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  • ISF, le retour : 22 députés LREM suggèrent un nouvel impôt en soutien aux PME

    « Nous sommes d’accord avec le gouvernement sur la nécessité de ne pas rétablir l’ISF tel qui était. Cependant, il nous appartient de veiller au respect de l’esprit de la proposition du candidat Emmanuel Macron à la présidence de la République, c’est-à-dire de faire de cet impôt un impôt utile au service de l’économie »,

    Voilà le contenu du  communiqué, cosigné par Sonia Krimi, Martine Wonner, Laurianne Rossi et encore Yves Daniel, tous députés de la Majorité.

    « Si, après évaluation, il s’avère que la suppression de l’ISF pour les actionnaires n’a pas servi aux TPE, PME et start-up, alors il nous faudra être plus coercitifs », ajoutent-ils, alors que le rétablissement de l’ISF est l’une des principales revendications des « gilets jaunes ».

    Et d’avancer : « Si cet argent n’a pas bougé, alors il nous faudra le taxer en conditionnant l’exonération de cet impôt à un investissement dans l’année dans les PME ».

    « Au temps de l’ISF, le taux de réductiond’ISF-PME était fixé à 50% du montant des versements et la réduction était plafonnée à 45.000 euros. Si nous devions rétablir l’ISF, nous pourrions être plus ambitieux en accordant un taux de réduction ISF-PME de 100% plafonné au montant total de l’impôt dû », précisent ces députés,qui veulent avec cette idée apporter leur « contribution au grand débat national ».

    Interrogé par la presse sur cette initiative, le patron des députés « marcheurs » Gilles Le Gendre a estimé que « poser le débat, ils ont raison » et « en ce moment, toutes les questions peuvent être posées, toutes les propositions peuvent être dites ».

    « Ca ne veut pas dire que je les approuve, mais je ne vois pas au nom de quoi on interdirait ce genre de prises de position », a-t-il ajouté.

    La rédaction

  • France – Italie : fortes tensions et rappel de l’ambassadeur français

    Des « déclarations outrancières », des « attaques sans fondement et sans précédent » depuis la deuxième guerre mondiale, les mots du Quai d’Orsay sont durs pour qualifier les récentes sorties des autorités transalpines. Christian Masset, ambassadeur de France en Italie, a été rappelé à Paris sans date de retour prévue.

    Cette montée des tensions fait suite aux récentes déclarations des dirigeants de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles, les deux formations qui dirigent ensemble la péninsule.

    La crise des migrants – Genèse de la tension en cours

    La crise des migrants, qui frappe particulièrement l’Italie et fut l’une des causes de l’arrivée au pouvoir des deux partis dans une coalition inédite, est une des causes des désaccords et de l’escalade verbale en cours. M. Salvini, qui est déjà en campagne pour les élections européennes, reprocha en effet à la France de ne pas prendre sa part dans la gestion des réfugiés, en particulier en refusant d’accueillir les navires des ONG qui traversent la méditerranée.

    Le mouvement des gilets jaunes commenté en Italie

    Le mouvement des gilets jaunes, qui est très suivi dans une Italie habituée à suivre l’actualité hexagonale, fut une nouvelle occasion de mettre en avant les désaccords entre le gouvernement italien et la France. Salvini a ainsi ouvertement affiché son soutien au mouvement contestataire français, faisant ainsi preuve d’une immixtion dans la politique nationale d’un autre Etat membre inhabituelle. Il a par ailleurs, et de longue date, apporté son soutien à Mme Le Pen, son alliée au sein du Parlement européen, et ce en vue de la constitution d’une majorité eurosceptique alternative à l’actuelle alliance entre les forces pro-européennes.

    Du jamais vu depuis 1940 – Une crise durable ?

     C’est la première fois depuis 1940, et l’entrée de l’Italie dans le conflit mondial, qu’il n’y a pas d’ambassadeur français à Rome. Une situation certes tendue mais qui ne doit cependant pas être surestimée. Les liens entre les deux pays sont forts et sauront résister aux turbulences politiques passagères.

    Cet épisode diplomatique qui fait la une dans les publications des deux pays montre cependant les divisions qui demeurent en Europe et entre les gouvernements des 27. La campagne des européennes ne fait que commencer.

    François Lestanguet

    Pour aller plus loin lisez l’article sur le Premier Ministre italien 

  • May demande l’aide de Bruxelles sur l’accord de Brexit

    May demande l’aide de Bruxelles sur l’accord de Brexit

    Theresa May demande ce jeudi à l’Union européenne de l’aider à modifier l’accord de Brexit, de manière à obtenir le soutien nécessaire à la Chambre des communes et à permettre un retrait ordonné du Royaume-Uni du bloc communautaire.

    Avant sa venue à Bruxelles, où elle espère obtenir des modifications de l’accord conclu il y a près de trois mois, La Première ministre britannique, Theresa May, a reconnu que la tâche serait difficile. Des avancées ne sont d’ailleurs pas attendues, dit-on de source gouvernementale.

    Elle n’en compte pas moins dire au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, au président du Conseil européen, Donald Tusk, et au président du Parlement européen, Antonio Tajani, qu’elle verra à Bruxelles, son souhait de travailler « dans l’urgence » avec eux pour trouver les modifications à même d’emporter l’adhésion des Communes à l’accord de Brexit.

    Donald Tusk a réaffirmé le 6 janvier, la veille de sa visite, que l’UE ne renégocierait pas l’accord de Brexit, tout en disant espérer que Theresa May viendrait avec des « suggestions réalistes » pour sortir de l’impasse sur la frontière irlandaise.

    L’absence d’alternative claire au filet de sécurité menace de plus en plus de précipiter le Royaume-Uni vers une sortie sans accord le 29 mars.

    Les députés britanniques de la Chambre des communes ont adopté le 29 janvier un amendement chargeant Theresa May d’obtenir le remplacement du filet de sécurité nord-irlandais par des « mécanismes alternatifs ».

    Si Elle ne parvient à obtenir des concessions européennes ce jeudi, plusieurs scénarios sont envisageables: un Brexit sans accord, qui inquiètent les entreprises, un nouveau référendum, des élections anticipées ou pas de Brexit du tout.

    Les conditions de Corbyn

    Le chef de l’opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a rencontré Theresa May la semaine dernière et lui a exposé dans une lettre cinq conditions par lesquelles le Labour pourrait apporter son soutien à l’accord de Brexit, a fait savoir le Parti travailliste.

    Dans cette lettre, qui a été rendue publique le 6 janvier, Jeremy Corbyn estime que l’accord de Brexit doit prévoir une union douanière « permanente et générale » valable pour tout le Royaume-Uni, et des conditions proches du marché unique européen, étayées par des institutions et des obligations communes.

    Le travailliste réclame aussi la conclusion d’« accords dénués d’ambiguïté » sur les modalités futures de sécurité, notamment l’accès à la procédure de mandat d’arrêt européen, et des engagements sur la participation des Britanniques aux agences de l’Union européenne et aux programmes des financement européens, notamment dans des domaines comme l’environnement, l’éducation et la réglementation industrielle.

    Il demande également que le Royaume-Uni s’engage à maintenir les mêmes droits pour les salariés britanniques que dans le reste de l’UE.

    Pour le patron du Labour, ces points-là doivent être adoptés sous forme de lois avant que le Royaume-Uni ne quitte l’UE. Jeremy Corbyn redit à cette occasion qu’il ne doit pas y avoir de retour à une frontière dure entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord et ajoute que tout doit être entrepris pour éviter un Brexit sans accord.

    La rédaction avec Reuteurs

  • Le DAU : une manifestation d’un nouveau type, changeant de jour en jour et de ville en ville= Paris/Londres/Berlin.

    Le DAU : une manifestation d’un nouveau type, changeant de jour en jour et de ville en ville= Paris/Londres/Berlin.

    Le projet artistique DAU, une expérience d’immersion dans l’univers soviétique des années 30 à 60, vient de démarrer à Paris.

    À l’origine, l’idée du réalisateur russe Ilya Khrzahanovsky était de faire un biopic sur le physicien russe Lev Landau (diminutif Dau), prix Nobel 1962. Quinze ans plus tard, c’est devenu une manifestation participative hors norme qui mêle cinéma, performances, concerts, conférences, rencontres.

    Pour créer cet ensemble, Khrzahanovsky a commencé par bâtir un plateau de cinéma près de Kharkov, en Ukraine. Baptisé l’Institut, il fut le lieu de vie de 400 personnes qui ont accepté d’y passer deux années, de 2009 à 2011, comme s’ils vivaient au cœur de la Russie soviétique entre 1938 et 1968, pour être filmés dans leur quotidien sur un script qui laisse place à l’improvisation.

    Aucun des participants n’est un acteur professionnel (par exemple, celui qui endosse le rôle-titre est, dans la vraie vie, le chef d’orchestre Teodor Currentzis). Il résulte de ce tournage 700 heures de rushes dont sont extraits 13 longs métrages qui tournent autour du personnage de Dau. Numérotés mais non titrés, ces films ne sont qu’une partie de ce qui est devenu une exposition-expérience. Celle-ci a investi deux lieux situés l’un en face de l’autre à Paris, le Théâtre de la Ville et le Théâtre du Châtelet, auxquels s’adjoint le tout proche Centre Pompidou qui expose des travaux d’artistes underground de l’époque.

    Le Théâtre de la Ville et le Châtelet, tous deux en travaux, s’accordent à l’esprit du projet par leurs structures mises à nus et leur atmosphère de chantier. En effet c’est une expérience ouverte qui est proposée ici. En plus des films qui sont projetés sans programmation, le visiteur peut visionner les rushes non montés, assister à des concerts annoncés au dernier moment, s’entretenir avec des professionnels de l’écoute et même avec des chamanes venus de Sibérie, passer du temps dans les pièces reconstituées à partir de mobilier et d’objets de l’époque, tout cela selon un parcours personnalisé déterminé à l’entrée du site au moyen d’un questionnaire individuel.

    Les organisateurs ne s’interdisent pas de faire évoluer la manifestation au fur et à mesure des propositions émergentes, qu’elles viennent d’artistes ou de visiteurs, qu’ils soient déçus ou convaincus, puisque la formule est celle d’une plateforme d’expérimentation artistique en cours, imprévisible, chaotique et multiple comme la vie elle-même.

    Après Paris (jusqu’au 17 février), Dau sera à Londres dans une configuration forcément différente, puis à Berlin. C’est dans la capitale allemande que Dau devait être lancé dès l’automne 2018. La controverse autour d’une reconstitution du Mur sur l’avenue Unten den Linden, qui faisait partie du Dau berlinois, fit repousser le projet. Impossible d’affirmer qu’il y retournera. La certitude n’est pas dans l’esprit de Dau, pas plus qu’elle n’était dans les calculs du physicien Lev Landau.

    La rédaction

  • Europe +Japon : le plus grand marché du monde.

    Europe +Japon : le plus grand marché du monde.

    Ni manifestation, ni champagne. Contrairement aux débats sur l’accord de libre avec les Etats-Unis (le Ttip, abandonné) et celui avec le Canada (Ceta, contesté jusqu’au bout), c’est dans une grande indifférence qu’a été signé l’accord de libre échange entre le Japon et l’Union Européenne.

    Les Chefs d’Etat et de gouvernement l’avait avalisé en juillet, le Parlement européen l’a voté en décembre à une écrasante majorité (474 voix contre 152) ; il est entré en vigueur vendredi dernier, créant la plus vaste zone de libre échange au monde : 30 % du Pib mondial, 635 Millions d’habitants. Une façon, pour les Européens et le Japon, de répondre aux Américains et au néoprotectionnisme ambiant. Sont concernés les produits industriels, agricoles et les services. Les Européens pourront vendre vins, champagnes et fromages à zéro pour cent de droits de douane. Les Japonais ont du reconnaitre quelques 205 appellations géographiques européennes. Viande de porc et viande bovine seront taxés à 9%. Les Européens espèrent un triplement de leurs exportations alimentaires d’ici quinze ans.  Les marchés publics japonais vont également s’ouvrir à la concurrence européenne, notamment l’électricité et les chemins de fer. Les Japonais espèrent augmenter leurs ventes dans l’électronique et les pièces détachées automobiles, au détriment des Coréens et des Chinois. Les Coréens ont en effet pris des parts de marché importantes à la suite de l’accord  entre l’UE et la Corée du Sud de 2011. 1 milliard d’euros de droits de douane vont disparaitre, payés par les contribuables européens ou japonais.

    Economique, l’accord est aussi stratégique  au moment où la Chine et Les Etats-Unis entament un bras de fer commercial et financier. Japon et UE signent une alliance qui, sans faire de bruit, parait plus solide et bénéfique à long terme que la diplomatie des tweets. Les Etats-Unis n’ont d’ailleurs pas réussi à négocier un accord commercial. Comme lesfrancais.press l’avait écrit, la guerre commerciale américano-chinoise peut bénéficier à l’Europe si elle sait en tirer partie. Coïncidence : les investissements chinois en France ont augmenté de 80% l’an dernier.

    La rédaction

     

     

  • Travailler à l’étranger : détaché ou expatrié ?

    Travailler à l’étranger : détaché ou expatrié ?

    Quand vous partez travailler à l’étranger, votre entreprise choisit le statut qui lui convient : Détaché ou expatrié.

    Détaché, vous exécutez un travail d’une durée de plus de trois mois à l’étranger pour votre employeur. Vous restez affilié aux régimes de la sécurité sociale.

    Les premières démarches reviennent à votre employeur : rédaction d’une lettre de mission avec pays d’affectation et durée de la mission, demande d’autorisation préalable à votre caisse d’Assurance maladie pour votre prise en charge hors de France et obtention de votre visa si besoin. Autre formalité à prévoir pour l’entreprise si vous sortez de l’UE et de l’Espace Economique Européen : votre affiliation au régime d’assurance chômage de Pôle Emploi, obligatoire dans ce cas.

    Pour l’Assurance maladie, le détaché bénéficie exactement de la même protection sociale que s’il était en France – son employeur et lui continuent d’ailleurs à cotiser dans les modalités habituelles. Attention toutefois : ce statut est limité dans le temps selon les destinations et, au-delà du délai défini, l’employé hors de France passe automatiquement au statut d’expatrié (un an renouvelable dans un pays membre de l’UE, et des délais variables dans les autres cas, à vérifier avec votre entreprise.)

    LE STATUT D’EXPATRIÉ

    Mais votre entreprise peut aussi choisir de vous considérer comme expatrié. Alors vous n’êtres plus affilié aux régimes obligatoires de la sécurité sociale. Comment prolonger votre couverture sociale ?

    Avant votre départ, votre employeur doit rédiger un avenant à votre contrat de travail, indiquant destination et durée de mission. Il se charge également de votre visa s’il est requis pour résider dans votre nouveau pays. Enfin, votre contrat de travail prévoit le maintien d’un lien de subordination avec la France, votre employeur devra obligatoirement vous affilier au régime d’assurance chômage de Pôle Emploi si vous êtes ressortissant de l’UE, de l’EEE ou de la Suisse.

    En revanche, l’expatriation n’implique aucune obligation de l’employeur vis-à-vis de la Sécurité sociale française (hors obligations conventionnelles): l’expatrié est d’office affilié au régime de protection sociale de son pays d’expatriation.

    Reste cependant une solution pour prolonger votre protection sociale « à la française »: vous inscrire auprès de la Caisse des Français de l’Etranger, conçue pour couvrir les expatriés français. Vous pouvez faire vous-même la démarche ou votre employeur peut s’en charger. A votre retour en France, une fois votre radiation faite auprès de la CFE, vos droits à la Sécurité sociale seront rouverts.

    Et la retraite complémentaire ?

    Là encore avec le statut d’expatrié, pas d’obligation pour l’employeur (hors obligations conventionnelles). Il peut toutefois choisir de continuer à cotiser pour vos futurs droits, auprès d’une caisse de retraite complémentaire dédiée aux expatriés. De quoi assurer la continuité de vos cotisations et éviter toute rupture dans la préparation de votre retraite. Vous pouvez également adhérer à titre individuel.

    Détaché ou expatrié, affilié à la Sécurité Sociale ou à la CFE : dans tous les cas, se protéger à l’étranger justifie de prendre une assurance santé complémentaire.

    En effet, les régimes de base ne couvrent pas l’intégralité de vos soins. Or les frais de santé peuvent être bien plus élevés à l’étranger qu’en France.

    Une assurance complémentaire vous permet de vous soigner sans hésiter et de pouvoir faire face à tout imprévu. Une option fortement recommandée pour assurer votre totale protection lors de missions internationales.

    La rédaction

  • Salvini s’envole, l’Italie s’enfonce, l’Europe s’inquiète.

    Le leader de la ligue Matteo Salvini, s’envole dans les sondages.

    Avec son franc parler et son impolitesse -on l’a vu tourner le dos à ses collègues du gouvernement lors de la signature du « revenu citoyen »- et surtout son refus d’accueillir les bateaux de migrants recueillis en mer par les ONG, les Italiens -pour une partie d’entre eux- le  portent aux nues. 70% des Italiens soutiendraient sa politique anti-migrants. En tout cas, il porte son parti vers les sommets : plus de 30% des voix selon les sondages  (18% aux dernières élections), alors que ses alliés de Cinque Stelle baissent de 32 à 25% et que Forza Italia disparait. Tout cela est fragile, on se souvient de la popularité de Matteo Rienzi qui atteignait 40% avant de redescendre à 18% et de disparaitre de la vie politique. Ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini surfe sur la rhétorique anti immigration, tandis que ses collègues pâtissent de la récession italienne (-0.2% au dernier trimestre) Car l’Italie est officiellement en récession. Le budget de « Relance » avec retraites anticipées et revenu universel, quoique rogné par Bruxelles, a surtout eu pour effet d’augmenter les taux d’intérêts et de freiner les investissements. L’Italie étant considérée comme « incertaine », les taux d’intérêts montent, le crédit se resserre, déjà asséché par les emprunts d’Etat. C’est la première fois que l’Italie est en récession depuis 2013. Elle le seul pays d’Europe à n’avoir pas retrouvé son niveau d’avant 2008.

    L’arrivée de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles promettaient pourtant « une embellie économique », selon les propos de Luigi di Maio.

    la promesse d’ »une embellie économique » selon Luigi De Maio

    Patatras : les rodomontades du nouveau gouvernement ont convaincu les observateurs qu’il était urgent de ne rien faire en Italie. Mais Salvini a l’habileté de ne pas se mêler d’économie. Seulement des migrants. Et comme au Royaume-Uni, en Autriche, en Hongrie, en Allemagne ou en Suède, c’est un sujet qui mobilise. Que serait un programme économique salviniste ? Il y a peu, il voulait sortir de l’euro. Depuis, il a mis de l’eau dans son vin. Il a défendu la relance budgétaire, contesté le revenu universel, déclaré qu’il ne changerait pas une virgule de son budget, puis changé le budget, accepté le revenu universel, limité la relance. Personne ne lui en veut, on le considère comme pragmatique et cynique.

    Comme il est peu probable que l’économie italienne se réforme (Le gouvernement en semble incapable) et que l’immigration cesse, Salvini pense avoir de beaux jours devant lui. Il se voit même en leader de l’extrême droite européenne, prêt à devenir Président de la Commission européenne après les prochaines élections. Peu de chances, mais on disait aussi que le jeune inconnu devenu le patron de la Ligue du nord n’avait aucune chance de devenir l’homme fort du gouvernement italien.

    Alors si le malheur de l’Italie fait le bonheur d’un Salvini, que serait le résultat d’une crise financière italienne pour l’Europe ?

    Selon Salvini, les banques italiennes sont solides et l’économie italienne redémarre. C’est ce qu’il disait avant l’annonce des -0.2%. C’est dire si ces déclarations inspirent confiance. A priori, l’Italie, avec seulement -2% de déficit annoncé devrait tenir. Mais avec une vraie récession, qui sait ? Et une vraie crise italienne serait autre chose qu’une crise grecque. Alors rêve ou cauchemar ?

    La rédaction

  • Rapport Cazebonne sur le réseau scolaire des Français de l’Etranger

    Rapport Cazebonne sur le réseau scolaire des Français de l’Etranger

    Parents français ou étrangers sont souvent allés inscrire leur enfant dans un lycée français, alléchés par les 45 % de mention bien et très bien au baccalauréat. Et pour un coût plutôt modique par rapport à la concurrence. Mais l’augmentation constante des frais d’inscription depuis dix ans agace fortement. Une partie importante des parents, soutenue par les professeurs, multiplie chaque année les pétitions. Pour de nombreux Français de l’étranger, salariés, indépendants, artistes, entrepreneurs et enseignants, «ces sommes représentent un budget déjà bien trop important», déplorait l’an dernier une pétition lancée par l’Association des parents du lycée français de Hanoï (Vietnam). De plus en plus de familles ne bénéficiant ni d’une bourse ni d’une prise en charge de leur employeur…

    Samantha Cazebonne a remis au gouvernement un rapport sur ces situations qui se multiplient.

    Elle a exploré à travers 400 auditions un certain nombre de pistes de réflexion et de formuler des recommandations concrètes alors que l’État semble vouloir se désengager et que la concurrence des établissements de langue anglaise se renforce. L’annulation d’une partie de la subvention pour charges de service public allouée à l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger  en juillet 2017 s’est traduite par des suppressions de postes dès la rentrée 2018. Cette coupe claire a suscité une vague de grèves et mobilisé les parents d’élèves.

    Cependant d’ici à avril, Emmanuel Macron devrait annoncer une réforme des lycées français de l’étranger, qui sont aujourd’hui à bout de souffle, notamment pour des raisons budgétaires. Il a pour objectif de doubler le nombre d’enfants scolarisés dans le réseau à l’horizon 2030.

    Outil d’influence diplomatique, le réseau des 492 lycées français de l’étranger connaît certes encore une hausse annuelle de ses effectifs de 2 %. Les excellents résultats au bac attirent un tiers de Français expatriés et deux tiers d’étrangers.

    Le budget consolidé de l’Enseignement français à l’étranger (EFE) est d’approximativement de 2,3 milliard d’euros par an. L’État Français verse d’une part une subvention de 380 millions d’euros, par l’intermédiaire de l’opérateur AEFE, et d’autre part environ 100 millions de bourses individualisées. Ces moyens ne sont pas mis à la disposition de tous les établissements, en effet, les ressources diffèrent selon que les établissements soient en gestion directe, conventionnés ou partenaires.

    Mais derrière cette image d’Épinal, la révolte gronde. Pour compenser la baisse des crédits publics, les montants de scolarité des familles ont augmenté de plus 60 % en dix ans . Or leur solvabilité «n’est pas sans limites», observait déjà un rapport de la Cour des comptes en 2016. «Si ça continue, poursuit la Cour des comptes, la question de la fermeture de certains établissements», se posera. Les parents pourraient aller voir ailleurs même si la scolarité reste abordable en comparaison des tarifs pratiqués par les réseaux des écoles britanniques ou américaines. Samantha Cazebonne évoque ainsi une «forme de déni du risque concurrentiel» de la part de l’AEFE. Pour de nombreux investisseurs, les écoles plurilingues, dont font partie les lycées français de l’étranger, se disputent aujourd’hui un véritable marché éducatif sur lequel de plus en plus de chefs d’établissement constatent une rude concurrence, notamment de la part de lycées privés internationaux anglo-saxons.

    Rendez-Vous est donc pris avec le Président de la République pour connaître les futurs moyens et le cap de l’éducation française à l’étranger.

    La rédaction avec l’AFP

  • Le Brexit refroidit les vélléités de sortie de l’UE

    Le Brexit refroidit les vélléités de sortie de l’UE

    Le parti d’extrême droite suédois, les Démocrates de Suède, ne réclame plus une sortie de l’UE. Et il n’est pas le seul : plusieurs partis populistes d’Europe ont fait marche arrière à ce sujet.

    Les Démocrates de Suède, parti d’extrême droite arrivé troisième aux législatives de septembre 2018, est revenu sur son projet de quitter l’Union européenne, qui était pourtant un pilier de son programme.

    Dans une tribune du journal Aftonbladet, le chef de file du parti, Jimmie Akesson, explique qu’il préfère réformer l’UE de l’intérieur pour redonner plus de pouvoir aux nations. « Si cela ne fonctionne pas sur le long terme, je n’exclus pas que la Suède renégocie les conditions de son adhésion ou organise un référendum ».

    Il faut dire que cette « Europe des nations » a le vent en poupe chez d’autres partis populistes européens. En France, seuls deux irréductibles Gaulois, François Asselineau (Union populaire républicaine) et Florian Philippot (Les Patriotes) défendent encore la sortie de la France de l’Union européenne. Ce dernier a rompu avec Marine Le Pen, dont il déplore justement l’inflexion sur l’UE et l’euro.

    Plus question en effet pour le Rassemblement national de prôner un référendum sur le Frexit. Marine Le Pen défend désormais « une autre Europe », une « union des nations européennes ».

    Même tendance du côté de la France Insoumise. À l’occasion de l’université d’été du parti, en septembre 2018, Jean-Luc Mélenchon a très clairement rejeté le scénario d’une sortie de l’Europe. Lui aussi veut négocier avec Bruxelles de l’intérieur.

    En Allemagne, le « Dexit » est envisagé par l’AfD, le parti nationaliste allemand, mais uniquement « en dernier recours », si les réformes réclamées ne sont pas mises en œuvre en profondeur.

    « Même si cela nous démange de vouloir abolir cette machine corrompue, hypertrophiée, non démocratique, échappant à tout contrôle et potentiellement totalitaire [qu’est l’UE], nous devons garder à l’esprit que cela peut avoir des conséquences imprévisibles », avait plaidé Alexander Gauland, président du groupe au Bundestag, lors du congrès du parti le 13 janvier, cité par Le Monde.

    Le Brexit comme antidote

    Selon l’Eurobaromètre d’octobre 2018, 68 % des Européens estiment que l’adhésion à l’UE leur est bénéfique. Il s’agit du pourcentage le plus élevé depuis le pic enregistré  entre la chute du mur de Berlin en 1989, et l’adoption du traité de Maastricht en 1992.

    Les résultats montrent que ce regain d’intérêt pour l’UE est survenu à partir du référendum sur le Brexit en juin 2016, dont le résultat a été un véritable choc pour toute l’Europe.

    Après deux ans de négociations tendues, Britanniques et Européens sont las de perdre leur temps, au détriment de la politique nationale. Sans compter les effets néfastes pour les entreprises, le commerce et les investissements.

    D’ailleurs, 62 % des Français déclarent qu’ils voteraient contre un Frexit si un tel référendum avait lieu, selon l’eurobaromètre d’octobre 2018.

    Marion Candau

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Progrès sur la fiscalité des plus values immobilières

     

    Lors de la négociation puis du vote de la dernière Loi de Finances, on a beaucoup parlé  de  l’augmentation de l’imposition  des Français de l’étranger:  CSG maintenue   pour les Français  hors Espace Economique Européen, augmentation du taux d’imposition de 20 à30 % etc.… mais  des mesures sont passées presque inaperçues alors qu’elles  améliorent la taxation des plus values-immobilières et facilitent grandement la mobilité de nos concitoyens.

     

    Chaque année des dizaines de milliers de Français rentrent en France ou la quittent.  Pour ceux qui s’en vont  un souci majeur est l’imposition de la vente de leur résidence au titre des plus values  immobilières.

    La PLF 2019 va dans  un sens très favorable. En effet lorsque le bien qui constitue la résidence principale de l’expatrié est cédé entre la date de son départ jusqu’au 31 décembre de l’année suivante il  ne devra pas faire l’objet d’une location pendant cette période .

    A cela s’ajoute l’amélioration d’une mesure déjà prévue pour les logements non dédiés à la résidence principale.  En effet dans ce cas  il existe une exonération quand  la plus-value nette taxable n’excède pas 150 000 €, soit 300 000 € pour un couple codétenteur du bien.  Mais dans ce cas il faut différencier les biens immobiliers loués de ceux qui ne le sont pas (résidence secondaire).  S’il est loué,  la PLF 2019 prévoit une amélioration : l’exonération vaudra pendant un délai de 10 ans – contre 5 ans actuellement – à compter du transfert du domicile fiscal à l’étranger.  Pour un bien restant à la disposition du contribuable depuis le 1er janvier précédant la cession, la condition de délai n’existe pas (CGI, art. 150 U II).

    Anne Genetet remettant son rapport au Premier ministre, Edouard Philippe

    On ne peut cumuler les deux  avantages.   Mais dans les deux cas, ces mesures s’inscrivent dans la continuité du rapport Genetet sur la mobilité.

    La Rédaction,

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