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  • S’expatrier facilement au Royaume-Uni, encore 10 mois…

    Près de 150 000 Français sont inscrits sur les registres consulaires au Royaume-Uni, en grande majorité en Angleterre, pour une population réelle estimée à 300 000.

    Depuis le référendum sur le Brexit en 2016, l’ambassade de France n’a noté aucune dynamique spécifique dans les arrivées et les départs des Français au Royaume-Uni, qui accueille depuis longtemps tant les cadres dynamiques et les auto-entrepreneurs que les jeunes en quête d’un petit boulot et de l’opportunité de d’apprendre la langue.

    Après la consternation, les Français sont nombreux à vouloir continuer l’expérience britannique.

    « Nous avons eu plus d’inscriptions en 2019 qu’en 2018, confie Fabien Maero, responsable du centre Charles-Péguy de Londres à France 24
    Surtout qu’ils peuvent encore profiter de Londres comme avant pendant un an. En effet, les premiers effets du Brexit n’auront lieu qu’après décembre 2020. Les rounds de négociation devront définir les possibilités d’installation après cette date.

    Quel statut après décembre 2020 ? Settled status ?

    Depuis le 6 décembre 2018, le gouvernement britannique a commencé à mettre en place le « settled status » (statut de résident permanent), équivalent d’un droit de résidence à durée illimitée, pour les ressortissants européens et les membres de leur famille résidant au Royaume-Uni. Ce « super-visa » nécessitant une inscription rapide en ligne doit leur permettre de continuer à travailler, étudier et accéder aux prestations sociales et services du pays dans les mêmes conditions qu’avant le Brexit.

    Tous les citoyens européens installés dans le pays avant le 31 décembre 2020 pourront en bénéficier mais au delà on ne connait les conditions qui seront nécéssaires pour obtenir ce fameux statut.

    L’absence de pièce d’identité physique au Royaume-Uni entraine, aussi, un risque devoir justifier de son « settled status » par voie numérique ce qui pourrait entraîner des discriminations. C’est pourquoi les européens réunis dans le collectif THE 3 MILLIONS, dirigé par un Français, veulent voir le gouvernement émettre une preuve physique du statut. La peur de connaitre un changement brusque du statut en 2021 et de se retrouver désuni.

     

  • Entre émotion et bouffonneries.. le départ des députés britanniques du Parlement Européen

    Les eurodéputés ont donné sans surprise leur accord par 621 voix pour, 49 contre, et 13 abstentions. Les opposants sont essentiellement des élus d’outre-Manche des groupes centriste Renew, sociaux-démocrates et Verts.

    «Nous vous aimerons toujours et nous ne serons jamais loin», a promis la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen aux eurodéputés en partance

    Deux jours avant le Brexit, le Parlement européen a ratifié mercredi à une écrasante majorité le traité de retrait du Royaume-Uni de l’UE et fait des adieux émus aux députés britanniques sur l’air de «Ce n’est qu’un au revoir».

    Il s’agissait de la dernière étape majeure dans la ratification de l’accord, trois ans et demi après le référendum sur le Brexit et près d’un demi-siècle après l’adhésion du Royaume-Uni.

    Aussitôt après le vote, qui a scellé le départ des eurodéputés britanniques, nombre d’élus se sont donné la main dans l’hémicycle et ont entonné le chant écossais «Auld Lang Syne» (Ce n’est qu’un au revoir), certains brandissant des écharpes aux couleurs des drapeaux britannique et européen.

    «Nous vous aimerons toujours et nous ne serons jamais loin», a promis la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen aux eurodéputés en partance, lors d’un débat avant le scrutin. «Vous allez nous manquer», a-t-elle assuré.

    «Contre un Brexit sauvage»

    «Je regrette que le Royaume-Uni ait choisi d’être solitaire plutôt que d’être solidaire. C’est un jour évidemment triste et grave. C’est un affaiblissement pour les deux côtés», a déploré le négociateur de l’UE sur le Brexit Michel Barnier, chargé désormais des discussions sur la future relation avec Londres.

    «Le vote d’aujourd’hui n’est pas en faveur ou contre le Brexit, c’est un vote pour un Brexit ordonné, contre un Brexit sauvage», a souligné le Belge Guy Verhofstadt, rapporteur du dossier.

    Il a toutefois concédé que le Brexit était «aussi un échec de l’Union». Et appelé de ses voeux une Europe réformée, plus efficace, débarrassée des règles d’unanimité et des régimes d’exception.

    «Si les gens se détournent du projet européen, c’est qu’ils ont le sentiment que les politiques de l’UE servent, avant tout, les intérêts d’une minorité au détriment de la majorité. Le Brexit est une leçon pour nous tous», a aussi mis en garde le député belge des Verts Philippe Lamberts.

    Le débat a été l’occasion d’un dernier coup d’éclat pour le chef de file du Brexit Party, Nigel Farage, qui a célébré une victoire du «populisme» sur la globalisation, avant d’agiter avec ses collègues des Union Jack, en violation des règles du Parlement. Ce qui leur a valu un rappel à l’ordre. La cheffe de file des sociaux-démocrates (S&D) dans l’hémicycle, l’Espagnole Iratxe Garcia, qui n’avait pu retenir ses larmes lors d’une cérémonie de départ pour les élus travaillistes, s’est dite «dévastée» par ce départ.

    «C’est une journée triste pour notre parlement», a regretté David Sassoli, président de l’institution. «Lors d’une journée comme celle-ci il faut rester encore plus unis», a-t-il souhaité. «Arrivederci», a-t-il lancé aux partants.

    Toute la journée, le Parlement a bruissé d’une affluence inhabituelle, de nombreux médias s’y pressant pour raconter l’événement en direct.

    Une réception d’adieu est prévue à l’issue du vote, tandis que les pro-Brexit ont prévu la plupart de leurs célébrations chez eux.

    Le représentant du Royaume-Uni auprès de l’UE, Tim Barrow, a déposé mercredi matin au Conseil européen le document officiel montrant que Londres a rempli toutes ses obligations légales pour sortir de l’UE.

    La toute dernière étape sera l’adoption par procédure écrite jeudi du traité par le Conseil (les Etats membres).

    Le Brexit sera effectif vendredi à 23H00 GMT. Le Premier ministre Boris Johnson s’adressera à la nation à 22H00.

    «C’est un grand moment pour notre pays, un moment d’espoir (…) mais aussi un moment pour se retrouver avec confiance», a dit Boris Johnson mercredi sur Facebook.

    Départ sans précédent

    Le moment est peu glorieux pour le bloc européen: après des années d’élargissement, c’est la première fois qu’un membre plie bagages.

    Le traité de retrait a été signé au milieu de la nuit de jeudi à vendredi la semaine passée par les présidents des institutions, Ursula von der Leyen et Charles Michel, sans la présence des médias. Pas de cérémonie protocolaire non plus pour le retrait des drapeaux britanniques.

    Un chapitre se ferme, une nouvelle période de négociations tout aussi difficile s’ouvre: pendant la période de transition jusqu’à fin décembre, au cours de laquelle le Royaume-Uni continuera d’appliquer les règles communautaires, l’UE et Londres vont devoir s’entendre sur leur future relation, en particulier commerciale.

    Michel Barnier a présenté mercredi matin le projet de mandat de négociation à la Commission européenne, qui ne sera rendu public que lundi, une fois le Royaume-Uni devenu un pays tiers.

    La marche jusqu’au traité de retrait n’était qu’une «première étape», a rappelé Ursula von der Leyen, qui a une nouvelle fois insisté sur l’importance du respect des normes européennes («level playing field» en anglais) dans la négociation d’un futur accord de libre-échange.

    Selon la Commission, les «rounds» de négociation pourraient se tenir toutes les trois semaines pour respecter l’échéance de la fin d’année.

     

  • La lutte contre la réforme des retraites se poursuit malgré tout en France

    Même si la mobilisation des ces dernières semaines est en forte chute, que le mouvement de grève perturbe beaucoup moins les transports et que le projet de loi sur la réforme des retraites a démarré son parcours législatif, les opposants restent mobilisés.

    Et ce mercredi, les syndicats organisent la huitième journée nationale interprofessionnelle, alors que la mise en garde sévère du Conseil d’Etat n’a pas ébranlé la détermination de l’exécutif à aller jusqu’au bout.

    Cette journée de manifestations intervient alors que les deux projets de loi, l’un organique, l’autre ordinaire, ont démarré leur parcours à l’Assemblée nationale après leur adoption vendredi en conseil des ministres. Les discussions dans l’Hémicycle doivent démarrer le 17 février.

    Les cortèges en région ont commencé à s’élancer au milieu de la matinée, tandis qu’à Paris, les manifestants partiront à 13h30 de la place d’Italie (XIII e arrondissement) pour rejoindre les Invalides (VIIe), après être notamment passés par Port-Royal et Montparnasse.

    A Toulouse, 3000 personnes ont défilé mercredi matin, selon la police. Ils étaient un peu plus de 2600 à Saint-Etienne, selon France Bleu, et autour de 1500 à Perpignan, selon L’Indépendant ou encore 4 500 à Marseille.

    Les opposants au texte, qui avaient déjà mobilisé dans la rue vendredi (entre 249 000 personnes selon le ministère de l’Intérieur et 1,3 million selon la CGT) ont donc été ragaillardis par la publication vendredi d’un avis particulièrement critique du conseil d’Etat, qui a regretté ne pas avoir eu le temps de « garantir au mieux la sécurité juridique » du projet de réforme. La plus haute juridiction administrative française a critiqué le recours à 29 ordonnances qui font « perdre la visibilité d’ensemble », et a pointé des projections financières « lacunaires ».

    « La CGT est encore plus déterminée, mobilisée. On ira jusqu’au bout tant qu’Emmanuel Macron et Édouard Philippe n’entendent pas qu’ils sont isolés dans ce pays », a lancé Catherine Perret, secrétaire confédérale CGT.

    « Je n’ai jamais pensé que cette réforme serait simple »

    C’est « un choix assumé du gouvernement » d’écrire « au fur et à mesure que les concertations aboutissent », a pourtant défendu Agnès Buzyn, la ministre de la Santé. Edouard Philippe, interpellé à plusieurs reprises mardi à l’Assemblée, a de nouveau défendu la réforme et son étude d’impact, « très complète ». « Je n’ai jamais pensé que cette réforme serait simple car le sujet est effectivement compliqué », a reconnu le Premier ministre.

    Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, pourtant favorable à un système universel des retraites par points, a regretté le « biais » de cette étude qui se base sur un âge d’équilibre à 65 ans. « On demandait des chiffres depuis des mois et des mois. Là, on en a et ils sont très contestables », selon lui.

  • L’ONU se méfie de WhatsApp

    Le téléphone de Jeff Bezos, le patron d’Amazon a été piraté, via WhatsApp, pensent de nombreux experts. Par l’Arabie saoudite, soupçonne-t-on, qui aurait voulu savoir ce que Jeff pensait (ou savait) de l’affaire Khashoggi, ce journaliste saoudien dépecé dans un consulat en Turquie par les services saoudiens. L’ONU réagit, et recommande aux dirigeants de l’Organisation de ne plus WhatsApp. Difficile en effet de condamner l’Arabie saoudite. D’autant qu’il n’y a pas de preuve. Mais une façon de confirmer les soupçons.

    Les experts de l’Onu ont écrit un rapport qui demande une enquête immédiate et qui va jusqu’à évoquer une « possible implication «  du Prince Ben Salman, le dirigeant du pays.

    Le porte-parole de l’ONU, Farhan Haq a déclaré : «  Les principaux responsables des Nations Unies ont reçu pour instruction de ne pas utilserWhatsApp, ce n’est pas considéré comme un moyen sûr ». Cependant, ce rappel est significatif puisque l’instruction date déjà de juin 2019.

    Facebook, propriétaire de WhatsApp, répond que : « Chaque message privé est protégé par un cryptage de bout en bout. La technologie de cryptage que nous avons développée avec Signal jouit d’une grande considération auprès des experts en sécurité et reste la meilleure disponible pour les personnes à travers le monde »

    Si le téléphone de Jeff Bezos peut être piraté, que les experts de l’ONU se méfient, et qu’ils donnent comme instruction aux fonctionnaires de l’organisation de ne plus l’utiliser, à qui se fier ? A  Huaweï ?

  • Paula Forteza quitte LREM: réactions en Amérique du sud et à Paris

    « J’annonce mon départ de la République en Marche ». Paula Forteza

    C’est par cette déclaration, qui n’était pas vraiment une surprise, que Paula Forteza, députée de la deuxième circonscription des Français de l’étranger, circonscription gigantesque qui regroupe l’ensemble de l’Amérique latine et les caraïbes, a annoncé qu’elle quittait la majorité présidentielle.

    La députée, soutien de Cédric Villani et tête de liste dans le 19ème arrondissement de Paris pour les municipales, siègera parmi les non-inscrits. Parlant dans son communiqué de presse avec insistance d’écologie, elle pourrait à l’avenir rejoindre un groupe qui porte ces thématiques, sans donner d’indications précises à ce jour.

    Une pétition lancée appelant à la démission de la députée

    Ce départ de la République en marche ne risque pas de satisfaire les auteurs de la pétition lancée en décembre  qui appelle à la démission de la députée.

    Cécile Lavergne, conseillère consulaire la France Insoumise en Colombie, y estimait, en compagnie des élus consulaires François Boucher (Français du Monde Ecologie et Solidarité) et Daniel Colas (Français du Monde Ecologie et Solidarité), que la campagne de Mme Forteza à Paris et ses fonctions de députée en Amérique du Sud sont incompatibles, qu’il n’est pas possible de cumuler deux positions dans des circonscriptions si éloignées tant géographiquement qu’en terme de problématiques.

    « Nous avons eu un couvre-feu pendant 10 jours à Santiago avec des frictions sociales très fortes et il n’y eut aucune visite de sa part » – Laure-Hélène Filhol – Conseillère Consulaire au Chili

    Les émeutes au Chili ont eu pour conséquence un couvre-feu de 10 jours

    Une position partagée par Laure-Hélène Filhol, élue au Chili et qui se présentera comme indépendante lors des consulaires 2020. Cette dernière, que nous avons contacté, nous a fait part de sa surprise concernant le retrait de Mme Forteza de LREM et qu’elle attendait de voir la suite des évènements. Elle nous avait auparavant indiqué sa consternation concernant ce qu’elle estime être un manque d’investissement de la députée vis-à-vis des Français de la circonscription : « Nous avons eu un couvre-feu pendant 10 jours à Santiago avec des frictions sociales très fortes et il n’y eut aucune visite de sa part » nous a-t-elle indiqué.

    Un élu consulaire LREM en Argentine indique soutenir Paula Forteza

    A l’inverse, et de manière assez surprenante, Michel Menini, conseiller consulaire et conseiller national LREM a partagé la communication de Mme Forteza sur les réseaux sociaux indiquant la soutenir. Contacté, il n’a pas encore donné suite à nos demandes. Cette position du représentant de LREM en Argentine, et qui a été partagée sur la page officielle de la majorité présidentielle dans le pays, augure-t-elle d’une évolution et ce alors que les élections consulaires sont proches ?

    Ailleurs sur le continent, Malika Rabia (Gauche Costa Rica), conseillère consulaire en Amérique centrale, nous a rappelé son souhait que Mme Forteza démissionne compte tenu de son nouvel ancrage parisien. Florence Poznanski, élue La France Insoumise au Brésil, et qui nous avait auparavant indiqué également son malaise vis-à-vis de ce qu’elle estime être le manque d’investissement de la députée en Amérique du Sud et l’incompatibilité de ce poste avec une candidature à Paris a, en revanche, souligné notamment sur les réseaux sociaux, son approbation de la critique faite par la députée de la façon dont la réforme des retraites est engagée, une des raisons invoquées par Paula Forteza pour justifier son départ de LREM.

    A Paris enfin, un silence gêné de la majorité présidentielle, qui a déjà subit plusieurs autres départs auparavant (2 députés ont déjà été exclus), a été la seule réponse apportée.

    La circonscription de Mme Forteza compte 27 pays et très peu de soutiens parmi les conseillers consulaires sortants au Président de la République.

    Ce départ va-t-il fragiliser LREM et ses alliés dans leur quête de la conquête du Sénat suite certes aux municipales, notamment à Paris, mais aussi, pour les 6 Sénateurs des Français de l’étranger qui vont être renouvelés en Octobre, et aux consulaires des 16 et 17 mai prochains ? Le score de M. Villani à Paris et les conséquences quant à son avenir dans la majorité pourraient, pour l’Amérique du Sud, être un facteur important. Le XIXème arrondissement de Paris joue donc, étrangement, un rôle dans ce scrutin à l’autre bout du monde.

  • les Français de l’Etranger, victimes des élections ?

    Les élections municipales accaparent LREM au niveau national détournant ses responsables des Français de l’Etranger. Et cela au pire moment où les incompréhensions entre les électeurs, qui ont voté, à l’étranger, à plus de 70% pour Macron en 2017, et le gouvernement sont de plus en plus nombreuses.

    Fiscalité,  réduction budgétaire pour l’éducation, l’administration consulaire, mais aussi réforme institutionnelle et tensions dans les échanges commerciaux internationaux… Les divergences se multiplient.

    Et c’est le moment où certains responsables ont décidé de choisir pour s’investir dans les élections municipales.

    Paula Forteza part à la conquête du 19ème en dissidence

    Paula Forteza, elle, a décidé de rejoindre Cedric Villani, la députée, hier, a confirmé non seulement sa candidature à Paris mais sa démission du groupe LRM à l’Assemblée nationale auquel elle appartenait jusqu’alors. Elle critique un  mouvement, «  La République en marche », « verrouillé, qui récompense les amitiés plus que les compétences et suit une dynamique d’exclusion, de rétrécissement, plus que de rassemblement ». Ce fut un coup de tonnerre pour les équipes locales à la veille des élections consulaires.

    Jean-Baptiste Lemoyne se jette dans une guerre fratricide contre le ministre de l’agriculture Didier Guillaume à Biarritz

    Le Secrétaire d’Etat de Jean-Baptiste Lemoyne s’est lancé à Biarritz dans une bataille, extrêmement suivie par les média, face au ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, en se présentant sur la liste du maire sortant Michel Veunac Modem.

    Autre membre pivot de l’équipe en charge des Français de l’Etranger qui prend le chemin de campagne, François Decoster, le chef de cabinet du secrétariat d’Etat de Jean-Baptiste Lemoyne. Maire sortant de la petite ville de Saint-Omer de 15 000 habitants dans le Nord-Pas-de-Calais, il n’est pas encore officiellement candidat, cependant sa présence sur le territoire de la commune se densifie.

    Les députés des Français de l’Etranger

    Les élections municipales mais aussi son pendant chez les non-résidents : les élections consulaires. En effet, en mai 2020 (plus que quelques semaines pour vérifier ou s’inscrire sur les listes électorales), plus de 1 800 000 français de l’étranger seront appelés à désigner les Conseillers des Français de l’Etranger qui animeront les conseils consulaires et siégeront à l’Assemblée des Français de l’Etranger. Rappelons que 10 députés sur 11 sont issus des rangs du parti présidentiel (moins la députée Forteza et deux autres qui ont été depuis exclus). Comme leurs confrères nationaux, ils essaient, eux aussi, de mailler le territoire en multipliant les élus locaux.. 2022 n’est plus très loin. Leur implication est donc totale.

    Surtout que les Conseillers des Français de l’Etranger sont aussi des grands électeurs pour les sénatoriales. Le Sénat détient la clé de la réforme institutionnelle voulue par le président. Rappelons que cette réforme instituera un vote sur liste à la proportionnelle avec une circonscription unique. Le succès ou non des macronistes déterminera le mode d’élection de nos prochains députés. 

  • Le digital est-il l’ami ou l’ennemi de la croissance ?

    En 2018, Apple et Google contrôlaient 97 % des logiciels de téléphonie mobil. 65 % des recherches sur Internet sont effectuées en ayant recours au moteur de recherche de Google qui contrôle 60 % du streaming vidéo grâce à YouTube.

    Apple et Google ont capté la moitié du marché publicitaire sur Internet, marché qui représente plus de 50 % du marché total de la publicité sur le plan mondial. L’Apple Store propose plus de quatre millions d’applications; trois millions de téléchargement sont réalisés par heure. Ces téléchargements procurent un milliard de dollars de chiffres d’affaire par mois dont le tiers revient directement à Apple.

    Le coût du travail au sein des GAFA est quatre fois plus faible que celui constaté au sein des grandes enseignes de la distribution. Les entreprises du digital ont une capacité à mettre à contribution leurs usagers. Ainsi, le site TripAdvisor qui agrège les hôtels et les restaurants reçoit plus de 170 millions d’avis par an rédigés par 60 millions de personnes. Six nouveaux articles sont écrits gratuitement sur Wikipédia toutes les minutes. Proposées gratuitement, 95 % des applications téléchargées sur Apple Store, représentent plus de trois millions d’années de travail.

    Rares sont, dans le passé, des secteurs où une telle concentration a été constatée avec à la clef des marges très importantes. Elles peuvent atteindre près de 100 % à partir du moment où l’amortissement du logiciel a été réalisé.

    La capitalisation de Google et Apple est supérieure à celle des 40 entreprises françaises du CAC 40. Grâce à leurs bénéfices ou à leur capacité à lever de l’argent, les GAFA rachètent de nombreuses entreprises pour consolider leurs positions. Facebook a été capable d’acheter la messagerie WhatsApp 19 milliards de dollars sachant que cette dernière avait un chiffre d’affaires de 16 millions de dollars et des pertes de 235 millions de dollars. Le véritable capital de WhatsApp était, en 2014, dans les 470 millions d’utilisateurs. En 2016, Microsoft a imité Facebook en acquérant LinkedIn pour 26 milliards de dollars. Ce réseau avait alors 467 millions de membres. Chaque client représente entre 40 et 60 dollars, ce qui représente peu dans les faits, d’autant que le client est un travailleur déguisé. Ainsi, les 1,5 milliards d’abonnés à YouTube participent à la valorisation du site à travers les vidéos qu’ils mettent.

    L’augmentation des clients, des abonnés permet de capter une part croissante des budgets publicités et rend difficile l’arrivée de nouveaux concurrents.

    En vingt ans, le taux de croissance de près de 20 % des grandes entreprises du digital a modifié le paysage du capitalisme au sein des pays avancés. Les États, les collectivités locales se livrent une bataille féroce pour accueillir des entrepôts d’Amazon même si cela se traduit par la disparition de milliers d’emplois dans la distribution. En 2018, 45 % de la population américaine vit à moins de 30 kilomètres d’un entrepôt Amazon contre 15 % en 2014. Sur cette période, 100 000 emplois dans la grande distribution ont été supprimés.

    Les entreprises de tête dans le secteur du digital captent une grande partie de la croissance. La baisse des gains de productivité concerne essentiellement les activités traditionnelles quand dans les entreprises en phase avec le digital, ces gains dépassent 3 % par an. À la différence des autres cycles de croissance, le ruissellement des gains réalisés par les entreprises de pointe vers les autres ne s’effectue pas.

    Une segmentation est apparue avec la coexistence de deux types d’activités, celles où les entreprises du digital sont dominantes et les autres. Le marché de la technologie de l’information est dorénavant tenu par des oligopoles. Depuis sept ans, les nouveaux entrants se font de plus en plus rares. Deux tiers des leaders de 2020 étaient déjà présents en 2013, Google, Apple, Amazon, Microsoft, etc.

    La divergence des gains de productivité entraine celle des profits. À l’échelle mondiale, 10 % des entreprises les plus performantes dont beaucoup sont issues du secteur des TIC réalisent 80 % des bénéfices. Les 20 % des entreprises du secteur des TIC le plus en pointe réalisent 85% des bénéfices de ce secteur. La rentabilité des 100 premières entreprises était supérieure de 16% de la médiane en 1995. Ce taux est désormais supérieur à 40%.

    L’écart entre les entreprises américaines les plus rentables et la moyenne était de 1 à 3 en 1985, écart identique à celui constaté en 1965. En 2017, il était de 1 à 6. Les techniques et process issus du monde digital ont du mal à se diffuser au sein des secteurs classiques. Les nouvelles technologies provoquent des blocages, des embolies. Elles peuvent aboutir à automatiser la complexité et non à simplifier les modes de production et de commercialisation. En démultipliant le nombre de données, elles créent de la paralysie dans l’action par surabondance.

    Le tiers du retard de productivité en Europe par rapport aux États-Unis serait imputable à des problèmes organisationnels et d’intégration des nouvelles techniques dans les chaînes managériales. Un symbole de l’incapacité à répondre au défi du monde digital est selon une étude du Boston Consulting Group, la capacité des entreprises à maîtriser les flux de mails. En dix ans, le nombre de mails envoyés au sein des entreprises à plus de dix personnes a été multiplié par plus de dix aboutissant à des phénomènes de saturation et de déresponsabilisation.

    En 1970, les services courriers auraient croulé sous la tâche si de telles pratiques avaient eu cours. Selon une étude de Mc Kinsey, les techniques digitales ne seraient exploitées qu’à 20% de leur potentiel. Les actifs seraient insuffisamment formés et utiliseraient de ce fait qu’une petite partie des solutions auxquelles ils ont accès.

    Les gains de productivité de la sphère digitale, au regard des précédentes révolutions industrielles apparaissent décevants. Ce constat vaut également pour les États-Unis même si leur situation, en la matière est plus favorable que l’Union européenne. Le caractère pseudo gratuit de certains services en ligne a été mis en avant pour expliquer la faiblesse des gains de productivité.

    Une étude du FMI de mars 2017 semble prouver que l’impact des services gratuits sur la productivité est faible. Pour certains économistes, les effets du digital ne sont pas encore réellement matérialisés. Ils rappellent qu’une période de 30 ans est nécessaire pour le déploiement d’une technologie. Pour autant, cela fait 40 ans que les techniques numériques se diffusent.

    D’autres économistes estiment que le digital offre du confort sans pour autant modifier en profondeur l’activité. Il déplace des richesses mais n’en crée pas. Commander un livre sur Amazon ou se rendre dans une librairie de quartier ne change pas réellement la donne économique. L’apport de l’électroménager au cours du XXe siècle a libéré du temps pour les familles qui ont pu se consacrer à de nouvelles activités, sports, loisirs. La taylorisation des chaînes, leur automatisation a permis à l’industrie d’améliorer sa productivité et de distribuer des salaires plus importants (fordisme). La population consacre de plus en plus de temps à Internet sans qu’il y ait une création de richesses. Le temps est pris sur d’autres activités qui auraient pu être marchandes.

  • L’UE pourrait utiliser la taxe carbone aux frontières contre le Royaume-Uni

    Si, à la suite du Brexit, le Royaume-Uni décidait de ne plus respecter les règles communautaires du marchés du carbone, l’Union européenne pourrait soumettre son ancien membre à la taxe carbone aux frontières, avertit l’eurodéputé Pascal Canfin.

    L’UE « doit se montrer ferme » et « ne doit pas prendre peur à la perspective qu’aucun accord économique ne soit trouvé d’ici au 31 décembre prochain », a déclaré Pascal Canfin, le président de la commission environnement du Parlement européen, alors que les négociations post-Brexit se profilent.

    Les pourparlers détermineront le type de relations que le Royaume-Uni et l’UE entretiendront après la période de transition qui prendra fin le 31 décembre, et Pascal Canfin a clairement indiqué que toute divergence par rapport aux règles de l’Union rendrait les relations commerciales plus difficiles.

    « Les discussions n’ont pas commencé de la meilleure des façons, car le gouvernement britannique affirme vouloir bénéficier d’un accès total [au marché unique], mais aussi qu’il entend diverger [des règles de l’UE]. Pour moi, c’est comme si l’UE demandait un alignement complet, mais avec des quotas », a averti le parlementaire.

    En tant que responsable de la commission de l’environnement du Parlement (ENVI), Pascal Canfin assumera un rôle de conseiller auprès des négociateurs sur les questions qui relèvent de sa compétence durant les pourparlers. Selon lui, la question des marchés du carbone constitue un exemple concret des difficultés qui pourraient survenir.

    Le Royaume-Uni fait actuellement partie du système européen d’échange de quotas d’émission (SCEQE), mais le gouvernement prévoit de sortir du dispositif de l’UE et de mettre en place son propre système de tarification du carbone. Pascal Canfin a déclaré à la presse que « les marchés devr[aient] afficher les mêmes prix ».

    « Pour l’industrie de l’UE, il est inacceptable que le Royaume-Uni bénéficie d’un accès complet » au marché unique de l’Union, alors qu’un prix du carbone plus bas est proposé de l’autre côté de la Manche, a-t-il insisté.

    Le prix du quota en débat

    Des documents du gouvernement britannique datant de 2018 suggèrent que  le prix du carbone s’élèverait à environ 35 euros par tonne, alors que le tarif actuellement en vigueur au sein du SCEQE est de 25 euros  environ. Le prix devrait cependant augmenter à mesure que de nouvelles politiques vertes seront ratifiées et mises en œuvre.

    « Nous avons commencé à plancher sur le mécanisme d’ajustement aux frontières pour le carbone. Nous pourrions envisager de l’appliquer au Royaume-Uni, afin de rétablir des règles du jeu équitables », a suggéré Pascal Canfin, évoquant le nouvel instrument de l’Union pour contrer le « dumping climatique ».

    Selon l’eurodéputé de Renew Europe, le Royaume-Uni devra-t-il uniquement accepter les lois européennes en l’état le jour de la signature d’un nouvel accord commercial, ou devra-t-il se conformer aux mises à jour et aux révisions, selon le procédé connu sous le nom d’« alignement dynamique » ?

    « Du point de vue de l’UE, il s’agit de clauses de non-régression, de sorte que vous ne pouvez pas diverger de la législation européenne en vigueur », a-t-il répondu. Avant d’ajouter que l’actualisation des règles climatiques serait bientôt à l’ordre du jour avec le nouveau programme du Green Deal.

    Les temps de la fiscalité

    L’adoption d’une taxe carbone aux frontières ne va pas de soi pour l’UE, même si la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a assuré qu’elle serait mise en place quand et où elle serait nécessaire.

    L’industrie lourde martèle qu’il s’agit d’une condition préalable à la poursuite des efforts de décarbonisation, afin de maintenir l’avantage concurrentiel de l’Europe face aux produits et marchandises de rivaux tels que la Chine et l’Inde.

    Phil Hogan, le commissaire européen au commerce, a récemment fait savoir à Euractiv que le « jury était encore en train de délibérer » sur la manière dont la taxe serait concrètement mise en oeuvre, refusant de commenter les détails du processus tant que l’étude de faisabilité en cours n’aurait pas été finalisée.

    « Je pense que nous ne verrons aucune conclusion, ni aucun document à ce sujet avant 2021, ou avant plusieurs mois du moins. Il est donc un peu tôt pour dire comment tout cela fonctionnera. Mais c’est au moins à l’ordre du jour », a précisé le commissaire irlandais.

    L’étude d’impact examine divers sujets, avec, au premier chef, celui de la compatibilité de la taxe avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

    Consciente qu’il s’agit d’une question cruciale, Ursula von der Leyen a mandaté plusieurs de ses fonctionnaires pour plancher sur le futur dispositif, tels que Phil Hogan, mais aussi Paolo Gentiloni, chargé de l’économie, et Kadri Simson, la commissaire à l’énergie.

    Même si elle en est encore au stade embryonnaire, la taxe fait déjà parler d’elle au niveau international. Wilbur Ross, le secrétaire américain au commerce, a indiqué la semaine dernière au Financial Times que Washington surveillait de près la Commission.

    « Notre réaction dépendra de la forme que prendra la taxe. Si elle est essentiellement protectionniste, comme les taxes numériques, nous prendrons des mesures », a-t-il déclaré dans les colonnes du quotidien.

    « Je ne crois pas que nous sachions comment fixer le prix de ces choses », a pour sa part déclaré son collègue Steve Mnuchin,  le secrétaire américain au Trésor, lors d’une réunion au Forum économique mondial de Davos.

    « Et si vous voulez mettre une taxe sur les gens, allez-y, instaurez une taxe carbone, ce n’est rien d’autre qu’une taxe sur les gens qui travaillent dur », a-t-il fait valoir auprès de la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde.

    Une proposition visant à lancer une forme de taxe carbone aux États-Unis est cependant en cours d’élaboration : l’Energy Innovation and Carbon Dividend Act. Issue d’un groupe bipartite de la Chambre des représentants des États-Unis, celle-ci n’a toutefois pas encore obtenu le soutien d’un nombre suffisant de parlementaires.

  • Coronavirus : La France prend en charge le rapatriement des européens de Wuhan

    Le rapatriement des Français de l’étranger résidents à Wuhan, en Chine, le centre de l’épidémie du nouveau coronavirus, fut détaillé ce mardi.

    Deux avions ramèneront au moins 250 Français et plus de 100 ressortissants d’autres pays européens. Un premier avion décollera de France mercredi matin et le deuxième « plus tard dans la semaine », a indiqué la Commission européenne dans un communiqué.

    « Nous avons identifié un lieu d’accueil en région parisienne », a précisé Agnès Buzyn,

    L’Union européenne cofinancera les frais de transport aérien, précise la Commission, dans le cadre d’une demande d’assistance de la France qui a activé le mécanisme de protection civile de l’UE. « Le Centre de coordination de la réaction d’urgence de l’UE […] est en contact permanent avec les États membres, les délégations de l’UE dans la région et l’ambassade de Chine à Bruxelles. Un soutien supplémentaire de l’UE peut être mobilisé sur demande », a précisé le commissaire chargé de la gestion des crises, Janez Lenarcic.

    Un avion atterrira « jeudi après-midi à Wuhan » et « devrait être de retour en France probablement vendredi, je ne peux pas savoir si c’est vendredi soir, vendredi dans la nuit ou samedi matin », a déclaré la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, mardi lors de ses vœux à la presse. « Une équipe médicale accompagnera cet avion », a-t-elle dit. Le secrétaire d’État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari avait auparavant évoqué sur CNews un premier rapatriement à la date de jeudi, avant la précision apportée par la ministre. Selon Agnès Buzyn, on estime qu’« entre 500 et 1 000 ressortissants français » sont potentiellement concernés par un rapatriement. Mais « tous ne veulent pas rentrer », a-t-elle toutefois nuancé.

    Des équipes médicales envoyées

    « Plusieurs avions vont se succéder » pour ne pas mélanger des personnes potentiellement malades avec des personnes saines, a poursuivi la ministre de la Santé. Selon Jean-Baptiste Djebbari, le vol qui rentrera en fin de semaine doit ramener « des personnes qui […] ne présentent pas de symptômes ». Un « second vol, dont les dates sont à déterminer », rapatriera ensuite les « personnes possiblement porteuses du virus », a-t-il ajouté. Les rapatriés qui ne présentent pas de symptômes seront regroupés dans un lieu où ils devront rester en observation à l’isolement pendant quatorze jours, durée maximale estimée de l’incubation de la maladie. Cela permettra de vérifier s’ils ont été infectés par le virus.

    « Nous avons identifié un lieu d’accueil en région parisienne », a précisé Agnès Buzyn, selon laquelle il ne doit « pas être trop éloigné d’hôpitaux » au cas où l’une des personnes finisse par présenter des symptômes. Les rapatriés qui présentent déjà des symptômes seront hospitalisés à leur retour. Ce tri et la répartition des rapatriés dans les différents vols selon leur état de santé sont réalisés en Chine. On ne sait pas encore si les retours se feront dans des avions militaires ou civils. Selon la ministre de la Santé, c’est « le consulat sur place » qui est en train de recenser les expatriés qui veulent rentrer en France et ceux qui veulent rester en Chine.

    Quatre cas en France

    « Certains ont des familles qui ne sont pas forcément des ressortissants français, donc il faut savoir si les familles veulent rentrer, si le gouvernement chinois accepte », a-t-elle dit en indiquant que « tout cela est en cours de discussion avec les autorités chinoises ». Par ailleurs, certains Français sont rebutés par le fait qu’il y ait « une mise en confinement de quatorze jours à l’arrivée » et « ne souhaitent pas forcément rentrer dans ces conditions-là ». « Nous attendons leurs réponses », a dit la ministre.

    Pour l’instant, la France compte sur son sol quatre patients contaminés au nouveau coronavirus, qui avaient tous séjourné à Wuhan auparavant. L’un est hospitalisé à Bordeaux et les trois autres le sont à Paris. Outre ces cas avérés, les cas suspects font l’objet de prélèvements qui sont testés pour savoir si le patient est ou non infecté.

     

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