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  • Les clés pour préparer son entreprise en cas de «no deal»

    Prévoir le pire, en espérant le meilleur. Les chefs d’entreprise doivent se préparer à un Brexit sans accord. Josselin Lemerle, responsable Action économique à la direction régionale des douanes de Caen, livre de précieux conseils à Euractiv.

    Le 29 mars 2019 à 23 h, heure française, le Royaume-Uni devrait sortir du marché commun de l’Union Européenne. Cela sonnera le rétablissement des formalités douanières (droit de douane, TVA…).

    Jusqu’à maintenant, une entreprise exportatrice remplissait chaque mois un formulaire simplifié, nommé déclaration d’échanges de biens. Demain, il faudra rédiger une déclaration en douane pour chaque exportation et importation. « Il faudra remplir un D.A.U (document administratif unique). Un document plus technique et compliqué à remplir. Il faut être formé pour ».

    Quatre lettres qui peuvent vous coûter cher

    E.O.R.I : Ces quatre lettres vont peut-être vous enquiquiner. Il faut d’ores et déjà, « même préventivement », le demander auprès de la direction de la douane de votre région. Il s’agit d’un SIREN européen. Ce numéro d’enregistrement et d’identification est nécessaire pour importer et exporter ses marchandises. « Sans, elles peuvent se retrouver bloquées au port. Il faut absolument demander ce numéro qui est gratuit. En moins de 24 h, vous l’obtenez ».

    Comment dédouaner ?

    Deux possibilités. Soit vous le faites vous-même, « mais cela demande une formation aux fondamentaux douaniers », prévient Josselin Lemerle. Si vous effectuez trois déclarations par an, c’est possible de le faire en interne en maîtrisant bien les trois éléments pour taxer une marchandise : sa valeur, l’espèce, son origine.

    Soit vous faites appel à un prestataire de services, appelé R.D.E : « représentant en douane enregistrée ». « Vous lui transmettez les informations sur vos marchandises et il s’occupe de les déclarer ». Attention, s’il y a une erreur dans la déclaration, c’est toujours votre responsabilité qui sera engagée et non celle du représentant en douanes enregistré.

    Dans le contexte d’un Brexit incertain, le chef du pôle action économique conseille de « rapidement faire un choix d’organisation ».

    Le dédouanement en ligne

    La déclaration aux douanes de vos marchandises peut jusqu’à 30 jours avant l’import ou l’export. « Il ne faut pas hésiter à anticiper plutôt qu’à attendre le jour du départ des marchandises pour les déclarer ». L’application DELTA G permet aux entreprises de déclarer les formalités douanières en ligne. Pour se connecter, vous devez demander un mot de passe et un login auprès du bureau de douane.

    Notions fondamentales d’une déclaration en douane 

    Déterminer la valeur du produit : ce n’est pas que la valeur marchande du produit. Elle se calcule en incluant le coût du transport, des assurances…

    Classer l’espèce du produit : C’est un code à dix chiffres propre à chaque marchandise qui va déterminer le pourcentage de droit de douane. Le classement tarifaire peut vite tourner au casse-tête, si vous exportez des marchandises complexes. « Les entreprises peuvent demander à leur direction des douanes de la faire. Il suffit de déposer un dossier. En revanche, cela peut prendre plusieurs mois avant de l’obtenir », précise Josselin Lemerle.

    Trouver l’origine du produit : « L’origine douanière n’est pas liée à la provenance du produit mais à son lieu de production », indique le chef du pôle action économique. Il est recommandé de se mettre en contact dès maintenant avec vos fournisseurs anglais pour connaître l’origine douanière de leur produit.

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • « La France a complètement remporté la bataille du droit d’auteur » ITW de Julia Reda – Eurodéputée des Verts

    En vue d’une réunion cruciale entre les ambassadeurs de l’UE le 8 février, Euractiv Slovaquies’est entretenu avec Julia Reda pour discuter de la directive controversée sur le droit d’auteur.

    Julia Reda est eurodéputée des Verts au Parlement européen.

    Tout de suite après la fuite d’un compromis franco-allemand sur la directive droit d’auteur, vous vous êtes déchainée sur Internet, en qualifiant la proposition de « pire que jamais ». Pourquoi considérez-vous que la proposition est mauvaise ?

    Avec le premier compromis proposé par le Conseil, auquel l’Allemagne s’opposait, les petites plateformes n’étaient pas exclues du champs de la directive mais il était indiqué qu’elles devaient bénéficier d’une analyse au cas par cas. Car d parfois l’utilisation de filtres automatiques pour les contenus téléchargés pouvait être disproportionnée.

    Le compromis actuel prévoit que même les petites plateformes, doivent faire de leur mieux pour obtenir une licence auprès des détenteurs des droits. Le problème c’est qu’une plateforme ne peut pas obtenir une licence pour le contenu que des utilisateurs pourraient publier à l’avenir, comment sont-elles censées savoir les licences dont elles ont besoin ?

    L’exemption des PME, cruciale pour certains, continue de diviser les pays. La nouvelle proposition exige l’installation des filtres par tous sauf les services qui remplissent ces trois critères : être disponible au public pendant moins de trois ans, avoir un chiffre d’affaires annuel de moins de 10 millions d’euros et moins de 5 millions de visiteurs uniques chaque mois.

    L’exemption du filtrage ne couvre personne. Nous venons d’avoir une conférence sur la modération des contenus et j’ai demandé à tous les intervenants s’ils connaissaient des plateformes qui remplissent ces critères et ils m’ont répondu que non.

    Même les plateformes nationales qui sont relativement populaires comme Seznam en République tchèque ou Wykop en Pologne ne remplissent pas ces critères soit parce qu’elles sont trop populaires soit parce qu’elles sont trop vieilles.

    Ces critères sont nouveaux. Pourquoi ont-ils été choisis à ce stade des négociations ?

    La France a remporté la partie face à l’Allemagne. Mais les Allemands doivent inclure quelque chose dans la proposition pour prétendre qu’il s’agit d’un compromis. Berlin doit comprendre que personne n’est concerné par ces exceptions. Les Allemands ont complètement renoncé.

    À quoi vous attendez-vous vendredi (8 février) ?

    J’espère que l’Allemagne changera d’avis et se rendra compte que l’accord est très mauvais. Mais elle subit surement beaucoup de pression de la part de groupes concernés par le droit d’auteur.

    D’un autre côté, de grandes sociétés de la presse disent que l’article 13 ne les aide pas. L’industrie cinématographique a signé une lettre ouverte, et j’ai aussi vu un document de synthèse de la plus grande entreprise médiatique européenne, le groupe German Bertelsmann, où il affirmait être contre la directive.

    Le Parlement européen serait-il satisfait de telles modifications ?

    Le Parlement européen a déjà voté contre l’article 13 une fois, et une autre fois en faveur.

    La principale différence entre les deux est qu’en juillet, il n’y avait pas d’exemption pour les petites entreprises, et ça a été rejeté. En septembre, nous avions une véritable exemption pour les petites entreprises, sans critères d’ancienneté ou de licence, il s’agissait d’une exemption totale.

    Pendant les négociations en trilogue, Alex Voss (le rapporteur de la directive sur le droit d’auteur) doit défendre la position du Parlement, qui est que les PME doivent être totalement exemptées.

    S’il accepte ce compromis entre la France et l’Allemagne, il n’y aura pas de majorité au Parlement, surtout parce que le vote aura lieu juste avant les élections européennes et que l’article 13 est très impopulaire. Alex Voss faire preuve d’une extrême prudence car s’il rompt avec ses promesses, toute la loi pourrait être rejetée.

    Alex Voss a récemment déclaré aux journalistes qu’il serait « inacceptable » de laisser la loi au prochain Parlement et qu’il ne pouvait pas y avoir de réforme du droit d’auteur sans article 13. Pourquoi, dans une atmosphère si tendue, la pression est-elle si intense pour faire adopter la loi ?

    Je pense qu’il a tort, je pense qu’Alex Voss a montré par le passé qu’il était incapable de faire des compromis. Des universitaires, des collègues, d’autres groupes politiques, et même le sien, ont proposé de nombreuses alternatives à l’article 13. Il a fait l’objet de nombreuses critiques et il a toujours essayé d’adopter l’approche la plus extrême possible.

    Il a aussi déclaré qu’il n’accepterait pas l’accord avec lequel les détenteurs du droit d’auteur ne sont pas d’accord. Il a tout simplement donné un droit de véto à un groupe de lobbying, ce qui est une erreur.

    Je ne pense pas que ce soit impossible de trouver une majorité pour le droit d’auteur au Parlement. Mais il doit tout simplement faire davantage de compromis, ce qu’il ne semble pas être prêt à faire.

    La dernière directive sur le droit d’auteur a été proposée en 1997 et adoptée en 2001. Entre, il y a eu les élections européennes de 1999, donc ce n’est pas comme si ça n’avait jamais été fait avant.

    Ce sujet semble diviser le Parlement européen. Pourquoi ?

    La difficulté, c’est qu’aucun député ne comprend tout ce que cette directive implique. Normalement, les tâches sont bien réparties et les groupes politiques sont idéologiquement en accord les uns avec les autres. Un expert se charge ensuite de donner des explications au reste du groupe dans une atmosphère de confiance mutuelle.

    Mais pour les droits d’auteur, c’est différent, ça ne relève pas d’une idéologie. Il y a des différences au sein de la plupart des groupes politiques et tout à coup, chaque membre doit prendre sa propre décision. C’est très difficile, et il ne faut pas seulement comprendre le monde de l’internet mais aussi la législation sur le droit d’auteur.

    Le droit d’auteur concerne bien plus que la musique et les vidéos. Nous parlons toujours des mesures techniques permettant de supprimer ce type de contenu mais le droit d’auteur peut par exemple aussi s’appliquer à une statue.

    Vous avez vivement encouragé les citoyens à parler aux députés, à leur envoyer des e-mails pour connaître leurs opinions et les convaincre de s’opposer à l’article 13 de la proposition de directive sur le droit d’auteur. Continuez-vous encore à le faire aujourd’hui, au dernier stade de la négociation ?

    Il est inadmissible que l’Allemagne et la France décident de ce que le Conseil doit faire. Ce sont de grands pays et on déduit donc souvent que si l’Allemagne et la France sont d’accord, les jeux sont faits. Il y a en fait une autre solution : que plusieurs petits pays s’unissent. De nombreux petits pays ont un secteur technologique actif. Les citoyens des petits pays doivent demander à leur gouvernement pourquoi ils sont favorables à cette directive.

    Les citoyens doivent aussi demander à tous les députés européens de voter contre la directive si on ne parvient pas à un accord vendredi, et leur dire que cette question sera décisive avant les élections européennes. De nombreux députés se représenteront, et je pense que ça peut faire pencher la balance.

    La pétition contre l’article 13, la deuxième plus grande pétition en ligne de l’histoire avec plus de 4,3 millions de signature pourrait-elle aussi faire pencher la balance ?

    La ministre de la Justice allemande a annoncé qu’elle serait prête à recevoir la pétition mais ce n’est pas encore arrivé. Je crains que l’Allemagne vote oui au Conseil et que la pétition arrive donc trop tard. La ministre Katarina Barley a un rôle clé et peut faire basculer la position du gouvernement allemand parce qu’elle est ministre de la Justice et candidate principale pour les élections européennes.

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  • 2019 : l’année du sport féminin en France ?

    La France accueille la 8e coupe du monde féminine de football. Jamais un événement sportif n’a semblé si près de sortir le sport féminin de l’ornière populaire et médiatique. Les organisateurs veulent en faire une compétition accessible et familiale. En sport aussi, les femmes sont-elles l’avenir de l’homme?

    Mais dès ce mois de février, Roxana Maracineanu, ministre des Sports, Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, et Roch-Olivier Maistre, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), ont lancé, la deuxième édition de l’opération « Sport féminin toujours », en présence de la marraine de l’événement, la championne du monde de judo, Clarisse Agbegnenou.

    Quelques jours après avoir assisté à la Conférence permanente du sport féminin, dont cette opération est l’une des actions concrètes, Roxana Maracineanu participait ce mardi 5 février au lancement de la deuxième édition de l’événement « Sport Féminin Toujours ». Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et le ministère des Sports se sont une nouvelle associés pour organiser, les 9 et 10 février prochain, ce temps fort de promotion du sport féminin, en partenariat avec le secrétariat d’Etat chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, et avec le soutien du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) et du Comité paralympique et sportif français (CPSF).

    « Sport Féminin Toujours » a pour but d’inciter les médias audiovisuels (télévisions et stations de radio) sur l’ensemble du territoire de métropole et d’Outre-mer à intégrer plus de retransmissions sportives, mais aussi plus de sujets, émissions et interviews consacrés au sport féminin et aux actrices du milieu sportif en général. « Cette opération délivre un message précieux et fondamental de liberté, d’égalité et de respect mutuel et nous comptons l’inscrire dans la continuité et dans l’innovation », a souligné le nouveau président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), Roch-Olivier Maistre :

    « Nous attendons une implication plus forte encore de l’ensemble des éditeurs et diffuseurs, car la médiatisation est l’une des clés de voute de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes dans le sport, a poursuivi la présidente du groupe de travail « économie, concurrence et sport » du CSA, Nathalie Sonnac. Cette édition 2019 ne sera pas une édition de plus. Le sport féminin représente en moyenne entre 15 % et 18% du volume horaire de diffusion de retransmissions sportives. Notre objectif est de passer la barre symbolique des 20%. »

    Un discours ambitieux qui a séduit la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, qui mène depuis son arrivée une politique volontariste contre toutes les formes de discriminations, en faveur du développement du sport féminin et pour l’égal traitement des femmes et des hommes dans le sport. « C’est effectivement un sujet sur lequel je suis très attentive et engagée et la médiatisation reste selon moi un levier puissant pour accroitre le nombre de pratiquantes, lever les freins qui existent encore, notamment dans la pratique fédérale, tout en encourageant la féminisation des instances, a affirmé la ministre. Je suis convaincue que la présence de plus de femmes à des postes à responsabilités pourra apporter une vision nouvelle du sport. Avec une pratique peut-être plus adaptée aux besoins des femmes mais aussi qui saura mettre en valeur le côté éducatif du sport et pas seulement la compétition. »

    « Les femmes doivent être plus visibles pour faire naitre des vocations, a confirmé Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations. Et ce n’est pas un sujet qui concerne seulement le sport mais bien tous les champs de la société. »

    A l’occcasion de cette  2ème édition de l’opération « Sport féminin toujours »  un baromètre sport Odoxa pour Groupama et RTL se penche cette semaine sur la relation qu’entretiennent les Français avec le sport féminin. Dopée par les handballeuses, l’appétence pour le sport féminin progresse à une vitesse fulgurante. Mais les Français ne sont pas rassasiés : ils jugent massivement qu’il n’est pas assez médiatisé et encouragé par la société.

    63% des Français regardent du sport féminin ; +10 points en 6 mois !

    52 % Le football, sport féminin le plus suivi (52%), devant le hand en très forte progression (+15 points)

    83 % Aussi intéressant et spectaculaire (73%) que son homologue masculin, le sport féminin n’est pas suffisamment médiatisé (88%) et encouragé par la société (78%) selon les Français

    74 % Les Français réclament plus de sport féminin (78%) et plus de femmes journalistes sportives (74%)

    Il ne reste plus qu’à..

    En effet, la médiatisation est le facteur clé pour faire évoluer le sport. Elle tient une place intégrante dans le sport. Le concept spectacle sportif révolutionne le monde actuel puisque le sport fait maintenant partie des enjeux économiques. Mais la place réservée du sport féminin par les médias reste très minime, quasi invisible. La femme tient une position « d’objet-support » du fantasme masculin. Ce n’est que le paraître qui intéresse (Labridy, 1978). En effet, la femme doit encore lutter contre les stéréotypes de l’image de la femme rangée, réservée, attachée à son foyer et à ses enfants. Elle doit être élégante et gracieuse dans la pratique féminine. La circulaire du 27 octobre 1892 a interdit le port d’habit masculin afin de respecter ces règles. La femme doit se battre à la fois contre les stéréotypes féminins et masculins.

    En effet, d’une part les représentations féminines définissent la femme comme une personne très émotive, parfois incontrôlable et excessive. Ces termes sont justifiés par les cris lors du combat ou des larmes lors des défaites. Mais ces différentes qualifications ne sont jamais utilisées par les journalistes comme un obstacle à la performance. Les jeunes filles sont décrites comme capricieuses, élément contraire à l’activité physique. Les journalistes s’attachent donc plus à décrire des portraits quotidiens de la femme au détriment de son parcours sportif en lui-même. Ils aiment faire des reportages sur la beauté féminine comme si la femme neutralisait la sportive. Une évolution à ce sujet serait intéressante d’apporter car l’inégalité est flagrante.

    La rédaction

  • Victoire de la Musique 2019

    C’est à la Seine musicale de Boulogne-Billancourt que s’est déroulée la 34e cérémonie des Victoires de la musique, en direct sur France 2. Une soirée pleine de surprises avec le sacre de Bigflo et Oli, Jeanne Added et Angèle. Eddy de Pretto et Christine and the Queens rentrent bredouille.

    La 34e cérémonie des Victoires de la musique a rendu son verdict. Et elle a réservé pas mal de surprises. Grands favoris de la soirée, Eddy de Pretto et Christine and the Queens ont été boudés par les votants. Ils leur ont préféré Bigflo et Oli, récompensés dans la catégorie artiste masculin de l’année et album de musiques urbaines de l’année. Et Jeanne Added, l’ex-chanteuse de jazz qui est repartie avec le trophée de l’interprète féminine de l’année et de l’album rock de l’année pour « Radiate ».

    Au cours de cette soirée animée par une Daphné Bürki dont les vannes n’ont pas fait l’unanimité sur les réseaux sociaux, les Victoires ont rendu un rapide hommage à Charles Aznavour, Jacques Higelin et Maurane, décédés l’an dernier qui fut tout autant décrié que l’humour de la présentatrice comme en témoignent ces quelques tweets. Ils étaient peu nombreux à défendre sa prestation.
    Heureusement ils ont offert le trophée de l’album de chansons de l’année à « En amont », le disque posthume d’Alain Bashung.

    Cette édition 2019 a également confirmé la belle santé du hip-hop avec le premier trophée de l’album rap de l’année attribué au Belge Damso pour Lithopédion. Sa compatriote Angèle a elle décroché deux prix : celui de l’album révélation pour « Brol ». Et celui de la meilleure création audiovisuelle pour le clip de « Tout oublier ».

    La rédaction

    Voici le palmarès complet de la 34e cérémonie des Victoires de la musique…

     

    Artiste masculin de l’année

    Bigflo et Oli

    Etienne Daho

    Eddy de Pretto

     

    Artiste interprète féminine

    Jeanne Added

    Christine and the Queens

    Vanessa Paradis

     

    Révélation scène

    Therapie Taxi

    Clara Luciani

    Tim Dup

     

    Album révélation

    « Brol » de Angèle

    « Îl » de Foé

    « Roni Alter » de Roni Alter

     

    Album de chansons variétés

    « Chris » de Christine and the Queens

    « En amont » de Alain Bashung

    « Le Désordre des choses » de Alain Chamfort

     

    Album rock

    « L’Oiseleur » de Feu ! Chatterton

    « Les Rescapés » de Miossec

    « Radiate » de Jeanne Added

     

    Album de musiques urbaines

    « Cure » de Eddy de Pretto

    « La Vie de rêve » de Bigflo et Oli

    « Nakamura » de Aya Nakamura

     

    Album rap

    « Bendero » de Moha La Squale

    « Lithopédion » de Damso

    « XX5 » de Georgio

     

    Album de musiques du monde

    « Fenfo » de Fatoumata Diaware

    « LOST » de Camélia Jordana

    Delgrès de Delgrès

     

    Album de musiques électroniques

    « Dancehall » de The Blaze

    « Her » de Her

    « Super 8 » de Synapson

    Chanson originale de l’année

    « Je me dis que toi aussi » de Boulevard des airs

    « Midi sur Novembre » de Louane et Julien Doré

    « Djadja » de Aya Nakamura

    « Rêves bizarres » de Orelsan et Damso

     

    Victoire du concert de l’année

    Eddy de Pretto

    Orelsan

    Shaka Ponk

     

    Création audiovisuelle

    « Alright » de Jain

    « Rêves bizarres » de Orelsan et Damso

    « Tout oublier » de Angèle

    La rédaction

  • Des « gilets jaunes » légèrement moins mobilisés pour l’acte 13, marqué par des incidents à Paris – VIDEO

    Des milliers de « gilets jaunes » ont manifesté samedi en France pour leur acte 13, après presque trois mois de contestation, et les rassemblements ont à nouveau été marqués par des incidents dans la capitale, où un manifestant a eu une main arrachée devant l’Assemblée nationale.

    Les manifestants étaient 12.100 en France à 14H00, dont 4.000 à Paris, selon le ministère de l’Intérieur, dont les chiffres sont contestés par les « gilets jaunes ».

    Dans la capitale, des incidents ont éclaté à l’arrivée du cortège devant l’Assemblée nationale, où un manifestant a eu une main arrachée. Selon la préfecture de police, il a eu « quatre doigts arrachés ».

    La cause de la blessure reste incertaine. Mais, selon un témoin interrogé par l’AFP, il s’agit d’une « grenade de désencerclement », lancée par les forces de l’ordre, alors que des manifestants tentaient d’enfoncer les palissades protégeant l’Assemblée.

    Des incidents ont eu lieu sur le parcours de la manifestation, qui est arrivée vers 16H30 près de la Tour Eiffel, dans une ambiance très tendue. Du mobilier urbain et des distributeurs de banques ont été cassés, une dizaine de véhicules a été incendiée, principalement des voitures de luxe, mais aussi une voiture de la mission antiterroriste militaire Sentinelle. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a dénoncé sur Twitter des « attaques intolérables » et exprimé son « indignation et dégoût ».

    – Mouvement fragmenté –

    À 18H45, la préfecture de police comptait 36 interpellations à Paris. Il y avait 16 personnes en garde à 17H00, selon le parquet de Paris.

    À Toulouse comme à Bordeaux, des villes où la mobilisation a été très forte et marquée par des heurts plusieurs samedis d’affilée, des milliers de « gilets jaunes » ont manifesté. « En route pour un monde meilleur », clamait une banderole à Bordeaux, où les forces de l’ordre ont utilisé un canon à eau en fin de parcours.

    À Lyon, ils étaient aussi plusieurs milliers dans les rues. Parmi eux, Bernard, un logisticien de 56 ans : « C’est bien beau le grand débat, mais nous, on veut du concret, moins de taxes, plus de pouvoir d’achat. On sera là tous les samedis de l’année s’il le faut ».

    À Dijon, autre place forte du mouvement, le cortège s’est élancé aux cris de « Macron démission ». Emmanuel Macron « ne parle pas, il fait un monologue », a déclaré Nadine, 55 ans, qui ne croit pas au grand débat. « On a encore l’espoir que (les manifestations) ouvrent un peu les yeux » au président.

    Au moins 2.000 personnes ont défilé à Lorient. Sur un gilet jaune était écrit : « produits alimentaires +8 à 10%, retraites et pensions -3,5%. On en a marre ». « Macron démission, Castaner en prison », ont scandé des manifestants. Pour Eric, 40 ans, infographiste et maraîcher, « la revendication que je soutiens le plus, c’est le RIC (référendum d’initiative citoyenne). Il faut redonner le pouvoir de décider aux gens, comme en Suisse ».

    Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, dont la proposition de loi « anticasseurs » a été adoptée par l’Assemblée au prix de sévères remous dans la majorité, a été particulièrement visé par les manifestants.

    À Caen, 1.700 personnes ont manifesté, selon la préfecture. Ils étaient environ 1.500 à Montpellier et au moins 1.800 à Metz, entre 1.500 et 2000 à Lille.

    Le mouvement des « gilets jaunes » apparaît toujours très fragmenté. D’un côté, certains souhaitent faire prospérer la colère sociale, quitte à remiser leur méfiance des syndicats, pour manifester avec la CGT : une première journée d’action a rassemblé 137.200 personnes en France mardi, selon l’Intérieur, plus que lors des dix derniers « actes » des « gilets jaunes ».

    De l’autre, beaucoup veulent éviter toute récupération politique, au moment où Rome multiplie les encouragements au mouvement, dans la perspective des élections européennes.

    Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 étoiles et numéro deux du gouvernement italien, a semé la zizanie en rencontrant mardi Christophe Chalençon – une figure controversée qui a appelé à installer un ancien militaire au pouvoir – et d’autres membres d’une liste de « gilets jaunes » montée pour ces élections.

    Une rencontre impromptue, organisée à l’insu de la tête de liste, Ingrid Levavasseur, et qui a provoqué une crise diplomatique entre l’Italie et La France.

    Pour protester contre toute instrumentalisation, Maxime Nicolle, l’une des figures historiques des « gilets jaunes », s’est déplacé vendredi à la frontière italienne pour répéter que le mouvement « n’a pas de leader » et « est apolitique ».

    Le chef de l’État, très présent dans son grand débat, a vu sa cote de popularité remonter. Mais selon un sondage diffusé jeudi, 64% des Français continuent de « soutenir » le mouvement des « gilets jaunes ».

    La rédaction avec l’AFP

     

  • Tour d’horizon : Les frontaliers votent pour le Luxembourg et la Suisse

    En 2015, la France comptait 375 000 travailleurs frontaliers exerçant une activité salariée ou non à l’étranger, dans un pays où ils se rendent quotidiennement ou au moins une fois par semaine. Une sur deux travaille en Suisse et une sur cinq au Luxembourg. Dans les territoires limitrophes du Luxembourg, 20 % des actifs sont des travailleurs frontaliers. Ce taux est de 15 % pour la Suisse. Les territoires proches des frontières connaissent une augmentation de leur population en raison du caractère attractif des marchés de l’emploi étrangers. Ce sont des couples jeunes qui décident de s’installer à proximité des frontières.

    Les territoires proches de la frontière espagnole font exception avec un léger déficit naturel côté français. En revanche, ces territoires compensent par un solde migratoire positif. Ils accueillent de nombreux retraités.

    Deux tiers des frontaliers résidant en France travaillent en Suisse et au Luxembourg. Le Luxembourg et la Suisse sont au cœur des échanges frontaliers avec la France. Ces deux pays bénéficient d’une accessibilité géographique relativement facile, d’un niveau de rémunérations plus élevé, d’un faible taux de chômage et d’une faible barrière linguistique, ce qui les rend attractifs pour les Français.

     L’Allemagne et Monaco emploient chacun 5,9 % des actifs des zones frontalières voisines, tandis que la Belgique en accueille 2,4 %. L’Espagne, l’Italie et Andorre réunis n’en captent que 0,6 %.

    La France attire quant à elle beaucoup moins de travailleurs frontaliers. Environ 10 000 salariés résident dans les territoires étrangers voisins et viennent travailler côté français (hors travailleurs détachés), dont la majorité de Belges. Le dynamisme économique de la Suisse joue sans doute en faveur d’une hausse de la population côté français.

    La Suisse est la première destination des travailleurs frontaliers

    La Suisse est la première destination des travailleurs frontaliers en provenance de la France métropolitaine. Comme au Luxembourg, le marché de l’emploi y est plus attractif, avec un taux de chômage nettement plus bas qu’en France et des rémunérations plus élevées : en 2014, le salaire brut mensuel moyen est deux fois supérieur en Suisse et 50 % plus élevé au Luxembourg qu’en France. Le nombre d’habitants s’accroît dans les zones d’emploi facilement accessibles par l’autoroute depuis Genève, notamment celles du Genevois français (+ 2,3 %), d’Annecy et de Chambéry (+ 1,4 % et + 1,0 %), ainsi que dans les zones limitrophes des cantons de Bâle, de Vaud et de Neuchâtel (entre + 1,2 %et + 0,7 % par an) tout comme celles du Pays de Gex dans l’Ain. Dans ces territoires, le solde naturel et le solde migratoire contribuent tous les deux à l’augmentation de la population de part et d’autre de la frontière, particulièrement en Haute-Savoie et dans l’Ain (Pays de Gex) où se loger revient moins cher qu’à Genève, malgré le coût élevé du foncier dans ces territoires frontaliers. La population des zones françaises frontalières de la Suisse est globalement plus jeune que celle de leurs voisins.

    La Belgique et l’Allemagne sont peu attractives

    Malgré un espace francophone commun, la Belgique attire beaucoup moins de travailleurs frontaliers que la Suisse et le Luxembourg en raison d’une situation économique moins favorable. Néanmoins, près de 34 000 personnes résidant à proximité de la frontière vont y travailler. Le niveau moyen des salaires y est plus élevé qu’en France (14 % de plus en 2014).

    L’Allemagne attire relativement peu de travailleurs en provenance de France bien que son taux de chômage y soit bien plus faible. La concurrence luxembourgeoise et suisse, la barrière de la langue, ainsi que le niveau des rémunérations comparable à la France n’incitent pas les résidents français à traverser la frontière pour y aller travailler.

    L’Espagne et l’Italie, délaissées

    Les échanges de travailleurs entre la France et l’Espagne et l’Italie sont très peu nombreux. Les barrières naturelles jouent sans doute grandement, tout comme le faible dynamisme de l’emploi et le niveau des rémunérations moins élevé (en 2014, le salaire brut moyen est respectivement 30 % et 10 % plus faible en Espagne et en Italie qu’en France). Le développement des transfrontaliers pose une série de problèmes que ce soit en termes de protection sociale d’infrastructures de transports et de coopérations entre les collectivités territoriales de part et d’autre des frontières. L’épineux dossier de la CSG encours de règlement après plusieurs condamnations de la France prouve que la question du travail transfrontalier n’est pas anodine en matière de finances publiques.

    Un article publié sur le site de notre partenaire

    extrait de Lorello Ecodata, lettre d’information économique confidentielle avec l’autorisation de son Président, Philippe Crevel, économiste
  • Pour une Europe citoyenne – Un dossier pour comprendre les élections européennes

    26 Mai 2019 : les enjeux du rendez -vous citoyen européen.

    Un dossier réalisé par Gérard Bokanowski. Ce dernier a exercé successivement, au Parlement Européen les fonctions de Secrétaire Général du Groupe DEP/RDE (gaulliste) , de Directeur Général et de Conseiller Spécial du Président..

    Il fut Secrétaire Général des Français de l’Etranger du RPR et a présidé, de 2016 à 2018 le Groupe Europe des Républicains/Bruxelles.

    Renforcer la démocratie européenne et désigner les gouvernants

    En élisant leurs députés européens, les citoyens des 27 Etats membres de l’Union Européenne vont déterminer -sans la Grande Bretagne- l’équilibre politique du Parlement Européen renouvelé et, en même temps , indiquer quelle force politique majoritaire pourra prétendre à la Présidence de la Commission Européenne.

    En pratique, c’est le candidat du Groupe politique vainqueur de l’élection , le « spitzenkandidat » qui a vocation à être nommé par le Conseil Européen à la Présidence de la Commission.

    En effet, innovation du Traité de Lisbonne entré en vigueur le 1erDécembre 2009, la nomination doit « tenir compte des élections ».

    l’enseignement des dernières élections de 2014 :

    En utilisant la règle constitutionnelle des régimes parlementaires classiques (le PPE arrivé en tête aux élections est le formateur), le Parlement Européen a imposé au Conseil Européen la désignation de Jean-Claude Juncker.

    En même temps PPE et Socialistes (arrivés en seconde position) s’accordaient pour reconduire le leader socialiste Martin Schulz à la présidence du Parlement Européen.

    Il s’agissait d’un changement institutionnel profond : nous sommes passés de la dialectique Etats – Commission, avec un Président de celle ci désigné par le Conseil Européen et acceptable par le Parlement Européen, à une Commission procédant du Parlement Européen au bénéfice du leader du parti politique européen arrivé en tête de l’élection.

    Pour employer le langage de la Révolution française, c’était  la revanche des représentants du « Tiers-Etat européen » contre les privilégiés, les Princes du Conseil Européen des Chefs d’Etat et de Gouvernement.

    Coimme le déclaraitl’ancien ministreAlain Lamassoure, qui présidait  la Délégation française du Groupe PPE au Parlement Européen , « le Parlement européen a reflété scrupuleusement le vote des citoyens européens. Le vainqueur de l’élection devient le chef de l’éxécutif. C’est l’an I d’une vraie démocratie européenne »
    Et, de fait, c’est sur l’équilibre des nouveaux groupes parlementaires européens issus de l’élection, que Jean- Claude Juncker a composé son équipe.

    Cette montée en puissance du Parlement Européen suppose à la fois un groupe parlementaire dominant – en l’occurrence le PPE-  et un, ou des, accords de coalition , puisque le Parlement Européen se prononce « à la majorité des membres qui le composent « sur le candidat retenu par le Conseil Européen

    La nouvelle donne.

    Réunis en session plénière en Février 2018 les eurodéputés ont réaffirmé leur attachement au principe de, la nomination de la tête de liste du parti vainqueur de l’élection , le « Spitzenkandidat ». A la suite des Congrès des partis politiques européens fin 2018, chacun a désigné son candidat.

    Cependant, les « Princes « qui représentent les  Etats membres qui composent le Conseil Européen, lors d’une réunion informelle, ont rejeté toute automaticité de la nomination du Président de la Commission. Mme Merkel précisant : « On ne peut pas dire toute simplement , le candidat du parti le plus fort, c’est lui. Il y a bien des gouvernements nationaux où le parti le plus fort n’est pas celui qui fournit le chef du gouvernement ».

    Il faut donc s’attendre à une négociation , pour ne pas dire une confrontation entre le Parlement et le Conseil Européen, d’autant plus qu’il s’agira également de renouveler le Président du Conseil Européen, (actuellement M. Tusk)  le Haut Représentant de l’Union pour les Affaires Etrangères et la politique de sécurité (Mme Mogherini) ainsi que le Président de la BCE (Mario Draghi) dont le mandat de 8 ans , non renouvelable, expire en Octobre prochain.

    Cette négociation inévitable pourrait permettre à Michel Barnier – qui conduit de main de maître la négociation du Brexit avec les Britanniques , en préservant la cohésion des 27 et le respect des Traités –  de faire valoir sa candidature à la Présidence de la Commission.

    Si l’on met à part la présidence semestrielle du Conseil exercée à tour de rôle  par les Etats membres, c’est en fait tous les membres du véritable gouvernement de l’Union Européenne, son « Directoire » qu’il s’agira de renouveler en tenant compte du  vote des Citoyens du 26 Mai.

    Si la nomination du Président du Conseil Européen ne dépend que du vote de ce dernier (accord de 20 Etats représentant au moins 65% des populations) , le Parlement est consulté sur la nomination du Président de la BCE et pèse indirectement sur la nomination du Haut Représentant puisqu’elle doit recevoir l’agrément du Président de la Commission, dont il sera d’ailleurs le vice-président.

    Une majorité politique

    Il s’agira également de dégager une majorité politique au service d’un programme qui permette de relancer les actions essentielles à la vie des citoyens , et notamment :

    • un plan d’action contre le réchauffement climatique-
    • une zone euro au service de la compétitivité , de l’emploi et de la protection sociale par la promotion d’ une convergence fiscale et sociale.
    • La construction du marché unique de l’énergie et du numérique.
    • une véritable politique de concurrence permettant la relance de la compétitivité européenne et de l’investissement dans les domaines stratégiques.
    • une politique des frontières et de gestion des migrations
    • une action déterminée contre le terrorisme
    • la concrétisation d’une Politique Européenne de Sécurité et de Défense .
    • une politique commerciale protectrice des intérêts et du mode de vie européens..
    • une nouvelle gouvernance qui doit permettre de surmonter le blocage des décisions essentielles à la vie des citoyens.

    Il s’agit pour l’Union Européenne de  répondre aux angoisses face à la mondialisation.

    Le dossier détaillé de ce « new deal » fait l’objet d’ un rapport séparé qui se réfère notamment aux travaux du Sénat sur la Refondation de l’Europe) [1]

    1 Rapports de Jean-Pierre Raffarin et de Jean Bizet sur la Refondation de l’Union Européenne . Conclusions de Gérard Larcher. Rapport sur la francophonie de Louis Duvernois.

    Les dangers d’une Europe « nationale populiste».

    Le contexte géopolitique de l’élection européenne du 26 Mai est profondément différent de la situation qui prévalait il y a cinq ans.

    En 2014, les forces politiques traditionnelles (conservateurs, sociaux – démocrates, libéraux ) organisées au sein des groupes parlementaires et des partis politiques européens , PPE, PSE et dans une moindre mesure ADLE (libéraux) , largement majoritaires, ont constitué le « Directoire Européen ».

    S’il faut tenir compte des embrouilles dans la gestion du Brexit, ce sera différent cette fois ci : la moitié des gouvernements de l’UE  est constituée de partis minoritaires.

    Comme le constatait un politologue rompu aux arcanes de Bruxelles : « La poussée des droites radicales empêche la formation de blocs majoritaires ». Au pouvoir  en Italie , elles contribuent (ou contribuaient en Belgique) à des majorités de coalition en Espagne, en Suède, au Danemark, aux Pays Bas, en Grèce et dans la quasi-totalité des pays de l’Europe orientale. On tiendra compte également de la poussée des écologistes en Allemagne, aux Pays Bas, en Belgique, au Luxembourg.

    Dans un tel contexte, l’Union de la France et de l’Allemagne est plus que jamais nécessaire.

    Le moteur franco-allemand et la relance de l’Europe politique.

    L’Union Politique de l’Europe et la protection de ses frontières supposent de retrouver et de donner suite à l’initiative du « Noyau Dur » franco-allemand proposée, il y a 25 ans ,par MM Schaüble et Lamers. L’Initiative Européenne d’Intervention et le Traité d’Aix la Chapelle manifestent la volonté des deux gouvernements d’œuvrer dans cette direction.

    L’Initiative Européenne d’Intervention.

    Faisant suite à la relance de l’Europe de la Défense , en Décembre 2017 , en Coopération Structurée permanente (CSP) à 25 Etats membres , «  l’Initiative pour l’Europe » ,

    d’’Emmanuel Macron discutée , en tête à tête , à Meseberg , avec la Chancelière, le 19 Juin dernier a permis de débloquer le démarrage d’une force commune d’intervention.

    En font partie la France , l’Allemagne  la Grande Bretagne , le Portugal, la Belgique , les Pays Bas, le Danemark ,l’Estonie et la Finlande. L’Italie y a été associée.

    En particulier, elle bénéficiera de l’accord de Lancaster House , signé en 2010 avec la Grande Bretagne , appelé à devenir le fer de lance des Opex., les opérations extérieures.

    Elle se distingue des autres projets en cours (ad hoc, UE, OTAN) par sa vocation opérationnelle ambitieuse, tout en contribuant à les renforcer.

    Le Traité d’Aix la Chapelle

    Signé le 22 Janvier dernier il se propose d’approfondir le  « Traité de l’Elysée » signé par le Général de Gaulle et le Chancelier Adenauer en 1963.

    En matières de Défense, il complète l’Initiative européenne de Défense par l’instauration d’ un Conseil franco-allemand de défense et de sécurité qui se propose de piloter « la capacité d’action autonome de l’Europe », de renforcer leur clause d’assistance réciproque , d’instaurer une « culture commune » entre leurs forces armées et de rapprocher leur politique d’exportation d’armements..

    La culture et l’éducation renouent avec l’esprit du Traité de l’Elysée qui se concrétise par la création d’un « Fonds citoyen « destiné à encourager et à soutenir les initiatives visant à rapprocher les deux peuples ».

    La convergence économique – sujet sensible – n’est pas occultée et les partenaires se fixent comme objectif « d’instituer une « zone économique franco-allemande dotée de règles communes, en commençant par « l’harmonisation du droit des affaires » . Un Conseil franco-allemand d’experts économiques y travaillera.

    La politique de développement vis-à-vis de l’Afrique, la politique climatique, la transition énergétique, la mise en place d’une plateforme numérique, les développements de l’Intelligence artificielle feront l’objet d’ »un programme pluriannuel de projets communs »

    Enfin deux innovations institutionnelles complètent ces engagements :

    – une fois par trimestre un membre de l’un des gouvernements participera au Conseil des ministres de l’autre Etat .         – la création annoncée d’une assemblée parlementaire franco-allemande entre l’Assemblée nationale et le Bundestag –  élargie notamment dans le cadre de la coopération décentralisée, entre le Sénat, Assemblée parlementaire de plein exercice, et le Bundesrat – renforcera la relation bilatérale.

    Compte tenu de la tentation unilatéraliste du Président des Etats- Unis, la signature du Traité à Aix-la-Chapelle de coopération et d’intégration franco-allemandes, redonne du souffle à une relation bilatérale, singulière, réaffirmée et renouvelée.
    Rapprocher davantage l’Europe des citoyens,  particulièrement, dans la perspective du BREXIT, conforte la place de l’Union européenne dans le monde par la pratique d’un multilinguisme assumé où le français, langue fondatrice, doit redevenir une langue de travail à part entière. On constate en effet qu’au sein de l’UE, post-BREXIT, plus aucun pays n’utilisera l’anglais comme langue officielle. Il importe donc de promouvoir la Francophonie, un espace géopolitique au XXIe siècle, qui partage une langue avec de nombreux pays au sein d’une communauté de valeurs.

    Le « Business plan » de l’Europe

    Fédérer la zone euro autour du couple franco – allemand, en complétant le Marché intérieur, assorti d’un gouvernement économique européen , d’une réglementation bancaire et d’une harmonisation fiscale; assurer la sécurité de l’Europe en stabilisant ses frontières ; développer sa Sécurité et sa politique de défense en « coopérations renforcées » avec un Etat -Major européen indépendant de l’OTAN mais en coopération avec elle…et appuyée sur un Livre Blanc qui fixe les grands principes d’une politique étrangère européenne pourrait constituer l’objectif de ces dix prochaines  années.

    A terme tous les pays membres de la Grande Europe pourront y participer mais chacun à son rythme.

    Une organisation différenciée.

    En fonction du degré d’engagement des Etats membres, l’Union Européenne s’organiserait à trois niveaux :

    – l’Europe du Grand Marché et de la Libre circulation, à 27 où la Grande Bretagne serait  associée, sans doute suivant un format Espace Economique Européen  avec la Suisse et la Norvège.

    – L’Europe de l’Union Economique et monétaire et des politiques communes à 19.

    – l’Europe, plus restreinte de la Sécurité et de la Défense

    Les Institutions européennes devront être adaptées en conséquence. Sans doute devront elles évoluer du Directoire actuel (Conseil Européen, Conseil, Commission , BCE, Présidence de l’eurozone) en une Présidence élue de l’Union Européenne (et pas seulement du Conseil Européen) ayant la Commission sous son autorité.

    Il s’agirait de mettre fin à la paralysie du Conseil, à la prolifération bureaucratique et à l’indécision, en généralisant le vote à la majorité qualifiée du traité de Lisbonne (55% des Etats , voire 72% hors proposition de la Commission – représentant 65 % des populations) , pour autant que l’on ait strictement délimité le principe de subsidiarité.

    Les développements nécessaires de l’Union politique de sécurité et de Défense s’accompagnant de la mise en place d’un Conseil de Sécurité européen.

    De telles réformes nécessitant une coopération étroite entre le Parlement Européen et les Parlements nationaux.

    Une certaine idée de l’Europe

    Le Traité d’amitié franco-allemand dit « Traité de l’Elysée » constituait , en 1963, pour le Général de Gaulle, le premier pas de l’Union Politique de l’Europe, complétant la création de la Communauté européenne.

    Cette Union politique procédait de sa vision de la construction de  la Grande Europe, « de l’ Atlantique à l’ Oural », indépendante, basée sur l’ Union de la France et de l’ Allemagne, fondée sur une Union douanière, économique et monétaire -appuyée sur une politique étrangère et une Défense communes, bâtie sur les Nations dans le cadre d’une Confédération.

    Devant l’affaiblissement du lien atlantique, le départ programmé de la Grande Bretagne de l’UE , l’apparition de nouvelles sphères d’influence entre les Etats Unis, la Chine, la Russie , l’Union Politique, économique et de sécurité de l’Europe constitue un impératif.

    Qui ne voit que dans le nouvel « arc de crise » aux portes de l’Europe, en Ukraine, au Moyen Orient, en Syrie, en Lybie, en Irak mais aussi en Afrique la présence et l’influence de l’Europe doivent s’imposer pas seulement comme bastion avancé de l’Alliance atlantique mais comme pôle de sécurité du continent européen, le moment venu en partenariat avec la Russie ?

    La France , l’Allemagne – et tous les Etats membres qui partagent cette vision – doivent en être les fondateurs.

    Gérard Bokanowski

    GB a exercé successivement, au Parlement Européen les fonctions de Secrétaire Général du Groupe DEP/RDE (gaulliste) , de Directeur Général et de Conseiller Spécial du Président..

    Il fut Secrétaire Général des Français de l’Etranger du RPR et a présidé, de 2016 à 2018 le Groupe Europe des Républicains/Bruxelles.

  • Énergie-climat : le gouvernement se prépare à bondir en arrière

    En consultation au CESE, le projet de loi énergie-climat minore les objectifs de baisse de consommation d’énergie et supplante la division par quatre des émissions de GES, entre 1990 et 2050, par le concept flou et non contraignant de neutralité carbone.

    C’est une petite loi qui va faire couler des torrents d’encre. Plusieurs médias, dont le JDLE, ont eu connaissance, ce jeudi 7 février, de la dernière mouture du projet de loi « énergie-climat ». Envoyé pour consultation au conseil économique, social et environnemental (CESE), ce texte compte tout juste 5 articles.

    Comme prévu, il crée officiellement le Haut Conseil pour le climat (HCC), annoncé en novembre dernier par Emmanuel Macron. Présidé par la climatologue Corinne Le Quéré, le HCC sera composé « d’au plus » 13 personnalités qualifiées.

    Les 13 du HCC

    Organisme indépendant, « placé auprès du Premier ministre » (sic) et hébergé dans les locaux de France Stratégie, le HCC devra rendre « chaque année un rapport portant sur le respect de la trajectoire de baisse des émissions de gaz à effet de serre. »

    L’aréopage devra aussi veiller à « la bonne mise en œuvre des politiques et mesures pour réduire les émissions nationales de gaz à effet de serre, développer les puits de carbone, réduire l’empreinte carbone et développer l’adaptation au changement climatique, y compris leurs déclinaisons territoriales en s’appuyant sur les documents de planification territoriale. »

    Le Gouvernement disposera d’un délai de 6 mois pour répondre à ces rapports devant le Parlement et le Conseil économique, social et environnemental. Cet article 2 devra être complété par un décret qui déterminera les modalités de fonctionnement et le budget du HCC.

    Le retour des éoliennes ?

    Sujet qui réjouira les promoteurs des énergies renouvelables électriques : l’Autorité environnementale. L’article 3 ouvre la voie à la (re)création de cette instance dont la disparition dans le paysage administratif français a fortement ralenti le déploiement des renouvelables, éolien en tête.

    Feuilleton de ces derniers mois, la fraude aux certificats d’économie d’énergie (CEE) n’a pas été oubliée non plus. L’article 4 renforce le contrôle du dispositif créé par la loi Pope de 2005.

    Paquet énergie climat 2030

    L’article 5 autorise le gouvernement à transcrire par ordonnance les règlements et directives européens du paquet hivernal (paquet énergie climat 2030). « Cela laisse craindre une version minimaliste », commente Anne Bringault coordinatrice transition énergétique pour le CLER et le réseau action climat.

    C’est l’article 1 qui commence à déchainer les passions. En son premier alinéa, il remplace la division par quatre des émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2050 (le facteur 4 était gravé dans le marbre juridique par la loi Pope de 2005) par un objectif de neutralité carbone, toujours à l’horizon 2050.

    Adieu facteur 4

    Pour Arnaud Gossement, il s’agit clairement d’un recul : « nous passons ici d’une logique de seule réduction des émissions de gaz à effet de serre à une logique d’équilibre entre les émissions et les absorptions », souligne l’avocat spécialisé. De quoi redonner le sourire aux promoteurs des technologies de captage-stockage géologique du carbone (CSC). « Cela étant, temporise Anne Bringault, la stratégie nationale bas carbone prévoit déjà une baisse de 83 % des émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2050. Pour réconcilier tout le monde, il suffirait, peut-être, de chiffrer à ce niveau la diminution des émissions. »

    Moins de baisse de consommation d’énergie

    Il sera, en revanche, difficile de réconcilier tout le monde avec les autres alinéas du premier article. À commencer par celui révisant à la baisse l’objectif de diminution des consommations d’énergie. Pour 2030, celui-ci est désormais fixé à -17 % (par rapport à 2012), contre -20 %, initialement. Cette baisse ne sera obtenue qu’en rénovant massivement le parc immobilier. Ce qui, au regard du système actuel, semble totalement illusoire.

    Autre sujet de fâcherie : l’abaissement à 50 % de la part du nucléaire dans la production française d’électricité. Fixée en 2025 par la loi de transition énergétique de 2015, cette échéance est portée à 2035. Ce qui nécessitera la fermeture d’une quinzaine de réacteurs de 900 MW. Un premier projet de calendrier de fermeture a été publié, il y a quelques jours, dans le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

    Un petit manque dans cette petite loi énergie-climat : le charbon. Pas une ligne sur la fermeture des dernières centrales au charbon françaises, pourtant prévue pour 2022. À moins, bien sûr, que d’ici là, toutes se mettent à brûler un mélange de charbon et de biomasse. Ce qui leur permettrait, indique le projet de PPE, de poursuivre leur activité au-delà de cette échéance fatidique.

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  • Comment la pauvreté baisse, comment la confiance baisse aussi.

    Contrairement aux idées recues, la pauvreté recule dans le monde.

    Elle n’a d’ailleurs jamais autant baisssé et si vite dans l’histoire. Selon la Banque mondiale, ces 25 dernières années, 1.1 milliard de personnes sont sorties de l’extrême pauvreté. Et ce, alors que la population mondiale augmentait de plus d’un tiers. En 1990, 36% de la population mondiale vivait avec moins de 1.90 dollar par jour. En 2015, la proportion est tombée à 10%. Toujours trop, bien sûr, mais peut-être faut-il comprendre comment les autres sont sortis de la misère, et penser que derrière les chiffres, ce sont des vies.

    Certains diront : « Ah oui, bien sûr, c’est la Chine ». Certes, la sortie du Maoïsme a permis aux Chinois non seulement de sortir des famines organisées, mais aussi de créer une économie moderne, empruntant au capitalisme quelques-unes de ses recettes. Le taux de pauvreté extrême en Chine est passé de 66.6% en 1990 à 0.7% en 2015. Est-ce un miracle? Il n’y a pas que la Chine : l’Asie centrale, l’Asie du sud est, l’Inde ont vu des centaines de millions de gens sortir de l‘extrême pauvreté. Même en Afrique, le taux de pauvreté a reculé. L’objectif du Millénaire, fixé par les Nations-Unies -réduire de moitié le taux de pauvreté de moitié en 2015- a été dépassé. L’objectif a été atteint dés 2010. Malgré la crise de 2008.

    Cette réussite aurait-elle été possible sans la mondialisation ? Non. Une des critiques de la mondialisation est que, sous l’effet d’une compétitivité accrue, une horrible vague ultralibérale a conduit  à une dégradation de services publics. C’est l’inverse. Plus de croissance, plus de richesse, plus de moyens dans les services publics.  Plus et mieux encore: De 1990 à 2015, le taux d’imposition et des charges dans les pays de l’OCDE est passé de 31.9% à 33.7%. Le PIB augmente, la part du PIB allouée aux dépenses publics s’accroit. Trop, dans certains cas, notamment en France, où la ponction fiscale entrave l’économie et provoque chômage et stagnation des salaires. Et la France ? Sans doute est-elle allée trop loin: Une dépense publique à 56.5%, des prélèvements obligatoires de 45.4%,des dépenses sociales qui représentent 33% du Pib, autant de records mondiaux excessifs.

    La pauvreté recule, mais les inégalités augmentent. Lors d’un processus de décollage, les uns entrent les premiers dans l’économie mondialisée tandis que les derniers sont encore dans l’économie de quasi subsistance. Dans les pays émergents, les inégalités explosent.  Encore est-il difficile de comparer les inégalités quand certains mouraient de faim. A ce moment là les inégalités sont infinies. Peut-on estimer qu’après une phase d’explosion de richesse et d’inégalités le rattrapage s’installe, comme en Europe?

    En Europe aussi, tandis que certaines sociétés, et leurs dirigeants, et leurs salariés, s’ancrent dans l’économie mondiale, d’autres pâtissent de la dureté de la compétition mondialisée. D’où l’importance de la protection sociale et l’envolée des dépenses sociales. Les pays les moins inégalitaires – selon les études internationales et le fameux coefficient de GINI, censé mesurer les écarts entre les plus pauvres dans un pays donné et les plus riches- sont quasiment tous des pays européens.

    Autre paradoxe: plus un pays concentre de capital, plus il développe un système fiscal fort et redistributif, et un système de services publics gratuits ou quasi gratuits. Ce, quelles que soient les modalités pour y parvenir ( gestion publique ou privée). Comme s’il y avait une relation entre la concentration de capital et réduction des inégalités, ce qui a sa logique, puisque plus il y a de capital, plus il y a d’investissement, de productivité et de salaires élevés et de recettes fiscales.

    S’indigner de la misère est un sentiment naturel. Refuser de le faire est une provocation immorale. Comprendre les moyens qui permettent de sortir de la pauvreté est donc une exigence morale. Il faut donc constater:

    1. Que la pauvreté recule sous l’effet de la mondialisation et de l’ouverture des marchés.
    2. Que les pays européens, ouverts, libéraux sont lesmoins inégalitaires. Le modèle européen fonctionne, malgré le pessimisme ambiant et les crises de la déchirured’un monde trop complexe pour être dirigée ou compris. D’où ce dernier paradoxe: la crise de confiance est plus tenace que toute crise fianacière, économique ou sociale. Ce n’est pas l’économie qui compte le plus, c’est le  mental!

    Laurent Dominati

    Ancien ambassadeur de France

    Ancien Député de Paris

    Président de la société éditrice du site « Lesfrancais.press »

     

  • Belgique : les expats se mobilisent pour les élections

    Il y a un an, le mouvement 1Bru1vote était lancé à Bruxelles. L’objectif dans cette région d’Europe qui compte 1 tiers de non-nationaux parmi ses résidents ? Permettre le droit de vote pour les élections régionales. Plus petite région d’Europe, au maillage dense de 19 communes qui sont largement indissociables, Bruxelles est aussi une région aux compétences extrêmement larges, Etat fédéral largement décentralisé oblige.

    « Je suis citoyen là où je vis »

    « Je suis citoyen là où je vis » indiquait Bertrand Wert, co-fondateur du mouvement et élu français au conseil municipal d’Ixelles, lors de la création du mouvement. M. Wert indiquait alors que « les non-belges sont des morts-vivants à Bruxelles ». Il est vrai qu’alors que certaines des 19 communes de la région ne font pas plus d’1 kilomètre carré, la région, elle, a des compétences aux mains des municipalités dans d’autres pays d’Europe, et notamment la très délicate question de la mobilité. « Une ville-région ne peut pas bien fonctionner en excluant de son processus démocratique plus d’un habitant sur trois. Mais ce qu’il faut aussi bien voir c’est que cet enjeu n’est pas unique à Bruxelles. Nombre de villes à travers le monde, particulièrement celles inscrites dans l’accélération des flux et des échanges typiques de la mondialisation, connaissent une telle évolution » selon M. Wert.

    5000 signatures et une implication des politiciens locaux

    Le mouvement a déjà réussi deux paris : mobiliser les non-belges et sensibiliser les élus locaux. Avec 5,000 signatures, 1bru1vote s’est clairement inscrit dans le paysage politique bruxellois. Au point d’être nominé parmi les « bruxellois de l’année » lors de la prochaine édition de cette cérémonie de la presse locale.

    Les politiciens locaux, toutes tendances confondues, se sont aussi impliqué et ont soutenu le mouvement. Ils ont  présenté et soutenu ses arguments au parlement régional. La question ne peut cependant être résolue qu’au niveau de l’Etat et donc du Parlement Fédéral. Tout reste à construire sur ce point.

    Plusieurs candidats élus aux élections municipales

    Les non-belges, et notamment les Français, première communauté étrangère de la région bruxelloise, sont très actifs dans la vie locale. Outre un maillage associatif extrêmement dense, les expats sont aussi présents aux élections municipales, seules élections devant lesquelles ils peuvent se présenter avec les élections européennes.

    Plusieurs dizaines de Français se sont notamment présentés à ces élections avec certains succès : M. Wert à Ixelles, Mme Lederman à Uccle, M. Honoré à Drogenbos par exemple sont tous les trois conseillers municipaux suite au scrutin.

    Mouvement candidat pour le prix du « bruxellois de l’année »

    1bru1vote fait partie des candidats pour la partie politique à l’élection du « bruxellois de l’année ». N’hésitez pas à les soutenir en participant ici : https://bx1.be/dossiers/bruxellois-de-lannee/votes-editions-2018/

    La rédaction

    8 février 2019

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