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  • L’imposition au passeport : le grand mensonge de LFI et du RN

    L’imposition au passeport : le grand mensonge de LFI et du RN

    Lors de l’examen du budget 2026 qui a démarré lundi 20 octobre en commission des finances, le RN, par la voix du député Jean-Philippe Tanguy, a voté l’amendement proposé par Eric Coquerel, député de LFI, sur l’instauration d’un « impôt universel ». Et donc il fut proposé à l’Assemblée nationale de créer cette imposition au passeport dite « ciblée ». Les élus écologistes, de LFI et 46 députés du RN (sur 49 présents lors du vote) se sont associés pour tenter de faire passer ce texte ! Il a été rejeté de justesse dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 octobre. À une voix près ! Notons que sur les 6 députés des Français de l’étranger, 4 pouvaient voter (les deux autres Éléonore Caroit et Roland Lescure étant membre du gouvernement et leur suppléant n’étant pas encore en fonction pour des raisons réglementaires). Nathalie Coggia, Anne Genetet et Caroline Yadan ont voté, évidemment, contre. Karim Ben Cheikh, membre du groupe écologiste, ne s’est pas défilé, il était bien présent, et il fut le seul des 17 députés écologistes à voter contre.

    Passés si près du but, les insoumis accusent les socialistes. En effet, 67 des socialistes présents sur 69 se sont abstenus lors du vote, ces derniers estimant pour leur part que l’amendement était inopérant.

    Et les élus du parti à la rose ont eu raison car cette adoption aurait été surtout une humiliation pour la représentation nationale et la révélation brutale, à nos compatriotes dans l’hexagone, de la perte d’influence de notre Nation sur la scène mondiale. On fait le point pour les Français de l’étranger.

    Vote de l'amendement ©AN
    Vote de l’amendement ©AN

    Le cas américain

    Tout est possible dans la vie politique, la preuve, Jean-Luc Mélenchon et consorts en appellent à la clairvoyance fiscale américaine. Car en effet, en matière d’impôt sur le revenu, les États-Unis se différencient des autres pays : c’est en effet le concept de citoyenneté qui prévaut. Les citoyens américains, qu’ils vivent sur le territoire national ou à l’étranger, sont assujettis à l’impôt sur le revenu fédéral. Les revenus imposables comprennent ainsi tous les revenus perçus sous la forme d’argent, de marchandises, de biens et services, même s’ils sont de source étrangère.

    Trois dispositifs leur permettent d’alléger leur contribution : la réduction de l’assiette imposable par la déduction des revenus du travail d’origine étrangère ; le crédit d’impôt compensant les impôts payés à l’étranger et la réduction de l’assiette imposable par la déduction des impôts payés à l’étranger. Ces dispositifs, précisés dans les conventions fiscales afin d‘éviter les situations de double imposition, ne sont pas cumulables. Pour procéder au contrôle des obligations fiscales de leurs citoyens, les États-Unis ont instauré le dispositif Fatca qui oblige les institutions financières et les particuliers à transmettre les informations bancaires à l’administration américaine sous peine de sanction financière.

    La situation est différente dans les autres pays puisque l’impôt sur le revenu se fonde sur la résidence. Est alors redevable de l’impôt sur le revenu d’un État tout personne ayant sa résidence dans cette État, indépendamment de sa citoyenneté. Des critères (durée de séjour, centre des intérêts personnels et professionnels) précisent la notion de résidence. Les conventions fiscales bilatérales sont aussi chargées de régler les potentielles situations de double imposition : chaque État prélève en effet un impôt sur les non-résidents sur les revenus perçus sur son sol. En France, ces dispositions sont définies dans le code général des impôts (articles 4A à 8 quinquies).

    Pourquoi la France n’est pas les USA ?

    Un changement aussi profond que celui-ci nécessiterait une révision de l’ensemble des conventions fiscales bilatérales dont la France est signataire (131 signées en octobre 2025). Changer de système supposerait donc de longues discussions avec les autres États et des délais important pour leur mise en exécution.

    Pour exemple, la nouvelle convention fiscale négociée en 2020 entre la France et la Belgique et qui devait s’appliquer en 2023, mettant fin à des cas de double imposition chez les fonctionnaires français travaillant dans le royaume, n’est toujours inscrite à l’ordre du jour, de notre assemblée ou du parlement belge. Il est facile de constater qu’entre la volonté et la concrétisation des années voir des décennies peuvent passer avant que ces textes, et si les pays signataires sont d’accord, puissent être effectifs.

    Image d'illustration ©Stockadobe
    Image d’illustration ©Stockadobe

    Et la France ne dispose pas d’armes économiques comme les USA, puisqu’elle ne maîtrise ni les taxes douanières, ni les normes d’accès à son marché et encore moins sa monnaie. 3 outils qui, on l’a vu avec Donald Trump, ont pu faire céder le monde. Et même, si elle disposait encore de cette « souveraineté », son marché intérieur et sa faible influence hors d’Europe, ne lui permettrait pas de « rouler des mécaniques » comme l’ont fait les Américains.

    Après, il est vrai, qu’il serait possible de mener des discussions au sein de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), laquelle a déjà mis en place un cadre multilatéral dans son plan dit « BEPS » visant à combattre l’érosion des bases imposables en matière de fiscalité des entreprises. Mais là aussi, le mouvement, visant à élargir l’État de droit au niveau international, a été freiné voir stoppé, la compétition entre les pays pendant la pandémie ou les décisions unilatérales de Donald Trump sur les droits de douanes, l’ont démontré.

    Coup de bluff ?

    Ainsi, mettre en place une taxation fondée sur la nationalité, mesure démagogique et pratiquement inapplicable à moyen terme en raison des contraintes du droit européen, de la nécessité de renégocier plus de 130 conventions fiscales, sans parler de la complexité à mettre en place un FATCA à la française (ne sont pas les États-Unis qui veut !), est un enfumage par certains partis de nos compatriotes. Ou pire, nos politiques n’ont pas conscience que la France de 2025 n’est plus celle du Général de Gaulle. Ce qui expliquerait certains discours populistes qui résonnent dans l’hexagone.

    Pour mieux comprendre : l’intervention du député Karim Ben Cheikh

  • FC Expat avec Thomas Henry : vivre à l’étranger est une chance

    FC Expat avec Thomas Henry : vivre à l’étranger est une chance

    Dans ce nouveau numéro du FC Expat, le podcast Lesfrançais.press dédié aux joueurs français évoluant à l’étranger, Thomas Henry, attaquant du Standard de Liège, revient sur son parcours atypique. De la France à la Belgique, en passant par l’Italie, où il a connu par une blessure rare qui a failli briser sa carrière, il livre un témoignage inspirant. Résilience, passion du football et vie en dehors du stade sont au menu de cette interview. Entre frites belges et pizzas siciliennes, Thomas nous explique aussi pourquoi l’expatriation reste son meilleur choix de carrière… et de vie.

    Écouter le podcast avec Thomas Henry

    La Belgique, terre d’accueil et de renaissance

    Passé par Tubize puis Louvain avant l’Italie (Venezia, Vérone, Palerme), Thomas Henry revendique un attachement profond à la Belgique qui a (re)lancé sa carrière. L’intéressé le livre sans ambages : « c’est le pays qui m’a donné l’opportunité de redevenir pro, et ensuite de découvrir la série A » en Italie, et d’atteindre ce niveau alors « que personne ne croyait pour moi » !

    « Ce retour en Belgique me fait énormément plaisir »

    Thomas Henry, footballeur professionnel au Standard de Liège

    Notre invité déclare être heureux de sa signature en juillet 2025 avec le Standard de Liège, et de vivre dans une des villes les plus françaises du pays de Tintin : francophonie, repères culturels, ferveur des « Rouches, pour Thomas « ce retour en Belgique me fait énormément plaisir, parce que, même en dehors du football, ça s’est super bien passé. »

    L’Italie et la Série A : entre rêve et cauchemar

    Son aventure italienne (2019-2023) aurait pu être un conte de fées. Venise, Vérone, Palerme… la série A, un des plus grands championnats de football au monde. Mais le destin en a décidé autrement. « Malheureusement, pour moi, il y a un avant et un après blessure », nous confie-t-il.  

    Thomas Henry, de retour en Belgique au Standard
    Thomas Henry, de retour en Belgique au Standard – ©Standard de Liège

    En effet, en 2021, Thomas Henry subit une rupture des ligaments croisés, du cartilage, des ménisques et une fracture du condyle externe – un « combo » si rare qu’il n’a été recensé qu’une fois auparavant, chez un joueur australien. Cette période a été « compliquée » se rappelle-t-il. « Je me suis créé une image, malgré moi, de joueur qui n’arriverait jamais à revenir ». Cette résilience est aussi sa force aujourd’hui. « On travaille dans l’ombre, on travaille physiquement, surtout, pour essayer de revenir du mieux possible », et c’est le cas aujourd’hui sous les couleurs du Standard de Liège.

    « En Sicile, c’est bien beau d’y aller en vacances,
    mais d’y habiter toute l’année, (…) ça, c’est une richesse. »

    Thomas Henry, footballeur professionnel

    Pourtant, malgré les épreuves, l’Italie reste une expérience inoubliable. Partir, s’expatrier, « c’est l’un de mes meilleurs choix » nous dit-il. « Je parle trois langues aujourd’hui ». Et puis ajoute-t-il, par exemple, en Sicile : « C’est bien beau d’y aller en vacances, mais d’y habiter toute l’année, (…) ça, c’est une richesse. »

    L’expatriation : un choix personnel

    À ceux qui hésitent à franchir le pas et traverser les frontières pour exercer leur métier, Thomas Henry lance un message clair : « Pour moi, c’était vraiment une victoire, sur le plan sportif comme personnel. » Toutefois, il nuance ses propos car chacun peut aussi avoir une opinion différente de la sienne : « c’est très personnel. Je comprends que des joueurs ne soient pas attirés par l’étranger et veuillent rester dans leur cocon. »

    Thomas Henry, séance d'entrainement au Standard
    Thomas Henry, séance d’entrainement au Standard – ©Standard de Liège

    Mais pour lui, l’expatriation est une école de vie. « Ça fait huit ans que je suis à l’étranger. Rentrer en France n’est pas une priorité, parce que je veux encore profiter avant de revenir après ma carrière. » Son conseil aux jeunes ? « Je partage mon ressenti, mais après, c’est le choix de chacun » de partir vivre en dehors de la France.

    Au standard de Liège : un grand frère dans le vestiaire

    Au Standard 2025-2026, Thomas Henry endosse une double mission : marquer et guider. « Je suis le deuxième plus vieux » de l’effectif constate-t-il. De ce fait, il parle, recadre, rassure, surtout quand les résultats ne reflètent pas la qualité des matchs de l’équipe. Au cours de ce podcast, il nous explique son rôle auprès de ses coéquipiers, « c’est un travail mental ».

    « J’aspire à être le plus heureux possible » 

    Thomas Henry, footballeur professionnel

    Bien ancré à Sclessin (le surnom du stade ou évolue le Standard de liège), notre invité n’enterre pas ses ambitions. « Je me sens très bien au Standard », insiste-t-il, avant d’avouer son fantasme déclaré : l’Angleterre « c’est le pays du foot », avec un petit clin d’œil à notre ami Paul Nardi. Pragmatique, notre invité s’ancre aussi dans son quotidien et parle de son équilibre : « j’aspire à être le plus heureux possible », exprime-t-il, en consacrant du temps à sa famille et à son fils. Une boussole simple, utile aux jeunes joueurs autant qu’aux supporters.

    Thomas Henry : frites ou pizza ?
    Thomas Henry : frites ou pizza ? (photo compte instagram thomas_henry_official)

    Enfin, la question décalée « dans les arrêts de jeu » du FC expat est cette fois-ci…culinaire : entre les frites belges et la pizza italienne, de quel côté penche le cœur de notre invité ? Vous le saurez en cliquant sur le podcast.

    Nous vous invitons à écouter l’interview de Thomas Henry, un épisode de FC Expat aussi touchant qu’inspirant. Sa trajectoire, faite de détours, de résilience et de retours au plus haut niveau, révèle un footballeur talentueux et humble. Sans jamais donner de leçons, il partage dans ce podcast toute son expérience d’expatriation. Son souhait est simple : transmettre, orienter, aider au quotidien, comme il le fait sur le terrain. Le Standard de Liège peut être fier de compter un tel homme dans son effectif. Quant à notre média, Lesfrancais.press, nous sommes heureux de vous proposer cette rencontre, car certaines histoires de sport dépassent largement le cadre du jeu.

  • Vacances en France ? Profitez de la détaxe pour faire du shopping !

    Vacances en France ? Profitez de la détaxe pour faire du shopping !

    Vous le savez ou pas d’ailleurs, si vous résidez dans tous pays dans le monde hors Union européenne, lorsque vous voyagez en France, vous bénéficiez du statut de touristes non-résidents. Et comme les étrangers non européens, vous pouvez obtenir le remboursement de la TVA sur vos achats de vêtements, objets technologiques ou produits de luxe. Cependant cette fameuse détaxe du shopping est souvent une démarche fastidieuse. Pourtant elle permet de récupérer entre 10 et 20 % de ses dépenses. Mais depuis quelques années, des applications de détaxe ont été inventées pour vous simplifier la vie. Les lecteurs du site Lesfrancais.press peuvent d’ailleurs bénéficier d’un taux maximum (jusqu’à 100% de la TVA) en s’inscrivant sur la première application française, Skiptax, avec le code LFP25.

    Mais quels sont les bons plans en France ? Quel produit vaut vraiment le coup d’alourdir ses bagages ? On fait le point pour les Français de l’étranger.

    Vins et spiritueux

    Acheter des vins et spiritueux en France en profitant de la détaxe représente une opportunité exceptionnelle pour les voyageurs résidant hors de l’Union européenne, alliant qualité, diversité et économies substantielles.

    La France, terre de vignobles prestigieux et de savoir-faire ancestral, propose une gamme inégalée de vins et spiritueux, souvent à des tarifs bien plus avantageux qu’à l’étranger, surtout après remboursement de la TVA. Grâce au système de détaxe, les touristes peuvent récupérer jusqu’à 15 % du prix d’achat TTC sur leurs bouteilles, sous réserve de respecter les formalités douanières : présentation des factures, validation du bordereau de détaxe à la sortie de l’UE, et respect du plafond minimal de 175 € par magasin. Sauf si vous utilisez une app comme Skiptax, l’application recombinera vos achats pour respecter les directives même si vous n’achetez pas pour 175€ dans la même boutique.

    Par exemple, un grand cru classé de Bordeaux, comme un Château Margaux ou un Château Lafite Rothschild, peut voir son prix baisser de plusieurs dizaines d’euros après détaxe, le rendant bien plus accessible qu’en Asie ou aux États-Unis, où les marges et les taxes locales alourdissent souvent la note.

    Vins et spiritueux
    Vins et spiritueux – Image d’illustation ©Stockadobe

    Les spiritueux français, comme le Cognac(Hennessy, Rémy Martin), l’Armagnac, ou le Calvados, bénéficient du même avantage. Une bouteille de Cognac XO, souvent vendue autour de 200 € en France, peut coûter jusqu’à 50 % de plus dans certains pays en raison des droits de douane et des taxes locales. Les champagnes, autres ambassadeurs du luxe à la française, sont également concernés : un Dom Pérignon ou un Cristal de Louis Roederer, achetés en grande surface ou directement dans les caves de Reims ou d’Épernay, deviennent bien plus compétitifs après remboursement de la TVA. Enfin, les vins de Bourgogne (comme un Romanée-Conti ou un Meursault) et les vins de la Vallée du Rhône (Hermitage, Châteauneuf-du-Pape) offrent un rapport qualité-prix imbattable, surtout pour les millésimes récents.

    Pour maximiser ces avantages, il est conseillé d’acheter dans les caves réputées, les grandes surfaces spécialisées (comme Nicolas ou La Maison du Whisky), ou directement chez les producteurs, où les prix sont souvent plus bas qu’en boutique touristique.

    Attention toutefois aux limites douanières de votre pays de résidence, qui peuvent restreindre la quantité d’alcool rapportée. En résumé, la France se positionne comme une destination incontournable pour les amateurs de vins et spiritueux, où la combinaison de la détaxe, de la diversité des appellations et de l’authenticité des produits en fait un paradis pour les achats malins.

    Cosmétique et produit de beauté

    Acheter des produits de beauté en France en profitant de la détaxe est, aussi, une stratégie judicieuse pour les voyageurs non-résidents dans l’Union européenne. Ils peuvent ainsi bénéficier de marques prestigieuses à des prix défiant toute concurrence.

    La France, berceau de la cosmétique haut de gamme, abrite des enseignes emblématiques comme Chanel, Dior, Guerlain, Clarins ou encore Yves Saint Laurent, dont les produits sont souvent bien moins chers sur place qu’à l’étranger, surtout après remboursement de la TVA.

    Cosmétique et produit de beauté
    Cosmétique et produit de beauté – Image d’illustration © Stockadobe

    Par exemple, un flacon de parfum iconique comme le Chanel N°5 ou le Dior J’adore, vendu autour de 150 € en France, peut voir son prix effectif réduit à environ 125-130 € après remboursement, alors qu’il est souvent proposé à plus de 200 € en Asie ou au Moyen-Orient en raison des taxes locales et des marges distributeurs.

    Les soins de la peau et les produits de pharmacie française sont également des valeurs sûres. Les marques comme La Roche-Posay, Avène, Bioderma ou Caudalie, réputées pour leur efficacité et leur douceur, sont bien moins chères en France que dans de nombreux pays. Une crème hydratante comme la Tolériane Ultra d’Avène ou un sérum anti-âge comme le Vinoperfect de Caudalie peuvent coûter 30 à 40 % de moins en France qu’à l’étranger, surtout si l’on combine la détaxe avec les promotions fréquentes en pharmacie.

    De plus, les rouges à lèvres, fonds de teint et maquillages des marques françaises (comme Lancôme, Givenchy ou Make Up For Ever) sont non seulement moins chers, mais aussi disponibles dans des gammes exclusives ou des éditions limitées difficiles à trouver ailleurs.

    Pour optimiser ces achats, privilégiez-les grandes parfumeries (comme Sephora, Marionnaud ou Nocibé), les pharmacies parisiennes (réputées pour leurs conseils et leurs prix compétitifs), ou les boutiques duty-free des aéroports français. Il est aussi judicieux de comparer les prix en ligne avant de se rendre en magasin, car certaines enseignes proposent des offres spéciales pour les touristes.

    Enfin, n’oubliez pas de vérifier les restrictions douanières de votre pays, notamment sur les produits liquides, pour éviter les mauvaises surprises à l’arrivée.

    En définitive, la France reste la destination idéale pour s’offrir des produits gastronomiques ou de beauté, souvent de luxe, à des tarifs imbattables, tout en profitant d’un choix inégalé et d’un savoir-faire reconnu mondialement. Alors profitez de vos vacances et de la détaxe avec Skiptax pour faire le plein de produits pour vous et vos proches.

  • Les bons plans pour vos billets d’avion de Noël

    Les bons plans pour vos billets d’avion de Noël

    Ça y est c’est déjà l’heure de penser à organiser votre retour en France pour les fêtes de fin d’année. Vous le savez, les vacances de décembre sont aussi synonymes de prix qui grimpent en flèche si l’on n’y prend pas garde. Alors, pour éviter de payer des sommes astronomiques pour un billet d’avion, il existe des périodes clés où les tarifs sont plus bas. En fonction de votre pays de résidence, ces créneaux peuvent faire la différence entre un vol abordable et un billet beaucoup trop cher.

    70 à 60 jours avant votre départ

    D’après une analyse des données de Google Flights, les meilleures offres pour Noël sont à saisir entre le 20 et le 30 octobre. Si vous avez un peu plus de flexibilité, réservez autour de 51 jours avant Noël pour dénicher des offres encore plus alléchantes.

    On sait tous que les bons plans ne durent pas éternellement. C’est pourquoi il est essentiel d’être réactif quand le prix d’un vol chute. Le meilleur moyen de ne pas rater une occasion en or, c’est d’activer les alertes de prix sur des plateformes. C’est super simple : vous choisissez votre vol préféré, et dès qu’une offre intéressante apparaît, vous êtes immédiatement notifié. Vous n’avez plus qu’à cliquer et réserver. Comme ça, vous êtes sûr de ne pas manquer le moment où les tarifs sont au plus bas.

    ©Stockadobe

    C’est un gain de temps considérable, mais surtout, ça vous permet d’être le premier à dégainer quand le prix est à son apogée. Si vous n’utilisez pas encore cette fonction, vous êtes en train de passer à côté d’un vrai bon plan !

    Escales ou vol direct : quel choix pour économiser ?

    Si vous êtes prêt à jouer un peu avec votre temps de voyage, sachez que choisir un vol avec escale plutôt qu’un vol direct peut vous permettre de réaliser des économies substantielles. Selon Google, les vols avec escale sont en moyenne 22 % moins chers que ceux directs. Ok, ça rallonge un peu la durée du vol, mais pour économiser sur votre billet d’avion, ça vaut vraiment le coup ! Surtout pendant les fêtes, où les tarifs peuvent exploser. Si vous n’êtes pas pressé et que vous avez l’âme d’un aventurier, n’hésitez pas à privilégier les escales.

    Père noël Avion
    ©Stockadobe

    Mais attention, cela dépend aussi de votre pays de départ. Si vous venez en France depuis l’autre bout du monde, une escale peut transformer un vol de 8 heures en une aventure de 12 heures. Mais si vous partez depuis une destination plus proche, pourquoi ne pas en profiter pour découvrir une ville pendant quelques heures avant de repartir ?

    Quand partir : les jours de la semaine à privilégier

    Petit bonus pour les chasseurs de bons plans : partir en milieu de semaine est souvent la meilleure option pour économiser ! Les vols du lundi au mercredi sont en moyenne 13 % moins chers que ceux réservés pour le week-end. Pourquoi ? Parce que la plupart des gens préfèrent partir vendredi soir ou samedi matin, surtout pour les départs en vacances. Les compagnies aériennes savent que la demande est plus forte pendant ces périodes et ajustent leurs prix en conséquence. En choisissant de partir en début de semaine, vous bénéficiez de tarifs plus abordables. Et si vous êtes flexible sur vos dates, vous pouvez encore aller plus loin dans vos économies.

    Bien sûr, la différence n’est pas astronomique. On parle d’environ 1,3 % de réduction entre le jour le plus cher et le moins cher pour réserver, mais bon, pourquoi se priver de ces quelques euros en plus dans votre poche ?

  • A Madagascar, la crise se pérennise

    A Madagascar, la crise se pérennise

    Plus d’une semaine après les évènements de Madagascar, la situation peine à se stabiliser sur l’île alors que plus de 100 000 de nos compatriotes (binationaux inclus) vivent sur place. On fait le point pour les Français de l’étranger.

    Coupure d’eau et d’électricité

    Madagascar est à nouveau confrontée à une crise politique aiguë après le renversement du Président, Andry Rajoelina et son départ précipité. Suite à sa prestation de serment, vendredi 17 octobre 2025, le colonel Michaël Randrianirina, est devenu le nouveau chef de l’État.

    Le gouvernement de transition malgache tente de résoudre en urgence les problèmes récurrents de distribution d’eau et d’électricité. Parallèlement, la justice vient d’ordonner l’arrestation de deux députés proches de l’ex-président.

    Une situation internationale complexe

    Dans le même temps, ils reçoivent, depuis dimanche dernier, une délégation de la Communauté de développement d’Afrique australe dont Madagascar est censée occuper la présidence.L’ancien président de la République malgache, Andry Rajoelina avait été élu à la présidence de cette institution, le 18 août 2025. Son ancien ministre de l’industrialisation, Edgard Razafindravahy, était le Secrétaire général de la COI depuis le 16 juillet 2024.

    Logiquement, une délégation diplomatique de la SADC (Afrique du Sud, Angola, Botswana, Comores, Lesotho, Madagascar, Malawi, Maurice, Mozambique, Namibie, République démocratique du Congo, Seychelles, Estwatini, Tanzani, Zambie, Zimbabwe) est venue en urgence à Madagascar pour « une mission d’établissement des faits ». Les diplomates vont consulter « leurs partenaires de la COI, de l’Union africaine et des Nations unies afin de déterminer les actions à mettre en œuvre », afin que les interventions déployées sur l’île voisine, soient coordonnées et complémentaires, précise 2424.mg.

    Le premier déplacement du colonel Michaël Randrianirina, Président de la transition à Madagascar, a eu lieu samedi.
    e premier déplacement du colonel Michaël Randrianirina, Président de la transition à Madagascar, a eu lieu samedi. Il s’est rendu à la Jirama (Société nationale de distribution d’eau et d’électricité). • ©L’Express de Madagascar

    Mobilisation des autorités consulaires

    À Madagascar, les élus des Français de l’étranger suivent avec la plus grande attention l’évolution de la situation et la sécurité de nos ressortissants. Joints par la rédaction, ils nous assurent communiquer régulièrement avec nos compatriotes vivant sur place. De son côté, le Centre de crise et de soutien (CDCS) du quai d’Orsay nous avait également indiqué être vigilant.

    Ces dernières heures le climat semble s’apaiser. Les mouvements Gen Z Madagasikara et Assedu-Mada rejettent toutefois encore la nomination Herintsalama Rajaonarivelo comme Premier ministre par le président Michaël Randrianirina. « Ils dénoncent un manque de transparence dans le processus » et « oscillent entre scepticisme et attente prudente », selon le retour que nous ont fait nos contacts sur l’île.

    Depuis le Sénat français, Yan Chantrel et Hélène Conway-Mouret, sénateurs des Français établis hors de France, membres du Parti socialiste, ont, dans un communiqué, lancé un appel. Selon eux, « le monde doit entendre l’appel de la jeunesse malgache ». Ces parlementaires soutiennent ainsi « les aspirations pacifiques et déterminées de cette jeunesse à la justice sociale, à la transparence et à la démocratie », et condamnent « la répression et l’usage de la violence à l’encontre des manifestants et exprimons notre solidarité avec les familles endeuillées. ». Ils stipulent aussi que « Seule la voie des urnes, dans le respect de la Constitution et à l’abri de toute ingérence militaire ou extérieure, pourra répondre durablement à ses attentes légitimes ».

    Selon nos contacts à Madagascar, « entre appel au dialogue et rejet du nouveau Premier ministre, la transition entre dans une phase délicate où la légitimité du gouvernement dépendra de sa capacité à convaincre au-delà des cercles du pouvoir ». Le nouveau gouvernement aura-t-il la possibilité d’agir avant une relance des contestations ? Dans le cas contraire, se dirigera-t-on alors vers une répression ou l’organisation des élections ? C’est aussi l’enjeu des prochains jours, et de la sécurité de nos Français sur place.

  • Les expatriés excluent de Loueur en Meublé Non Professionnel

    Les expatriés excluent de Loueur en Meublé Non Professionnel

    Une doctrine fiscale concernant les locations meublées en France se déploie progressivement depuis cette année, les conséquences étaient réservées aux nouveaux investisseurs tandis que les autres bénéficient d’une phase d’adaptation. Et en 2026, la période de transition se poursuit pour les résidents mais pour les non-résidents le projet de Loi de Finances pour 2026 s’annonce difficile. De quoi parle-t-on ? De la modification du seuil, de revenus générés avec ces locations meublées, qui détermine votre régime d’imposition en France. Celui-ci exclurait, désormais, les revenus non imposés en France. Ainsi de nombreux expatriés se retrouveront à relever du statut de LMP, alors qu’en France, ils seraient LMNP. Quelle différence ? Quelles conséquences pour les Français de l’étranger louant un bien meublé en France ?

    Le statut Loueur en Meublé Non Professionnel

    Le statut LMNP permettait aux propriétaires de louer leur bien meublé avec une fiscalité ultra-allégée. Grâce à l’amortissement comptable, les revenus locatifs étaient en grande partie défiscalisés, permettant une rentabilité nette souvent supérieure à la location nue classique.

    Les charges déductibles (travaux, intérêts d’emprunt, frais de gestion, etc.) rendaient ce statut particulièrement intéressant pour les investisseurs moyens, ceux qui détiennent un ou deux biens locatifs, notamment dans les villes étudiantes ou les zones touristiques.

    Mais déjà depuis cette année, la Loi de Finances 2025 entérinait la suppression progressive du régime LMNP pour les nouveaux investisseurs. Les propriétaires existants bénéficient d’un droit transitoire, mais la fiscalité va se durcir dès 2026 :

    • Fin progressive des amortissements.
    • Passage automatique vers le régime des revenus fonciers classiques (beaucoup moins avantageux).
    • Fiscalité sur les plus-values nettement alourdie.

    L’objectif est que tous les bailleurs soient à terme des loueurs meublés professionnels.

    L’abaissement du seuil et l’exclusion des revenus non fiscalisés en France

    En plus de la mesure mise en place en 2025, portée par la députée Annaïg Le Meur, la loi anti-Airbnb vise à limiter l’attrait de la location touristique. Comment ? En réduisant drastiquement les avantages du régime micro-BIC.

    Le plafond de chiffre d’affaires chute de 77 700 € à 15 000 €, en 2026 (sur les loyers perçus en 2025). Dans le même temps, l’abattement forfaitaire passe de 50 % à 30 %.

    Conséquence ? Si vos revenus locatifs excèdent 15 000 euros sur l’année, vous passerez automatiquement au régime du réel. Il est en de même si vos revenus non immobiliers sont supérieurs à 1500€.

    Cette proposition en modifiant l’article 155 du code général des impôts, selon lequel est LMP quiconque génère un montant de recettes annuelles de location meublée qui est à la fois supérieur au seuil et au total de ses autres revenus d’activité. Il serait ajouté « imposables en France ». Cette loi anti- Airbnb fera de facto près de 100% des non-résidents des LMP.

    L’impôt sur la plus-value va grimper

    Cerise sur le gâteau en plus d’impacter la fiscalité de vos revenus immobiliers, le passage au statut va faire exploser la taxe sur la plus-value.

    Plus value immobilière
    Plus value immobilière

    Jusqu’ici, un propriétaire en LMNP souhaitant vendre son bien n’avait pas à comptabiliser l’amortissement dans le calcul de la plus-value. Ainsi, imaginez que vous achetiez un appartement en LMNP 200 000 €. Pendant des années, vous profitez de l’amortissement (disons 50 000 euros au total) pour réduire vos impôts. Imaginez maintenant que vous le vendiez 300 000 €. L’avantage fiscal accordé jusqu’à lors aux bénéficiaires du régime permettait de ne pas tenir compte de ces 50 000 euros dans le calcul, résultat : 300 000 – 200 000 = la plus-value s’élève dans ce cas à seulement 100 000 euros.

    L’avantage fiscal désormais raboté, tous les amortissements réduits sont réintégrés dans le calcul de la plus-value. Par conséquent : 200 000 € (prix d’achat) – 50 000 € (amortissement) = 150 000 €. En cas de revente du bien, la plus-value passe à : 300 000 (prix de revente) – 150 000 € (prix d’achat – amortissement) = 150 000 €. Et c’est sur ce montant que vous serez imposé, augmentant mécaniquement l’impôt à payer.

    Et l’impact est majeur, sans réintégration des amortissements dans le cas d’une revente générant une plus-value de 100 000 €, l’imposition totale est 36 200 € (19 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux) alors qu’en réintégrant les amortissements, la plus-value sera alors de 150 000 € donc un impôt total de 54 300 €. L’effet augmente avec la valeur du bien. En plus, il ne serait donc pas possible de faire valoir le droit aux exorations prévues par la loi pour les non-résidents du fait d’être désormais un professionnel de la location.

  • Aux États-Unis, la liberté d’expression de plus en plus sous pression

    Aux États-Unis, la liberté d’expression de plus en plus sous pression

    Aux États-Unis, la liberté d’expression, bien que garantie par le Premier Amendement, semble chaque semaine un peu plus mise à l’épreuve. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, des mesures administratives et politiques remettent en question son exercice effectif. Révocation de visas pour opinions politiques, pressions sur les journalistes couvrant la Défense ou encore mise en scène de déjections jetées sur des manifestants anti-Trump : une nouvelle série de décisions et d’événements dessine un climat où la critique semble risquée.

    Des visas révoqués pour motifs politiques

    Le 14 octobre 2025, l’administration Trump a pris la décision controversée de révoquer les visas de six ressortissants étrangers ayant exprimé publiquement des opinions critiques à l’égard de Charlie Kirk, militant conservateur assassiné lors d’un événement à l’Université de l’Utah, le 10 septembre 2025. Les personnes visées sont originaires d’Argentine, du Brésil, d’Allemagne, du Mexique, du Paraguay et d’Afrique du Sud. Le Département d’État a justifié ces mesures en affirmant que les États-Unis n’étaient pas tenus daccueillir des étrangers manifestant de lhostilité envers les Américains, évoquant la nécessité de protéger le respect et la sécurité sur le sol national.

    « Cette affaire relance le débat sur l’équilibre
    entre souveraineté nationale et protection des libertés fondamentales
    dans la diplomatie et l’immigration américaine »

    Washington Post

    Cette mesure a suscité des réactions de la part de défenseurs de la liberté d’expression. Des organisations telles que le Knight First Amendment Institute ont exprimé des préoccupations concernant la constitutionnalité de ces révocations de visas, les qualifiant de censure fondée sur les opinions exprimées. Pour les observateurs, cette mesure sinscrit dans un contexte plus large de durcissement du contrôle idéologique sur limmigration légale depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche, où le filtrage des entrants semble de plus en plus guidé par des critères politiques plutôt que purement administratifs. Selon The Washington Post, cette affaire relance le débat sur l’équilibre entre souveraineté nationale et protection des libertés fondamentales dans la diplomatie et l’immigration américaine.

    Pressions sur les médias : restrictions des journalistes du Pentagone

    Le durcissement ne se limite pas à la sphère migratoire. Les restrictions imposées à la presse illustrent une même logique : celle d’un pouvoir exécutif qui contrôle de plus en plus étroitement la parole publique. Des journalistes ont perdu leur accréditation au Pentagone en octobre 2025 en raison de leur refus de signer une nouvelle politique d’accès imposée par le Département de la Défense des États-Unis. Cette politique stipule que les journalistes pourraient être considérés comme des risques pour la sécurité nationale et voir leurs accréditations révoquées s’ils cherchent à obtenir des informations classifiées ou certaines informations non classifiées jugées sensibles.

    Manifestation pour la liberté d'expression aux USA
    Manifestation pour la liberté d’expression aux USA – © Unsplash

    En réponse, au moins 30 organisations médiatiques majeures, dont Reuters, The New York Times, The Washington Post, CNN, Fox News, et d’autres, ont refusé de se conformer à ces nouvelles règles, dénonçant une atteinte à la liberté de la presse et à la transparence gouvernementale. Le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a défendu cette politique en affirmant qu’elle visait à protéger la sécurité nationale, tandis que le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a qualifié les règles de « bon sens ».

    « Protéger la sécurité nationale »

    Sean Parnell, porte-parole du Pentagone

    Le rapport entre le Pentagone, récemment rebaptisé « ministère de la guerre » par décret présidentiel, et ces restrictions est indirect : si le changement de nom symbolise un retour à un langage plus martial, les mesures d’accès à la presse viseraient avant tout à contrôler la diffusion d’informations sensibles sur la défense et la sécurité nationale, et non à restreindre spécifiquement les informations liées à un conflit militaire.

    Un climat d’intimidation alimenté par le pouvoir exécutif

    Dans la rue comme en ligne, la contestation s’exprime encore, mais sous tension. Le mouvement No Kings a émergé en juin 2025 en réaction à ce qui était perçu comme une dérive autoritaire de l’administration Trump et une concentration excessive du pouvoir exécutif. Fondé par des activistes progressistes et des défenseurs des libertés civiles, il s’est rapidement diffusé à travers les réseaux sociaux et a organisé ses premières manifestations dans plusieurs grandes villes américaines. Le 18 octobre 2025, la plus récente mobilisation a rassemblé 7 millions de personnes à travers 2600 villes dont New York, Washington D.C., Los Angeles et Chicago. Ces manifestations, largement pacifiques, ont attiré l’attention nationale en raison de la couverture médiatique et de la réponse provocatrice de l’exécutif sur le réseau Truth Social.

    Manifestation pour la liberté d’expression aux USA – © Unsplash

    Donald Trump a en effet publié une vidéo générée par intelligence artificielle, le montrant dans un jet portant la mention “King Trump”, larguant des déjections sur des manifestants. Cette vidéo a été largement critiquée pour son contenu provocateur et son utilisation de la technologie pour ridiculiser les opposants. Une autre vidéo, là encore produite grâce à l’IA, publiée par le Vice-President américain montrait des personnalités démocrates s’inclinant devant un Donald Trump affublé en roi, amplifiant le message incendiaire.

    La vitalité démocratique résiste à la pression

    Dans ce climat tendu, chaque manifestation prend une dimension politique. Ce mardi 21 octobre 2025, quelques heures après la descente spectaculaire des agents d’ICE sur Canal Street, au sud de Manhattan, Chinatown s’est transformé en scène de colère et de solidarité. Dès la fin d’après-midi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant les échoppes encore à moitié fermées, criant No raids in our city”, Stop targeting immigrants”, We belong here”.

    L’opération fédérale, officiellement destinée à démanteler un réseau de vente de produits contrefaits, a rapidement pris une tournure politique. Dans une ville qui se revendique sanctuary city, la présence d’agents lourdement armés, masqués, accompagnés de véhicules blindés, illustre les descentes migratoires sous la présidence Trump.

    Cette descente symbolise un tournant dans la ville démocrate : la réactivation d’une politique de terrain musclée, où immigration et criminalité se confondent dans le discours fédéral. Chinatown, bastion historique de l’immigration, en devient malgré lui le théâtre et le symbole. En descendant dans la rue, les New-Yorkais ont exercé un droit fondamental, garanti par le Premier Amendement, qui protège la parole publique et la réunion pacifique. Face à un pouvoir fédéral qui revendique le retour à une politique de contrôle et de dissuasion, ces voix dans les rues de la ville qui ne dort jamais réaffirment une autre vision de l’Amérique : celle d’une société pluraliste, où contester une décision du gouvernement n’est pas un crime, mais une preuve de vitalité démocratique.

  • Un livre antidote contre le poison puissant de la désinformation

    Un livre antidote contre le poison puissant de la désinformation

    La désinformation est un fléau massif sur les réseaux sociaux. Manipulant les esprits. Organisant des phénomènes de meutes numériques. Nourrissant les complots les plus fantasmatiques. Dégradant l’idée même de circulation d’information. Le livre d’Olivier Favry, « la désinformation entre fake news, propagande et autres : comment se repérer et lutter contre elle » (Ellipses, 2025, collection 100 Questions/réponses) nous offre une immersion dans cette galaxie sombre. L’ouvrage donne surtout des clés de compréhension utiles et nécessaires pour décrypter comment agissent ceux qui nous manipulent, que ce soit des États, des plateformes ou des réseaux cybercriminels. Ce livre est donc l’antidote tout trouvé contre le poison puissant de la désinformation.

    Un diplomate engagé dans la lutte contre les manipulations et au service des valeurs démocratiques

    L’ambition de l’auteur est claire, pédagogique et civique d’abord « je me suis dit qu’en écrivant un livre sur la désinformation, je pourrais aider mes lecteurs, en particulier les jeunes, à mieux se repérer dans un monde où la radicalité et l’immédiateté occupent une place trop grande dans notre vie quotidienne ».

    « Les plateformes numériques sont un formidable tremplin
    pour faire passer des messages mensongers »

    Olivier Favry, diplomate, auteur de « la désinformation » (Ed. Ellipses)

    Le diplomate, directeur de l’institut culturel français de Bratislava, est aussi docteur en histoire et citoyen engagé : Il a souhaité défendre un idéal démocratique attaqué de toute part dans des temps populistes où certains politiques laissent prospérer, quand ils n’encouragent pas, les fausses informations. Leurs cibles favorites, la démocratie, la connaissance et le journalisme. Il évoque ainsi « Les phénomènes Trump et Musk, qui n’hésitent pas à faire de l’ingérence en appelant à voter pour des partis populistes. Les plateformes numériques sont un formidable tremplin pour faire passer des messages mensongers qui font douter les électeurs ».

    Institut culturel français de Bratislava
    Institut culturel français de Bratislava

    Son approche est historique comme philosophique et sociologique. Car la source des fake news et de la désinformation est ancienne. Des pamphlets visant les rois aux poètes financés par Auguste pour abîmer la réputation de Marc Antoine. Mais ce sont les totalitarismes au 20ème siècle qui ont rendu ces manipulations massives à travers « la fabrique du consentement » inventée par un Goebbels, ministre de la propagande du Reich, ou grâce aux mises en scène soviétiques autour du massacre des officiers polonais de Katyn ou lors des grands procès d’après-guerre.

    « Les États, à commencer par la Russie et la Chine, dont l’objectif est de nous déstabiliser et de détruire nos démocraties, sont les plus puissants ».

    Olivier Favry, diplomate, auteur de « la désinformation » (Ed. Ellipses)

    En rentrant dans l’ère numérique la capacité à manipuler autrui s’est trouvée dopée. L’élection américaine de 2016 et les « fermes à clics » de Macédoine attaquant Hillary Clinton, ou les rumeurs orchestrées contre les opposants de Jair Bolsonaro dans la campagne présidentielle brésilienne de 2018 auront produit de la désinformation à un niveau jamais relevé. Aujourd’hui la principale menace vient des États qui ont une puissance de manipulation gigantesque.

    Résister face aux armées de Trolls et aux pièges de l’IA

    La guerre en Ukraine fournit à Vladimir Poutine l’occasion de déployer des armées de Trolls sur les réseaux sociaux pour mener une guerre hybride qui ne se résume pas à l’envoi de missiles mais qui expérimente sur les réseaux sociaux des techniques de désinformation importantes.

    « L’IA menace d’atrophier les capacités humaines »

    Olivier Favry, diplomate, auteur de « la désinformation » (Ed. Ellipses)

    L’exemple récent des attaques de drones sur la Pologne ou pour paralyser le trafic aérien de l’aéroport de Munich ont montré la capacité russe à manipuler l’opinion tout en renversant les responsabilités :  la désinformation laissant croire que l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) ou les Occidentaux seraient à l’origine de ces attaques.

    L’intelligence artificielle est interrogée par l’auteur dans ses potentialités, positives comme inquiétantes. « L’IA menace d’atrophier certaines capacités humaines comme la mémoire (puisqu’on n’a plus besoin de se remémorer par nous-mêmes les savoirs), le raisonnement, l’autonomie de la décision ».

    Fake news
    Fake news

    Si la résistance à la désinformation passe par différents canaux, un des plus importants est la capacité des médias traditionnels à fournir de l’information fiable, vérifiée, et à opérer du « fact-checking ». Mais c’est les jeunes générations qui ont le plus d’aptitude à s’opposer à ces manipulations numériques. De par leur familiarité aux réseaux sociaux notamment. Le diplomate rappelle combien l’éducation aux médias et à l’information (EMI) et l’enseignement moral et civique (EMC) sont des matières importantes pour la formation des esprits de demain. Et pour former les nouvelles forces de sociétés civiles capables de faire face aux manipulateurs du futur.  En 100 questions et 100 réponses, le livre d’Olivier Favry parvient à faire le tour d’un sujet politique majeur et de nous offrir des outils pour mieux résister.

    Olivier Favry
    Olivier Favry

    Questions Lesfrancais.press à Olivier Favry (octobre 2025)

    Docteur en Histoire de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), diplomate et romancier (sous le pseudonyme Samuel Corvair), Olivier Favry est l’auteur de plusieurs ouvrages :  L’Ami public américain. Les nouvelles relations industrie automobile-État aux États-Unis  de 1979 à  1991  (L’Harmattan, 2002),  Tout savoir sur l’Europe.

    Lesfrancais.press : « Pouvez-vous me dire comment vous est venue l’idée de rédiger ce livre ? »

    Olivier Favry : « L’idée d’écrire ce livre m’est venue en découvrant tout un tas d’informations fausses qui circulent sur les réseaux sociaux. Ces fake news obligent d’ailleurs les médias traditionnels – quand ils fonctionnent correctement – à vérifier les faits énoncés (fact-checking) et à rétablir la vérité. Je crois que le déclic a été le jour où j’ai lu que des abrutis prétendaient que la Terre est plate.

    « L’espace qu’occupent les intox dans la sphère médiatique est immense »

    Olivier Favry, diplomate, auteur de « la désinformation » (Ed. Ellipses)

    Là, je me suis dit qu’en écrivant un livre sur la désinformation, je pourrais aider mes lecteurs, en particulier les jeunes, à mieux se repérer dans un monde où la radicalité et l’immédiateté occupent une place trop grande dans notre vie quotidienne. La formule des 100 questions/réponses, qu’ont adopté les éditions Ellipses pour l’une de leurs collections, m’est apparue idéale pour traiter ce sujet de plus en plus préoccupant pour nos démocraties. »

    Lesfrancais.press : « Vous parlez d’une « galaxie de la désinformation ». Quelles sont aujourd’hui, selon vous, les formes les plus insidieuses de fake news ? »

    Désinformation, Olivier Favry
    « Désinformation » Olivier Favry

    Olivier Favry : « J’évoque en effet une « galaxie de la désinformation » car l’espace qu’occupent les intox dans la sphère médiatique est immense. Au sein de cette nébuleuse, de cet univers où le mensonge prospère, les formes les plus insidieuses de fake news abîment la démocratie.

    Qu’il s’agisse d’une information fausse ou périmée, d’une rumeur infondée, d’une tromperie à visée commerciale, d’un acte de propagande ou de théories du complot, tous ces messages, qui circulent sur les réseaux sociaux ou qui sont publiés sur des forums, sans compter ceux qui sont transmis sur nos adresses électroniques, font des ravages. »

    Lesfrancais.press : « Entre propagande d’État, manipulation politique et désinformation commerciale, quels sont les acteurs les plus puissants dans ce domaine ? »

    Olivier Favry : Selon moi, les États, à commencer par la Russie et la Chine, dont l’objectif est de nous déstabiliser et de détruire nos démocraties, sont les plus puissants. Les manipulations politiques, en particulier lors des élections avec des campagnes de désinformation devenues presque systématiques, sont emblématiques de cette dynamique. Il y a aussi les phénomènes Trump et Musk, qui n’hésitent pas à faire de l’ingérence en appelant à voter pour des partis populistes.

    Fact Fake
    Fact Fake

    Les plateformes numériques sont un formidable tremplin pour faire passer des messages mensongers qui font douter les électeurs. S’agissant du dérèglement climatique par exemple, qui est une réalité, les désinformateurs sont habiles et abusent de la naïveté de certains électeurs. Et sur ce sujet, la France a malheureusement subi la mauvaise influence de Claude Allègre ! »

    Lesfrancais.press : « L’intelligence artificielle bouleverse le rapport à la vérité. Est-elle devenue une arme de désinformation massive ? »

    Olivier Favry : « L’IA doit être utilisée à bon escient pour ne pas apparaître comme une arme de désinformation massive. Dans quasiment tous les secteurs, parmi lesquels la médecine et l’éducation, l’IA a un impact important sur notre manière de penser. Comme l’explique la philosophe Anne Alombert (Le Monde, 4/10/2025), son usage implique une délégation de nos capacités intellectuelles, psychiques et mentales. Les algorithmes de recommandations peuvent influencer notre capacité de jugement et de décision, voire d’expression avec les IA génératives.

    « Les IA génératives peuvent nous aider à apprendre,
    mais elles entraînent aussi des addictions »

    Olivier Favry, diplomate, auteur de « la désinformation » (Ed. Ellipses)

    L’IA menace donc d’atrophier certaines capacités humaines comme la mémoire (puisqu’on n’a plus besoin de se remémorer par nous-mêmes les savoirs), le raisonnement, l’autonomie de la décision. Enfin, sachant que les machines sont entraînées par des personnes selon certains critères et certaines valeurs, la question des biais idéologiques est problématique. Certes les IA génératives peuvent nous aider à apprendre, mais elles entraînent aussi des addictions. »

    Lesfrancais.press : « Vous évoquez l’apprentissage de l’esprit critique à l’école. Que faudrait-il changer concrètement dans l’éducation pour y parvenir ? »

    Olivier Favry : « L’éducation aux médias et à l’information (EMI) et l’enseignement moral et civique (EMC) sont d’excellentes initiatives qu’il faut encourager et généraliser. Pour que cet apprentissage donne les meilleurs résultats, c’est-à-dire des citoyens avisés, il faut aider les jeunes à comprendre comment agissent ceux qui nous manipulent : États, plateformes, cybercriminels, etc. Dans ces conditions, les systèmes d’éducation doivent être capables d’enseigner le discernement, plus encore que l’accumulation des savoirs. Je ne vois qu’une méthode qui peut sauver les jeunes générations : celle de Raymond Aron, fondée sur la connaissance, l’analyse des faits et le rejet de l’émotionnel. »

    Lesfrancais.press : « Enfin, pour le citoyen ordinaire, quels réflexes simples recommandez-vous pour se protéger au mieux de la désinformation au quotidien ? »

    Olivier Favry : Chercher la source de l’information, comparer le traitement de cette information reçue avec celui d’un autre média, utiliser la technique du debunking, c’est-à-dire démystifier, identifier et démanteler une fausse information, reconstruire l’information dans un cadre objectif grâce au fact-checking. Veiller à toujours vérifier les faits et profiter pleinement de nos droits avant que des esprits malintentionnés nous les enlèvent. Lire ou relire des livres fondamentaux comme 1984 de George Orwell. Utiliser l’expertise d’ONG comme Reporters sans frontières pour dénouer le vrai du faux. Se méfier de ses propres émotions du type peur, colère, peine. En bref, raisonner, se documenter, et ne jamais cesser d’apprendre

    La désinformation

    Entre fake news, propagande et autres :
    Comment se repérer et lutter contre elle ?
    (Olivier Favry, Ellipses, 2025, collection 100 Questions/réponses)


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  • Kim Younes : « Moderniser TV5MONDE tout en préservant son héritage culturel et éducatif »

    Kim Younes : « Moderniser TV5MONDE tout en préservant son héritage culturel et éducatif »

    Présidente directrice générale depuis un an de TV5MONDE, média emblématique de la francophonie, Kim Younes souhaite moderniser cette chaîne située au carrefour de la culture, de l’éducation et de la diversité. Pour comprendre cette évolution souhaitée, elle a accepté de répondre à nos questions. Au cours de ce podcast, nous allons notamment parler des défis de la modernisation de TV5MONDE, de son ancrage en Afrique, de son attractivité en Asie et des pistes d’innovation inspirées par les usages numériques, tout en en préservant son héritage culturel et éducatif. Alors quel futur pour TV5MONDE ?

    Écouter le podcast avec Kim Younes

    TV5MONDE : une chaîne au carrefour de la tradition et de l’innovation

    Lors de cet entretien, Kim Younes, à la tête de TV5MONDE depuis un an, n’élude pas les défis de modernisation auxquels fait face cette chaîne emblématique de la francophonie. Pour réussir ce pari et répondre à ces attentes, les évolutions en cours s’appuient, entre autres, sur l’héritage culturel et éducatif de ce media.  

    « TV5MONDE, c’est une chaîne qui existe depuis 41 ans et
    qui a trois forces : la puissance de sa marque, son réseau,
    et des programmes de grande qualité »

    Kim Younes PDG de TV5MONDE

    En effet, au cours de cette interview, l’ancienne directrice générale de BFM Business souligne notamment que TV5MONDE repose sur trois forces majeures : la puissance de sa marque, son réseau mondial, avec une présence dans plus de 200 pays et touchant 437 millions de foyers, et la qualité de ses programmes, nourris par les radiodiffuseurs publics de six pays partenaires.

    Un modèle de coopération internationale unique

    Aujourd’hui, TV5MONDE fonctionne grâce à une coopération internationale qui repose sur un alignement fort autour de valeurs communes : la promotion de la langue française, la diversité culturelle, le développement durable et la démocratie. Kim Younes explique que cette collaboration, bien que complexe, est rendue possible par une charte claire et une répartition équitable des contributions. « Nous offrons une résonance internationale à nos partenaires en fonction de leurs contributions » nous dit-elle.

    Kim Younes
    Kim Younes – PDG de TV5MONDE

    Notre invitée évoque aussi le développement d’un nouveau plan stratégique pour la chaîne qui repose sur trois axes : D’abord, moderniser l’image du réseau. Ensuite, renforcer la stratégie de programmation, notamment avec des propositions pour la jeunesse. Et enfin, élargir ce réseau de partenaires en intégrant un certain nombre de pays issus du continent africain.

    L’Asie, un territoire stratégique et inspirant

    Bien que la francophonie soit moins visible en Asie qu’en Afrique, TV5MONDE y voit un potentiel énorme. La chaîne y est implantée depuis longtemps, avec un bureau important à Hong Kong et une audience unique en Chine continentale. « Nous avons une audience unique, car nous sommes le seul réseau francophone autorisé en Chine continentale », nous informe Kim Younès.

    « TikTok est un réseau totalement prioritaire pour nous.
    Nous nous inspirons aussi de la K-pop pour refondre notre identité sonore »

    Kim Younes PDG de TV5MONDE

    Pour séduire les jeunes publics asiatiques, TV5MONDE mise aussi sur les nouvelles technologies, comme TikTok, et s’inspire des tendances culturelles locales, comme la K-pop. « TikTok est un réseau totalement prioritaire pour nous. Nous nous inspirons aussi de la K-pop pour refondre notre identité sonore », partage notre invitée. D’autres aspects de l’Asie inspirent aussi la chaîne, et vous les découvrirez en écoutant ce podcast.

    TV5MONDE : une chaîne en pleine réinvention

    Kim Younes conclut en insistant sur la volonté de sa chaîne de se réinventer, avec une nouvelle identité de marque et des contenus innovants, tout en restant fidèle à ses valeurs fondatrices. « C’est une chaîne qui existe depuis longtemps, qui est ancienne, mais nous abordons cette rentrée avec une énergie totalement nouvelle et plein de nouveautés à découvrir », déclare ainsi notre interlocutrice du jour.

    Conférence de presse 2025 - TV5 Monde
    Conférence de presse 2025 – TV5 Monde

    TV5MONDE allie donc tradition et modernité, s’appuie sur une coopération internationale solide, et mise sur l’innovation pour conquérir de nouveaux publics, notamment en Asie. Une chaîne en mouvement, déterminée à rester un acteur clé de la francophonie. Pour Kim Younes, « TV5MONDE, vous n’en avez jamais fait le tour. Nous nous réinventons avec une énergie totalement nouvelle. »

  • La Bulgarie propose d’offrir un couloir aérien à Poutine

    La Bulgarie propose d’offrir un couloir aérien à Poutine

    La Bulgarie autorisera l’avion de Vladimir Poutine à traverser son espace aérien afin de faciliter la rencontre prévue entre le dirigeant russe et Donald Trump à Budapest à la fin du mois, a déclaré lundi 20 octobre le ministre bulgare des Affaires étrangères.

    Depuis 2022, l’UE a fermé son espace aérien à tous les aéronefs russes. Cela complique la tenue du sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine, annoncé par le président américain à la suite d’un appel téléphonique avec son homologue russe la semaine dernière et dont la date exacte n’a pas encore été fixée.

    « Lorsque des efforts sont faits pour parvenir à la paix, si la condition pour y parvenir est d’organiser une telle rencontre, il est tout à fait logique que cette rencontre fasse l’objet d’une médiation par tous les moyens possibles», a déclaré Georg Georgiev aux journalistes lundi, en marge d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Luxembourg.

    « Comment peut-on proposer de tenir la réunion
    si l’un des participants ne peut pas s’y rendre ? »

    Georg Georgiev, ministre des Affaires étrangères de Bulgarie

    Un fonctionnaire bulgare a confirmé qu’aucune demande n’avait encore été formulée par Moscou pour que l’avion présidentiel russe puisse survoler le pays.

    La Bulgarie n’a pas de frontière commune avec la Hongrie. Toutefois, la Hongrie et la Bulgarie sont toutes deux limitrophes de la Serbie, qui entretient des liens étroits avec Moscou. Le passage par la Bulgarie en direction de Budapest réduirait considérablement la durée du vol de Vladimir Poutine. Ce dernier passerait par la mer Noire, puis la Bulgarie, avant de traverser la Serbie pour rejoindre la Hongrie.

    Le seul autre itinéraire qui n’implique pas le survol de l’espace aérien de l’UE ou de l’Ukraine consiste à survoler la Méditerranée, puis à passer par le Monténégro ou l’Albanie avant d’atteindre Budapest via la Serbie.

    Mandat d’arrêt de la CPI

    Autre point noir : le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) contre Vladimir Poutine. La Bulgarie et la Hongrie sont toutes deux membres de la CPI, qui a émis un mandat d’arrêt à l’encontre du président russe pour son implication dans la déportation d’enfants ukrainiens pendant la guerre.

    Bien que la Hongrie a annoncé son retrait de la CPI en avril dernier, celui-ci ne sera juridiquement effectif qu’à partir de juin 2026. Le pays aurait donc l’obligation d’arrêter le président russe s’il se trouvait sur son sol.

    Vladimir Poutine et Donald Trump
    Vladimir Poutine et Donald Trump

    Un sommet qui ne fait pas l’unanimité

    L’annonce du sommet a par ailleurs suscité des réactions mitigées de la part des dirigeants de l’UE.

    La cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, et de nombreuses capitales de l’Est ont critiqué le fait que le président ukrainien Volodymyr Zelensky soit exclu de la réunion prévue.

    En revanche, les ministres de nombreux États membres occidentaux de l’UE, dont les Pays-Bas, l’Allemagne et la France, ont exprimé un soutien prudent à la réunion, qui serait le premier sommet en personne entre les présidents américain et russe depuis leur rencontre en Alaska au mois d’août.

    Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a critiqué à plusieurs reprises le soutien de l’UE à l’Ukraine et a noué des liens étroits avec Vladimir Poutine et Donald Trump depuis qu’il est redevenu Premier ministre de son pays en 2010.