Du football professionnel à l’entrepreneuriat, rencontre avec un Français de New York

Du football professionnel à l’entrepreneuriat, rencontre avec un Français de New York

mai 11, 2019 0 Par Francois Lestanguet

Peguy Luyindula est une figure bien connue des amateurs du ballon rond hexagonal. Vainqueur de la coupe de France à deux reprises, en 2001 avec le RC Strasbourg et en 2010 avec le PSG, il remporta aussi, sous le maillot de l’Olympique Lyonnais, 3 championnats de France.

Il rejoint par la suite en 2013 les Red Bulls de New York auprès notamment de Thierry Henry et de Juninho. La grosse pomme qu’il n’a pas quitté après sa carrière footballistique, un Français de l’étranger bien dans sa ville et sa carrière post joueur professionnel. Rencontre

 

 

Lesfrancais.press : Comment s’est passée votre intégration à New-York, un choc culturel ?

Peguy Luyindula : L’arrivée fut plutôt facile, je venais déjà tous les ans à New York je connaissais bien la ville. Cependant il ne faut pas s’y tromper, la vie à New York est bien entendu très différente. C’est une ville où les gens n’ont pas le temps mais du coup cela a un grand avantage, on ne perd pas de temps.

New York a une forme de brutalité, avec une pression économique, du travail, de la performance. C’est vraiment le meilleur du meilleur, il faut toujours être au top.

Quel est votre quotidien et celui de votre famille à New York, les enfants sont au Lycée français ?

Au départ nous vivions à Manhattan. C’est un endroit passionnant mais frénétique, le coût délirant de l’immobilier fait que les voisins changent tout le temps. Depuis, nous avons traversé l’East River et nous sommes installés à Brooklyn, un quartier plus familial, avec des parcs, un endroit idéal pour élever des enfants.

Le Lycée français est parfait pour ceux qui ont comme optique de rentrer en France, ce qui n’est pas nécessairement notre cas, nous avons donc privilégié l’enseignement américain. Celui-ci est plus adapté pour intégrer les universités américaines, et qui sait, peut-être une de l’Ivy League. Nos enfants feront ce qui les rendra heureux mais autant leur donner le maximum de chances au départ. La compétition en la matière est importante ici, regardez ce scandale des pots de vins donnés par des célébrités hollywoodiennes pour le cursus de leurs enfants, c’est fou !

Et l’après foot, comment cela s’est-il passé ?

Je n’ai pas totalement quitté le foot. Tout d’abord j’ai repris la gestion du club local de la ville, Gien dans le Loiret, où j’ai grandi. C’est une ville avec une population assez précarisé, et notamment chez les enfants issus de l’immigration. J’espère, et j’essaye, leur transmettre certaines valeurs, au-delà de la question du football, de tolérance et d’ouverture d’esprit.

Et puis par ailleurs avec des associés, nous avons monté Sofive . C’est un réseau, aux Etats Unis, de salles de foot en intérieur. Nous avons 5 salles pour le moment dans le Maryland, la Pennsylvanie et New York. Le « soccer » commence très sérieusement à prendre aux Etats Unis, c’est un secteur d’avenir !

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