. Et nous, nous aurons gagné quelques mégatonnes de CO2 en plus dans l’atmosphère…

    Bertrand Piccard

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Les divisions persistent sur le financement du budget de la zone euro

    Les ministres européens des Finances ont trouvé un accord sur un  budget de la zone euro, mais son envergure est bien en deçà des attentes françaises et presque tous les aspects de ce dossier, y compris la source de financement, continent de diviser.

    Les partenaires de la zone euro n’ont pris aucune décision supplémentaire pour renforcer l’union économique et monétaire, malgré les encouragement à agir de la Commission européenne et du FMI à agir avant que ne frappe la prochaine crise financière.

    Après deux ans de croisade politique menée par la France, six mois de discussions entre les ministres des Finances et un torrent d’avertissements de la part des experts et universitaires sur la nécessité de compléter l’union économique avec un pilier budgétaire, l’Eurogroupe n’est pas parvenu ce 14 juin à s’accorder sur un véritable budget de la zone euro.

    Les orientations édulcorées adoptées par les dirigeants en décembre dernier avaient déjà signé le renoncement au véritable budget de la zone euro.

    À cette époque, un groupe emmené par les Pays-Bas avait accepté d’ouvrir les discussions seulement si la nouvelle réserve budgétaire était dépourvue de tout rôle de stabilisateur. Les dirigeants avaient aussi limité sa puissance aux ressources provenant du cadre financier pluriannuel (CPF), le budget de l’UE à long terme. Dans ce contexte, certaines estimations évaluaient cette réserve à 17 milliards d’euros.

    Aucun progrès

    Après 15 heures de négociations, les Pays-Bas et d’autres ont continué à s’opposer à toute extension des sources de revenus. La Haye et comparses voulaient aussi mettre l’accent sur la dimension de soutien plutôt que sur celle d’investissement, défendue par la France, l’Espagne, le Portugal ou la Commission.

    Les décideurs de la zone euro ont reconnu que les progrès réalisés étaient loin de ceux qui étaient nécessaires.

    « D’une certaine manière, c’est vrai que ce ne sont que de petites étapes », a admis le commissaire aux affaires économiques, Pierre Moscovici. Il a toutefois déclaré que la décision « ouvre la porte » à d’autres progrès pour atteindre un véritable budget de la zone euro.

    « C’est le meilleur accord que nous pouvions trouver dans l’état actuel des choses », a-t-il ajouté, ciblant les Pays-Bas. Pierre Moscovici a souligné le « symbolisme » des mesures prises.

    Le Maire enthousiaste

    Ses commentaires ont été ignorés par son compatriote et grand défenseur d’un budget de la zone euro, le ministre français des Finances, Bruno Le Maire.

    « Nous avons un budget de la zone euro », a déclaré ce dernier devant les journalistes. Selon lui, les conclusions de l’Eurogroupe correspondent aux engagements pris par Emmanuel Macron durant sa campagne.

    « C’est une mini-révolution… un véritable changement », a assuré Bruno Le Maire, qui fait campagne pour devenir le prochain commissaire français.

    Pourtant, l’idée première du président français était d’avoir un budget de la zone euro « équivalent à plusieurs points de PIB » de la zone euro. Un résultat dont on est pour l’heure bien loin.

    Le ministre des Finances a donc souligné qu’il était conscient que « du chemin restant à parcourir » par rapport au financement du budget. Pour lui, l’idée est de commencer petit à petit et de donner au nouvel instrument « le potentiel de croître au fil du temps. »

    Refiler la patate chaude

    Selon des sources de l’UE, ces commentaires contrastent totalement avec ce qu’il s’est passé dans la salle de réunion. Autour de minuit, la France et les pays favorables à un budget de la zone euro avaient déjà compris que peu de progrès seraient atteints durant la rencontre de l’Eurogroupe.

    Selon Mario Centeno, président de l’Eurogroupe, les chefs d’État doivent fournir des lignes directrices sur la source de financement, le volume du fonds ou les objectifs à financer.

    Ceux favorables à un budget de la zone euro, comme Pierre Moscovici ou la ministre espagnole des Finances, Nadia Calviño, ont trouvé du réconfort dans le fait que rien n’a été exclu et que le futur instrument pourra toujours jouer un rôle de stabilisateur pour amortir les chocs économiques.

    Malgré des progrès limités, Nadia Calviño s’est dite convaincue qu’un jour il existerait un budget pour la zone euro, étant donné qu’il s’agit d’un instrument budgétaire « essentiel » complétant l’union économique et monétaire.

    Elle doute toutefois du fait que les dirigeants revoient les termes établis en décembre étant donné que le programme du sommet des 20 et 21 juin est déjà bien chargé et sera dominé par la nomination aux hauts postes de l’UE.

    CFP

    Les discussions se poursuivront au niveau ministériel et technique, dans le but de trouver un accord avant la clôture du CFP (2021-2027), probablement durant le premier trimestre de l’année prochaine.

    Le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, a souligné que son pays était prêt à tout pour conclure un accord durant la présidence allemande de l’UE, qui aura lieu à la deuxième moitié de 2020.

    Olaf Scholz a adhéré aux conclusions optimistes de Bruno Le Maire, mais s’est montré moins enthousiaste. « Personne ne s’attendait à ce que nous en soyons encore là » un an après l’accord passé entre la France et l’Allemagne à Meseberg pour renforcer la zone euro.

    Pas de SEAD

    L’Eurogroupe n’a pas non plus avancé sur un des gros dossiers en suspens : le Système européen d’assurance des dépôts.

    Après six mois de discussions techniques, l’Allemagne continue de faire obstacle. Berlin a passé plus de cinq ans à s’opposer à la mutualisation des dépôts jusqu’à ce que les risques diminuent davantage. Pourtant, les prêts « toxiques » dans l’UE ne représentent que 3,3 % du total.

    Pierre Moscovici et le directeur du Mécanisme européen de stabilité, Klaus Regling, ont exprimé leur déception vis-à-vis de ce manque d’avancées.

    Les ministres des Finances n’ont réussi que la réforme du mécanisme européen de stabilité.La révision du mécanisme lui permettrait d’apporter un soutien au fonds de l’UE destiné à résoudre le problème des banques en difficulté afin qu’elle ne perde jamais leur capacité maximale d’environ 60 milliards d’€ en cas de crise bancaire comme en 2008. De nouvelles fonctionnalités ont également été ajoutées pour aider les États membres en détresse avant qu’ils ne demandent un véritable programme de renflouement.

    La conclusion du processus de renforcement de l’Union économique et monétaire, qui a duré deux ans, est cependant loin de solidifier les défenses de l’euro contre une future crise.

    Le 9 mai 2010, après près de 10 heures de discussion, les ministres de la zone euro s’étaient mis d’accord sur l’embryon du MES. À cette époque, l’Europe était en pleine crise. La monnaie unique devra probablement attendre la prochaine récession pour se rapprocher de l’âge adulte. Et certains pensent que la prochaine grosse tempête risque d’arriver plus tôt que prévu.

    Jorge Valero

  • Platini, de la Suisse à la « garde à vue » en France

    Michel Platini, le célèbre N10, résidant en suisse et ancien président de l’Uefa a été placé en garde à vue ce mardi 18 juin .Convoqué en tant que témoin par l’office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), l’ex attaquant des bleus a été arrêté à son arrivée dans les locaux de l’office.

    Son arrestation intervient après l’ouverture d’une enquête préliminaire pour des « faits de corruption » liés à l’attribution de la  Coupe du monde 2022 au Qatar  L’ancien numéro 10 est interrogé sur le rôle qu’il a joué dans l’octroi de l’organisation du Mondial à cet émirat gazier, alors qu’il était encore président de l’UEFA. Les enquêteurs l’ont interrogé sur sa présence au déjeuner organisé par la présidence française le 23 novembre 2010. Tamin Ben Hamad al-Thani, le prince héritier du Qatar à l’époque était également convié à ce déjeuner.

    Il songeait voter pour les USA

    Selon Médiapart, Platini a laissé entendre qu’il n’imaginait pas voir le prince héritier du Qatar au rendez-vous. « C’est moi qui avais appelé Sophie (alors conseillère chargée des sports à la présidence) pour prendre rendez-vous avec Nicolas Sarkozy afin de lui annoncer pour qui j’allais voter. Et c’est en arrivant au déjeuner que j’ai vu qu’en plus du président et de claude Guéant (alors secrétaire général de l’Elysée), il y avait aussi le prince héritier et le premier ministre du Qatar » a-t-il déclaré ». Il ajoute avoir perçu au cours du déjeuner un message subliminal, lui qui envisageait voter pour les Etats Unis au lieu du Qatar. Cependant, Sarkozy ne lui avait rien imposé, assure-t-il.

  • «Droits voisins» : le moteur de recherche Qwant propose de rémunérer la presse française

    Le moteur de recherche indépendant français Qwant, « attend les RIB des éditeurs de presse » pour les rémunérer, assure à l’AFP son patron Éric Léandri, qui propose aussi de créer un système décentralisé pour vérifier facilement à qui appartiennent les photos publiées en ligne.

    Dans un entretien à l’AFP, le cofondateur et président de Qwant prend ainsi position sur la meilleure façon, selon lui, d’appliquer la réforme européenne sur le droit d’auteur, adoptée fin mars par les eurodéputés.

    Cette directive, que les États membres devront transposer dans leur droit national dans les deux années après la publication au journal officiel de l’Union européenne, prévoit la création d’un « droit voisin » du droit d’auteur pour la presse, afin que les plateformes (Google News, Facebook) rémunèrent mieux les médias pour les articles qu’ils utilisent.

    « Nous avions commencé à mettre en œuvre le paiement de la presse avant le vote », précise Éric Léandri, pour qui l’actualité « rend le moteur de recherche vivant ». « Sans les news, nos résultats web sont beaucoup moins pertinents », remarque-t-il.

    Il compte appliquer le même accord que celui passé avec VG Media, l’association des éditeurs de presse en Allemagne : 5 % des revenus « web et news » sont reversés aux médias concernés.

    En France, il espère que la presse va s’organiser de la même façon, mais en attendant, « on va envoyer des chèques à ceux qui nous envoient leur RIB », à commencer par le magazine Le Point, qui s’est déjà exécuté.

    Qwant pourrait ainsi verser environ 1 million d’euros aux éditeurs de presse en 2019, si ses résultats se révèlent à la hauteur de ses prévisions.

    « Si Google applique la même chose, il devra 150 à 200 millions par an à la presse française », affirme-t-il.

    Depuis 2015, dans le cadre de sa « Digital News initiative » (DNI ou Initiative pour le journalisme numérique), Google attribue des fonds pour l’innovation à des titres de presse sélectionnés lors d’appels à projets annuels, notamment sur « la diversification des sources de revenus ».

    En mars, son fonds pour les médias a ainsi redistribué un total de 25,6 millions d’euros en Europe, dont près de 6,6 millions d’euros en France. Les principaux lauréats étaient La Croix, Le Figaro, L’Équipe ainsi que Le Monde, Le Télégramme et le groupe régional Ebra.

    Panier décentralisé et ouvert

    Éric Léandri entend aussi profiter de la réforme européenne pour proposer une solution qui réponde aux enjeux actuels de rémunération de la propriété intellectuelle.

    Qwant a créé un « panier » numérique et décentralisé, qui a vocation à être utilisé par les propriétaires de contenus (photos, textes, vidéos, musique…) pour les « déposer », et par les sites qui publient des contenus, pour les authentifier au moment de la publication.

    « Ni les géants du web ni personne ne pourra dire : ‘on n’a pas pu vérifier à qui telle photo appartenait’ », explique Éric Léandri.

    Cette solution, qu’il compte mettre à disposition des acteurs concernés prochainement, vient s’opposer aux technologies de filtres, comme « Content ID » de Google, utilisé par sa filiale YouTube pour reconnaître les vidéos et repérer les infractions au droit d’auteur.

    Les partisans de la liberté sur internet associent ces filtres à une certaine forme de censure.

    « Nous voulons inverser le problème : au lieu de mettre des filtres sur les sites, on donne un endroit où on peut vérifier que ça n’appartient à personne d’autre », argumente M. Léandri, qui dit vouloir éviter « un contrôle total du web par les grandes plateformes ».

    « Si vous mettez Content ID devant Qwant, c’est terminé, ma promesse de garantir votre vie privée est finie, parce que Content ID est un filtre qui a accès aux adresses IP, qui regarde ce qui a été tapé, etc… », ajoute-t-il.

    Il assure qu’un tel « panier » n’est ni difficile, ni coûteux à mettre en place. « C’est une proposition qu’on met sur la table qui permet d’aller dans le sens de la loi, (…) dans une logique décentralisée et ouverte ».

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Français de l’étranger  : comment bénéficier de la détaxe lors d’un achat en France pendant vos vacances

    Quels acheteurs sont concernés ?

    Sont concernés les voyageurs ayant leur résidence habituelle dans un État non membre de l’Union européenne, quelle que soit leur nationalité, ou un État tiers (sont assimilés à des États tiers : la Polynésie française, la Nouvelle Calédonie, Wallis et Futuna, Saint-Pierre-et-Miquelon, les Terres australes et arctiques françaises, Saint-Martin et Saint-Barthélemy).

    Il est également nécessaire d’être de passage en France pour moins de 6 mois, et âgé de 16 ans au moins (une pièce d’identité en cours de validité doit être présentée au moment de l’achat).

    A noter : Les résidents de Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, La Réunion ou Monaco ne peuvent pas bénéficier de la détaxe de TVA lors de leur séjour en France métropolitaine.

    Pour quels produits et quel montant ?

    L’achat doit être une marchandise vendue au détail, à caractère touristique et non commercial. Il n’est pas possible d’acheter plus de 15 unités d’un même article. Les prestations de service, tabacs, armes, munitions, biens culturels, produits pétroliers sont notamment exclues de la détaxe.

    Les achats doivent être effectués le même jour, dans le même magasin. Le montant des achats, toutes taxes comprises (TTC), doit être supérieur à 175 €.

    A noter : Seuls certains commerçants proposent la vente à la détaxe. Certains peuvent être identifiés par un sticker « Détaxe électronique » apposé sur la devanture de leurs boutiques.

    Quelle est la procédure à suivre ?

    Lors de l’achat

    Le commerçant peut accorder directement la détaxe lors de l’achat, la vente étant alors réalisée hors taxe (HT).

    Autre possibilité, la vente est réalisée TTC, puis la TVA vous est remboursée lorsque vous quittez l’Union Européenne. Le vendeur vous remet alors un bordereau de vente à l’exportation qui doit être signé par le vendeur et par le client. Ce bordereau est ensuite validé lors de votre départ.

    À savoir

    Souvent, la TVA n’est pas totalement remboursée car le magasin prélève des frais administratifs. Renseignez-vous auprès du magasin.

    Lors du départ

    Les bordereaux de vente à l’exportation doivent obtenir un visa, grâce aux bornes PABLO, qui se trouvent en général dans les aéroports internationaux, les ports, les gares frontières, près des postes de Douane.

    Vous devez scanner le code-barres du bordereau sur la borne PABLO afin d’obtenir la validation du bordereau.

    Selon l’option choisie chez le commerçant, la TVA peut vous être remboursée directement auprès d’un guichet de change ou par virement bancaire. Si vous avez choisi le virement bancaire, vous n’avez pas besoin d’envoyer le bordereau signé au commerçant, la borne PABLO l’informe automatiquement.

    Dans le cas où le magasin n’a pas pu vous remettre un bordereau de l’interface PABLO, il peut vous remettre un bordereau cerfa. Le magasin est autorisé à utiliser le bordereau Cerfa uniquement dans certains cas exceptionnels et il doit alors justifier pourquoi il n’a pas pu utiliser l’interface PABLO.

    Dans ce cas, lors de votre sortie de l’Union Européenne, vous devez obtenir un visa du bureau de Douane sur votre bordereau. Il faudra ensuite adresser au vendeur le document visé par la Douane afin d’obtenir le remboursement de la TVA.

    Nouveauté : ZappTaxe l’app qui vous simplifie la vie

    La start-up belge ZappTax lance son application.

    Le pitch: faciliter le remboursement de la TVA prélevée sur des achats effectués en Europe par des non-résidents.

    Mode d’emploi :

    • Télécharger l’app,
    • Suivez les indications pour faire établir les factures des produits à détaxer,
    • Scanner les factures au fur à mesure des achats
    • Editer votre bordereau PABLO
    • Déposez votre bordereau
    • Faites vous remboursez en 24h

    Téléchargez gratuitement l’app

     

     

     

  • Baccalauréat 2019 : Besoin d’un rectorat dédié aux Français de l’Etranger ? Retrouvez tous les corrigés

    Le baccalauréat 2019 vient de débuter en France ! Traditionnellement il débute toujours par les épreuves de philosophie dans les différentes filières. Les sujets proposés dans l’Hexagone étaient variés de « Est-il possible d’échapper au temps ? » pour les séries L, à « La pluralité des cultures fait-elle obstacle à l’unité du genre humain ? » chez les S en passant par « La morale est-elle la meilleure des politiques ? » pour les filières ES.

    Des dates variées selon les Lycées pour les épreuves

    Chez les Français de l’étranger, souvent naturellement en décalage horaire, les épreuves ont souvent commencé en amont. Les pays du groupe 1, à l’exception du Maroc mais incluant Israël, la Belgique, la péninsule ibérique et encore l’Allemagne entre autres ont finalisé les épreuves.

    Pour les pays du groupe 2, qui incluent Singapour, l’Australie ou encore la Corée du Sud, les dates sont fixées par le rectorat de rattachement en France, Bordeaux, Caen et Montpellier par exemple. La question de la création d’un rectorat dédié à l’enseignement français à l’étranger est un sujet récurrent qui pourrait aboutir prochainement et qui aurait le mérite d’apporter de la lisibilité à un réseau mondial.

    Des sujets variés et des épreuves anticipées chez les Français de l’étranger

    En philosophie, à Pondichéry, deux sujets pour la filière littéraire qui résonnent avec l’actualité : « Sommes-nous

    Lycée Français de Pondichéry

    responsables de tous nos actes ? » ou « Pour vivre en société, faut-il ne plus penser à soi ?« . Une question pour la filière ES en Amérique du Nord : « La connaissance de l’histoire est-elle utile à l’action présente ? » alors que la filière S au Liban a débattu sur deux thématiques : « En politique, chacun défend-il ses propres intérêts ? » ou « Suis-je défini par ma culture ? »

    En histoire-géo, une variété de sujets tels que « Les États-Unis et le monde depuis 1945 » ou « Gouverner la France depuis 1946 : État, gouvernement, administration » ainsi que des sujets très pointus tels que « Médias et opinion publique dans les grandes crises politiques en France depuis l’Affaire Dreyfus » ou « Le Proche et le Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre mondiale ».

    Une grève qui semble ne pas prendre

    Certains syndicats dont la CGT et le SNES avaient annoncé des mouvements de grève à l’occasion des épreuves, au nom de revendications de hausses budgétaires. Chez les Français de l’étranger, plusieurs problématiques spécifiques également et en particulier la question des non-renouvellements de détachements et aussi, chez les parents d’élèves, des critiques récurrentes sur la hausse des frais de scolarité.

    Les épreuves se sont, et continuent, à se dérouler globalement dans le calme. Les Lycées français de l’étranger ont des résultats au baccalauréat en général d’excellence et donnent accès à des établissements d’enseignement supérieurs de référence. L’objectif présidentiel de doubler le nombre d’élèves devra prendre en compte cet aspect ainsi que celui de l’évolution des établissement pour s’adapter à la demande.

    Cliquer sur le sujet pour obtenir

    tous les corrigés pour les

    épreuves des lycées des Français de l’étranger

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