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  • Les chefs d’État empêtrés dans la nomination des postes clés de l’Europe

    Les chefs d’État empêtrés dans la nomination des postes clés de l’Europe

    Malgré une nuit de négociations, les chefs d’État et de gouvernement étaient toujours incapables de trouver un consensus sur la répartition des postes clés de l’UE.

    Le blocage institutionnel pointe son nez à Bruxelles, après le nouvel échec des Vingt-huit à s’entendre sur le nom du successeur de Jean-Claude Juncker lors d’une réunion extraordinaire le dimanche 30 juin.

    Une première tentative pour trouver un accord sur la désignation des nouveaux chefs des institutions européennes avait échoué le 21 juin.

    Trois postes clés sont à pourvoir : la présidence de la Commission européenne, la présidence du Conseil européen et le/la haut(e) représentant(e) de l’UE pour les affaires étrangères.

    La présidence du Parlement européen est ouverte, mais suit une méthode distincte, puisque les nouveaux eurodéputés devraient élire leur nouveau président lors de la session plénière d’inauguration le mercredi 3 juillet.

    En début de semaine dernière, les dirigeants allemand, français, espagnol et néerlandais se sont rencontrés en marge du sommet du G20 à Osaka afin de sortir de l’impasse.

    Le groupe, représentant les trois plus grandes familles politiques (PPE, socialistes et libéraux) a estimé que la présidence de la Commission devrait idéalement revenir à Frans Timmermans, le candidat socialiste.

    Dans le cadre de cet accord d’Osaka, le PPE obtiendrait la présidence du Parlement européen, la présidence de la diplomatie européenne, et les libéraux la présidence du Conseil européen.

    Rébellion du PPE contre l’accord d’Osaka

    L’accord d’Osaka est perçu comme une concession majeure de la chancelière allemande Angela Merkel au nom du Parti populaire européen de centre droit (PPE), qui a terminé premier aux élections européennes du 26 mai prochain.

    Le PPE a toutefois refusé d’accepter le compromis d’Osaka et a répété que leur « Spitzenkandidat », Manfred Weber, avait remporté les élections et devait donc obtenir la présidence de la Commission.

    La rébellion contre Angela Merkel a commencé après son départ d’une réunion du PPE organisée pour préparer le sommet européen d’hier. « Merkel représente l’Allemagne, pas le PPE », a déclaré Paulo Rangel, vice-président portugais du PPE. En arrivant au sommet européen hier, le Premier ministre bulgare Boyko Borissov a répété la même chose.

    Antonio Tajani, le président PPE sortant du Parlement européen a déclaré qu’il serait « impossible » pour le centre-droit de voter pour un candidat socialiste, car cela irait à l’encontre de la volonté des électeurs européens qui ont placé son parti en tête du scrutin.

    « Pour nous, Spitzenkandidat signifie le candidat de la force politique qui a remporté les élections », a-t-il rappelé après la réunion avec les dirigeants européens.

    Antonio Tajani a également déclaré que le Parlement européen voterait mercredi pour élire son nouveau président, que les dirigeants aient trouvé un compromis ou non.

    Le Parlement européen est censé organiser un vote de confiance sur le nouveau président de la Commission européenne désignée par les dirigeants européens lors d’une séance plénière mi-juillet.

    « Pour moi, il est très important d’éviter un conflit interinstitutionnel entre le Conseil et le Parlement », a déclaré Angela Merkel aux journalistes avant de rentrer dans la salle du Conseil.

    Divisions au PPE

    L’opposition féroce à l’accord d’Osaka a retardé le début du sommet de près de trois heures le dimanche 30 juin, alors que plusieurs chefs d’Etat tentaient de débloquer l’impasse lors de négociations en face à face.

    Selon un diplomate, les divisions au sein du PPE sont à l’origine du manque d’avancées. Tandis que les leaders du PPE maintenaient leurs positions, Donald Tusk a suspendu le sommet vers 23h pour des négociations bilatérales avec les dirigeants européens. Des discussions qui ont duré près de cinq heures.

    Boyko Borissov a rencontré la tête de liste socialiste, Frans Timmermans à la représentation permanente de la Bulgarie et lui a annoncé qu’un compromis était en train de prendre forme, selon lequel le Néerlandais obtiendrait la présidence de la Commission et Manfred Weber celle du Parlement. Une vidéo de deux minutes a été postée sur la page Facebook du Premier ministre bulgare. Mais l’annonce était un peu prématurée…

    Lors de ces négociations bilatérales, Donald Tusk a tâté le terrain pour d’autres candidats du PPE, comme le négociateur en chef du Brexit, Michel Barnier, la directrice de la Banque mondiale, Kristalina Georgieva ou le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar.

    Ce dernier était l’un des opposants les plus virulents à l’accord d’Osaka, avec le groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovaquie). Des sources diplomatiques ont déclaré que ce trio d’options alternatives était étrange, car Leo Varadkar n’avait aucunement l’intention de quitter son poste à la tête du gouvernement irlandais.

    La possibilité que la session inaugurale du Parlement européen cette semaine se déroule sans président de l’assemblée a ajouté de l’urgence à la discussion.

    « Les chefs d’État européen sont conscients qu’il serait préférable de choisir ce soir » pour éviter d’être mis devant un fait accompli par les eurodéputés en fin de semaine, qui pourraient choisir quelqu’un d’autre que Manfred Weber en tant que président du Parlement, a reconnu hier soir un diplomate européen, avant de poursuivre : « le vote prévu mercredi pourrait apporter des changements considérables à l’accord [d’Osaka] »

    Autre pierre d’achoppement : choisir un candidat libéral de Renew Europe pour la présidence du Conseil européen et celle de la diplomatie européenne tout en respectant la parité.

    Une des possibilités envisagées hier serait de s’accorder uniquement sur la présidence de la Commission et laisser le reste des décisions pour un autre sommet.

  • Accord entre le Mercosur et l’Union européenne : enfin !

    Accord entre le Mercosur et l’Union européenne : enfin !

    L’union Européenne a signé un accord de libre échange avec le Mercosur, c’est-à-dire le marché commun sud américain (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay). Cet accord était discuté depuis plus de vingt ans, et s’il butait sur les questions agricoles, les tendances protectionnistes, en Europe (notamment en France) comme en Amérique latine, (en Argentine), y faisaient constamment obstacle.

    L’accord éliminera plus 90% des droits de douane

    L’accord éliminera plus 90% des droits de douane à l’entrée du Mercosur comme à l’entrée de l’Union Européenne. Même si l’essentiel de l’accord concerne les produits industriels, le volet agricole est particulièrement sensible. Dans ce domaine, les taxes sur les alcools, et notamment le vin, seront progressivement supprimés, tandis que viande et sucre américain auront accès au marché européen dans la limite de quotas. Par exemple, 100.000 tonnes pour le bœuf par an (par comparaison,  la production européenne est de 13.7millions de tonnes). Pas de quoi être submergé, cependant, un mécanisme de sauvegarde prévoit des mesures temporaires en cas de déstabilisation du marché. Surtout, le Mercosur reconnait 357 appellations et indications géographiques européennes. Aucun accord antérieur n’avait entériné la reconnaissance d’autant d’appellations d’origine. Fini le champagne ou le cognac brésilien, les imitations de fromages français ou italiens. Enfin, les pays du Mercosur seront tenus d’ouvrir leurs marchés publics aux entreprises européennes.

    Emmanuel Macron a salué l’accord, considérant qu’il prenait en compte les intérêts français, soulignant que le Brésil s’était engagé dans ce traité à des clauses environnementales comme la protection de la forêt et le respect de l’accord sur le climat. Il est pourtant désavoué par le deuxième de la liste Renaissance Pascal Durand, son ancien collègue du gouvernement Hollande, mais aussi par Nicolas Hulot. Les Ecologistes entendent faire de cet accord un nouveau cheval de bataille, alliés cette fois aux syndicats agricoles. Beaucoup d’ONG fustigent aussi l’accord, prenant à partie le Président brésilien Bolsonaro.

    La route est donc longue avant que ce traité n’entre en vigueur, puisqu’il doit être approuvé par le parlement européen.

    Pourtant, un tel accord se fait au bénéfice non seulement des consommateurs et des producteurs des pays concernés, qui auront droit à des meilleurs produits au meilleur coût, sans payer de taxes indues, mais surtout, il renforce les liens politiques avec des pays qui ont été trop longtemps considérés comme une chasse gardée nord américaine. Et qui passent de nombreux accords bilatéraux avec la Chine. Il est curieux de plaider le développement des économies émergentes, de vouloir aider travailleurs et paysans latino américain et leur fermer le marché européen. Signer des accords de commerce est un système de reconnaissance juridique, cela ne revient pas à approuver la politique de tel  ou tel chef d’Etat. Doit-on boycotter la Chine à cause de la répression du PC chinois ? Refuser le pétrole iranien et saoudien ? Couper le gaz russe et algérien ? Voire fermer les frontières italiennes parce qu’on n’est pas d’accord avec Salvini ?

    L’accord avec les pays du Mercosur rapproche les pays de l’Amérique latine et l’Europe, qui semblait les avoir abandonnés.  C’est une excellente nouvelle pour l’équilibre du monde. Personne ne convaincra Bolsonaro (et les 55% de Brésiliens qui ont voté pour lui) en leur fermer la porte au nez.

    Si cet accord, jugé « historique » est une bonne nouvelle pour les pays d’Amérique latine et pour les Européens, sa ratification  est, hélas, loin d’être assurée.

     

  • Bac à l’étranger, quels résultats ?

    Bac à l’étranger, quels résultats ?

    Avec 98,36% de réussite, 15 félicitations du jury et 35% de mentions Très Bien, et 86,7% de mentions en tout, le Lycée Français de Lisbonne Charles Lepierre a réalisé son record historique. Il s’inscrit dans une tradition d’excellence du réseau international des Lycées Français hors de France. 100% de réussite et 84% de mentions également au Lycée français international de Porto

    Au Lycée Charles de Gaulle de Londres, 100% de réussite au brevet, 99,6% de succès au baccalauréat, avec 58% de mentions Très Bien et 99% de réussite aux « A levels », l’équivalent britannique. Une précision car dans la grande majorité des cas les Lycées proposent effectivement également de passer les examens locaux ou le baccalauréat international, ce qui permet ensuite d’intégrer des universités par exemple anglo-saxonnes.

    Un réseau réputé, aussi parmi les « locaux »

    Une réputation qui permet souvent aux Lycées de bénéficier d’un engouement des populations locales également, notamment dans les pays ou l’éducation nationale peut être défaillante et ou l’enseignement français peut constituer une alternative séduisante pour les élites.

    Ainsi au Maroc par exemple, plusieurs dizaines d’établissement proposent un enseignement français. Avec là aussi des succès indéniables. Parmi les autres données chiffrées, notons par exemple 98.7% de réussite au baccalauréat à Francfort (dont 49% de mentions Très Bien), ainsi que les 68 nationalités qui étudient au Lycée de New-York.

    Un réseau victime de son succès ?

    Toute médaille a son revers. Les Lycées français ont souvent des frais de scolarité élevés, et parfois en forte hausse, ce qui amène à des critiques d’associations de parents d’élèves et de leur volonté de pouvoir être plus impliqués dans la gestion des Lycées. Les syndicats sont également souvent en colère contre l’administration en raison de détachements non renouvelés.

    Pour autant, le « cru 2019 » du baccalauréat montre que les Lycées français n’ont perdu ni de leur attractivité, ni de leur qualité.

  • Canicule, incendies, l’été démarre violemment en France

    L’exceptionnelle canicule qui s’abat sur la France a causé la mort de trois personnes supplémentaires dans le sud et dans l’est, rapportent samedi les autorités, portant à quatre le nombre connu de victimes de la chaleur sur le territoire national.

    Dans le département du Vaucluse (sud) placé en alerte maximale, où le seuil des 40°C a été largement franchi vendredi, six personnes ont été hospitalisées en état d’hyperthermie depuis vendredi: l’une d’elles est décédée et pour une autre le « pronostic vital (est) engagé » a indiqué la préfecture.

    Le département reste en vigilance « orange » à la canicule samedi et la préfecture met en garde contre « un risque d’orages modérés voire violents et accompagnés de grêle par endroits ».

    En outre, deux personnes sont décédées jeudi dans la ville de Cernay, dans l’est: selon le maire, Michel Sordi, il s’agit d’un octogénaire et d’un ouvrier trentenaire, tous deux victimes de malaises probablement liés à la canicule.

    Jeudi, un couvreur de 33 ans qui travaillait sur un toit en pleine chaleur dans l’ouest était également décédé.

    Depuis le début de la canicule lundi, neuf décès ont été signalés au total en France (4), en Espagne (2) et en Italie (2).

    Des incendies

    De nouveaux incendies touchaient samedi l’Espagne, où les températures restaient caniculaires comme dans le reste de l’Europe, ont annoncé les autorités. Plus de 700 soldats, des centaines de pompiers, des avions bombardiers d’eau, des hélicoptères et des véhicules anti-incendie combattaient quatre incendies dans le centre et le nord-est de l’Espagne, où les températures atteignaient 42 degrés Celsius. Un incendie qui s’est déclaré vendredi soir dans la ville d’Almorox (centre) a déjà dévasté plus de 2.000 hectares, se propageant dans la région de Madrid et provoquant l’évacuation d’un village, selon les services de secours.

    A 60 km au sud-est, un autre foyer faisait rage près de la ville de Tolède, forçant 22 résidents à évacuer la zone où des avions bombardiers d’eau venaient en aide aux pompiers combattant les flammes au sol, a indiqué le gouvernement régional. Un troisième incendie touchait la région, à 60 km à l’ouest d’Almorox.

    Dans le nord-est du pays, en Catalogne, un immense feu qui s’était déclaré mercredi et a depuis détruit des milliers d’hectares a enfin été maîtrisé et « est en train d’être stabilisé », a annoncé le gouvernement régional dans un communiqué.

    Selon la météo espagnole, le thermomètre dépassait samedi 36 degrés dans la majeure partie du pays, avec des pics à 40 degrés ou plus dans le centre, dont Madrid, et le sud.

    Du côté de la France, les pompiers du Gard tentaient toujours de fixer des feux samedi soir, après l’épisode de canicule exceptionnelle de la veille qui a provoqué une soixantaine d’incendie, ont annoncé la préfecture et les pompiers.

    Depuis vendredi, journée classée en « vigilance rouge » canicule dans le département, jusqu’à samedi soir, 550 hectares sont partis en fumée, selon les pompiers. Deux nouveaux foyers, à Bellegarde et à Milhau, sont en cours d’être maîtrisés, selon la préfecture, qui précise que les Canadairs sont à l’oeuvre.

    Ces nombreux incendies ont mobilisés 550 pompiers, dont 200 en renfort venus d’autres départements, 180 véhicules, 7 Canadairs et 2 trackers.

    Les incendies ont aussi fait 20 blessés légers dont 19 parmi les pompiers. Au total six maisons et cinq hangars agricoles ont été brulés. Le travail de noyage complet de ces différents feux se poursuit samedi soir, selon les pompiers, qui maintiennent « une surveillance active ».

    En conséquence des incendies, dans le Gard, plusieurs foyers sont actuellement privés d’électricité selon la préfecture. Une trentaine à Bouillargue, environ soixante-dix à Saint-Gilles, une soixantaine au Caylar, et une autre trentaine à Meynes et Montfrin.

    La majorité des feux se sont déclarés simultanément, portés par des vents chauds et la sécheresse extrême de la végétation. Vendredi, à Gallargues-le-Montueux (Gard), la température est montée à un niveau record, sans précédent en France, de 45,9 degrés.

  • Passons l’été avec de épatants expats #1 Stendhal, Consul de France

    En 1831, recommandé au Comte Molé, ministre des affaires étrangères de Louis-Philippe, Stendhal est envoyé comme Consul à Civitavecchia. C’est un port situé non loin de Rome qui appartient aux Etats Pontificaux. C’est surtout un trou. Dans un premier temps, la nomination avait concerné Trieste, mais les lettres d’accréditations avaient été refusées par Metternich qui trouvait ce haut fonctionnaire doublé d’un écrivain trop libéral et surtout anti-autrichien : il suffisait de lire Rome, Naples et Florencepour s’en rendre compte.

    Stendhal qui a presque 50 ans, qui a sillonné l’Allemagne et l’Italie, qui a vécu à Paris, Londres, et surtout Milan, s’ennuie à mourir. C’est le moment, plus que jamais, de mettre en pratique sa devise, SFCDT :« Se Foutre Carrément De Tout ». A Civitavecchia, il commence une autobiographie, Souvenirs d’égotisme, puis un roman, Lucien Leuwen, puis une autre autobiographie, Vie de Henry Brulard, projets qui resteront tous trois inachevés.

    Il est vrai que Stendhal s’échappe de son Consulat dès qu’il peut, profitant de la proximité de Rome pour assister à des fouilles archéologiques et pour feuilleter dans les bibliothèques de vieux manuscrits dont il tirera les Chroniques italiennes. On le voit aussi à Naples et à Florence où il rencontre en secret des amours contrariés.

    En 1836, il obtient un congé et ce diplomate en profite pour…voyager : en Suisse, en Belgique, aux Pays-Bas. De retour à Paris, il transforme en roman l’une des histoires copiées en Italie qui racontait la jeunesse d’Alexandre Farnèse. Ce sera La Chartreuse de Parme, publiée en 1939.

    Mais un changement de gouvernement, qui lui retire la protection du comte Molé, l’oblige à reprendre son poste et il doit rentrer à Civitavecchia où il se remet à mourir d’ennui. Victime de deux attaques d’apoplexie, il est rapatrié en congé de maladie à la fin de l’année1840 et cette fois-ci ce n’est pas un certificat de complaisance.

    L’air de Paris et le succès de La Chartreuse de Parme ne suffisent pas à le guérir, puisqu’il meurt quinze mois plus tard, des projets d’écriture et d’amour plein la tête.

  • Le nouveau Parlement tente de se répartir les postes clés sans l’extrême droite

    Les groupes politiques au Parlement européen ont commencé à se répartir les postes clés avant la session plénière d’ouverture. Chacun a émis ses premiers choix pour les postes de présidents et vice-présidents des 20 commissions parlementaires.

    Les manœuvres politiques ont débuté au sein du nouveau Parlement européen pour la répartition des postes à responsabilité, selon des documents internes consultés par Euractiv.

    Le parti populaire européen de centre-droit (PPE), qui a remporté le plus de sièges, veut s’attribuer la présidence de deux commissions clés, la commission des affaires étrangères (AFET), celle de l’industrie (ITRE), ainsi que les commissions culture (CULT), développement (DEVE), affaires constitutionnelles (AFCO), pétitions (PETI) et contrôle budgétaire (CONT).

    Chaque groupe politique a choisi tour à tour ses candidats pour chaque commission et sous-commission, en commençant par la plus grande délégation (PPE) et en appliquant le système d’Hondt.

    Chaque commission élira en réunion constitutive un président et jusqu’à quatre vice-président, qui formeront ensemble le Bureau de commission. Cela signifie qu’un candidat désigné de manière informelle pour présider une commission grâce à la méthode d’Hondt peut être rejeté par les mêmes membres.

    Selon une source du PPE, la délégation allemande de la CDU décroche généralement la commission AFET, en témoignent les présidences récentes d’Elmar Brok et de David McAllister.

    Dans le même temps, la commission de l’industrie pourrait revenir au président sortant du Parlement européen, Antonio Tajani, qui était commissaire en charge de l’industrie sous la Commission Barroso II. Lors de la dernière législature, cette commission était présidée par l’ancien président du Parlement, Jerzy Buzek.

    « S’il n’est pas réélu comme président de l’hémicycle », Antonio Tajani pourrait bien devenir président de la commission de l’industrie, assure un eurodéputé chevronné.

    Les socialistes (S&D) ont quant à eux demandé la présidence de la commission ECON, qui pourrait être attribuée à Roberto Gualtieri à nouveau, celle du commerce international (INTA), de la justice et des libertés civiles (LIBE) et des droits des femmes (FEMM), ainsi que celle de la sous-commission des droits humains (DROI).

    Les libéraux de Renew Europe (RE) visent des grosses commissions comme celle de la santé et de l’environnement (ENVI), que devrait remporter le Français Pascal Canfin, et de plus petites comme celle de la pêche (PECH), qui reviendra surement à des eurodéputés très expérimentés comme le Britannique Chris Davies ou l’océanographe français Pierre Karleskind. Ils réclament aussi la présidence de la sous-commission de la défense (SEDE) qui pourrait être présidée par la Française Nathalie Loiseau.

    Les Verts, le quatrième plus grand groupe du Parlement, veut la présidence de la commission transport (TRAN) et celle du marché interne (IMCO).

    Les Conservateurs et réformistes européens (CRE) ont demandé la commission budgets (BUDG), qui aura un rôle crucial dans les négociations du Cadre financier pluriannuel, le budget à long terme de l’UE, et la commission emploi (EMPL).

    La gauche (GUE/NGL) proposera quant à elle le Réunionnais Younous Omarjee pour présider la commission du développement régional (REGI).

    Enfin, le nouveau groupe d’extrême droite Identité et Démocratie (ID) a quant à lui choisi deux commissions clés : l’agriculture (AGRI) et affaires juridiques (JURI).

    Cordon sanitaire

    Il semblerait toutefois que les autres groupes soient prêts à appliquer le fameux cordon sanitaire pour empêcher le groupe d’extrême droite de prendre des postes clés au Parlement, une tactique qui a été utilisée par le passé. Certains eurodéputés socialistes l’ont confirmé et des sources du centre droit ne l’ont pas nié.

    Mais cela signifie aussi que les présidences de ces commissions seront vacantes, si les candidats désignés par ID sont rejetés.

  • Heureux les malheureux !

    « Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous » écrit saint Luc. Complétant cette première Béatitude avec le proverbe allemand « Heureux comme Dieu en France », un esprit simple pourrait croire que la France est un paradis. Ce qu’elle est : Les malheureux y sont plus nombreux qu’ailleurs, alors qu’elle n’a jamais été aussi riche. Tel est le paradoxe français.

    98% des Français sont heureux de vivre dans leur pays (Eurostat, mars 2018), soit plus que la moyenne européenne (91%). Pourtant, 69% des Européens ont confiance dans l’avenir, seulement 58% des Français. Le plus mauvais score avec les Italiens. Les Français sont parmi les plus pessimistes du monde, hormis les pays en guerre. Ils sont rétifs à la mondialisation (55% favorables), dubitatifs quant à  l’économie de marché (40%), rétifs à l’Etat providence (34%). Ce sont là des chiffres très bas par rapport à tous autres pays européens.

    La situation de la France est-elle si mauvaise ?

    Certes, le pouvoir d’achat individuel stagne depuis la crise de 2008. Mais jamais il n’a été aussi élevé. Serait-ce uniquement au profit des plus riches ? Quel que soit le mode de calcul, la France est le moins inégalitaire des grands pays du monde.

    La pauvreté recule constamment. La France est, parmi les grands pays, celui où le taux de pauvreté est le plus faible. Encore cela ne mesure-t-il pas tous les services gratuits ou quasi gratuits de l’Etat Providence le plus généreux du monde. Jamais les dépenses sociales n’ont été aussi élevées.

    Que l’on observe les dépenses de santé, l’espérance de vie, les retraites, les études universitaires, les allocations sociales, les indemnités de chômage, toutes les données confirment que les 34% du PIB auxquelles correspondent les prestations sociales correspondent à des maxima mondiaux. Record mondial que traduit forcément un record de prélèvements.

    Vivrait-on, en France, dans une insécurité permanente ? Le taux d’homicides par habitant y est, il est vrai, le double de la Suède : 1.2 pour 100.000 habitants contre 0.6. C’est pourtant la moyenne européenne. Un  havre de tranquillité dans le monde : Aux Etats-Unis, 5.4 ; en Russie, 11, au Brésil, 30. Jamais la France n’a été aussi peu criminogène.

    La déprime viendrait-elle de familles en décomposition ? La natalité y reste une de plus élevées d’Europe. Quant au divorce, la France reste dans une quelconque moyenne.

    Les Français deviendraient-ils plus radicaux ? Tout montre l’inverse : une France tolérante, pour les mœurs comme pour les religions. Les Français seraient-ils plus égoïstes ? Les réactions après les attentats comme après l’incendie de Notre-Dame traduit une forte cohésion nationale, et les gestes de solidarité  sont permanents, comme les engagements bénévoles et associatifs.

    Quelle est donc la cause du mal-être français, quand 70% de nos compatriotes soutenaient les revendications des gilets jaunes, qui, de ronds points en rond points ne cessaient de proclamer leur désespoir, seulement réduits au silence par des actes violents ?

    Le sociologue Hervé le Bras, comme la Revue des Sciences humaines, ont étudié ce « paradoxe français », celui d’un pays qui va bien et de Français malheureux. Ils montrent que les Français n’ont pas conscience du « paradis » dans lequel ils vivent par rapport aux autres pays. Soit.

    Mais peut-être ont-ils conscience de quelque chose qui va au delà des chiffres.

    Cette génération pense être la dernière à vivre mieux que la précédente. Tous ces avantages, combien de temps encore ? Est-il encore vrai que les études, que le travail, paient ? La République récompense-t-elle l’effort ? L’Etat, celui qui fit la Nation, est-il si solide ?

    Soit, la vie en France est plutôt aisée, par rapport aux autres. Mais si la France va bien, c’est aussi qu’elle n’est plus en danger. Rien ne la motive vraiment. Derrière l’accumulation des commémorations, la France exprime-t-elle encore une ambition nationale ? Un grand pays ne se définit pas par la taille, mais par ses ambitions. Les Français sont déçus de tout : de l’Etat, des medias, des syndicats, des partis, des politiques, même de la démocratie. C’est dire.

    Peut-être sont-ils conscients de ce que la France, si bien dotée, gâche ses chances. A force de craintes. Les Français ont tort d’avoir peur du monde qui vient. Ils ont tort de croire que l’Etat, investi d’une autre politique, leur révélerait une voie nouvelle. Les Français sont plus novateurs que les gouvernements. Ils sont parmi les premiers à saisir les opportunités qu’offre le nouveau monde, celui de la civilisation du savoir. La France peut être la Hollande du XVIIIème : petit pays par le nombre parmi les grandes puissances, grand pays par l’audace, l’innovation, la culture. Elle en a les caractéristiques.

    Quelle peine de voir les Français pessimistes et les politiques ignorer ce que les sociétés ouvertes, mobiles, permettent de fulgurances, d’aventures, qui profitent à tous.

    Voilà de quoi se plaignent les Français : d’une société trop immobile, figée, bloquée. Il ne faut pas leur proposer le retour au passé, mais plus de mouvements, c’est à dire  de chances.

    C’est pourquoi les Français de l’étranger sont aux avant postes. Ils ont chacun une histoire individuelle à raconter. Une preuve que le succès – qui n’est pas forcément monétaire- ne vient pas du confort, ni du ressassement des frustrations, mais de la découverte.

    Le gouvernement voudrait rétablir un service national ? Il a tort. Il devrait donner la chance à tous les jeunes français, d’un « grand tour », un temps à l’étranger, comme le demandent les grandes écoles. Comment rendre heureux les malheureux ? « Heureux qui comme Ulysse /a fait un long voyage. »… Les Français ont le goût du monde, de là viendront les succès.

    Laurent Dominati 

    A. Ambassadeur de France
    A. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Suisse et France : début de la transparence fiscale

    La Justice suisse a plié ! le Tribunal fédéral reconnaît que la Suisse ne peut plus refuser une demande de renseignements sur un contribuable français, sous prétexte que ceux-ci ne seraient pas pertinents. Selon la plus « cour suprême » suisse, c’est donc désormais au pays demandeur, la France, d’apprécier leur « pertinence vraisemblable ».

    Les transferts invisibles étaient de moins en moins facile, les points de contrôle s’étant multipliés, seules les commissions rogatoires internationales « oubliées » dans les tiroirs des palais de justice ou des administrations fiscales faisaient encore barrage aux investigations de Bercy.

    Dans un arrêt du 1er février 2019, que peu de média ont relayé, le Tribunal fédéral donne pratiquement tous les droits à la direction générale des Finances publiques françaises, y compris de savoir le mode d’imposition d’un Français en Suisse.

    C’est donc la fin du secret du forfait fiscal qui permet aux riches contribuables étrangers de ne pas payer des impôts sur leurs revenus et leurs fortunes, mais sur leur train de vie (soit l’équivalent de cinq à sept fois la valeur locative du logement occupé).

    Transparence absolue sur les contribuables de nationalité française

    Tribunal fédéral a tranché une affaire opposant Le fisc français qui avait adressé depuis le 17 décembre 2015 trois demandes d’assistance administrative à l’administration fédérale des contributions concernant un citoyen français pour les années 2010 à 2013. Bercy estime que cette personne est, en fait, un résident fiscal français au moins jusqu’en 2013. Elle s’interroge donc sur la réalité de la résidence suisse et des conditions matérielles dans laquelle elle se réalisait et si oui ou non la Suisse lui avait concédé le fameux forfait fiscal.

    les services fiscaux ont souhaité aussi accéder à  une copie des déclarations déposées, ainsi qu’à l’avis d’imposition. La demande est poussée jusqu’à obtenir les déclarations qu’auraient faites le français visé. Pour finir, la France a réclamé tous les comptes bancaires de ce contribuable dont il était directement ou indirectement titulaire ou ayant droit économique ou pour lesquels il disposait d’un pouvoir de procuration. Alors que le forfait fiscal est une vielle tradition et une prérogative de chaque canton et qui peut oui ou on l’attribuer ou non d’un forfait fiscal , la France s’octroie le droit de posséder un regard sur ce forfait.

    Une collaboration sans frontière désormais entre les deux états

    Le contribuable français (dont le Tribunal fédéral protège l’anonymat) s’oppose à l’octroi de cette assistance administrative.  le 15 novembre 2016  une première décision tombe : l’administration fédérale des contributions révèle à la France qu’il est domicilié dans le canton de Vaud, et qu’il est bien imposé à la dépense (le forfait). Les suisses communiquent même le montant de la dépense imposable ! Ainsi dévoilé, le résident suisse recourt auprès du Tribunal administratif fédéral puisque ses avocats lui ont communiqué les jurisprudences qui furent jusqu’à présent favorable au défendeur. Le 20 juin 2018,  celui-ci confirme que toutes les informations peuvent être transmises au fisc français, à l’exception de la mention selon laquelle le contribuable français est « imposé en Suisse d’après la dépense. Finalement, l’affaire est portée devant le Tribunal fédéral, qui estime que l’imposition d’après la dépense est également une information vraisemblablement pertinente pour « déterminer la résidence fiscale d’une personne physique ».

    En d’autres termes, le fisc suisse n’a plus à s’imposer de limite pour collaborer avec son homologue tricolore. Les conséquences risquent de ne pas être négligeables.

  • Tunisie : hospitalisation inquiétante du Président dans un climat de chaos

    Alors que Tunis est frappée par une attaque dont la piste dirige vers le terrorisme islamiste, le Président Béji Caïed Essebsi, BCE, a été victime d’un grave malaise et est actuellement hospitalisé.

    La Présidence de la République tunisienne a confirmé son transfert dans un hôpital militaire suite à un malaise sérieux. Malgré ce qu’a annoncé la page LREM des Français de Tunisie, le Président ne serait pas décédé.

    L’élection présidentielle de 2019 en sursis

    Si les informations sur l’élection présidentielle de 2019 sont encore incertaines, le décès où l’incapacité de BCE pourrait changer beaucoup de choses. L’élection est prévue pour novembre 2019 et à quelques mois de ce scrutin majeur, le favori, le magnat des médias Nabil Karoui, et la mécène Olfa Terras-Rambourg risquent d’être écartés.

    L’état de santé de BCE pourrait tout changer, des incertitudes demeurant en cas de vacance du pouvoir. Un scénario serait la réunion de la Cour Constitutionnelle constatant la vacance permanente du pouvoir et investissant le Président de l’Assemblée des fonctions de Président de la République par intérim, pour une période de quarante-cinq jours au moins et de quatre-vingt-dix jours au plus. Une autre possibilité, si il est estimé que le Président peut se remettre de son malaise, est que le pouvoir soit confié, pour une période de 30 jours renouvelable une fois, au chef du gouvernement.

    Le tourisme et l’économie tunisienne mises à rude épreuve

    Les récentes attaques à Tunis et les informations inquiétantes concernant le Président mettent en tout état de cause à mal une économie tunisienne déjà à rude épreuve, notamment en raison du climat sécuritaire et de la guerre civile toute proche.

    La saison touristique qui s’ouvre ne risque pas de bénéficier de ces éléments. Les Français et franco—tunisiens, très présents dans le pays berceau du printemps arabe, pourraient eux aussi pâtir de cette situation, et ce alors que le pays est vu comme un phare de la démocratie au sein du monde arabe

  • En Espagne, la royauté française s’expose dans le quartier des Lettres à Madrid

    S.A.R Anne d’Orléans, Princesse de France, a exposé le 16 juin dernier ses oeuvres des quatre dernières années, en collaboration avec la Fondation Esther Koplowitz et l’architecte Ricardo de Landaluce.
    Comme pour toutes ses expositions, une partie des fonds récoltés sera utilisée pour des oeuvres sociales.
    Cette année, c’est la Fondation Nido qui sera soutenue. Celle-ci, présidée par Andrés Aberasturi, vient en aide à des personnes atteintent de paralysie cérébrale sévère.
    La nouvelle collection a été dévoilée au coeur de Madrid dans le « quartier des Lettres »,Anne d’Orléans C/ Cenicero 11.
    Anne d’ Orléans, artiste depuis toute petite, compte plus de 20 expositions à travers le monde. Ce nouveau rendez-vous offre l’opportunité de la découvrir sous un angle différent qui dévoile sa personnalité.

    Découvrir son oeuvre

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