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  • Les personnels de l’AEFE en grève pour défendre leur pouvoir d’achat 

    Les personnels de l’AEFE en grève pour défendre leur pouvoir d’achat 

    Le contexte d’inflation mondiale frappe les Français de l’étranger comme ceux de métropole. Bien sûr, les personnels détachés de France par l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger (AEFE), comme ceux embauchés sous un statut local n’y échappent pas. C’est face à ce constat, que le Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs des Écoles et PEGC (FSU-SNUIPP) comme le SE-UNSA, un syndicat français regroupant des enseignants de tous les corps du premier et du second degré de l’enseignement public, appellent leurs membres des établissements des réseaux affiliés à l’AEFE à une journée d’action ce mardi 28 novembre pour préserver leur pouvoir d’achat.

    L’objectif ? Obtenir que leurs rémunérations soient réévaluées en prenant en compte les particularités locales. 3 revendications seront portées par les syndicats :  revalorisation de l’ISAE/ISOE pour les enseignants de contrat local, le versement de la prime d’équipement informatique et la révision des grilles d’avancement et de couverture sociale.

    Alignement sur le doublement de l’ISAE ou ISOE pour les personnels de droit local

    Pour rappel, l’ISOE (indemnité de suivi et d’orientation des élèves) a été instituée par le décret n°93-55 du 15 janvier 1993. Elle est liée à l’exercice effectif des fonctions enseignantes en particulier au «suivi individuel et à l’évaluation des élèves» et à «la participation aux conseils de classe». Tandis que les personnels enseignants du premier degré exerçant dans les écoles maternelles et élémentaires, y compris en ULIS, ou membres des RASED, ou les PSY-EN perçoivent, eux, l’ISAE. 

    Alors que les personnels détachés ont pu bénéficier d’une indexation de ces compléments de revenus, ce ne fut pas le cas pour les autres. Logiquement les syndicats réfutent cette segmentation faite entre les professeurs. Pour eux, elle ne se justifie pas. En effet, les personnels de droit local sont exclus de ces dispositifs alors qu’ils effectuent les mêmes fonctions. 

    « Il n’est pas acceptable qu’il y ait une telle différence de traitement entre les personnels enseignants de droit local et les détachés. »

    Djamel Souiah – Secrétaire général UNSA Hors de France

    AEFE en grève
    AEFE Espagne @FSU

    La refonte de l’ISVL / ICCVL

    Pour rappel, L’ISVL ou Indemnité spécifique de vie locale est une indemnité servie aux personnels détachés sous statut de résidents auprès de l’AEFE. Elle est actualisée tous les trimestres. 

    Sur ce point, c’est la FSU qui monte au front. Le syndicat revendique déjà depuis plusieurs années une réforme de l’ISVL/ICCVL afin que le calcul de cette indemnité soit simplifié et que les montants reflètent la réalité et les besoins des situations locales.

    Mais la refonte de l’ISVL / ICCVL proposée par l’AEFE ne répond pas à leurs attentes. Le syndicat s’inquiète de la demande de la direction du budget (Bercy) qui veut absolument économiser sur ce poste. Pour la FSU, « l’Agence veut réformer en passant en force ».  En effet, Le projet porté par BERCY et l’AEFE prévoit de ne plus prendre le critère “transport vers/depuis la France” dans le mode de calcul. Pour la FSU, il doit être maintenu. En effet, pour les résidents qui n’ont pas opté pour le nouveau décret, les voyages vers/depuis la France ne sont pas pris en charge, contrairement aux nouveaux détachés. Le prix des transports est pourtant bien le même pour tous ! 

    Pour l’UNSA, l’avis est plus mitigé. Pour Djamel Soujah, secrétaire général de l’UNSA hors de France : « Des propositions ont été faites par l’agence allant dans le sens de ce que le SE-UNSA demande depuis des années, notamment la nécessité de rendre plus attractives les zones qui rencontrent des difficultés de recrutement. » Cependant, la prise en compte de l’inflation, du transport au quotidien ou du coût de l’énergie sont des impératifs que l’UNSA veut voir pris en compte. Dans l’attente du projet défini, l’UNSA a décidé de ne pas encore se prononcer. 

    Réforme de l’avantage familial

    Là encore, les syndicats pointent du doigt la volonté de faire des économies de l’AEFE et de Bercy sur le dos du corps professoral. 

    Pour rappel, l’avantage familial (AF) est un élément de rémunération des personnels résidents et détachés de l’AEFE pour « prendre en compte les charges de famille des agents », institué par l’ancienne version du décret 2002-22 (résidents) ou, pour les personnels détachés, par le décret 2002-22 modifié par le décret n°2022-896 du 16 juin 2022. C’est donc une prestation familiale qui selon le SNES-FSU devrait permettre de compenser l’absence de supplément familial de traitement à l’étranger en général et le non-versement des allocations familiales hors Union européenne ainsi qu’une partie des coûts dus à la résidence hors de France.

    Il est versé aux personnels pour chaque enfant de sa naissance à ses 21 ans révolus. Les montants mensuels sont fixés par arrêté, par pays et par tranches d’âges (moins de 10 ans / 10 – 15 ans / plus de 15 ans). Il ne peut être inférieur aux frais de scolarité dus pour les enfants accompagnant leurs parents dans une mission hors de France pour l’AEFE.

    Sur ce point, le SE-UNSA comme la FSU-SNUIPP réclament que l’ensemble de l’enveloppe allouée soit redistribuée. Si l’AEFE a décidé que cette prime permettrait d’établir la gratuité pour tous les enfants de 4 à 18 ans de personnels détachés, cette mesure entraîne une absence de prise en charge des 0-3 ans (avant scolarisation) et les post-bac.  Comme nous le confie Djamel Soujah : « Si la gratuité est définie pour les personnels détachés, pour plus d’équité entre les personnels détachés, il serait alors incompréhensible que ce ne soit pas le cas pour tous les personnels des établissements (et pas seulement les détachements). In fine, nous ne sommes pas contre ce principe de gratuité si nous avons la garantie qu’il soit étendu à tous les personnels. »

    Quelle mobilisation ?

    Au moment où nous écrivons ces lignes, il est impossible de savoir quel établissement participera ou non à l’action et surtout dans quelle proportion. Mais les dernières actions similaires avaient été massivement suivies avec parfois des taux jusqu’à 100% de grévistes. Prenez donc attache avec votre établissement dès maintenant afin de connaître le niveau de mobilisation. 

  • Présidentielle à Madagascar : L’ancien DJ Andry Rajoelina réélu

    Présidentielle à Madagascar : L’ancien DJ Andry Rajoelina réélu

    Selon la commission électorale, Rajoelina l’a emporté dès le premier tour avec 58,95% des suffrages exprimés.

    Le président sortant de Madagascar reconduit

    Selon la commission électorale (Ceni), Andry Rajoelina, qui briguait un second mandat, l’a emporté avec 58,95 % des suffrages exprimés à l’issue du vote qui s’est tenu le 16 novembre. Ces résultats doivent encore être entérinés par la Haute cour constitutionnelle (HCC), plus haute juridiction du pays, chargée de proclamer les résultats définitifs au plus tard le 4 décembre. Elu depuis 2018, Andry Rajoelina avait accédé une première fois au pouvoir en 2009 à la faveur d’une mutinerie chassant l’ex-président Marc Ravalomanana. « Le peuple malgache a choisi la voie de la continuité, de la sérénité et de la stabilité », s’est-il félicité samedi devant la presse, assurant que les électeurs se sont « exprimés librement ».

    Mais les accusations d’irrégularités, de la part de l’opposition, se sont multipliées depuis le scrutin. « J’ai déposé deux requêtes pour demander l’annulation du scrutin et la disqualification d’Andry Rajoelina », a déclaré à l’AFP le candidat de l’opposition, Siteny Randrianasoloniaiko, 51 ans. Accusant le président sortant de fraude, il a ajouté : « Il a volé. Il a acheté les voix. La Ceni a changé les chiffres ».

    Présidentielle à Madagascar
    Andry Rajoelina © RIJASOLO / AFP

    Un taux de participation en dessous des 50 %

    Un collectif de dix opposants candidats, comptant notamment deux anciens présidents, a lui aussi dénoncé « des irrégularités flagrantes ». Ses membres, qui ont refusé de faire campagne, ont affirmé dès vendredi qu’ils ne reconnaîtraient pas les résultats de l’élection.

    « Nous ne reconnaîtrons pas les résultats de cette élection illégitime, truffée d’irrégularités, et nous déclinons toutes responsabilités sur l’instabilité politique et sociale qui pourrait en découler », ont-ils mis en garde dans une déclaration commune également signée par Siteny Randrianasoloniaiko.

    Le collectif avait appelé les électeurs à « considérer que ces élections n’existent pas » et à ne pas se rendre aux urnes. Le taux de participation est à peine au-dessus des 46 %, en baisse par rapport à la précédente présidentielle de 2018. Le collectif d’opposants n’a pas indiqué à ce stade d’intention de saisir également la justice et n’a pas non plus appelé à redescendre dans la rue.

    Regarder le reportage de TV5MONDE

  • Les statuts des établissements de l’EFE – Webinaire 

    Les statuts des établissements de l’EFE – Webinaire 

    Pour la huitième rencontre organisée le 23 novembre, par Reflexe S, la plateforme dédiée à l’enseignement français hors de France, fondée par la sénatrice Samantha Cazebonne, l’équipe s’est comme toujours montrée soucieuse d’apporter toujours plus d’informations sur le fonctionnement de ce gigantesque réseau composé d’établissements aux statuts différents. C’est l’occasion aussi pour nous de faire un point sur ces derniers.

    3 statuts pour les établissements français à l’étranger

    Pour rappel, les établissements d’enseignement français à l’étranger font tous, quel que soit leur statut, l’objet d’une procédure d’homologation par le ministère chargé de l’Éducation nationale attestant de leur conformité aux programmes, aux objectifs pédagogiques et aux règles d’organisation applicables en France aux établissements de l’enseignement public. Tous les cinq ans, ils font l’objet d’une procédure de renouvellement.

    Les corps d’inspection du ministère de l’Éducation nationale visitent régulièrement les établissements et sanctionnent la conformité à ces critères pour les différents niveaux d’enseignement. La liste officielle des établissements homologués est publiée chaque année au Journal officiel de la République française.

    EFE
    Ecole inclusive : 59 élus des Francais de l’étranger appellent à l’amélioration des dispositifs d’aides

    Les établissements gérés directement par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE)

    Parmi les 540 établissements homologués par l’Éducation nationale, 71 sont gérés directement par l’AEFE, établissement public placé sous la tutelle du ministère des affaires étrangères. Ces établissements en gestion directe (EGD) sont constitués en services déconcentrés de l’AEFE. Le directeur de l’Agence étant ordonnateur principal de leur budget, ces établissements ne bénéficient pas du statut d’établissement public local d’enseignement (EPLE) et n’ont pas de conseil d’administration propre.

    Ils ont fait l’objet d’une révolution comptable avec l’adoption en 2022 d’un amendement porté par le député Frédéric Petit (Modem) afin d’apporter une meilleure visibilité aux parents sur le coût de l’établissement auquel ils versent les frais d’écolage.

    Les établissements conventionnés

    Les 155 établissements conventionnés du réseau sont gérés par des fondations de droit local à but non lucratif, par des associations de droit français (telle la Mission laïque française (Mlf), ou de droit étranger. Ils ont passé une convention avec l’AEFE portant notamment sur les conditions d’affectation et de rémunération des agents titulaires, sur l’attribution de subventions et sur leurs relations avec l’AEFE. Ces établissements entretiennent avec elle un dialogue de gestion.

    EFE
    Devise républicaine et logos des acteurs de l’EFE

    Les établissements partenaires

    Les autres établissements homologués sont des établissements partenaires. Ils peuvent être gérés par des associations de droit privé français ou étranger. L’accord de partenariat que ces établissements ont contracté avec l’AEFE institutionnalise leur appartenance au réseau d’enseignement français à l’étranger. Il formalise les engagements réciproques des établissements et de l’AEFE. Parmi eux, 90 établissements sont gérés ou sont en partenariat avec la Mission Laïque Française (Mlf). Leurs accords de partenariat s’organisent alors dans le cadre d’un protocole d’entente entre la Mlf et l’AEFE.

    Un statut qui peut parfois inquiéter les parents comme en Espagne lorsque cette année, la Mission Laique française a annoncé vouloir basculer tous ses établissements sous ce statut.

    Un webinaire pour aller plus loin avec des experts

    Sur le papier, tous ces statuts peuvent paraître limpides ou bien troubles pour les parents d’élèves. C’est dans une logique de transparence et d’informations, que l’équipe de l’ancienne proviseure et actuelle sénatrice des Français de l’étranger ont voulu réunir ces experts. Ils ont ainsi pu échanger sur les principales caractéristiques des différents statuts des établissements qui existent aujourd’hui : gestion directe, conventionnés et partenaires.

    Au cours du webinaire que vous regardez ci-dessous, des représentants d’établissements qui ont connu un changement de statut ont livré leurs témoignages. Deux tables rondes se sont d’ailleurs tenues, l’une au sujet de la « convention temporaire comme outil d’un développement qualitatif de l’enseignement français à l’étranger », l’autre « sur l’évolution d’une convention-type considérée comme trop rigide par un nombre croissant d’acteurs », explique Reflexe-s sur son site.

    Regarder le webinaire de Relexe-S

  • Traité de Maastricht, 30 ans après ! 

    Traité de Maastricht, 30 ans après ! 

    Signé le 7 février 1992 et entré en vigueur le 1er novembre 1993, le Traité de Maastricht a célébré assez discrètement son 30e anniversaire. La monnaie commune s’est imposée en devenant la deuxième monnaie de réserve du monde derrière le dollar. Elle a démontré toute son utilité durant les différentes crises en évitant des fluctuations monétaires entre les États membre de l’Union européenne, fluctuations qui auraient pénalisé les échanges.

    Les États collectivement solidaires

    Grâce à la monnaie unique, les États membres n’ont pas fait l’objet d’attaques spéculatives comme cela a pu être le cas des années 1970 aux années 1990. La création de l’euro s’est accompagnée de règles budgétaires (déficits, endettement public) afin d’éviter tout aléa de moralité. Les États sont collectivement solidaires de la bonne tenue de la monnaie en respectant individuellement les règles de bonne gestion. Ces dernières avaient été notamment demandées par les autorités monétaires allemandes réticentes à la disparition du mark.

    Trente ans plus tard, le fonctionnement de la zone euro est-il optimal ? Comment, le cas échéant, pourrait-il être amélioré ? La zone monétaire européenne est-elle optimale ? C’est le cas au sens défini par l’économiste Robert Mundell. Les États membres sont censés échanger fortement entre eux, ce qui est une réalité au sein de la zone euro. Pour de nombreux pays, le commerce interne à la zone représente au minimum 60 % du total de leur commerce extérieur. L’introduction de la monnaie a fluidifié les échanges en supprimant le risque et les frais de change. Les entreprises comme les ménages peuvent plus facilement comparer les prix. La monnaie unique suppose donc le maintien d’un marché du même nom.

    Depuis quelques années, cependant, des tentations protectionnistes se font jour à l’intérieur même de l’Union, que ce soit par l’instauration de barrières réglementaires (bonus – malus) ou par l’adoption de subvention en faveur de certains secteurs d’activité pouvant amener à des distorsions de concurrence.

    Traité de Maastricht
    Signature du traité de Maastricht © CHARLIER / SIPA

    Tentations protectionnistes et divergences budgétaires

    Dans une zone monétaire optimale, les facteurs de production doivent être mobiles. Le capital et le travail doivent pouvoir se déplacer facilement dans la zone. La mobilité des capitaux est supposée totale au sein de l’Union mais, dans les faits, des entraves demeurent, en particulier lors de rachats d’entreprises dans des secteurs sensibles. La mobilité du travail est relativement faible en raison de la frontière des langues ainsi qu’en raison de la diversité des régimes sociaux d’un État à l’autre. L’absence de mobilité des travailleurs rend difficile l’harmonisation des taux de chômage et la résorption des crises qui peuvent toucher tel ou tel État membre. La libre circulation des femmes et des hommes est un droit reconnu au sein de l’Union européenne mais son application concrète demeure perfectible.

    Une zone monétaire optimale suppose une politique fiscale et sociale commune, ce qui n’est pas le cas en Europe. Elle doit logiquement être dotée de fonds d’actions conjoncturelles visant à venir en aide à un pays subissant un choc économique spécifique.

    Au sein d’une zone monétaire unifiée, les pays ne pouvant plus dévaluer doivent pouvoir compter sur la solidarité des autres États membres. La convergence des économies au sein de la zone monétaire vise à éviter l’apparition de tensions pouvant amener à des écarts sur les taux d’intérêt.

    Dans les années 2010, la divergence des États d’Europe du Sud a ainsi mis en danger la zone euro. Quand un État membre a un déficit public excessif, il subit une hausse de ses taux d’intérêt pouvant porter préjudice à la soutenabilité de sa dette. Entre 2010 et 2013, le taux d’intérêt à long terme des pays périphériques se sont accrus à la différence de ceux de l’Allemagne. Auparavant, entre 2002 et 2008, les déficits publics et du commerce extérieur des États du Sud de l’Europe avaient contribué à la croissance de l’ensemble de la zone. Les déficits avaient alors été financés par l’épargne des pays d’Europe du Nord (Allemagne et Pays-Bas) grâce à un processus de recyclage des excédents commerciaux en faveur des pays déficitaires.

    Tant qu’une crise de soutenabilité de la dette publique ne se déclenche pas, l’externalité liée à l’effet d’un déficit public accru dans certains pays de la zone euro sur les autres pays de la zone euro est positive. Elle suppose le maintien des flux de capitaux, ce qui n’est plus le cas depuis la survenue de la crise grecque.

    Pour éviter une mise en danger de la monnaie commune et une sollicitation permanente des États vertueux par les États dépensiers, les critères de Maastricht (3 % du PIB pour le déficit public et 60 % du PIB pour la dette publique) visent à fixer un cadre budgétaire aux États membres.

    Un débat existe depuis la création de la monnaie commune pour déterminer les dépenses concernées par cette règle. Certains gouvernements souhaiteraient que celles liées à l’investissement, l’éducation, à la recherche ou encore à la défense soient exclues du champ d’application des critères quand d’autres entendent rester à une application stricte. Les premiers jugent que les dépenses d’investissement ont un effet positif sur la croissance quand les seconds estiment qu’elles ne sont pas, en soi, productives et que leur non-comptabilisation serait une incitation à la mauvaise gestion.

    Des programmes de solidarité budgétaire ont été institués malgré tout

    Le Traité de Maastricht a exclu tout dispositif de solidarité budgétaire automatique pour éviter un aléa de moralité (une incitation à avoir un déficit public ou une dette publique excessive).

    Malgré tout, lors de chaque crise, des programmes de solidarité budgétaire (l’ESM après la crise de la zone euro, Next Generation EU après la crise de la Covid, etc.) ont été institués. Plusieurs États dont la France ont réclamé la mise en place d’un budget de la zone euro afin de pouvoir faire face à des chocs asymétriques frappant tel ou tel État membre ou pour répondre à une crise conjoncturelle.

    L’introduction de mécanismes automatiques de solidarité serait à même de limiter les écarts de taux d’intérêt. Elle suppose, en parallèle, la mise en place de ressources supplémentaires au sein de la zone euro. Pour le moment, peu de pays souhaitent réellement une avancée de nature fédérale qui donnerait lieu à la mise en œuvre d’une politique fiscale commune.

  • Les conservateurs tchèques bloquent l’adoption de l’euro

    Les conservateurs tchèques bloquent l’adoption de l’euro

    Le ministère tchèque des Finances, dirigé par le Parti démocratique civique (ODS, Conservateurs et réformistes européens), et la Banque nationale tchèque, estiment que Prague remplira les principaux critères pour adopter l’euro l’année prochaine, mais ne préconisent pas une entrée du pays dans la zone euro, selon un projet de rapport consulté par le quotidien Hospodářské noviny, partenaire d’Euractiv République tchèque.

    Le ministère des Finances, co-auteur du rapport, est aux mains du Parti démocratique civique, qui se montre plutôt sceptique à l’égard d’une intégration plus poussée de l’UE, ne soutenant pas l’adoption de la monnaie unique européenne par exemple.

    Malgré les progrès accomplis, le rapport indique explicitement que le gouvernement ne devrait pas « fixer de date cible pour l’adhésion à la zone euro » et « ne devrait même pas chercher à entrer dans le mécanisme de taux de change européen (MCE II) ».

    Pour rappel, le MCE a été mis en place pour aider à stabiliser les taux de change et à faire de l’Europe une zone de stabilité monétaire avant l’introduction de la monnaie unique.

    Le rapport n’a pas encore été rendu public, mais Hospodářské noviny a pu en prendre connaissance.

    Plusieurs ministres de la coalition des cinq partis au pouvoir (ODS de droite,  STAN centriste, KDU-ČSL chrétien-démocrate, TOP 09 centriste, Pirates centre libéral) contestent le projet de résolution dans le cadre de la procédure interministérielle. Le fait que le ministère des Finances dise une chose et en recommande une autre leur pose problème.

    euro
    Le ministère des Finances, co-auteur du rapport, est aux mains du Parti démocratique civique, qui se montre plutôt sceptique à l’égard d’une intégration plus poussée de l’UE, ne soutenant pas l’adoption de la monnaie unique européenne par exemple. [Shutterstock/Stephen Barnes]

    « L’analyse présentée montre que l’économie tchèque est prête à adopter l’euro et que les risques [d’une telle adoption] sont plutôt faibles », a déclaré le ministère de l’Intérieur dirigé par Vít Rakušan (Maires et indépendants/STAN) au cours de la procédure.

    D’autres ministres sont d’accord avec ces critiques, en particulier le ministre du Développement régional Ivan Bartoš (Pirates, Verts/ALE) et la ministre de la Recherche et de l’Innovation Helena Langšádlová (Parti Tradition, responsabilité, prospérité/TOP 09, Parti populaire européen).

    Alors que les partis STAN, TOP 09, KDU-ČSL (Union chrétienne démocrate — Parti populaire tchécoslovaque) et les Pirates sont ouvertement favorables de l’adoption de l’euro, le parti conservateur ODS reste le seul à s’y opposer.

    Les entreprises font également pression pour l’adoption de la monnaie européenne, car l’économie du pays est axée sur les exportations vers d’autres États membres de l’UE et les taux de change sont défavorables aux entreprises.

    Selon le Hospodářské noviny, le ministère des Finances a rejeté la plupart des objections.

    Le rapport doit être approuvé et fera probablement l’objet d’un vote entre les ministres du gouvernement en décembre.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 27.11.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 27.11.23

    Bonjour à tous, le mois de novembre se finit déjà, nous sommes le 27 novembre, vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans nos titres : Opération 1 otage / 1 parlementaire – Libération des otages : toujours pas de Français – Samedi : l’Extreme droite est descendue la Drôme pour venger Thomas 

    1 parlementaire / 1 otage 

    Depuis le 22 novembre, sur les réseaux sociaux, de nombreux députés, sénateurs ou eurodéputés ont annoncé leur participation à l’opération « un otage, un parlementaire », consistant pour les élus volontaires, dans le cadre de cette démarche transpartisane, à parrainer individuellement une des victimes du rapt du Hamas. Une campagne à laquelle participent notamment la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, la sénatrice des Français de l’étranger Samantha Cazebonne, comme son collègue Ronan Le Gleut, le député Marc Ferracci ou l’élue pour l’Amérique du Sud, Eléonore Caroit comme son confrère représentant les Français des USA et du Canada.

    1 otage 1 parlementaire
    1 otage 1 parlementaire ©LFP

    Plus de 50 otages libérés mais toujours pas de Français 

    Après une brusque poussée de tension, un deuxième échange otages contre prisonniers s’est déroulé samedi soir et un troisième a eu lieu . La trêve, qui doit durer au moins quatre jours, tient toujours ce lundi 27 novembre. Le Qatar a confirmé la présence d’un Américain et d’un Russe dans la liste d’otages israéliens qui ont été libérés ce dimanche, mais toujours pas de Français. 

    Des personnes participent à une manifestation de solidarité avec les otages détenus dans la bande de Gaza, près du musée d'art de Tel Aviv, Israël, samedi 25 novembre 2023. (Leo Correa/AP)
    Des personnes participent à une manifestation de solidarité avec les otages détenus dans la bande de Gaza, près du musée d’art de Tel Aviv, Israël, samedi 25 novembre 2023. (Le Correa/AP)

    80 manifestants veulent se faire justice dans la Drôme 

    Près d’une semaine après la mort de Thomas, 16 ans, en marge d’une fête populaire à Crépol, dans la Drôme, une manifestation s’est tenue samedi 25 novembre, à l’appel de l’ultradroite, à Romans-sur-Isère, une commune voisine. Ils ont appelé à faire « justice pour Thomas », cet adolescent de 16 ans mort après avoir reçu un coup de couteau une semaine plus tôt. Des heurts éclatent pendant la manifestation entre les militants et les forces de l’ordre. Des mortiers d’artifice ont été tirés et des poubelles déployées pour faire barrage, mais rien n’a été incendié, d’après une source policière. En tout 20 interpellations ont eu lieu. D’autres manifestations plus pacifistes ont eu lieu aussi ce dimanche 26 novembre.

    Ce dimanche 26 novembre, lune centaine de personnes défile dans les rues de Laval à la suite de la mort du jeune Thomas, dans la Drôme. | OUEST-FRANCE

    C’est tout pour ce lundi, on se retrouve demain pour une nouvelle édition ! Belle journée à tous 

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Et la liberté, bordel !

    Et la liberté, bordel !

    « Viva la libertad, carajo » est le cri de guerre du nouveau Président argentin, Javier Milei, «premier Président libéral libertaire de l’histoire de l’humanité », qui parle à son chien, qu’il pense être assis à la droite de dieu. Quels que soient ses défauts, il a jeté le péronisme à la poubelle. De gauche, de droite, militaire ou démocrate, le péronisme a ruiné l’Argentine par la démagogie et la corruption. Là comme ailleurs, l’étatisme profite aux cercles de connivence, appauvrit la classe moyenne, enferme les pauvres dans la trappe à pauvreté. Plus il y a de bureaucratie, plus il y a de tampons, plus il y a de corruption.

    Plus il y a de bureaucratie, plus il y a de tampons, plus il y a de corruption.  

    Les Argentins ont enfin compris que les démagogues péronistes, sous couvert nationalisme et « justice sociale », à coups d’aides, et de subventions, les pillaient depuis des lustres. Leurs armes préférées : l’inflation et la banqueroute (neuf faillites), en accusant les méchants américains. Les initiés, eux, au cœur de l’Etat, sont devenus très riches. Des corrompus, il y en a partout, plus ou moins. Ils se font attraper, plus ou moins. Des libéraux, c’est plus rare.

    Javier Milei, le 12 septembre en déplacement à La Plata en Argentine et sa tronçonneuse, symbolisant les coupes à venir dans la dépense publique. | NATACHA PISARENKO/AP/SIPA

    Aux Pays-Bas, hélas, le libéral Mark Rutte, le meilleur dirigeant qu’ait connu l’Europe depuis vingt ans, ayant démissionné, un xénophobe prorusse, conforme à l’extrême droite européenne, a gagné les élections. Il veut que les Pays-Bas quittent l’Union européenne. Ce pays modèle, sans déficit, en plein emploi, où les services publics marchent, par peur de l’étranger, de l’islamisme, se donne à quelqu’un qui veut interdire le Coran et fermer les frontières, alors que la réussite des Pays Bas vient de son ouverture au monde.

    Milei ne réussira sans doute pas, mais Wilders échouera. Parce qu’une révolution est en cours. Certes, les forces antilibérales, illibérales, antidémocrates s’agitent. Sous des formes très différentes, dans les universités américaines comme à Moscou. L’ancien Premier ministre de Poutine, devenu son opposant libéral, Mikhaïl Kassianov, a été jugé « agent de l’étranger ». Une jeune artiste russe, Alexandra Skotchilenko, qui posait des étiquettes contre la guerre dans un supermarché a été condamnée à sept ans de prison. Ministres et haut gradés chinois disparaissent. L’amicale des dictateurs se gorge de conflits et investit dans les prisons.

    Mais il est un mouvement irrésistible, porté par l’aspiration de tout un chacun, partout sur la planète, de vivre mieux. Malgré les crises et les bêtises, les dirigeants ineptes, les peurs et les haines. Il suffit d’ouvrir les yeux sur le passé récent.

    Le message anti-immigration de Geert Wilders comprenant la fermeture des frontières et l’expulsion des immigrés illégaux, semble avoir trouvé un écho auprès des électeurs néerlandais.  [Yves Herman / REUTERS]

    Un exploit inédit dans la misérable histoire de l’humanité.  

    Ces vingt dernières années, l’extrême pauvreté a diminué de 29% à 8,4% de la population mondiale, quand celle-ci augmentait d’1.5 milliards de personnes. Un exploit inédit dans la misérable histoire de l’humanité. Que ceux qui méprisent le progrès se rappellent le cannibalisme pas, au siècle dernier, durant des famines qui firent des millions de morts : Ukraine, Chine, Bengale, Biafra…

    Entre 1990 et 2020, la proportion d’enfants morts avant l’âge de 5 ans a chuté de 9,3 % à 3,7 %. L’espérance de vie mondiale est passée de 64 ans à 73 ans. L’alphabétisation des plus de quinze ans a grimpé de 75% en 1990 à 87% en 2020. 2 milliards de personnes vivaient avec moins de 2 dollars par jour en 1990, 500 millions en 2019. Toujours trop ? C’est pour cela qu’il ne faut pas se tromper. La liberté est le meilleur moyen de combattre la misère. L’appliquer sans mentir, la dénigrer, la pervertir.

    Capitalisme est un mot qui laisse croire que le capital fait la richesse, alors que c’est le crédit: le pari sur l’avenir. Le capitalisme est forcément financier parce qu’il fonctionne à crédit. Créance sur l’avenir, il ne marche qu’associé à la possibilité d’agir, suppose des libertés d’action.

    Les pays les plus égalitaires sont les démocraties libérales européennes.  

    Partout on crie aux inégalités, selon les cours de Bourse, mais en vingt ans, l’indice Gini, mesure des inégalités dans le monde, est passé de 70 à 60 : la tendance de fond est à la baisse. Et les pays les plus égalitaires sont les démocraties libérales européennes.

    Est apparue une nouvelle révolution « capitaliste » : Celle de la connaissance, de l’information, du digital. Plus de personnes ont eu accès à l’éducation, ont créé des richesses, ont pu les vendre dans le monde. 

    Quand le Covid a bloqué le commerce mondial, par la panique étatique, le monde s’est appauvri, surtout les pauvres des pays pauvres. Les pays riches ont eu recours à la dette. Le recours au protectionnisme s’est légitimé. Or le protectionnisme ne réduit pas la pauvreté, il augmente les taxes et le prix des biens. Il appauvrit les pauvres des pays riches et ceux des pays pauvres. Mais la démagogie du nationalisme,  du « je vous protège », « je vous subventionne », marche. Péronisme.

    La richesse vient de la concurrence par l’innovation : Les nouveaux produits, les nouvelles technologies, les nouvelles énergies. Le meilleur rapport qualité prix, chaque acheteur le cherche dans n’importe quel bazar de la planète ou sur internet. Sauf quand il y a monopole, rente, avec la protection du pouvoir, soi-disant pour le bien de tous. Le tampon.

    Un gouvernement ne peut pas savoir quelle technologie développer. C’était vrai hier, c’est vrai pour les énergies renouvelables comme pour le digital. Le succès suppose expérimentations, tâtonnements, échecs, paris, hasards, inventeurs,  entrepreneurs.

    La réponse à la crise écologique ne viendra pas de la planification étatique. Au contraire, de libertés nouvelles pour produire autrement et inventer.  

    La réponse à la crise écologique ne viendra pas de la planification étatique. Au contraire, de libertés nouvelles pour produire autrement et inventer. Encore moins de la « décroissance ». Les plus pauvres en paieraient le prix, ils le refuseront, dans les pays riches comme dans les pays pauvres. La transition énergétique a besoin au contraire d’une « surcroissance », parce qu’elle exige d’énormes investissements, des capitaux qui ne peuvent être dégagés que par la création de richesse.

    Cette nouvelle croissance, plus performante, moins coûteuse en énergie, se met en route, encore freinée par la résistance des peurs et des conflits ; par le manque de formation. Là encore, les remèdes aux déficits de l’enseignement ne viendront pas d’un ministère, d’en haut, mais d’en bas : des libertés nouvelles pour étudier et enseigner.

    Si l’on veut lutter contre la pauvreté, augmenter le pouvoir d’achat, réussir la transition énergétique, il suffit de regarder, qui a le plus progressé, et pourquoi.

    Irlande : Pour accroître les recettes fiscales, baisser les impôts.

    L’Irlande était un des pays les plus pauvres de l’UE. Elle a baissé les impôts sur les sociétés de 40% à 12.5%. La baisse des taux n’a pas diminué les recettes fiscales, elle les a augmentées : L’impôt sur les sociétés, (au taux de 12.5%), représente 3.6% du PIB irlandais. En France, (au taux de 25%), seulement 2.6%. En Irlande, le PIB par habitant est de plus de 100.000$ par habitant, contre 50.000$ en France. La croissance l’an dernier était de 12.5%. Insolents. La France reste devant l’Irlande pour ses dépenses publiques (58% contre 25%), et ses dépenses sociales : 700 milliards, record mondial, 15% des dépenses sociales du monde. Mais qui a le plus gagné, le travailleur irlandais ou français ? Je ne parle pas des chômeurs : il n’y en a plus de chômage en Irlande.

    Ceux qui veulent le Smic à 2000 euros devraient admirer la révolution capitaliste suisse plutôt que la révolution bolivarienne.  

    En Allemagne, le salaire moyen est 11% plus haut qu’en France. Ce n’était pas le cas il y a vingt ans. Aux Pays-Bas, +20%, en Suisse, +40%. Il y a trente ans, les Suisses étaient au même niveau qu’en France. Ceux qui veulent porter le Smic à 2000 euros devraient admirer la révolution capitaliste suisse ou irlandaise plutôt que la révolution bolivarienne. Au Venezuela,  entre 2010 et 2020, le revenu moyen a baissé de 75%. Logiquement, le pays serait devenu un des plus inégalitaires d’Amérique latine (selon l’étude Encovi[1]), du monde.

    Tous les pays ont le choix, à condition de pouvoir changer de gouvernement, base minimale d’une démocratie. Les Français aussi. Et si, au lieu de se tourner vers l’Etat pour réparer les fermetures éclair et les chaussures, comme le propose le gouvernement avec ses « bonus réparation », avec labels, tampons et formulaires, au nom l’économie circulaire, ils osaient la liberté ? On peut rêver, Carajo !

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • #6 FC Expat Thomas Robinet buteur d’Almere et Sevag Baroudjian du PSG Chine

    #6 FC Expat Thomas Robinet buteur d’Almere et Sevag Baroudjian du PSG Chine

    podcast foot - FC EXPAT

    FC EXPAT

    Le podcast dédié à la sphère football des français à l’étranger.
    Chaque épisode s’ouvre sur les dernières actualités puis vous propose une interview d’un joueur professionnel qui joue dans un championnat étranger. Nous donnons également la parole aux responsables des clubs de supporter installés pour nous expliquer comment ils arrivent à faire vivre leur passion loin de la France.
    Animé par Caroline Ettori et Jérémy Michel.

    Thomas Robinet : « Jouer en Eredivise change beaucoup de choses »

    Avec le FC Expat, suivez l’actualité du football de nos compatriotes Français à l’étranger. Dans ce numéro, Thomas Robinet nous accueille aux Pays-Bas. Il joue à Almere en Eredivisie, l’équivalent de notre Ligue 1. Buteur face à l’Ajax, TR9 enchaîne les bonnes prestations. Dans ce podcast, Thomas nous parle aussi de sa nouvelle vie en Hollande.

    Puis c’est la Chine qui accueille la 2eme mi-temps du FC Expat. Sevag Baroudjian anime le PSG Fan-Club de Canton. Il coordonne également les autres sites de supporters parisiens dans les différentes villes chinoises. Liens avec le club, animations, chants, quiz, horaires décalés… Sevag n’élude rien. « Ici c’est Paris ».

    #6 FC Expat
    Thomas Robinet, Almere City

    1ère mi-temps du FC Expat à Almere : « Dès que l’on peut, il faut attaquer »

    Joueur d’Almere, Thomas Robinet est arrivé au club en début de saison. Il a connu la Ligue 2 en France et découvre l’élite hollandaise. Il compare les différentes compétitions. En Eredivisie « c’est vraiment le niveau au-dessus », estime le buteur. « Il n’y a pas de temps faible. ». Ajoutant : « dès que l’on peut, il faut attaquer ». Avant la Hollande, Thomas a failli connaître une première expatriation en Belgique, à Ostende. Dans ce podcast, il nous raconte pourquoi il a signé pour ce club sans jamais y jouer.

    « Aux Pays-Bas, je savoure et je donne le maximum »

    TR9 se plaît dans son club actuel. « Une belle opportunité d’évoluer dans un grand championnat ». « Cela change beaucoup de choses pour ma carrière », estime le Français. Il connaît une belle réussite en enchaînant les buts. Ambitieux, il « en veut toujours plus » nous livre-t-il. « Je savoure et je donne le maximum pour aller encore plus haut ». C’est sans doute cette volonté qui lui a permis de marquer dans les dernières minutes contre l’Ajax.

    #6 FC Expat
    Thomas Robinet, TR9, buteur d’Almere City

    « À Amsterdam, il y a beaucoup de Français »

    Au cours de cette interview, l’attaquant évoque aussi son quotidien. Langue, vie avec sa famille, éducation, visite touristique…  « Un pays agréable où il fait bon vivre ». TR9 a d’ailleurs été surpris de rencontrer autant de nos compatriotes à Amsterdam. « Il y a beaucoup de Français, c’est impressionnant » constate-t-il.

    2ème mi-temps du FC Expat : «Ici c’est Paris en Chine»

    La deuxième mi-temps du FC Expat vous emmène en Chine. Depuis Canton, Sevag Baroudjian anime les fan-clubs du PSG sur tout le territoire de « l’empire du milieu ». La signature « Paris-Saint-Germain » prend de plus en plus d’ampleur dans ce pays. Pourtant, nous le rappelle Sevag, « quand je suis arrivé il y a 19 ans, la Ligue 1 n’était pas connue ». La raison de ce développement nous est ensuite expliquée.

    « Les fans chinois sont très attachés aux joueurs »

    « Cela a pris de l’ampleur, car les fans chinois sont très attachés aux joueurs, et pas forcément à l’équipe. Le PSG a choisi les grandes stars, et cela a fait avancer les choses ». Tout le travail du fan-club a été par la suite de transformer les supporters des grands noms du foot en des passionnés de l’équipe du Parc des Princes.

    #6 FC Expat
    Sevag Baroudjian – Psg Canton

    « Dès que j’ai besoin, le club du PSG est là pour nous »

    Depuis Canton, Sevag joue les médiateurs entre le club de la capitale française et les différents fan-clubs qui poussent dans les autres villes chinoises. Il évoque ses relations avec la direction du PSG: « C’est très fluide. Dès que j’ai besoin, ils sont là pour nous ».

    Des moments dédiés pour les rencontres joueurs – fans

    En France, il est parfois difficile d’aborder les joueurs du Paris-Saint-Germain. Or, avec ses supporters à l’étranger, le club organise notamment des « lives » par internet. Il est aussi arrivé que les Parisiens jouent en Chine dans le cadre du Trophée des Champions. Dans ce cas-là, il y a des moments dédiés pour les rencontres. « Ce n’est pas quelque chose que l’on peut avoir en France. On a beaucoup de chance », nous confie Sevag. Cette proximité, c’est le petit plus pour les expatriés.

    La ligue des champions, c’est pour quand ?

    En conclusion du FC Expat, le président du fan-club parisien répond aux trois questions « arrêt de jeu » de notre émission. A savoir, le joueur du PSG qui l’a le plus marqué, le match qui lui a procuré le plus d’émotion et… En quelle année le Paris Saint Germain gagnera-t-il (enfin) la Ligue des Champions ?

    FC Expat est en écoute sur plusieurs plateformes












  •  La nuit leur appartient : Paul, directeur artistique de l’Enklawa « Proposer du rêve et de la folie »

     La nuit leur appartient : Paul, directeur artistique de l’Enklawa « Proposer du rêve et de la folie »

    Ils sont directeurs de discothèques, chanteurs de rock français, ils organisent des soirées festives à l’étranger et ils travaillent tous à l’heure où vous allez vous coucher. Ces oiseaux de nuit ont fait de la gestion du divertissement nocturne leur métier.  Et la nuit leur appartient, en somme. Qu’on soit à Varsovie, à Lisbonne ou à Bogota, qu’on aime danser, rire en bonne compagnie ou trinquer plus que de raison, Lesfrançais.press vous invitent à partir à leur rencontre et à visiter avec eux les coulisses de ce monde fascinant de la nuit. 

    Paul, directeur artistique et marketing d’une boîte connue à Varsovie

    Paul Lasinski est journaliste et écrit pour une célèbre revue scientifique grand public. Ce franco-polonais est une figure connue de la communauté française de Varsovie où il a grandi enfant et où il s’épanouit désormais adulte. Depuis le printemps dernier, il a pris des fonctions de directeur artistique et marketing d’Enklawa Club, une des discothèques les plus anciennes et les plus connues de la capitale polonaise. Avec ses deux millions d’habitants, Varsovie connaît une mutation de son marché de la nuit.

    Les berges de la Vistule aménagées voient désormais se presser une foule nombreuse durant l’été avec des concerts et bars à ciel ouvert très animés. Les investisseurs ont aussi transformé d’anciens lieux industriels désaffectés pour créer des concepts de divertissement « all inclusive » mêlant food court, boutiques de luxe, bars musicaux et autres lieux de détente. Symbole fort de cette mutation, le siège de l’ancien Parti communiste polonais, un quadrilatère à la cour immense, devient à la belle saison un lieu enflammé où la jeunesse polonaise vient consommer alcool et musique électronique. 

    Sur la rive gauche de la Vistule, le quartier de Praga garde lui son aspect canaille et un peu sulfureux et possède sa propre clientèle, plus aventureuse. Les boîtes du centre-ville de la rive droite, l’hyper centre plus bourgeois et institutionnel, ont pu souffrir de cette démultiplication des lieux de sortie nocturne. Elles sont placées face à l’obligation de s’adapter à la nouvelle donne de la nuit. L’Enklawa Club, situé dans la rue Mazowiecka du centre-ville, est longtemps resté un lieu emblématique de la vie nocturne polonaise. Le club doit désormais se réinventer et créer une stratégie plus affirmée pour reconquérir sa clientèle. L’occasion d’une interview sur l’évolution de Varsovie en pleine mue nocturne avec un de ses acteurs qui organise justement la relance gagnante d’une boîte en plein renouveau…

    La nuit leur appartient
    L’Enklawa Club

    Varsovie, capitale ennuyeuse c’est fini. Mais le marché de la nuit est désormais compliqué

    Boris Faure : « Bonsoir Paul. On a longtemps présenté Varsovie comme une capitale ennuyeuse à l’échelle européenne. Et pourtant, avec l’ouverture des berges de la Vistule, la réhabilitation d’anciens lieux industriels dédiés désormais à la fête, la Fabryka Norblina par exemple, la ville a changé de visage et est devenue plus festive et multipolaire. Comment percevez-vous cette évolution en tant que directeur marketing d’une boîte du centre-ville ? »

    Paul Lasinski : « L’offre de divertissement sur Varsovie a évolué plus vite que la potentielle clientèle. Jusqu’en 2010, il y avait moins de boîtes, donc plus d’intéressés qui se soumettaient sans sourciller à une sélection stricte à l’entrée. En six ou sept ans, la capitale – qui ne compte que 2 millions d’habitants – a vu apparaître tellement d’établissement nouveaux, que l’on estime qu’il y a désormais presque trop d’endroits pour sortir. Bien entendu, avec la crise du Covid certains endroits ont fermé, d’autres ont survécu et certains se sont ouverts après la pandémie. Mais tous ces facteurs ont rendu le marché de la nuit sur Varsovie, disons, compliqué. »

    Une feuille de route simple : faire entrer l’Enklawa dans le club exclusif des légendes

    Boris Faure : «Vous assumez donc des fonctions de managériales à l’Enklawa, un club que certains considèrent comme mythique à Varsovie. Quelle est votre feuille de route?»

    Paul Lasinski : « Ma feuille de route est simple : ne pas rester derrière la concurrence. Aussi bien l’ancienne, que la nouvelle. Ma mission est de reconstruire une clientèle d’habitués et de récupérer le public qui fréquente les nouveaux endroits. Et ce, parce que je fais la différence entre l’effet de mode et la légende. Je veux faire rentrer l’Enklawa dans le club exclusif et fermé des véritables légendes. »

    La recette du succès : proposer du rêve et de la folie

    Boris Faure : « Quelle est la recette ? »

    Paul Lasinski : « Proposer du rêve et de la folie. La question de base c’est pourquoi on va dans des clubs alors que la musique est forte et les alcools sont chers ? Aujourd’hui on peut draguer chez soi via des applications, écouter de la musique du monde sans bouger de son canapé et consommer des alcools de qualité que l’on achète bien moins cher au supermarché qu’en club. Il faut donc proposer des choses que les gens n’ont pas et ne peuvent pas avoir chez eux. En parallèle, il faut donner une image exclusive, de sorte que les clients se sentent valorisés par le lieu qu’ils fréquentent. »

    La nuit leur appartient
    L’Enklawa Club

    L’Enklawa, la boîte de Varsovie qui ferme le plus tard

    Boris Faure : « Quel premier bilan faites-vous après six mois dans vos fonctions ? »

    Paul Lasinski : « Cela fonctionne en grande partie. J’ai pris mes fonctions au printemps, juste avant l’arrivée de la période estivale plus creuse, où les varsoviens favorisent l’extérieur pour profiter des belles nuits d’été. Ces deux mois de creux m’ont permis de tester de nouveaux processus et les méthodes de la rentrée. Dès la mi-septembre, ces nouveaux éléments ont porté leurs fruits : les gens ont commencé à venir et – surtout – à revenir. A l’heure où l’on se parle, Enklawa est la boîte qui ferme le plus tard de Varsovie. C’est un signe objectif qui ne trompe pas. »

    Travailler sur les détails, créer un sentiment d’exclusivité

    Boris Faure:  « Concrètement, comment arrivez-vous à créer l’ambiance de fête ? »

    Paul Lasinski : « En travaillant tous les détails qui, pris séparément semblent insignifiants, mais qui, mis ensemble, créent un effet visible. Par exemple, nous diffusons sur nos écrans géants de nouveaux visuels vidéo dédiés exclusivement à la thématique de chaque soirée. J’ai clarifié la thématique musicale en assignant des thèmes à chacune de nos quatre soirées de la semaine, j’ai constitué un groupe de danseuses professionnelles de haut niveau, j’ai habillé le personnel et ai mis en place quelques règles de base de la relation client, qu’on peut ne résumer à « Ni trop proche, ni trop distant. »

    L’obligation de créer une stratégie pour les discothèques

    Boris Faure : « Comment et sur quoi sont fondées la stratégie et l’économie d’une discothèque ? »

    Paul Lasinski : « Auparavant, les clubs anciens n’avaient pas de stratégie. Il y avait plus de public que de lieux pour les recevoir. Tout « marchait tout seul », sans grands efforts de la part des propriétaires des clubs. Aujourd’hui, la concurrence et la réduction de la clientèle ont contraint et forcé les directions à adopter aussi bien une stratégie opérationnelle que financière. Le terme de « budget » s’est imposé dans l’univers de la nuit. »

    La nuit leur appartient
    Paul Lasinski

    Faire consommer dans un lieu sécurisé

    Boris Faure : « Comment fait-on consommer les gens en termes de débit de boisson ? »

    Paul Lasinski : « On adapte l’offre aux besoins et aux tendances et – bien entendu – on tâche de faire rester les gens le plus longtemps possible. Nous, on les fait rester souvent jusqu’à sept heures du matin. »

    Boris Faure : « Comment arrive-t-on à travailler dans un club ? »

    Paul Lasinski : « A mon avis, il faut vraiment avoir une passion pour la nuit et pour ses codes, différents entre les gens que celles qui régissent le jour. Il faut aussi y voir un aspect social et culturel. On voit par exemple comment fonctionnent les gens durant une fête, comment ils font pour communiquer ou séduire. Personnellement, quand j’observe des gens qui pénètrent dans le club, je sais déjà à leur attitude comment ils passeront leur soirée. Je connais leurs attentes et leurs besoins, car je suis moi-même un client « nocturne » de longue date. »

    Boris Faure : « Le club comme lieu de rencontre, cela fonctionne encore ? »

    Paul Lasinski : « Oui, mais plus comme avant. Les lieux de convivialité pullulent désormais en ville. Aujourd’hui, les gens viennent souvent dans les clubs principalement pour s’amuser en petit ou en plus grand comité, sans chercher vraiment à draguer. »

    Très peu de drogue et une violence très rare

    Boris Faure : « Quid de la drogue en club ? »

    Paul Lasinski : « Comme la population polonaise en général, nous ne sommes pas tolérants par rapport à la consommation de stupéfiants. On se doute bien que certains clients peuvent prendre des substances illégales discrètement, aux toilettes. Mais notre club n’est pas du tout connu pour cela. »

    Boris Faure : « Et la violence en boîte ? »

    Paul Lasinski : « Je n’ai vu qu’un seul et rapide échange de coups de poings dans notre club… en quinze ans. Notre expérience nous permet de ne pas être fréquentés par des profils que l’on estime « problématiques ». Par ailleurs, nous disposons d’un service d’ordre à l’affût dans le club, prêt à intervenir en quelques secondes en cas de conflit. Nous sommes réputés pour la sécurité et sommes heureux que cet aspect revienne souvent dans les avis de nos clients. »

    Apporter encore plus de rêve et de fun

    Boris Faure : « Qu’est-ce qu’il reste à faire et à changer ? »

    Paul Lasinski : « Je veux apporter encore plus de rêve et de fun. C’est d’ailleurs en cours. Cela prendra un peu de temps mais ça va arriver. J’ai plus d’impatience de faire que de frustration de ne pas pouvoir faire. Le résultat sera concluant. J’en suis persuadé. »

    La nuit leur appartient
    Varsovie, la Nuit

    Une soirée mémorable avec Vladimir Cauchemar, des soirées thématiques qui incarnent le renouveau du lieu

    Boris Faure : « Quelles sont les soirées qui ont le plus marché ? »

    Paul Lasinski : « En 20 ans, Enklawa a créé plusieurs soirées événement et a accueilli de nombreux artistes. Récemment, nous avons accueilli pour la première fois en Pologne Vladimir Cauchemar, un DJ producteur français connu pour ses collaborations avec Orelsan et Clara Lucciani. Nous avons également assuré un spectaculaire show lors du week-end d’Halloween. Enfin, j’ai aussi créé une soirée mensuelle intitulée « Enklawa Signature » qui propose de nombreuses attractions et des surprises destinées à notre clientèle. C’est une véritable nouveauté qui fidélise et attire de nouveaux clients. »

    Boris Faure : « Quel est le profil de la clientèle justement ? »

    Paul Lasinski : « Essentiellement étrangère en semaine et plus locale le weekend. Avec des différences considérables. Avec la Covid, des sociétés basées à l’étranger ont fait le choix des réunions en ligne et envoient moins leur personnel en déplacement international. Le conflit en Ukraine a aussi dissuadé des personnes de venir. On a ressenti une chute de fréquence à ce moment-là. Comme si Varsovie était menacée de bombardement… Mais la clientèle locale, elle, est bel et bien là, tout au long de la semaine, avec une préférence pour les week-ends. »

    Face à la concurrence des nouveaux lieux hybrides, la mission de relance est complexe mais passionnante

    Boris Faure : « Qu’est-ce qui différencie techniquement un club français d’un club polonais ? »

    Paul Lasinski : « A Paris par exemple, ville touristique oblige, il y a du monde tout le temps. Les clubs parisiens nécessitent moins d’effort pour avoir une clientèle. Ils ont des habitués et des touristes de passage. En gros, la mission d’un directeur marketing à Varsovie est plus compliquée que celle de ceux responsables des établissements parisiens. »

    Boris Faure : « Et les nouveaux lieux ouverts ici vous font du tort ? »

    Paul Lasinski : « Par rapport aux endroits à la mode à Varsovie, ce sont des lieux hybrides, avec des restaurants et des lieux de danse. Un club est plus réduit dans ses fonctions. C’est la tendance actuelle de parier sur l’hybride. Mais nous allons réussir – j’en suis sûr – à compenser ces manques à Enklawa, avec notre identité et notre stratégie nouvelle. »

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