Une ressortissante française domiciliée dans le canton de Vaud ainsi qu’un ressortissant belge domicilié en Valais, tous deux âgés de 42 ans, avaient disparu depuis mardi 24 janvier lors d’une randonnée dans la région d’Ovronnaz (Suisse).
Deux corps retrouvés
Lundi, plus tôt dans la journée, les deux personnes disparues dans les montagnes suisses entre Ovronnaz et Fully avaient été localisées. La police cantonale valaisanne indiquait avoir retrouvé des éléments concrets sur les lieux d’une avalanche et poursuivait ses efforts pour récupérer les corps.
De nombreux moyens terrestres et aériens ont été déployés depuis l’annonce des disparitions. L’opération a permis « de retrouver des éléments concrets sur une avalanche s’étant déclenchée dans la région du Chavalard au-dessus de Fully », ont précisé les forces de l’ordre dans un communiqué. Le secteur concerné étant particulièrement dangereux, la police « a interdit à quiconque de s’approcher du site ».
Le Belge et la Française décédés en Suisse
Des décès de plus en plus nombreux
En Suisse, les accidents mortels de randonnée ont tendance à augmenter année après année. 67 ont été recensés en 2021, soit le chiffre le plus élevé depuis 2012.
Le nombre de décès est évidemment fortement lié aux conditions météorologiques : plus il fait beau, plus on sort. En 2015, ainsi, on a dénombré beaucoup de belles journées et donc de nombreux morts : 64 pour 41 l’année précédente.
Sans surprise, l’immense majorité des accidents mortels ont lieu en montagne, suite à une chute. Trop de gens s’y aventurent sans expérience ni matériel adapté, notent des spécialistes.
Plus étonnant, peut-être, le journal germanophone «Tages-Anzeiger» note qu’il existe une forte disparité entre genres. Ainsi, sur les quelque 500 accidents fatals dénombrés entre 2012 et 2021, 70% concernent des hommes, 30% des femmes. La raison ? Les hommes auraient davantage tendance à se surestimer et à oser emprunter des voies plus dangereuses.
Dans tous les cas soyez prudents lors de vos randonnées en montagne, en Suisse ou ailleurs !
La guerre entre la Russie et l’Ukraine s’inscrit dans le temps long des Empires et des rapports de force économique. La mondialisation des années 1990 et 2000 a donné l’impression que les enjeux territoriaux avaient disparu au profit d’une compétition entre multinationales. Les années 2020 semblent marquer le retour aux logiques impériales.
Redevenue une grande puissance en moins de cinquante ans, la Chine vise à contrôler l’ensemble de la zone Asie Pacifique quand les États-Unis entendent maintenir leur rang de numéro « un » tant sur le plan économique que militaire.
Logiques impériales
La Russie, le plus grand pays du monde doté d’une large palette de ressources naturelles, en proie à la crainte séculaire de l’encerclement, n’a pas fait le deuil de son passé impérial. Ce pays a toujours eu comme objectifs d’accéder aux mers chaudes du Sud et de s’étendre à l’Ouest de l’Europe. La fin de l’URSS en 1991 a été vécue comme un affront par de nombreux dirigeants russes ainsi que par une partie de la population de ce pays. Elle s’est traduite par un recul similaire à celui provoqué par la signature du traité Brest-Litovsk de 1918 en pleine période révolutionnaire, traité qui avait donné lieu à la naissance d’une Ukraine indépendante.
Avec un PIB équivalent à celui de l’Espagne malgré une population trois fois plus importante, la Russie entend récupérer au moins une partie des territoires perdus en 1991 en les annexant ou en les vassalisant, pour reconquérir son statut de grande puissance tant politique qu’économique.
Le retour des Empires pose le problème du positionnement de l’Europe. Après la Seconde Guerre mondiale, l’Union européenne s’est reconstruite sous la protection et l’appui des États-Unis au point de devenir la première place commerciale mondiale. Cet essor s’est réalisé en abdiquant toute velléité impériale. La fin de la guerre froide avec la chute de Berlin et la réunification européenne a semblé valider ce modèle de croissance reposant sur les échanges commerciaux. L’Union européenne était alors synonyme de paix et de prospérité sur le continent. La guerre en Bosnie au début des années 1990 avait été alors considérée comme un avatar de la fin du communisme.
Dépendances européennes
Celle en Ukraine, la première depuis 1945 opposant deux États indépendants en Europe, est une rupture. Après l’épidémie de covid-19, elle souligne la dépendance de l’Union européenne en matière d’énergie, de matières premières et de biens technologiques. Après plusieurs décennies de relative abondance, le principe de rareté s’impose à nouveau. En outre, l’accumulation des crises accroît dangereusement les tentations protectionnistes. La lutte contre le réchauffement climatique exacerbe également ces dernières.
Les États européens sont de plus en plus contraints de se réassurer tant militairement qu’économiquement auprès des États-Unis mais la logique impériale des Américains peut s’opposer aux intérêts européens. La poursuite de la dégradation des relations entre ces derniers et la Chine laisserait peu de marges de manœuvre à l’Europe.
L’Union européenne n’est pas une puissance au sens classique du terme. Or, demain, les relations économiques et diplomatiques se structureront de plus en plus autour d’empires. Aux côtés des États-Unis et de la Chine, figureront certainement l’Inde et le Brésil, ce dernier essayant de fédérer l’Amérique Latine à son profit. En Afrique, le Nigéria et l’Ethiopie, par leur force démographique, devraient progressivement s’imposer.
20221114 – MC Away Day Group Photo – Photo by SMSgt Frederic Rosaire (FRA)
L’Europe est réfractaire à l’idée impériale
L’inertie ou la division pour l’Union européenne signifierait la marginalisation et le déclin. L’Europe est réfractaire à l’idée impériale ; tous les précédents réalisés par la force ont échoué, du Saint Empire Romain germanique au IIIe Reich en passant par l’Empire napoléonien.
L’Union européenne doit inventer un Empire d’un nouveau type reposant sur les principes de subsidiarité, de liberté et de solidarité, respectant les spécificités des Etats membres tout en permettant une mutualisation des moyens.
Quelles perspectives pour l’économie du continent cette année ? L’AFD, l’Agence française de développement, vient de publier la 4ème édition de l’ouvrage intitulé « L’économie africaine 2023 ». Tour d’horizon des grands enjeux économiques et sociaux en Afrique, avec Christian Yoka, directeur du département Afrique de l’AFD.
AFD, son rôle ? Ses missions ?
Le groupe Agence française de développement (AFD) finance, accompagne et accélère les transitions vers un monde plus juste et durable. Climat, biodiversité, paix, éducation, urbanisme, santé, gouvernance… Les équipes de l’agence sont engagées dans plus de 4000 projets dans les Outre-mers et 115 pays. Elle contribue ainsi à l’engagement de la France et des Français en faveur des Objectifs de développement durable (ODD).
Moins de croissance en 2023 ?
La croissance économique de l’Afrique devrait s’affaiblir à 3,8 % en 2023, contre 4,1 % en 2022, en raison de la faiblesse des investissements et de la chute des exportations. Quant aux tendances sous-régionales en 2023, la croissance devrait augmenter en Afrique de l’Ouest, se stabiliser en Afrique centrale et de l’Est, et ralentir en Afrique du Nord et du Sud.
Le continent a été frappé par une confluence de chocs, notamment une demande extérieure plus faible, une forte hausse de l’inflation mondiale, des coûts d’emprunt plus élevés et des événements climatiques défavorables. Ces facteurs compromettent son rétablissement complet après la pandémie. Les pertes de production réelle par rapport aux projections pré-pandémiques restent importantes, l’Afrique restant à 2,4 points de pourcentage en dessous de ses projections pré-pandémiques. Cette situation contraste avec celle des économies développées, qui se sont largement remises de leurs pertes de production en 2020.
Les niveaux de prix ont considérablement augmenté dans les pays africains, principalement en raison des perturbations de la chaîne d’approvisionnement et des retombées de la guerre en Ukraine, qui ont fortement augmenté les prix des denrées alimentaires essentielles et de l’énergie. La faiblesse des monnaies nationales par rapport au dollar a amplifié les pressions inflationnistes. La croissance faible et en baisse du revenu par habitant – qui devrait tomber à 1,4 % en 2023 après avoir atteint une moyenne de 1,6 % en 2021 et 2022 – maintiendra la pauvreté sur le continent et empêchera les pays d’accélérer leur progression vers les ODD.
Regardez l’interview de Christian Yoka, directeur du département Afrique de l’AFD.
L’Insee a dévoilé ce mardi 31 janvier sa première estimation de la croissance de l’activité économique française en 2022, qui a résisté malgré la crise énergétique et la flambée de l’inflation, avant une année 2023 certainement plus difficile.
Après l’euphorique reprise post-Covid en 2021 (+6,8%), l’activité a marqué le pas en France l’an passé, ébranlée par la guerre en Ukraine qui a fait exploser les prix de l’énergie et une inflation qui culmine à des niveaux inédits en près de 40 ans, touchant les ménages au portefeuille.
L’Institut national de la statistique (Insee) table sur une hausse de 2,5% du produit intérieur brut (PIB) en 2022 – avec un quatrième trimestre négatif à – 0,2%. C’est un peu en-deçà des prévisions de la Banque de France (+2,6%) et du gouvernement (+2,7%).
« Ce n’est pas si mal, on est au-dessus du niveau pré-Covid », commente Maxime Darmet, économiste chez Allianz Trade, interrogé par l’AFP. Mais les mesures de soutien déployées à coups de milliards d’euros par le gouvernement pour contenir les factures ont joué fortement, relève-t-il.
Et la bonne tenue de l’activité française masque un tableau contrasté.
Les investissements des entreprises ont surpris par leur dynamisme et soutenu l’emploi, avec des carnets de commandes bien remplis depuis la pandémie.
Dans le même temps, la consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance, a accusé le coup, frappée de plein fouet par la rapide hausse des prix.
Dans le détail, après un premier trimestre dans le rouge (-0,2%), marqué par la vague Omicron du coronavirus et l’invasion russe de l’Ukraine, puis une embellie printanière (+0,5% au deuxième trimestre), des nuages ont commencé à s’amonceler en deuxième partie d’année, avec l’atonie de la consommation des ménages au troisième trimestre (+0,2%).
Pic d’inflation
Augurant d’un net ralentissement en 2023, le quatrième trimestre s’annonce plus difficile encore, pénalisé par des grèves dans les raffineries, la maintenance de centrales nucléaires ainsi qu’une moindre consommation énergétique en raison d’un hiver clément, sur fond d’inflation tenace.
Confrontée elle aussi à la crise énergétique, l’Allemagne a annoncé lundi un recul de 0,2% de son PIB sur les trois derniers mois de 2022, un chiffre inférieur aux attentes des analystes qui tablaient plutôt sur une croissance nulle.
Une première estimation de la croissance de la zone euro dans son ensemble doit être dévoilée mardi en fin de matinée par Eurostat.
En France, le chiffre provisoire de la hausse des prix à la consommation pour janvier sera connu mardi également, après un bond de 5,2% en moyenne annuelle en 2022, et une hausse de 5,9% sur un an en décembre, dont des envolées à deux chiffres pour l’énergie et l’alimentation.
En dépit des soutiens publics, « cette inflation devrait avoir poussé les ménages à contrôler leurs dépenses au quatrième trimestre », souligne Stéphane Colliac, économiste chez BNP Paribas.
Selon les économistes, cette inflation continuera à accélérer début 2023, notablement dans le secteur des services, pilier de l’économie française, avant de se calmer plus tard dans l’année.
L’Insee prévoit un pic autour de 7% en début d’année, alimenté notamment par la hausse des tarifs réglementés du gaz et de l’électricité.
L’activité commencera aussi à ressentir pleinement l’impact du resserrement monétaire décidé par la Banque centrale européenne (BCE), qui devrait décider jeudi de relever une nouvelle fois ses taux d’intérêt.
Le tout sur fond de grèves liées à la réforme des retraites.
« Les éléments de résilience sont en train de se fissurer », affirme Maxime Darmet.
La Banque de France s’attend à une baisse de régime avec 0,3% de croissance en 2023. Elle est plus pessimiste que le gouvernement (+1%) qui compte dessus pour amorcer le redressement des finances publiques.
Mais même si les perspectives sont « incertaines », nuance toutefois dans une note Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, « on est loin d’un saut dans le vide vers la récession ».
Bonjour à tous, dans le flash quotidien des expatriés du 01 février, on revient sur la journée de grève hier en France mais pas seulement, on s’inquiète pour nos compatriotes en Turquie et on découvre un festival très chaud au coeur de l’hiver québécois.
Mobilisation en hausse ?
Comme en France, les grévistes étaient un peu moins nombreux dans les établissements scolaires et dans les consulats, mais la mobilisation a pris d’autres formes. Assez inédit, en Espagne, au Maroc mais ailleurs aussi, les Français sont descendus dans la rue. Plus précisément devant les ambassades et consulats, un phénomène qui pour Jérôme Nassau du syndicat SNES-FSU hors de France démontre que « l’effort de pédagogie du gouvernement est un échec, les travailleurs ont bien compris la réforme et continueront à se mobiliser ». D’autres actions sont prévues pour les prochaines semaines.
Les chancelleries s’inquiètent pour les Occidentaux en Turquie
Washington, Paris, Berlin ou Rome appellent leurs citoyens à éviter en Turquie les foules et les lieux touristiques. Les conséquences d’une mise à feu d’exemplaires du Coran en Suède et au Danemark lors de manifestations anti-turques qui ont été fortement relayées dans le pays.
Et le festival est bien décidé à rattraper les années de report pour cause de pandémie. Depuis le 19 janvier et jusqu’au 11 février 2023, une foule de noms incontournables de la scène électro, des stars montantes et d’artistes phares se donnent rendez-vous sur le Vieux-Port de Montréal ! Des DJ français sont annoncés ! Alors n’hésitez pas si vous êtes au Québec.
Selon la CGT, 500.000 personnes ont été recensées dans le cortège parisien ce mardi, contre 400.000 manifestants lors de la première journée de mobilisation le 19 janvier. On fait le point pour les Français de l’étranger sur les actions en France et ailleurs.
Moins de grévistes
Paradoxalement, alors que les cortèges dans les rues des villes françaises étaient plus fournis que le 19 janvier, premier jour de mobilisation, le nombre de grévistes était globalement en baisse dans la fonction publique et les organismes parapublics.
Ainsi, près de deux fonctionnaires sur dix (19,4%) étaient en grève aujourd’hui en milieu de journée dans la fonction publique d’Etat, contre 28% lors de la première journée de mobilisation contre la réforme des retraites, selon le ministère de la Fonction publique.
Comme dans la fonction publique d’Etat, qui compte 2,5 millions d’agents, la mobilisation était en baisse dans les deux autres grandes branches. Dans la fonction publique territoriale (près de deux millions d’agents), le taux de grévistes atteignait 7,9% à la mi-journée, contre 11,3% le 19 janvier, a détaillé le ministère. Dans la fonction publique hospitalière (1,2 million d’agents), il s’élevait à 8,5%, contre 9,9% douze jours plus tôt.
A l’AEFE et au Quai d’Orsay, aussi, les chiffres sont en baisse. Mais Jérôme Nassoy du syndicat SNES-FSU (professeurs et personnels des établissements) hors de France tient à nuancer ce constat. En effet, certains établissements se sont mobilisés ce 31 janvier alors qu’ils ne l’étaient pas le 19 janvier tandis que d’autres ont fait grève les 2 jours.
Ainsi, au final, les taux de grévistes restent très élevés dans de nombreux établissements du réseau AEFE et sont même en hausse par endroits comme dans ces quelques établissements :
Alicante 71%
Bangkok : 70% (le 19/01 : 65%)
Brasilia : 100% au primaire et 87% au secondaire (le 19/01 : 86% et 70%)
Mohammedia 87%
Naples : 80% (idem 19/01)
Oslo 65%
Valence : 74%
Tunis 62%
Pour le responsable syndical, c’est « la preuve de la détermination des personnels à obtenir le retrait de la réforme« .
Plus de manifestants
Si on comptabilise moins de grévistes, le nombre de Français dans les rues a lui progressé. Pour réussir ce tour, les syndicats ont mobilisé les salariés, mais aussi leurs familles. Ainsi la CGT, en France, avait distribué des kits pour les enfants, avec à la clé un « diplôme » de première manifestation.
Hors de France, les syndicats avaient aussi appelé les Français résidant dans certains pays à venir les rejoindre devant les enceintes diplomatiques. Ainsi, personnels syndiqués et Français de l’étranger se sont retrouvés devant le consulat général à Madrid comme à Barcelone où ils étaient une grosse centaine.
Rassemblement devant le Consulat à Barcelone : syndicats FSU du Lycée français et syndicats de travailleurs catalans solidaires de la grève en France en présence de Youssef Hanayen (responsable LFI sur place)
Au Maroc, à Rabat, c’est devant l’Ambassade de France que les Français se sont retrouvés pour manifester leur opposition au projet de réforme. S’ils étaient peu nombreux, la démarche est exceptionnelle.
Au final, pour les syndicats, la journée est encore une réussite. Ainsi, ce soir, de nouvelles actions devraient être annoncées dès que les consignes nationales auront été révélées par les intersyndicales en France.
« On va suivre les appels nationaux. On se sait pas encore sous quelle forme et à quelle date, mais nous répondrons présents.«
Jérôme Nassoy, responsable au syndicat SNES-FSU hors de France
Cette journée, finalement mi figue-mi raisin, est-elle pour autant une victoire pour le gouvernement ?
Pour Jérôme Nassoy, c’est tout le contraire. Pour lui, « l’effort de pédagogie du gouvernement est un échec, les travailleurs ont bien compris la réforme et continueront à se mobiliser« .
Mais Elisabeth Borne devant les députés macronistes, ce mardi après-midi, a assuré que « la majorité sera unie » sur la réforme contestée des retraites. Pourtant ce projet suscite aussi des critiques parmi certains élus du camp présidentiel.
De son côté, Olivier Dussopt, le ministre en charge de la réforme, a martelé toute la journée, que l’échec de la réforme des retraites entrainerait à moyen terme une chute du revenu distribué aux pensionnés de 20%.
Au final, chaque camp reste sur ses positions et la France s’enfonce, petit à petit, dans un climat social délétère.
Igloofest est de retour, bien décidé à rattraper les années de report pour cause de pandémie. Depuis le 19 janvier et jusqu’au 11 février 2023, une foule de noms incontournables de la scène électro, des stars montantes et d’artistes phares se donnent rendez-vous sur le Vieux-Port de Montréal ! Nombreux sont ceux qui bravent le froid et la neige pour vivre cette expérience unique, danser dehors dans l’hiver grâce aux plus grands noms actuels de la scène électro, entre autres.
Les stars qui font fondre le plancher de glace
Les 15 ans de cette fête hivernale originale et devenue mythique à l’international se fêtent en grand. Des invités des quatre coins du monde dont le producteur australien Flume, le prolifique duo britannique CAMELPHAT habitué aux Grammy Awards…
Vieux port de Montréal pendant Igloofest
Une place toute particulière pour les Français
Mais les Français ne sont pas en reste avec le ténébreux maître de la synthwave Kavinsky mais aussi celui de l’électro mélodique, Worakls, l’étoile montante techno u.r.traxqui, l’énigmatique Vladimir Cauchemar ou encore Olan !
Kavinsky
Pour les deux derniers week-ends, on verra défiler le rappeur belge Hamza, le groupe montréalais Black Tiger Sex Machine, le pilier de l’électro Tiga, Tiësto, et une affiche consacrée à la maison de disques anglaise Anjunadeep, avec l’étoile locale CRi.
Pour la grande finale
Le jeudi 9 février, c’est l’institution de la scène électronique mondiale Boiler Room qui ouvrira une programmation toute spéciale. Le lendemain, nul autre que Tiësto célèbrera les 15 ans d’Igloofest. Ce grand nom de l’EDM (pour les néophytes : electro dance music), sans doute l’un des plus connus jamais venu au festival, proposera l’une des soirées les plus folles du festival, promettent les organisateurs. Pour clore le festival les festivaliers pourront danser sur les envolées mélodiques signées Anjunadeep. Le samedi 11 février à l’affiche, quelques stars du label britannique culte : Ben Böhmer, CRi, Eli & Fur, Olan et Yotto.
Une édition qui se promet d’être intensément réjouissante et festive.
Joyeux anniversaire, 15 ans, malgré la pandémie… Bravo et que la nuit soit folle !
Igloofest, l’expérience de la scène électro et bien au-delà
Olan
Depuis 2007, Igloofest rassemble des milliers d’amateurs de musique venus danser à la belle étoile au Vieux-Port de Montréal. C’est une expérience unique au milieu de la nuit nordique, avec un décor hivernal se fondant aux structures d’acier, sa scénographie architecturale percutante et une programmation riche avec des artistes parmi les meilleurs locaux et internationaux. À l’image de Montréal, Igloofest célébre la vie, même en plein hiver.
L’Ukraine a besoin de nouvelles armes et de livraisons plus rapides pour faire face à une situation « très difficile » d’attaques constantes des forces russes dans la région orientale de Donetsk, a déclaré dimanche, dans un message vidéo, le président Zelensky. Bakhmout, Vougledar et d’autres zones de la région de Donetsk subissent « des attaques russes constantes ». « La Russie veut que la guerre s’éternise et épuise nos forces. Nous devons donc faire du temps notre arme. Nous devons accélérer les événements, accélérer les approvisionnements et ouvrir de nouvelles options d’armement pour l’Ukraine. »
Des F-16 américains
Volodymyr Zelensky réclame des avions de chasse et des missiles de longue portée, autant d’armes que les Occidentaux refusent jusqu’ici de fournir. Si Kiev finissait par obtenir des chasseurs, l’armée de l’air ukrainienne juge que le F-16 de fabrication américaine « pourrait être le meilleur candidat » pour « devenir le seul type » d’appareil polyvalent dans sa flotte. Pourquoi l’Ukraine a-t-elle besoin d’avions et pourquoi son choix se porte-t-il sur les F-16 ?
La Turquie a mis en garde samedi ses citoyens souhaitant voyager contre l’intolérance religieuse en Europe et le racisme aux Etats-Unis, au lendemain d’un appel à la vigilance de pays occidentaux à leurs ressortissants face au risque d’attentats sur le sol turc.
Cet appel – de Washington, de Paris, Berlin ou Rome – à éviter en Turquie les foules et les lieux touristiques, est survenu après une mise à feu d’exemplaires du Coran en Suède et au Danemark lors de manifestations anti-turques.
Cet appel – de Washington, de Paris, Berlin ou Rome – à éviter en Turquie les foules et les lieux touristiques est survenu après une mise à feu d’exemplaires du Coran en Suède et au Danemark lors de manifestations anti-turques. [TT NEWS AGENCY/EPA]
Intolérance religieuse
Un avis du ministère turc des Affaires étrangères affirme en retour aux touristes turcs qu’il existe « des niveaux dangereux d’intolérance religieuse et de haine en Europe ». Un autre communiqué assure qu’« il y a eu récemment des attaques verbales et physiques contre des étrangers et des actes racistes aux Etats-Unis ».
Ces tensions redoublent, sur fond de blocage depuis mai de la Turquie à l’élargissement de l’Alliance atlantique à la Suède et à la Finlande, exigeant notamment de Stockholm l’extradition de réfugiés kurdes qu’Ankara considère comme des « terroristes ».
La Turquie et la Hongrie sont les seuls pays de l’Otan à ne pas avoir encore procédé à la ratification parlementaire de l’adhésion à l’Alliance de la Suède et de la Finlande. La Hongrie devrait la finaliser le mois prochain.
Cherchant à revigorer le soutien de sa base dans la perspective de la prochaine présidentielle de la mi-mai en Turquie, le président turc Recep Tayyip Erdogan a prévenu que la Suède ne pouvait plus compter sur le « soutien » de la Turquie pour rejoindre l’Otan. Les négociations sont officiellement suspendues.
La génération Y (personnes nées dans les années 1980/1997) qui aujourd’hui se rapproche de la quarantaine a commencé à travailler dans les années marquées par la crise financière de 2007/2009.
La génération Z (personnes nées entre les années 1997/2010) dont les premiers éléments atteignent la vingtaine d’années a été touchée par l’épidémie et l’arrêt sur image des économies. Les deux chocs ne sont pas de la même nature.
La crise des subprimes a marqué un coup d’arrêt dans la mondialisation et dans la montée en puissance de la consommation. La crise sanitaire a perturbé les relations sociales. Le contexte est également différent. L’acuité du réchauffement climatique a considérablement augmenté en une dizaine d’années, les jeunes étant devenus les avocats de la décarbonation des activités. Le marché du travail a également changé. Si à la sortie de la crise financière, le chômage était élevé, à la sortie de l’épidémie, les pénuries de main-d’œuvre sont légion.
Y et Z, 30% de la consommation des ménages
Les générations Y et Z rassemblent 125 millions de consommateurs au sein de l’Union européenne et 110 millions aux États-Unis, soit un tiers de la population. Selon l’hebdomadaire « The Economist », les deux générations Y et Z sont à l’origine de 30 % de la consommation des ménages aux États-Unis comme en Europe. Ils ont un rôle de prescripteurs importants. Les représentants de la génération Y en avançant en âge commencent à devenir des épargnants. Leur rapport à l’argent est différent de celui de leurs aînés. Ils ont connu durant leur vie la baisse des taux d’intérêt et l’augmentation des cours des actions ainsi que celle de l’immobilier. Cette génération qui est née avec le numérique était jusqu’à maintenant plutôt optimiste concernant son avenir.
A contrario, la génération Z est plus sombre. Selon une étude de McKinsey, publiée en 2022, un quart des membres de cette génération aux États-Unis et en Europe doutent de la possibilité de percevoir une retraite et la moitié pensent qu’ils n’auront pas les moyens d’acquérir une résidence principale. Cette appréciation est à mettre en parallèle avec le fait que les générations Y et Z ont accumulé moins de richesses que la génération X (1965/1980) ou les babyboomers (1946/1964) au même âge.
Frugalité et frénésie consumériste
Face à la consommation, les jeunes générations sont éprises de contradictions. Elles peuvent tout à la fois prôner la frugalité au nom de la protection de l’environnement et faire acte de frénésie consumériste. Selon McKinsey, la génération Y américaine a dépensé en 2022 17 % de plus qu’en 2021. Après la période des confinements, les jeunes générations ont été prises d’une envie d’achats avec à la clef des demandes d’étalement des paiements. Toujours selon l’étude McKinsey, 45% des Européens adolescents et de moins de 30 ans souhaitaient en 2022 accroître leurs dépenses quand 83 % des babyboomers n’imaginaient pas le faire.
Le paiement différé est de plus en plus en vogue chez les jeunes consommateurs. Ces derniers achètent de plus en plus en ligne par simple clic et de moins en moins en boutiques. L’acte d’achat est simplifié. L’accès aux produits s’effectue par les applications de vente et les réseaux sociaux.
Les jeunes acheteurs n’ont jamais connu un monde sans smartphones. Plus des deux tiers des Américains de 18 à 34 ans passent quatre heures ou plus sur leurs appareils chaque jour. Ces jeunes consommateurs exigent des délais de livraison réduits au maximum.
S’ils sont des acheteurs compulsifs, les membres des générations Y et Z ont néanmoins un rapport à la propriété différent de celui de leurs aînés, appréciant les abonnements et l’accès partagé aux produits. Ils sont friands des sites en ligne de location, ou de vente de produits d’occasion. Les jeux et la vidéo en ligne sont parties prenantes de leur quotidien. La télévision et la radio sont en revanche sorties de leur univers.
Le modèle chinois du commerce social
Au niveau des réseaux, la génération Z place en tête Tik Tok devant Instagram et Pinterest. Facebook est clairement identifié comme un réseau pour babyboomers. Les annonceurs se sont adaptés et investissent Instagram et TikTok. Les vidéos générées par les utilisateurs de ce réseau peuvent propulser en quelques jours des marques inconnues vers la renommée. Les applications ajoutent de plus en plus de fonctionnalités qui permettent aux utilisateurs de réaliser des achats sans jamais quitter la plateforme.
Selon McKinsey, en 2021, six Américains sur dix de moins de 25 ans avaient effectué un achat sur un site de médias sociaux. Certains suivent le modèle chinois du « commerce social » en mélangeant le divertissement en direct avec le magasin de hasard. Ce phénomène est un peu moins développé même si la génération Z achète de plus en plus sur les réseaux sociaux et notamment ceux permettant d’accéder à des jeux en ligne. La majorité des achats réalisés par des jeunes de moins de 34 ans demeure effectuée encore en-dehors des réseaux sociaux. Ces jeunes privilégient des sites comme Amazon dont la gamme large de produits et de services séduit.
Concevoir ses propres baskets et acheter « éthique »
La génération Z ne boude pas les boutiques physiques mais celles-ci doivent être reliées au monde virtuel. Nike cible avec succès les jeunes acheteurs en leur permettant de concevoir leurs propres baskets sur son site Web, de les récupérer en personne après avoir assisté à un cours de danse en magasin. Ces consommateurs sont invités à taguer la marque dans une vidéo sur TikTok ou Instagram. L’achat doit être individualisé et donner lieu à une communication en ligne au profit des différentes communautés.
La génération Z et dans une moindre mesure la génération Y sont sensibles aux questions éthiques. Elles sont prêtes à abandonner une marque qui ne serait pas en phase avec leur vision morale de la société en particulier sur les questions environnementales. Selon la société de relations publiques Edelman, sept membres sur dix de la génération Z dans les six principaux pays de l’OCDE doutent des messages des publicités. Selon l’enquête de McKinsey d’octobre 2022, neuf Européens de la génération Z et de la génération Y sur dix ont changé leur façon de faire leurs achats en prenant en compte des données éthiques.
Les priorités en matière d’achats diffèrent selon les générations. Les babyboomers plaçaient les produits de luxe et de loisirs parmi les biens non indispensables. Leurs achats étaient sporadiques et correspondaient à un acte plaisir. Pour les jeunes générations, ces produits sont incontournables. Selon Bain, un cabinet de conseil, l’acheteur moyen de la génération Z effectue son premier achat de luxe à l’âge de 15 ans, contre 19 ans pour ceux de la génération Y. Les jeunes ne conservent pas obligatoirement longtemps les produits de luxe. Ils les échangent sur les plateformes de vente d’occasion comme Vinted.
Le droit à la différence, principe fondateur
Si pour les babyboomers, l’achat de la voiture a été longtemps un acte d’identification sociale, aujourd’hui, celle-ci a été, sur ce terrain, remplacée par l’acquisition d’une paire de sneakers siglés ou d’un sac de marque. Les valeurs des jeunes consommateurs sont axées sur une reconnaissance des spécificités des communautés, des sexes, des cultures. La notion d’égalité n’est pas celle des générations du babyboom. Le droit à la différence est admis comme principe fondateur, d’où le succès du « wokisme ». Les études du cabinet de conseil américain Forrester Research soulignent que cette attitude est encore plus courante chez les adolescents et les personnes dans la vingtaine que chez leurs homologues un peu plus âgés.
Des marques s’inscrivant dans une logique identitaire et de protection de l’environnement
Le changement climatique est un thème clivant, les jeunes générations imputant aux babyboomers une responsabilité directe dans le réchauffement climatique. À travers une étude dans 16 pays, KPMG souligne que la génération Z s’inquiète plus du changement climatique et des catastrophes naturelles que toute autre génération.
Selon une enquête de Crédit Suisse, les jeunes des marchés émergents sont encore plus inquiets que ceux issus des pays de l’OCDE. Les jeunes recherchent des marques s’inscrivant dans une logique identitaire et de protection de l’environnement. Aux États-Unis, « Patagonia », une marque de vêtements de plein air haut de gamme mettant l’accent sur la préservation de la planète, est plébiscitée chez les jeunes.
Un jeune sur six pense qu’il est possible que la terre soit plate
Si La génération Z entend changer le monde afin de préserver la planète, certains de ses éléments sont perméables aux thèses anti-scientifiques relayées au sein des réseaux sociaux. Selon une enquête de l’IFOP publiée au mois de janvier 2022 par l’Express, seulement 33 % des jeunes Français de moins de 25 ans pensent que la science apporte plus de bien que de mal, soit 22 points de moins qu’en 1972. Un jeune sur six pense qu’il est possible que la Terre soit plate. Un sur cinq estime que des extraterrestres ont bâti les pyramides d’Égypte. Les jeunes passant le plus de temps sur les réseaux sociaux et notamment TikTok sont ceux qui remettent en cause le plus fortement les données scientifiques communément admises.
21 % des jeunes consommateurs assidus à YouTube et 29 % de ceux qui le sont à TikTok considèrent que la terre est plate. Le fait que la conquête lunaire serait une manipulation des États-Unis est de plus en plus admis chez les jeunes. 37 % de ces derniers ne considèrent pas que l’Homme soit le fruit d’une évolution naturelle (27 % dans l’ensemble de la population). 45 % de jeunes estiment que les vaccins ARN contre la covid peuvent potentiellement tuer les enfants (32 % en moyenne). Les professeurs ont du travail pour plusieurs années….