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  • La francophobie, un fléau toujours présent

    Deux Françaises au Royaume-Uni ont été victimes d’agressions car elles parlaient français dans les rues. Des agressions qui ont eu lieu dans le Kent et à Londres. Ces deux jeunes femmes, installées de longue date pour l’une et en concert pour l’autre, subissent l’hystérisation de la vie politique anglaise, en pleine tempête du Brexit.

    Parlant français dans la rue, les deux françaises ont violemment été prises à partie et ont subi des propos racistes et menaçants. Plusieurs élèves du Lycée français Charles de Gaulle, parmi les plus importants du réseau français hors de France, ont également été victimes d’agressions. Notons notamment des évènements survenus en 2018 durant lesquels des élèves ont été amenés à «rentrer chez vous ».

    “Au cours des 12 mois précédant le référendum sur l’UE, un total de 3.046 crimes de haine ont été signalés à la police. Mais dans l’année qui a suivi ce vote, 4.980 incidents ont fait l’objet d’une enquête policière” selon le journal britannique The Independant.

    Une obsession francophobe en Belgique pendant la coupe du monde

    La récente Coupe du Monde, qui a vu la victoire de la France en finale pour la deuxième fois, a vu de nombreuses démonstrations francophobes en Belgique. En particulier pendant la demi-finale France Belgique qui vit la victoire des Bleus. La Fan Zone française pendant le match vit la discrète indication de la police belge qu’elle se tenait prête « au cas où ».

    A travers les réseaux sociaux en particulier, une certaine francophobie s’est montrée à jour, accusant les Bleus de tricherie, d’achats de l’arbitre, de chauvinisme. Cela n’a pas empêché une magnifique célébration populaire à Paris, dans l’Hexagone et l’Outre-mer et parmi les Français de l’étranger.

    Un French bashing particulièrement présent aux USA pendant la guerre en Irak

    Ce fut durant la guerre en Irak quand Jacques Chirac soutenait le refus d’une intervention en Irak que le « French-bashing » fut le plus présent aux Etats-Unis. Une haine qui se concrétisa jusqu’au Congrès qui rebaptisa les « French fries » de la cantine en « liberty fries ». Des manifestations de haine qui eurent lieu dans tous le pays y compris dans les très libérales New-York et Californie.

    Le racisme est malheureusement encore aujourd’hui omniprésent dans le monde. Les Français de l’étranger ne font pas exception et la vigilance est à avoir. La présence française dans le monde est universelle et largement acceptée, ne laissons pas ces malheureux exemples résumer la vie de 2,5 millions de Français à l’étranger.

  • Attentat à Tunis à proximité de l’ambassade de France

    La Tunisie est une nouvelle fois le théâtre d’attaques terroristes. Ce jeudi, un kamikaze a visé la police sur la principale avenue de Tunis, la capitale, a indiqué un policier sur place, ajoutant que deux civils et trois policiers ont été blessés. « Il s’agit d’un attentat suicide, commis à 10 h 50 », a indiqué le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Sofiène Zaag.

    Les autorités font également état d’une seconde explosion, cette fois à proximité d’une caserne de la Garde nationale. Quatre personnes ont été blessées dans ce deuxième attentat simultané.

    Près de l’ambassade de France

    Des morceaux de corps jonchaient la chaussée autour d’une voiture de police sur l’avenue Bourguiba, l’avenue principale, près de la vieille ville, très fréquentée par les touristes et les Tunisiens. Une des explosions s’est produite à quelques mètres de l’ambassade de France, l’autre près de la garde nationale.

    Le 30 octobre dernier, une femme s’était fait exploser sur cette avenue Bourguiba, faisant au moins 20 blessés.

  • Emmanuel Macron à la rencontre des Français du Japon

    Emmanuel Macron à la rencontre des Français du Japon

    C’est devant une foule compacte lors d’un déplacement dans le cadre du G20 que le Président de la République s’est adressé à la communauté française du Japon. Forte d’environ 15 000 personnes, majoritairement des hommes d’affaires et ingénieurs et leurs familles, la communauté vit notamment autour du très dynamique Lycée français de Tokyo que le Président Macron a mis en avant.

    Le Lycée français de Tokyoingénieurs et leurs familles, la communauté vit notamment autour du très dynamique Lycée français de Tokyo que le Président Macron a mis en avant.

    En manière d’enseignement français à l’étranger, le Président a annoncé qu’il dévoilera des mesures dans quelques semaines. Il a réaffirmé son ambition en la matière. Il a également salué la Chambre du Commerce et de l’Industrie, la deuxième plus importante au monde à travers le réseau français international.

     

    Les difficultés des Français divorcés et le drame de Tiphaine Veron

    Le Président de la République a également évoqué les difficultés des Français divorcés de leur compagne japonaise et qui ne peuvent, très souvent, plus voir leur enfant en raison du système juridique japonais. Il a aussi parlé du cas de

    Tiphaine Veron, disparue au Japon en juillet 2018

    Tiphaine Veron. Celle-ci, alors en vacances au pays du soleil levant, disparu subitement le 29 juillet dernier et n’a pas été retrouvée depuis.

    Des liens anciens, une fascination réciproque

    Sur une note plus légère, le Président a également rappelé des points communs entre les deux pays : un goût pour l’étrange, une fascination réciproque dans le domaine de l’art, une coopération concrète dans de nombreux domaines dont la défense et le commerce.

    Il a également rappelé l’importance de l’alliance Renault-Nissan, un « fleuron auquel sont attachés les salariés des deux pays ».

    Le Président a mis en avant la saison culturelle française au Japon en 2021 et la coopération sportive dans le cadre des JO de Tokyo en 2020 et Paris en 2024.

    Un partenariat dans l’espace indo-pacifique

    Emmanuel Macron a également évoqué sa volonté de mettre en place un partenariat franco-japonais dans l’espace indo-pacifique, rappelant la présence française à la Réunion, Mayotte, et la Nouvelle-Calédonie notamment. Il a souligné les inquiétudes face à la présence chinoise toujours plus forte et des volontés sur des projets concrets dans la protection de l’environnement par exemple.

    Naruhito, le nouvel empereur japonais

    La visite présidentielle se fait dans le cadre du G20 au Japon et en préparation du G7 à Biarritz en Août. L’ambition présidentielle est de lutter contre le protectionnisme et d’avoir un commerce international respectueux de l’environnement. Un message indirectement adressé à Donald Trump. Il a expliqué que le groupe Danone, très présent au Japon, sera chargé de démarcher les entreprises japonaises sur ce point.

    Le dernier voyage à l’étranger de l’actuel empereur avant son intronisation  fut en France, et notamment à Lyon qui a des liens anciens avec le Japon. La visite présidentielle et son allocution a la communauté française confirment cet attachement réciproque.

  • Report du Brevet : Que faire si votre enfant vous rejoint dès lundi sur votre lieu d’expatriation?

    De nombreuses interrogations entourent l’annonce hier du report du brevet des collèges à cause de l’épisode caniculaire qui touche le pays. Ce mardi matin Jean-Michel Blanquer en a dévoilé un peu plus sur  les conditions de participation à la session de septembre.

    Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé lundi le report des épreuves écrites du brevet des collèges en France métropolitaine en raison de l’épisode caniculaire qui touche le pays. Cet examen, qui devait se tenir les jeudi 27 et vendredi 28 juin, aura finalement lieu les lundi 1er et mardi 2 juillet. Un report qui bouscule tout le programme de certaines familles.

     

    Conscient des conséquences que peut avoir ce changement de dates, Jean-Michel Blanquer a précisé que les élèves de troisième candidats au Brevet qui auraient des « empêchements majeurs » pourront participer aux sessions de mi-septembre. Une deuxième sessions prévue « plus large que d’habitude pour tenir compte de tous les cas où les élèves n’auraient pas pu se rendre à cette nouvelle date », a détaillé le ministre. Une session de remplacement oui, mais sous quelles conditions?

    • Une session de remplacement « plus large »

    Tous les ans, une session « extraordinaire » est organisée courant du mois de septembre pour les élèves qui n’ont pas pu passer leur brevet au mois de juin. Cette année ces épreuves de remplacement sont prévues les 16 et 17 septembre.

    D’habitude, cette deuxième session est réservée aux cas bien précis  comme l’indique le ministère de l’Education nationale sur un dossier du Brevet 2018:

    « En cas d’absence, le candidat est admis, sous réserve d’un justificatif valable (maladie, accident, décès dans la famille proche) à se présenter à la session de remplacement », écrivent-il sur leur site internet.

    D’après les dires du ministre cette année les conditions d’absence devraient être donc être élargies.

    • Qu’est ce qu’un « empêchement majeur »?

    Le ministre de l’Education nationale a en effet assuré que les élèves ayant un « empêchement majeur » pourront s’inscrire à cette session, sous réserve de leur chef d’établissement, mais que « cela devra rester une exception ».

    D’après le Parisien, pourraient être considérés comme des empêchements majeurs des réservations pour des vacances ou un rendez-vous médical. Selon les informations transmises par le ministère de l’Education, un nombre de candidats à la deuxième session plus important que d’habitude sera anticipé. Rejoindre sa famille en expatriation est bien entendu aussi, donc, un empêchement majeur ! 

    Invité de franceinfo ce mardi matin, Jean-Michel Blanquer a donné un peu plus de détails:

    « Nous sommes dans des circonstances exceptionnelles, on peut comprendre que certaines familles soient dans des situations particulières parce que ce qu’il s’est passé était un peu imprévisible et j’ai demandé aux principaux de collège d’avoir une vision large de ce qu’est un empêchement; en montrant un billet d’avion ou un billet de train par exemple », a-t-il déclaré.

    Le ministre a également expliqué que « les circonstances familiales justifiées seront un critère suffisant pour passer la session de septembre ».

    • Va-t-on assister à une ruée des collégiens sur cette session ?

    Depuis l’annonce hier du report des épreuves, les réactions vont bon train sur les réseaux sociaux et les familles de collégiens sont en colère. En effet, bon nombre de parents métropolitains avaient prévu de partir en vacances ou réservé des billets de train et d’avion qui risquent de ne pas être remboursés tandis que ceux dont les enfants font les études en France alors qu’eux même sont expatriés sont tous confrontés à ce problème. Les premiers départs ayant lieu dès vendredi.

    Alors là bravo le brevet des collèges est décalé à lundi voilà qui viens ruiner l’arrivée de mes deux filles. Deux billets A/R pour la Colombie de perdu plus le prix de nouveaux billets !  ?

    Ils sont mignon a reporter le mais entre ceux qui ont prévus des vacances, ceux qui comme mon petit frère, dont les parents sont séparés, doivent aller rejoindre leur père en Afrique. Faut se rendre compte que changer les dates au dernier moment est gênant.

    Alors va-t-on assister à une ruée des collégiens sur cette session de mi-septembre? Les élèves risquent en effet d’être nombreux à souhaiter s’y présenter, mais tout dépend de la souplesse du ministère qui assure que les situations seront gérées « au cas par cas ».

    Des consignes précises et des repères ont été donnés aux chefs d’établissements selon le ministre de l’Education, qui doit dévoiler officiellement les conditions d’accession à cette session extraordinaire dans la journée. S’il a assuré comprendre la colère des familles, Jean-Michel Blanquer a également rappelé aux familles qui ont réservé des vacances dès la semaine prochaine, que la date officielle de fin des cours est le 6 juillet.

  • « Le Royaume-Uni perd son temps », s’agace Donald Tusk

    Les dirigeants européens ont écarté la perspective d’un nouveau report du Brexit à l’issue du sommet européen qui s’est achevé vendredi (21 juin), Donald Tusk, accusant le Royaume-Uni de gaspiller son délai de six mois, qui expire le 31 octobre.

    « Je crains que vous (le Royaume-Uni) ne perdiez votre temps. Je ne suis pas satisfait de cela, mais je dois accepter la réalité politique », a déclaré le président du Conseil européen, Donald Tusk, aux journalistes lors de la conférence de presse de clôture du sommet.

    À l’origine, le sommet devait être l’occasion de discuter des progrès accomplis à mi-parcours du report de six mois obtenu par la Première ministre britannique sortante, Theresa May. En fin de compte, les dirigeants n’ont passé que dix minutes à discuter du Brexit, ont déclaré des sources à Euractiv.

    « Sur le Brexit, il n’y a rien de nouveau, car nous le répétons à l’unanimité : il n’y aura pas de renégociation de l’accord de retrait », a ajouté Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne.

    Le 20 juin, les députés conservateurs britanniques ont voté pour Boris Johnson et Jeremy Hunt au deuxième tour du scrutin pour remplacer Theresa May au poste de Premier ministre. Boris Johnson est le grand favori mais le vainqueur sera annoncé le 22 juillet.

    Tous deux ont promis de renégocier l’accord de retrait du Royaume-Uni ou de quitter l’UE sans accord le 31 octobre si les conditions ne s’amélioraient pas.

    Mais les promesses des candidats conservateurs à la direction n’ont guère de poids parmi les dirigeants européens.

    « Ce n’est pas parce que vous changez de dirigeant au Royaume-Uni que nous devons retarder les décisions », a déclaré vendredi le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel. « Non, il nous faut une raison. »

    Il a ajouté que « la décision (de renégocier l’accord de retrait) ne se prend pas à Londres. »

    Le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar, a déclaré jeudi soir à la presse que les dirigeants européens étaient « très hostiles » à toute nouvelle prolongation du Brexit, ajoutant qu’elle ne serait envisagée que pour permettre la tenue d’une élection générale ou d’un second référendum.

    La chancelière allemande Angela Merkel a toutefois adopté un ton un peu plus conciliant. « Nous reprendrons les consultations lorsqu’un nouveau Premier ministre aura pris ses fonctions au Royaume-Uni, mais nous avons réaffirmé que l’accord de retrait représentait notre point de vue », a-t-elle déclaré.

    Alors que Boris Johnson et Jeremy Hunt s’opposent catégoriquement à un nouveau référendum sur l’adhésion du Royaume-Uni à l’UE, les chances d’une élection générale anticipée augmentent rapidement.

    Les députés britanniques se sont engagés à empêcher le gouvernement de faire sortir le Royaume-Uni de l’UE sans un accord, ce qui pourrait conduire le nouveau Premier ministre à perdre un vote de confiance et à être forcé d’organiser des élections dans les semaines suivant son entrée en fonction.

    Face aux journalistes le vendredi 21 juin au matin, le Premier ministre bulgare Boyko Borissov avait abordé le sujet du Brexit, en se vantant d’avoir dit de longue date que le Brexit se ferait sans accord.

    Commentant la déclaration de Boris Johnson selon laquelle le Royaume-Uni quitterait l’UE sans accord, mais avec une période de transition, il l’avait qualifiée d’« absurde ».

    Benjamin Fox

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Une pétition demande le retrait de la Légion d’honneur donnée à la Cheffe de l’éxecutif Hongkongais.

    Une pétition, mise en ligne le 14 juin dernier et initiée par une étudiante hongkongaise, Shuk Ying Chan, demande au Président de la République française, Emmanuel Macron et au Général d’armée Benoît Puga, Grand chancelier de la Légion d’honneur, le retrait de la Légion d’honneur donnée, par la France, à la Cheffe de l’exécutif hongkongais, Carrie Lam, en 2015.

     

    Cette pétition fait suite à la décision de Carrie Lam de mettre au vote une loi extrêmement controversée visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale (Fugitive Offenders and Mutual Legal Assistance in Criminal Matters Legislation Amendment Bill).

     

    Près de 2 millions de personnes, pour la plupart vêtus de noir, sont descendus dans la rue le 16 juin dernier, soit plus de 28% de la population que compte la région administrative spéciale (7,4 millions d’habitants), pour demander le retrait de ce projet de loi. Il s’agit là de la plus grande manifestation jamais organisée à Hong-Kong, juste une semaine après celle réunissant plus de 1 million de personnes, toujours opposées à ce projet de loi, et qui avait fait l’objet d’une répression violente des forces de l’ordre.

    La Cheffe de l’exécutif est intervenue pour présenter ses excuses aux hongkongais et annoncer la suspension pour une période indéfinie de cette loi, là où les manifestants en réclamaient son retrait.

     

    Plus de 160.000 personnes ont signé la pétition qui a été envoyée à Emmanuel Macron le 18 juin dernier. Extraits.
    « Compte tenu du rôle de leadership exercé par la chef de l’exécutif Carrie Lam pour faire adopter un projet d’extradition qui risque de mettre en danger les droits et libertés des résidents et des visiteurs à Hong Kong, nous souhaitons que vous révoquiez le titre d’officier de la Légion d’honneur de Mme Lam”, explique l’auteure de la pétition, pétition diffusée en anglais et en français.
    « De plus, la gestion par Mme Lam de la contestation entourant le projet de loi a été universellement sanctionnée. L’Union européenne et Amnistie internationale ont toutes deux critiqué l’emploi excessif de la force par la police de Hong Kong dans leur répression d’une manifestation largement pacifique le 12 juin”, peut-on également lire dans cette pétition.
    Peu importe son bilan passé, elle n’est visiblement plus la « leader et fonctionnaire modèle » dont le Consul général de France (NDLR: De l’époque), Arnaud Barthélémy a fait l’éloge. Ses actes en tant que chef de l’exécutif de Hong Kong

    Carrie Lam, Cheffe de l’exécutif de Hong-Kong

    ont gravement affaibli, plutôt que consolidé, les idéaux français de liberté et d’égalité pour tous. C’est pourquoi nous vous demandons de révoquer le titre d’officier de la Légion d’honneur de Mme Lam”, conclut ce texte.

     

    Les contestataires sont en attente d’une réponse de l’Elysée, n’hésitant pas à accuser la Chine continentale d’ingérence et de non respect du principe “un pays, deux systèmes”, garantissant à Hong-Kong, jusqu’en 2047, un statut particulier lui laissant une certaine autonomie et lui garantissant des libertés, notamment d’expression.

    Catya Martin

    Rédactrice en Chef du magazine francophone de Hong-Kong

  • La France face une vague de chaleur exceptionnelle

    Ruées sur les ventilateurs, fontaines temporaires dans les villes, accompagnement des plus vulnérables: une canicule d’une précocité sans précédent a démarré sur la France, avec des températures qui pourraient dépasser dans la semaine les 40°C.

    Cette vague de chaleur exceptionnelle venant du Maghreb et d’Espagne ravive le souvenir de la canicule d’août 2003, qui avait provoqué une surmortalité de 15.000 personnes, en grande majorité des personnes âgées.

    L’alerte canicule niveau « orange » a été déclenchée pour Paris et ses départements limitrophes ainsi qu’en Seine-et-Marne, selon Météo-France qui s’attend à ce que d’autres départements passent à ce niveau lundi.

    « C’est une canicule sans précédent de par sa précocité pour un mois de juin, et ce depuis 1947 », a affirmé à l’AFP Emmanuel Demaël, prévisionniste à Météo-France.

    – Records en vue –

    D’après lui, des records de chaleur vont être établis pour un mois de juin et même « localement tous mois confondus ».

    Le jour le plus chaud se situera « entre jeudi et vendredi… ça va atteindre les 40°C ou les dépasser localement », a-t-il indiqué.

    La canicule « devrait s’étendre au week-end, au moins sur une large moitié du sud-est », selon le prévisionniste.

    Lundi, les très fortes chaleurs (entre 35°C et 38°C) séviront entre Loire et vallées du Massif Central, la vallée du Rhône et l’arrière-pays provençal, pour gagner mardi le nord-est, avant de s’étendre entre mercredi et jeudi sur une grande partie de l’ouest du pays.

    « Ilots de chaleur » urbains, Paris et Lyon souffriront particulièrement, marqués par les sols artificiels, peu d’arbres et des activités humaines importantes.

    La Ville de Paris a d’ailleurs activé dès dimanche le niveau alerte orange et annoncé une série de mesures de prévention.

    Il est ainsi possible pour les seniors et les personnes malades de s’inscrire, par un appel téléphonique au 3975, au fichier « Chalex » pour qu’elles soient « contactées par téléphone pour prendre de leurs nouvelles et leur rappeler les mesures préventives face à la chaleur », selon un communiqué de la Ville.

    En cas d’urgence, un médecin bénévole et un travailleur social seront mobilisés.

    Au programme également des « salles rafraîchies » dans les équipements publics, des fontaines temporaires et brumisateurs et une ouverture nocturne, en plus d’une distribution de gourdes aux SDF, ou l’installation de ventilateurs dans les crèches et les écoles.

    Autorités publiques et dermatologues ont rappelé la nécessité de boire régulièrement de l’eau, de mouiller son corps et de protéger sa peau, notamment chez les petits (chapeau, lunettes, t-shirt à manches longues, vêtements anti-UV).

    A éviter: l’alcool, les efforts physiques, laisser un enfant seul dans la voiture, se baigner dans l’eau fraîche d’un lac en raison du risque de chocs thermiques et bien sûr… ne pas se mettre en plein soleil.

    Un « kit canicule » est diffusé auprès des crèches et des écoles rappelant les bons réflexes.

    La plateforme d’information « Canicule info service » sera accessible au 0800 06 66 66 (numéro vert) pour des recommandations sur les conduites à tenir.

    Dans le milieu du travail, la ministre Muriel Pénicaud, citée par RTL, a rappelé « la responsabilité des employeurs » qui doivent « adapter les horaires et les équipements ».

    – Canicules plus nombreuses –

    L’annonce de l’arrivée de fortes chaleurs a provoqué une ruée sur les équipements pour rafraîchir l’air, ont affirmé plusieurs distributeurs à l’AFP.

    « Les premiers produits qui sont les plus demandés sont les ventilateurs, les climatiseurs, les rafraîchisseurs », selon  groupe Fnac-Darty, tandis que Boulanger a constaté une croissance de ses ventes de plus de 400% (par rapport à d’habitude) sur « la catégorie traitement de l’air ».

    Airparif, l’Association de surveillance de la qualité de l’air, prévoit un niveau de pollution « moyen » lundi. « On a une présence d’ozone assez importante mais on n’a pas atteint de pic », a précisé l’association à l’AFP.

    Ce coup de chaud est à mettre en lien avec le réchauffement climatique.

    En France, la hausse des températures moyennes est de 1,4°C depuis 1900.

    Selon les scénarios de Météo-France, « le réchauffement pourrait atteindre 2°C à l’horizon 2071-2100 » dans le pays, voire 4°C pour le plus pessimiste. Les vagues de chaleur pourraient devenir deux à trois fois plus nombreuses d’ici le milieu du siècle.

  • Le «fabriqué en France» majoritaire mais en baisse

    Selon l’INSEE, 81% des dépenses de consommation des ménages sont d’origine française. La définition du «fabriqué en France» est toujours complexe. Elle prend en compte le poids des intrants qui ne doivent pas dépasser un certain seuil (45 ou 50%). Dans le système d’éclatement des chaînes de valeurs, la traçabilité des produits est difficile à réaliser. Ainsi, une voiture en provenance de Roumanie pourra comporter de nombreuses pièces fabriquées en France mais être considérée comme un bien importé.

    La France est dans une position intermédiaire au même titre que ses proches partenaires européens, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, pour la consommation de biens et services d’origine nationale. Les petits pays ont par définition un taux de consommation d’origine nationale plus faible. Il est de 61% au Luxembourg et de 56% en Irlande. En revanche, ce taux est élevé au Brésil (89%), aux États-Unis (89%) ou au Japon (87%). Entre 2005 et 2015, le « made in » français a reculé de 1,9 point, contre une baisse de 1,0 point en moyenne pour les pays de l’OCDE (hors Chine et Mexique).

    La dynamique est semblable au Royaume-Uni (-1,6%), au Danemark (-1,3%) et en Italie (-1,0%). Le « made in » allemand a diminué plus nettement (-3,6%), tout comme celui du Japon (- 4,0%) ou de la Belgique (-4,3%). À l’inverse, les «made in» américains (+0,8%), espagnols (+0,5%) ou suédois (+1,7%) se sont accrus sur cette période.

    La proportion du « fabriqué en France » dépend de la nature des biens et des services. Ainsi, la consommation en biens manufacturés comprend 64% d’importations. Ce taux est de 87% pour la consommation de textiles, de produits de l’industrie de l’habillement ou du cuir et de la chaussure. Pour d’autres biens, cette part est plus faible : 40% pour la consommation de denrées alimentaires ou de boissons.

    Fort logiquement, le contenu en importation de la consommation de services est assez faible, moins de 10% en moyenne. Néanmoins, des services peuvent inclure des produits d’origine étrangère. Un restaurant peut proposer à ses clients de la viande d’argentine ou des poissons d’Europe du Nord. Les produits importés permettent de satisfaire la consommation des ménages, mais aussi l’investissement et les exportations. Ils représentent 25% de la demande finale française en 2015, dont 11% sont portés par la consommation des ménages, 8% par les exportations et 6% par les autres postes de la demande finale (investissement, variations de stocks et objets de valeur).

    La consommation en « fabriqué en France » est plus élevée chez les personnes âgées et les cadres du fait d’une forte consommation de services (loisirs, culture, hôtels-cafés-restaurants). À l’opposé, les ouvriers et les agriculteurs allouent une plus grande part de leur budget aux denrées alimentaires et aux boissons qui sont moins «fabriqué en France». Les jeunes qui ont besoin de s’équiper et dont le budget est plus faible achètent davantage de produits étrangers.

    Le contenu importé des produits consommés en France provient principalement d’Allemagne (13,0%), des États-Unis (8,0%), de Chine (7,7%), du Royaume-Uni (6,7%), d’Espagne (6,5%), d’Italie (6,2%) et de Belgique (5,4%). Les produits informatiques importés proviennent essentiellement de Chine, les véhicules automobiles sont importés d’Espagne quand les équipements électroniques et optiques proviennent de Suisse. Au niveau des services, le Luxembourg fournit des produits financiers (assurance vie). Les biens du champ manufacturier sont surtout importés d’Allemagne et de Chine et les denrées alimentaires d’Allemagne, des Pays-Bas et d’Italie. Enfin, les importations de textiles proviennent à 36% de la Chine.

    La structure par type de produits diffère d’un pays à l’autre. Ainsi, le « made in » en biens manufacturés de la France est proche de 40%, comme celui du Royaume-Uni. Il est inférieur à celui de l’Allemagne et de l’Italie (50%) et à celui de l’Espagne (45%). Celui des États-Unis approche les 65%. Les partenaires français restent assez stables entre 2005 et 2015. Cependant, le contenu de la consommation française en importations chinoises augmente sensiblement (+3,9%), alors que le contenu en importations italiennes recule (-2,5%). Les contenus de la consommation française en importations japonaises (-1,0%), espagnoles (-1,2%) et britanniques (-1,1%) se replient, quand ceux en importations américaines (+0,8%), polonaises (+0,9%) ou irlandaises (+0,5%) sont en progrès. Les importations de produits allemands pour satisfaire la consommation des ménages français en équipements de transports et en activités informatiques se sont largement développées entre 2005 et 2015 (respectivement +11,9% et +12,6%), de même que les importations de pétrole raffiné des États-Unis (+7,5%). La progression des contenus de la consommation française en importations chinoises résulte notamment des textiles (+20,6%), des équipements électriques (+17,2%) et des produits informatiques (+15,9%).

  • L’Allemagne aurait-elle avantage à changer de cap économique ?

    L’Allemagne est dans le collimateur de certains de ses partenaires européens en raison de la persistance d’importants excédents extérieurs et en raison d’une politique budgétaire restrictive.

    Le comportement allemand aboutirait à affaiblir la demande interne de la zone euro. L’Allemagne semble considérer que sa politique sert ses intérêts. Or, tel n’est pas le cas car cette dernière provoque une mauvaise allocation de la richesse produite et une faible croissance. Puisque le secteur privé épargne beaucoup en Allemagne, elle conduit globalement à un excès énorme d’épargne de l’Allemagne, d’où l’accumulation d’actifs extérieurs très importants. Mais le rendement de ces actifs extérieurs est faible, plus faible certainement que celui d’investissements privés ou publics en Allemagne.

    La réduction rapide du taux d’endettement public conduit à un excès de demande pour la dette publique de l’Allemagne, d’où un taux d’intérêt à long terme d’équilibre extrêmement bas, ce. qui pose un problème sérieux dans un pays vieillissant au taux d’épargne élevé.

    L’Allemagne croit s’enrichir en réduisant son taux d’endettement public. En réalité, elle s’appauvrit avec le faible rendement de ses actifs extérieurs et le rendement nul de son épargne domestique. Depuis 2012, le solde budgétaire allemand est positif et a atteint 1 % du PIB en 2018. La dette publique qui dépassait 80 % du PIB, en 2010, n’était plus que de 57 % en 2018. La balance des paiements courants dégage depuis 2003 un excédent qui s’est élevé à 8 % du PIB en 2018.

    En raison du vieillissement de la population, le taux d’épargne a tendance à progresser en Allemagne. Il est proche de 18 % du revenu disponible brut contre 15 % en 2003. Les entreprises dégagent également de fortes capacités d’épargne. L’Allemagne dispose donc d’une épargne abondante qui, depuis la crise des dettes souveraines, n’est plus recyclée au sein des États périphériques.

    Ce changement dans les circuits de financement oblige les autres États de la zone euro à rééquilibrer leurs comptes extérieurs, ce qui les amène à pratiquer des politiques restrictives. En optant pour des obligations sans risque, les Allemands contribuent à en baisser le rendement, ce qui pénalise les épargnants et les retraités

    Ce problème est d’autant plus important que la proportion de personnes de plus 60 ans est élevée : 28 % en 2018 et 36 % en 2040. Le taux d’intérêt à 10 ans pour les emprunts d’État est négatif en juin 2019 quand il dépassait 5 % en 2003. L’écart entre le taux d’intérêt et le PIB atteint près de deux points depuis cinq ans.

    Par ailleurs, l’allocation de l’épargne est défavorable aux investissements, tant en Allemagne qu’au sein de la zone euro. Les investissements des entreprises sont, pour l’Allemagne, inférieurs d’un point de PIB en 2019 à ceux d’avant la crise de 2008. L’investissement public en 2018 est de 2,2 % du PIB en Allemagne, et de 2,75 % en zone euro hors Allemagne contre respectivement 2,5 et 4 % en 2007.

    La rigueur allemande serait sur le long terme contreproductive. En effet, en n’investissant pas, le pays met en danger la croissance des prochaines années. Les Allemands en optant pour des produits de taux à faible rendement réduisent leur pouvoir d’achat et empêchent un recyclage optimal des capitaux au sein de la zone euro. De ce fait, le Gouvernement aurait tout intérêt à accroître les dépenses d’investissement et à inciter les entreprises allemandes à le faire également dans leur pays mais aussi dans les autres États membres.

  • Rencontre avec Gabriel Attal, Secrétaire d’Etat, sur le SNU pour les jeunes Français de l’étranger

    Gabriel Attal, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’éducation nationale, en charge de la jeunesse a répondu aux questions de notre partenaire La French Radio

    Plusieurs questions et en particulier celle du SNU, le Service National Universel, qui vise les jeunes Français(e)s de 16 à 18 ans. Quid des Français de l’étranger, de la possibilité pour elles et eux de s’impliquer. Les réponses de M. Attal mettent en avant les difficultés logistiques de se rendre au service national en France, des options envisagées pour étendre ce SNU aux Français à l’étranger et de faire collaborer les ambassades et instituts français, etc.

     

    Gabriel Attal, bonjour, vouss êtes Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’éducation nationale, en charge de la jeunesse,  vous êtes à Lisbonne depuis le 22 juin pour participer à la conférence mondiale des ministres de la jeunesse sous l’égide de l’ONU. Alors quel était cette année le thème de cette conférence à Lisbonne ?

    Cette conférence qui regroupait des ministres du monde entier avait vocation, 21 ans après une précédente conférence ici même à adopter une déclaration sur les jeunes dans le multiculturalisme. Comment est ce que dans l’ensemble des enjeux qui sont abordés par les Etats comme le changement climatique, la lutte contre les discriminations, la transition numérique, les jeunes sont au cœur de cette stratégie ? Comment arriver à faire intégrer les jeunes à des décisions qui

    Gabriel Attal au micro de la French Radio

    les impacteront plus longtemps que les autres ? Comme l’a dit le Secrétaire Général de l’ONU, il ne s’agit pas de leur laisser une place sur la table mais d’être dans la décision. Nous avons adopté une déclaration qui sur l’ensemble de ces sujets de développement durable insiste sur la place et le rôle des jeunes. Quelques exemples : les jeunes ont un rôle essentiel de médiateurs dans la résolution  des conflits dont ils ne doivent pas être les victimes. Il faut mettre en valeur le rôle de la jeunesse sur la résolution des conflits. Sur le changement climatique c’est une cause générationnelle, l’ONU disait d’ailleurs que c’était un multilatéralisme par essence, c’est-à-dire que quand il s’agit de se coordonner entre Etats sur une problématique mondiale sans frontières, les jeunes dans leur ADN ont cette préoccupation. Nous avons vu des jeunes se mobiliser partout dans le monde sur la question climatique. Au Portugal ils étaient très présents, en France également et je me suis rendu à des manifestations. La question de la jeunesse doit être mise à l’agenda des Nations Unies et du multiculturalisme. Cela avance notamment au forum jeunesse de l’ONU à New-York.

     

    Nous en sommes au premier test du SNU, qui va se tenir pendant un an et ensuite cela devrait se généraliser à l’ensemble de l’Hexagone, et des départements d’Outre-mer. Il semble que les Français de l’étranger soient exclus. Un exemple concret : je réside au Portugal, Français(e) entre 16 et 18 ans, suis-je ou vais être concerné par le SNU sachant qu’actuellement cela semble très compliqué en tant que résidant à l’étranger ?

     

    Je vais répondre à votre question. D’abord les objectifs : qu’une génération, dans l’Hexagone et les territoires ultra-marins, se retrouve autour des valeurs de la République avec des jeunes qui viennent d’horizons sociaux, géographiques, parfois culturels radicalement différents mais qui finalement découvrent ce qu’ils partagent et se forgent un destin commun. Cela manque en France, un pays traversé ces derniers mois par des fractures comme la crise des gilets jaunes tandis que pour la jeunesse, une partie est intégrée dans la mondialisation et d’autres sont beaucoup moins à l’aise, se cherchent. Nous voulons susciter l’engagement. Nous avons besoin d’une jeunesse qui s’engage, qui fait du bien à soit même mais aussi à la collectivité, qui se pose les bonnes questions. Cela a démarré cette année avec une phase pilote, à terme cela concernera 800 000 jeunes, nous sommes pragmatiques et faisons une phase pilote. Sur la participation des jeunes expatriés, quand le service militaire existait, les jeunes expatriés n’étaient pas appelés à ce service, ils devaient le faire si ils remettaient un pied en France pendant la période d’appel. Pas d’obligations sinon. Cela a été remplacé par la journée d’appel à la défense qui n’est pas obligatoire pour les jeunes expatriés. Devons nous rendre obligatoire le SNU ? La réponse est non, je ne veux pas créer de charges lourdes pour des expatriés dont la situation est différente. Cela a un coût, une logistique pour faire venir son enfant en métropole, en revanche, je donne la possibilité à des familles qui souhaiteraient que leur enfant puisse participer au SNU, qui auraient par exemple prévu de revenir en France, à l’occasion de vacances par exemple et dont l’enfant souhaite participer au SNU, qu’ils aient l’occasion de le faire. Ce sont des Français et ils pourront, à terme, le faire sans problème.

     

    Donc cela pourrait laisser entendre que pendant les vacances l’enfant puisse faire le SNU et à son retour serait il possible alors d’aller travailler dans une société ou une association française pour continuer l’esprit du SNU ?

    Oui effectivement il y a une phase de cohésion qui est expérimentée, les jeunes métropolitains sont encadrés avec des formations de deux semaines dans un environnement encadré  SNU et deux semaines dans leur région d’origine  et ils feront une mission d’intérêt général auprès par exemple des pompiers. Je souhaite que tous les jeunes Français puissent s’engager y compris quand ils résident à l’étranger. Donc avec Jean-Yves Le Drian nous travaillons sur comment les ambassades, les instituts français et les lycées français pourront organiser des parcours citoyens avec des associations permettant à des jeunes d’avoir des engagements dans le pays où ils résident en plus des deux semaines en métropole. Cela sera plus des associations que des entreprises car le SNU n’est pas un travail, c’est l’intérêt général et nous réfléchissons sur cette question pour les Français de l’étranger.

     

    Une question un peu plus personnelle, vous avez été Français de l’étranger entre 2009 et 2010, deux ans, à Rome auprès du Directeur de la Villa Medicis. Que retenez vous de cette expérience à l’étranger ?

     

    Une expérience formidable dans un très bel établissement qu’est la Villa Medicis à Rome, une expérience de vie dans un autre pays que la France, s’interroger, gagner des expériences, je souhaite cela à tous les jeunes via notamment un doublement du budget Erasmus, l’opportunité de passer un temps long dans un autre pays européen. J’ai trouvé une communauté française à la fois intégrée à la vie romaine mais profondément, contrairement aux clichés, attachée très fortement à la France. Le fait parfois de s’éloigner renforce l’attachement à la France.

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