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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 29.11.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 29.11.23

    Bonjour à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du 29 novembre 2023, dans nos titres : Les enfants volés au Japon, Frein au commercial international et on prendra des nouvelles des enfants libérés dans la nuit de lundi à mardi par le Hamas.

    Les enfants de couple binationaux au Japon

    Lors de son déplacement à Tokyo en juillet 2021, le Président de la République Française Emmanuel Macron s’est entretenu avec le Premier ministre Japonais Yoshihide Suga sur la question des parents Français privés de leurs droits parentaux. C’est dans ce contexte qu’un groupe de travail bilatéral sur les enlèvements d’enfants de couples franco-japonais séparés, en sommeil depuis plusieurs années, a été réactivé en décembre 2021, avec une première réunion en mars 2022. La semaine dernière s’est tenue une conférence réunissant avocats français et japonais afin de monter une proposition de modification de la loi. Cependant, le processus sera long.. Horizon 2030 ! Découvrez l’interview de l’élu consulaire, François Roussel, sur notre site.

    Divorce au pays du Soleil Levant
    François Roussel Conseiller des Français de l’étranger au Japon

    Retour des barrières au commerce 

    Avec la question du souverainisme économique, l’épidémie de covid a induit de nombreuses mesures protectionnistes qui se perpétuent en 2023. Les politiques visant à favoriser la transition énergétique comportent également des mesures pouvant porter atteinte aux échanges commerciaux. La concurrence ne s’effectue plus sur les biens mais sur la localisation des centres de production. Les États rivalisent en matière de subventions pour obtenir l’implantation d’usines de microprocesseurs ou de batteries. Une guerre qui ne fait que commencer.

    commerce international
    Bateau de commerce international©AFP/PAMSY2NKRBDYPJBYNZEZL3M6RA

    Les enfants libérés par le Hamas se portent bien 

    La ministre des Affaires étrangères française Catherine Colonna a affirmé ce mardi que les nouvelles des trois enfants « sont bonnes ». La coordinatrice s’occupant des familles d’otages français a par ailleurs également annoncé à BFMTV ce mardi matin que les trois ex-otages se portent bien et que « leur état est stable ». Elle explique qu’Erez et Sahar Kalderon ont « passé leur nuit dans les bras de leur maman Hadas ».

    otages français hamas
    Otages français Hamas

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour la dernière édition du mois 

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Le Japon, une immigration choisie ? 

    Le Japon, une immigration choisie ? 

    Il y a 100 ans, le 1er septembre 1923, le Japon subissait un tremblement de terre, le séisme du Kantō, qui a ravagé Yokohama et le reste du Kantō et fait 140.000 victimes dont 30 Françaises. À cette époque, la communauté française du Japon ne représentait que 600 personnes, principalement regroupées à Yokohoma. Où en est-on aujourd’hui dans ce pays par rapport à l’immigration ? Pour en discuter, nous avons invité Monsieur Thierry Consigny, Conseiller des Français de l’Étranger du Japon et élu à l’Assemblée des Français de l’Étranger pour l’Asie-Océanie.

    Ecoutez le podcast avec Thierry Consigny

    Japon immigration
    Thierry Consigny, Conseiller des Français de l’Étranger du Japon et élu à l’Assemblée des Français de l’Étranger pour l’Asie-Océanie

    « À la différence de l’Europe, l’immigration est liée à des conditions très strictes »

    Selon Thierry Consigny, “ dès l’ère Meiji, période durant laquelle le Japon s’est orienté vers une politique de modernisation, celui-ci s’est ouvert à une immigration choisie provenant tout d’abord d’Europe et des Etats-Unis, avant de se tourner progressivement vers les nouvelles économies. Ce pays a toujours été attractif pour de nombreuses communautés étrangères”. 

    Celui-ci rajoute que “parmi les populations accueillies, deux profils d’immigrés se distinguent essentiellement. Il s’agit principalement de cadres et d’entrepreneurs ou de main-d’œuvre à destination d’usines ou de chantiers. De plus, à la différence de l’Europe, l’immigration est liée à des conditions très strictes et celle-ci est très contrôlée”. 

    En effet, “parmi les 130 millions d’habitants peuplant cette nation insulaire, on dénombre seulement 3 millions d’étrangers, à savoir moins de 2% de la population”. Toutefois, contrairement à des pays comme la France où l’intégration culturelle représente la “clé du vivre ensemble”, cette notion ne se définit pas de la même manière au Pays du Soleil levant. Dans cette configuration, la “difficulté de la langue”, la singularité de la culture ainsi que les usages codifiés complexifient la totale assimilation des étrangers. 

    Cela n’empêche pas ces divers groupes de cohabiter en parfaite harmonie avec la population locale, sans pour autant “remettre en cause l’originalité et l’identité des communautés ou le sens profond de l’esprit japonais”. Néanmoins, quel que soit le projet professionnel envisagé, avant de le concrétiser, il est impératif de se documenter sur la culture japonaise et “d’apprendre la langue si l’on souhaite poursuivre une carrière évolutive au Japon”

    Concernant la communauté française, on peut noter que le Japon et la France sont deux pays dont “l’amour réciproque est manifeste”. À ce jour, on considère que la population française du Japon s’élève entre 12000 et 16000 personnes (dont 12000 sont inscrites au Consulat). Celles-ci sont principalement installées dans la circonscription de Tokyo.

    « Un bagage intellectuel suscitant l’intérêt des Japonais »

    Thierry Consigny souligne que “toute personne souhaitant travailler au Japon doit au préalable obtenir un visa. Si dans certains lieux, “partir à l’aventure et nouer des contacts” peut favoriser la quête d’un poste, cette manœuvre sera dépourvue d’effets dans ce pays. 

    Concrètement, il faudra d’ores et déjà posséder un bagage intellectuel suscitant l’intérêt des Japonais. Le “soutien financier conséquent d’une entreprise” sera aussi impératif. Parallèlement, outre la maîtrise de la langue évoquée plus haut, il faudra pour certains postes (ingénieurs dans la recherche, cadres, enseignement…)  “disposer de 10 années minimum d’expérience pour prétendre à un visa dans sa catégorie professionnelle. Pour ce qui est du type de visa réservé aux sociétés innovantes et aux jeunes pousses, la preuve d’un patrimoine adéquat devra être fournie. Démontrer le versement à venir d’un revenu conséquent sera également une condition requise”

    Pour toute personne désireuse de se rendre au Japon, que ce soit pour un séjour touristique ou pour s’y installer, Thierry Consigny précise que “même si le Japon est un pays agréable où il fait bon vivre, il est avant tout un pays de règles à la législation stricte” où chacun se doit d’observer un comportement courtois et respectueux vis-à-vis des autres. Il rajoute qu’“À partir du moment où l’on sort des règles, on peut rencontrer d’énormes problèmes”. Quoi qu’il en soit, avant de partir, il est avant tout primordial de “disposer de moyens financiers conséquents et de s’assurer d’être en bonne santé. La souscription d’une assurance est aussi préconisée”.

    L’élu affirme que si tous ces conseils sont observés, le séjour ne pourra qu’être idéal. Pour finir, il recommande de “ne pas hésiter à aller vers les gens, à se noyer dans le Japon et à en profiter”

    Français et Françaises du Japon, qui sommes-nous ?

    -Un Français ou Française sur 3 à moins de 25 ans ;

    -Les 26-40 ans et 41-60 ans représentent respectivement 30% et 27% de la Communauté française du Japon ;

    -Les plus de 60 ans ne sont  que 6% ;

    -On estime la population française du Japon à environ 16,000 personnes, mais seulement 12,000 sont inscrites au Consulat ;

    -9,000 ont souhaité s’inscrire sur les listes électorales ;

    -Les 3/4 de la Communauté française du Japon vit dans la Circonscription de Tokyo. 1/4 dans celle de Kyoto ;

    -Année sur année, la Communauté française est en progression de 6% ;

    Cela place le Japon dans le Top 30 des pays préférés des Français pour leur installation à l’étranger ;

    -Le Consulat a établi 2,700 titres (Passeports, CNI) en 2022, et on approchera des 3,000 en 2023 ;

    -Le Consulat a aussi transcrit 300 mariages et 300 naissances dans la période.

    (Source : Présentation de la communauté française et du bilan de l’action consulaire du 20/11/2023)

  • Divorce au pays du Soleil Levant : “Quand le parent japonais part avec les enfants”

    Divorce au pays du Soleil Levant : “Quand le parent japonais part avec les enfants”

    Élu Conseiller des Français de l’étranger au Japon depuis octobre 2018, François Roussel a participé à la fondation de l’OLES Japon dont il a été Vice-Président durant 5 ans. Dans le cadre de ses fonctions, celui-ci a été confronté au problème des enfants franco-japonais privés de tout contact avec leur parent français. À ce jour, le Japon, demeure l’un des seuls pays au monde à maintenir un mode de garde exclusive des enfants. Intervenant au Congrès franco-japonais d’avocats du 14 novembre 2023 et également l’un des co-auteurs du livre « Regard sur le mariage franco-japonais », prochainement disponible sous format numérique, François Roussel a accepté de faire un point avec nous sur l’évolution de cette problématique.

    Ecoutez le podcast avec François Roussel

    Divorce au pays du Soleil Levant
    François Roussel, Conseiller des Français de l’étranger au Japon

    Au Japon, on ne parle pas d’enlèvements d’enfants

    Lors de son déplacement à Tokyo en juillet 2021, le Président de la République Française Emmanuel Macron s’est entretenu avec le Premier ministre Japonais Yoshihide Suga sur la question des parents Français privés de leurs droits parentaux. C’est dans ce contexte qu’un groupe de travail bilatéral sur les enlèvements d’enfants de couples franco-japonais séparés, en sommeil depuis plusieurs années, a été réactivé en décembre 2021, avec une première réunion en mars 2022.

    D’après François Roussel, “du point de vue des Français privés de contact avec leurs enfants au Japon, il est difficile de parler d’avancée”. À ce jour, même si leur nombre exact demeure inconnu, une vingtaine de parents victimes de ces faits se sont manifestés auprès du Consulat de France. La détresse a parfois conduit certains d’entre eux à commettre des actes de désespoir. Lors du Congrès auquel il a participé, le Conseiller des Français de l’étranger au Japon a notamment évoqué “le suicide d’un père Français à Tokyo, proche d’un ami, qui s’est avéré être le 3ème à mettre fin à ses jours en l’espace de 4 ans”. Durant cet événement, l’élu a également mentionné “un Français privé de tout contact avec sa fille enlevée, a été emprisonné et inculpé au Japon pour intrusion dans des locaux privés ”.

    Parallèlement, François Roussel précise que “ce problème est principalement japonais avant d’être international”. En effet, “dans deux cas sur trois, lorsqu’un couple Japonais qui a des enfants divorce, les enfants finissent par perdre tout contact avec celui des parents avec lequel ils n’habitent pas”.

    Il poursuit en indiquant qu’ « au Japon, cette situation n’est pas qualifiée d’enlèvement d’enfants. Pour la décrire, le terme japonais employé est le mot «tsuresari» qui signifie littéralement « partir en emmenant (les enfants) ». Pourtant, l’enlèvement est bien caractérisé puisque l’un des deux parents quitte la maison par surprise, sans concertation préalable avec son époux. De plus, celui qui emmène les mineurs les privera ensuite de tout contact avec le parent duquel ils sont séparés ».

    Vincent Fichot, connu pour sa grève de la faim près du stade olympique de Tokyo en 2021, après l’enlèvement par sa femme japonaise de ses deux enfants, a mis cette particularité légale en lumière. A ce jour, après 4 années de lutte, ce père de famille a définitivement été débouté par la justice nipponne en 2023. Il demeure toujours sans nouvelles de son fils Tsubasa et de sa fille Kaede. De son côté, la justice française a, en 2021, émis un mandat d’arrêt international à l’encontre de son épouse pour soustraction de mineurs et mise en péril d’un mineur.

    Divorce au pays du Soleil Levant
    François Roussel, Conseiller des Français de l’étranger au Japon

    La loi japonaise n’offre quasiment aucun recours

    La Convention de La Haye, ratifiée en 2014 par le Japon, est ineffective dans ce contexte, du fait que “la grande majorité des cas d’enlèvements d’enfants franco-japonais sont internes au Japon”. Or, ce texte “ne s’applique que s’il y a franchissement de frontières”. Par contre, un parent qui tenterait de récupérer par lui-même son enfant, victime d’un enlèvement parental, s’exposerait au risque d’une arrestation et d’une garde à vue pour “soupçon” d’enlèvement de mineur sur le fondement de l’article 224 du code pénal japonais.

    François Roussel déplore que “contrairement à loi française où un délit de non-présentation de mineur existe, la loi japonaise ne permette pas de forcer l’exécution du droit de visite. Le seul levier juridique envisageable dans cette configuration est la possibilité d’une astreinte financière. Cependant, dans la pratique, il est rare que ce type de mesure soit mise en place. Il est regrettable de constater que la loi japonaise n’offre quasiment aucun recours”. D’après lui, « la chose la plus utile que pourraient faire les citoyens Français au Japon, serait de se montrer solidaires avec les Japonaises et les Japonais qui se battent pour faire avancer cette cause ».

    À ce propos, l’élu mentionne que “le gouvernement japonais étudie actuellement une réforme du droit de la famille japonais qui établirait une autorité parentale partagée après le divorce”. Celle-ci pourrait être votée en 2024. Toutefois, on ignore encore si l’autorité parentale partagée serait attribuée “par défaut” ou si son application serait de nature “optionnelle”. En effet dans le cas où celle-ci ne serait accordée qu’en cas d’accord conjoint, la question de privation de contact avec l’un des parents dans un cadre conflictuel demeurerait insoluble.

    Enfin, un film intitulé « Une Part manquante », de Guillaume Senez, actuellement en tournage au Japon et dont la sortie est prévue pour 2024, évoque ce douloureux sujet de la séparation entre un parent et son enfant. Diffusée à grande échelle, cette œuvre pourrait alerter la communauté internationale sur cette question de manière un peu plus retentissante

    Liste des organismes à contacter en cas d’enlèvement parental d’enfant ou de privation de contact avec ses enfants au Japon :

    -Ambassade de France (service consulaire) : +81 (0)3-5798-6000) ; ou [email protected]

    -OLES Japon (Organisme Local d’Entraide et de Solidarité Japon) : [email protected]

    -Association « Sauvons nos enfants Japon » : [email protected]


    Notes de M. ROUSSEL POUR L’AAJ Legal Summit 2023

  • Retour sur le Forum des Associations françaises à Londres

    Retour sur le Forum des Associations françaises à Londres

    Le Forum des Associations françaises s’est tenu le samedi 25 novembre à Londres. Cet événement était destiné à tous ceux qui souhaitaient découvrir la richesse et la diversité des activités associatives françaises au Royaume-Uni. Absent depuis la pandémie, le salon fait son grand retour à la satisfaction générale et en particulier de la présidente de la fédération des associations françaises en Grande-Bretagne (FAFGB), Marie Redron.

    « Nous sommes très contents de ce Salon. Après 4 ans d’absence, ça nous a fait très plaisir de retrouver toutes les associations et le public. Nous avons pu accueillir de nouvelles associations et revoir des visages que nous n’avions pas vus depuis longtemps. »

    Marie Redron – Présidente de la FAFGB

    Les visiteurs se sont vu offrir l’opportunité d’explorer des domaines artistiques variés tels que le théâtre, le chant, la littérature, mais aussi le soutien humanitaire et médical, l’éducation, les échanges culturels franco-britanniques, l’aide à l’intégration au Royaume-Uni, le droit, ou encore la promotion des cultures régionales françaises. Les Français.Press était présent. 

    Comptant plus de 50 associations membres, la FAFGB vise à coordonner les activités associatives françaises en Grande-Bretagne, à promouvoir leurs initiatives auprès des Français résidant dans le pays, à représenter ses membres auprès des institutions françaises et à encourager les liens sociaux et culturels entre les Français et les Britanniques. 

    Forum des associations françaises
    La Fédération des Associations Françaises en Grande-Bretagne © Jérémie Raude-Leroy (CEO des Francais à Londres)

    Une radio française au Royaume-Uni

    Aline co-présente avec Elise la seule émission tout en français qui s’appelle Bouche à oreille : “On est à l’antenne sur la radio Mix 92.6 tous les dimanches soir à 19h et on aime beaucoup donner la parole à la communauté francophone, d’où notre présence ici car on aime donner la parole aux associations. On a à la fois un regard tourné vers la France. On aime donner des News de France, des nouveautés littéraires et musicales mais on a aussi des thèmes qui sont chers aux Français. On a eu un thème par exemple sur comment obtenir la nationalité britannique et on aime aussi donner la parole aux Français du grand Londres et du Hertfordshire et donc on a interviewé des compagnies de théâtre, des associations … On adore voir des gens passer au studio donc avis aux amateurs !

    Un espace de bilinguisme

    En passant par le salon, alors que des personnes dégustaient du fromage et mangeaient quelques gâteaux, j’ai interviewé David, directeur artistique de l’ Exchange Theatre : “C’est une compagnie de théâtre, de production de spectacles qui existe depuis 15 ans. On a d’abord commencé en traduisant des pièces françaises importantes comme Claudel, Molière ou Sartre pour le public anglais mais en fait dans le travail qui s’est présenté et qui était assez beau, on était finalement dans un espace de bilinguisme et maintenant Exchange Theatre s’intéresse et est composé de gens qui sont biculturels. Tous nos spectacles sont composés en français et en anglais. Ici, dans le cadre du salon des associations, les gens ne savent malheureusement pas qu’il y a un tissu culturel très fort. Souvent ils cherchent essentiellement des cours. On a été les premiers à ouvrir des cours de théâtre en français pour les expats.” 

    Une association dédiée à la Défense nationale

    Notre coup de projecteur au salon des associations s’est porté sur les Jeunes d’IHEDN. Camilo Pallasco évoque avec nous la mission de cette association d’anciens élèves  : “C’est une association liée à la défense nationale. Sa tête de file est basée à Paris. Il y a des succursales un peu partout dans le monde avec des délégations comme celle du Royaume-Uni ici à Londres qui sont chargées de créer des événements comme celui-ci ou d’organiser des commémorations comme celle du 11 novembre ou du 8 mai mais aussi des forums sur la Défense et des moyens de connexions entre les expatriés français qui s’intéressent à la Défense. Cette année je dirais qu’il y a une trentaine de jeunes environ. On collabore avec les universités comme LSE. On y organise des conférences sur La Défense.” 

  • Palmarès 2024 des meilleurs restaurants du monde

    Palmarès 2024 des meilleurs restaurants du monde

    Le palmarès des meilleurs restaurants du monde selon La Liste a été rendu public lundi 20 novembre. Pour rappel, La Liste compile, à travers la planète, les écrits (articles de journaux, guides traditionnels, sites web spécialisés, avis d’internautes, soit plus de mille sources au total selon les organisateurs) concernant les tables, un algorithme classe ensuite ces dernières en fonction du nombre de publications et selon la nature plus ou moins élogieuse des commentaires.

    Guy Savoy reste au top du classement

    Surprise de taille : en dépit de la perte, controversée, de sa troisième étoile Michelin au printemps dernier, le restaurant Guy Savoy reste parmi les 1ers ex aequo (99,5 sur 100) du nouveau millésime. Explication : sa rétrogradation a engendré un tel flot d’articles dubitatifs sur le bien-fondé de la décision du Guide rouge que la maison du Quai de Conti conserve son rang de meilleur restaurant du monde pour la septième année consécutive.

    À ses côtés, six établissements : La Vague d’Or d’Arnaud Donckele à Saint-Tropez (en progression),  Le Bernardin, à New York (inchangé), L’Enclume, à Grange-over-Sands, Grande-Bretagne (en progression), Schwarzwaldstube, Baiersbronn, Allemagne (idem) ; Sushi Saito, Tokyo (idem), Lung King Heen, Hong Kong (en forte progression).

    Parmi les tables françaises les mieux notées (99 sur 100), citons L’Ambroisie (Paris), dont le chef Bernard Pacaud reçoit en outre un prix d’honneur pour l’ensemble de sa carrière ; LAssiette champenoise d’Arnaud Lallement (Tinqueux, Marne), L’Auberge du Vieux Puits de Gilles Goujon (Fontjoncouse, Aude), Le Louis XV d’Alain Ducasse (Monaco), Plénitude d’Arnaud Donckele (Paris) et La maison Marcon (Saint-Bonnet-le-Froid, Haute-Loire).

    meilleurs restaurants au monde
    @La liste/ Guy Savoy recevant son prix en 2022

    La Bretagne, le repaire des nouvelles grandes tables

    La Liste a été fondée en 2015 par Philippe Faure, ancien ambassadeur de France. Sa directrice générale est Hélène Pietrini, transfuge d’un autre classement international, le 50 Best. Elle ne se présente pas, officiellement du moins, comme un concurrent du Michelin – d’ailleurs, de nombreux étoilés figurent en bonne place dans La Liste. Bien que critiquée par ses détracteurs (comme tous les palmarès gastronomiques), sa méthode de classement a le mérite de la clarté et assure une belle visibilité à des restaurants de pays gastronomiquement émergents : Mexique, Australie, Brésil, Portugal, Autriche, République dominicaine, etc. 

    Bref, il n’y en a pas que pour les habituelles stars scandinaves, basques ou catalanes. L’Asie revient cependant au premier plan après l’épidémie de Covid.

    L’analyse du classement 2024, avec l’apparition d’une inflation galopante dans certains pays, permet de relever un taux élevé de fermetures : 16% des restaurants classés dans la catégorie «Argent» ont définitivement tiré le rideau. En revanche, dans la catégorie «Ouvertures de l’année», on retrouve Le Mas Les Eydins de Christophe et Alexandra Bacquié ainsi que le restaurant du Ritz, Espadon, de la chef Eugénie Beziat, repérés par Le Figaro. Et, parmi les nouveaux talents de l’année, Georgiana Viou, de Rouge (Nîmes), dont on parle beaucoup.

    meilleurs restaurants au monde
    @La liste/ Trombinoscope des restaurateurs gratifiés en 2023

    La Liste distingue par ailleurs la Bretagne en tant que «Nouvelle destination gastronomique», avec des chefs de grand talent tels que Nolwenn Corre (Hostellerie de la Pointe Saint-Mathieu, Finistère), Ronan Kervarrec (Saint-Grégoire, Ille-et-Vilaine) ou Christian Le Squer (Tables du groupe Ruello, dont le Moulin de Rosmadec à Pont-Aven, dans le Finistère).

    Parmi les autres prix français, la pâtisserie pour Anne Coruble (The Peninsula, Paris), l’innovation pour le crêpier breton Bertrand Larcher (France et Japon), la responsabilité éthique et environnementale pour Chloé Charles (Lago), l’authenticité et l’artisanat pour La Poule au Pot (Paris) et les tables à explorer pour L’Auberge de la Roche (Valdeblore) et Sur Mer d’Alexandre Gauthier (Merlimont).

    À noter que les menus uniques, qui ont tendance à se généraliser, suscitent une résistance dans une partie de la clientèle, qui privilégie de plus en plus des expériences plus courtes et décontractées. Les périodes de difficultés économiques favorisent la cuisine traditionnelle, classique et du terroir, tandis que les périodes de prospérité sont plus propices à l’avant-garde.

  • Le commerce international en pleine recomposition 

    Le commerce international en pleine recomposition 

    La bataille pour la relocalisation de l’industrie est engagée depuis plusieurs années avec comme conséquence une moindre croissance du commerce international de biens. La concurrence sur le segment du commerce tend à se réduire quand, à l’inverse, celle sur les services augmente.

    La montée du protectionnisme redessine le commerce international

    Le nombre d’obstacles aux échanges de biens (droits de douane, interdiction d’importer ou d’exporter certains biens, etc.) est en forte augmentation, passant de moins de 400 à plus de 2 500 de 2009 à 2022. La progression est forte depuis 2017 et s’est accélérée depuis 2020.

    Avec la question du souverainisme économique, l’épidémie de covid a induit de nombreuses mesures protectionnistes. Les politiques visant à favoriser la transition énergétique comportent également des mesures pouvant porter atteinte aux échanges commerciaux. La concurrence ne s’effectue plus sur les biens mais sur la localisation des centres de production. Les États rivalisent en matière de subventions pour obtenir l’implantation d’usines de microprocesseurs ou de batteries.

    En raison de l’augmentation des droits de douane et des mesures non tarifaires, les délocalisations de la production deviennent moins rentables. La production domestique des biens est ainsi privilégiée. Il en résulte une moindre progression du commerce mondial de biens. Sa croissance est désormais inférieure à celle du PIB quand avant l’épidémie de covid, elle pouvait être deux fois supérieure.

    commerce international
    Bateau de commerce international ©AFP

    La concurrence au niveau mondial se développe, en revanche, sur le terrain des services

    Le commerce international de services progresse désormais plus vite que celui lié aux biens et que le PIB. Le développement des nouvelles technologies et le télétravail favorisent la délocalisation des services. Les services informatiques, juridiques, comptables, financiers, la recherche, le marketing, ou bien encore la vente à distance peuvent être délocalisés. Certains pays comme l’Inde ou le Maroc, disposant d’une main-d’œuvre qualifiée à faibles coûts, se sont spécialisés sur ce type d’activités. En Inde, la valeur ajoutée dans la technologie de l’information et les services informatiques est passée de 2,8 à 7,5 % du PIB de 2002 à 2022.

    Des pays de l’OCDE se spécialisent également dans les exportations de services. Le poids des exportations de services (hors tourisme) dans le PIB est passé, entre 2002 et 2022, de 28 à 58 % pour Singapour, de 6 à 16 % pour la Suède, de 11 à 25 % pour le Danemark, de 7 à 15 % pour le Royaume-Uni et de 4 à 10 % pour la Finlande (données FMI).

    En France entre 2000 et 2019, les exportations de services ont, selon la Banque de France, crû de 156 %, soit deux fois plus vite que les échanges de biens (+75 %) ou que le PIB (+64 %).

    Cette concurrence accrue en matière de services n’est pas sans conséquences en termes d’emplois car ce secteur est celui qui concentre le plus grand nombre d’emplois au sein des pays de l’OCDE. En France, le secteur tertiaire représente selon l’INSEE en 2022, 80 % des emplois.

    Les secteurs de la finance et des services aux entreprises y sont particulièrement importants. Un risque de délocalisation de ces activités n’est pas à négliger, sachant que les relocalisations industrielles sont faiblement créatrices d’emplois, les nouvelles usines étant fortement robotisées.

  • Trois otages mineurs français ont été libérés par le Hamas

    Trois otages mineurs français ont été libérés par le Hamas

    Trois otages mineurs français du Hamas depuis le 7 octobre ont été libérés ce lundi 27 novembre dans la soirée, au cours de la quatrième vague de libération depuis l’entrée en vigueur de l’accord de trêve vendredi, a appris BFMTV auprès de sources proches du dossier. C’est Emmanuel Macron qui l’a annoncé sur son compte X (anciennement Twitter).

    Crédit photo : MUSTAFA HASSONA / ANADOLU / ANADOLU VIA AFP

    Eitan Yahalomi, 12 ans

    Le jeune Eitan Yahalomi, un Franco-Israélien de 12 ans, se trouvait dans le kibboutz de Nir Oz lors de l’attaque du Hamas le 7 octobre. La famille Yahalomi a tenté de se réfugier dans un abri de leur maison lorsque les terroristes sont arrivés. Ohad, le père, âgé de 49 ans, a alors défendu son foyer pour protéger sa famille des terroristes, selon sa sœur et sa mère.

    Les terroristes sont toutefois parvenus à entrer dans la maison et à enlever la mère de famille et leurs enfants. Si celle-ci a pu s’échapper avec deux de ses enfants, son fils Eitan âgé de 12 ans avait été vu pour la dernière fois en train d’être emmené en direction de la bande de Gaza. Le père Ohad n’a lui pas été retrouvé.

    Erez, 12 ans, et Sahar Kalderon, 16 ans

    Erez Kalderon, garçon âgé de 12 ans, et sa sœur Sahar Kalderon âgée de 16 ans, ont été enlevés avec leur père Ofer dans le kibboutz de Nir Oz – voisin de la bande de Gaza – lors de l’attaque du Hamas le 7 octobre. Les deux enfants sont franco-israéliens.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 28.11.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 28.11.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés. Ce mardi 28 novembre, on parle de la libération des 3 jeunes otages français mais aussi grève à l’AEFE et assassinats de jeunes enfants en France.

    Mis à jour le 28 novembre 2023 à 02h30 (CET)

    3 Otages français libérés

    Trois otages mineurs français du Hamas depuis le 7 octobre ont été libérés ce lundi 27 novembre dans la soirée, au cours de la quatrième vague de libération depuis l’entrée en vigueur de l’accord de trêve vendredi, a appris BFMTV auprès de sources proches du dossier. C’est Emmanuel Macron qui l’a annoncé sur son compte X (anciennement Twitter).

    otages mineurs français
    Otages mineurs français

    Grève pour le pouvoir d’achat à l’AEFE 

    Le contexte d’inflation mondiale frappe les Français de l’étranger comme ceux de métropole. Bien sûr, les personnels détachés de France par l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger (AEFE), comme ceux embauchés sous un statut local n’y échappent pas. C’est face à ce constat, que le Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs des Écoles et PEGC (FSU-SNUIPP) comme le SE-UNSA, un syndicat français regroupant des enseignants de tous les corps du premier et du second degré de l’enseignement public, appellent leurs membres des établissements des réseaux affiliés à l’AEFE à une journée d’action ce mardi 28 novembre pour préserver leur pouvoir d’achat.

    AEFE en grève
    En grève le 28 novembre pour des rémunérations à la hauteur des besoins des personnels @FSU

    Un réseau éducatif mais 3 statuts

    D’ailleurs, pour bien comprendre la grève et ses racines qu’on trouve dans le mode de fonctionnement de notre réseau d’établissements à l’étranger, Reflexe S, la plateforme dédiée à l’enseignement français hors de France, fondée par la sénatrice Samantha Cazebonne, a organisé un webinaire que vous pouvez découvrir sur le site Lesfrancais.press ou sur la chaîne Youtube de la plateforme.

    EFE
    Devise républicaine et logos des acteurs de l’EFE

    3 petites filles assassinées par leur père en France 

    Trois fillettes âgées de 4, 10 et 11 ans ont été retrouvées mortes dans un logement d’Alfortville  ce dimanche 26 novembre. Le père de 41 ans a avoué avoir tué ses trois enfants en se rendant dans un commissariat de Dieppe. Selon les premières constatations effectuées sur le corps des victimes, aucun ne présente de « lésions à caractère sexuel », précise le représentant de l’Etat. Concernant la situation familiale, les parents, mariés depuis le 19 juillet 2011, étaient « en instance de divorce », précise le procureur. Dans cette situation, les droits de visite et d’hébergement étaient « exercés à l’amiable » dans l’attente d’une audience devant un juge aux affaires familiales prévue le 12 décembre prochain.

    C’est sur cette bien triste nouvelle qu’on se quitte. On se retrouve demain pour un nouveau bulletin des Français de l’étranger

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