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  • La langue française en fête : 30e édition en Belgique

    La langue française en fête : 30e édition en Belgique

    Chaque année, La langue française en fête invite petits et grands à jouer avec les mots et à se les approprier de façon créative. Pendant une semaine, cette vaste opération de sensibilisation à la langue française, articulée autour du 20 mars (Journée internationale de la Francophonie), propose de multiples activités en Fédération Wallonie-Bruxelles.

    L’environnement

    En 2025, c’est le thème de l’environnement qui est mis à l’honneur et décliné sous le slogan Dis-moi dix mots pour la planète.

    Langue française en fête 2025
    Langue française en fête 2025

    Les partenaires francophones du Réseau Opale (la Fédération Wallonie-Bruxelles, la France, la Suisse romande, le Québec et l’Organisation internationale de la Francophonie), qui diffuse l’opération à travers la francophonie, ont choisi collégialement les mots à valoriser : biome, butiner, canopée, conséconscient, débrousser, empreinte, glaner, palmeraie, solaire et vivant.

    Ressources pédagogiques

    Durant l’opération, mais également tout au long de l’année, différents outils sont mis disposition du corps enseignant et du grand public :

    • le Livret des dix mots propose des définitions et des nouvelles rédigées par des auteurs francophones autour des dix mots, ainsi qu’un cahier de jeux 
    • le Cahier pédagogique des 10 mots, illustré par Giulia Vetri, offre des pistes pédagogiques et des ressources littéraires afin de développer la créativité linguistique des élèves ;
    • un dépliant 10 mots/10 défis pour stimuler l’écriture créative ;
    • Les 10 mots en vidéo présentés par Joëlle Scoriels ;
    • la nouvelle édition de la brochure 100 jeux de langue, à l’école et ailleurs ;

    La revue Philéas & Autobule pour les enfants philosophes enrichit son numéro printanier d’une page de jeux en lien avec les dix mots ;

    Symbioses, le magazine de l’éducation à l’environnement, présente des réflexions et des ressources pédagogiques destinées à construire des activités éducatives dans ou en dehors du cadre scolaire.


    Accéder aux ressources

    Le jeudi 13 mars : Langue et citoyenneté en Belgique

    Lors de cette 30e édition de La langue française en fête, la Direction de la Langue française collabore avec la Foire du Livre, l’Association des éditeurs belges (ADEB), et le Service général des Lettres et du Livre (FW-B) pour organiser deux journées professionnelles sous le thème La langue pour habiter le monde :

    La langue française en fête - édition macaron
    La langue française en fête – édition macaron

    Le jeudi 13 mars est dédié à Langue et citoyenneté. Une journée consacrée à l’examen du rôle de la langue dans la sphère sociale et ses défis actuels tels que l’orthographe rectifiée et la rédaction inclusive. Cette session est principalement destinée aux enseignants. Qu’ils soient en activité ou en formation, de tous niveaux : fondamental, secondaire, et supérieur.

  • Scolaide, rappel des modalités d’accès

    Scolaide, rappel des modalités d’accès

    L’Agence pour l’Enseignement hors de France a lancé, cette année, une nouvelle plateforme d’accompagnement en ligne, SCOLAIDE. Comme toute nouveauté, sa prise en main n’est pas si évidente. Pour les parents de petits Français de l’étranger, on fait le point !

    Gérer les aides à la scolarité

    Disponible depuis le 16 janvier 2025, Scolaide est un nouvel outil mis à disposition des familles, des postes consulaires et des établissements d’enseignement français à l’étranger. Cet outil permet le dépôt, le suivi et la gestion des aides à la scolarité à l’échelle locale.

    L’objectif de l’AEFE en lançant Scolaide est de permettre aux familles de disposer d’outil facilitant le dépôt des dossiers pour les aides qu’ils sollicitent et le suivi de leurs demandes.

    En sus, Scolaide garantit que le travail commun d’instruction et de gestion des aides à la scolarité soit plus rapide et efficace pour les personnes travaillant dans les consulats. Mais aussi dans les services centraux de l’AEFE et dans les établissements d’enseignement français à l’étranger.

    Gérer les aides à la scolarité
    Gérer les aides à la scolarité

    Pour l’AEFE,  Scolaide c’est donc la promesse de plus de simplicité et de fluidité pour toutes les personnes concernées par les aides à la scolarité. Du dépôt des dossiers à l’attribution des aides portées par l’AEFE. C’est un nouvel outil au service des personnes.

    Cependant, cette numérisation ne modifiera pas les différentes étapes du parcours. Ainsi les familles et les postes diplomatiques seront toujours amenés à se rencontrer dans le cadre d’échanges et de réunions. Les postes consulaires continuent de fixer le calendrier local des démarches. Ils poursuivent aussi le travail d’aide et d’accompagnement aux familles dans la réalisation de leurs dossiers.

    Comment utiliser Scolaide ?

    Pour la création d’un compte, il sera indispensable de founir soit votre numéro famille AEFE (indiqué sur votre dernier courrier de notification d’attribution de bourse) ou votre NUMIC (numéro d’enregistrement au Registre des Français établis au Vanuatu).

    En cas de difficulté technique, contactez directement le service support de SCOLAIDE en détaillant bien votre difficulté : [email protected]


    Télécharger le guide de création du compte


    Télécharger le guide pour faire une demande de bourse


    Télécharger le guide pour une demande de A.E.S.H.

  • Où rencontrer des Français à Venise ?

    Où rencontrer des Français à Venise ?

    Envie de papoter en français tout en explorant la Sérénissime ? Que vous soyez expat’, voyageur solo ou simple amateur de discussions spontanées, Venise regorge de lieux où croiser des compatriotes… Alors, où les rencontrer ? Lesfrancais.press vous partage quelques lieux et bonnes adresses.

    Quelques associations à connaître

    InterNations : un must

    Si vous cherchez à rencontrer des Français à Venise, InterNations est une excellente option. Cette plateforme rassemble des expatriés et des voyageurs pour leur permettre d’échanger. Mais aussi de partager des expériences et de tisser des liens.

    Vous pouvez compter sur cette communauté pour trouver des conseils pratiques : bons plans restos, astuces, infos sur les démarches administratives… Mais notez aussi que certains événements sont organisés par les membres les plus actifs de la communauté : apéros, dîners, sorties culturelles…

    L’Alliance Française à Venise : un point de rencontre culturel

    L’Alliance Française promeut la langue et la culture françaises un peu partout dans le monde, en proposant des cours et en organisant des événements culturels. Celle de Venise propose ainsi des conférences, des projections de films, des expositions… Vous pourrez partager ces moments avec des Italiens amoureux de la culture française. Mais aussi de nombreux Français qui souhaitent mettre en avant leur culture ou découvrir des nouvelles œuvres. Les événements organisés sont toujours une excellente occasion de faire connaissance et de tisser des liens durables.

    Les « Ailes de Venise » : une association engagée

    Les « Ailes de Venise » lutte contre le tourisme de masse qui menace l’identité de la ville. Pour faire entendre ses préoccupations, l’association organise notamment des séminaires et des événements écoresponsables, en collaboration avec d’autres associations locales, pour sensibiliser et engager les voyageurs.

    Réunion de l'association Les Ailes de Venise
    Réunion de l’association Les Ailes de Venise

    Les participants, appelés « Z’Ailés », s’immergent dans la culture italienne tout en contribuant à des actions concrètes : restauration de barques, nettoyage de la lagune, plantation et soutien aux artisans…En vous rapprochant de cette association, vous pourrez donc rencontrer des Français amoureux de la ville, et, qui sait peut-être, devenir vous-même membre pour vous intégrer durablement dans la vie de la sérénissime.

    Rencontrer des Français naturellement à Venise

    Comme nous l’écrivions précédemment, Venise étant une ville extrêmement touristique, il est malheureusement assez difficile d’y rencontrer des Français installés durablement.

    Le « Bistrot de Venise » est souvent présenté comme un restaurant français en ville… Mais dans les faits, cet endroit, malgré son nom, sert avant tout de la cuisine italienne et n’attire pas particulièrement les Français.  

    Bistrot de Venise
    Bistrot de Venise

    On trouve bien entendu de nombreux compatriotes dans tous les grands points touristiques de la ville (Place Saint Marc, Palais des Doges, Ca’ d’Oro…). Même si la plupart des visiteurs ne sont que de passage, il est toujours agréable d’échanger quelques mots dans la langue de Molière !

    La Piazzale Roma
    La Piazzale Roma

    Vous croiserez aussi des Français à certains endroits stratégiques, notamment à la Piazzale Roma. Cette esplanade, qui fait le lien entre la terre ferme et la zone sur l’eau, est le point d’arrivée des touristes en bus ou en voiture ! Hé oui, comme l’explique Bonjour Venise, c’est le seul endroit de la ville où l’on trouve des parkings. N’hésitez pas de votre côté à nous partager vos adresses et autres astuces, et surtout, de profiter de votre séjour dans la « Cité des Doges », que vous soyez expatriés ou en visite touristique.

  • Guerre monétaire en vue ?

    Guerre monétaire en vue ?

    Le président Donald Trump a décidé de se rendre, avec Elon Musk, à Fort Knox, le lieu où est entreposée la réserve d’or des États-Unis, qui s’élève à 425 milliards de dollars. Pour justifier sa visite, une première depuis celle de Franklin Roosevelt en 1943, il a indiqué vouloir vérifier si l’or était toujours dans les coffres… Au-delà de la boutade, le président aurait l’intention de prononcer un discours sur la politique monétaire. Ce dernier estime que le taux de change du dollar joue contre l’économie américaine. Donald Trump souhaite une monnaie et des taux d’intérêt faibles, pour financer l’expansion et l’industrialisation de son pays. Sur son réseau Truth Social, il a déclaré : « Les taux d’intérêt devraient être abaissés, ce qui irait de pair avec les tarifs douaniers à venir !!! Allons faire du rock’n’roll, Amérique !!! »

    Un dollar faible pour rendre les exportations compétitives un dollar pour attirer les capitaux.

    Partisan d’un déficit commercial à l’équilibre, il prône un dollar faible pour rendre les exportations américaines plus compétitives et renchérir les importations. D’un autre côté, il a besoin d’un dollar fort afin d’attirer les capitaux nécessaires au financement de l’imposant déficit public, qui s’élève à environ 7 points de PIB. Un dollar fort est aussi un outil de lutte contre l’inflation importée. L’économiste et financier Stephen Miran, chef désigné du conseil d’analyse économique de la Maison-Blanche, prône une approche laissant craindre des manipulations monétaires : forcer les détenteurs étrangers de dollars à investir en bons du Trésor américain pour financer l’économie des États-Unis.

    Stephen Miran souligne que les détenteurs de capitaux du monde entier, en raison de la puissance de l’économie américaine, veulent y investir, contribuant ainsi à la hausse du dollar et des taux d’intérêt, ce qui pénalise les producteurs locaux. Il juge nécessaire de corriger cette situation. Face à cette contradiction, la tentation serait de recourir à des manipulations monétaires. L’obligation d’achat de titres de Trésor américain reviendrait à remettre en cause la liberté de placement sur le marché des changes. Elle permettrait tout à la fois d’abaisser les taux et de maintenir les flux de capitaux. Stephen Miran propose également la signature d’accords multilatéraux, comme ceux du Plaza en 1985, qui avaient conduit à faire baisser le dollar, puis ceux du Louvre en 1987, qui avaient abouti à sa stabilisation.

    Des « accords de Mar-a-Lago » à la base d’un nouveau système monétaire international

    Ces nouveaux accords, baptisés « accords de Mar-a-Lago », devraient être à la base d’un nouveau système monétaire international. L’objectif serait ainsi de faire payer les déficits aux partenaires économiques. L’économiste admet cependant la possibilité que les alliés refusent de tels accords. Les principaux détenteurs de dollars n’étant plus l’Europe mais les États asiatiques, et en premier lieu la Chine, les États-Unis ne pourront pas exercer de chantage sur la protection militaire. D’où l’idée d’imposer l’obligation d’achat des bons du Trésor sans concertation.

    Des « accords de Mar-a-Lago » à la base d’un nouveau système monétaire international
    Des « accords de Mar-a-Lago » à la base d’un nouveau système monétaire international

    La loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux, promulguée par le président Jimmy Carter en 1977, donne au président des pouvoirs étendus sur les transactions internationales en réponse aux menaces d’origine étrangère « à la sécurité nationale, à la politique étrangère ou à l’économie des États-Unis ». « De tels pouvoirs incluent la capacité de limiter ou d’interdire les transferts de crédit, de paiements ou de titres à l’échelle internationale », écrit l’économiste, qui avance plusieurs voies : instaurer une taxe sur l’usage du dollar, d’environ 1 %, différenciée selon les pays ; acheter des devises étrangères, éventuellement avec de l’or, pour les faire monter ; et surtout, pratiquer un chantage incessant aux droits de douane. Pour certains, cette proposition est inapplicable : les réserves de change ne pèsent pas suffisamment et le marché du dollar pourrait se délocaliser offshore, en dehors des États-Unis, pour échapper à l’obligation d’investissement en bons du Trésor américain.

    Une taxe sur l’usage du dollar

    Le Président américain aime jouer sur les peurs pour avancer ses pions. Il a ainsi récemment menacé de taxer à 100 % les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) s’ils tentaient de créer leur propre monnaie de réserve afin de concurrencer le dollar. Pour le moment, Donald Trump sait qu’aucun substitut au dollar n’existe et il entend profiter de cet atout. Les Américains ont toujours utilisé leur devise comme un levier pour défendre leurs intérêts.

    L’abandon de la convertibilité du dollar en or en 1971 par Richard Nixon en est un des meilleurs symboles. La guerre du Vietnam et l’inflation avaient entraîné une surévaluation du dollar. En supprimant la convertibilité et en imposant les changes flottants, les États-Unis ont provoqué une dévaluation de leur monnaie et une instabilité qui s’est révélée pernicieuse pour les économies européennes.

    Le secrétaire au Trésor, John Connally, avait alors prononcé cette phrase qui reste d’une criante actualité : « Le dollar, c’est notre monnaie, mais c’est votre problème. » En ce début d’année 2025, le calme prévaut sur le marché des changes. Avec un euro coté à 1,04 dollar, le billet vert est relativement stable, loin des fluctuations du passé. L’euro avait connu un plus bas de 0,82 dollar en octobre 2000 et un plus haut de 1,60 dollar en juillet 2008, juste avant la crise financière. La progression du cours de l’or, de près de 60 % en deux ans et de près de 10 % au cours des deux premiers mois de l’année, témoigne d’une sourde inquiétude chez les investisseurs.

  • Vers un assouplissement des objectifs de CO2 pour les nouvelles voitures

    Vers un assouplissement des objectifs de CO2 pour les nouvelles voitures

    La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé la mise en place d’un calendrier sur trois ans, pour que l’industrie automobile se conforme aux normes de l’Union européenne en matière de CO2, au lieu d’objectifs annuels.

    Le changement proposé pourrait être mis en œuvre sous la forme d’un « amendement ciblé aux normes de CO2 », a déclaré Ursula von der Leyen lors d’une conférence de presse à Bruxelles. Elle a ajouté que son concept serait basé sur le « cumul et le report ».

    Cette initiative fait suite à la deuxième réunion du « Dialogue stratégique sur l’avenir de l’industrie automobile européenne ». Au cours de cette réunion, les représentants de l’industrie automobile ont demandé que les règles de l’UE en matière d’émissions de carbone soient modifiées. Le but étant d’éviter les sanctions et de renforcer la compétitivité du secteur.

    « plus de marge de manoeuvre pour l’industrie »

    Les objectifs actuels — les plafonds d’émissions globaux pour les voitures neuves — resteraient en place, a toutefois précisé la présidente de la Commission européenne. Mais l’amendement signifierait « plus de marge de manœuvre pour l’industrie ». Tout en maintenant la prévisibilité pour les constructeurs qui étaient déjà en bonne voie pour atteindre les objectifs annuels.

    Assouplissement des objectifs de CO2 pour les nouvelles voitures
    Assouplissement des objectifs de CO2 pour les nouvelles voitures

    Étant donné que l’allègement proposé « n’a de sens que s’il est convenu rapidement », a souligné Ursula von der Leyen, la Commission accélérerait également la révision des objectifs pour 2035.

    Cependant, les groupes de réflexion sur les transports ont fait pression sur la Commission pour qu’elle maintienne les objectifs existants, citant des calculs pour prouver que la plupart des constructeurs automobiles étaient en fait capables d’atteindre les objectifs et ne seraient donc pas soumis à des sanctions de toute façon.

    Une version préliminaire du plan d’action automobile, qui devait être annoncée le 5 mars, a été consultée par Euractiv vendredi dernier. Le document intitulé « Food for thought » ( autrement dit « Sujet de réflexion ») ne contenait qu’un simple indicateur sur la question des normes d’émission, indiquant qu’elle faisait l’objet d’un débat en cours.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 05.03.2025

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 05.03.2025

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du 05 mars. Dans les titres de l’édition de ce mercredi : Le sénateur Cantegrit est décédé – Les Français ne font plus confiance aux USA – Un drone français attaqué par un chasseur russe

    Jean-Pierre Cantegrit s’est éteint à l’âge de 91 ans ce 27 février.

    Une annonce qui a rempli de tristesse bon nombre de Français expatriés. Ancien sénateur, il a consacré sa vie de parlementaire au service des Français de l’étranger. Une belle et une longue carrière puisque Monsieur Cantegrit détient, certainement pour toujours, le record de longévité de la Vème République au Sénat, où il aura siégé plus de 40 ans, sans discontinuer de 1977 à 2017. Il était revenu au Sénat le 13 novembre 2019, accompagné de son épouse Hélène, pour recevoir les insignes de chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur des mains de Gérard Larcher.

    Jean-Pierre Cantegrit au Sénat, lors de sa décoration dans l’O.N. de la Légion d’honneur par Gérard Larcher, le 13/11/2019
    Jean-Pierre Cantegrit au Sénat, lors de sa décoration dans l’O.N. de la Légion d’honneur par Gérard Larcher, le 13/11/2019

    73% des Français ne considèrent plus les USA comme des alliés

    Selon un nouveau sondage « L’Opinion en direct », piloté par l’institut Elabe pour BFMTV et publié ce mardi 4 mars. Et ils sont 76% à craindre une propagation du conflit militaire au-delà des frontières ukrainiennes, voire 64% jusqu’aux frontières françaises. À noter que cette inquiétude est stable depuis juin 2024. Pour 59% des personnes interrogées, le 47e président des États-Unis est responsable de l’altercation avec le président ukrainien. Seules 8% imputent la faute à Volodymyr Zelenksy, quand 19% pointent du doigt les deux dirigeants. Le président ukrainien a plus largement une bonne image au sein de la population française.

    Les présidents élus des États-Unis, Donald Trump et Brigitte Macron s’entretiennent avec leur mari, le président français Emmanuel Macron, dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 7 décembre 2024. – Reuters
    Les présidents élus des États-Unis, Donald Trump et Brigitte Macron s’entretiennent avec leur mari, le président français Emmanuel Macron, dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 7 décembre 2024. – Reuters

    Sébastien Lecornu dénonce une action agressive russe

    Ce mardi 4 mars, le ministre des Armées a publié sur son compte X une vidéo prise dimanche dernier d’un avion de chasse SU-35 russe s’approchant d’un drone Reaper français alors « en mission de surveillance dans l’espace aérien international au-dessus de la Méditerranée orientale. » Dans le message qui accompagne la vidéo, le ministre des Armées qualifie les trois passages successifs de l’appareil russe « à grande proximité » de « comportement dangereux » qui aurait « pu entraîner la perte de contrôle du drone » et « attestant une volonté de restreindre la libre circulation aérienne dans les espaces communs. »

    Capture d'image de la vidéo enregistrée par le drone français alors que l'avion russe le frôle
    Capture d’image de la vidéo enregistrée par le drone français alors que l’avion russe le frôle.

    C’est tout pour le flash quotidien des expatriés de ce mercredi. Passez une belle journée avec ou sans enfant que vous soyez ! On se retrouve demain pour une nouvelle édition.

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Budget 2025 : les exonérations pour plus-value immobilière

    Budget 2025 : les exonérations pour plus-value immobilière

    L’adoption du budget français 2025 fut un long périple, ponctuée de rumeurs et de coup d’effrois. En particulier pour les Français de l’étranger qui sont propriétaires en France. Mais finalement, la principale mesure se maintient. Soit l’exonération de taxe sur la plus-value sur la vente de biens immobiliers comme la réduction des assises sociales. 

    C’est l’occasion de faire un petit rappel des dispositifs fiscaux applicables à la vente d’un bien immobilier en France. Détenu par un ou des non-résidents.

    L’exonération de taxe sur la plus-value immobilière

    L’ancienne résidence principale d’un non-résident est le plus souvent exonérée d’impôt.

    L'exonération de taxe sur la plus-value immobilière
    L’exonération de taxe sur la plus-value immobilière

    Depuis le 1er janvier 2019, un particulier qui vend son ancienne résidence principale en France est exonéré d’impôt sur la plus-value. Quelle que soit sa nationalité, il doit cumulativement :

    • habiter dans un pays membre de l’Union européenne. Ou dans un État ayant conclu avec la France une convention d’assistance en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscale ;
    • faire une vente qui intervient au plus tard le 31 décembre de l’année suivant celle de son déménagement hors de France. Le délai peut donc atteindre deux ans. Pendant ce délai, le logement ne doit ni être loué, ni prêté à quelque titre que ce soit.

    L’exonération porte à la fois sur le logement et ses dépendances (cave, parking, chambre de bonne) dès lors que leur vente intervient simultanément.

    Logement en France : l’exonération d’impôt sur la plus-value spécifique aux non-résidents

    Les non-résidents ressortissants d’un État de l’Union européenne bénéficient d’un cas d’exonération spécifique. Ainsi, en 2025, un ressortissant européen qui quitte l’hexagone pour n’importe quel pays dans le monde se trouve exonéré de taxation sur la plus-value réalisée. Deux conditions doivent se réunir :

    • La personne a été domiciliée fiscalement en France au moins deux ans à un moment quelconque avant la vente ;
    • La vente intervient :
      •  soit dans un délai de dix ans après son départ de France (contre cinq ans jusqu’à fin 2018) si la personne n’a pas la libre disposition du bien (il est loué par exemple) ;

      • soit à tout moment dès lors que la personne a la libre disposition du logement au moins depuis le 1er janvier de l’année précédant la vente. À noter : la libre disposition n’exclut pas de brèves et ponctuelles mises en location touristique.

    Cependant, l’exonération d’impôt n’est pas totale. En effet, elle se limite à la fraction de la plus-value nette imposable qui n’excède pas 150 000 €. Le surplus est imposable aux conditions normales. Toutefois, ce montant de plus-value est très élevé. D’autant qu’il se calcule après abattements pour durée de détention. De plus, il exonère de taxation la plupart des ventes… et réduit fortement l’impôt des autres.

    À l’exception des deux cas d’exonération ci-dessus (qui peuvent donc conserver jusqu’à 3 biens), la plus-value immobilière réalisée par un non-résident lors de la vente d’un logement en France se calcule et se taxe aux mêmes conditions qu’un résident Français. Soit à hauteur de : 19 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de CSG et autres prélèvements sociaux (CSG 9,2 % + CRDS 0,5 % + prélèvement de solidarité 7,5 %) = 36,2 %. Les non-résidents supportent aussi, comme les résidents, l’éventuelle surtaxe sur les plus-values. Dépassant 50 000 € et l’éventuelle taxe sur les ventes de terrains devenus constructibles.

    Les prélèvements sociaux toujours allégés

    La taxation au titre des prélèvements sociaux a été au cœur d’un bras de fer juridique entre la France et certains contribuables non-résidents. Combat arbitré par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Dans un arrêt « De Ruyter » de 2015, la CJUE a décidé que le fait qu’une personne soit affiliée à un régime de sécurité sociale d’un État de l’Union européenne ne permet pas à la France de la soumettre aux prélèvements sociaux français.

    Le non-résident relève d’un régime de sécurité sociale européen

    Si le vendeur non-résident relève d’un régime de sécurité sociale de l’Espace économique européen ou de la Suisse, il est exonéré de CSG et de CRDS. Quelle que soit leur nationalité. Mais il reste redevable du prélèvement de solidarité de 7,5 %. Soit une taxation globale sur la plus-value immobilière de 26,5 % (19 % + 7,5 %).

    Le non-résident relève d'un régime de sécurité sociale européen
    Le non-résident relève d’un régime de sécurité sociale européen

    Malgré le « Brexit », les résidents britanniques bénéficient de ce taux réduit s’ils remplissent les conditions suivantes :

    • Ils sont affiliés à la sécurité sociale britannique ;
    • Ils sont ressortissants ou résidents légaux de France, du Royaume-Uni ou d’un autre État membre de l’Union européenne ;
    • Ils ne sont pas à la charge d’un régime obligatoire de sécurité sociale français.

    Le non-résident relève d’un régime de sécurité sociale extra-européen

    Si le non-résident qui vend son logement en France appartient à un régime de sécurité sociale d’un État tiers non européen, la CSG et les autres prélèvements sociaux sont dus en totalité au taux de 17,2 %. Soit une taxation globale sur la plus-value immobilière de 36,2 % (19 % + 17,2 %).

  • « Destination Francophonie » à Taïwan avec Ivan Kabacoff

    « Destination Francophonie » à Taïwan avec Ivan Kabacoff

    Dans le cadre de son émission « Destination Francophonie » sur TV5MONDE, Ivan Kabacoff nous entraîne, ce mois-ci, à la découverte de Taïwan. Une île où la langue française trouve une résonance particulière. C’est cet épisode dont il est question dans ce podcast Lesfrancais.press. À travers ses récits, notre invité du jour met en lumière des histoires souvent méconnues et explore aussi la richesse de la culture francophone. C’est en ce mois de mars que l’émission consacrée à Taipei et ses alentours sera diffusée sur TV5MONDE.

    Première impression de Taïwan

    Pour Ivan Kabacoff, Taïwan n’est pas une première découverte. Après un premier voyage en 2018, il revient cependant avec un regard neuf. Il décrit son arrivée à Taïpei comme une révélation, grâce à la douceur de vivre qui se dégage de cet endroit, où nature et urbanité cohabitent harmonieusement. L’un des aspects qui l’a le plus marqué est la gastronomie omniprésente dans les rues, un thème central de l’épisode consacré à cette ville. « Il y a beaucoup de choses qui sont assez intéressantes qu’on n’a pas forcément l’habitude de manger en France » nous dit-il au cours de l’interview.

    Une expérience culinaire inoubliable

    Lors de son séjour, le présentateur de « Destination Francophonie » a eu l’opportunité de rencontrer Michelle, une chef qui a étudié à l’école Ferrandi en France.

    Une expérience culinaire inoubliable
    Une expérience culinaire inoubliable

    Elle propose des macarons inspirés de la couleur des toits parisiens, intégrant des saveurs françaises comme le roquefort. Ivan Kabacoff se dit émerveillé par la diversité des plats proposés, notamment au petit déjeuner, un moment riche en découvertes gustatives. « Il y a tant de choses à manger le matin » partage-t-il à notre micro.

    Une histoire méconnue

    « Destination Francophonie » met également en avant des chapitres oubliés de l’histoire, comme la présence française durant la guerre franco-chinoise. Notre invité a collaboré avec Vincent Verdier, un Français établi à Taïwan, pour exhumer ce passé. Ce dernier révèle que 1500 soldats français se sont d’ailleurs installés dans le nord de l’île, laissant derrière eux un héritage souvent ignoré. « Et ce qui était assez passionnant, c’est que finalement, cette histoire qui a plus de 150 ans, elle revit aujourd’hui » décrit-il.

    Le Pigeonnier : Un lieu de culture

    Au cours de notre échange, Ivan met en lumière une Le Pigeonnier, une librairie française unique à Taïwan. Bien qu’initialement fondée par une Française, elle est aujourd’hui gérée par des Taïwanais passionnés par leur métier.

    Le Pigeonnier : Un lieu de culture
    Le Pigeonnier : Un lieu de culture

    L’archipel de Penghu

    Dans le deuxième épisode de son voyage, Ivan explore l’archipel de Penghu, où il rencontre des traducteurs travaillant sur À la recherche du temps perdu de Proust. Cette immersion dans la culture francophone locale se poursuit avec Carole, une Taïwanaise qui enseigne le français à travers des cours de pétanque, un jeu populaire qui favorise l’apprentissage de la langue. Cela se fait part « des petits mots d’encouragement qui permettent à des gens à la fois de faire de la pétanque, et puis de parler un petit peu en français. »

    L’avenir de la francophonie à Taïwan

    Pour maintenir la francophonie vivante à Taïwan, notre interlocuteur du jour insiste sur l’importance de l’enseignement du français dans les universités.

    L'avenir de la francophonie à Taïwan
    L’avenir de la francophonie à Taïwan

    Il partage ainsi l’histoire d’une étudiante qui, inspirée par son émission, a appris le français et a représenté Taïwan lors d’un sommet de la francophonie. Ivan voit un avenir prometteur, mais souligne que cela dépendra de la création d’événements culturels et d’opportunités d’apprentissage.

    À travers Destination Francophonie, Ivan Kabacoff nous rappelle notamment que la langue française est un pont entre les cultures. En rencontrant des francophones locaux, il montre que le français peut être un outil de connexion et de curiosité. L’émission sur Taïwan, diffusée en mars sur TV5MONDE, promet d’être une exploration riche et inspirante de la francophonie à travers le prisme de cette île fascinante. Écoutez l’intégralité de ce podcast, une interview Lesfrançais.press en forme de belle invitation au voyage et à la découverte.

    « Destination francophonie » à Taïwan est disponible également ici sur le site de TV5MONDE



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  • La Semaine de la langue française et de la Francophonie 2025

    La Semaine de la langue française et de la Francophonie 2025

    La Semaine de la langue française et de la Francophonie 2025 se déroulera du 15 au 23 mars, célébrant sa 30ème édition sous le thème « Prenez la parole ! ». Ainsi, cette année, l’événement vise à encourager chacun à s’exprimer, créer, s’approprier et jouer avec les mots.

    Cette semaine offre une occasion unique de célébrer la richesse et la diversité de la langue française à travers de nombreuses manifestations culturelles et éducative. On fait le point pour les Français de l’étranger.

    Les évènements incontournables dans le monde

    La Fête de la Francophonie 2025 propose plusieurs événements incontournables à travers le monde. On vous en présente quelques uns.

    À Hong Kong

    La Francophonie à Hong Kong
    La Francophonie à Hong Kong
    • La conférence inaugurale avec l’autrice suisse de bande-dessinée Vamille le 5 mars
    • Un festival du film francophone dans la Perle d’Asie.
    • Une foire gastronomique le 15 mars au Dairy du Fringe

    En Irlande

    Francophonie Festival en Irlande
    Francophonie Festival en Irlande
    • Un festival de cinéma présentant des films québécois et un documentaire, tous sous-titrés en anglais est organisé tout au long du mois de mars.

    En République Dominicaine

    Mois de la francophonie en République dominicaine 2025
    Mois de la francophonie en République dominicaine 2025
    • Une conférence sur la littérature des Antilles françaises est organisée au Lycée Français de Saint-Domingue.
    • Le festival gastronomique « Saveurs Francophones 2025 » le 21 mars
    • Un concert du groupe Labess le 30 mars au Théâtre National

    En Finlande

    Finlande, Mois de la francophonie Mars 2025
    Finlande, Mois de la francophonie Mars 2025
    • Un festival de courts-métrages francophones le 20 mars
    • Un concert de musique classique francophone le 25 mars à la Cathédrale de Helsinki à l’Institut de France.
    • Un événement gastronomique « Les saveurs de la Francophonie » le 5 avril

    Bien évidemment, il y a de nombreuses autres festivités qui sont programmées dans quasiment tous les pays du monde. Consulter le site de votre consulat ou de la section consulaire de l’ambassade de France dans votre pays pour découvrir les évènements organisés à parité par des locaux et des Français de l’étranger.

  • L’Europe, combien de divisions ?

    L’Europe, combien de divisions ?

    La réhabilitation de Vladimir Poutine par les responsables américains constitue un revirement majeur. Marco Rubio, le secrétaire d’État américain, s’est extasié sur la coopération et les « opportunités économiques et d’investissement historiques ». Certains imaginent déjà une Trump Tower à Moscou… Ce rapprochement pose évidemment la question de la pérennité de l’OTAN comme force de dissuasion vis-à-vis de la Russie. Celle-ci repose sur la certitude que si l’un des membres de l’Alliance est attaqué, les autres, États-Unis en tête, viendront à son secours. Ce principe s’était appliqué après l’attaque du 11 septembre 2001 en faveur des États-Unis. L’une des craintes est que les forces américaines soient réduites ou retirées, laissant l’Europe de l’Est exposée.

    L’autre crainte est un marchandage permanent de la part de la Maison-Blanche qui exigerait des concessions de la part des Européens sous forme d’achats aux États-Unis afin de réduire le déficit commercial de ces derniers. L’Europe est confrontée à un défi majeur : celui de se réarmer alors qu’elle fait face à un vieillissement démographique et, pour certains États, à un endettement considérable. Elle demeure dépendante de ses exportations. En particulier vers les États-Unis, qui pourraient être remises en cause par la guerre commerciale engagée par Washington.

    Que feront les États européens en cas de pression sur les Pays baltes ou sur la Pologne ?

    De son côté, la Russie pratique une politique de déstabilisation, notamment via les réseaux sociaux. Dépendante des technologies américaine et chinoise, l’Europe ne contrôle que marginalement les nouveaux outils de communication et d’information. Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, les États membres de l’Union européenne ont pris conscience que leurs frontières n’étaient plus intangibles. La Russie semble en effet vouloir reconstituer son glacis de sécurité en contrôlant directement ou indirectement des régions qui faisaient autrefois partie de l’URSS ou du Pacte de Varsovie. Au-delà de l’Ukraine, la Géorgie et la Moldavie sont en ligne de mire. Que feront les États européens en cas de pression sur les Pays baltes ou sur la Pologne ? Pour l’Allemagne, la question est particulièrement concrète. La frontière russe se situe à 400 kilomètres de la sienne, et Moscou est à 1 600 kilomètres de Berlin.

    Pourtant, en termes de puissance économique, l’Europe n’a rien à envier à la Russie, dont le PIB est équivalent à celui de l’Espagne. Le total des dépenses militaires de l’Union européenne est supérieur à celui de la Russie. L’Europe ne possède pas une armée unifiée, seulement 27 armées nationales. Même si l’appartenance à l’OTAN permet une certaine normalisation, les commandes militaires sont encore passées État par État. Pour le moment, la Pologne, les Pays baltes et l’Allemagne ont décidé d’augmenter fortement leur budget militaire.

    Dans le cadre de la loi de programmation, la France a également prévu une progression de son budget mais dans une proportion moindre. L’Europe doit d’urgence rebâtir sa stratégie de sécurité et redéfinir ses liens avec les États-Unis. La question de la possession d’armes nucléaires de pointe à l’échelle européenne et d’un système antimissile se pose.

    Le total des dépenses militaires de l’Union européenne est supérieur à celui de la Russie.

    La Russie, la Chine et les États-Unis ont engagé une bataille technologique pour se doter de nouvelles armes. Notamment les missiles hypersoniques. La France ne prévoit pas de s’en doter avant 2035. Les dispositifs antimissiles rendent caduques les armes traditionnelles et fragilisent la dissuasion nucléaire française, potentiellement obsolète. Jusqu’à présent, la France a peu investi dans les dispositifs antimissiles, se reposant sur sa dissuasion nucléaire. Elle devra sans nul doute modifier sa stratégie. Il en va de même pour ses bombes nucléaires aéroportées, vulnérables et à la portée limitée (environ 500 kilomètres).

    La dissuasion du faible au fort n’opère que si l’adversaire est convaincu qu’il encourt des dégâts majeurs en cas d’attaque. Si ces dégâts sont jugés faibles, voire inexistants, la caractère dissuasif disparaît. La dissuasion française a été conçue pour protéger le territoire national. En cas d’invasion de l’Allemagne, les intérêts français seraient de facto en jeu. Quelle serait alors la réaction du chef de l’État ? Négocierait-il avec la Russie en coordination avec les responsables allemands ?

    Pour les Pays baltes, membres de l’OTAN, la situation est encore plus complexe. En ce qui concerne l’Allemagne et la Pologne, une attaque russe contre ces États serait sans nul doute perçue comme une atteinte à leurs intérêts vitaux. Pour la France, en revanche, la réponse serait plus ambiguë en raison de l’éloignement. Les Pays baltes, en tant que membres de l’OTAN, bénéficient logiquement du soutien de tous les États membres mais ce soutien jusqu’où va-t-il ? Le Royaume-Uni et la France mettraient-ils en jeu leur force nucléaire ?

    Le total des dépenses militaires de l’Union européenne est supérieur à celui de la Russie.
    Le total des dépenses militaires de l’Union européenne est supérieur à celui de la Russie.

    Compte tenu du changement de politique des États-Unis, l’Allemagne semble ouverte à des négociations sur l’utilisation du feu nucléaire français et britannique sur le théâtre européen. Jusqu’à présent, en raison de la garantie américaine, les dirigeants allemands n’avaient pas jugé utile de se rapprocher de leurs deux alliés européens.

    « Une stratégie militaire autonome »

    Au-delà de ces interrogations, l’Europe doit définir une stratégie militaire autonome fondée sur une évaluation objective de ses forces. À court terme, elle doit parler d’une seule voix à Moscou, Washington et Kiev. À moyen terme, l’effort de guerre devra être accru, avec l’instauration d’une relation étroite entre le Royaume-Uni et le continent.

    Londres a été en première ligne dans la défense de l’Ukraine et cherche à tourner la page du Brexit, désormais perçu, outre-Manche, comme une erreur. Les dépenses militaires européennes devraient augmenter de 300 milliards d’euros. L’idée d’un grand emprunt communautaire a été évoquée. Mais elle ne fait pas consensus parmi les États attachés à la rigueur budgétaire.

    La guerre en Ukraine a prouvé qu’un pays de 37 millions d’habitants pouvait résister à la Russie.

    L’Europe a les moyens de contenir la Russie au vu de son potentiel économique. L’effondrement de l’URSS en 1991 est en partie dû à son incapacité à relever le défi technologique imposé par les États-Unis avec la « guerre des étoiles ». Le pays a implosé sous le poids de la guerre en Afghanistan et de la course aux armements. La guerre en Ukraine a prouvé qu’un pays de 37 millions d’habitants pouvait résister à la Russie, forte de plus de 140 millions d’habitants et censée disposer de la deuxième ou troisième armée du monde. Depuis trois ans, le conflit oscille entre archaïsme – avec le retour des tranchées – et haute technologie – avec l’emploi massif des drones et de nouvelles armes. Comme la guerre d’Espagne en 1936, il constitue un banc d’essai pour les innovations militaires. Les démocraties ne doivent pas commettre les mêmes erreurs que durant l’entre-deux-guerres.

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