Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Bilan de la session plénière de l’AFE : quelles avancées pour les Français de l’étranger ?

    Bilan de la session plénière de l’AFE : quelles avancées pour les Français de l’étranger ?

    L’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) joue un rôle crucial dans la représentation des intérêts de nos compatriotes vivant hors de France. Ainsi, elle aborde des sujets variés qui touchent leur quotidien et leur engagement à l’international. Au cours de la dernière session de mars, outre les interventions de Laurent Saint-Martin, le ministre délégué en charge des Français de l’étranger, les six commissions thématiques de l’AFE ont mené des travaux significatifs : alors quelles avancées pour les Français de l’étranger ? Lesfrancais.press dresse le bilan de cette 42eme session plénière.

    Des commissions de l’AFE au travail : quels résultats pour les expatriés ?

    C’est notamment avec le soutien des présidents des six commissions thématiques de l’AFE que nous faisons ce bilan de la 42ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger.

    42ème session plénière de lAFE - mars 2025
    42ème session plénière de lAFE – mars 2025

    Ainsi, concernant la Commission des lois, des règlements et des affaires consulaires, dirigée par Rosiane Houngbo-Monteverde (élue pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient), celle-ci a consacré une partie de ses travaux à une visite et à des rencontres au sein des services de l’administration du ministère des Affaires étrangères basés à Nantes. Cette immersion a notamment permis aux élus de mieux comprendre le fonctionnement des services consulaires, de l’état civil, ainsi que du traitement des titres d’identité et de voyage.

    « Rendre enfin adéquat les formulaires Cerfa au parcours des Français de l’étranger »

    La commission des lois a également travaillé sur l’inadéquation de certains formulaires administratifs aux réalités des expatriés, notamment les formulaires Cerfa. Rappelons que le Cerfa est un formulaire administratif. Son appellation provient du nom de l’organisme public chargé d’éditer ces formulaires : le centre d’enregistrement et de révision des formulaires administratifs (CERFA). Deux résolutions ont donc été adoptées : une première demandant des modifications concrètes des formulaires existants pour les rendre adéquates aux parcours des Français de l’étranger. Et, une seconde visant à instaurer une veille permanente pour éviter que ces problèmes ne se reproduisent à l’avenir. Il s’agit, entre autres, de ne pas oublier les Français établis hors de France (ou Français nés à l’étranger) dans les champs de formulaires, en ligne ou en version papier !

    Palmes EFE - réseau d'enseignement français à létranger
    Palmes EFE – réseau d’enseignement français à l’étranger

    De son côté, la Commission de l’enseignement, des affaires culturelles, de la francophonie et de l’audiovisuel extérieur, sous la présidence de Jean-Hervé Fraslin (élu consulaire de Madagascar), a pu aborder plusieurs sujets. Ainsi, ont été mis en lumière les enjeux liés à la francophonie en collaboration avec Paul Rondin, le directeur de la cité internationale de la langue française (CILF), et le ministre délégué Laurent Saint-Martin.

    Des discussions ont également eu lieu sur la mixité sociale au sein du réseau des établissements scolaires français à l’étranger, ainsi que sur l’apport du secteur privé pour favoriser le développement des écoles hors de France. Enfin la cérémonie des Palmes de l’EFE, organisée par la sénatrice Samantha Cazebonne, a été un temps fort de cette session, marqué par une grande émotion. Lesfrancais.press, partenaire média de cet événement, vous a d’ailleurs partagé les meilleurs moments de cette cérémonie.

    Débat en plénière lors de la 42ème session de lAFE
    Débat en plénière lors de la 42ème session de lAFE

    Concernant la Commission du développement durable et du commerce extérieur, présidée par Pascal Bourbon (élu de la péninsule ibérique), les travaux ont notamment été consacrés à la présentation de la troisième édition du Prix du Développement durable de l’AFE, qui sera remis en octobre 2025 au Quai d’Orsay. Les membres de cette commission ont aussi auditionné la Confédération des PME afin d’examiner les défis rencontrés par les petites et moyennes entreprises dans le commerce extérieur.

    « Un espace dédié à la conformité environnementale sur la plateforme Business France »

    En effet, « le rôle des PME est essentiel pour améliorer notre commerce extérieur et renforcer notre présence à l’international. Mais ces dernières sont souvent critiques sur les mécanismes et les organismes de promotion du commerce extérieur, notamment Business France », il s’agit alors de trouver un point d’équilibre. Une avancée a aussi été proposée par le vote d’une résolution visant à intégrer un espace dédié à la conformité environnementale sur la plateforme Business France, afin d’informer et d’accompagner les entreprises face aux réglementations internationales. Enfin, trois membres de cette commission seront associés aux travaux des assises de la politique commerciale lancées par le ministre délégué au Commerce extérieur et aux Français de l’étranger, Laurent Saint-Martin.

    Experts élus et associations engagés dans les Assises de la protection sociale des Français de l'étranger
    Experts élus et associations engagés dans les Assises de la protection sociale des Français de l’étranger

    Quant à la Commission des affaires sociales et du monde combattant, de l’emploi et de la formation, présidée par Florian Bohème (élu pour les Français du Cambodge), l’accent a été mis sur le lancement officiel des « Assises de la protection sociale pour les Français de l’étranger ». Celles-ci se dérouleront jusqu’en octobre 2025 autour de trois thèmes : les aides sociales, les bourses scolaires et l’avenir de la Caisse des Français de l’étranger (CFE).

    « Le lancement officiel des Assises de la protection sociale pour les Français de l’étranger » 

    Par ailleurs, une résolution demandant l’annulation de la baisse de 5,5 % du budget des aides sociales a été adoptée à l’unanimité par l’AFE. Mais le ministre délégué a maintenu la position du gouvernement de François Bayrou sur cette réduction des montants dédiés. Enfin, une autre résolution a été votée afin de demander à la Cour des comptes d’effectuer une « mission flash » sur la situation de la CFE.

    Commission des finances, du budget et de la fiscalité AFE Mars 2025
    Commission des finances, du budget et de la fiscalité AFE Mars 2025

    De son côté, la Commission des finances, du budget et de la fiscalité a mené ses travaux sous la présidence, lors de cette session, de Benoît Mayrand (élu des Français d’Europe centrale et orientale, y compris Russie). Les membres ont notamment dressé un état des lieux des aides sociales. La commission a également auditionné la Cour des comptes sur l’accessibilité et l’efficacité des services consulaires. Autres sujets abordés, ceux de la fiscalité des retraités français en Italie et en Thaïlande, le coût des élections, ainsi que le budget de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger (AEFE). À la suite de ces échanges en commission des finances plusieurs résolutions ont été adoptées, notamment une sur la situation préoccupante des retraités français en Italie, et une autre sur les frais de chancellerie pour les visas et également un texte sur la nécessité d’études d’impact concernant sur les aides sociales a été mis aux voix.

    Enfin, la Commission de la sécurité et des risques sanitaires a mis en lumière les défis croissants en matière de cybersécurité et de gestion de crise. Face à une augmentation de 30 % des cyberattaques en un an, les PME, les établissements de santé et les universités restent particulièrement vulnérables face à ces menaces.

    « En faveur de l’intégration d’un fonds d’urgence dédié aux Français de l’étranger dans le futur projet de loi du ministre délégué des Français de l’étranger »

    La commission de la sécurité a également auditionné les sénateurs Hélène Conway-Mouret et Olivier Cadic sur les ingérences étrangères, en particulier celles provenant de la Chine et de la Russie. Plusieurs retours d’expérience sur la gestion de crise ont également été présentés, notamment en République Démocratique du Congo, au Vanuatu et au Burkina Faso. Parmi les recommandations formulées figurent l’intégration des élus des Français de l’étranger dans les cellules de crise et l’amélioration des dispositifs d’alerte. Une résolution a également été adoptée pour demander l’intégration d’un fonds d’urgence dédié aux Français de l’étranger dans le futur projet de loi du ministre délégué des Français de l’étranger, afin de permettre une intervention plus rapide en cas de crise. Cette proposition ayant été portée au Sénat par Ronan Le Gleut.

    « Mieux lutter contre les violences faîtes aux femmes françaises à l’étranger, et accompagner plus efficacement les victimes »

    Outre, le travail dans les commissions thématiques, un partenariat a été signé entre le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, le ministère chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes et la plateforme Save You. L’objectif étant de mieux lutter contre les violences faîtes aux femmes françaises à l’étranger, et accompagner plus efficacement les victimes.

    À travers ces différentes interventions, auditions, débats et autres résolutions votées, et même si ces derniers restent consultatifs, les commissions de l’AFE et les élus ont montré leur engagement à défendre les intérêts des Français établis hors de France, avec un objectif, celui d’améliorer leur quotidien dans de nombreux domaines. Reste à savoir ce que deviendront ces textes adoptés. RDV pris pour octobre 2025, date de la seconde session plénière annuelle de l’Assemblée des Français de l’étranger.  

  • Le French Symposium à Londres : la France inspirante ? 

    Le French Symposium à Londres : la France inspirante ? 

    « Ambition, persévérance et passion » : ce sont ces 3 mots qui ont, entre autres, permis aux étudiants français, francophones et francophiles de la London School of Economics (LSE) de lancer, pour la première fois, le French Symposium à Londres. Un événement dans lequel les intervenants ouvrent la voie à une France inspirante ? Plongeons dans l’organisation de ces 3 jours de conférence durant lesquels économie, politique et culture ont été conjuguées au futur.

    Le French Symposium : Trois journées exceptionnelles à découvrir, de quoi s’agit-il ?

    L’idée d’organiser ce French symposium à Londres a germé dans la tête de l’actuelle Président de la LSE French Society, Camilo Pallasco, qui a pu ensuite la rendre réalité. Ainsi nous a-t-elle confié : « je suis en dernière année à la LSE. Ce symposium est un projet que j’avais en tête depuis mon arrivée il y a trois ans. Mais mettre en place un tel événement est extrêmement complexe lorsqu’on n’est pas en position de leadership. Il faut mobiliser toute une équipe, convaincre et fédérer. Cette année, lorsque j’ai été élu président, j’ai décidé d’en faire l’objectif principal de mon mandat. » Alors pari réussi ?

    Organisateurs de l'événement, Nicolas Bouzou et étudiants London School of Economics
    Organisateurs de l’événement, Nicolas Bouzou et étudiants London School of Economics

    Le French Symposium s’est donc déroulé sur trois jours de conférences, du 12 au 14 mars 2025 à Londres, avec, pour chaque journée, une thématique différente :  Par exemple, explique, Camilo Pallasco, « la journée du 12 était dédiée à la politique et aux affaires étrangères. Le 13 était consacré à l’économie, avec la participation attendue de l’économiste français Nicolas Bouzou. Enfin, le 14 était placé sous le signe de la culture, avec comme invité Kim Pham, administrateur général du Louvre », nous informe l’organisateur.

    « Pour approcher Dominique de Villepin (…), j’ai contacté sa fille directement sur Instagram. Étonnamment, la méthode a fonctionné, même si M. de Villepin a finalement décliné l’invitation. »

    Camilo Pallasco, Président de la LSE French Society

    Et comme pour chaque événement, il a aussi fallu gérer les changements de (quasi) dernière minute : « Initialement, Pierre Moscovici devait également intervenir, mais il a malheureusement annulé sa venue. Et nous devions également recevoir Jules Simpling, fondateur du média Le Crayon, mais il a annulé. » Et il poursuit en nous indiquant qu’ils ont « eu la chance d’accueillir Benjamin Gallezot, délégué interministériel aux matériaux rares, pour clôturer cette journée. Et l’honneur d’accueillir Régis Koetschet, ancien ambassadeur de France en Afghanistan, Chékéba Hachemi, fondatrice de l’ONG Afghanistan Libre, ainsi qu’Agnès Buzyn, l’ancienne ministre française de la Santé. »

    Un enjeu majeur : le choix des intervenants

    Ainsi les intervenants présents tout au long de ces journées de débats furent de qualité, alors pour une première organisation, comment Camillo Palasco a-t-il pu attirer des personnalités de renom ?  « C’est un mélange de connexions personnelles et de recherches très poussées » nous dit-il.  « Le meilleur exemple est notre tentative pour approcher Dominique de Villepin. J’ai contacté toutes les universités où il avait fait des interventions. Après avoir été redirigé vers plusieurs personnes sans succès, j’ai finalement décidé de contacter sa fille directement sur Instagram, puisque son compte est public. Étonnamment, la méthode a fonctionné, même si M. de Villepin a finalement décliné l’invitation ». Astucieuse démarche. Quand en passant par la porte cela ne fonctionne pas, le mieux est don de contacter un proche.

    Agnès Buzyn ancienne ministre de la santé BERTRAND GUAY- Crédits : AFP
    Agnès Buzyn ancienne ministre de la santé © BERTRAND GUAY-
    Crédits : AFP

    Et parmi les intervenants qui ont répondu présents, il y avait Agnès Buzyn qui est venue partager son expérience de ministre de la Santé durant la crise de la Covid-19. Elle a également livré son analyse sur le mandat d’Emmanuel Macron, ainsi que dressé des perspectives sur l’avenir du secteur de la santé en France. Elle a également évoqué la sûreté nucléaire, un domaine qu’elle connaît bien, puisqu’elle a présidé le conseil d’administration de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), devenu aujourd’hui l’autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection.

    Nicolas Bouzou : Comprendre les enjeux économiques de demain

    Autre panéliste, Nicolas Bouzou, a pu partager certaines perspectives économiques de demain dans un monde aujourd’hui incertain. Reconnu pour son expertise en politiques publiques, innovation et croissance économique, l’intervention de l’économiste et essayiste français était attendue par les participants. Et, outre-Manche, il a notamment planché sur « L’avenir de l’économie française : Déficit, pouvoir d’achat et zone Euro. »

    Conférence de Nicolas Bouzou
    Conférence de Nicolas Bouzou

    Le fondateur du cabinet de conseil Asterès a d’abord voulu rappeler quelques principes. Souvent sollicité pour intervenir dans des manifestations, Nicolas Bouzou « prête toujours beaucoup d’attention aux invitations lancées par les jeunes, par les universités en particulier. Nous sommes dans un contexte géopolitique et économique qui oblige les experts comme moi à essayer de démultiplier leurs efforts de pédagogie », nous a-t-il indiqué.

    « J’essaie, à ma toute petite échelle, de renforcer au maximum les liens entre la France, l’Europe et les pays qui seront nos alliés fiables, à un moment où les États-Unis semblent nous abandonner »

    Nicolas Bouzou, économiste, Fondateur du cabinet de conseil Asterès

    L’interrogeant aussi sur ce déplacement à Londres, il nous a répondu « Et il y a un autre point très important : j’essaie, à ma toute petite échelle, de renforcer au maximum les liens entre la France, l’Europe et les pays qui seront nos alliés fiables, à un moment où les États-Unis semblent nous abandonner. Cela concerne notamment deux pays : le Royaume-Uni et le Canada, où je me rends aussi très souvent. »

    Nicolas Bouzou : économiste, Fondateur cabinet de conseil Asterès lors d'une conférence pour French Symposium
    Nicolas Bouzou : économiste, Fondateur cabinet de conseil Asterès lors d’une conférence pour French Symposium

    Il a également évoqué une conférence récente à Londres sur l’Ukraine, en présence du Premier ministre britannique Keir Starmer. Le fait que ce sommet se soit déroulé à Londres avec des chefs d’État et de Gouvernement, membres de l’Union européenne est aussi un symbole. Pour Nicolas Bouzou : « il y a un sursaut logique parce que l’Europe se sent menacée, notamment par la Russie, tout en étant lâchée par les États-Unis. L’Union européenne semble enfin adopter une stratégie de puissance, celle de l’autonomie stratégique, que l’on essaie de promouvoir depuis longtemps. »

    « Si je voulais pousser un peu la provocation, je dirais que Trump et Poutine ont été, d’une certaine manière, ce qu’il fallait pour réveiller l’Union européenne et aussi nos alliances »

    Nicolas Bouzou, économiste, Fondateur du cabinet de conseil Asterès

    Et il a poursuivi en disant que « l’Union Européenne n’était pas la seule représentée, puisque la conférence se tenait à Londres. Le Royaume-Uni était présent, bien évidemment, mais aussi le Premier ministre canadien. Je pense que c’est extrêmement positif. Et si je voulais pousser un peu la provocation, je dirais que Trump et Poutine ont été, d’une certaine manière, ce qu’il fallait pour réveiller l’Union européenne et aussi nos alliances. » Tout en insistant également sur l’importance d’inventer un nouveau modèle d’alliance entre l’Europe et le Royaume-Uni, qui dépasse le simple statut de pays tiers, ainsi que de renforcer les collaborations avec des pays comme le Canada.

    Nicolas Bouzou et les Français de l’étranger

    Enfin, concernant les Français de l’étranger, l’économiste a répondu à notre média en exprimant son « admiration pour ceux qui choisissent de vivre ailleurs : les Français de l’étranger ont bien raison, il n’y a rien de mieux que de se décentrer et de partir vivre à l’étranger » constate-t-il.  

    « Personnellement, je regrette de ne jamais avoir eu cette expérience de vivre à l’étranger »

    Nicolas Bouzou, économiste, Fondateur cabinet de conseil Asterès

    Et le concernant, il « regrette de ne jamais avoir eu cette expérience, même si je voyage beaucoup. Nous vivons une époque marquée par une sorte de géopolitisation de la mondialisation, avec un rétrécissement des échanges. Pour moi, il est absolument capital de maintenir et même de développer les coopérations, les relations et les mouvements de personnes entre les pays alliés. Je ne saurais trop encourager les Français à aller vivre à Londres ou ailleurs, tout comme les Britanniques à venir dans les pays de l’Union européenne. » Et, depuis Londres, il estime que « la relation entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, ou entre la France et le Royaume-Uni… C’est formidable. » !

    Le French Symposium : une initiative destinée à perdurer ?

    Si le symposium a rencontré un franc succès cette année, Camilo Pallasco a déjà des ambitions pour l’avenir. L’objectif est clair : « L’idée est véritablement d’institutionnaliser le French Symposium. Ici, à la LSE, nous avons déjà deux sociétés nationales qui organisent des symposiums chaque année : la German Society, qui le fait depuis environ 25 ans, et la Italian Society, qui en est à une dizaine d’années. »

    « Créer une véritable institution qui deviendrait le LSE French Symposium »

    Camilo Pallasco, Président de la LSE French Society

    L’ambition de Camilo est de voir le French Symposium devenir un rendez-vous annuel et incontournable, ambitionne-t-il et de « créer une véritable institution qui deviendrait le LSE French Symposium ». Et le chemin semble tracé : « Cette année, avec trois amis, nous avons fondé une association d’étudiants baptisée The French Four. Elle regroupe les French Societies des universités de Cambridge, Oxford, Imperial College et LSE. L’an prochain, l’idée est de poursuivre cette collaboration interuniversitaire pour peut-être développer un French Symposium commun sous la bannière de The French Four. C’est un projet qui mérite réflexion. » et nul doute qu’avec ambition, persévérance et passion, cette initiative en train de germer deviendra, en 2026, une réalité !

  • L’Italie « sape intentionnellement » la démocratie, selon le rapport d’une ONG

    L’Italie « sape intentionnellement » la démocratie, selon le rapport d’une ONG

    ROME – Avec sa « forte intolérance à la critique des médias » et ses réformes judiciaires qui ont « profondément sapé » l’État de droit, l’Italie est un exemple clair de la « récession démocratique » croissante en Europe, selon un rapport de l’organisation de défense des droits Civil Liberties Union for Europe (Liberties).

    Le rapport publié désigne l’Italie comme l’un des cinq « démanteleurs » de l’UE — aux côtés de la Bulgarie, de la Croatie, de la Roumanie et de la Slovaquie — qui « sapent intentionnellement l’État de droit dans presque tous ses aspects ». Il avertit que « sans une action décisive, l’UE risque une nouvelle érosion démocratique ».

    En Italie, les chercheurs ont pointé du doigt les projets de propositions du gouvernement de la Première ministre Giorgia Meloni qui accorderaient au ministère de la Justice des « pouvoirs illimités » sur les procureurs, augmentant ainsi le contrôle politique sur le pouvoir judiciaire. Les experts du rapport ont suggéré au gouvernement d’éviter toute forme d’ingérence dans les décisions des magistrats ou d’attaque contre les juges.

    © RICCARDO DE LUCA | Crédits : Anadolu via AFP

    Le document met également en exergue « des niveaux d’ingérence sans précédent » dans les médias de service public, citant l’annulation du discours antifasciste de l’écrivain Antonio Scurati et la mesure disciplinaire prise à l’encontre de l’animatrice Serena Bortone.

    Selon le rapport, le gouvernement devrait aussi s’efforcer d’empêcher une concentration excessive des médias et dépénaliser totalement la diffamation afin de se conformer à ses obligations internationales en matière de droits de l’homme.

    Fratelli d’Italia, le parti de Giorgia Meloni, a vivement réagi, en s’en prenant à l’ONG à l’origine du rapport. Dans un message publié sur X, le mouvement écrit : « L’Italie est censée faire partie des pays qui sapent la démocratie en Europe. » La source ? Civil Liberties Union for Europe (Liberties), une ONG financée par George Soros. Aucune autre explication n’est nécessaire. »

  • Tous Gaullistes ?

    Tous Gaullistes ?

    En novembre 2019, Emmanuel Macron avait choqué en déclarant, lors d’une interview à l’hebdomadaire The Economist : « Ce qu’on est en train de vivre, c’est la mort cérébrale de l’OTAN ».

    Le président français exprimait alors ses préoccupations concernant le manque de coordination stratégique entre les États-Unis et les partenaires de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord), ainsi que l’intervention unilatérale de la Turquie en Syrie, un autre membre de l’Alliance, sans consultation préalable. Donald Trump posait déjà à l’époque la question de l’insuffisance du financement européen. Six ans plus tard, les propos d’Emmanuel Macron apparaissent prémonitoires. Le revirement de Donald Trump sur le soutien des États-Unis à l’Ukraine a surpris. Néanmoins, depuis la création de l’Alliance atlantique, la solidité de ce soutien a souvent été discutée.

    En 1956, après la crise de Suez, le ministre français des Affaires étrangères déclarait ainsi : « La véritable victime de cette affaire, c’est l’Alliance atlantique… Si nos alliés nous ont abandonnés dans des circonstances difficiles, voire dramatiques, ils seraient capables de le refaire si l’Europe se trouvait à son tour en danger.»

    L’affaire du Canal de Suez : symbole de la domination américaine

    L’affaire du canal de Suez en 1956 a marqué le déclin des puissances coloniales européennes et le basculement vers un monde bipolaire dominé par les États-Unis et l’URSS. L’annonce de la nationalisation du canal de Suez par le chef d’État égyptien Nasser, le 26 juillet 1956, en réaction au refus des Britanniques et des Américains de financer le barrage d’Assouan, provoque une onde de choc en Occident. La France et le Royaume-Uni considèrent que cette nationalisation constitue une menace pour leurs intérêts stratégiques et économiques. La France juge également nécessaire de punir l’Égypte qui soutient ouvertement les indépendantistes algériens. Paris et Londres reçoivent l’appui d’Israël, en conflit direct avec l’Égypte depuis sa création en 1948. Les trois pays élaborent alors un plan secret à Sèvres pour renverser Nasser. Israël doit attaquer l’Égypte, justifiant ainsi une intervention franco-britannique sous prétexte de rétablir la liberté de navigation sur le canal.

    © Envato

    L’opération militaire commence le 29 octobre 1956 par l’invasion de la péninsule du Sinaï par Israël. Deux jours plus tard, la France et la Grande-Bretagne adressent un ultimatum à l’Égypte et, face à son refus, bombardent des positions égyptiennes avant de débarquer à Port-Saïd le 5 novembre. Cette action militaire unilatérale déclenche une crise diplomatique majeure. Les États-Unis, sous la présidence d’Eisenhower, condamnent l’opération et refusent de soutenir leurs alliés européens. De son côté, l’URSS menace d’intervenir militairement aux côtés de l’Égypte, augmentant le risque d’un affrontement direct entre grandes puissances. Face à ces pressions, notamment économiques, le Royaume-Uni et la France sont contraints d’accepter un cessez-le-feu le 7 novembre 1956. Cet événement laisse des traces profondes en France.

    Le général de Gaulle, connu pour sa faible empathie à l’égard des États-Unis, décide d’accélérer dès 1959 le programme de constitution d’une force nucléaire autonome et annonce en 1966 la sortie de la France du commandement militaire de l’OTAN. Il ne manque pas non plus de condamner la politique américaine au Vietnam, bien qu’il apporte son soutien aux États-Unis lors des crises majeures que furent celle des fusées de Cuba ou du blocus de Berlin.

    Cette posture française, souvent perçue comme grandiloquente, était parfois moquée à l’étranger ; la France pouvait se permettre d’afficher son indépendance tout en bénéficiant du parapluie américain.

    À la recherche d’une émancipation

    Les dernières prises de position de Donald Trump redonnent toute leur actualité et leur acuité à la politique étrangère et de dissuasion mise en œuvre par le général de Gaulle il y a plus de soixante ans. « Nous sommes tous devenus gaullistes », a déclaré Caspar Veldkamp, le ministre néerlandais des Affaires étrangères. Une conversion surprenante pour un État réputé peu francophile. Il faut cependant rappeler que le gaullisme n’a jamais été une idéologie figée, mais avant tout l’expression d’un pragmatisme face aux événements.

    La Première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, a ouvert la voie après que Donald Trump a menacé d’annexer le Groenland. « Tout le monde en Europe peut voir que la collaboration avec les États-Unis sera désormais différente », a-t-elle averti.

    Friedrich Merz, probable futur chancelier allemand et fervent atlantiste, est allé plus loin en exhortant l’Europe à « obtenir son indépendance vis-à-vis de l’Amérique ». Le 13 mars dernier, Donald Trump a pris un malin plaisir à humilier le chef de l’Alliance le Mark Rutte, ancien Premier ministre néerlandais, en évoquant publiquement devant lui son souhait d’annexer le Groenland dont la souveraineté relève du Danemark qui est membre de l’organisation. Le chef de l’OTAN a été même contraint de féliciter le locataire de la Maison blanche pour son engagement en faveur de la paix en Ukraine.

    Dans plusieurs pays européens, des voix se font entendre afin d’éviter tout à la fois une montée aux extrêmes avec la Russie et les États-Unis. Un monde sans parapluie américain est impensable pour de nombreux pays européens.

    La diplomatie française retrouve des couleurs

    Malgré les divisions persistantes au sein de l’Europe, la diplomatie française retrouve aujourd’hui quelques couleurs au moment même où le pays traverse une crise politique sans précédent depuis 1958. Certes, sa crédibilité est affaiblie par ses difficultés budgétaires. La France vient à peine d’atteindre l’objectif de 2 % du PIB fixé par l’OTAN en 2014. Son industrie de défense reste d’une taille insuffisante pour se substituer à celle des États-Unis et accuse un retard sur plusieurs productions de haute technologie, notamment dans les domaines des drones ou des missiles hypersoniques Si la France possède la bombe nucléaire, est-elle en capacité d’offrir aux Européens une véritable alternative au parapluie américain ? C’est une autre affaire.

  • À quoi sert une charte entre les élus des Français de l’étranger et l’administration consulaire ?

    À quoi sert une charte entre les élus des Français de l’étranger et l’administration consulaire ?

    Depuis 2014, les Français de l’étranger élisent au suffrage universel direct leurs conseillers des Français de l’étranger. Ces derniers représentent notamment les expatriés auprès des consulats et des ambassades. Ces élu(e)s ont aussi une position de vigie auprès des parlementaires pour les alerter sur différents dossiers concernant le quotidien de nos ressortissants hors de France. Toutefois, leurs compétences restent encore mal définies, même si une loi existe pour cela. Aussi, une charte a été adoptée par l’AFE lors de sa dernière session plénière. Son objectif : clarifier les compétences et les relations. Mais, au final, à quoi sert une charte entre les élus des Français de l’étranger et l’administration consulaire ? Ce texte va-t-il atteindre son but ? Ce vademecum est-il vraiment utile ? Décryptage et témoignages.

    Une charte pour quoi faire ?

    Comme le stipule immédiatement le texte de cette charte, « le mandat de conseillère / conseiller des Français de l’étranger a été institué par la loi (…) et mise en œuvre par décret du 18 février 2014 ». C’est d’ailleurs sous l’impulsion de la sénatrice Hélène Conway-Mouret, alors Ministre déléguée chargée des Français de l’étranger dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, que ce texte a pu voir le jour. Son objectif était, entre autres, de créer des élus de proximité, avec comme modèle les conseillers municipaux que l’on connaît en France. Ainsi, depuis 2014, les conseillers/ères des Français de l’étranger se réunissent notamment au sein d’un conseil consulaire, qui, depuis 2021, est présidé par un élu. Une avancée démocratique dans un monde jusqu’ici géré par la diplomatie.

    « La Charte permet de clarifier les relations entre les elu(e)s et l’administration, alors que ces derniers se sentent (…) de plus en plus bridés »

    Cécilia Gondard, membre AFE, conseillère des Français de Belgique

    Toutefois ce mandat de conseillère / conseiller des Français de l’étranger reste consultatif, et il est souvent sujet à interprétation quant aux compétences réparties entre l’administration représentée au sein des consulats et des ambassades de France, et les représentants des Français de l’étranger dans les pays. Que faire alors pour clarifier ces rôles ? Le premier réflexe aurait pu être de rouvrir la loi adoptée en 2013. Mais, pour le moment, le parcours législatif a été mis de côté. Trop aléatoire et complexe ! Et c’est donc une charte qui vient d’être rédigée et adoptée par l’Assemblée des Français de l’étranger. D’ailleurs, rappelons que les 90 membres qui composent l’AFE sont toutes et tous des conseillers des Français de l’étranger. Ils sont donc également inclus dans ce « vademecum », pour reprendre le mot utilisé par le texte voté lors de la 42eme session plénière.

    Cécilia Gondard-conseillère des Français de Belgique
    Cécilia Gondard conseillère des Français de Belgique

    Mais comment les Conseillers/Conseillères des Français de l’étranger se positionnent par rapport à cette charte ? Quelles sont leurs réactions ? Pour Cécilia Gondard, membre de l’AFE et élue pour les Français de Belgique « la Charte permet de clarifier les relations entre les elu(e)s et l’administration, alors que ces derniers se sentent, dans beaucoup de circonscriptions, de plus en plus bridés dans leur mandat depuis 2017. » Membre du parti socialiste, l’élue consulaire, interrogée par Lesfrancais.press, souligne également que ce texte pourrait aider nos expatriés face à « la remise en cause des acquis pour les Français de l’étranger qui est cours : le gouvernement Attal a supprimé des bureaux de vote en juin dernier ; la sénatrice Olivia Richard veut supprimer l’envoi de propagande électorale pour les Français de l’étranger ; l’organisation des élections a été financée par le budget du Ministère des affaires étrangères au lieu du Ministère de l’intérieur… »

    Avant tout un code de bonne conduite entre élus et administration

    Cependant, cette charte permettra-t-elle réellement de faire évoluer les compétences des Conseillers des Français de l’étranger et redonner des attributions aux élus consulaires ? Rien n’est moins sûr. En effet, le vademecum adopté se rattache avant tout au texte législatif de 2013. Il est ainsi écrit que « les élus exercent librement leur mandat dans les limites imposées par la loi » ! Pour autant, cette charte pourrait faire évoluer certaines dispositions.

    Avraham Benhaim conseiller des Français dAngola
    Avraham Benhaim conseiller des Français dAngola

    Ainsi, Avraham Benhaim, également membre de l’AFE et élu pour les Français d’Angola rappelle que ce texte « vise à établir un code de bonne conduite et de bonnes pratiques entre les représentants des Français de l’étranger et l’administration. »

    « Cette charte témoigne d’une volonté mutuelle de collaboration. Elle pourrait agir comme une intelligence artificielle, traduisant le langage de chaque entité pour faciliter la communication. »

    Avraham Benhaim, membre AFE, conseiller des Français d’Angola

    Siégeant au sein du groupe « des Indépendants, démocrates et progressistes » (bloc central), il ajoute que « cette charte souligne les lacunes de la loi sur la représentation des Français de l’étranger, notamment en ce qui concerne le statut des élus. Cette imprécision engendre des difficultés pour l’administration française, habituée à appliquer la loi à la lettre plutôt qu’à l’interpréter. »

    Et, pour cet élu consulaire, « la loi a instauré un cadre sans tenir compte des philosophies qui sous-tendent ces deux entités. L’une repose sur une structure hiérarchique, tandis que l’autre est axée sur le travail de terrain des élus, qui utilisent parfois un langage peu familier à l’administration. » Alors, conclut-il, « cette charte témoigne d’une volonté mutuelle de collaboration. Elle pourrait agir comme une intelligence artificielle, traduisant le langage de chaque entité pour faciliter la communication. » Ce texte serait donc un outil de traduction entre les élus et l’administration ! Et pourquoi pas ?  

    Un texte uniquement pour faciliter les relations consulat – élus ?

    Et c’est semble-t-il l’objectif premier de cette charte. (Re)mettre du lien entre les consulats et les élus des Français de l’étranger. Ainsi, Laurence Helaili-Chapuis, qui siège également au sein de l’AFE et qui représente les Français d’Irlande rappelle que lorsqu’elle a « sollicité l’idée de la charte auprès du Ministre Olivier Becht (alors ministre en charge des Français de l‘étranger de 2022 à 2024), (mon) objectif était de souligner un point essentiel : l’importance de la qualité de la relation entre les élus et l’administration. »

    Laurence Helaili-Chapuis_ conseillère des Français de létranger (Irlande) lors dun déplacement à Nantes auprès de l'administration consulaire
    Laurence Helaili-Chapuis_ conseillère des Français de létranger (Irlande) lors dun déplacement à Nantes auprès de l’administration consulaire

    En effet, les ordres du jour des conseils consulaire par exemple sont le plus souvent le résultat d’une concertation entre ces deux entités. Sans échange préalable entre eux, ces réunions seraient alors, la plupart du temps, stériles. Même si parfois, l’administration tente(rait) de brider les compétences des élus, et, inversement, que ces derniers essaieraient de s’octroyer un pouvoir que la loi ne leur autoriserait pas (encore). Mais, n’est-ce pas ce qui se passe aussi en France ?

    « Contrairement à ce qui se passe en France, à l’Étranger, les élus restent en poste tandis que les membres de l’administration (…) sont régulièrement appelés à de nouvelles affectations ».

    Laurence Helaili-Chapuis, membre de l’AFE, conseillère des Français d’Irlande

    Cependant, plutôt que de saisir un juge, le dialogue reste sans doute la voie la plus efficace. D’autant plus que cette communication, ente élus et administration consulaire et ambassades, varie en fonction des postes diplomatiques, comme nous le rappelle celle qui siège au groupe « Les Indépendants » à l’AFE, Laurence Helaili-Chapuis : « Dans certains pays, ces relations sont fluides et constructives ; dans d’autres, elles peuvent être plus complexes, au détriment de toutes les parties impliquées. Contrairement à ce qui se passe en France, à l’Étranger, les élus restent en poste tandis que les membres de l’administration, qu’il s’agisse des ambassadeurs, consuls, secrétaires généraux ou agents, sont régulièrement appelés à de nouvelles affectations. Il est donc primordial de veiller à une continuité et à une coopération efficace ».

    Une charte qui reste floue ?

    Comment cette charte sera-t-elle accueillie sur le terrain ? Elle ne fait pas force de loi. Elle est aussi évolutive, comme l’a indiqué le ministre délégué actuel aux Français de l’étranger, Laurent Saint-Martin, lors de son discours devant les élus de l’AFE.

    Jean-Pierre Renollaud conseiller des Français de létranger (Allemagne - Bonn)
    Jean-Pierre Renollaud conseiller des Français de létranger (Allemagne – Bonn)

    Pour Lusine Bardon, (LR) membre de l’AFE et élue pour les Français d’Arménie et de Géorgie, cette charte devrait faciliter les discussions concernant les dossiers STAFE (Soutien  au tissu associatif des Français à l’étranger) C’était, entre autres, une demande de son groupe URCI (Union des Républicains, des Centres et des Indépendants) à l’AFE de mieux encadrer l’étude des demandes de subventions déposées par les associations, et renforcer le rôle des élus.

    Du côté de Jean-Pierre Renollaud, membre d’Horizons et élu en Allemagne pour les Français de Bonn et sa région, ce dernier pointe cependant quelques manques dans le texte adopté : « concernant les bourses scolaires, le périmètre du conseil consulaire reste flou » nous a-t-il partagé. Or, cette charte a justement pour objectif de régler ce genre de questionnements !  

    « Concernant les bourses scolaires, le périmètre du conseil consulaire reste flou »

    » Jean-Pierre Renollaud, conseiller des Français en Allemagne – Bonn

    Au final, ce vademecum facilitera-t-il le travail entre les représentants de nos compatriotes hors de France et l’administration consulaire ? Laurence Helaili-Chapuis l’espère. Cette charte doit permettre de meilleurs échanges. C’est semble-t-il la clé essentielle pour que ce texte soit utile : « faire respecter cette charte suppose d’abord une prise de conscience des enjeux, mais aussi une collaboration active et des efforts réciproques » analyse-t-elle.  

    Et au-delà de ce casse-tête lié à l’interprétation de la loi initiale, et « des statuts et des fonctions, c’est l’intérêt des Français de l’étranger qui doit primer » nous rappelle-t-elle. Une conclusion sans doute partagée par tous, mais dont l’interprétation pourrait encore rester différente en fonction de sa position d’élus, de citoyens ou de membre de l’administration. Alors, sans point de convergence, la voie législative, celle d’une nouvelle loi, sera-t-elle un passage obligé ? À suivre…  


    Charte des élus à télécharger ici

  • Les Français de Londres célèbrent-ils la Saint-Patrick ?

    Les Français de Londres célèbrent-ils la Saint-Patrick ?

    Comme chaque année, la Saint Patrick déferle sur Londres, accompagnée de ses festivités. Ce lundi 17 mars n’a pas dérogé à la tradition. Ainsi, Trafalgar Square s’est notamment paré de vert. Cet événement annuel rassemble des touristes et des Britanniques qui célèbrent ensemble ce jour dédié au patron de l’Irlande. Mais qu’en est-il des Français expatriés vivant sur place ? Lesfrançais.press a voulu savoir si nos compatriotes participaient aussi à cette fête.

    Qu’est-ce que la Saint-Patrick ?

    La Saint Patrick est d’abord une fête religieuse qui célèbre la vie de saint Patrick, évangélisateur de l’Irlande. La date du 17 mars marquerait le jour de sa mort au Ve siècle. Et selon la légende, celui-ci aurait utilisé un trèfle pour expliquer la Sainte Trinité, symbole désormais associé à l’Irlande. Il aurait également chassé tous les serpents de l’île, faisant de cette histoire une métaphore pour expliquer la conversion de celle-ci au christianisme.

    Devenue une fête mondiale, elle trouve son origine dans l’émigration massive d’Irlandais au XIXe siècle, notamment vers les États-Unis et l’Australie. Elle était ainsi honorée pour se rappeler les origines culturelles de ces populations parties tenter l’aventure à l’international. Aujourd’hui, la Saint-Patrick est un jour férié officiel en Irlande grâce au Bank Holiday Act de 1903.

    Défilé de la Saint Patrick.
    Défilé de la Saint Patrick.

    Pourquoi le vert est-il le symbole de l’Irlande ?

    La couleur verte est aujourd’hui incontournable lors des célébrations de la Saint-Patrick, en référence au trèfle, aux paysages verdoyants de l’Irlande surnommée « l’île verte » et aux traditions qui y sont associées. Cependant, jusqu’au XIXe siècle, le bleu était en fait la couleur liée à cette célébration du patron de l’Irlande.

    Aujourd’hui, le « Global Greening », initiative lancée par l’office de tourisme d’Irlande, s’étend partout sur la planète. Il consiste notamment à illuminer de vert des monuments emblématiques à travers le monde, comme l’Empire State Building à New York ou le Moulin Rouge à Paris.

    Les expatriés célèbrent-ils cette fête ?

    À Trafalgar Square, le festival de la Saint-Patrick attire chaque année un large public. Cette année, Tara Kumar, DJ et présentatrice irlando-indienne-malaisienne, animait la scène principale avec des groupes comme Kila et Irish Women in Harmony.  Guillaume, un expatrié français, raconte : « On a juste fait un tour pour voir l’ambiance. Beaucoup de monde, des concerts, et des gens habillés en vert, parfois bien éméchés. »

    Sophie, guide d’Ô Tours de Londres, partage, de son côté, son enthousiasme : « Je célèbre la Saint-Patrick. Je suis d’ailleurs parti à Belfast. Le but du voyage était de la fêter. Les festivités ont commencé dès vendredi. Depuis notre arrivée, nous passons chaque soir dans des pubs traditionnels avec de la musique live, des chants, de la danse. C’est formidable de vivre ça de l’intérieur. Il y a aussi la grande parade de la Saint-Patrick dans les rues. C’est dans notre programme pour la journée avant de rentrer sur Londres ce soir. Je ne la célèbre pas systématiquement tous les ans, mais si j’en ai l’occasion, je ne la rate pas. »

    Quant à Solène, une autre Française de Londres, apprécie aussi cette fête, mais souligne qu’elle n’a pas pu en profiter cette année : « J’aime bien la Saint-Patrick, mais cette année je n’ai pas pu la célébrer en raison de mon agenda ». 

    Dublin, l’épicentre de la célébration

    Saint-Patrick orchestre Piccadilly à Londres
    Saint-Patrick orchestre Piccadilly à Londres

    Passer la Saint-Patrick à Dublin, c’est comme vivre le Mardi Gras à la Nouvelle-Orléans ou le carnaval à Rio de Janeiro : une expérience unique. Pendant trois jours, Dublin devient une scène géante où l’on peut assister à des concerts, des visites guidées, des marchés gastronomiques et des expositions d’art. La ville se transforme en un véritable terrain de jeu avec des spectacles de rue, des numéros de cirque éblouissants, des événements adaptés aux personnes neurodivergentes, et même une immense chasse au trésor urbaine. Le clou de ce festival est sans doute le Céilí Mór, une grande danse traditionnelle qui rassemble petits et grands.

    « La Saint-Patrick : « Au cœur des incertitudes, il existe toujours une raison de se rassembler, de danser et de regarder la vie à travers le prisme du vert. »

    Toutefois, le point culminant reste la célèbre parade de la Saint-Patrick, une explosion de couleurs et de créativité qui défile dans les rues historiques de la capitale de l’Irlande, attirant des visiteurs du monde entier. Patrick, un Français résidant à Dublin, explique : « C’est la troisième année que l’on se rend à la parade en famille. »

    Bien que la Saint-Patrick soit une fête religieuse adoptée par l’Église catholique au XVIIe siècle, elle est aujourd’hui un symbole universel de la culture irlandaise, célébrée avec ferveur par les communautés irlandaises du monde entier. En définitive, la Saint-Patrick ne se réduit pas à une simple célébration de l’identité irlandaise. Elle évoque, en quelque sorte, ce premier rayon de soleil qui perça les nuages d’un hiver interminable. Un signe qui montre qu’au cœur des incertitudes, il existe toujours une raison de se rassembler, de danser et de regarder la vie à travers le prisme du vert.

    Défilé St Patrick à Londres et expatriés français
    Défilé St Patrick à Londres et expatriés français
  • Près de la moitié des Canadiens sont favorables à l’adhésion à l’UE, selon un sondage

    Près de la moitié des Canadiens sont favorables à l’adhésion à l’UE, selon un sondage

    Tant pis pour le 51ᵉ État de Donald Trump : selon un nouveau sondage, 46 % des Canadiens se disent favorables à l’adhésion de leur pays à l’Union européenne (UE).

    Alors que le président américain réfléchit depuis quelques temps à faire du Canada le 51ᵉ État des États-Unis, les Canadiens recherchent de nouvelles alliances de l’autre côté de l’Atlantique.

    Un nouveau sondage d’Abacus Data montre que près d’un Canadien sur deux serait favorable à l’adhésion à l’UE, 29 % y étant opposés et 25 % indécis.

    C’est bien plus d’enthousiasme que pour les projets de sécession de Donald Trump pour le Canada, que seuls 10 % des Canadiens soutiennent.

    Ce sondage a été réalisé avant que le président américain ne mette à exécution l’imposition des droits de douane à son voisin du nord, ce qui pourrait faire baisser encore davantage le soutien à l’adhésion aux États-Unis.

    L’engouement des Canadiens à l’adhésion à l’UE est même légèrement plus élevé qu’au Royaume-Uni. Un sondage d’opinion réalisé en janvier a montré que 45 % des Britanniques étaient favorables à une réintégration dans l’UE, un écart qui se situe dans la marge d’erreur.

    Interrogée par Euractiv sur l’éligibilité du Canada à l’adhésion à l’UE, la porte-parole de la Commission, Paula Pinho, a déclaré : « Nous sommes honorés des résultats d’un tel sondage. Cela montre l’attractivité de l’UE et l’appréciation d’une très grande partie des citoyens canadiens pour l’UE, pour ses valeurs. »

    Paula Pinho n’a pas directement exclu les perspectives européennes du Canada, mais a souligné qu’il existe « des critères prévus dans les traités pour qu’une demande, une adhésion ait lieu. »

    La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen, Antonio Costa accueillent le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, avant la réunion UE-Canada au Conseil européen à Bruxelles, le 12 février 2025. [EPA-EFE/OLIVIER MATTHYS]

    Que disent les traités ?

    Les traités sur lesquels l’UE fonde sa constitution stipulent qu’un État européen qui respecte les valeurs européennes peut soumettre sa candidature pour devenir membre de l’Union.

    Mais ils ne précisent pas ce qui constitue un État européen, laissant à la Commission et aux États membres actuels le soin de tracer la ligne.

    Dans le passé, des pays extérieurs à l’Europe continentale ont été autorisés à déposer leur candidature et même à rejoindre l’Union.

    Par exemple, la Turquie, dont la majeure partie du territoire se situe en Asie occidentale, s’est vu accorder le statut de candidat en 1999, même si les négociations sont, depuis, au point mort.

    Chypre, qui se trouve entièrement en Asie occidentale, a rejoint l’Union aux côtés des anciens pays du bloc de l’Est en 2004.

    Mais la géographie a ses limites. La candidature du Maroc en 1987 a été rejetée au motif qu’il ne s’agissait pas d’un pays européen.

  • La spirale protectionniste

    La spirale protectionniste

    Les droits de douane se répondent les uns aux autres depuis le retour de Donald Trump au pouvoir. Pour sanctionner autant que pour ne pas perdre la face, les États touchés par les majorations tarifaires du président américain répliquent en usant de la même arme. La spirale maléfique du protectionnisme s’est ainsi mise en place, avec pour victimes les consommateurs.

    Il ne faut pas oublier que les droits de douane ne sont que des impôts acquittés par les contribuables des pays qui les décident. La surenchère actuelle ressemble à celle des années 1930 qui n’avait fait qu’accentuer la crise de 1929. Le protectionnisme, censé réduire la dépendance vis-à-vis de l’extérieur et favoriser l’emploi, est historiquement synonyme de ralentissement de la croissance.

    En France, à la fin du XIXe siècle, les tarifs Méline destinés à protéger l’économie ont retardé sa modernisation. Les périodes de forte croissance en France coïncident avec l’ouverture des frontières, que ce soit durant le Second Empire ou pendant les Trente Glorieuses. Aux États-Unis, dans les années 1980, les droits de douane sur les aciers japonais ou coréens adoptés pour protéger la sidérurgie américaine ont abouti à la destruction de 200 000 emplois, en particulier dans l’automobile. Les entreprises américaines de ce secteur, contraintes d’acheter un acier plus cher et de moins bonne qualité, ont perdu d’importantes parts de marché à l’intérieur comme à l’extérieur.

    Le choix du protectionnisme par les États-Unis constitue une erreur stratégique majeure.

    Le protectionnisme ralentit la diffusion du progrès technique et pèse sur les gains de productivité. Le choix du protectionnisme par les États-Unis constitue une erreur stratégique majeure. Ce pays est la première puissance économique mondiale. Il est en situation de plein-emploi et enregistre un taux de croissance parmi les plus élevés au sein de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques)

    Déficit commercial
    Déficit commercial

    Certes, sa balance commerciale est fortement déficitaire (920 milliards de dollars en 2024), conséquence du fort pouvoir d’achat des consommateurs américains et de l’éclatement des chaînes de valeur.

    Ce déficit est en partie imputable à des importations réalisées par des entreprises américaines qui logent par ailleurs en partie leurs bénéfices liés dont les royalties liées aux marques, dans des pays étrangers comme l’Irlande. Les États-Unis pratiquent une spécialisation dans les domaines où ils disposent d’avantages comparatifs importants (la recherche, le financement et le marketing), laissant la production à d’autres pays.

    Le déficit commercial est compensé par les transferts financiers. Les États-Unis attirent les capitaux du monde entier en raison de la forte rentabilité des investissements dans ce pays. Le dollar, première monnaie commerciale et de réserve du monde, permet de financer le déficit commercial sans difficulté.

    Un combat de coqs sans intérêt.

    Les répliques des États aux majorations des droits de douane américains sont populaires, mais alimentent l’attrition du commerce international et la fragmentation de l’économie mondiale. Elles remettent en cause le processus de libéralisation du commerce international engagé après la Seconde Guerre mondiale par les Alliés afin d’éviter la répétition des erreurs des années 1930. La raison voudrait que l’on réponde par le mépris, le combat de coqs étant en la matière sans intérêt.

    Aider à la réorientation des échanges et au développement du marché intérieur sera plus utile. Par le jeu des droits de douane croisés, producteurs comme consommateurs sont pénalisés. « L’histoire ne se répète pas, elle bégaie » comme aimait à dire Karl Marx. Au moment où les États-Unis et leurs partenaires commerciaux s’engagent dans une escalade tarifaire risquée, n’oublions pas, la formule de Frédéric Bastiat, « Si les marchandises ne traversent pas les frontières, les soldats le feront ».

     Seule une approche fondée sur la recherche d’équilibres commerciaux équitables et sur le respect des règles internationales permettra d’éviter les pièges d’un repli irrationnel.

  • « Prenez la parole » semaine de la Francophonie au Maroc

    « Prenez la parole » semaine de la Francophonie au Maroc

    Cette année, la semaine de la langue française se tient du 15 au 23 mars 2025. Créée en 1995, cette initiative permet, entre autres, de célébrer la Francophonie à travers de nombreuses animations organisées en France et à l’étranger. C’est ainsi qu’au Maroc, un des pays le plus francophones au Monde et membre de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), l’Institut français présent sur place propose un programme culturel et artistique aussi riche. « Prenez la parole » est le titre donné à ces événements, pour nous en parler Lesfrancais.press a interrogé Agnès Humruzian, Directrice Générale de l’Institut français du Maroc et Conseillère de coopération et d’action culturelle (COCAC) à l’Ambassade de France.

    Agnès Humruzian - Directrice générale de l'Institut français du Maroc - Conseillère de coopération et d'action culturelle
    Agnès Humruzian – Directrice générale de l’Institut français du Maroc – Conseillère de coopération et d’action culturelle

    Lesfrancais.press : « Comment se présente la semaine de la francophonie au Maroc ? »

    Agnès Humruzian : « Dans le cadre de la semaine de la francophonie qui a lieu du 15 au 23 mars 2025, l’Institut français au Maroc propose plusieurs activités dont une programmation culturelle spécifique dans les Instituts français au Maroc. Une nuit du conte francophone a ainsi été organisée conjointement avec des ambassades francophones (Suisse, délégation de Wallonie-Bruxelles et Bureau du Québec) le 13 mars à Casablanca, le 14 mars à Rabat et le 15 mars à Marrakech. Plusieurs artistes francophones, représentatifs de la diversité de la langue française dans le monde, se sont succédés pour faire revivre des légendes, des contes populaires et des récits imaginatifs. Ce fut d’ailleurs un réel succès.

    « La semaine de la francophonie est un évènement mondial qui met à l’honneur la diversité de la langue française, une langue vivante qui évolue dans des contextes très différents »

    Agnès Humruzian, DG de l’Institut français du Maroc et COCAC.

    D’autre part et en collaboration avec les AREF (Académie Régionale de l’Education et de la Formation), l’opération « Dis-moi dix mots pour la planète », lancée par le Ministère de la Culture en France, sera mise en place pour les élèves de fin de primaire et de début de collège des écoles publiques marocaines. Ces élèves participeront à une aventure artistique à travers des ateliers d’écriture de chansons animés par le duo musical français Angle Mou. Une action plus institutionnelle menée par le Groupe des ambassadeurs francophones se déroulera la journée du 20 mars avec des actions caritatives et sociales en faveur des enfants. »

    Lesfrancais.press : « Cet évènement se déroulera dans plusieurs pays dans le monde, y aura-t-il une approche particulière au Maroc ? »

    Agnès Humruzian : « La semaine de la francophonie est un évènement mondial qui met à l’honneur la diversité de la langue française, une langue vivante qui évolue dans des contextes très différents. Et c’est ce qui en fait sa richesse !  C’est un événement de tous les francophones et notamment les jeunes des écoles, des collèges et des lycées, particulièrement nombreux au Maroc à s’investir dans la langue française. La francophonie scolaire fait d’ailleurs l’objet de nombreuses coopérations éducatives. » 

    Lesfrançais.press « Comment comptez-vous décliner le thème choisi cette année « Prenez la parole » en action pour la promotion de la langue française et de la culture francophone à travers le Royaume ? »

    Agnès Humruzian : « Le choix d’organiser une Nuit du Conte dans plusieurs villes du Royaume répond à cet objectif de célébrer la parole. Le conte est un art vivant et accessible, et il trouve un écho particulier au Maroc, où il existe une tradition orale très ancienne.

    « Le conte est un Art vivant et accessible qui trouve un écho particulier au Maroc où il existe une tradition orale très ancienne. »

    Agnès Humruzian, DG de l’Institut français du Maroc et COCAC.

    En effet, les festivals de conte rencontrent un énorme succès dans les villes marocaines, où les salles sont souvent combles. Ces rencontres à travers le conte représentent également des occasions pour le public d’écouter les récits, mais aussi participer, et ainsi prendre la parole à leur tour. Le conte est un moyen de partage et de rapprocher les différentes cultures.  

    La nuit du conte francophone
    La nuit du conte francophone

    En complément de ces représentations, une Masterclass destinée aux jeunes conteurs en herbe est organisée pendant trois jours à l’Institut français à Casablanca. Les conteurs francophones animeront les sessions, une occasion unique de partager les expériences de scène, de réfléchir ensemble sur les ressorts du bon conte et d’explorer les clés du métier. »

    Lesfrancais.press : « Faut-il considérer que du 15 au 23 mars 20225, la France sera à l’honneur au Maroc ? »

    Agnès Humruzian : « Du 15 au 23 mars, ce sera essentiellement la langue française qui sera à l’honneur. Comme vous le savez, la langue française est la 5ème langue parlée, après le mandarin, l’anglais, l’espagnol et l’arabe. On dénombre près de 330 millions de locuteurs sur les 5 continents. Ce sont l’ensemble de ces locuteurs, dont ceux au Maroc, qui seront à l’honneur. »

    Lesfrançais.press : « Une dernière « Prise de parole » ? »

    Agnès Humruzian : Bienvenue à toutes et tous vos lecteurs aux événements organisés et pour partager une langue universelle, la musique, profitez également dans tout le réseau de l’Institut français du Maroc des Nuits du Ramadan ! »

    Programmation et événements de l’Institut Français du Maroc :


    A découvrir ici

  • L’UE propose 40 milliards d’euros pour répondre aux besoins militaires de l’Ukraine

    L’UE propose 40 milliards d’euros pour répondre aux besoins militaires de l’Ukraine

    L’UE a suggéré la création d’un fonds européen pour envoyer entre 20 et 40 milliards d’euros d’aide militaire à l’Ukraine, sur la base d’une participation volontaire, afin d’éviter tout veto de la part de la Hongrie.

    Le mois dernier, le bras diplomatique de l’UE a proposé de mettre en place un programme européen pour envoyer 1,5 million de munitions à l’Ukraine. Le texte vu par Euractiv ne contenait aucun chiffre sur le montant financier nécessaire pour mener à bien ce travail.

    Étant donné le refus constant de la Hongrie de participer à tout projet visant à soutenir l’Ukraine, que cela soit militairement ou non, via les canaux de l’UE, la proposition a été réécrite pour inclure les « États membres participants ».

    La dernière version de la proposition vue par Euractiv indique que les pays sont encouragés à fournir un soutien militaire à l’Ukraine en 2025 avec une valeur provisoire d’au moins 20 milliards d’euros, et pouvant atteindre 40 milliards d’euros en fonction des besoins ukrainiens.

    Dans un premier temps, les dirigeants devraient se mettre d’accord sur une dépense de cinq milliards d’euros pour deux millions de munitions d’artillerie de gros calibre en 2025, conformément à ce que propose le texte.

    Armée ukrainienne sur le front
    A handout photo made available by the press service of the 65th Mechanised Brigade of the Ukrainian Armed Forces shows servicemen of the 65th Mechanised Brigade attending training at a military shooting range in the Zaporizhzhia region, Ukraine, 10 March 2025 amid the Russian invasion. EPA-EFE/Press service of the 65th Mechanized Brigade HANDOUT HANDOUT EDITORIAL USE ONLY/NO SALES [EPA-EFE/Press service of the 65th Mechanized Brigade HANDOUT HANDOUT EDITORIAL USE ONLY/NO SALES]

    Chaque pays participerait en fonction de son poids économique, soit en espèces, soit directement en nature. L’UE elle-même comptabilisera comme sa contribution les 1,9 milliard d’euros provenant des bénéfices exceptionnels qu’elle a tirés des avoirs russes gelés, même si ces fonds ont déjà été engagés et en partie déboursés.

    Les priorités devraient être les munitions d’artillerie de gros calibre, les systèmes de défense aérienne, les missiles, les drones, les avions de chasse, mais aussi tout soutien à la régénération des brigades, qui comprend généralement l’entretien de l’équipement et un soutien non létal.

    Plus largement, la liste comprend les « contributions des États membres aux garanties de sécurité pour l’Ukraine », sans plus de détails. Et tout autre soutien militaire considéré comme une priorité par Kiev sera pris en compte dans le cadre de ce programme, ajoute le texte.

    Le texte a été communiqué aux États de l’UE jeudi, avant la réunion des ministres des affaires étrangères prévue lundi. Les dirigeants se réuniront également en sommet la semaine prochaine, notamment pour discuter de l’aide à l’Ukraine et du renforcement de leurs capacités de défense.

    Les pays ont jusqu’au 30 avril pour manifester leur intérêt à participer au programme.

    La semaine prochaine, l’exécutif européen prévoit de présenter les détails de son plan visant à débloquer 800 milliards d’euros pour l’achat en commun d’équipements de défense européens et pour stimuler la production industrielle.

    Son livre blanc sur l’avenir de la défense européenne présente déjà des mesures en faveur d’un marché unique pour le secteur et met en évidence les lacunes critiques en matière de capacités, alors que l’Europe est contrainte par son allié traditionnel de longue date, les États-Unis, de prendre davantage de mesures pour sa défense.

    Malgré les pressions exercées par les États-Unis pour finir la guerre le plus rapidement possible, les Européens ont régulièrement promis de continuer à fournir des armes à l’Ukraine, afin qu’elle avoir la main haute à la table des négociations et qu’elle reste en mesure de se défendre sur le long terme.

● Radio en direct
En pause