Créée en 2003 – 2004 initialement autour du site newyorkcity.fr puis étendue avec une application disponible sur les smartphones (Eric’s New York)et une page Facebook , newyorkcity.fr est devenue au fil du temps une référence pour les Français et francophones de New York ainsi que les personnes de passage.
Des fonctions différentes selon les supports
La page Facebook, l’application et le site se complètent :
Times Square
– Facebook : la page est constituée d’une communauté d’amoureux de New York. Son créateur Eric partage ses photos et conseils sur la page et répond à toutes les questions des voyageurs à propos de New York. L’objectif est d’inspirer tout le monde à venir à New York, de montrer la beauté de la ville et d’aider chacun à se sentir comme un vrai New-Yorkais. Les abonnés sont aussi tenus au courant des dernières tendances à faire et à voir dans la ville. Comme par exemple un nouveau café avec une cascade de chocolat !
– Site : ici sont partagées les informations sur la meilleure façon de planifier un voyage à New York avec des conseils personnels. Quelques exemples : la meilleure pizza , les meilleures comédies musicales ainsi que les incontournables . Les voyageurs peuvent aussi y acheter leurs pass et billets pour par exemple, les matchs de sports ou les vols en hélicoptère.
– Application : l’aide est actualisée pour naviguer dans la ville. Elle s’utilise hors ligne et ont été ajoutées des cartes comme celle du métro par exemple. Vous pouvez facilement voir où se trouvent les attractions, les restaurants et les bonnes adresses. Y est même intégrée la localisation des toilettes publiques, ainsi que les points WiFi gratuits dans la ville.
Une communauté française soudée à New York
Plus de 35 000 Français vivent à New York, une population en constante hausse. C’est également 390 entreprises dans l’Etat donc près de 300 dans la seule ville de New York. La communauté peut compter sur la présence d’un Lycée français de prestige, d’ institutions culturelles , d’associations vivantes et dynamiques.
C’est surtout une ville magique que le monde pense connaitre mais que des applications comme Eric’s New York permettent de découvrir et redécouvrir.
Le réseau de coopération en matière de protection des consommateurs a procédé à une évaluation conjointe des pratiques et des conditions de service d’Airbnb, sous l’égide de la Commission européenne et sous la direction de l’autorité norvégienne chargée de la protection des consommateurs(Forbrukertilsynet). L’action a été lancée en juillet 2018.
En effet, le règlement de l’UE relatif à la coopération en matière de protection des consommateurs réunit les autorités nationales compétentes en la matière au sein d’un réseau européen d’application de la législation. En vertu de ce règlement, une autorité nationale dans un État membre peut demander l’assistance d’autres autorités dans un autre État membre pour mettre fin à une infraction transfrontière au droit des consommateurs de l’UE.
Ces vacances d’été, les Européens obtiendront tout simplement ce qu’ils voient lorsqu’ils réservent leurs vacances.
Et c’es donc dans ce contexte que ce 15 juillet, la Commission européenne a annoncé qu’à la suite de négociations avec Airbnb, la plateforme avait amélioré et pleinement clarifié la manière dont elle présente les offres d’hébergement aux consommateurs, lesquelles sont désormais conformes aux normes fixées par la législation de l’UE en matière de protection des consommateurs.
Vĕra Jourová
Vĕra Jourová, commissaire pour la justice, les consommateurs et l’égalité des genres, a déclaré: «Ces vacances d’été, les Européens obtiendront tout simplement ce qu’ils voient lorsqu’ils réservent leurs vacances. La comparaison et la réservation d’un hôtel ou d’un logement en ligne ont permis aux consommateurs d’effectuer une réservation de manière simple et rapide. Désormais, les consommateurs peuvent également avoir la certitude que le prix qu’ils voient en première page sera le prix réel à payer. Je me réjouis qu’Airbnb se soit montrée disposée à coopérer avec la Commission européenne et les autorités nationales chargées de la protection des consommateurs afin d’améliorer le fonctionnement de sa plateforme. J’attends des autres plateformes qu’elles lui emboîtent le pas.»
C’est un enjeu important pour Airbnb, en effet l’Europe représente son principal marché en terme de lieux de location. Les capitales européennes, Paris, en tête, occupe de nombreuses places du podium.
En conséquence, Airbnb a répondu à toutes les demandes formulées par la Commission européenne et les autorités nationales chargées de la protection des consommateurs, à l’initiative de l’autorité norvégienne de protection des consommateurs, pour mettre ses pratiques et conditions de vente pleinement en conformité avec les règles de l’UE en matière de protection des consommateurs.
Les principales améliorations et modifications apportées sont les suivantes:
dans leurs recherches d’hébergement avec des dates sélectionnées, les utilisateurs voient le prix total sur la page de résultats, incluant tous les frais et suppléments obligatoires applicables (tels que les frais de service, les frais de nettoyage et les taxes locales). Désormais, ils ne risquent plus de découvrir des frais obligatoires aux pages suivantes;
Airbnb indique clairement si une offre d’hébergement est mise sur le marché par un hôte privé ou par un professionnel;
Airbnb fournit sur son site internet un lien facilement accessible à la plateforme de règlement en ligne des litiges ainsi que toutes les informations nécessaires relatives au règlement de litiges.
Airbnb a également revu ses conditions de service, dans lesquelles elle:
précise que les utilisateurs peuvent introduire un recours contre Airbnb devant les tribunaux de leur pays de résidence;
respecte les droits légaux fondamentaux des utilisateurs à poursuivre un hôte en justice en cas de dommages corporels ou autres;
s’engage à ne pas modifier unilatéralement les conditions sans en informer clairement les utilisateurs au préalable et sans leur donner la possibilité d’annuler le contrat.
La commission et Airbnb a donc publié une brochure (uniquement en anglais, à ce jour) reprenant les concessions données aux autorités européennes, vous pouvez la consulter ICI.
Erwan Ferrieux, français de 21 ans et le Britannique Hugo Palmer, 20 ans, ont été vus pour la dernière fois en février à Shelly Beach, une plage pittoresque située à environ 400 kilomètres au nord de Sydney. Lundi 15 juillet, la police a annoncé que des os humains retrouvés par des pêcheurs à la mi-juin, sont probablement ceux du jeune touriste français.
Trois os avaient été retrouvés dans les eaux avoisinantes, non loin de l’endroit où avait été retrouvée la voiture de location des deux jeunes gens quatre mois plus tôt. Les effets personnels et les papiers d’identité des deux touristes se trouvaient à l’intérieur du véhicule.
Les os de la même personne
« Les comparaisons ADN effectuées sur les trois os retrouvés en juin ont confirmé qu’ils provenaient du même homme », a expliqué à la presse le commissaire Paul Fehon. « D’après les comparaisons ADN, nous pensons [qu’ils appartiennent] à Erwan Ferrieux. » Les tests ont également révélé que ces os appartenaient à la même personne.
Un os plus petit a été retrouvé dans la même zone dimanche. La police a cependant déclaré qu’il était trop tôt pour confirmer s’il provenait de l’un des deux disparus.
Les enquêteurs avaient interrompu leurs recherches aériennes et en mer pour retrouver les jeunes gens cinq jours après leur disparition le 17 février.
La France change de doctrine spatiale militaire. En tant que chef des armées, le Chef de l’État Emmanuel Macron a donné samedi soir dans les jardins de l’Hôtel de Brienne son feu vert pour ce changement de doctrine. De défensive, la doctrine spatiale devient offensive. Le président a fait court, très court. Ses mots ont été pesés au trébuchet. « La nouvelle doctrine spatiale et militaire qui m’a été proposée par la ministre (des armées Florence Parly, ndr), que j’ai approuvée, permettra d’assurer notre défense de l’espace et par l’espace », a-t-il indiqué. « Nous renforcerons notre connaissance de la situation spatiale, nous protégerons mieux nos satellites, y compris de manière active », a-t-il assuré. Clairement, la France se donne les moyens de riposter quand elle sera attaquée ou anticipera une attaque. Pour l’heure, elle n’en a pas encore la possibilité, faute d’armes disponibles dans les armées.
La France doit « répondre aux défis qui se posent dans les domaines terrestre, maritime et aérien, mais aussi dans les nouvelles zones de confrontation que sont l’espace cyber ou l’espace exoatmosphérique », a rappelé Emmanuel Macron lors d’un discours au ministère des Armées.
À Florence Parly de décliner la nouvelle stratégie spatiale
Pour autant, le président a affirmé que « les nouveaux investissements indispensables seront décidés ». Emmanuel Macron a promis que « l’effort budgétaire pour notre défense sera tenu », en référence à la Loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025, qui prévoit une hausse des crédits aux armées. Il a toutefois laissé le soin à Florence Parly d’annoncer prochainement la traduction concrète des orientations stratégiques du président pour mieux se défendre contre les éventuelles attaques des grandes puissances spatiales mondiales (Etats-Unis, Chine, Russie). En septembre 2018, elle avait d’ailleurs accusé les Russes d’un acte d’espionnage contre le satellite militaire franco-italien Athena-Fidus en 2017. « La guerre des étoiles est bien autre chose qu’une fiction », avait-elle asséné.
« L’utilisation autonome et non contestée de l’espace passe par une connaissance et un contrôle de ce qui s’y passe », avait rappelé le 18 juin lors du 53ème Salon aéronautique du Bourget la ministre des Armées.
Florence Parly va donc s’appuyer sur les travaux réalisés par son ministère fin 2018. Ils ont permis d’identifier les menaces et d’y répondre sur le plan capacitaire aussi bien sur les segments sol et spatial mais aussi sur les liaisons de données entre le sol et l’espace, et dans la partie logicielle. Ces segments peuvent faire l’objet de menaces plus ou moins graves, qui vont de l’espionnage au déni de services en passant par la neutralisation d’un satellite. Ainsi, le ministère a mis des priorités sur les menaces, à la fois les plus graves et les plus probables.
Un commandement de l’espace créé
Emmanuel Macron a confié à l’armée de l’air les opérations spatiales. « Pour donner corps à cette doctrine et pour assurer le développement et le renforcement de nos capacités spatiales, un grand commandement de l’espace sera créé en septembre prochain » au sein de l’armée de l’Air qui « deviendra à terme l’armée de l’Air et de l’Espace », a-t-il expliqué lors de la traditionnelle réception donnée par le ministère des Armées à la veille du défilé sur les Champs-Elysées. Basé à Toulouse, ce grand commandement ne fera que remplacer l’actuel commandement interarmées de l’espace (CIE), piloté par le général Michel Friedling, qui va rester le patron des opérations spatiales.
La LPM actuelle prévoit un budget de 3,6 milliards d’euros pour le spatial de défense. Il doit notamment permettre de financer le renouvellement des satellites français d’observation CSO et de communication (Syracuse), de lancer en orbite trois satellites d’écoute électromagnétique (CERES) et de moderniser le radar de surveillance spatiale Graves. Florence Parly a annoncé au salon du Bourget qu’elle avait décidé début juin de lancer les études de deux nouveaux programmes spatiaux : Iris, qui succédera à CSO, est destiné à renouveler la capacité d’observation optique et Céleste, qui remplacera CERES, renforcera les capacités de renseignement d’origine électromagnétique de la France. Deux programmes pour garder « toujours l’avantage, pour que nos armées conservent leur supériorité sur le terrain », avait fait valoir la ministre.
L’étude HSBC Expat Explorer, dans sa 12ème édition, vient de dévoiler la liste des pays qui attirent le plus les candidats à l’expatriation. Plusieurs critères essentiels : le niveau de vie, les perspectives d’emplois et la vie familiale.
35% des jeunes actifs s’expatrient pour augmenter leur salaire, et 66% sont propriétaires d’un bien immobilier. L’Hexagone attire peu pour cette raison, environ 8% des expatriés. En revanche, 75% des sondés sont attirés par le capital culturel de la France.
Les Français de l’étranger les moins satisfaits de leur pays d’accueil
La Suisse, pays préféré des expatriés
Signe inquiétant pour les Français hors de France, seul 49% d’entre eux estiment avoir amélioré contre 65% de l’ensemble des expatriés. Les 5 pays qui attirent le plus les expatriés en 2019 sont la Suisse et ses hauts revenus, Singapour, notamment pour l’excellence de son système scolaire, le Canada, l’Espagne et la Nouvelle-Zelande pour la qualité de vie. La France n’est pas dans le top 10.
Double interrogation donc, pourquoi la France n’arrive pas à attirer les talents du monde et pourquoi les Français de l’étranger sont moins satisfaits que les autres de leur expatriation?
Les villes les plus chères en Asie
Concernant le coût de la vie, l’Asie domine largement avec Hong Kong, Tokyo, Singapour et Séoul aux 4 premiers rangs. Zurich complète ce classement. Le renchérissement du dollar explique en partie que San Francisco, New-York et Los Angeles soient dans le top 20.
Singapour, une des villes les plus chères au monde pour les expatriés
Paris à l’inverse est passée de la 34ème à la 47ème place des villes les plus chères. Lyon est 123ème. Notons enfin que les villes les plus chères ne sont pas forcément situées dans les pays les plus riches. Ainsi N’Djamena, au Tchad, est à la 11ème place des villes les plus chères, devant notamment Genève, Tel-Aviv et Dubai. Kinshasa est 22ème. Cela ne concerne bien sûr pas les locaux mais les expatriés qui ont tendance à chercher des denrées très rares dans ces pays et à vivre dans des logements sécurisés de standing.
Le défilé militaire du 14 juillet, moment de communion entre les français sous uniformes (militaires, policiers, pompiers, etc.) et la société civile. Cette parade militaire est organisée chaque année depuis 1880 à Paris. C’est le gouverneur militaire de Paris qui est responsable de l’organisation. Comme chaque année, la France invite d’autres puissances à partager ce moment. Cette année, c’est l’embryon de l’armée européenne qui a les honneurs des champs-élysées avec les composantes allemandes, portugaises, belges, espagnoles, anglaises.
Le président Emmanuel Macron a, donc, ouvert dimanche les festivités du 14 juillet en descendant les Champs-Elysées à bord d’un « command car » avant le début du traditionnel défilé militaire, placé cette année, comme évoqué ci-dessus, sous le signe de la coopération militaire européenne.
Emmanuel Macron et le général François Lecointre à bord d’un « command car » /REUTERS/Charles Platiau
Sifflets et Gilets jaunes
Des sifflets émanant de Gilets jaunes ont été entendus sur le passage du chef de l’État, dont c’est le troisième défilé depuis son élection en mai 2017. Un groupe d’une quarantaine de manifestants, se revendiquant Gilets jaunes, a tenté de forcer une rangée de CRS sur la grande avenue parisienne, avant d’être encerclé par les forces de l’ordre, selon une journaliste de l’AFP présente sur place.
Des Gilets jaunes crient en direction du cortège du chef de l’Etat. /AFP/Philippe LOPEZ
La veille au soir, quelques dizaines de manifestants, dont certains portaient des Gilets jaunes, avaient fait entendre leur voix devant l’Hôtel de Brienne, où Emmanuel Macron prononçait un discours, en visant le ministre de la Transition écologique François de Rugy, épinglé par Mediapart pour des dîners fastueux lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale.
Un défilé «européen»
Après avoir entamé vers 10h la revue des troupes sur la célèbre avenue parisienne aux côtés de son chef d’état-major, le président a rejoint la tribune présidentielle place de la Concorde, où l’attendaient plusieurs dirigeants européens, dont Angela Merkel, ainsi que son épouse Brigitte Macron, et des membres du gouvernement dont François de Rugy, en proie à une polémique à rebondissement.
Emmanuel Macron et les dirigeants européens à la tribune présidentielle/AFP/Alain JOCARD
Pour cette édition 2019 du défilé, la France a convié une dizaine de pays européens partenaires de son armée. « Ce sera là un beau symbole de l’Europe de la défense que nous sommes en train de construire. C’est, vous le savez, une priorité de mon mandat », a fait valoir samedi le chef de l’Etat français dans un discours devant la communauté militaire.
Outre la chancelière allemande, objet d’inquiétudes après avoir été prise ces dernières semaines de crises de tremblement, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker et le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, figuraient parmi les 11 invités européens du président français. Ils sont conviés à déjeuner à l’Elysée. La Première ministre britannique démissionnaire Theresa May, initialement annoncée à Paris, était représentée par le vice-Premier ministre David Lidington.
L’homme volant en apéritif
Lors de l’animation inaugurale, plusieurs innovations -drones, engins robotisés – ont été mises à l’honneur. Puis, devant la foule massée au coeur de la capitale, le champion du monde de jet-ski français Franky Zapata a offert un époustouflant spectacle futuriste en volant debout, fusil en main, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus des Champs-Elysées sur son « Flyboard », un engin de son invention.
Ce « Flyboard », plateforme volante propulsée par cinq réacteurs à jet d’air, intéresse les forces spéciales françaises pour « différentes utilisations, par exemple une plateforme logistique volante ou bien une plateforme d’assaut », selon la ministre des Armées, Florence Parly
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Puis ce fut le tour du défilé aérien, ouvert par l’emblématique panache de fumigènes bleu-blanc-rouge de la Patrouille de France, et qui intégrait notamment un avion de transport A400M allemand et un C130 espagnol.
69 avions, 4300 militaires
Le défilé à pied a lui débuté avec les emblèmes des dix pays participant à l’Initiative européenne d’intervention (IEI) — née il y a un an sous l’impulsion du président Macron: France, Belgique, Royaume-Uni, Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Estonie, Espagne, Portugal et Finlande.
Parmi les hélicoptères au-dessus de Paris figuraient deux Chinook britanniques. Le Royaume-Uni, qui met actuellement à disposition de l’armée française trois hélicoptères de transport lourds au Sahel, vient de prolonger son engagement jusqu’en juin 2020.
Lionel BONAVENTURE /AFP
Au total, quelque 4.300 militaires, 196 véhicules, 237 chevaux, 69 avions et 39 hélicoptères ont été mobilisés.
Conclusion émouvante
Le défilé s’est achevé sur un émouvant tableau composé de blessés des armées françaises, actuellement engagées sur de multiples théâtres, du Moyen-Orient au Sahel.
Trois pensionnaires des Invalides en fauteuil roulant ont défilé place de la Concorde aux côtés de trois militaires récemment blessés en opérations, rejoints par des sportifs blessés de guerre, sous les applaudissements nourris de la foule. Le président français et la chancelière allemande ont quitté la tribune pour échanger avec eux. Le couple Macron s’est ensuite entretenu avec les familles des militaires morts ou blessés au combat.
Les travaillistes, le plus grand parti d’opposition du Royaume-Uni, soutient finalement un second référendum sur le Brexit, mettant ainsi fin à plusieurs années d’incertitude et de tergiversations.
Dans un email envoyé aux membres du parti le 9 juillet, le chef de file des travaillistes, Jeremy Corbyn, estime que « quiconque deviendra le nouveau Premier ministre devrait avoir le courage de confronter son accord ou l’absence d’accord (de divorce avec l’UE) à un vote populaire ».
« Dans ces circonstances, je veux clairement affirmer que le Labour (parti travailliste) fera campagne pour rester dans l’UE face à un Brexit sans accord ou un accord conservateur qui ne protège pas l’économie et l’emploi », a ajouté le chef du parti travailliste britannique.
Jeremy Corbyn a fait l’objet de critiques récurrentes de la part des députés et membres de son parti pour sa position équivoque sur le Brexit. Ils lui reprochent de proposer un projet de Brexit alternatif dans lequel le Royaume-Uni resterait dans une union douanière permanente de l’UE, ou l’option d’une élection générale.
Le maintien dans l’union douanière a toutefois rapidement été écarté lors des discussions multipartites avec le gouvernement de Theresa May pour trouver un compromis après le rejet de l’accord de retrait par les députés.
Même si la plupart des membres et députés du parti travailliste soutiennent une adhésion à l’UE, un grand nombre de députés du parti ont été élus dans des circonscriptions où la population a majoritairement voté en faveur du Brexit en juin 2016. En référence à ces tensions, Jeremy Corbyn a concédé que le Brexit avait « divisé nos communautés et parfois même notre parti ».
La position confuse du parti est largement responsable du déclin des travaillistes à 14 % lors des élections européennes de mai. La moitié des 500 000 membres du parti s’est tournée vers d’autres partis pro-européens comme les Verts et les libéraux démocrates.
Les membres du parti conservateur éliront leur nouveau leader et Premier ministre le 22 juillet et tant le favori, Boris Johnson, que son rival Jeremy Hunt, ont promis de sortir le Royaume-Uni de l’UE le 31 octobre, avec ou sans accord.
Les deux candidats ont aussi exclu l’option d’élections anticipées ou celle d’un second référendum. Cependant, faire passer un Brexit sans accord pousserait rapidement les partis d’opposition à soumettre une motion de censure pour renverser le gouvernement et organiser des élections anticipées.
On raconte souvent cette histoire sur Georges Tenet, directeur de la Cia sous Clinton et Bush : Sortant d’une réunion, un de ses collaborateurs lui signale que sa braguette est ouverte. « Enfin une information utile », s’écrit-il. La Communauté du Renseignement américaine (Intelligence Community), qui déborde largement la CIA, publie environ 50.000 rapports par an. Mais à en croire les dirigeants américains et les rapports du Sénat, elle n’a jamais anticipé quoi que ce soit (sauf peut-être l’assassinat de Kennedy, pour ceux qui croient qu’elle fit partie de la conjuration).
Cuba, l’Iran et le 11 septembre sont des rappels traumatisants. La chute de l’Empire soviétique fut aussi une surprise. Comme, plus récemment, les Printemps arabes.
A quoi servent les milliards de la CIA ? Difficile de savoir combien elle dispose. Le sait-elle ? Les estimations, pour l’ensemble de la Communauté du Renseignement, seraient de près de 100 milliards de dollars, dont la CIA représenterait une belle part, même si l’essentiel va à des sous-traitants du renseignement.
Au Koweït, en Irak, Syrie, Afghanistan, Lybie, Egypte, Soudan, Yémen, elle s’est toujours trompée. On veut bien croire que l’Orient est compliqué et qu’on se prend facilement les pieds dans le tapis. Daniel Ortega, toujours en place, pourrait rappeler que la Cia avait organisé des ventes d’armes illégales en faveur de l’Iran, pour le démettre.
L’actuelle directrice de la CIA, qui a succédé à Mike Pompeo, devenu Secrétaire d’Etat, a défendu l’usage de la torture devant le Sénat (même si la Cia a toujours nié en avoir fait usage). La lutte contre le terrorisme a effectivement conduit la CIA à créer des prisons secrètes, avaliser la torture et perpétrer 2500 assassinats ciblés. Même sans parler de morale ou de législation, on reste stupéfait par la débauche de moyens engagés dans les prisons à l’étranger, dans le recrutement de « psychologues- interrogateurs » mieux payés que des prix Nobel, au regard du peu d’informations obtenus par ces moyens. Peut-on dire qu’elle a gagné la guerre contre le terrorisme? Elle ne le prétend même pas.
Si l’on se tourne vers l’Asie, on reste perplexe quant aux renseignements obtenus sur la Chine ou la Corée du Nord, sur l’éloignement de l’Inde. Elle se vanterait d’avoir fait échouer (à demi) les Français dans la vente des Rafales. Ils sont quant même vendus. Si l’on regarde l’Amérique latine, on s’interroge sur la résistance des régimes Ortega, Maduro sans parler du Castrisme. Si l’on s’intéresse à la Russie, on s’inquiète pour la Géorgie, l’Ukraine ou la Crimée. Ailleurs non plus, la Cia n’a rien vu venir. Ni au Brésil, ni au Qatar, ni en Turquie, ni à Hong Kong, ni en Afrique, où on ne peut être qu’épaté par ses échecs au Mozambique, au Soudan et à l’extension des cartels en Afrique de l’Ouest.
Donald Trump avait commencé par dire de la Cia qu’elle utilisait « des méthodes de nazis ». Avant de lui accorder sa première visite présidentielle et de déclarer qu’il était à 1000% avec ses agents. Se rappelle-t-il que la CIA, dés 2007, écrivait que le Programme nucléaire militaire iranien était abandonné ? Une agence de renseignement quand elle n’a pas de politique ne sait où elle va. Or elle a des moyens extraordinaires, extraordinairement dangereux, utilisés sans boussole. Elle avait créé Ben Laden, que va-t-elle créer demain ?
Ce qu’apprend la CIA, c’est à échapper à tout contrôle, celui de la Maison blanche ou du Sénat. Elle passe plus de temps à conforter sa bulle qu’à produire de l’analyse et de l’information. Dramatique cécité, car les Etats-Unis -et le monde- se porteraient mieux avec de l’ « intelligence ».
Tous les pays qui ont des intérêts dans le monde ont besoin de « renseignements » – et d’actions. Cela coûte généralement peu. En France, l’ensemble des agents des différents services représentent 12.000 personnes, à peu près comme en Allemagne ou au Royaume-Uni. Le FSB russe est à part : Il est surtout à usage interne. On est loin d’un personnel estimé à plus de cent mille agents pour la CIA (tout dépend comment on compte avec les sous traitants) et pour l’ensemble du monde du renseignement à plus d’un million de personnes « accréditées ».
Avec des agences efficaces, en Syrie, on aurait pu éviter des milliers de morts. Sans financer Al Nostra. Au Yémen aussi. En Lybie peut-être. Et au Venezuela, quand on entend Maduro crier au complot de la CIA et au coup d’Etat déjoué, beaucoup se prennent à rêver et à se dire : si seulement !
Mais non : Ils coûtent cher, ne servent à rien, et sont utilisés par leurs ennemis comme des arguments de propagande. On a envie de leur crier : « attention, votre braguette est ouverte ». Mais ce serait prendre un risque. Dieu sait ce qu’ils en déduiraient.
J’ai été au Pentagone quelques jours après le 11 septembre. J’ai été Rapporteur du Secrétariat général de la Défense nationale, qui couvre les services de renseignements. Les agences de renseignement sont indispensables. Elles doivent être sous contrôle. Leurs priorités doivent être fixées par les dirigeants politiques. Tout autre système devient coûteux, inefficace et dangereux.
Aujourd’hui, la collecte et le traitement des data sont l’exclusivité d’entreprises chinoises ou américaines. Sans impact pour « l’intelligence » ? A supposer que nos amis américains travaillent avec nous, pourquoi deviendraient-ils efficaces?
Anticiper, c’est le rôle de ces agences de renseignement. Avons-nous anticipé, en France et en, Europe, leur avenir ? Avec tous ses moyens, la CIA est aveugle. Sans moyens, nous le serons aussi.
Amélie de Montchalin, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, en charge des affaires européennes, était en visite jeudi 11 juillet à Lisbonne. L’occasion de rencontrer la communauté française installée au Portugal, mais aussi et surtout de s’entretenir avec ses homologues portugais et espagnol. Nos partenaires de la French Radio l’ont rencontrée.
Dans cet entretien, l’ex-députée de l’Essonne et vice-présidente du groupe En Marche à l’Assemblée évoque les ambitions françaises à l’aube d’une nouvelle législature européenne, mais aussi les dernières nominations aux postes clé de l’UE ou les problématiques que rencontrent les Français installés dans les pays européens. Ancienne économiste sur la zone euro, Amélie de Montchalin aborde aussi la manière dont le Portugal a su remonter la pente économiquement, et les fonds communautaires dont il a bénéficié durant la crise.
Lesfrancais.press : Bonjour Amélie de Monchalin, vous êtes Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, en charge des affaires européennes. Nous vous rencontrons ce jeudi 11 juillet à Lisbonne tout près de l’Ambassade de France car vous êtes en déplacement au Portugal, vous venez notamment pour rencontrer des Français installés ici mais aussi et surtout pour vous entretenir avec vos homologues portugais et espagnol, quels sujets allez-vous aborder en priorité ?
L’Ambassade de France à Lisbonne
Amélie de Monchalin : La France, l’Espagne et le Portugal travaillent très bien ensemble sur de très nombreux sujets : le climat, les enjeux sociaux, les enjeux de défense et de politique européenne de la recherche. Il y a peu de sujets sur lesquels nous ne sommes pas d’accord. Il y a sur le sujet des migrations un gros travail avec l’Espagne à faire, de compromis, de consensus, nous allons travailler et dialoguer et la France a toujours la même stratégie, nous proposons et rassemblons comme nous l’avons fait sur le climat.
Le but est de ne pas créer un front ibérique, de ne pas créer des blocs, je ne pense pas qu’il y ait des blocs de l’est, du sud… en revanche, sur beaucoup de sujets sociaux comme le SMIC européen, la formation, la sécurité sociale et l’accès à l’assurance chômage, nous avons une culture commune et il est intéressant de se renforcer ensemble pour ensuite convaincre les autres.
Lesfrançais.press : Votre parcours : vous êtes diplômée d’HEC, d’Harvard, vous avez travaillé dans le privé, vous avez remplacé Nathalie Loiseau au gouvernement, vous êtes aujourd’hui une jeune ministre de 34 ans qui parcoure l’Europe. Alors que s’ouvre justement une nouvelle législature européenne, quels sont les messages que la France tente de faire passer ?
Amélie de Monchalin :Nous avons 4 priorités : la transformation climatique et écologique, transformer nos modes de production et de recyclage et alimentaire, tout notre modèle économique en fait.
Ensuite il y a le modèle économique et social. Comme nous créons des emplois, il faut que ce soit des emplois viables et pas des emplois précaires, des « mini jobs ». Et comme nous créons de la prospérité, il faut de l’innovation pour continuer dans 5, 10, 15 ans, à avoir des emplois en Europe.
Troisième priorité : la protection. Nous protéger des risques extérieurs, ce qui est lié à la défense, et aussi nos frontières. Nous ne pouvons pas gouverner un territoire si il n’y a pas de limites, cela ne veut pas dire qu’il faut refuser l’accueil des réfugiés mais il faut s’organiser.
« Nous voulons que l’Europe n’ait pas peur de s’adresser aux Chinois et aux Américains »
Enfin, la voix de l’Europe dans le monde, nous voulons que l’Europe n’ait pas peur de s’adresser aux Chinois et aux Américains, nous voyons actuellement qu’il y a une crise avec l’Iran, autant de sujets sur lesquels nous devons peser.
4 priorités qui se déclinent selon les pays, les objectifs sont partagés et les moyens sont discutés. Nous avons une feuille de route commune, les Chefs d’Etat et de gouvernement se sont mis d’accord il y a 10 jours, nous avons désormais 5 ans devant nous pour avoir des résultats et travailler en détail.
Lesfrançais.press : 2 femmes et 2 hommes ont récemment été nommés à des postes clés de l’Union européenne, la parité est respectée. Au-delà de ce symbole, qu’avez-vous pensez du processus de nomination et notamment de la candidature « franco-allemande » à la tête de la Commission européenne de Mme Ursula von der Leyen, même le Président de la Commission Jean-Claude Juncker a critiqué cette nomination pour son opacité.
Amélie de Monchalin : J’ai été avec le Président de la République pendant ces journées et ces nuits qui ont été longues. Cela n’était pas opaque, il faut se demander à la fin comment avoir une équipe de gens libres, courageux, et qui vont faire bouger l’Europe. Nous aurions pu, comme souvent, choisir le dirigeant avec le plus petit dénominateur commun, en deux heures, cela ne fait pas avancer l’Europe et les citoyens ne s’y retrouvent pas. Nous avions une exigence : des gens compétents, un équilibre homme / femme, ce n’est pas facile car pendant des années ce n’était pas un critère. En termes d’équilibres géographiques, tout le monde devait comprendre que nous faisions avancer l’Europe et que justement il n’y avait pas des blocs géographiques se battant les uns contre les autres.
L’opacité, si elle est perçue, c’est car nous y mettons parfois des choses qui ne sont pas dans le jeu. Pendant une nuit, il y a eu le pire de l’Europe avec des débats, nationaux et d’égos, qui n’avaient rien à voir. Mme Merkel et M. Macron ont dit stop, nous sommes rentrés chez nous et revenus dans un esprit européen.
Lesfrançais.press : Vous parlez justement de Mme Merkel et M. Macron, pensez-vous qu’il s’agisse d’une victoire franco-allemande sur les pays de l’est et du sud notamment ?
Ce n’est pas une victoire franco-allemande mais une proposition franco-allemande qui a fait consensus. Mme Merkel a eu une phrase intéressante : « si chaque pays veut avoir un leader, il faut 28 jobs ». 4 positions sont entre les mains des dirigeants, nous ne pouvons pas mettre tout le monde de tous les pays. Par exemple nous sommes ici au Portugal, M. Barroso a dirigé la Commission européenne pendant 10 ans. Etais-ce une victoire pour le Portugal, en tout cas il représentait les intérêts de l’Europe.
« si chaque pays veut avoir un leader, il faut 28 jobs » Angela Merkel
Il était important que la France et l’Allemagne fassent une proposition sur un consensus, beaucoup de scénarios différents ont été travaillés, celui qui s’est produit était au moins le 4ème ou le 5ème. Il n’y avait pas de plan caché et nous avons, comme dans l’histoire européenne, cherché le consensus.
Lesfrançais.press : Vous venez d’évoquer le Portugal, ici l’Union européenne a joué un rôle important dans le renouveau du pays après la crise de 2008, que pensez-vous des mécanismes de solidarité qui ont joué et seraient-ils toujours présents demain si une crise advenait ?
C’est tout l’enjeu du budget de la Zone Euro, des mécanismes de stabilisation, du renforcement de l’Union Bancaire, nous avons vu que la Zone Euro pouvait avoir des situations asymétriques, c’est-à-dire certains pays prospèrent et certains vont être en difficulté. La France se bat fortement et est proche sur ce point du Portugal et de l’Espagne pour pouvoir affronter une nouvelle crise avec des armes plus préparées que ce qui fut une surprise en 2009 et 2012.
Nous voulons des mécanismes renforcés et plus rapides car à l’époque, moi qui était économiste, j’ai constaté la lenteur, c’est tout l’enjeu notamment du budget de la Zone Euro.
Lesfrançais.press : Vous avez été économiste vous l’avez indiqué, le Portugal apparait comme un pays qui a bien su gérer les fonds européens, remonter la pente économiquement, est-ce un exemple à suivre par d’autres pays et notamment ceux de l’est ?
Ce qui est sûr c’est que le Portugal est un pays très persévérant. Il y a eu des réformes budgétaires difficiles, ensuite une politique économique menée avec une forme de constance, pas forcément vue comme naturelle, elle était courageuse et hétérodoxe. Je vois surtout la constance et la cohérence. Ce qu’a fait le Premier Ministre récemment au moment de mettre en balance sa démission potentielle, cela a montré une forme de courage politique.
« J’ignore si cela doit être un exemple pour d’autres mais le courage politique est toujours une vertu ».
Ce que je retiens de ce pays, c’est le courage de ses dirigeants à aller au bout des choses avec une forme de persévérance. J’ignore si cela doit être un exemple pour d’autres mais le courage politique est toujours une vertu.
Lesfrançais.press : Concernant, enfin, les nombreux Français qui vivent en Europe, il n’y a plus d’obligations de visas pour s’installer, l’espace bancaire s’unifie, celui des télécoms aussi, et pourtant dans de nombreux pays il y a des résistances nationales comme ici au Portugal. L’État a par exemple continué à appliquer une taxation sur les immatriculations de véhicules européens, ou encore la France qui a dû rembourser la CSG collectée indûment pendant des années. Pour qu’une véritable citoyenneté européenne puisse prendre corps, ne faut-il pas que les grandes entreprises et les Etats jouent eux-mêmes le jeu ?
C’est ce qu’on appelle le marché intérieur avec des grandes libertés, la liberté de circulation, de commerce, cela a fait l’Europe. Nous devons toujours être vigilants, nous demandons d’ailleurs à la Commission européenne de vérifier que des petites choses insidieuses ne remettent pas en cause ce marché intérieur. Ce n’est pas l’ultra libéralisme, ce sont des projets concrets de citoyens européens et nous continuerons à faire avancer les choses concrètement, pas par idéologie mais pour faire développer ce continent que nous aimons tous.
Le président des États-Unis, Donald Trump, réclame une enquête sur le projet français de taxation numérique. Si le projet est jugé discriminatoire ou injuste, des mesures de rétorsion pourraient être prises.
Avertissement des États-Unis avant le vote sur la taxe numérique, prévu ce 11 juillet au parlement français : si le projet est jugé discriminatoire par les autorités américaines, des restrictions au commerce ou des droits de douane de représailles seront imposés.
Le projet français devrait, par ailleurs, être largement approuvé et prévoit d’imposer une taxe sur toutes les sociétés numériques dont le chiffre d’affaires est supérieur à 750 millions d’euros dans le monde et à 25 millions d’euros en France.
Le taux unique d’imposition serait de à 3 % et pourrait frapper certaines des plus grosses sociétés américaines, notamment Amazon, Facebook et Google. Plutôt cette année, le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, avait déclaré que cette taxe rapporterait jusqu’à 500 millions d’euros de recettes fiscales par an.
Dans un communiqué, le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer a déclaré : « les États-Unis sont extrêmement inquiets que la taxe — en passe d’être adoptée par le Sénat français — vise injustement les entreprises américaines ».
« Donald Trump nous a sommés d’enquêter sur les effets de cette loi et de déterminer si elle s’avère discriminatoire ou déraisonnable et si elle pèse ou restreint le commerce américain », a-t-il ajouté.
Dans le cadre de l’enquête, les États-Unis ont jusqu’à un an pour déterminer si les mesures prises par la France dans le domaine de la taxe numérique constituent une politique commerciale déloyale. Mercredi 10 juillet, l’enquête a reçu l’approbation du président de la Commission des Finances du Sénat, Chuck Grassley (républicain), et du sénateur Ron Wyden (démocrate).
« La taxe sur les services numériques, mise en place par la France et d’autres pays européens, est clairement protectionniste et vise injustement des sociétés américaines au détriment de l’emploi et des travailleurs américains », ont-ils déclaré dans un communiqué commun.
À leurs yeux, les mesures unilatérales françaises sont de mauvaises solutions. « Ces pays devraient plutôt consacrer leur énergie à mettre en place des procédures multilatérales », ont-ils ajouté en référence aux négociations internationales actuellement en cours au niveau de l’OCDE.
Les géants du Web se rangent aussi du côté de la Maison-Blanche : Amazon a publié une déclaration dans laquelle l’entreprise « applaudit l’administration Trump d’avoir riposté contre la France et d’avoir signalé à tous les partenaires commerciaux américains que le gouvernement n’acceptera pas les politiques fiscales et commerciales discriminatoires ».
L’année dernière, l’administration américaine a pris une position bien tranchée contre le projet d’une taxe européenne sur les géants du numérique, déplorant une discrimination contre les sociétés américaines.
Les projets de taxations ont été reportés au début de cette année par un groupe de pays incluant l’Irlande, la Suède, la Finlande et le Danemark avant d’être finalement abandonnés. Cet échec a poussé de nombreux pays comme le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Autriche et la France à agir seuls.
Malgré l’opposition de plusieurs États membres, la taxe numérique pourrait bien refaire surface au niveau européen. « Notre monde est toujours plus connecté », indique Margrethe Vestger, la commissionnaire européenne à la concurrence, qui va entamer un deuxième mandat à la Commission. « La situation sera extrêmement problématique si nous ne parvenons pas à augmenter les taxes numériques », avait-elle déclaré à la radio française en avril.
En outre, même si le Parlement européen ne joue qu’un rôle consultatif dans les affaires fiscales, la pression exercée par ses membres directement élus pourrait avoir une influence pendant la nouvelle législature.
Lors d’un vote non contraignant l’année dernière, le Parlement s’est prononcé en faveur de la mise en œuvre d’un taux d’imposition de 5 % sur les sociétés numériques. Les députés ont également voté, à la majorité écrasante, pour inclure les services de streaming en ligne dans le champ d’application de ce projet.