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  • Israël-Hamas : après les couacs, l’UE tente de parler d’une seule voix

    Israël-Hamas : après les couacs, l’UE tente de parler d’une seule voix

    Les dirigeants européens se réunissent en urgence mardi (17 octobre) par visioconférence pour s’efforcer d’envoyer un message cohérent à propos de la guerre entre Israël et le Hamas, après une semaine de cacophonie à Bruxelles.

    Le sommet virtuel a été convoqué par le président du Conseil européen Charles Michel et aura lieu à 17 h 30 (15 h 30 GMT).

    Dans les jours qui ont suivi l’attaque sans précédent lancée par le Hamas contre Israël, la Commission européenne a d’abord créé la confusion sur l’aide aux Palestiniens, dont l’UE est le principal pourvoyeur.

    Le commissaire européen à l’Élargissement et à la Politique européenne de voisinage, Olivér Várhelyi, avait fait cavalier seul en annoncant une suspension des versements de l’aide au développement de l’UE, suscitant un tollé dans certaines capitales. L’exécutif européen avait alors rectifié le tir, en indiquant qu’un « réexamen urgent » de l’aide au développement était en cours et que l’aide humanitaire n’était pas concernée.

    La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avait ensuite annoncé, samedi (14 octobre), un triplement de cette aide humanitaire à 75 millions d’euros.

    « Nous avons ressenti le besoin de mettre de l’ordre », a expliqué un responsable européen au sujet du sommet virtuel de mardi.

    Les conséquences pour les États membres de l’UE, dont les lignes de clivage publiques ont été mises en évidence par la polarisation sur le dossier, et les effets de l’afflux de migrants et de réfugiés des zones de conflit vers les pays voisins et l’Europe seront également abordées, ont indiqué des fonctionnaires de l’UE.

    Il s’agit également de discuter de la perspective d’une guerre plus large au Moyen-Orient, ont-ils souligné.

    En effet, les fonctionnaires et diplomates de l’UE craignent qu’Israël ne lance une invasion de Gaza, qui pourrait faire encore plus de victimes civiles et déboucher sur un conflit régional plus vaste si la milice du Hezbollah, soutenue par l’Iran et lourdement armée, lance une attaque contre Israël depuis le Liban.

    Israël-Hamas
    Il faut « essayer de remettre les choses sur des rails, pour que la conversation se focalise sur la situation, plutôt que sur la façon dont l’UE parle de la situation », estime un diplomate, tout en reconnaissant un épisode « problématique ». [OLIVIER HOSLET/EPA-EFE]

    Épisode « problématique »

    Devant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Mme von der Leyen avait soutenu le droit d’Israël à se défendre, mais sans ajouter que cette réponse devait se faire conformément au droit humanitaire et international, comme relayé par le chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères.

    Par ailleurs, la plupart des États membres de l’UE ont été mécontents que Mme von der Leyen se permette de s’immiscer dans des questions de politique étrangère — qui relèvent de la compétence des capitales — sans consultation préalable.

    « Les affaires étrangères relèvent de la compétence des États membres et du Conseil [européen] », a affirmé un responsable politique européen.

    « Je ne comprends pas ce que la présidente de la Commission a à faire avec la politique étrangère de l’UE, dont elle n’a pas la charge », a fustigé samedi l’eurodéputée française Nathalie Loiseau.

    Les diplomates et les fonctionnaires de l’UE s’accordent également, dans leur majorité, à dire que Mme von der Leyen a mis en péril les efforts déployés depuis un an par l’Union européenne pour jouer un rôle dans le processus de paix au Moyen-Orient.

    Le porte-parole de la Commission, Eric Mamer, a quant à lui défendu le droit d’Ursula von der Leyen à « voyager où elle veut »« Je ne me souviens pas que quelqu’un ait critiqué la présidente pour s’être rendue en Ukraine après le début de la guerre », a-t-il lancé.

    La polémique a conduit à la convocation d’un sommet européen en urgence, par vidéoconférence.

    Il faut « essayer de remettre les choses sur des rails, pour que la conversation se focalise sur la situation, plutôt que sur la façon dont l’UE parle de la situation », estime un diplomate, tout en reconnaissant un épisode « problématique ».

    « L’heure n’est pas aux messages contradictoires. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un leadership moral décisif, centré sur la paix. À chaque minute qui passe, les civils paient un prix plus élevé », a alerté Vittorio Infante, de l’ONG Oxfam, qui a dû suspendre son travail à Gaza à la suite de l’ordre d’évacuation lancé par Israël.

    Éviter l’escalade

    Une déclaration commune a été adoptée dimanche (15 octobre) pour établir avant la réunion la position des Vingt-Sept, qui « insistent fermement sur le droit d’Israël de se défendre conformément au droit humanitaire et international face [aux] attaques violentes et aveugles » du Hamas.

    Ils soulignent aussi l’importance de « fournir d’urgence une aide humanitaire » et se disent « prêts à continuer de soutenir les civils qui en ont le plus besoin à Gaza […] en veillant à ce que cette assistance ne fasse pas l’objet d’une utilisation abusive par des organisations terroristes ».

    Aboutir à cette déclaration commune des États membres, qui ont des sensibilités différentes sur le conflit, n’a pas été chose aisée, reconnaît-on de source européenne.

    La question d’un cessez-le-feu pourrait être abordée lors de cette réunion, qui sera aussi l’occasion de discuter des efforts diplomatiques et des moyens d’éviter une escalade régionale.

    Les tensions et risques pour la sécurité des pays européens que peut engendrer cette guerre sont aussi un sujet de préoccupation des États membres, de même que ses possibles conséquences migratoires pour les pays de la région, mais aussi pour l’UE.

    Plus de 1 400 personnes, en majorité des civils, sont mortes en Israël depuis le début de l’attaque meurtrière sans précédent lancée le 7 octobre sur le sol israélien par le mouvement islamiste palestinien Hamas qui a en outre capturé 199 otages, selon Israël.

    Les représailles d’Israël, qui bombarde depuis dix jours la bande de Gaza, ont tué au moins 2 750 personnes, en majorité des civils palestiniens, dont des centaines d’enfants, selon les autorités locales.


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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 18.10.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 18.10.23

    Bienvenue à tous dans le flash quotidien des expatriés, ce mercredi 18 octobre, on revient sur le décès de 21 de nos compatriotes en Israël et leur répercussion en France, on découvrira ensemble un nouveau classement sur les villes dans le monde, avant de conclure en faisant le point sur l’attentat en Belgique ! 

    21 morts et une députée LFI 

    La députée La France insoumise Daniel Obono est vivement critiquée par l’ensemble de la classe politique pour avoir qualifié le Hamas de « mouvement de résistance », en distinguant sa branche armée et sa branche politique. Point d’orgue de cette polémique: Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, compte saisir « le procureur de la République pour apologie du terrorisme ».

    Londres, Paris, New York

    Le bureau d’études canadien Resonance Consultancy vient tout juste de dévoiler le classement des villes où il est le plus conseillé de vivre. Au total, 270 villes, où vivent au moins un million d’habitants, ont été observées de près. Sans surprise, c’est Londres qui arrive pour la huitième fois consécutive à la première place. La capitale britannique réussit à séduire grâce à son large rayonnement culturel. Le large réseau de transports en commun a également été mis en évidence par le bureau d’études. Malgré cette belle distinction, rappelons que le coût de la vie à Londres n’est pas négligeable. À la deuxième position de ce classement très particulier, nous retrouvons Paris, tandis que New York clôture le podium. Deux villes une fois encore réputées pour leur coût de la vie élevée.

    2 Suédois morts à Bruxelles 

    « Hier, nous avons tragiquement perdu deux supporters bleus et jaunes », c’est par ces mots que la fédération de football suédoise a réagi à l’attentat qui a eu lieu lundi soir à Bruxelles. Aux alentours de 19 heures, un homme a suivi des supporters suédois qui étaient montés dans un taxi. Il a ensuite ouvert le feu sur les passagers descendus du véhicule, les poursuivant à l’intérieur d’un immeuble. Cette attaque intervient après que des exemplaires du Coran ont été brûlés lors de manifestations à Stockholm plus tôt cette année.

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin des Français de l’étranger

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Israël : 21 Français décédés, enquête sur les financements du Hamas en France, vols, etc.

    Israël : 21 Français décédés, enquête sur les financements du Hamas en France, vols, etc.

    Le nombre de ressortissants français morts dans les attaques du Hamas en Israël s’élève désormais à 21, a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué ce mardi 17 octobre 2023. « Onze compatriotes sont toujours portés disparus », a ajouté le quai d’Orsay.

    Une vidéo envoyée à une famille française

    Parmi ces portés disparus, « plusieurs sont très probablement otages du Hamas » dont Mia Shem, une jeune Franco-Israélienne « dont la France dénonce la mise en scène ignoble par le Hamas dans une vidéo » diffusée lundi.

    Aussi, le Conseil représentatif des institutions juives (Crif) a annoncé lundi soir la mort de la Franco-Israélienne Céline Ben David-Nagar. Née à Lyon et âgée de 32 ans, elle était portée disparue depuis le début de l’offensive du Hamas le 7 octobre. Elle se rendait ce matin-là au festival de musique « Supernova sukkot«  organisé à quelques kilomètres de la bande de Gaza et pris d’assaut par les terroristes islamistes.

    Sa famille était depuis sans nouvelles. Son frère Samuel Ben David et son mari Ido Nagar s’étaient exprimés à plusieurs reprises sur BFMTV. La Franco-Israélienne laisse derrière elle une petite fille de six mois. Ses obsèques ont eu lieu ce mardi à Holon, dans le sud de Tel-Aviv.

    LFI au cœur de la tourmente

    La France insoumise fait de nouveau l’unanimité contre elle. Et une nouvelle fois au sujet du Hamas, un peu plus d’une semaine après les attaques terroristes du mouvement islamiste palestinien contre Israël – qui a ensuite répondu en ciblant la bande Gaza. Point d’orgue de cette polémique: Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, compte saisir « le procureur de la République pour apologie du terrorisme« . Tout est parti d’une interview ce mardi de Danièle Obono.

    La députée de LFI est invitée sur Sud Radio. Le présentateur Jean-Jacques Bourdin lui demande si le Hamas est un « mouvement de résistance« . Une façon d’appeler l’élue de Paris à clarifier la position de sa formation, accusée d’avoir renvoyé dos-à-dos le Hamas et Israël dans son communiqué initial.

    Elle donne une première réponse sur Sud Radio et définit le Hamas ainsi:

    « C’est un groupe politique islamiste, qui a une branche armée, qui s’inscrit dans les formations politiques palestiniennes, qui a pour objectif la libération de la Palestine et qui résiste à une occupation. »

    Danièle Obono

    Elle distingue ainsi l’organisation et sa « branche armée« , comme le font les insoumis depuis plusieurs jours. Jean-Jacques Bourdin la relance à de très nombreuses reprises: « Est-ce que, c’est un mouvement de résistance ? ». Danièle Obono finit par lâcher:

    Danièle Obono

    « Oui, qui se définit comme tel et qui est reconnu comme tel par les instances internationales ».

    Danièle Obono

    Point important: la rédaction de ce texte est imputée à Danièle Obono par plusieurs médias. Cette dernière affirme que celui-ci avait été élaboré « sein du bureau » du groupe parlementaire.

    Il n’en fallait pas plus pour enflammer la classe politique et isoler encore un peu La France insoumise sur l’échiquier politique. Les critiques sont venus de toutes parts sur X (ex-Twitter). « Jusqu’où iront-ils dans le déshonneur ? » a interrogé le député Renaissance Mathieu Lefèvre, tandis que Loïc Signor, porte-parole du parti présidentiel, a interpellé ainsi la parlementaire: « Non seulement vous faites honte à la République mais surtout vous lui faites mal. »

    La veuve d’un français tué demande à la justice une enquête sur les financements du Hamas

    L’épouse de Marc Perez, Français né en Israël et tué dans l’attaque du Hamas, le 7 octobre, a sollicité la justice pour qu’elle étende son enquête, ouverte jeudi notamment pour assassinats en relation avec une entreprise terroriste, au blanchiment commis en relation avec une entreprise terroriste. Selon sa plainte, déposée lundi au Parquet national antiterroriste (PNAT), elle souhaite que la justice française travaille à « identifier les sources du financement » du Hamas, « les canaux utilisés et le rôle que d’éventuels intermédiaires financiers français et européens ont pu tenir ».

    Des membres du Hamas célèbre la destruction d’un char israélien — Hassan Eslaiah/AP/SIPA

    Rapatriement urgent de Tel-Aviv à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle

    Ce dimanche 15 octobre, le ministère des Affaires étrangères indique que plusieurs vols spéciaux ont été organisés depuis jeudi 12 octobre pour permettre aux Français de quitter Israël, frappé il y a une semaine par l’offensive sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas. Le bilan des Français disparus ou décédés ne cesse d’augmenter.

    Déjà « 1200 passagers » ont regagné l’Hexagone et « trois vols spéciaux sont programmés dimanche », poursuit le communiqué du Quai d’Orsay visible ci-dessous. Le ministère précise que les « personnes vulnérables (mineurs isolés et femmes enceintes en particulier), en situation de handicap » et les malades en situation d’urgence seront prioritaires.

    Le premier avion rapatriant des ressortissants français depuis Tel-Aviv s’est posé sur le tarmac de l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, le 12 octobre 2023. (MEHDI FEDOUACH / AFP)
  • Où bien s’installer en 2024 ? 

    Où bien s’installer en 2024 ? 

    Le bureau d’études canadien Resonance Consultancy vient tout juste de dévoiler le classement des villes où il est le plus conseillé de vivre. Au total, 270 villes, où vivent au moins un million d’habitants, ont été observées de près. Empreinte culturelle, horeca, avis sur tripAdvisor et des habitants, développement durable, tourisme… Toute une série de critères ont été passés en revue pour dresser ce top 100 des villes où il faut s’installer en 2024 !

    Londres, Paris, New York

    Sans surprise, c’est Londres qui arrive pour la huitième fois consécutive à la première place. La capitale britannique réussit à séduire grâce à son large rayonnement culturel. Musées, espaces dédiés aux spectacles, cinémas… Ce ne sont pas les endroits qui manquent. Le large réseau de transports en commun a également été mis en évidence par le bureau d’études. Malgré cette belle distinction, rappelons que le coût de la vie à Londres n’est pas négligeable.

    À la deuxième position de ce classement très particulier, nous retrouvons Paris, tandis que New York clôture le podium. Deux villes une fois encore réputées pour leur coût de la vie élevée.

    bien s'installer
    Découvrez le classement des villes où la qualité de vie est la plus agréable

    Paris, toujours la Ville des Lumières

    Paris se hisse à la deuxième place du classement 2023 devant des villes comme New York, Tokyo ou Dubai. La Ville des Lumière peut capitaliser sur un patrimoine historique qui lui vaut d’être classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. La capitale compte de nombreux monuments emblématiques comme la Tour Eiffel ou Notre-Dame qui est en cours de restauration après l’incendie qui a ravagé la cathédrale en 2019. Elle abrite aussi des musées de référence comme le Louvre, le plus visité au monde.

    Paris propose aussi des panoramas qui offrent aux touristes et aux habitants des vues imprenables sur la Seine ou les jardins à la française. Depuis Montmartre, vous pouvez avoir une vue à 360 degrés sur toute la capitale française. La ville offre aussi des possibilités de shopping incomparables avec ses grands magasins (Printemps, Galeries Lafayette, Bon Marché) et ses boutiques de luxe avec le fleuron LVMH.

    La capitale française brille enfin par sa diversité de population qui reflète son ouverture au monde. Elle accueille des communautés venues de tous les horizons, qui contribuent à son dynamisme culturel et social. Elle propose une offre riche en matière de loisirs, divertissements, gastronomie et nightlife. Par ailleurs, elle attire les touristes et les talents du monde entier grâce à son rayonnement international et à ses événements majeurs comme la Fashion Week.

    bien s'installer
    Londres, Paris et New York sont sur le podium

    Une vie urbaine de qualité

    Pour établir son palmarès, le cabinet a analysé six critères : qualité de vie urbaine, infrastructures et institutions, vie culturelle et événementielle, diversité de population, économie et attractivité médiatique et internationale. “Le classement des meilleures villes du monde évalue la performance globale de plus de 250 villes du monde entier sur la base d’une grande variété de données afin d’identifier les 100 meilleures villes où vivre et investir, et à aller visiter”, insiste Chris Fair, le PDG de Resonance Consultancy. Auparavant, le groupe avait déjà publié le classement des meilleures villes en Europe, où Londres et Paris occupent le Top 2 du classement.

    Vous pouvez retrouver ici le top 100 des villes les plus agréables


    top 100 des villes les plus agreables

  • Air France n’est plus la compagnie desservant le mieux la France ! 

    Air France n’est plus la compagnie desservant le mieux la France ! 

    Air France n’est plus la première compagnie aérienne dans le pays. La société qui célèbre cette année ses 90 ans, a, en effet, été détrônée par la petite société low cost espagnole Volotea. Créée il y a onze ans, l’entreprise propose 61 destinations dans l’Hexagone, contre 58 pour la marque tricolore, rapporte Le Monde, lundi 18 septembre.

    Si cette performance de Volotea s’explique en partie par sa politique de prix cassés, elle est également le fruit de la stratégie menée depuis 2012 par son fondateur, Carlos Muñoz. La compagnie espagnole souhaite relier des villes moyennes françaises sans passer par Paris, à des prix ultra-compétitifs. « En 2023, nous prévoyons de transporter 6 millions de passagers », a indiqué Carlos Muñoz, au Monde. Et pour parvenir à cet objectif, Volotea mise tout sur ces lignes dites « transversales », telles que Perpignan-Nantes ou Bordeaux-Lille.

    Meilleure compagnie aérienne France
    La compagnie Volotea a détrôné Air France

    Plus de 400 millions de chiffre d’affaires

    Selon nos confrères, l’entreprise devrait enregistrer pour 2023 un chiffre d’affaires supérieur à 730 millions d’euros. Et Volotea entend bien profiter de l’abandon de certaines destinations de la part d’Air France. Cette dernière a, en effet, renoncé aux dessertes de Bordeaux, Lyon et Nantes depuis Paris, en 2021. « Les compagnies traditionnelles ont réduit leur présence sur leur marché domestique régional pour se concentrer sur l’alimentation de leurs hubs », a souligné le directeur général de Volotea.

    La société espagnole a su s’imposer en France grâce à ses 8 bases, situées à Bordeaux, Toulouse, Marseille, Strasbourg, Nantes, Lyon, Lille et Lourdes. Aujourd’hui, le marché tricolore représente 60 % de son chiffre d’affaires annuel, soit plus de 400 millions d’euros. Pour accroître encore davantage sa recette par passager, estimée à 65 euros, Volotea souhaite passer à « 12 et 15 bases en France d’ici à cinq ans avec l’espoir de transporter annuellement 10 millions de passagers ».

    60 % des lignes sans concurrence

    En outre, la société low cost propose 7 nouvelles destinations au départ d’Orly, dont 6 à l’étranger, vers l’Espagne et surtout l’Italie, et une en France, vers Tarbes. En ciblant les petites et les moyennes destinations, Volotea n’est guère inquiète : « 60 % de nos lignes sont sans concurrence », a assuré Carlos Muñoz. Or, en desservant des villes moyennes, la société peut bénéficier d’aides au titre du désenclavement.

    En février 2022, Volotea a ainsi été choisie pour remplacer Air France et desservir quotidiennement Tarbes depuis Paris. La compagnie espagnole a vanté sa flotte d’Airbus A320 et le tarif attractif de ses billets : 39 euros. Et cette opération financière est rentable pour Volotea, car elle percevra une subvention de 5 millions d’euros, contre 2,5 millions d’euros auparavant pour Air France.

  • Le conflit israélo-palestinien divise en Afrique

    Le conflit israélo-palestinien divise en Afrique

    Après l’attaque du Hamas contre Israël, les Etats d’Afrique sont divisés. Alors que désormais 46 pays du continent africain entretiennent des relations diplomatiques avec l’Etat hébreu, certains gouvernements africains hésitent à prendre parti et d’autres apportent leur soutien aux Palestiniens.

    Les positions des Etats africains dans le conflit qui a éclaté le week-end dernier sont le reflet à la fois leurs intérêts politiques, économiques et sécuritaires actuels, bien sûr, mais elles ont aussi des racines historiques plus profondes.

    Israël : tête sainte des religions du livre

    La présence des pèlerins ivoiriens en Israël au moment de l’incursion du Hamas témoigne des liens qui unissent cette partie du monde à l’Afrique, par le biais de la religion essentiellement, grâce aux lieux saints propres aux trois religions abrahamiques qui s’y trouvent.

    La ville de Jérusalem, photographiée ici le 6 octobre, est centrale dans la solution à deux États réclamée par beaucoup pour mettre un terme au conflit israélo-palestinien. ©Reuters/AFP

    Mais ces liens ont aussi subi les soubresauts de l’histoire politique tumultueuse du Proche-Orient depuis la création de l’Etat d’Israël par les Nations unies en 1947.

    Dans les années 1960, tout allait bien dans les relations entre Israël et l’Afrique. L’État hébreu avait conquis la sympathie des pays africains, fraîchement indépendants.

    Mais à partir de 1973, tous les pays africains avaient rompu leurs relations diplomatiques avec Israël, à l’exception du Malawi, du Botswana, du Swaziland, du Lesotho et de l’Afrique du Sud.

    Cette rupture était motivée par la solidarité des pays africains avec l’Egypte dont une partie du territoire, le Sinaï, était occupée par l’armée israélienne à la suite de la guerre de Kippour.

    « Israël n’avait plus aucune relation diplomatique parce qu’au niveau de l’ONU, on avait qualifié Israël d’État raciste qui pratique l’apartheid autant que l’Afrique du Sud », explique le professeur Babacar Samb, ancien ambassadeur du Sénégal en Egypte.

    Il a fallu attendre 1993, avec la signature des accords d’Oslo pour que les relations entre Israël et le continent Africain se décrispent petit à petit.

    Regarder l’analyse de TV5MONDE 

  • Dette publique, y a-t-il un danger français ? 

    Dette publique, y a-t-il un danger français ? 

    La dette publique française dépasse les 3 000 milliards d’euros et son déficit public les 4 % du PIB. La trajectoire d’assainissement des comptes publics fait l’objet de critiques. La France présente plusieurs caractéristiques pouvant déboucher sur une hausse de ses taux d’intérêt à long terme vis-à-vis des autres pays au cœur de la zone euro. 

    Une réduction lente du déficit public

    Le déficit public français en 2023 est supérieur de deux points par rapport à celui de la zone euro (hors France). A l’exception de la France et de l’Italie, les autres pays ont réussi à réduire leur déficit et leur dette ces deux dernières années. La trajectoire des comptes publics apparaît à la Cour des Comptes modeste et difficile à respecter. Le retour prévu du déficit public en-dessous de 3 % en 2027 s’appuierait sur des hypothèses économiques jugées optimistes. 

    Des prévisions de croissance surévaluées

    Le gouvernement français espère 1,0 % de croissance du PIB en 2023, 1,6 % en 2024, 1,7 % en 2025 et 2026 et 1,8 % en 2027, soit 1,56 % par an en moyenne. En générant un surcroît de recettes publiques et en diminuant les dépenses publiques, en particulier dans le domaine social, cette croissance contribue fortement à la réduction du déficit public. Or, le taux de croissance apparaît supérieur aux capacités actuelles et à venir de l’économie française. La France est en effet pénalisée par le recul de la productivité par tête. Depuis 2019, elle a reculé de 5 %. 

    La contraction de la population d’âge actif (20/64 ans), qui a diminué depuis 2012 de 0,5 à 0,2 % par an, constitue l’autre frein à la croissance. La progression du taux d’emploi permet de compenser en partie cette diminution de la population d’âge actif mais les gains à venir en la matière ne sont pas infinis. La croissance potentielle de la France se situerait autour de 0,8 % par an, soit deux fois moins que celle projetée. 

    En 2027, toute chose étant égale par ailleurs, le déficit public serait supérieur aux prévisions de 2 % du PIB. Une pression fiscale élevée laissant peu de marges de manœuvre, les prélèvements obligatoires représentent 45 % du PIB, en France, contre 39 % dans la zone euro (hors France). Les possibilités d’augmentation afin de contenir les déficits sont limitées. 

    dette publique
    Le gouvernement français espère atteindre 1,0 % de croissance du PIB en 2023

    Un déficit de la balance des paiements

    La balance courante de la France est déficitaire de 1,5 point du PIB, les services n’arrivant plus à compenser le solde négatif du solde industriel. Pour financer ce déficit, la France doit s’endetter à l’extérieur, ce qui constitue une vulnérabilité supplémentaire. La France peut compter sur une épargne nationale abondante. Le taux d’épargne des ménages a atteint 18,8 % du PIB au deuxième trimestre 2023. 

    Une incapacité à réaliser des économies

    La réduction du déficit public de 2023 à 2024 ne sera obtenue que par la fin des mesures de soutien mises en place après le déclenchement de la guerre en Ukraine. Il n’y a pas de réel effort d’économies. Face à ce constat, lundi 9 octobre, Bruno Le Maire a annoncé une réduction d’un milliard d’euros des dépenses, ce qui apparaît néanmoins faible. 

    La France est le pays qui réduit le plus faiblement son déficit depuis trois ans. La dette publique est à peine stabilisée quand elle décroît dans les autres pays. L’État empruntera, en 2024, 285 milliards d’euros, ce qui constitue un record au sein de l’Union européenne. 

    L’écart des taux pour les obligations d’Etat à 10 ans entre la France et l’Allemagne qui était de 0,2 point en 2021 a atteint, en octobre 2023, 0,6 point. Une forte augmentation pourrait intervenir en cas d’incapacité du gouvernement à respecter sa feuille de route budgétaire et si le déficit de 2025 dépassait 4 %.

  • Vieillissement de la population : la Commission européenne appelle les États membres à s’adapter

    Vieillissement de la population : la Commission européenne appelle les États membres à s’adapter

    La Commission européenne a appelé les États membres à adapter leurs politiques à l’allongement de l’espérance de vie des citoyens, mais n’a fait aucune proposition concrète et a évité d’aborder des sujets controversés tels que le relèvement de l’âge de la retraite.

    À l’heure où les millions de travailleurs nés dans les années 1950 et 1960, pendant la période du « baby-boom », commencent à prendre leur retraite, les pays européens vont avoir du mal à remplacer le personnel hautement qualifié, alors qu’ils sont déjà confrontés à des pénuries de main-d’œuvre dans tous les secteurs. Et cela ne concerne pas uniquement les métiers spécialisés.

    « Les tendances sont évidentes : baisse des taux de natalité, vieillissement rapide, diminution de la population en âge de travailler, pénurie de compétences », a expliqué Dubravka Šuica, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la Démocratie et de la Démographie, à Euractiv.

    Tout cela conduit à un « énorme fossé sur le marché du travail », ce qui accroît la pression sur les entreprises et les finances publiques, car le nombre de retraités augmente alors que les pensions et les cotisations sociales diminuent.

    Certaines régions, en particulier les zones rurales, subissent également un exode des jeunes, ce qui pose des problèmes supplémentaires. Dans le pire des cas, cela pourrait conduire à ce que « les gens se sentent délaissés et abandonnés ».

    « Ils n’ont plus confiance dans les institutions démocratiques et commencent à voter différemment, c’est-à-dire, pour les populistes », avertit Mme Šuica.

    Mercredi (11 octobre), elle a présenté une liste de mesures qui pourraient être prises pour remédier à cela, la préoccupation principale étant d’« utiliser le capital humain existant de la meilleure façon possible », a expliqué la commissaire.

    Par exemple, il faut faciliter l’accès au marché du travail aux femmes, en offrant de meilleures structures de garde d’enfants.

    « Huit millions de femmes sont exclues du marché du travail », a-t-elle souligné. Si les femmes ne peuvent pas travailler parce qu’elles doivent s’occuper de leurs enfants ou de leurs parents, c’est « inacceptable », a déclaré le vice-président de la Commission.

    Cependant, la Commission n’a pas pu donner de lignes directrices concrètes aux États membres car « c’est aux États membres, aux régions et aux villes de décider ».

    Vieillissement de la population
    Dubravka Šuica, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la Démocratie et de la Démographie. [EPA-EFE/OLIVIER HOSLET/shutterstock]

    Le sujet sensible de l’âge de la retraite

    La commissaire européenne a ajouté qu’un autre élément important serait d’inciter les travailleurs âgés à continuer à exercer leur emploi par choix.

    « Nous vivons beaucoup plus longtemps qu’avant », a déclaré Mme Šuica, soulignant que l’augmentation de l’espérance de vie constituait un avantage social majeur. « Nous pensons que les personnes âgées recèlent un énorme potentiel. »

    « Il y a beaucoup de gens qui aimeraient continuer à travailler, mais c’est impossible parce que nous ne sommes pas flexibles », a ajouté la commissaire.

    Toutefois, la Commission s’est abstenue de formuler des propositions plus controversées, notamment le relèvement de l’âge de la retraite, par crainte d’un retour de bâton.

    Nous ne voulons pas des « “gilets jaunes” dans tous les pays européens », a déclaré Mme Šuica, en référence à la France, où le passage de l’âge de la retraite de 62 à 64 ans a suscité d’importantes protestations.

    Dans son rapport, l’exécutif européen se contente de lister les mesures déjà prises par les pays de l’UE en réponse au problème et reste plutôt vague.

    Selon le vice-président de la Commission, il incomberait aux États membres de choisir les mesures qui leur conviendraient le mieux.

    L’immigration

    L’immigration joue également un rôle important, a tenu à rappeler Mme Šuica, tout en insistant sur le fait qu’elle parle d’immigration légale et non illégale.

    Il ne faut pas confondre les réfugiés et les demandeurs d’asile avec les immigrants sur le marché du travail, a-t-elle ajouté. « Je ne proposerais pas de rendre l’illégal légal », a-t-elle assuré, rejetant les propositions visant à faciliter l’accès au marché du travail pour les demandeurs d’asile dont la demande est rejetée.

    « Les migrants illégaux devraient être renvoyés », a-t-elle affirmé, faisant référence aux négociations sur le nouveau pacte européen sur l’immigration et l’asile, que les propositions en lien avec le vieillissement de la population ne devraient pas compliquer.

    Si la Commission souhaite voir davantage de travailleurs qualifiés venir en Europe, elle est également consciente des craintes que cela ne crée une « fuite des cerveaux » dans les pays d’origine des migrants. Cela a récemment été le cas en Albanie, où le gouvernement tente à présent d’empêcher les médecins et les infirmières de partir vers des pays tels que l’Allemagne.

    Toutefois, les étrangers qualifiés pourraient retourner dans leur pays d’origine après un certain temps et y améliorer la situation, a souligné la commissaire, précisant que « nous ne voulons pas créer une fuite des cerveaux », mais « un gain de cerveaux, une circulation des cerveaux, une fertilisation croisée des cerveaux ».


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