Après deux ans de suspension du fait de la pandémie et de la désorganisation qui en a découlé, nous relançons notre classement des consulats. Un questionnaire simple en 3 questions :
Quel est votre consulat ?
Quelle note donnez-vous à votre consulat ?
Quelles sont les priorités pour vous à traiter ?
Nous donnerons les résultats le 03 décembre 2023 sur Lesfrancais.press.
Ici, il n’est pas question de sanctionner l’administration consulaire mais d’éclairer nos décideurs sur le ressenti de nos compatriotes à travers le monde.
Car le rôle du consulat change. Avec l’augmentation de la « diaspora » française dans le monde, passant de 500 000 en 2010 à près de 3 millions en 2020, les besoins ont évidemment évolué.
Nos compatriotes attendent de l’administration consulaire le même soutien et engagement qu’ils ont pu rencontrer dans la mairie de leur commune en France.
Pourtant, malgré la création de France consulaire, la digitalisation accrue des services et un renforcement (modeste) des effectifs, la rédaction reçoit toujours de nombreuses plaintes quant aux difficultés à prendre rendez-vous, au manque d’accompagnement dans les dossiers pour les bourses scolaires ou les aides aux associations, etc…
Olivier Becht, le ministre délégué aux Français résidant hors de France, martèle pourtant que les expatriés sont des Français comme les autres… Une devise que les Français de l’étranger voudraient voir se concrétiser.
Alors, faites entendre votre voix et participez à notre classement en cliquant sur le bouton ci-dessous :
Si vous avez le temps, une enquête « officielle » est menée depuis quelques mois par le ministère des Affaires étrangères et européennes.
En effet, sur le fondement d’un engagement du Président de la République, le gouvernement a décidé de développer la qualité et l’efficacité des administrations de l’État. Les services consulaires en font totalement partie et sont, donc eux aussi, engagés dans cette démarche d’amélioration continue.
Lancée pour la première fois en 2018, l’enquête sur la qualité et l’efficacité du service public consulaire concerne chaque usager du service public.
Dans ce cadre, une enquête de satisfaction a été envoyée par mail à toutes les personnes majeures inscrites au registre des Français établis hors de France.
Vous avez jusqu’au 30 novembre pour vous exprimer en cliquant sur le bouton ci-dessous :
Vu de France, tout incite les Français à la sinistrose. Une réforme des retraites qui a mis le pays en ébullition, alors même que les Français figurent parmi les champions mondiaux en matière de temps moyen passé en retraite. Les violences urbaines du printemps vont laisser une facture d’au moins un milliard d’euros. Pour la première fois, la dette publique française a dépassé les 3 000 milliards d’euros. Mais, en cette période d’autoflagellation nationale, il n’est pas inutile de consulter la presse étrangère pour se remonter le moral.
La croissance la plus importante d’Europe
The Economist a ainsi consacré en août un long article aux « succès cachés » de l’Hexagone. Pour le vénérable hebdomadaire britannique, « l’un des grands mystères de la France actuelle » n’est pas notre consommation irraisonnée de grenouilles ou de fromages putrides, mais notre maintien économique en dépit de dépenses sociales record ou d’une mentalité révolutionnaire. « Un pays qui a une aversion pour le changement, un talent pour la révolte et un goût immodéré pour les impôts réussit encore à faire beaucoup de choses bien », constate The Economist, qui rappelle que depuis 2018, la croissance cumulée du PIB français, quoique modeste, est deux fois plus importante qu’en Allemagne, et dépasse celle de ses grands voisins britanniques, italiens et espagnols.
The Economist a consacré en août un long article aux « succès cachés » de l’Hexagone
Une productivité au top
Sam Bowman, cofondateur du magazine numérique Works in Progress, a lui aussi, dans une analyse remarquée, tenté de percer ce mystère français. « J’avais l’habitude de m’interroger : pourquoi la France est-elle si riche ? En dépit d’une réglementation du marché du travail notoirement restrictive et d’une fiscalité élevée, la France d’après-guerre a toujours été aussi riche que le Royaume-Uni, voire plus riche. Et elle est nettement plus productive, même si l’on tient compte du taux de chômage plus élevé de la France. » Pour Sam Bowman, « la France se trompe sur tant de choses, et pourtant elle s’en sort plutôt bien dans les domaines qui comptent vraiment ».
Aménagement du territoire et anticipation des besoins
Alors, quel est donc notre secret, selon ces observateurs anglo-saxons ? Il y a d’abord les infrastructures performantes, héritage de décisions historiques avisées. Comme le rappelle The Economist, avec 2 800 kilomètres, notre réseau de train à grande vitesse est l’un des plus vastes au monde. Sam Bowman souligne, lui, que 29 villes françaises ont un réseau de trams, contre seulement 11 au Royaume-Uni. Il salue aussi le réseau autoroutier de l’hexagone : « La France compte près de 12 000 kilomètres d’autoroutes, contre environ 4 000 kilomètres ici, et les autoroutes françaises ont tendance à être plus fluides et mieux entretenues (et les trois quarts sont à péage, ce qui rend les embouteillages beaucoup moins problématiques) ».
Energie décarbonée
Deuxième clef : une énergie abondante et plus décarbonée que chez nos voisins. « La France produit une partie de l’électricité la moins carbonée d’Europe, grâce non pas aux énergies renouvelables mais à son industrie nucléaire, lancée dans les années 1970 », note The Economist.
Entre nucléaire et énergies renouvelables, Emmanuel Macron promet un avenir énergétique décarboné.
Le prix de la paix sociale
La France possède aussi des atouts sociaux par rapport aux autres grands pays européens, avec notamment une garde d’enfants bien plus abordable et répandue, ainsi qu’un taux de pauvreté nettement plus bas. Notre taux de chômage, à 7,1 %, est au plus bas depuis quinze ans. « Malgré les réformes de M. Macron, l’Etat français prélève toujours plus d’impôts en pourcentage du PIB que n’importe quel pays de l’OCDE, à l’exception du Danemark, et consacre plus d’argent aux dépenses sociales », souligne The Economist.
Le luxe et les banques
Mais le magazine libéral met également en avant des succès bien plus capitalistes, notamment en matière de luxe, notre grand avantage comparatif: « La France compte plus d’entreprises dans le top 100 mondial, mesuré par la capitalisation boursière, que n’importe quel autre pays européen. Elle le doit en grande partie à ses géants du luxe, dont la rentabilité et l’envergure ont bondi au cours de la dernière décennie. En 2022, les marques de luxe françaises étaient plus rentables que les entreprises technologiques américaines » .
Ces succès ne se limitent aux exportations de sacs en cuir : « La France abrite également une banque parmi les plus valorisées de la zone euro, BNP Paribas ».
Aussi, entre 2017 et 2022, la France a augmenté sa part des exportations mondiales d’armes de quatre points, pour atteindre 11 %. L’année dernière, notre pays a déposé plus de brevets que la moyenne de ses grands voisins européens, et près de deux fois plus que la Grande-Bretagne.
D’ailleurs, The Economist souligne que sur un plateau boisé au sud de Paris, le gouvernement investit des milliards dans un pôle d’innovation autour de Saclay, destiné à devenir un « MIT français ».
Ainsi, même si notre pays est en retard en la matière par rapport aux Britanniques et aux Allemands, il a réussi, avec trois années d’avance, à exaucer une promesse macronienne en atteignant en 2022 le nombre de 25 licornes (des start-ups valorisées à plus d’un milliard de dollars).
Développé par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères, le programme de bourses France Excellence Eiffel permet à des étudiants internationaux de poursuivre leurs études en France grâce à l’obtention d’un visa et d’un financement. Réservé aux citoyens d’autres pays que la France, il est piloté par Campus France et ses antennes locales.
Faire rayonner la France
Le programme Eiffel de Campus France est destiné à soutenir l’action de recrutement à l’international des établissements d’enseignement supérieur français, dans un contexte de concurrence accrue entre pays développés pour attirer l’élite des étudiants étrangers dans des formations de niveau Master ou Doctorat.
Cette ouverture au monde, à l’international est essentielle à l’activité et au rayonnement des Universités et des grandes Ecoles de France. Elle fonde, elle conditionne, même, leur avenir pour le fondateur du programme Bernard Kouchner alors Ministre des Affaires étrangères.
Et c’est précisément l’objectif du programme Eiffel Master, lancé en janvier 1999, que de soutenir cette internationalisation, avec trois objectifs :
Attirer les meilleurs étudiants étrangers en France ;
Viser les filières de formation décisives pour l’avenir de nos sociétés ;
Privilégier les grands pays émergents et les pays en transition, en particulier d’Asie et d’Amérique latine, insuffisamment représentés parmi les étudiants étrangers en France.
Logo Eiffel
Un programme pour qui ?
Le programme de bourses Eiffel permet de former les futurs décideurs étrangers, des secteurs privé et public, dans les domaines d’études prioritaires, et de stimuler les candidatures d’étudiants originaires de pays émergents âgés de 25 ans maximum pour le niveau master et de pays émergents et industrialisés âgés de 30 ans au plus pour le niveau doctorat.
Les grands domaines d’études concernés sont :
Les sciences humaines et sociales : Histoire, langue et civilisation française, Droit et Sciences Politiques, Economie Gestion ;
Les sciences et techniques : Biologie et santé, Transition écologique, Mathématiques et numérique, Sciences de l’ingénierie.
Un visa et un financement
Cette bourse est d’une durée maximum de 12 mois pour les étudiants en master 2, de 24 mois pour les personnes inscrites en master 1 et d’une durée de 18 mois maximum pour les étudiants suivant un cursus de doctorat. Ce programme offre une bourse d’un montant de :
1700 euros par mois pour les étudiants inscrits en doctorat ;
1181 euros par mois pour le volet niveau master.
Bien sûr, les autorités consulaires apporteront toute l’assistance nécessaire pour remplir les conditions nécessaires à l’obtention du visa afin de mener ce cursus.
Postuler
Après avoir sélectionné une école ou une université correspondant à leur projet d’études, les postulants doivent contacter le service des relations internationales de l’établissement français choisi, par courriel ou par téléphone, pour connaître les modalités et la date limite de dépôt d’une candidature auprès de leur service.
Ensuite, l’Université fait un premier tri des candidatures qu’elle transmet à Campus France qui effectue à son tour la sélection déterminante à l’éligibilité d’un dossier.
Avant de postuler, il est préférable de vérifier l’éligibilité d’une candidature en consultant le règlement des lauréats Eiffel 2024.La date limite pour déposer le dossier dépend des universités et écoles. En général c’est à faire avant le 15 janvier. Si vous désirez postuler ou que vous connaissez quelqu’un qui pourrait être éligible, l’idéal est de déposer le dossier en décembre.
Dans les années 2010, des économistes, en particulier ceux de la théorie monétaire moderne, ont souligné que les taux d’intérêt faibles étaient le résultat d’une évolution de long terme. Du XIVe au XXIe siècle, les taux à long terme tendent en effet à décliner passant de 15 à moins de 5 %. En termes réels, la baisse est encore plus marquée. Les économistes en déduisaient que les États devaient s’endetter afin de profiter de la manne des crédits à bas coûts.
Depuis le début de l’année 2022, les taux sont orientés à la hausse. Ils sont revenus à leur niveau du début du siècle, ce qui n’est pas exceptionnel au vu de l’inflation. La sensibilité des acteurs économiques a augmenté en raison de la progression impressionnante de leur endettement. Après un an et demi d’augmentation, la question est de savoir quand les taux baisseront-ils ?
Malgré la hausse des taux, le rendement réel de nombreux placements reste négatif
Des analystes de Bank of America ont déclaré au mois d’octobre que les taux d’intérêt « sortaient de leur plus bas niveau depuis 5 000 ans ». Les taux sur les obligations d’État à 10 ans s’élevaient à près de 5 % aux États-Unis ainsi qu’au Royaume-Uni, moins de 3 % en Allemagne et moins de 1 % au Japon. Une augmentation des taux d’intérêt signifie que les emprunteurs devront payer des sommes plus importantes au profit des épargnants qui, ces dernières années, avaient été mis à la diète. Malgré la hausse des taux, le rendement réel de nombreux placements reste négatif.
Aux États-Unis, la hausse des taux d’intérêt ne provoque pas, pour le moment, un ralentissement de la croissance. En rythme annuel, au troisième trimestre, le PIB s’est accru de près de 5 %. Les entreprises, outre-Atlantique, avaient accru leurs liquidités en s’endettant à faible taux avant 2022. Elles peuvent même tirer profit des placements à court terme qu’elles ont réalisés. La banque Goldman Sachs estime que seulement 16 % de la dette des entreprises américaines arrivera à échéance au cours des prochaines années. Son refinancement fera passer le taux d’intérêt moyen sur l’encours total de la dette de 4,2 % cette année à seulement 4,5 % en 2025. Par ailleurs, les entreprises américaines sont moins dépendantes que leurs homologues européennes des crédits bancaires. Les paiements d’intérêts nets par les entreprises américaines ont diminué cette année.
La bonne santé américaine s’explique également par l’importance de la cagnotte covid. En septembre, les statisticiens du Bureau du recensement américain ont révisé à la hausse l’estimation de l’épargne accumulée pendant la pandémie. Les ménages américains disposent encore de 1 000 milliards de dollars de liquidités ce qui représente 5 % de leur revenu disponible annuel.
Aux États-Unis, en revanche, les petites entreprises sont plus exposées en ayant généralement souscrit à des prêts sur des durées plus courtes que ceux des grandes entreprises.
L’exposition à la hausse des taux est élevée dans plusieurs pays européens
En Europe, le ralentissement de la croissance met en difficulté des entreprises qui ont recouru avant, pendant et après la crise sanitaire à l’endettement. L’exposition à la hausse des taux est élevée dans plusieurs pays européens. Fin 2021, la maturité médiane des dettes des entreprises espagnoles et italiennes n’était respectivement que de 2,6 ans et 2,1 ans. En Suède, où la dette des entreprises représente 155 % du PIB, le taux d’intérêt effectif moyen sur les prêts bancaires aux entreprises est passé de 1,5 % à 3,9 % entre 2022 et 2023. Ce taux continuera d’augmenter dans les prochains mois. En septembre, le nombre de faillites des entreprises était, en zone euro, supérieur de 14 % à celui constaté un an plus tôt. Au cours des années 2010, les entreprises ont emprunté fortement. Les sociétés non financières américaines ont ainsi émis pour 4 100 milliards de dollars nets de dettes. Dans le même temps, elles ont distribué sous forme de dividendes ou de rachats d’actions pour 3 200 milliards de dollars.
Au sein de l’OCDE, la dette des entreprises représente, selon les données du FMI, en 2023 près de 95 % du PIB, contre moins de 80 % au milieu des années 2000. La hausse des taux devrait conduire à un ralentissement de l’endettement et donc de l’investissement, ce qui pourrait peser sur la croissance.
La hausse des taux d’intérêt devrait conduire à une diminution sensible du prix des logements
Les ménages qui se sont endettés à taux fixe avant 2021, très majoritaires au sein de l’OCDE, ne sont pas touchés par la hausse des taux. Si leurs rémunérations augmentent, ils sont même gagnants. En revanche, cette hausse pénalise les nouveaux acquéreurs d’autant plus que les prix des logements ont peu baissé au regard des hausses enregistrées depuis une vingtaine d’années.
Aux États-Unis, l’augmentation des taux hypothécaire est forte. Selon Mortgage News Daily, un fournisseur de données, le prêt hypothécaire moyen à 30 ans outre-Atlantique était assorti d’un taux de 8 % pour la première fois depuis 2000. De 2021 à 2022, le coût mensuel de remboursement pour un ménage américain a pu doubler. La hausse des taux d’intérêt, même si elle se fait attendre, devrait conduire à une diminution sensible du prix des logements.
Selon la Banque des règlements internationaux, les prix réels de l’immobilier ont, dans douze États membres de l’OCDE, baissé de 10 % entre le début de 2022 et le deuxième trimestre de 2023. D’ici 2025, une nouvelle baisse de 14 % pourrait intervenir. Certains envisagent même une contraction de 35 %. Entre 2007 et 2010, lors de la crise financière, la baisse avait été de 13 % au sein de l’OCDE.
Plusieurs facteurs pourraient néanmoins atténuer le caractère baissier du marché immobilier. Compte tenu des mouvements de population, le marché immobilier se caractérise par la persistance de nombreux déséquilibres. Les ménages souhaitent en effet habiter au sein des grandes agglomérations ou à proximité du littoral. La multiplication des divorces et des familles monoparentales conduit également à une demande accrue de logements.
Sur le terrain financier, la hausse rapide des taux d’intérêt a conduit à quelques tensions mettant en difficulté plusieurs banques aux États-Unis. Les banques qui possèdent de nombreuses obligations acquises quand les taux étaient bas ont enregistré d’importantes moins-values. La hausse du rendement des bons du Trésor à dix ans, passée de 1,5 % fin 2021 à environ 3,5 % un an plus tard, a généré une moins-value de 600 milliards de dollars aux banques américaines.
Compte tenu de la forte croissance de l’économie américaine, les banques pourraient se trouver en manque de liquidités
Les banques pourraient se trouver en manque de liquidités
Pour endiguer cette crise obligataire, la Réserve fédérale a proposé de prêter aux banques à la valeur nominale, plutôt qu’à la valeur marchande de leurs bons du Trésor, allégeant ainsi la pression sur leur bilan. Compte tenu de la forte croissance de l’économie américaine, les banques pourraient se trouver en manque de liquidités les contraignant à vendre à perte leurs obligations. Cette situation pourrait créer de nouvelles tensions dans les prochains mois d’autant que les prêts de la FED arriveront à échéance.
Selon une étude réalisée par les économistes, Erica Jiang, Gregor Matvos, Tomasz Piskorski et Amit Seru, si toutes les pertes obligataires non comptabilisées étaient pleinement reprises dans les bilans, la moitié des banques américaines, détenant environ la moitié de tous les actifs bancaires, ne respecteraient pas leur capital réglementaire minimum et seraient potentiellement insolvables. Le risque semble se diffuser dans l’ensemble des banques américaines. Il n’est plus cantonné comme au printemps aux seuls petits établissements. Parmi les 2 500 milliards de dollars de moins-values potentielles, environ les deux tiers concernent des banques jugées systémiques. Les prêts immobiliers commerciaux constituent une menace. Ils représentent environ un dixième des actifs bancaires. Or, depuis le covid, avec le développement du télétravail, et avec la hausse des taux d’intérêt, la valeur des immeubles de bureaux est orientée à la baisse. Les faillites d’entreprises en augmentation provoquent des défauts au niveau des remboursements.
L’augmentation des taux d’intérêt touche en premier lieu les États qui n’en finissent pas de s’endetter
Ces défauts peuvent concerner non seulement les banques mais également des institutions financières comme les fonds de pension qui ont racheté, ces dernières années, de nombreux prêts.
L’augmentation des taux d’intérêt touche en premier lieu les États qui n’en finissent pas de s’endetter. Le niveau de la dette publique bat records sur records. En 2009, après la crise financière, il se situait déjà au-dessus de son niveau de 1946. Depuis la pandémie, les dettes publiques auraient, selon The Economist, atteint un niveau inconnu depuis les guerres napoléoniennes. Les taux bas ont incité, durant les années 2010, les États à s’endetter. Le retournement des taux a changé la donne. La soutenabilité des dettes massives ne dépend pas seulement des taux d’intérêt, mais aussi de la manière dont ces taux se comparent à la croissance économique.
Le scénario catastrophique serait la poursuite de la hausse des taux combinée avec une récession généralisée. En octobre, le FMI prévoyait que, entre 2023 et 2028, le taux de croissance économique des économies de l’OCDE continuerait de dépasser de 1,4 point de pourcentage en moyenne le taux d’intérêt payé par leurs gouvernements sur leurs dettes, malgré les récentes hausses de taux, ce qui rend la situation supportable. Mais le ratio dette/PIB continue à augmenter car de nombreux gouvernements maintiennent des déficits publics élevés.
Des déficits aussi élevés ne sont généralement observés que pendant les guerres ou les récessions catastrophiques
Les États-Unis et la France pratiquent des politiques d’inspiration keynésienne. Le déficit public des premiers atteint 7,5 % du PIB et celui de la seconde 5 %. Des déficits aussi élevés ne sont généralement observés que pendant les guerres ou les récessions catastrophiques. À l’exception de l’Allemagne, du Japon, du Canada ou des Pays-Bas, dans les autres pays de l’OCDE, des mesures d’assainissement sont nécessaires pour empêcher, à terme, un emballement des dettes publiques.
Les États-Unis devraient réduire leur déficit budgétaire primaire – c’est-à-dire le déficit hors intérêts sur la dette – de 2,4 % du PIB. Or, la transition énergétique et le vieillissement sont des postes de dépenses de plus en plus importants tout comme le souverainisme économique.
La crise financière n’est pas une fatalité
Le FMI estime que la facture annuelle de la lutte contre le réchauffement climatique, de l’effort supplémentaire de défense provoqué par la multiplication des tensions géopolitiques et le vieillissement démographique pourrait atteindre 7,5 % du PIB pour les pays de l’OCDE. Les rendements à dix ans sont désormais supérieurs aux estimations plausibles de croissance à long terme dans la plupart des économies riches. Le service de la dette des États devrait progresser plus vite que les ressources fiscales, contraignant à des arbitrages budgétaires sensibles.
La crise financière n’est pas une fatalité. Une augmentation du taux de croissance sur fond d’une progression du volume du travail constitue une première solution. La seconde repose sur un relèvement du taux d’épargne. Plus l’épargne est abondante, moins les taux sont susceptibles d’augmenter. Les taux d’intérêt sont, en effet, déterminés à long terme par l’équilibre entre le désir mondial d’épargner et d’investir. Le vieillissement de la population est un facteur favorable à l’épargne, les ménages mettant de l’argent de côté pour préparer leur retraite. En revanche, ce vieillissement tend à peser défavorablement sur la croissance et serait un des moteurs de la « stagnation séculaire », thèse des économistes Alvin Hansen et Larry Summers.
La hausse des taux à long terme peut anticiper celle de la croissance. Les investisseurs acceptent des taux plus élevés car ils estiment que, dans les prochaines années, ils pourront vendre plus tout en obtenant des gains de productivité.
Les perspectives de profits liés à la haute technologie compensent l’effet taux
Sur longue période, croissance et taux d’intérêt sont intimement liés. Les espoirs mis dans l’intelligence artificielle conduisent ainsi à une hausse des taux, ce qui expliquerait pourquoi leur hausse n’a pas entraîné, pour le moment, une forte chute des marchés boursiers. En théorie, des rendements obligataires plus élevés devraient réduire la valeur des bénéfices futurs des entreprises et donc la valeur des actions. Mais les perspectives de profits liés à la haute technologie compensent l’effet taux.
Grâce à l’intelligence artificielle, la valeur des grandes entreprises technologiques comme Microsoft ou Nvidia ont fortement augmenté.
Le maintien d’une forte croissance aux États-Unis, alimenté au troisième trimestre par d’importants gains de productivité, semble donner raison aux optimistes.
L’augmentation des taux offre, par ailleurs, quelques avantages, en stimulant la concurrence et en regénérant la « destruction créatrice ». L’ère des taux bas des années 2010 aurait rendu l’économie moins dynamique. Des entreprises à faible rentabilité ont pu se maintenir. Appelées « entreprises zombies », elles sont aujourd’hui confrontées à des charges d’intérêts croissantes qui peuvent les amener à la faillite, ce qui permet le renouvellement du tissu productif.
L’économie mondiale devra faire face à des taux d’intérêt plus élevés et à une croissance plus faible
Depuis une trentaine d’années, tous les agents économiques, ménages, entreprises, administrations publiques, ont accru leur niveau d’endettement, ce qui conduit naturellement à une hausse des taux d’intérêt. Selon les économistes Larry Summers et Lukasz Rachel, une augmentation de dix points de pourcentage de la dette par rapport au PIB s’accompagne d’une hausse des taux d’intérêt de 0,35 point de pourcentage à long terme et chaque point de pourcentage d’augmentation des déficits augmente les taux d’un montant similaire. En vertu de cette règle, les taux devraient donc rester élevés dans les prochaines années.
Avec une dette publique en forte progression, l’économie mondiale devra faire face à des taux d’intérêt plus élevés et à une croissance plus faible. Selon Maurice Obstfeld du Peterson Institute for International Economics, la situation n’est pas tenable. Il a ainsi déclaré que « quelque chose doit céder, qu’il s’agisse d’une politique budgétaire plus restrictive ou d’une sorte de crise de la dette ».
Au-delà d’une crise budgétaire, la résolution des tensions pourrait passer par une inflation persistante et élevée qui érodera la valeur réelle des dettes publiques, comme cela s’est produit dans le passé après des guerres ou des crises économiques. En cas d’épisodes inflationnistes, les taux d’intérêt nominaux demeurent élevés mais les taux d’intérêt réels tendent à diminuer. L’autre voie serait un long hiver économique marqué par une stagnation de la croissance. Les tensions sociales résultant de l’absence de croissance pourraient déboucher sur des politiques non-coopératives au niveau mondial avec des risques de conflits militaires comme dans les années 1930. L’investisseur Bill Ackman de Pershing Square Capital estime que la croissance de l’économie mondiale diminue plus rapidement que les données statistiques et prédit une forte crise.
Le ralentissement du commerce international est un signe inquiétant de repli des États suggérant qu’un nouveau cycle économique commence, cycle porteur de nombreux dangers
La compagnie aérienne irlandaise Ryanair a appelé dimanche (19 novembre) la Commission européenne « à prendre des mesures urgentes pour protéger les survols et la liberté de mouvement des citoyens de l’UE pendant la grève des contrôleurs aériens français » lundi (20 novembre).
Plusieurs syndicats entendent protester contre la récente adoption par le Parlement français d’une proposition de loi visant à obliger les contrôleurs aériens à se déclarer individuellement grévistes ou non 48 heures à l’avance.
La Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) française a par conséquent demandé jeudi aux compagnies aériennes de renoncer lundi de 20% à 25% de leur programme de vols à Paris-Orly, Toulouse-Blagnac (sud-ouest), Bordeaux-Mérignac (sud-ouest) et Marseille-Provence (sud).
Elle a aussi prévenu que l’activité de centres en route de la navigation aérienne (CRNA), qui gèrent les trajectoires des appareils survolant le territoire, sera affectée, forçant potentiellement des vols à contourner la France.
Au vu de la position géographique de la France, les multiples journées de grève des contrôleurs aériens français depuis le début de l’année ont obligé « les compagnies aériennes à annuler des milliers de survols de l’UE depuis l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, l’Irlande et le Royaume-Uni, tandis que la France utilise en particulier des lois de service minimum pour protéger les vols français », affirme Ryanair dans un communiqué.
Plusieurs syndicats entendent protester contre la récente adoption par le Parlement français d’une proposition de loi visant à obliger les contrôleurs aériens à se déclarer individuellement grévistes ou non 48 heures à l’avance. [page frederique/Shutterstock]
« C’est injuste. La France (et tous les autres États de l’UE) devrait protéger les survols pendant les grèves des contrôleurs aériens comme c’est le cas en Espagne, en Italie et en Grèce, et annuler les vols vers/depuis l’Etat affecté », ajoute la compagnie low-cost irlandaise, première d’Europe en nombre de passagers transportés.
Ryanair, qui prend régulièrement pour cible le contrôle aérien français, avait déjà lancé un appel similaire à la Commission européenne en début d’année.
La DGAC a précisé dimanche à l’AFP qu’« à ce stade, le mouvement social n’est que pour la journée de lundi ».
Le syndicat national des contrôleurs du trafic aérien (SNCTA), syndicat majoritaire du secteur, n’a pas appelé à la grève.
Dans une interview sur Radio J dimanche, le ministre des Transports Clément Beaune a indiqué que la loi allait être « promulguée dans les prochains jours » et que sa « mise en application complète » était « une question de quelques semaines ».
Bonjour à tous nous sommes le mardi 21 novembre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans nos titres : J-6 pour la semaine des Lycées des Français à l’étranger – Moins de vols à Paris en janvier et février – Rixe mortelle dans la drome
La semaine des Lycées des Français à l’étranger
C’est dans 6 jours. Et c’est donc Le sport qui sera le fil conducteur durant toute la semaine mais aussi l’année scolaire 2023-2024 dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger, alors que 2024 sera l’année des Jeux olympiques et paralympiques de Paris. En référence aux valeurs olympiques d’excellence, d’amitié, de respect, d’équité, de courage…, l’AEFE s’inscrit dans la promotion de l’héritage éducatif de l’olympisme et se saisit de ce contexte pour renforcer durablement sa politique sportive au sein des établissements français à l’étranger. Pour découvrir le programme de votre établissement direction les pages Facebook ou leur site internet.
Une mise à jour aux conséquences importantes pour les passagers aura lieu à la fin de l’année. Le contrôle aérien français va prochainement bénéficier d’un nouveau logiciel de gestion du trafic : 4-Flight. Un nouvel outil très attendu, mais dont l’arrivée va bouleverser le système aérien français. En conséquence, les compagnies aériennes vont devoir réduire de 20 % le nombre de leurs vols depuis Paris (Roissy, Orly, Le Bourget et Paris-Beauvais) du 9 janvier au 14 février 2024.
4-Flight
Une rixe qui provoque l’émotion en France
L’effroi et l’émotion à Crépol, dans le département de la Drôme alors qu’un un adolescent de 16 ans a été tué au couteau et plusieurs personnes ont été blessées dans la nuit de samedi à dimanche. Ce petit village de 500 habitants a été le théâtre d’une violente rixe alors que 350 jeunes étaient réunis dans la salle des fêtes pour un bal, un groupe d’une dizaine de jeunes personnes a fait irruption et on provoquait cette rixe alors que le garde de sécurité leur refusait l’accès.
La 6e édition de la Semaine des lycées français du monde, organisée par l’AEFE, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, aura lieu du lundi 27 novembre au samedi 2 décembre 2023 sur le thème « Apprendre, s’engager, s’épanouir : le sport pour tous et toutes ». Les Jeux Olympiques à Paris l’été prochain explique ce choix.
Cet évènement souhaite promouvoir l’excellence et la qualité de l’enseignement dans les lycées français du monde auprès de nouveaux publics, en France comme à l’étranger.
À l’occasion de cette Semaine des lycées français du monde, l’AEFE veut mobiliser tous les acteurs éducatifs et institutionnels au service de la valorisation de l’enseignement français à l’étranger, sur tous les continents.
Elle représente une occasion de mettre en valeur les atouts de l’enseignement français à l’étranger : les spécificités de la maternelle française, l’enseignement plurilingue ainsi que le baccalauréat qui garantit l’accès aux meilleurs établissements d’enseignement supérieur français et étrangers.
2023/2024, une année sous le signe olympique
Le sport est un fil conducteur durant toute l’année scolaire 2023-2024 dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger, alors que 2024 sera l’année des Jeux olympiques et paralympiques de Paris.
En référence aux valeurs olympiques d’excellence, d’amitié, de respect, d’équité, de courage…, l’AEFE s’inscrit dans la promotion de l’héritage éducatif de l’olympisme et se saisit de ce contexte pour renforcer durablement sa politique sportive au sein des établissements français à l’étranger.
Après la Journée nationale du sport scolaire (20 septembre 2023), qui a été l’occasion d’une belle mobilisation pour promouvoir le sport pour tous et toutes, la nouvelle édition de la Semaine des lycée français du monde sera un temps fort majeur de l’Année du sport.
La thématique retenue – « Apprendre, s’engager, s’épanouir : le sport pour tous et toutes » – est riche de sens et permet de mettre l’accent sur toutes les dimensions du sport, afin de contribuer à la formation globale des élèves.
« Apprendre »
L’éducation physique et sportive (discipline scolaire, obligatoire pour tous les élèves) comme le sport scolaire (au sein des associations sportives) permettent aux élèves d’acquérir des compétences et savoirs spécifiques. L’EPS et le sport scolaire favorisent également l’acquisition de compétences transversales, facteurs de réussite, éléments clefs des apprentissages et de l’éducation citoyenne…
« S’engager »
Le terme fait bien sûr référence à l’engagement de soi que toute sportive et tout sportif doit déployer dans sa pratique, en mettant en œuvre les valeurs de l’effort, de la détermination et de la persévérance. Il met également l’accent sur l’engagement au bénéfice du collectif, en permettant aux élèves d’exercer des responsabilités sociales, de faire l’expérience de la cohésion et de l’implication dans des projets, afin de faire vivre les valeurs citoyennes…
« S’épanouir »
Facteur essentiel d’épanouissement et de santé, le sport favorise un développement harmonieux et permet de vivre des moments exaltants…
« Le sport pour tous et toutes »
C’est évidemment dans un esprit inclusif que la pratique sportive est envisagée dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger, pour tous les âges, pour les filles et les garçons, pour tous les élèves dans leurs différences.
En souhaitant une belle mobilisation et une pleine appropriation de la thématique commune par tous les établissements du réseau, l’AEFE vous invite à suivre la Semaine des lycées français du monde ! #SemaineLFM
Une mise à jour aux conséquences importantes pour les passagers. Le contrôle aérien français va prochainement bénéficier d’un nouveau logiciel de gestion du trafic : 4-Flight. Un nouvel outil très attendu, mais dont l’arrivée va bouleverser le système aérien français. En conséquence, les compagnies aériennes vont devoir réduire de 20 % le nombre de leurs vols depuis Paris (Roissy, Orly, Le Bourget et Paris-Beauvais) du 9 janvier au 14 février 2024, rapporte L’Echo Touristique.
Optimiser la gestion de l’espace aérien
Ce changement, bien que complexe, est néanmoins nécessaire, puisque les 1.750 contrôleurs aériens français travaillent encore avec un système développé dans les années 1970.
« Désormais, la France dispose d’un socle technologique de nouvelle génération qui saura répondre à ces nouveaux enjeux du transport aérien », a expliqué à BFM Business Florian Guillermet, directeur des services de la Navigation aérienne (DNSA).
Avec 4-Flight, plus d’avions en circulation pourront être pris en charge, afin d’aboutir à une meilleure fluidité et optimisation du trafic, dans un objectif d’harmonisation du ciel européen et de circulation aérienne plus respectueuse de l’environnement. « Le contrôleur dispose d’une meilleure prévision de la trajectoire de l’avion, ce qui permet de réduire la durée du vol et sa consommation de carburant », a détaillé la direction de la DSNA.
4-Flight sera testé au début de l’année prochaine au CRNA d’Athis-Mons près d’Orly
16.500 vols annulés
Après avoir été déployé avec succès dans les centres en route de la navigation aérienne (CRNA) de Reims et d’Aix-en-Provence, 4-Flight va être testé au début de l’année prochaine au CRNA d’Athis-Mons près d’Orly, le plus grand de France, qui opère tous les aéroports parisiens. D’où ces perturbations. Selon les chiffres du Cohor (l’association pour la coordination des horaires sur les aéroports français), ce sont 16.500 vols qui vont devoir être supprimés sur la période, dont 4.379 pour la seule compagnie Air France.
Reste à déterminer pour les compagnies les vols qui seront supprimés. Pour l’heure, certains vols peuvent ainsi être encore disponibles à la vente en attente d’une décision.
Selon Philippe Brieu, le secrétaire général France du Bar (Board of Airlines Representatives), la plupart des longs courriers seront épargnés. Concernant les vols annulés, Air France a indiqué qu’une proposition de report automatique sur un autre vol sera systématiquement proposée. Par la suite, 4-Flight sera introduit dans les centres de Brest et Bordeaux en novembre 2024.
Dans son rôle de médiateur, le Qatar a annoncé qu’il ne restait que des obstacles « mineurs » dans la négociation pour libérer les otages détenus par le Hamas.
Le Qatar à la manœuvre
Un espoir pour les otages détenus par le Hamas. Dimanche 19 novembre 2023, le Qatar, qui mène une médiation, a affirmé qu’il ne restait que des obstacles «mineurs» dans la négociation pour un accord sur la libération d’otages entre Israël et le Hamas, sans toutefois fournir de calendrier.
« Les défis qui subsistent dans les négociations sont très mineurs (…). Ils sont plus logistiques, ils sont plus pratiques », a déclaré le premier ministre qatari, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, lors d’une conférence de presse à Doha au côté du chef de la diplomatie de l’Union européenne, Josep Borrell.
On ne sait pas précisément combien de personnes sont retenues en otage par le Hamas depuis le 7 octobre. Ils seraient environ 200.
Le Qatar négocie la libération des otages avec le Hamas
Les États-Unis font pression
« Encore aucun accord mais nous continuons de travailler dur pour en obtenir un », a ainsi déclaré Adrienne Watson, la porte-parole du conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche.
La Maison-Blanche avait affirmé samedi « continuer à travailler dur » pour parvenir à une ébauche d’accord entre Israël et le Hamas.
Et en Israël, la pression s’accentue sur le gouvernement pour obtenir la libération des otages, retenus dans la bande de Gaza depuis plus de six semaines.
« Toutes les familles ont obtenu de rencontrer lundi soir l’ensemble du cabinet de guerre israélien », a assuré samedi le Forum des familles des otages et disparus.
« Ramenez-les à la maison, maintenant. Tous », avaient clamé samedi au milieu d’une marée de drapeaux israéliens des milliers de manifestants à Jérusalem.