Thierry Breton fait campagne pour être le commissaire français

La France a promis de présenter un ou une candidat(e) à la Commission européenne rapidement. L’hypothèse Thierry Breton serait envisagée.

Le prochain commissaire français ne sera sans doute pas une femme, si l’on en croit les dernières rumeurs parisiennes. En plus de Michel Barnier, dont la candidature potentielle revient sur le devant de la scène, un autre candidat est apparu selon le Canard Enchainé : Thierry Breton.

Une hypothèse surprenante dans la mesure où Sylvie Goulard a été recalée en raison de casseroles potentielles, et que le dirigeant de la société d’ingénierie Atos n’en est lui-même pas dépourvu. Et s’il a passé l’âge légal de la retraite, 62 ans, depuis deux ans, il mène néanmoins une campagne active à laquelle l’Elysée se montrerait sensible.

Ex ministre de l’Economie sous Chirac entre 2005 et 2007, le dirigeant marqué à droite a surtout été à la tête d’entreprises de technologies, comme Bull, France Telecom, puis Thomson Multimedia et enfin Atos, ce qui fait que ses conflits d’intérêts potentiels sont d’emblée multiples. La société qu’il dirige actuellement a notamment une filiale qui a été mise en cause pour des activités d’espionnage illégale par les Etats comme l’Egypte. Il a dans le passé été mis en cause et sujet à des perquisitions, notamment dans l’affaire Rhodia, lors de laquelle des actionnaires s’étaient plaint d’avoir été roulés par les dirigeants de la société avant son introduction en bourse. Il  était alors président du comité d’audit de la structure aujourd’hui fusionnée avec  Solvay.

La mutualisation des coûts de la défense en Europe

Il y a trois ans, Thierry Breton avait poussé des propositions pour l’Europe de la défense, dans un rapport publié par le think-tank libéral Ifrap, alors que la société qu’il dirige est impliquée sur le sujet.

L’idée principale de ce rapport serait de mettre en commun les coûts de défense au niveau européen au travers d’un fonds qui permettrait d’alléger la dette de certains Etats, et donc d’améliorer la santé financière de la zone euro tout en mutualisant la gestion de la défense européenne plutôt que de la confier à quelques-uns, et en l’occurrence surtout à la France.

Le fonds de défense qui a été crée pour l’instant au niveau européen prévoit d’investir dans des capacités militaires communes, et non d’éponger les dettes existantes.

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