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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 17.10.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 17.10.23

    Bonjour à tous, nous sommes le mardi 17 octobre, et vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans nos titres, Hommage aux professeurs à l’AEFE / Retraite qui va vous imposer ? / Youcef Atal, joueur de l’OGC Nice sous le coup d’une enquête pour apologie du terrorisme. 

    Minute de silence pour Samuel Paty et Dominique Bernard

    Que ce soit à Tokyo ou à Bruxelles, mais aussi Athènes ou Washington D.C, les établissements AEFE se sont largement mobilisés. Même si on note que dans les pays musulmans, la plupart de nos Lycées et écoles ont décidé, dans un souci de maintenir la concorde, de se contenter d’un service minimum en classe et même pour certains, comme à Dubaï, les proviseurs ont décidé de tout simplement faire l’impasse.

    professeurs morts
    professeurs morts

    Retraité(e) ? Attention aux impôts

    Hier on évoquait la difficulté de liquider ses droits à la retraite quand on est Français de l’étranger, aujourd’hui, on parle fiscalité. Vous avez été nombreux à nous demander un rappel des règles d’imposition. Pour une fois, dans 90% des cas, elles sont simples, si vous étiez salarié(e) du privé, c’est votre pays de résidence qui vous impose, et ce quel que soit le pays d’origine de la pension. Si vous étiez dans le public, c’est l’Etat qui verse la pension qui vous impose et ce quel que soit le pays où vous vivez. 

    règles d'imposition retraités

    Est-ce que Youcef Atal continuera de jouer à Nice ? 

    Dans la soirée de vendredi à samedi, le latéral droit des Aiglons avait relayé un message d’un prédicateur suivi par près de 5 millions de personnes sur les réseaux sociaux, le cheikh Mahmoud al-Hasanat. Ce dernier appelait à envoyer «un jour noir sur les juifs» et «d’accompagner la main» des habitants de Gaza «s’ils jettent la pierre». Samedi, le maire de Nice Christian Estrosi avait alerté depuis son compte X (anciennement Twitter) sur le geste de l’international algérien. Ce lundi, le procureur de la république de Nice a ouvert une enquête préliminaire des chefs «d’apologie du terrorisme et provocation publique à la haine ou à la violence à raison d’une religion déterminée». Un post qui risque de lui coûter sa carrière. 

    Youcef Atal

    C’est tout pour ce mardi, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin. Belle journée à tous où que vous soyez. 

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Hommage aux professeurs morts pour la France

    Hommage aux professeurs morts pour la France

    Des hommages et des minutes de silence… Ce lundi 16 octobre, la France s’est souvenue de Samuel Paty et a rendu hommage à Dominique Bernard, ce professeur tué à Arras par un islamiste, la semaine dernière. Toute la journée, de nombreux rassemblements et minutes de silence ont eu lieu en France, mais aussi à l’étranger pour ces « héros tranquilles », de simples professeurs morts pour notre pays.

    La France, sous le choc

    Ce lundi matin, les enseignants se sont retrouvés à partir de 08H00 dans leurs collèges et lycées de l’hexagone pour échanger. Les collégiens et les lycéens n’ont commencé, eux, qu’à 10H00. Puis une minute de silence a été organisée dans toutes les classes à 14h00 « en mémoire des victimes des attentats commis contre notre école », selon Gabriel Attal.

    Pour ce moment de recueillement, le ministre de l’Éducation était aux côtés de la Première ministre Elisabeth Borne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), au collège de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie lui aussi assassiné dans un attentat islamiste il y a trois ans jour pour jour, le 16 octobre 2020, et à qui la journée est aussi dédiée.

    Elisabeth Borne et Gabriel Attal arrivant au collège où exerçait Samuel Paty

    Au-delà de cette journée nécessaire de recueillement pour la communauté éducative, il est essentiel pour notre système éducatif de placer la laïcité, la liberté de conscience et la liberté d’expression, la volonté de faire ensemble, au cœur du projet éducatif de la Nation. Il faut faire de la laïcité, non pas un objet de polémiques ou une série d’interdits, mais un principe fédérateur et émancipateur, autour duquel l’ensemble de la communauté nationale puisse se retrouver.

    Au collège-lycée d’Arras, une alerte à la bombe

    Au collège-lycée d’Arras, où Dominique Bernard a été poignardé à mort vendredi, plusieurs dizaines d’élèves et d’enseignants ont quitté aux alentours de 10h30 l’établissement, où a été mise en place une cellule psychologique.

    L’alerte « fait suite à un message reçu » via internet, a précisé la préfecture du Pas-de-Calais. « Le préfet, sur place, a fait évacuer l’établissement. Les démineurs se rendent sur site », a-t-elle ajouté.

    Mais les élèves et enseignants ont pu, tout de même, observer lundi à 14h00 une minute de silence.

    Dans le réseau AEFE aussi !

    Comme tous les lycées français à l’étranger,de nombreux établissements affiliés au réseau de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’étranger, ont décidé de rendre hommage à ces professeurs lâchement assassinés dans le cadre de leur fonction.

    « L’école, Attaquée pour l’idéal porté par toutes les femmes et les hommes qui la font vivre : la formation de citoyens libres, égaux et unis par une destinée commune. Attaquée parce que l’École n’est pas un service public comme un autre. C’est l’Institution qui permet à toutes les autres de tenir. Ce qui est visé, c’est tout à la fois l’École de la République,et la République par l’École. Face à l’innommable, notre force viendra de notre unité et de la fidélité aux valeurs qui fondent notre engagement au service de l’École, et de l’unité de la société, à commencer par les élèves et leurs familles, autour de notre École »

    Claudia Scherer-Effosse, nouvelle directrice générale de l’AEFE

    Les élèves, leur famille, comme les professeurs et le corps administratif, se tiennent aux côtés de la communauté scolaire Gambetta-Carnot d’Arras suite à l’assassinat du professeur Dominique BERNARD. 

    « Plus que jamais unie face aux obscurantismes et aux terrorismes, notre jeunesse restera debout et soudée. Et toute la communauté scolaire continuera à œuvrer pour l’enseignement français et les valeurs qu’il promeut. » 

    La direction du Lycée Français de Kyoto sur son site internet.

    Que ce soit à Tokyo ou à Bruxelles, mais aussi Athènes ou Washington D.C, les établissements se sont largement mobilisés. Même si on note que dans les pays musulmans, la plupart de nos Lycées et écoles ont décidé, dans un souci de maintenir la concorde, de se contenter d’un service minimum en classe et même pour certains, comme à Dubaï, les proviseurs ont décidé de tout simplement faire l’impasse. Pourtant, lutter contre les discriminations et le racisme, agir concrètement pour la mixité sociale et scolaire, sont autant d’éléments qui procèdent de la laïcité. Là encore, on constate que la laïcité à la française n’est pas bien comprise hors de France.

  • Retraité(e) du privé ? Rappel des règles d’imposition à l’étranger

    Retraité(e) du privé ? Rappel des règles d’imposition à l’étranger

    Les règles de l’imposition des pensions de retraite perçues par les Français de l’étranger ne sont pas simples et dépendent de nombreux facteurs. Pour rappel, les retraités du public sont en règle générale imposés uniquement par l’Etat qui était leur employeur. Pour un ancien fonctionnaire français, ça sera donc la France qui l’imposera. 

    Où êtes-vous imposé(e) ?

    Suivant votre situation, vous devrez payer l’impôt sur le revenu uniquement en France, uniquement dans le pays d’accueil, ou dans les 2 pays. Plusieurs facteurs entrent en jeu : le pays d’accueil, votre nationalité et la nature de vos pensions.

    La 1ère question à se poser est de savoir s’il existe une convention fiscale entre la France et le pays où vous avez décidé de passer votre retraite.
    S’il n’existe pas de convention fiscale entre la France et votre pays d’accueil, vous pouvez, en principe, être imposé dans les 2 pays. Toutefois, il est possible que votre pays d’accueil prévoie des règles particulières pour éviter la double imposition, ou que d’autres accords binationaux aient des conséquences en matière fiscale. Il faut se renseigner au cas par cas.

    Plus de 70 pays n’ont pas conclu de convention avec la France. Pour beaucoup, il s’agit de petits pays insulaires, mais on compte également des destinations plus importantes, notamment (au 1er décembre 2021) :

    – En Afrique : Angola, Burundi, Cap-Vert, Erythrée, Gambie, Guinée Bissau, Guinée Équatoriale, Lesotho, Liberia, Mozambique, Ouganda, Rwanda, Seychelles, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Tchad ;

    – En Amérique latine : Belize, Costa Rica, Cuba, République Dominicaine, Guatemala, Guyana, Haïti, Honduras, Nicaragua, Paraguay, Pérou, et tous les autres États des Antilles sauf la Jamaïque et Trinité et Tobago ;

    – En Asie : Afghanistan, Bhoutan, Birmanie, Cambodge, Corée du Nord, Laos, Népal ;

    – En Océanie : en dehors de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, aucun pays n’est lié par une convention fiscale avec la France ;

    – Au Moyen-Orient : Irak, Yémen ;

    – En Europe : Liechtenstein, Moldavie, Saint Marin, Vatican.

    La France a signé une convention avec la Colombie (en 2015), mais celle-ci n’est pas encore entrée en vigueur. Elle est en cours de ratification. Il en va de même d’un avenant à la convention avec l’Argentine et du nouvel accord signé avec la Belgique le 9 novembre 2021. Pour cette dernière, pas de ratification prévue avant 2025 au grand désarroi des Français sur place. 

    Attention : parmi les pays qui n’ont pas conclu de convention fiscale avec la France, un certain nombre ont signé des accords d’échanges de données fiscales afin d’éviter la fraude. Parmi ceux-ci, on peut citer l’échange automatique d’informations organisé par l’OCDE (vous pouvez accéder à la liste des pays concernés sur leur site).

    règles d'imposition retraités
    Suivant votre situation, vous devrez payer l’impôt sur le revenu uniquement en France, uniquement dans le pays d’accueil, ou dans les 2 pays.

    En cas de convention fiscale entre la France et votre pays d’accueil

    Cette convention prévoit des règles d’imposition permettant d’éviter que vos revenus soient imposés 2 fois. Certains pays sont très prisés par les retraités français, tels que le Maroc, le Portugal, l’Italie, l’Indonésie, l’Espagne ou Chypre. La Thaïlande, Bali ou encore les Philippines sont également plébiscités.

    En ce qui concerne les pensions de retraite, il peut y avoir plusieurs situations en fonction de l’origine de vos pensions. Les conventions fiscales distinguent 3 types de pensions (qui ne correspondent pas tout à fait avec la notion qu’elles ont en France) :

    – La pension de sécurité sociale, qui représente les régimes complémentaires obligatoires (Agirc-Arrco, régime des professions non salariées) ;
    – La pension publique, qui représente le régime général et les régimes agricoles ;
    – La pension privée, qui représente l’assurance-vie et l’épargne retraite.

    Chaque convention détermine dans quel pays est imposée chacune de ces catégories de pensions.

    Attention : les pensions constituées par cotisations à l’assurance volontaire vieillesse, de base ou complémentaire, sont assimilées aux retraites de la Sécurité sociale par l’administration fiscale. Il en va de même des pensions versées par des régimes d’entreprise ou de branche lorsque l’adhésion du salarié est obligatoire.
    Parfois, la nationalité entre en compte : par exemple, si vous êtes Algérien (non binational) et que vous percevez en Algérie une retraite de la fonction publique française, vous serez imposé en Algérie ; alors que si vous êtes Français (ou Franco-Algérien), vous serez imposé en France. 
    Les règles applicables dans les différents pays sont résumées sur ce site.

  • Tunisie : le réchauffement climatique menace les vignes

    Tunisie : le réchauffement climatique menace les vignes

    Attention danger ! La Tunisie est en première ligne du réchauffement climatique. Les ressources naturelles locales déjà limitées – l’eau et les sols – sont soumises à une intense pression de la part des activités humaines (agriculture, mines, industries, tourisme) concentrées dans les zones côtières. Autant de secteurs qui génèrent des pollutions diverses et variées dans l’eau et les sols.

    L’industrie textile, comme par exemple, les ateliers de fabrication de pantalons de jeans, et l’exploitation des phosphates dans la région de Gafsa sont extrêmement polluantes. Et très consommatrices en eau : la fabrication d’un jean nécessite entre 3 000 et 10 000 litres d’eau selon le niveau de traitement. L’agriculture, qui est principalement tournée vers l’exportation, est aussi vorace en eau.

    Dans ce pays souvent désertique, la pression sur la ressource pour satisfaire la demande est considérable, notamment dans les périmètres irrigués qui utilisent près de 80% des ressources mobilisées. Le sur-pompage des eaux souterraines aggrave la pression sur le milieu naturel.

    réchauffement climatique
    La Tunisie est en première ligne du réchauffement climatique

    Reverdir la Tunisie

    Depuis plusieurs années, l’agriculture souffre de sécheresses récurrentes qui favorisent l’exode rural. « Pour compenser la raréfaction des pluies », explique Samia Mouheli, enseignante à l’Institut supérieur des sciences biologiques appliquées de Tunis (ISSBAT),  « les agriculteurs utilisent toujours plus d’engrais et de pesticides. L’Etat tunisien commence à proposer des solutions en termes d’irrigation, mais cela aurait dû être fait depuis longtemps. » Selon la FAO, on est passé de 5 kilos d’engrais chimiques utilisés à l’hectare au début des années 60 à près de 25 kilos au milieu des années 90.

    réchauffement climatique
    En Tunisie, les vignerons ont de plus en plus de mal à cultiver et produire le raisin.

    Viticulture en danger

    Les conséquences du réchauffement climatique en Tunisie se font sentir jusque dans les vignes. Dans le secteur de la viticulture, les vignerons ont de plus en plus de mal à cultiver et produire le raisin.

    Regarder le reportage de TV5MONDE

  • Solidaire d’Israël, l’Allemagne craint une « tempête de feu » au Moyen-Orient

    Solidaire d’Israël, l’Allemagne craint une « tempête de feu » au Moyen-Orient

    Les partis allemands, de la gauche à l’extrême droite, ont assuré Israël de leur soutien dans une déclaration commune exceptionnelle, alors que M. Scholz prédit qu’une « tempête de feu » est en train de frapper le Moyen-Orient.

    Jeudi (12 octobre), les députés allemands ont voté à l’unanimité une résolution qui affirme leur « pleine solidarité » avec Israël et appelle le gouvernement à lui apporter un « soutien sans équivoque » à la suite de l’attaque du groupe militant palestinien Hamas samedi (7 octobre).

    L’attaque est sans précédent depuis la guerre de 1973 avec l’Égypte et la Syrie, et a conduit à la déclaration de guerre d’Israël le week-end dernier.

    Avant le vote, le chancelier Olaf Scholz et le gouvernement avaient dénoncé à plusieurs reprises les attaques. Ils ont déclaré qu’ils soutenaient la réponse militaire d’Israël, estimant que le pays avait le droit de se défendre contre les menaces existentielles « en vertu du droit international ».

    « En ce moment, il n’y a qu’une seule position pour l’Allemagne, et c’est celle qui se range du côté d’Israël (…) La sécurité d’Israël est une priorité fondamentale de l’État allemand », a déclaré M. Scholz devant les députés du Parlement jeudi.

    Inquiétude face à la « tempête de feu » provoquée par l’Iran

    Toutefois, la capacité du gouvernement allemand à intervenir tant sur un plan logistique que militaire est limitée par sa distance et son manque d’ancrage dans la région.

    La dimension régionale du conflit pour le gouvernement allemand est apparue clairement lorsque M. Scholz a pointé du doigt le gouvernement islamiste de l’Iran, « sans lequel le Hamas n’aurait jamais pu mener son attaque ».

    Il a exprimé sa crainte que le conflit ne s’étende si l’organisation chiite libanaise Hezbollah, proche alliée de l’Iran, s’y mêlait.

    « Il y a la menace d’une tempête de feu désastreuse avec des ramifications jusqu’en Afrique du Nord et au Yémen », a-t-il averti.

    Israël
    Jeudi, les députés allemands ont voté à l’unanimité une résolution qui affirme leur « pleine solidarité » avec Israël et appelle le gouvernement à lui apporter un « soutien sans équivoque » à la suite de l’attaque du groupe militant palestinien Hamas samedi. [EPA-EFE/HANNIBAL HANSCHKE]

    Médiation

    Dans ce cadre, l’Allemagne a offert à Israël ses services de médiation, alors que les israéliens retenus en otage par les forces du Hamas se comptent en centaines.

    M. Scholz a annoncé qu’il était en contact étroit avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et qu’il s’entretiendrait avec le président turc Recep Tayyip Erdoğan vendredi (13 octobre).

    Malgré les critiques, il a également accueilli l’émir du Qatar pour une visite d’État jeudi, qui avait été planifié avant l’attentat.

    Le Qatar est un acteur majeur du conflit, soupçonné de soutenir les activités du Hamas dans la région. Les médias internationaux ont rapporté que le chef du Hamas, Ismaël Haniyeh, était basé au Qatar.

    « Il est important [que le Chancelier allemand] puisse avoir de telles conversations à ce stade et passe le message qu’il faut cesser de financer le Hamas », a plaidé le député conservateur (CDU) Armin Laschet.

    Dans un changement majeur par rapport à l’ordre du jour initial, M. Scholz a confirmé que la discussion sur le rôle du Qatar en tant que médiateur serait l’un des principaux objectifs de la réunion.

    Le gouvernement a également tenu à souligner que l’Allemagne prenait des mesures fermes contre les activités associées au Hamas, en réponse aux célébrations publiques de ce week-end par certaines organisations pro-palestiniennes.

    Scholz a annoncé l’interdiction de toutes les activités célébrant les crimes du Hamas en Israël, y compris l’utilisation des symboles du Hamas, l’apologie du meurtre et de l’homicide involontaire et la mise à feu du drapeau israélien.

    Jeudi, il a annoncé la dissolution du groupe pro-palestinien Samidoun, un réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens.


    CONSULTER LA PUBLICATION ORIGINALE

  • La guerre du Hamas n’est pas celle du Hamas

    La guerre du Hamas n’est pas celle du Hamas

    Massacres : bébés, enfants, femmes, civils, soldats. L’émotion ne suffit pas. L’indignation ne suffit pas. L’ampleur des actions terroristes, les prises d’otages, les relents d’antisémitisme, ici et ailleurs, réveillent toutes les peurs, appellent toutes les condamnations : cela ne suffit toujours pas. Déjà, comprendre pourquoi le Hamas agit ainsi, maintenant, en tirer des principes d’action.

    Le Hamas n’est pas une milice indépendante. Elle n’est pas une force représentant « le peuple palestinien ». C’est une milice de seigneurs de guerre, qui tient Gaza sous sa coupe concurrencée par d’autres milices, qui suit les mêmes règles que les gangs. Avec deux caractéristiques particulières : D’une part l’idéologie islamiste et antisémite, enseignée dès l’enfance par des manuels subventionnés en partie par les pays européens. Le Président tunisien, comme les dirigeants algériens, du Hezbollah ou du Fatah, exprime ce même antisémitisme banal que l’on a si bien connu en Europe. L’autre caractéristique est d’être financièrement et militairement dépendant de l’Iran … et du Qatar. Complice le Qatar ? Alors lui faire entendre raison. Prendre en otage, non seulement des Israéliens (et des Français), mais surtout sa propre population, lui permet au Hamas de participer au grand jeu mondial.

    Ces bandes terroristes – Hezbollah, Hamas, Djihad, Boko Haram, la Katibah Nusantara indonésienne – de l’Afrique à l’Asie a pour cibles premières victimes les populations de ces régions. La paix n’y viendra qu’en les éradiquant, avec les populations qui en sont victimes.

    Le terrorisme n’est qu’une méthode de combat, qui vise à disperser les forces ennemies, faire de la propagande, brandir une menace multiforme, qui permet des contacts, des financements amis et alliés, une « reconnaissance » des « ennemis ». Le Hamas ne s’était-il pas entendu avec Israël contre le Djihad ?

    Les États-Unis refusent à Israël de détruire les bases de missiles balistiques et les sites de production d’uranium enrichi.

    Mais l’Iran a commandé la fin du statu quo. L’Iran construit son arsenal nucléaire. Israël bombarde régulièrement les positions des Pasdarans en Syrie, en Irak, en Iran. Il y a une dizaine de jours, l’aviation israélienne a encore détruit des convois et des sites des Gardiens de la Révolution. Mais les États-Unis refusent à Israël d’attaquer franchement l’Iran, de détruire les bases de missiles balistiques et les sites de production d’uranium enrichi. Ce n’est pas facile, ce sont des bases et usines souterraines.

    Sans les informations et les munitions américaines, Israël réduit ses chances. L’Arabie saoudite, ayant compris que les États-Unis n’empêcheraient pas les Ayatollahs d’accéder à la bombe atomique, a choisi la réconciliation avec l’Iran, sous l’égide de la Chine, en complicité avec la Russie de Poutine sur le pétrole.

    Si les États-Unis mettent un veto à Israël pour attaquer les sites de production atomique iraniens, pourquoi se battraient-ils pour l’Arabie saoudite, eux qui ont déserté l’Afghanistan et la Syrie ? Eux qui n’arment pas les Ukrainiens au point de leur permettre de l’emporter ?

    Preuve en est faite par l’Azerbaïdjan. L’affaiblissement de la Russie leur a fait abandonner l’Arménie. L’Arménie, s’est tournée in extremis vers les États-Unis. Inutile. En une semaine, l’Azerbaïdjan a repris le Haut Karabakh, avec le soutien des Israéliens et de la Turquie. Elle est prête à aller plus loin.

    Les Israéliens arment les Azéris, ils y gagnent la possibilité de se poser sur des bases d’Azerbaïdjan, qui a une longue frontière avec l’Iran. Azéris et Iraniens vivent dans une suspicion mutuelle. La dynastie des Aliev, issue de l’URSS, n’est pas islamiste, ce qui lui vaut l’indulgence des Européens, en plus du gaz et du pétrole. Les Iraniens craignent l’influence « laïque » et moderniste de l’Azerbaïdjan sur leur population : Il y a près de 20 millions d’Azéris en Iran.

    Un lit d’enfant ensanglanté dans le kibboutz Kfar Azza sur une photo publiée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu le 11 octobre 2023 à la suite de l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre. (Crédit : X/Netanyahu)

    La guerre du Hamas arrange les Russes, elle détourne l’attention américaine de l’Ukraine vers Israël. Elle arrange les Chinois.

    Les Iraniens ont en revanche un accord militaire avec les Russes, qu’ils fournissent en drones, tandis que les Russes les aident dans la production de missiles balistiques. L’Iran a aussi un accord stratégique avec les Chinois, qui leur achète leur pétrole ; et les réconforte par leur présence militaire avec leur base de Djibouti. Les Iraniens abreuvent le Hezbollah et le Hamas en armes. Enfin les Russes ont d’excellentes relations avec le Hamas, leur leader était à Moscou il y a peu.

    La guerre du Hamas arrange les Russes, elle détourne l’attention américaine de l’Ukraine vers Israël. Elle arrange les Chinois. Les États-Unis aimeraient se concentrer sur la Chine, la voilà prise avec l’Europe et le Moyen-Orient. L’élection présidentielle qui s’approche fragilisera de toute façon l’administration en place.

    Se forme un axe antiaméricain renforcé par l’antisionisme : Mauritanie, Algérie, Tunisie, Libye, Yémen, Syrie, Irak, Iran, Afghanistan, Malaisie, mais aussi Venezuela et Nicaragua ont franchement soutenu le Hamas. Beaucoup d’autres prônent la « désescalade », façon de renvoyer les adversaires dos à dos.

    C’est en pariant sur cette « désescalade » que le Hamas a déclenché son offensive. Israël ne peut punir la population de Gaza, au risque de s’aliéner les sympathies que les atrocités du Hamas ont provoquées. Les interventions militaires israéliennes dans Gaza, se sont toujours terminées par des accords. Ainsi le Hamas aura pris le leadership sur les factions palestiniennes, y compris en Cisjordanie, alors que l’autorité palestinienne est déconsidérée.

    Téléguidée par Téhéran, cette attaque met les pays arabes qui s’apprêtaient à rejoindre les « Accords d’Abraham » dans une position impossible. Les Accords d’Abraham, qui permettent reconnaissances, échanges et coopération, entre Israël et pays arabes, passent les Palestiniens par pertes et profits. La riposte israélienne sur Gaza provoque déjà la « solidarité » dans beaucoup des pays arabes.

    Des manifestants iraniens progouvernementaux paradent avec des portraits de l’ayatollah Khamenei et du général Qassem Soleimani le 7 octobre 2023 à Téhéran en soutien de l’attaque du Hamas en Israël. © HOSSEIN BERIS / MIDDLE EAST IMAGES / MIDDLE EAST IMAGES VIA AFP

    En attaquant Israël, l’Iran mobilise les forces israéliennes sur Gaza et le Liban, où règne le Hezbollah. Mais il est impossible à Israël de toucher le Hezbollah seul, tant les populations sont imbriquées au Liban.

    La guerre du Hamas, à visage terroriste découvert, ressemble dans son mépris pour la vie humaine, à celles menées en Ukraine ou au Haut Karabakh. L’efficacité de l’effroi paie. Cette guerre imposée à Israël n’est pas donc seulement la guerre du Hamas.

    La riposte israélienne n’est pas de faire le siège de Gaza. Elle serait de détruire les sites nucléaires iraniens. Là est l’enjeu. Pour nous tous.

    Elle implique l’Iran et les soutiens affichés du Hamas. Au second rang, ceux qui vont appeler à la paix, c’est-à-dire à l’impunité, à la préservation des actions iraniennes et l’accès à la bombe. Là est l’enjeu. Pour tous, y compris la France.

    La riposte israélienne n’est pas de faire le siège de Gaza. Ce serait une punition injuste, absurde, inefficace. Elle serait, avec l’accord des Américains et des Européens, de détruire les sites nucléaires iraniens. Quand un gouvernement tue des jeunes filles, finance des terroristes qui décapitent des nourrissons, empoisonne l’eau des écoles de filles, que serait-il capable de faire avec une bombe atomique ?

    Tsahal bombarde massivement la bande de Gaza. © Mahmoud Hams/AFP

    Si l’Iran sort vainqueur, par Hamas interposé, comme l’a été le Hezbollah après l’échec de l’intervention israélienne au Liban, alors, ce sera pour l’Europe et les États-Unis, pour toutes les démocraties, une défaite stratégique majeure. Le Moyen-Orient sera perdu, les populations musulmanes les éternelles victimes de guerres de plus en plus féroces. Inutile d’espérer un avenir au Liban, en Irak, en Syrie, en Iran, en Afrique… Et les Européens, constamment sous la menace, devront payer tribut aux tyrans, terroristes et autres tortionnaires.

    La guerre du Hamas n’est pas celle du Hamas. Elle est celle de l’Iran, elle est, hélas, la nôtre. Pour construire une paix possible, il faut frapper vite et fort, à la source.

    À l’inverse, frapper les responsables de ces massacres aidera la révolution iranienne, pourrait libérer le Liban, hâter une coalition dans la suite des Accords d’Abraham, des États-Unis à l’Arabie saoudite en passant par l’Égypte, l’Europe et la Turquie, pour donner un véritable avenir à une population palestinienne débarrassée du Hamas et aux populations du moyen orient qui souffrent depuis des lustres.

    Les Palestiniens qui vivent en Israël ne sont pas terroristes, ils travaillent, ont des élus à la Knesset et même un ministre dans le précédent gouvernement. Ils ne vivent ni dans l’oppression, ni dans la misère. Ce qui est possible pour les Palestiniens israéliens l’est pour les autres, s’ils sont débarrassés de l’oppression des terroristes. Les pays arabes seront prêts à participer s’ils sont débarrassés de la menace de la bombe iranienne. Pourquoi aideraient-ils les suppôts de l’Iran ? Et pourquoi les aidons-nous ?

    La guerre du Hamas n’est pas celle du Hamas. Elle est celle de l’Iran, elle est, hélas, la nôtre. Pour construire une paix possible, il faut frapper vite et fort, à la source. Puis construire un plan de paix, un avenir aux populations, dans un système autre que celui de la rente terroriste, sous couvert de religieux en haine de l’humanité.

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 16.10.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 16.10.23

    Bonjour à tous, nous sommes le lundi 16 octobre, vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans nos titres : Hommage à Samuel Paty et au professeur tué à Arras vendredi – L’écriture inclusive un danger pour la francophonie ? – Retraite : point mort pour les Français de l’étranger. 

    3 ans après Samuel Paty, Dominique Bernard

    Deux jours après la mort de Dominique Bernard dans un attentat terroriste dans un lycée d’Arras, un hommage a rassemblé quelque 5 000 personnes, dimanche 15 octobre, devant l’hôtel de ville d’Arras, sur la Place des Héros, pour rendre hommage à l’enseignant. Et ce lundi, dans les établissements de France, mais aussi dans de nombreuses écoles françaises du réseau AEFE, des échanges auront lieu pour mettre dans le contexte ce nouvel attentat avant de procéder à des commémorations en l’honneur du professeur d’histoire-géographie victime lui aussi de la barbarie, il y a 3 ans jour pour jour. 

    Dominique Bernard et Samuel Paty

    Yves Bigot, vent debout contre l’écriture inclusive 

    Dans un podcast, à découvrir sur Lesfrancais.press, le président de TV5MONDE et des Alliances françaises donnent son avis sur l’écriture inclusive. Pour lui, alors que la langue française est déjà extrêmement complexe, ce qui est un frein au développement du nombre de locuteurs, l’écriture inclusive rajoute une couche de complexité qui ne peut que détourner les apprenants de notre langue. 

    140 ans Alliance Française
    Yves Bigot / 140 ans Alliance Française / ©LFP

    Pas de groupe pour la réforme des retraites 

    YanChantrel, Sénateur des Français établis hors de France, est notre invité d’« En toute Confidence » publié hier dimanche. Membre du groupe socialiste au Sénat, il vient de questionner le gouvernement au sujet d’une promesse faite. En effet, lors de la réforme des retraites, le ministre Oliver Dussopt avait acté la création d’un groupe de travail spécifique. L’instauration de ce dernier devait aider à la mise en application du nouveau régime de retraites pour les Français de l’étranger. Sept mois après cette promesse, celui-ci n’existe toujours pas. Et pourtant les problèmes sont nombreux et au premier chef le temps de traitement pour liquider sa retraite, aujourd’hui, il faut compter 10 mois en moyenne. 

    C’est tout pour ce lundi, on se retrouve demain pour une nouvelle édition. 

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Yan Chantrel : «Le 49.3 ne veut pas dire suppression de nos amendements» 

    Yan Chantrel : «Le 49.3 ne veut pas dire suppression de nos amendements» 

    En toute confidence - podcast politique

    En toute confidence

    En toute confidence » est un podcast dédié à 100 % aux Françaises et Français de l’étranger.

    Tous celles et ceux qui façonnent la France dans le monde viennent répondre à nos questions. Ils nous partagent leur vision de l’expatriation et apportent leurs idées nouvelles et concrètes pour faciliter notre vie au quotidien. « En toute confidence », c’est votre espace de débat qui relie la France à ses compatriotes vivant à l’étranger.

    Animé par Caroline Ettori.

    Yan Chantrel, sénateur des Français établis hors de France, est notre invité d’« En Toute Confidence ». Membre du groupe socialiste au Sénat, il vient de questionner le gouvernement au sujet d’une promesse faite. En effet, lors de la réforme des retraites, le ministre Oliver Dussopt avait acté la création d’un groupe de travail spécifique. L’instauration de ce dernier devait aider à la mise en application du nouveau régime de retraites pour les Français de l’étranger. Sept mois après cette promesse, celui-ci n’existe toujours pas. 

    « La réponse du ministre a été une non-réponse »

    Lors d’une question orale au Sénat, Yan Chantrel a donc interrogé le ministre actuel des comptes publics, Thomas Cazenave sur ce sujet : « Quand aura lieu ce groupe de travail ? » Interpellé dans l’hémicycle, le membre du gouvernement n’a pas répondu. «La réponse du ministre a été une non-réponse», nous confie l’élu du groupe socialiste.

    Yan Chantrel
    Thomas Cazenave, ministre délégue aux Comptes publics, répondant à la question orale du sénateur Yan Chantrel

    « Il faut à tout prix que le gouvernement mette ce groupe de travail en place »

    N’ayant pas obtenu les informations souhaitées, Yan Chantrel « compte bien évidemment les relancer » et promet qu’il va continuer à se battre. Sur la question des retraites « il y a quasi autant de cas spécifiques qu’il y a de pays » explique le sénateur.
    «Le système peut être très pénalisant pour nos compatriotes établis hors de France.» C’est pour cela, poursuit-il « qu’il faut à tout prix que le gouvernement mette ce groupe de travail en place. »

    Regardez la vidéo de la question oral de Yan Chantrel

    Dans ce podcast, le parlementaire des Français de l’étranger évoque aussi l’organisation souhaitée d’assises de la protection sociale pour les expatriés. Les sujets sur l’avenir de la Caisse des Français de l’étranger (CFE) ou de l’aide sociale qui est aujourd’hui « mal versée et mal adaptée » pourraient s’intégrer dans cette discussion. Le sénateur souhaite ainsi que « différents groupes » se créent. Il souligne que les élus de proximité sont à associer à ces travaux.  

    Yan Chantrel
    Yan Chantrel

    « Réarmer notre service consulaire »

    Le budget de l’Etat pour 2024 est actuellement en discussion au sein du Parlement. « Réarmer notre service consulaire au niveau de son administration » est une priorité pour Yan Chantrel. Le sénateur des Français établis hors de France trouve positif « que le budget augmente ». Pour autant « le consulaire ne doit pas rester le parent pauvre », notamment dans les créations de postes.   

    L’indice de position sociale

    Evoquant les bourses scolaires, le sénateur mène une action pour que l’utilisation de l’indice de position sociale (IPS) soit mise en place dans les collèges et lycées français à l’étranger. Il est déjà effectif pour les écoles sur le sol français. « C’est un thermomètre, un bon outil pour mesurer la mixité dans nos établissements. » Dans un contexte où le Président de la République a fixé comme objectif de doubler les effectifs des élèves dans les établissements français à l’étranger d’ici 2030, « il faut donner plus de moyens » notamment pour « poursuivre cette politique de mixité ». 

    Yan Chantrel
    Yan Chantrel

    « Le 49.3 a lieu à l’Assemblée nationale, et pas au Sénat »

    Ces différentes discussions s’insèrent dans un contexte possible d’utilisation du 49.3 par le gouvernement d’Elisabeth Borne. Le sénateur socialiste rappelle cependant que « le 49.3 ne veut pas dire suppression de nos amendements ». Il ajoute  que « le 49.3 a lieu à l’Assemblée nationale, et pas au Sénat ». Le débat aura donc lieu et les amendements proposés seront soumis au vote. Ils pourront donc être repris par le gouvernement. Pour autant, le parlementaire représentant les Français de l’étranger « espère qu’ils n’activeront pas le 49.3 ».

    Situation en Israël : « être en lien avec le terrain et la diplomatie »

    Enfin, « En Toute Confidence » questionne le sénateur sur la situation en Israël. Quel est le rôle d’un élu national dans ce contexte ? Le parlementaire fait part de l’expérience vécue. « Être en lien avec le terrain et la diplomatie ». Ceci « pour connaître les besoins spécifiques de nos compatriotes sur place. Et intervenir de la manière bénéfique ». C’est ce travail commun qui a notamment permis d’organiser les vols entre Israël et Paris. Et de rapatrier en France certains de nos ressortissants. 

    En toute confidence est en écoute sur plusieurs plateformes










  • Au cœur de la Francophonie avec TV5MONDEplus

    Au cœur de la Francophonie avec TV5MONDEplus

    La Francophonie, c’est l’humain, l’art et le monde, tout un programme que décline TV5MONDEPlus en ce mois d’octobre. L’équipe de la seule plateforme francophone AVOD mondiale vous a déniché des programmes d’exception.

    Ainsi, on ira à la rencontre des francophones du Sénégal au Québec, on s’interrogera sur la parentalité au XXIème siècle. On suivra aussi, Richard Orlinski qui poursuit sa recherche d’artistes à travers le monde. Enfin, on s’amusera de la diversité d’emploi de la langue française sur la planète. Une planète qui est d’ailleurs en danger, même dans la douce Suisse, les équipes de la RTS nous font découvrir ses glaciers qui s’effacent peu à peu du paysage. Emerveillement, rires et émotions sont au menu de ce mois d’octobre sur TV5MONDEPlus.

    Fictions : Politiques africaines et guide de survie aux enfants

    On commence avec deux séries, une qui vous conduira dans les coulisses des jeunes requins de la politique africaine. Autres jeunes dont on doit se méfier, nos enfants ? Comment y survivre ? C’est avec cette approche décalée et pleine d’humour que nos amis canadiens s’interrogent sur la parentalité au XXIème siècle.

    Wara

    2023 – Série – Saison 2 – 6 épisodes (45minutes)                                                        Réalisation : Oumar Diack, Marco Tchicot (Sénégal/ France/ Burkina Faso, 2023)

    Synopsis

    Étudiante en cinquième année de droit, rebelle et membre actif au bureau de l’UPLD (Union pour la démocratie), Aïcha Diallo est déterminée à faire bouger les lignes. Son destin bascule le jour où son mentor le professeur Moutari Wara est rattrapé par des dossiers accusateurs liés à son passé. L’échec électoral de celui-ci redistribue les cartes. Soutenue par les jeunes, Aïcha se présente à la place de Moutari aux élections municipales.

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    Survivre à ses enfants

    2021- Série – 1 saison – 13 épisodes (21 minutes) – Radio-Canada
    Réalisation : Louise Archambault – Quebec – Canada

    Synopsis

    L’amitié qui unit Nadine, Kamyar, Annie, Philippe et Josée ne s’est pas effritée avec la parentalité. Elle leur a plutôt permis de « survivre » à leurs enfants ! Leurs rencontres sont exutoires et permettent de désamorcer les situations absurdes dans lesquelles les plongent leur progéniture.

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    Une planète, une langue

    Côté documentaires, les Suisses nous conduisent sur les pentes des Alpes de moins en moins prises par la glace, l’heure d’un constat amère. Les Français, eux, s’amusent des quiproquos qui peuvent naitre quand des francophones discutent ensemble, une façon de souligner avec l’humour la richesse de la diversité de la culture francophone. 3ème document qu’on met en avant, parmi les centaines de programmes disponibles en permanence sur l’application mondiale TV5MONDEplus, est canadien, un photomaton en mode confessionnal où tout à chacun vient déposer ses secrets. Surprenant !

    A la vie à la Terre – Suisse : l’adieu aux glaciers

    2023 – Magazine – 112 minutes – France
    Présentation : Chloé Nabédian

    Synopsis

    Ce cinquième épisode nous conduit en Suisse, dans le canton du Valais, au cœur des Alpes dont les glaciers, confrontés à une fonte accélérée causée par le réchauffement climatique, reculent à un rythme effréné. Depuis 2001, les 1400 glaciers suisses ont perdu un tiers de leur volume. L’un des plus emblématiques, le glacier d’Aletsch pourrait disparaître d’ici 2100.Retour sur les enjeux majeurs du changement climatique dans des panoramas spectaculaires

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    Heureux qui communique

    2023 – WEBCREATION – 1 saison – 14 épisodes (5 minutes) – France
    Réalisation : Jimmy Conchou

    Synopsis

    Des endroits et des gens qui parlent. Ils parlent en voyageant ou parlent de voyager, ils parlent de tout, de rien, pour le plaisir, le plaisir de parler. Une série qui joue avec humour et bienveillance avec la langue française, ses exceptions et ses difficultés.

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    Chroniques de la vie ordinaires

    2022- Série documentaire – 1 saison – 13 épisodes (6 minutes) – TV5 Québec Canada
    Réalisation : Amélie Hardy – Quebec – Canada

    Synopsis

    Un photomaton « confessionnal » recueille les confidences d’hommes et de femmes, de générations et de milieux de vie différents. Partages de préoccupations, espérances, regrets, leçons de vie ou souvenirs.

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    L’art avec Richard Orlinski

    Sur les murs

    2021 – Série documentaire – Saison 3 – 10 épisodes (26 minutes)
    Présentation : Richard Orlinski – Disponible dès le 16 octobre 2023

    Synopsis

    Après Londres, New York, Barcelone, Berlin, Montréal et 15 autres destinations à travers le monde, Richard Orlinski poursuit sa recherche d’artistes qui ont décidé de faire des rues du monde entier un musée à ciel ouvert. Pour cette 3ème saison, direction le Grand Paris qui s’apprête à accueillir les Jeux Olympiques puis cap sur l’Asie avec Séoul et Tokyo où le street art a ses propres codes, très différents du reste du monde, à l’image de la pop culture asiatique.

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    A Découvrir l’interview exclusive de Richard Orlinski

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