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  • Trump et son mur mexicain

    Pour débloquer des fonds supplémentaires et construire un mur à la frontière mexicaine, Donald Trump a confirmé vendredi qu’il décréterait l’urgence nationale.

    Le Président Donald Trump a confirmé vendredi qu’il allait décréter l’urgence nationale pour débloquer des financements supplémentaires afin de construire son mur à la frontière avec le Mexique, initiative suscitant des désaccords tant chez les Démocrates que chez les Républicains.

    La Maison-Blanche, Etats-Unis

    La Maison-Blanche n’exclut pas la possibilité d’un nouveau shutdown

    Le compromis bipartisan, adopté jeudi par les deux chambres du Congrès, propose de débloquer 1,37 milliard de dollars pour financer la construction de 88,5 km de «nouvelles barrières physiques» à la frontière.

    Selon une source proche du dossier, la Maison-Blanche a identifié quelque 2,7 milliards de dollars déjà attribués qui pourront être réorientés sur le projet de mur dans le cadre de cette urgence nationale, indique l’AFP.

    Le 25 janvier, Donald Trump a proposé de relancer jusqu’au 15 février les activités du gouvernement, et ce sans régler la question de l’allocation de 5,7 milliards de dollars (5 milliards d’euros) pour la construction du mur à la frontière avec le Mexique. Faute d’accord avec le Congrès au sujet du financement de ce projet, le shutdown «repartira de plus belle», a souligné le locataire de la Maison-Blanche.

    L’administration des États-Unis a été partiellement bloquée le 22 décembre, après que les Démocrates ont refusé d’inclure le coût de la construction du mur dans le budget de l’année 2019. Ce shutdown a été le plus long de l’Histoire des États-Unis.

    La rédaction avec l’AFP

  • L’UE crée une Autorité du travail pour protéger les travailleurs

    Le Parlement européen et les États membres sont parvenus à un accord sur la création d’une nouvelle Autorité européenne du travail pour protéger les droits des travailleurs. Et lancer des enquêtes transfrontalières en cas d’abus potentiels.

    « L’Autorité européenne du travail (ELA) est une pièce manquante  importante du puzzle » pour garantir que l’Europe maintienne « la mobilité libre et équitable de la main-d’œuvre », a déclaré le 14 février le rapporteur du Parlement, Jeroen Lenaers (PPE, Pays-Bas).

    Malgré les progrès réalisés ces dernières années dans l’amélioration de certaines règles de l’UE, y compris la directive sur le détachement de travailleurs, la mise en œuvre et l’application de la législation restent un défi, a-t-il déclaré.

    En conséquence, plus de 17 millions de travailleurs vivant ou travaillant dans un autre État membre sont exposés à d’éventuelles violations de leurs droits, en raison d’une mauvaise application des règles de l’UE, de la désinformation ou du manque de coordination entre États membres.

    « À l’heure où 17 millions d’Européens vivent ou travaillent dans un autre État membre de l’Union, il est grand temps qu’une Autorité européenne du travail vienne soutenir nos citoyens mobiles, faciliter le travail de nos États membres et garantir l’équité et la confiance dans notre marché unique », a pour sa part déclaré Jean-Claude Juncker, président de la Commission.

    Sa commissaire à l’emploi, Marianne Thyssen, a souligné le caractère opérationnel de la nouvelle entité, qui vise à aider les capitales à faire respecter les règles et à organiser des inspections en cas d’abus potentiels.

    « L’accord intervenu aujourd’hui à propos de l’Autorité européenne du travail est la cerise sur le gâteau d’un marché du travail équitable en Europe. Sa mission sera double : elle permettra d’aider les autorités nationales à lutter contre la fraude et les abus et de faciliter la mobilité des citoyens », a-t-elle déclaré.

    À cette fin, le nouvel organe a finalement été conçu comme une autorité, selon les vœux du Parlement et de la Commission, et non d’une agence aux pouvoirs édulcorés, comme l’auraient voulu certains États membres.

    Il n’a ainsi pas été facile de convaincre l’Allemagne, qui craignait une confusion lors de la traduction en allemand. Les pays nordiques et les pays de l’Est n’y étaient pas favorables non plus. Au final, la proposition a tout de même reçu le soutien d’une majorité qualifiée d’États membres (au moins 16 États membres représentant 65 % de la population).

    L’accord conclu par les négociateurs des institutions doit maintenant être ratifié par la plénière du Parlement et le Conseil.

    Inspections

    Le ministre roumain du Travail et de la Justice sociale, Marius-Constantin Budăi, dont le pays préside le Conseil, a indiqué que l’accord représentait « une nouvelle étape importante pour assurer le bon fonctionnement du marché du travail européen ». Il a souligné que les États membres « ne participeront aux activités de l’ELA que sur une base volontaire ».

    Jeroen Lenaers a cependant averti qu’il ne serait pas si facile d’échapper à l‘autorité, et notamment à ses inspections « conjointes ou concertées » en cas d’infractions potentielles malgré les autorités nationales.

    Les pays qui refusent de participer à ces inspections devront fournir non seulement leurs raisons, mais aussi des idées et des plans pour traiter les plaintes soulevées. En outre, l’ELA pourrait prendre des mesures pour assurer un suivi approprié dans les États membres qui ne participeraient pas. Le Parlement est « très satisfait » de l’accord final, a assuré Jeroen Lenaers.

    L’accord a également été bien accueilli par les syndicats. « Ce n’est pas parfait, mais c’est une réussite », a estimé Liina Carr, secrétaire confédérale de la Confédération européenne des syndicats.

    Les syndicats ont par exemple convaincu les colégislateurs d’inclure la possibilité de porter plainte directement auprès de l’ELA, au lieu de devoir passer par les autorités nationales. Si les droits d’un travailleur sont bafoués dans un État membre où il est détaché, il pourra ainsi porter plainte auprès de ses syndicats nationaux, qui transmettront le dossier à l’autorité européenne.

    Sécurité sociale

    Les syndicats se sont également félicités de la possibilité d’aborder les questions de sécurité sociale dans le cadre du nouvel organe, à laquelle certains États membres s’étaient aussi montrés réticents.

    Liina Carr a toutefois regretté que certains secteurs essentiels, dont les transports, aient été exclus de l’accord, suite aux pressions de la Pologne et d’autres pays de l’Est. Le texte comprend cela dit une clause de révision qui permettra d’élargir les domaines couverts à l’avenir.

    La nouvelle autorité jouera également un rôle important dans la lutte contre les entités frauduleuses, telles que les « boîtes aux lettres » créées dans des pays comme le Luxembourg à des fins d’évasion fiscale.

    Les droits des travailleurs, en particulier les transfrontaliers, sont l’un des domaines les plus sensibles de la législation européenne ces dernières années. Cela n’a pas empêché l’accord d’être conclu en en un temps record. La proposition a été présentée en mars de l’année dernière et le premier trilogue incluant les équipes de négociation du Parlement, du Conseil et de la Commission a eu lieu en décembre.

    « C’est une nouvelle extraordinaire », s’est réjoui Jeroen Lenaers. « Cela montre l’engagement de toutes les institutions. »

    BusinessEurope n’a pas répondu à notre demande de commentaires.

    La création de l’ELA est également considérée comme une avancée concrète pour les entreprises et les travailleurs, alors que l’action de l’UE sera jugée par les électeurs lors du scrutin de mai prochain.

    L’autorité « assurera une mobilité équitable et renforcera la confiance et l’équité dans le marché intérieur », a résumé Jeroen Lenaers.

    « Aujourd’hui, nous faisons un nouveau grand pas en avant dans la réalisation de notre engagement en faveur d’une Europe plus sociale », a renchéri Jean-Claude Juncker.

    Jorge Valero

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Des renforts douaniers attendus à Roscoff et Saint-Malo après le Brexit

    En cas de Brexit dur, le 29 mars, les formalités ne seront plus les mêmes dans les ports de la Manche. Selon la CFDT, huit renforts douaniers sont attendus à Roscoff, six à Saint-Malo.

    Face au spectre d’un Brexit sans accord, c’est-à-dire une sortie sèche de l’Union européenne, le 29 mars, les services de l’État prennent les devants.

    Selon la CFDT douanes, des renforts sont prévus à Saint-Malo et Roscoff, en Bretagne : six effectifs pour le port d’Ille-et-Vilaine, huit pour le port finistérien. « C’est une prévision, ce nombre pourrait être réajusté », prévient Karine Lecarpentier, du syndicat.

    Suffisant ?

    « Il y aura bien des renforts douaniers, comme cela a été annoncé pour d’autres ports ferry » , confirme la direction régionale des douanes, qui ne peut toutefois pas donner de chiffres immédiatement. « Nous travaillons activement sur le dossier, mais le dispositif ne sera pas dévoilé tout de suite. »

    Si ces prévisions étaient confirmées, cela sera-t-il suffisant ? « Nous sommes incapables de le dire, car nous n’avons aucune idée des formalités supplémentaires qui seront mises en œuvre » en cas de Brexit dur, répond Karine Lecarpentier.

    Adapter les infrastructures

    Pour éviter « un allongement des files d’attente », il faudra des douaniers, mais aussi, selon le syndicat, « des infrastructures adaptées. Car les équipements actuels n’ont pas été conçus dans cette optique. » Ce sont les chambres de commerce et d’industrie et la région qui en ont la charge.

    La rédaction avec l’AFP

  • Acte XIV des Gilets jaunes : Une mobilisation en baisse 3 mois après le lancement

    Les Gilets jaunes ont été présents ce samedi leur acte XIV en ordre dispersé, avec un rassemblement à Paris et d’autres en province. Selon un premier décompte, ils étaient 41 500 Gilets jaunes à manifester en France , dont 5 000 à Paris, selon le ministère de l’Intérieur. Selon les chiffres officiels, contestés par les Gilets jaunes, la mobilisation pour l’acte XIV était donc en baisse par rapport à la semaine précédente à la même heure, où 58 600 manifestants avaient été recensés en France par le ministère.

     

    A Paris…

    Le rassemblement, placé sous haute surveillance des gendarmes mobiles, s’est déroulé dans une ambiance bon enfant jusqu’à 17 heures. Arrivés sur l’esplanade des Invalides, les nombreux Gilets jaunes ont été bloqués par les forces de l’ordre. La tension est donc montée d’un cran et de nombreux fumigènes ont été lancés pour disperser le cortège parisien.

    Trois Gilets jaunes blessés à Rouen par une voiture

    A Rouen, trois Gilets jaunes ont été légèrement blessés par une voiture qui a tenté de traverser leur manifestation samedi après-midi, a appris l’Agence France Presse de sources concordantes. La voiture a accéléré et trois personnes ont été blessées. Elles ont été transportées au CHU de Rouen. De source policière, le conducteur, qui était avec sa femme et leur bébé, s’est retrouvé au coeur de la manifestation et des manifestants s’en sont pris au véhicule, montant dessus et jetant des projectiles.

    Le conducteur a pris peur. Il a quitté les lieux avant de se présenter au commissariat, selon la même source. La préfecture a refusé de communiquer de chiffre de manifestants. Peu après 17 heures, la manifestation était en cours de dispersion avec quelques tirs de gaz lacrymogène.

    Retour sur les ronds-points

    En Meurthe-et-Moselle, des Gilets jaunes étaient, eux, de retour sur les ronds-points, notamment à Pont-à-Mousson, Lunéville ou Essey-lès-Nancy. « Aucun blocage ni filtrage ne sera toléré», a toutefois indiqué la préfecture. À Strasbourg, 110 Gilets jaunes participaient à l’unique rassemblement prévu samedi matin, selon la police.

    « On est aussi revenus sur les ronds-points pour éviter les violences qui se font là-haut (en centre-ville) pendant les manifestations », a affirmé Joëlle, 58 ans, au journaliste de BFM sur un barrage filtrant monté par une trentaine de « gilets jaunes » à Balma, dans la banlieue est de Toulouse.

    Incidents à Nantes

    Première fois pour Nicole 66 ans, venue de Saint-Genès-de-Fronsac (Gironde). Malgré la « peur de la foule, d’être blessée », elle tient à manifester parce « s’en prendre aux petites retraités, c’est terrible ». « Ça n’a pas commencé sous Macron, mais avant, sous Sarkozy, Hollande. Moi en cinq ans, ma retraite elle a progressivement perdu 150 euros », dit-elle au journaliste de BRUT

    Au moins 2.000 manifestants s’étaient rassemblés à Pontivy (Morbihan), le point de ralliement de la région Bretagne. Plusieurs milliers de « gilets jaunes » manifestaient également à Toulouse, autre bastion du mouvement, derrière une banderole clamant leur détermination: « Seule la mort nous arrêtera ». La manifestation nantaise, à laquelle ont pris part 1.600 manifestants selon une source policière, a été émaillée d’incidents avec des jets de peinture, de pavés, de bouteilles en verre et de fusées, tags sur la préfecture, selon celle-ci.

    Barrages filtrants

    Tandis qu’à Lyon, plusieurs milliers de manifestants s’étaient rassemblés dans le centre, des « gilets jaunes » tentaient de bloquer le trafic sur l’autoroute A7 à la sortie sud de Lyon, provoquant des difficultés de circulation en ce weekend de chassé-croisé sur les routes.

    Vers 16 h, le trafic était interrompu dans le sens nord-sud, a constaté un journaliste de l’AFP et les pompiers étaient sur place, au niveau du musée des Confluences, pour éteindre un feu allumé sur l’une des contre-allées de l’autoroute.

    A Bordeaux la mobilisation se s’essouffle pas

    Le pic de mobilisation de l’Acte 11, 6000 personnes, n’est pas atteint. Mais les Gilets jaunes sont tout de même 5000  à défiler ce samedi dans les rues de Bordeaux. Peu de signes, donc, d’une décrue de la mobilisation. Les Gilets jaunes girondins, qui se sont donné rendez-vous comme de coutume place de la Bourse en début d’après-midi, ont rapidement improvisé un parcours, puisque la manifestation n’est pas déclarée.

    C’est ainsi que le cortège, contrairement à la semaine passée, est directement parti vers les Quinconces, puis la place de la Comédie, pour descendre la commerçante rue Sainte-Catherine. En cette journée très ensoleillée, les passants sont nombreux à regarder passer le cortège. Par précaution, la mairie de Bordeaux a renouvelé ses mesures habituelles : des services municipaux, des jardins et des musées sont fermés. Les tramway et bus ne circulent pas en centre-ville.

    Un passage inédit par l’esplanade de Mériadeck

    Le long parcours dans le centre-ville a mené les manifestants sur l’esplanade de Mériadeck, qui n’avait jamais été visitée par les gilets jaunes lors des manifestations du samedi. La présence des forces de l’ordre a obligé les manifestants à rebrousser chemin, pour revenir place de la Comédie, au son de la batucada. A 17h, le rassemblement semble se fixer devant le Grand Théâtre.

    D’autres manifestations rassemblant d’une centaine à un millier de personnes se sont tenues à Caen, Grenoble, Strasbourg, Alençon, Rennes ou au Mans.

    Le samedi précédent, au niveau national 51 400 manifestants avaient été recensés par le gouvernement, esquissant une décrue de la mobilisation ces dernières semaines. Un affaiblissement toutefois contesté par le mouvement, qui concède seulement une stagnation de ses forces en revendiquant la présence de 118 000 manifestants samedi dernier.

    Fabien Ferasson de Quental

  • La nouvelle convention fiscale France-Luxembourg

    Il aura suffi de quelques mois de tractations discrètes pour remplacer la doyenne des conventions fiscales conclues le 1er avril 1958 par la France. Ce . La «vieille dame» aura pourtant été de nombreuses fois amendée afin de corriger les largesses accordées du fait de son grand âge, notamment au secteur immobilier.

    Place au neuf ! La convention n’est plus, une nouvelle convention fiscale entre la France et le Luxembourg a été signée le 20 mars 2018 et a été adoptée par le parlement ce Jeudi 14 Février 2019.

    Nous développerons ci-après les principales dispositions de la nouvelle convention impactant plus particulièrement l’industrie immobilière.

    Une nouvelle définition de la résidence fiscale (art. 4)

    L’ancienne rédaction de la convention franco-luxembourgeoise n’était pas conforme à la définition donnée par le modèle OCDE en ce qu’elle ne prévoyait pas de condition d’assujettissement à l’impôt pour conférer la qualité de résident.
    Au regard des dispositions de la nouvelle convention, un résident est une personne qui, en vertu de la législation d’un Etat contractant, est assujettie à l’impôt dans cet Etat contractant en raison de son domicile, de sa résidence, de son siège de direction ou de son lieu d’exploitation.
    Par voie de conséquence, les entités exonérées d’impôt sur les sociétés, telles que les OPCI, SICAV et FCP, ne pourront pas bénéficier de l’application des dispositions de la convention. Il devrait en être de même pour les SIIC sur les distributions prélevées de leur secteur exonéré.
    Toutefois, la nouvelle convention prévoit que certains véhicules d’investissement collectif peuvent bénéficier des dispositions conventionnelles relatives aux dividendes ou aux intérêts notamment.
    En effet, le paragraphe 2 du protocole annexé à la nouvelle convention admet que les OPC établis en France ou au Luxembourg et qui sont assimilés (selon la législation de l’autre Etat contractant) à ses propres OPC pourront bénéficier des avantages de l’article 10 (dividendes) et 11 (intérêts) de la convention.
    Cet avantage est toutefois conditionné à la fraction des revenus de l’OPC correspondant aux droits détenus par des personnes résidentes de l’un ou de l’autre des Etats contractants ou par des personnes résidentes de tout autre Etat avec lequel l’Etat contractant d’où proviennent les dividendes ou intérêts a conclu une convention d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales.
    L’impact effectif de cette mesure devrait être limité dans la mesure où les OPC bénéficient généralement d’une exonération totale de retenue à la source sur les intérêts et les dividendes suite à l’arrêt Santander de la Cour de justice de l’Union européenne en date du 10 mai 2012 (CJUE, 3e ch., C-338/11).

    Une définition extensive de la notion de dividendes (art. 10)

    La nouvelle convention introduit une définition élargie de la notion de «dividendes».
    Désormais, est qualifié de dividende tout revenu soumis au régime des dividendes dans l’Etat de résidence de la société distributrice.
    En conséquence, les revenus réputés distribués et les bonis de liquidation entreront pleinement dans le champ de la notion de dividendes prévue par la convention. Une attention toute particulière devra donc être portée à la justification du taux d’intérêt pratiqué sur les prêts accordés par une société liée luxembourgeoise. La charge non déductible, en application de l’article 39,1 3° du code général des impôts (CGI), pourra être considérée comme revenu réputé distribué et être ainsi potentiellement soumise à retenue à la source.
    De plus, une exonération totale de retenue à la source est instaurée si le bénéficiaire effectif est une société qui détient directement au moins 5 % du capital de la société distributrice pendant une période de 365 jours. Ce régime d’exonération est plus favorable que le régime prévu par l’article 119 ter du CGI. D’ailleurs, il reprend, à l’identique, les dispositions de l’article 8 de la convention multilatérale (MLI) signée le 7 juin 2017 qui entrera en vigueur le 1er juillet 2018 après ratification par la Slovénie et qui pourrait prendre effet en France au plus tôt le 1er janvier 2019, suite au dépôt du projet de loi portant ratification du dispositif le 17 janvier 2018.

    Situation spécifique des distributions par des véhicules d’investissements immobiliers (art. 10)

    La nouvelle convention prévoit un taux réduit de retenue à la source de 15 % pour les dividendes versés à partir de revenus ou de gains tirés de biens immobiliers :
    • par un véhicule d’investissement qui distribue la plus grande partie de ces revenus annuellement, et dont les revenus ou les gains tirés de ces biens immobiliers sont exonérés d’impôts ;
    • à un bénéficiaire qui détient directement ou indirectement moins de 10 % de la société distributrice.
    Dans le cas où le bénéficiaire, personne morale, détiendrait directement ou indirectement plus de 10 % du capital d’une SIIC ou SPPICAV, les dividendes seront soumis à la retenue à la source de droit commun au taux de 30 %, taux qui diminuera avec la baisse de l’impôt sur les sociétés à partir de 2020 pour atteindre 25 % en 2022, sauf si le bénéficiaire est un organisme de placement collectif de droit étranger comparable à un fonds français, auquel cas un taux de 15 % trouverait à s’appliquer conformément aux dispositions de droit interne (art. 119 bis 2 du CGI).
    L’autre dommage collatéral de la nouvelle convention est l’imposition des dividendes versés par les SIIC ou SPPICAV au Luxembourg dans la mesure où ces dividendes ne bénéficieront pas du régime mère/fille. La retenue à la source devrait donner droit à un crédit d’impôt imputable sur l’IS luxembourgeois. Par contre, un reliquat d’imposition devrait subsister au niveau de la taxe municipale («Municipal Business Tax») de 6,75 % (taux effectif de 6,03 % en principe après imputation du crédit d’impôt).

    Plus-value sur cession de titres de sociétés à prépondérance immobilière (art. 13)

    L’ancienne convention avait déjà connu un amendement en 2014 qui renvoyait au droit interne pour définir la prépondérance immobilière.
    Cette situation est modifiée par la nouvelle convention, qui précise la période durant laquelle la prépondérance immobilière doit être appréciée, en ligne avec le modèle de convention fiscale publié le 21 novembre 2017 par l’OCDE. Désormais, les gains qu’un résident de Luxembourg tire de l’aliénation d’actions, parts ou autres droits dans une société, une fiducie ou toute autre institution ou entité sont imposables en France si, à tout moment au cours des 365 jours qui précèdent l’aliénation, ces actions, parts ou autres droits tirent plus de 50 % de leur valeur, directement ou indirectement, de biens immobiliers situés en France.
    Cette nouvelle rédaction ouvre la porte à l’imposition en France des gains sur la cession de titres d’une société qui n’est plus à prépondérance immobilière du fait de la cession antérieure de ses actifs immobiliers mais qui l’a été au cours des 365 derniers jours.

    Intégration des nouveaux dispositifs anti-abus (art. 28)

    Dans la lignée du MLI, le nouvel article 28 prévoit un dispositif anti-abus visant à refuser le bénéfice de la convention s’il est établi que, compte tenu de tous les faits et circonstances pertinents, le bénéfice de l’avantage conventionnel était l’un des objectifs principaux du schéma ayant entraîné directement ou indirectement l’octroi de cet avantage.
    Ce dispositif offrira à l’administration fiscale française une alternative aux dispositions françaises de lutte contre l’abus de droit (art. L.64 du Livre des procédures fiscales).

    Impôt sur la fortune des personnes physiques (art. 21)

    Le nouvel impôt sur la fortune immobilière français (IFI) est visé par la nouvelle convention.
    Un résident luxembourgeois ne sera soumis à l’IFI qu’au titre des biens immobiliers situés en France dont il détient la propriété. Cette nouvelle convention est donc susceptible d’avantager les résidents luxembourgeois qui détiennent des actifs immobiliers par le biais d’une société.

    Entrée en vigueur (art. 30)

    La nouvelle convention pourrait entrer en application dès le 1er janvier 2019 si la notification de l’accomplissement des procédures de ratification est reçue par chacun des Etats au plus tard le 31 décembre 2018.

    Réflexions

    Le Luxembourg a fait figure de premier de cordée. On peut se demander si la nouvelle convention augure d’une renégociation prochaine des conventions conclues avec l’Irlande, les Pays-Bas et la Belgique, qui ne sont pas des conventions modèle OCDE.
    Les acteurs du marché immobilier devront certainement revoir leurs structures d’investissement, les adapter à la nature de leur projet immobilier et surtout à l’identité des investisseurs. Cette nouvelle convention sonne peut-être l’heure à davantage de simplicité et à la (re)découverte des dispositifs du droit interne.

    Fabien Ferasson de Quental

     

  • Carnavals du monde : la saison est ouverte

    Ce samedi débute le carnaval de Nice ! Les célébrations, qui s’étaleront sur deux semaines, attireront une fois encore plusieurs centaines de milliers de personnes sous le soleil azurien. Avec une première procession particulièrement fleurie, le « roi du cinéma », thème de cette année, inaugure la grande saison des carnavals.

    Tradition millénaire, historiquement lié au calendrier chrétien, le carnaval est aujourd’hui largement globalisé. Très divers également.

    La France et la Belgique parmi les grands pays du carnaval

    La France et la Belgique sont des nations ou la tradition carnavalesque est très présente. Outre Nice, la France célèbre le carnaval dans les Antilles à la Martinique et la Guadeloupe. Le Carnaval de Dunkerque, évènement populaire majeur du nord de la France est une grande célébration des coutumes locales. Il a ses associations, ses bandes représentants les différents quartiers, son patois dunkerquois.

    En Belgique aussi les carnavals sont célébrés dans toutes les principales villes. Celui d’Eupen, dans les provinces germanophones du pays, est particulièrement connu.

    En Amérique du Nord, c’est le carnaval de la Nouvelle-Orléans qui fait preuve de la plus grande popularité. Célébré à l’occasion de Mardi Gras dans le quartier français de la vieille ville, associé aux traditions cajuns et créoles, il attire des touristes de tout le pays.

    Un argument touristique majeur à Rio et Venise

    Rio de Janeiro et Venise ont aussi, dans des genres tout à fait différents, fait de leurs carnavals un argument touristique. Celui de la Sérénissime, qui est attesté dès le XIème siècle, est couru depuis toujours par les élégants du monde entier qui rivalisent d’extravagance avec costumes et surtout masques.

    Rio de Janeiro, elle, a su associer son image à cet évènement coloré, lui aussi entouré de rites et de traditions autour de la samba et des danses endiablées des cariocas.

    Il y en a donc pour tous les gouts en matière de carnavals. Un seul impératif, avoir le sens de la fête.

     

    La rédaction

    16 février 2019

  • Acte 14 des « gilets jaunes »: nouvelles manifestations pour les trois mois du mouvement

    Des rassemblements samedi, d’autres dimanche et un possible retour sur les ronds-points: trois mois après le début de la contestation, les appels à manifester sont très fragmentés pour l’acte 14 des « gilets jaunes ».

    La mobilisation a décru lors des trois derniers samedis, notamment pour l’acte 13 qui a rassemblé 51.400 personnes, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur qui sont toutefois régulièrement contestés par les « gilets jaunes ».

    Pour l’acte 14 en préparation, les intentions du mouvement ont rarement été aussi peu lisibles à l’issue d’une semaine où deux « gilets jaunes » emblématiques, le chauffeur routier Eric Drouet et l’ex-boxeur Christophe Dettinger, ont été jugés à Paris.

    Dans la capitale, plusieurs appels coexistent sur les réseaux sociaux, avec des mots d’ordre radicalement différents.

    L’un des plus populaires appelle à des « insurrections » et à « bloquer la place de l’Étoile le plus longtemps possible » samedi.

    Le plus suivi donne rendez-vous dimanche sur l’artère parisienne, trois mois jour pour jour après le début du mouvement, pour une manifestation « déclarée et pacifique ». Le parcours prévoit de descendre les Champs-Élysées et de passer rive gauche devant l’Assemblée Nationale, le ministère du Travail et le Medef, avant de rallier le Champ de Mars.

    A Bordeaux et Toulouse, autres places fortes de la contestation, des rassemblements sont prévus en début d’après-midi samedi, préludes à des défilés qui se sont souvent terminés par des violences.

    En Midi-Pyrénées, mais aussi dans l’Est, plusieurs groupes appellent à fêter le 3e anniversaire du mouvement par un « retour aux sources », avec des rassemblements sur les ronds-points samedi dès le matin.

    Des rassemblements sont également prévus samedi dans d’autres métropoles, Marseille, Lyon, Nantes, Lille, et plusieurs autres villes: Nice, Saint-Étienne, Bourg-en-Bresse, Thionville, Rouen, Pontivy, Alençon, Reims, Boulogne-sur-Mer…

    Les figures historiques du mouvement sont elles-mêmes plutôt discrètes sur leurs intentions, notamment Eric Drouet, contre qui le parquet de Paris a requis vendredi un mois de prison avec sursis pour organisation de rassemblements non autorisés.

    Jeudi, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait par ailleurs dénoncé les velléités de « coup d’Etat » d’une autre figure des « gilets jaunes », Christophe Chalençon, filmé à son insu alors qu’il évoquait la perspective d’un renversement du pouvoir par des « para-militaires ».

    Des déclarations « sorties du contexte », a affirmé vendredi à l’AFP M. Chalençon, forgeron dans le Vaucluse, qui compte déposer plainte lundi à Avignon pour dénoncer les conditions d’enregistrement de ses propos. « Je suis dans une démarche républicaine », a-t-il assuré à l’AFP. « Dans cette même conversation, je dis que j’appelle à une solution politique, je n’appelle pas du tout à un coup d’Etat. Par contre je suis conscient que quelque chose de très grave peut se passer. »

    Après trois mois de contestation, le soutien aux « gilets jaunes » s’effrite dans l’opinion. Pour la première fois depuis novembre, une majorité de Français (56%) souhaitent que la mobilisation s’arrête, selon un sondage Elabe diffusé mercredi.

    La rédaction avec l’AFP

  • LREM veut mettre la barre à droite pour les européennes

    La ministre des Affaires européennes croise déjà le fer régulièrement contre le Rassemblement national et ses infox. Un entraînement qui pourrait s’avérer utile dans la bataille électorale.

    « Répéter un mensonge n’en fait pas une vérité ». Face à Marine Le Pen, en commission des affaires internationales de l’Assemblée nationale, la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau a opposé calme et connaissance des dossiers aux affirmations erronées de la présidente du RN.

    La séquence du 12 février mérite le détour, comme un galop d’essai de l’élection européenne : le camp En Marche s’apprête à jouer la patience et sérénité face aux mensonges répétés de l’extrême-droite.

    Lors d’une séance de questions sur le traité franco-allemand d’Aix-la-Chapelle, Marine le Pen a en effet de nouveau dénoncé « un traité d’inspiration totalitaire » qui « envisage le partage du siège de sécurité de la France à l’ONU ».

    Objectif n°1 : dénoncer les infox de l’extrême-droite

    « La position de la France consiste à soutenir la volonté de l’Allemagne d’obtenir un siège pour elle-même » a calmement répété la ministre, accusant l’élue de « broder des fables autour d’un texte ». Marine Le Pen accusait aussi le traité de vouloir imposer l’allemand comme langue administrative, et jusque dans les décisions de justice. Et jouait sur les mots, estimant que si l’on « coordonne une politique avec un autre pays, c’est que l’on partage son autonomie. »

    Lors de la signature, au Sénat, du texte du projet de loi sur l’élection des membres du Parlement européen, la ministre a de nouveau essuyé les tirs nourris du parti d’extrême-droite envers les institutions européennes.

    Le sénateur Jean-Louis Masson s’est attaqué au manque de représentativité de la répartition des sièges du Parlement européen. Selon lui,  l’écart de représentation entre petits Etats et grands Etats serait trop important pour respecter le traité de Lisbonne.

    Le ministère des Affaires européennes connait déjà bien le discours des élus d’extrême-droite, et a fait de la déconstruction de arguments une spécialité.

    A droite toute ! pour les européennes

    Ce qui tombe bien, puisque le parti La République En Marche (LREM) s’est fixé pour unique cible la droite pour les élections européennes.

    « Le RN ne veut plus sortir de l’UE, ni renoncer à l’euro, parce que les citoyens y sont attachés. Mais ils disent vouloir retrouver la souveraineté monétaire. Ça n’a pas de sens, il faut le démontrer », assure une source au sein de la majorité.

    Le parti d’Emmanuel Macron voit peu de danger du côté de la gauche très émiettée, veut grignoter des votes à la droite traditionnelle, tout en tentant de limiter la progression de l’extrême-droite.

    Selon une source à LREM, l’objectif serait de contenir le score des Républicains à 8 %, alors que certains sondages les donnent à 12 %. « C’est là qu’il y a un vivier de voix que l’on peut rattraper », assure cette source selon qui la tête de liste pour les élections européennes sera une personnalité de droite.

    Le parti a un temps effleuré l’idée d’une tête de liste « écolo », un thème sur lequel LREM a vu sa crédibilité s’émietter au fur et à mesure des décisions du gouvernement : report de la date de fermeture de centrales nucléaires, renoncement à l’arrêt du glyphosate, faible motivation sur les énergies renouvelables.

    Mais l’idée est en train de perdre du terrain, faute de candidat. Une situation qui devrait renforcer les Verts français, qui s’attendent à avoir la plus grosse délégation au Parlement européen depuis longtemps, avec entre 12 et 15 personnes.

    C’est donc au sein-même du parti LREM que la future tête de liste devrait être choisie, et si les aspirations sont nombreuses, aucune tête de liste marquée à droite ne se détache naturellement.

    Sylvie Goulard, actuellement vice-présidente de la Banque de France, reste empêchée par l’enquête préliminaire concernant les assistants parlementaires du Modem. Un contexte dans lequel la candidature de la diplomate Nathalie Loiseau prend du sens. Même si celle-ci s’en défend pour l’heure. « Je ne suis pas candidate. J’espère être utile là ou je suis. Ce n’est pas à moi d’en décider, d’évaluer mon utilité, mais je ferai campagne» a-t-elle assuré le 15 février sur RTL.

    Aline Robert

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Grand débat aussi chez les Français de Belgique

    Les élus consulaires des Français de Belgique ont organisé, dans les locaux de l’Alliance française et avec le soutien de celle-ci, une rencontre à l’occasion du Grand Débat. La rencontre dans la soirée du 15 février a suscité une certaine polémique tant le nombre de personnes ne pouvant participer, faute de places, fut important. Ce sont cependant 100 de nos compatriotes dont lesfrancais.press qui ont assisté à cet évènement.

    Des problématiques relayées par lesfrancais.press

    4 problématiques ont été souhaitées par le Président de la République à l’occasion du Grand Débat : la transition écologique, la fiscalité et les dépenses publiques, la citoyenneté et la démocratie et l’organisation de l’Etat et des services publics.

    Sur la fiscalité et sans surprise, certains souhaitent un retour de l’ISF quand d’autres et notamment les retraités souhaitent la disparition de l’impôt sur la fortune immobilière et une diminution ou une suppression de la participation à la CSG. De manière générale, et cela concerne aussi l’organisation des services publics, les Français de Belgique souhaitent que la qualité des services, notamment consulaires, reflètent l’importance de la communauté en Belgique. La question des coûts du Lycée Français est également un sujet récurrent.

    Les Français de Belgique ont également été plusieurs à s’interroger sur la possibilité de nommer certains représentants, locaux et sénateurs notamment, par tirage au sort sur une liste citoyenne. Une pratique qui existait dans la Grèce antique. La réduction du nombre de députés et l’introduction d’une dose de proportionnelle furent aussi approuvées. Concernant le Conseil Economique et Social (la 3ème chambre de notre République), les Français de Belgique sont pour sa suppression.

    Des problématiques qui correspondent souvent à celles des Français de l’Hexagone

    Outre certaines problématiques très spécifiques aux expatriés comme la question de la pertinence du renouvellement annuel du certificat de vie, les Français de l’étranger sont par ailleurs souvent inquiets et concernés par les mêmes choses que les Français de l’Hexagone. Inquiets par le changement climatique, ils s’interrogent sur la pertinence de la taxe carbone, et la nécessité de plutôt privilégier les contrôles de véhicules anciens très polluants. Plusieurs se sont également interrogés sur la pertinence du modèle énergétique basé sur le nucléaire et ont promu la permaculture. La numérisation des services, la lutte contre l’évasion fiscale furent aussi évoqués.

    Le succès de cet évènement, et les frustrations suscitées par ceux qui n’ont pu y assister interroge sur la possibilité d’organiser à nouveau et avant la date butoir du 15 mars.

    Coté organisation, en dehors de la mauvaise gestion des réservations (plus du double de participants auraient pu être accueillis), on remarquera la remarquable organisation des ateliers (4) et la qualité de l’échange collectif en fin de réunion.

    Coté anecdotes, on notera l’embarras de l’élue socialiste en charge de l’atelier « Fiscalité » face à une assemblée majoritairement à droite tandis que l’élu libéral, Jérémy Michel, a su gérer l’atelier dédié aux services publics et alors que Boris Faure anima l’atelier « Transition écologique » en l’absence de représentant « Ecolo ».

    Un grand débat où les conseillers consulaires ont su mouiller la chemine sous l’oeil attentif du député local, P.A. Anglade,  qui resta en retrait après sa mauvaise expérience luxembourgeoise où il fut accusé de phagocyter le Grand Débat organisé là aussi par les élus consulaires.

    La rédaction

    16 février 2019

  • Le PS va entrer en campagne avec Place publique pour les européennes

    Olivier Faure a obtenu le feu vert du bureau national du PS pour entrer en campagne avec Place publique dès la semaine prochaine, malgré l’hostilité de Stéphane Le Foll et ses proches.

    Le député de Seine-et-Marne a demandé et obtenu « la possibilité dès la semaine prochaine de prendre une initiative avec Place publique et les partis autour de la table pour démarrer une campagne », selon cette source.

    Le PS et Place publique, le mouvement lancé par Raphaël Glucksmann, sont engagés depuis plusieurs semaines dans des discussions pour tenter d’agréger les forces de la gauche anti-mélenchoniste en vue des européennes.

    Mais ces discussions patinent, en raison du peu d’allant d’EELV, du PCF ou de Générations. Au PS, certains s’agacent et poussent le premier secrétaire à entrer en campagne au plus vite, sous les couleurs du PS. Stéphane Le Foll et ses proches vivent particulièrement mal le fait que M. Faure envisage de faire alliance avec Place publique en laissant à cette toute jeune formation la responsabilité de tirer la liste.

    Quelle forme pourrait prendre cette initiative de campagne ? La numéro deux du PS, Corinne Narassiguin, évoque une conférence de presse commune, l’impression de tracts et d’affiches.

    « Les tracts sont prêts. Il s’agit désormais de voir si oui ou non on met d’autres logos », confie l’entourage de M. Faure. Du côté de Place publique, certains hésiteraient à apposer le logo de Place publique à côté de celui du PS, tant que les autres partis approchés restent à quai.

    Interrogé par l’AFP, Raphaël Glucksmann a affirmé que ce « détail » n’avait pas été « discuté ». En revanche, Place publique s’apprête bien à « relancer la campagne » sur les dix combats pour l’Europe, « avec tous les partis qui le veulent, dont le PS clairement ».

    La question de la liste et de la tête de liste devrait être tranchée à la mi-mars, le PS envisageant l’organisation d’un Conseil national le 16 mars.

    Un article publié sur le site de notre partenaire avec l’AFP

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