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  • Une prime nazie ressurgie du passé et autres relents nauséabonds

    Depuis le 12 février, nous savons grâce au journal flamand « De Morgen », qu’il y a 27 belges qui touchent une prime pour « fidélité, loyauté et obéissance » au régime nazi. Ils sont 54 en France d’après le Figaro.

    Cette prime remonte à 1951 et une loi allemande qui indemnisait les victimes de guerre allemande, touchée par une invalidité et qui n’avaient pas été accusées de crime de guerre. Il s’avère que les vérifications quant à l’invalidité étaient pratiquement nulles et pour le moins, pas approfondies. Quant aux crimes de guerre, seuls les anciens SS étaient tout à fait exclus de cette rémunération.

    Ce qui est plus troublant, c’est que l’Allemagne refuse de communiquer les identités des bénéficiaires. Donc, pour rendre les choses efficaces, les députés belges ont voté le 18 février, un texte demandant, à l’unanimité, à l’Allemagne d’arrêter ce versement sordide. Quand on pense qu’il y a en Belgique des rescapés de la Shoah qui n’ont toujours pas droit à la totalité de ce qui leur est dû, en particulier à cause de la loi de 1954, modifiée seulement en 2015 et 2016. Cette loi bloquait le statut de victimes de guerre avec des conditions de résidence en Belgique et de nationalité. Mais si la loi a été assouplie, la procédure est encore longue et l’application n’est pas encore uniforme sur le territoire belge.

    Donc imaginez ces mêmes rescapés à la lecture des pensions nazies. Sans oublier la maison nazie de Keerbergen en Brabant flamand.

    Dans le climat actuel d’antisémitisme, affiché et violent en France, plus soft dans le plat pays,

    Il y a de quoi s’alarmer sérieusement et qu’on a quelque part oublié d’être vigilant.

    Véronique Lederman
    Française responsable du Service Social Juif de la Région Bruxelles Capitale

  • Barnier n’exclut pas un report de la date du Brexit

    Le négociateur en chef de l’UE  a déclaré vendredi qu’il n’excluait pas un report de la date de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, fixée au 29 mars, mais que c’était aux dirigeants européens d’en décider.

    « Je ne l’exclus pas mais ce n’est pas moi qui le déciderai, ce sont les dirigeants européens et ils demanderont pourquoi faire aux dirigeants britanniques », a déclaré Michel Barnier à Europe 1.

    « Nous n’avons pas besoin de beaucoup plus de temps, nous avons besoin maintenant de décisions et que chacun prenne ses responsabilités. » a-t-il ajouté.

    Pas de majorité pour May

    La Première ministre britannique Theresa May n’a toujours pas réussi à trouver une majorité à la Chambre des communes pour ratifier l’accord de 600 pages conclu avec la Commission européenne.

    La ratification de cet accord par les députés britanniques se heurte notamment à la question de l’Irlande du Nord et de ses relations futures avec la République d’Irlande.

    Lundi, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait déclaré que si le gouvernement britannique demandait une extension des discussions sur le Brexit, personne en Europe ne s’y opposerait.

    Des diplomates ont par ailleurs fait savoir jeudi que l’UE et la Grande-Bretagne travaillaient sur une forme de « déclaration politique parallèle » ou « d’outil d’interprétation » du filet de sécurité irlandais (« backstop ») pour sortir de l’impasse sans avoir à renégocier l’accord conclu avec Londres.

    Mais les Européens ne prévoient pas de communiquer la version finale de cette déclaration à la Première ministre britannique Theresa May avant le 28 février, au lendemain de sa prochaine intervention devant le Parlement de Westminster.

  • Gilets Jaunes : « Ils ne sont pas fatigués »

    « On n’est pas fatigué »: les « gilets jaunes », dont la mobilisation est en baisse depuis un mois, ont réinvesti la rue samedi pour leur « acte 15 », avec des manifestations sous le soleil dans les grandes villes et un pique-nique à Chambord. Tandis que Clermont-Ferrand accueillait ce samedi 23 février sa première manifestation de Gilets jaunes d’envergure régionale.

    Les manifestants étaient 46.600 dans toute la France , contre 41 000 samedi dernier, selon un décompte du ministère de l’Intérieur, contesté par les « gilets jaunes ». Ils étaient 5.800 à Paris, mille de plus qu’il y une semaine, selon la même source.

    « A tous ceux qui pensent que la mobilisation s’essouffle je dis +regardez, ouvrez les yeux+, a dit à l’AFP Céline, une Toulousaine de 46 ans. C’est une immense colère et il n’y a pas de retour en arrière possible. Si on rentre chez nous, on meurt, la France meurt ».

    Ils ont généralement défilé dans le calme, sous haute surveillance policière. Mais à Clermont-Ferrand, barricadée pour l’occasion dans la crainte de la présence de casseurs, des heurts ont éclaté en milieu d’après-midi.

    Des affrontements ont eu lieu dans une artère commerçante de la ville entre une trentaine de « gilets jaunes » et les forces de l’ordre qui ont tiré au LBD, ont constaté des journalistes de l’AFP. Une personne a été blessée au pied, selon la préfecture. Plusieurs incidents se sont également produits aux alentours du palais de justice, selon la même source.

    Selon une source policière, 13 personnes ont été interpellées, dont cinq placées en garde à vue à Clermont-Ferrand, notamment en possession de boules de pétanque. A Paris, 14 personnes ont été interpellées selon la préfecture de police, 12 placées en garde à vue à Lyon, selon la préfecture.

    – « Marche des beaux quartiers » –

    En pleines vacances scolaires et après des insultes contre l’intellectuel Alain Finkielkraut, traité de « sale sioniste » lors de l’acte 14, partout, les manifestants ont réaffirmé leur détermination et le caractère protéiforme de leur lutte contre la politique d’Emmanuel Macron, hors du champ politique traditionnel et sans chef.

    Manu, « gilet jaune » de la première heure, a quitté son rond-point d’Orange Sud pour participer au cortège de Montpellier: « En trois mois, je constate que le mouvement s’installe durablement ».

    A Bordeaux, la marche s’est ébranlée derrière une grande banderole « Nous n’avons pas d’armes, vous n’avez pas d’âme ». A Marseille, deux retraités, Jean-Louis et Annie Bertocci ont arpenté le Vieux Port avec leur gilet jaune et un carton « ni raciste, ni antisémites, ni homophobes, anticapitalistes » épinglé dans le dos.

    Dans la capitale, ils étaient plusieurs milliers à arpenter le pavé. La « marche dans les beaux quartiers », qui a regroupé deux défilés déclarés en préfecture, a débuté à midi sur les Champs-Elysées, point névralgique de la mobilisation parisienne chaque week-end. Quelques bombes lacrymogènes ont été tirées à l’arrivée sur l’esplanade du Trocadéro pour disperser la cortège.

    « J’ai l’impression qu’on est un peu moins nombreux que la semaine dernière mais c’est les vacances, y a eu les accusations d’antisémitisme et toutes les tentatives pour nous décrédibiliser… Et on est encore des milliers. Si ça avait dû s’éteindre, ça se serait éteint avant, pas au 15e acte. On lâchera rien », a affirmé à l’AFP Luca, intérimaire dans le BPT, dans le cortège parisien.

    La première journée d’action avait mobilisé 282.000 personne le 17 novembre, date du lancement de ce mouvement de contestation sociale inédit.

    Le chef de l’Etat est depuis le début du mouvement la cible privilégié des slogans et des chants des manifestants. Dans la matinée, l’une des figures du mouvement, Eric Drouet s’est rendu au Salon de l’Agriculture sans pouvoir approcher Emmanuel Macron.

    – Pique-nique à Chambord –

    Ailleurs, les autres figures du mouvement avaient annoncé leur présence dans différents lieux de rassemblement.

    Priscillia Ludosky s’est jointe au pique-nique géant (750 personnes) organisé devant le Château de Chambord, un pied de nez à Emmanuel Macron qui y avait fêté ses 40 ans fin décembre 2017. « La non-organisation du mouvement en fait sa force et sa faiblesse. On est forcément tous d’accord, avec une organisation plus stricte, on aurait été plus vite », a déclaré à l’AFP la jeune femme, tandis que des manifestants se prêtaient au jeu des photos et selfies devant le château de François Ier.

    Les manifestants étaient encore très mobilisés en province, ont constaté des journalistes de l’AFP: plusieurs milliers ont marché à Bordeaux et à Toulouse, ils étaient entre 2.500 et 5.000 à Clermont-Ferrand selon les sources, un millier à Montpellier et à Marseille (selon la préfecture), quelque 200 à Nice.

    A Belfort, en fin d’après-midi, une cinquantaine de gilets jaunes bloquait l’A36 dans les deux sens, selon un photographe de l’AFP.

    La rédaction avec l’AFP

  • Gilets Jaunes et de 15…

    De nombreuses manifestations sont prévues à Paris et dans plusieurs villes de France. Une mobilisation pourrait avoir lieu au Salon de l’Agriculture, à Paris, que le président de la République doit visiter sur l’ensemble de la journée.

    À quoi ressemblera l’acte 15 des « gilets jaunes » ? Une semaine après avoir fêté les trois mois du début de la mobilisation, les « gilets jaunes » devraient à nouveau être plusieurs milliers à manifester dans les rues, samedi 23 février.

    À Paris, la Préfecture de police n’a pas encore communiqué sur l’existence d’une manifestation déclarée et autorisée.

    Éric Drouet, figure du mouvement, a néanmoins annoncé son intention de se rendre sur les Champs-Élysées. La célèbre avenue devrait de nouveau être sous le feu des projecteurs : les deux principaux événements Facebook annoncés pour l’acte 15 appellent à s’y réunir. Au total, pas moins de 17.000 internautes se sont déclarés « intéressés ».

    Il n’est pas impossible qu’une action soit menée au Salon de l’Agriculture, tout juste ouvert au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, au sud de la capitale. L’hypothèse a été avancée par Éric Drouet, dans un post sur Facebook, sans qu’aucune confirmation n’ait été apportée. Certains « gilets jaunes » seraient plutôt enclins à profiter de cette occasion pour soutenir les agriculteurs, mais aussi perturber la visite d’Emmanuel Macron, qui a prévu de passer la journée au Salon.

    Rennes, Clermont-Ferrand, Chambord…

    Dans le reste de la France, les appels à se mobiliser demeurent nombreux. Une trentaine de points de rendez-vous ont d’ores et déjà été annoncés. Plusieurs sont listés dans une publication postée sur la page Facebook de Maxime Nicolle, autre figure des « gilets jaunes ». Ce dernier a d’ailleurs annoncé qu’il allait prendre part à la « grande manifestation interrégionale » organisée à Rennes. Ce pourrait être l’un des rassemblements les plus importants de la journée. Environ 3.000 personnes pourraient s’y rendre, selon une source syndicale de la police, citée par Le Télégramme.

    Aussi, Clermont-Ferrand s’attend à une manifestation importante avec environ 2.000 personnes. Enfin, un pique-nique à Chambord (Loir-et-Cher) sera également scruté. C’est dans cette ville, au célèbre château, qu’Emmanuel Macron avait organisé un week-end d’anniversaire. Les « gilets jaunes » à la manoeuvre de cette manifestation espèrent 2.500 personnes, dont la pionnière Priscillia Ludosky.

    la rédaction avec l’AFP

  • Fabien Clain : d’Alençon à Baghouz, le parcours du Français de l’Etranger le plus recherché au monde

    Le djihadiste Fabien Clain aurait été tué par une frappe de drone mercredi. Retour sur le parcours de cet homme de 41 ans, d’origine réunionnaise, qui a vécu à Toulouse et Alençon avant de rejoindre les rangs de l’État islamique en Syrie.

    Selon une source américaine, Fabien Clain a été tué mercredi 20 février 2019 à Baghouz, dernier bastion de l’État islamique, encerclé par les Forces démocratiques syriennes. Probablement par un tir de drone américain après une surveillance des services de renseignement, indique France Info. Son frère Jean-Michel aurait été grièvement blessé. Ces informations n’ont pas encore été officialisées par le Quai d’Orsay. « Des vérifications sont en cours », selon une source française proche du dossier.

    Fabien Clain part pour la Syrie en février 2015. Quatre voitures l’emmènent lui et ses proches par des itinéraires différents pour ne pas se faire intercepter. En août, Mylène, son épouse, envoie un message à sa sœur où elle confirme qu’elle est là-bas.

    Inquiète pour sa fille et ses petits-enfants

    C’est sur les bancs de l’école Robert-Desnos d’Alençon, entre 1986 et 1991, que Fabien Clain rencontre celle qui deviendra sa femme. La mère de Mylène, qui vit à Alençon, a appris jeudi la mort probable de son gendre. Mais c’est surtout pour sa fille et ses trois petits-enfants qu’elle s’inquiète. Avant les attentats, elle lui avait dit : je mourrai sur la Terre Sainte. « Je ne crois pas qu’elle se rendra », se désespère sa maman dans une interview qu’ell a accordée jeudi 21 janvier à Ouest France.

    Fabien Clain est né à Toulouse le 30 janvier 1978 dans une famille catholique, originaire de la Réunion. Il a très peu connu son père resté vivre là-bas. Puis, il passe ses jeunes années à Alençon, dans l’Orne. En 1991, il repart à La Réunion avec sa mère, ses frères et sœurs. Puis revient dans l’Orne quatre ans plus tard pour terminer ses études et y retrouve Mylène qui devient sa compagne. À la fin des années 1990, toute la famille Clain se convertit à l’islam. En 1998, ils partent s’installer à Ambax, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Toulouse.

    La filière d’Artigat

    C’est là-bas que Fabien Clain et son frère Jean-Michel se radicalisent. Eux qui faisaient du rap chrétien se mettent aux chants religieux musulmans. Leur titre Saisis l’anse la plus solide s’écoute encore sur MySpace et YouTube. Les connaissances de Fabien Clain disent qu’il est très doué pour pousser les jeunes à se convertir. Les deux frères se rapprochent des familles Essid et Merah et fréquentent assidûment Olivier Corel, surnommé « l’émir blanc » d’Artigat, dans l’Ariège. Fabien Clain se rend en Égypte pour apprendre l’arabe. En 2009, il est condamné à 5 ans de prison pour avoir animé une filière djihadiste d’acheminement vers l’Irak.

    Écoutez ici le podcast d’Arte sur le parcours de Fabien Clain

    Cours d’arabe à la mosquée d’Alençon

    À sa sortie de prison, fin 2012, interdit de séjour dans le sud de la France, il revient à Alençon avec femme et enfants, raconte notre rédaction de l’Orne. Il donne des cours d’arabe pour adultes à la mosquée Mahabba. Très vite, l’association lui demande d’arrêter après la diffusion de l’émission Pièces à conviction, en mars 2013, où il apparaît comme un proche de Mohamed Merah. À cette période, certains voisins évoquent des allers-retours en Belgique.

    Près de 3 600 € de matériel audio

    Début janvier 2015, Fabien Clain se déplace entre Toulouse et la Seine-Saint-Denis, bravant son contrôle judiciaire, retrace France Info. Il compte dans son entourage deux nouvelles recrues, Macreme Abrougui et Thomas Mayet.

    Avec sa longue djellaba, sa grosse barbe et sa carrure massive (1,88 m et plus de 100 kg), il débarque le 21 janvier 2015 dans la boutique Music Action, à Toulouse. Il y achète pour près de 3 600 euros de matériel d’enregistrement de très haute qualité. Sans doute celui dont il se servira pour revendiquer les attentats du 13 novembre au Bataclan, au stade de France et sur les terrasses parisiennes. Dans cet enregistrement funeste, il parle d’ailleurs d’une attaque supplémentaire dans le XVIIIe arrondissement qui n’a jamais eu lieu, mais qui était sans doute programmée par Daech.

    Mandat d’arrêt international contre eux

    Dans un rapport daté du 28 mai 2018, cité par le Parisien, la Direction générale de la sécurité intérieure émettait clairement l’hypothèse que Fabien Clain « était un des principaux acteurs de la propagande non arabophone du groupe État islamique et qu’à ce titre il était informé à l’avance des futures actions de l’organisation terroriste. Tout comme son frère Jean-Michel chantant à la gloire des kamikazes, dans l’anasheed (NDLR : chants guerriers) qui suit la lecture du texte de revendication de ces attaques ». Depuis le 28 juin 2018, ils sont sous le coup d’un mandat d’arrêt international délivré contre eux dans le cadre des attentats du 13 novembre 2015.

    Fabien Ferasson de Quental avec l’AFP

  • Grand débat : suite des échanges parmi les Français de l’étranger

    Grand débat : suite des échanges parmi les Français de l’étranger

    Les échanges continuent parmi les Français de l’étranger à l’occasion du Grand Débat ! De nouvelles consultations ont eu lieu, notamment à Libreville au Gabon en présence des élus consulaires.

    En Thailande, la députée Anne Genetet a organisé dès le mois de janvier une série de rencontres. Selon la députée, les conclusions sont claires : les jeunes voient l’environnement comme une priorité et par ailleurs la fiscalité reste au cœur du débat. Les deux sujets ne sont d’ailleurs pas dissociés quand il est fait état de propositions pour une fiscalité punitive pour les pollueurs.

    Les élus consulaires non consultés au Portugal selon l’un d’entre eux

    Deux Grands Débats ont été organisés pour les Français du Portugal : le 14 février à Lisbonne et le 15 à Faro. Ces débats, initiés par la députée Samantha Cazebonne, se sont fait sans concertation avec les élus consulaires selon l’élu Centre-Droit Laurent Goater qui le déplore. Cette information est cependant contestée et Mme Conestabile, Conseillère Consulaire, fut l’une des animatrices du débat. Pour M. Goater, avec lequel nous avons échangé, deux préoccupations interpellent notamment les Français du Portugal. En premier lieu la fiscalité et l’usage de l’argent public.

    A cet égard, les Français du Portugal ne semblent pas obsédés par la question du Lycée français comme dans d’autres pays mais par celle du gaspillage d’argent public qui peut être fait au niveau des administrations en général. Par ailleurs, M. Goater a constaté que certains expatriés qui étaient engagés dans des associations de type Emmaus en France ont été peu à peu éloignés de la vie publique locale. Selon lui, cette « institutionnalisation de la vie locale » aurait amené certains de nos compatriotes à choisir l’expatriation.

    Riches échanges à Toronto

    Les Français de Toronto ont été plusieurs dizaines à débattre mardi 19 février au Lycée français de Toronto. Le coût, jugé prohibitif, de ce dernier fut précisément l’un des points mis en avant. Les coûts de l’administration en général furent contestés et une réduction du nombre de parlementaires évoquée. Parmi les aspects jugés positifs, l’interdiction des sacs plastiques et le réseaux français de transports en commun.

    Certains participants ont également mis en avant la nécessité d’avoir une fiscalité plus offensive, en particulier la taxation des revenus du capital et l’harmonisation des politiques fiscales européennes.

    La transition écologique en débat à New York

    A New York, deux débats! Le premier eu lieu le 21 février et le deuxième aura lieu lundi 25. A l’occasion de ce premier échange, organisé par les Conseillers consulaires Annie Michel, Julien Ducourneau, et Richard Ortoli, la transition écologique et la question de la démocratie et citoyenneté furent abordés. Sur l’écologie, la mise en avant du principe du « pollueur-payeur » fut l’une des principales propositions. L’éducation fut par ailleurs, notamment la sensibilisation à l’écologie, évoquée. Parmi les autres propositions, citons celle du vote obligatoire,  et de l’obligation de compte rendu de mandat.

    L’angoisse du Brexit au Royaume-Uni

    Le Royaume-Uni, où nos compatriotes voient avec angoisse arriver l’échéance du Brexit, le Grand Débat se prépare aussi. “Il est impératif que les Français de l’étranger participent au grand débat national, car ils ont aussi leur mot à dire sur ce qu’il se passe” selon le député Alexandre Holroyd.

    4 rendez-vous sont fixés : mercredi 27 février au lycée Winston Churchill à Londres (18.30), jeudi 28 février à Glasgow à (18 heures), vendredi 1er mars à Edimbourg (18 heures) et samedi 9 mars à l’Institut français de Londres à 14 heures.

    Vous avez participé à un grand débat des Français de l’étranger ? N’hésitez pas à nous faire part de vos impressions en écrivant à la rédaction à [email protected].

    La rédaction

     

  • Ces démocrates ennemis de la Démocratie

    C’est un lieu commun de dire que la démocratie est malade.

    Le populisme, avec ses Trump, ses Brexiters, ses Hongrois « illibéraux », ses ligues italiennes étoilées, ses vrais Finlandais et ses faux Belges que se veulent les Flamands, l’illustre. Pourtant, jamais il n’y eut autant d’Etats démocratiques dans le monde. Jamais les autocrates, comme Poutine, Erdogan, Maduro n’ont tant vanté les principes de la démocratie.

    Quand le vice rend hommage à la vertu, il respecte une certaine hiérarchie des valeurs.

    Qu’est ce qui dans le fond, menace la démocratie ? Est-ce Mélenchon, qui soutient Maduro,  mais qui est pourtant plus démocrate que le Parti communiste  dont il est le successeur ? Est-ce le Rassemblement National de Marine Le Pen, lui aussi plus républicain que le FN de son père, qu’elle fit condamner ? La démocratie, la République, a toujours eu des adversaires qu’elle a toujours su digérer. Vit-on dans une démocratie tranquille pour autant? Non : la démocratie n’a jamais été tranquille. Nulle part. Ni aux Etats-Unis, où les batailles des droits civiques furent presque des guerres civiles, ni en Angleterre où les conflits de classe et la question irlandaise furent meurtrières, ni en Italie pendant les années de plomb qui furent des années sanglantes. Mais pendant tout ce temps là, il y avait toujours et partout des militants enragés qui se battaient pour la démocratie, autant que leurs adversaires la méprisait. Ce qui menace aujourd’hui, c’est l’inconsistance.

    Récemment, un député centriste, Charles de Courson, donna une belle leçon à ses collègues et au gouvernement, fustigeant la loi anticasseurs qui donne au Préfet le droit d’interdire de manifester à tel ou tel. Il dit que cette loi était une atteinte aux libertés publiques. Il a évidemment raison. Il ne fut pas écouté. Il faut espérer que le Conseil constitutionnel réparera cela.

    Récemment, un journal d’extrême gauche, Mediapart, manqua d’être perquisitionné. Il en sait trop sur l’affaire Benalla. Auparavant, Mélenchon avait été, au petit matin, sorti du lit par la police. On se moqua de lui tant sa réaction, bouffie d’orgueil, le rendait grotesque. Sur le fond, il avait raison : dans quel pays démocratique réveille-t-on un leader de l’opposition au petit matin et lui prend-on tous ses ordinateurs sans même lui donner un reçu ? Cela se passe chez nous.

    En Espagne, des élus indépendantistes sont en prison pour avoir organisé un referendum sur l’indépendance. En Angleterre, des députés travaillistes quittent le parti en dénonçant l’antisémitisme qui y règne. Antisémitisme qui refleurit chez nous, dans la rue. Comme l’antiparlementarisme, l’insulte et les menaces. Le mépris de l’autre est contagieux. Le fond de l’affaire, ce n’est pas l’économie, la crise sociale, le grand bouleversement du monde, internet, les réseaux sociaux ou les medias. La crise est politique : dans les têtes. Habitués à la toute puissance de l’Etat, nous lui en voulons de son impuissance. A chaque problème, nous voulons une loi, c’est-à-dire une sanction. Erreur monumentale. Nous oublions l’essentiel de ce qui maintient la démocratie : d’abord la liberté. C’est-à-dire celle d’autrui.

    Je ne suis pas pour l’indépendance de la Catalogne (je n’en suis pas citoyen et je n’ai pas d’avis à avoir), mais je conteste le droit de mettre en prison des élus qui ont exprimé ce qu’ont voté la moitié des Catalans. Je ne suis pas favorable à l’indépendance de la Corse, mais je combattrais une République qui mettrait les indépendantistes corses en prison. Je ne suis pas pour Mélenchon, encore moins pour les casseurs, mais je m’inquiète des perquisitions chez un media, un leader politique, comme je me suis inquiété des multiples mises en examen de Sarkozy, qui, des années après, n’ont toujours débouché sur rien. Les principes républicains, qui sont des principes de respect de la liberté des autres, surtout des adversaires, sont bafoués. On achète, on menace, on poursuit, on intimide. Sous prétexte de guerre au terrorisme, on arrête des écolos. Sous prétexte de transparence, on interpèle des opposants. On poursuit Cahuzac le fraudeur fiscal, mais on encense Johny, le fraudeur fiscal. Dans tous les cas, l’excès. L’absence de mesure et de justice.

    On trouve la colère des Gilets Jaunes « légitime », pour les amadouer, et donc on récolte la violence, que l’on condamne encore plus sévèrement que les lois Peyrefitte ou Pasqua ne l’ont jamais fait. En Azerbaïdjan, où j’allais pour défendre les Droits de l’Homme au nom du Conseil de l’Europe et essayer de libérer des opposants, le Procureur me lut la loi française sur les autorisations de manifester. Je lui répondis que personne en France n’avait été mis en prison pour une manifestation illégale. Je ne pourrais plus lui répondre cela aujourd’hui. Est-ce un progrès ? Est-ce la faute des manifestants ? Ou celle des démocrates qui nous gouvernent ?

    Les démocrates semblent avoir oublié les principes fondateurs : La liberté d’abord. C’est la liberté qui donne des droits, fonde toute démocratie, sa légitimité et son efficacité. D’autant que la liberté -le respect d’autrui et de ses droits – est efficace. Le système politique républicain n’est jamais menacé par l’extérieur. Il l’est quand ceux qui en ont la charge -le pouvoir comme les citoyens- en oublient les principes. C’est le cas dans bien des pays, y compris, insidieusement, le nôtre. La démocratie « illibérale » se propage. Ils nous manquent de vrais libéraux.

    Laurent Dominati

    Ancien ambassadeur de France

    Ancien Député de Paris

    Président de la société éditrice du site « Lesfrancais.press »

  • Paris et Berlin réclament une refonte des règles de concurrence après le camouflet Alstom-Siemens

    Moins de deux semaines après le rejet par la Commission de la fusion Alstom-Siemens, Paris et Berlin ont publié un manifeste industriel commun appelant à une modification des règles européennes de la concurrence.

    « Aujourd’hui, seules cinq des 40 plus grosses entreprises dans le monde sont européennes », rappelle le manifeste franco-allemand pour une politique industrielle européenne adaptée au 21e siècle, publié le 19 février par Paris et Berlin.

    Lors d’une conférence de presse commune, Bruno Le Maire, ministre français des Finances, et Peter Altmaier, ministre allemand à l’Économie, ont tous deux souligné ce qu’ils considèrent comme le « lourd désavantage » des entreprises européennes vis-à-vis de leurs concurrentes chinoises et américaines.

    « Pour être capable de créer un champion européen, il est nécessaire de changer le cadre réglementaire européen », a insisté Bruno Le Maire, soulignant que les pays comme la Chine n’hésitent pas à subventionner généreusement leurs entreprises.

    Les deux pays souhaitent une mise à jour des orientations sur les fusions, afin de les adapter à l’état de la concurrence sur le marché mondial, et non au niveau européen. Dans leur manifeste stratégique, Paris et Berlin proposent aussi de donner au Conseil européen le droit d’abroger certaines décisions de la Commission sur les questions de concurrence, dans « des cas bien définis ».

    « C’est la première fois que la France et l’Allemagne présentent des propositions pour transformer les règles européennes de concurrence », a poursuivi le ministre français. « Nous avons de puissantes technologies modernes et nous ne voulons pas servir d’autres continents que le nôtre. »

    Lors d’un événement plus tard dans la journée, il a répété son opinion selon laquelle le rejet par la Commission de la fusion Alstom-Siemens était une erreur économique et politique. « Parfois plus stupides que les règles européennes, il n’y a pas. »

    Outre une modification des règles, le manifeste franco-allemand appelle aussi à « investir massivement dans l’innovation » et à prendre des mesures de protection des technologies, entreprises et marchés européens.

    Les deux ministres ont insisté sur la finalisation de l’Union des marchés de capitaux, qui permettra aux marchés financiers européens de mieux soutenir l’innovation industrielle. « Il s’agit avant tout de garder la valeur créée en Europe », explique Bruno Le Maire, faisant aussi référence à l’achat en 2016 de l’entreprise de robotique allemande Kuka par le chinois Midea, qui avait  entrainé une vive polémique.

    La décision de Peter Altmaier de prendre une part active à la transformation de la politique industrielle européenne avec la France a aussi pour but de protéger le « Mittelstand » allemand, le moteur de son économie. C’est un parti pris nouveau, qui contraste avec l’approche traditionnelle allemande qui ne s’immisce pas dans les décisions liées aux affaires et aux marchés.

    Initiative commune sur les batteries

    Les deux ministres ont aussi parlé d’une autre initiative commune : l’Allemagne et la France ont prévu un budget de 1,7 milliard d’euros pour soutenir la production de batteries électriques pour les véhicules électriques. Le ministre allemand espère que la Commission européenne autorisera les aides d’État avant le 1e avril.

    Les deux représentants n’ont cependant pas souhaité s’exprimer quant au calendrier de l’ouverture de la première usine. Ils ont souligné que le projet était ouvert à tous les États membres. « À ce jour, la Pologne, l’Espagne et l’Italie ont exprimé leur intérêt », a précisé Bruno Le Maire.

    L’initiative a pour but de limiter la dépendance des constructeurs automobiles européens vis-à-vis des fournisseurs de batteries électriques asiatiques et de protéger l’emploi local, menacé par la fin annoncée des moteurs à combustion.

    « Il est dangereux de dépendre de fournisseurs étrangers, particulièrement asiatiques », a fait remarquer le ministre français. « Ce que nous voulons, c’est garder toute la chaine de valeur en Europe. »

    Dans son discours, le Français a qualifié la nouvelle route de la soie lancée par la Chine de plus important projet stratégique au monde. « Avec sa route de la soie, la Chine est à deux doigts de rafler toute la mise » sur la scène économique mondiale.

    Claire Stam

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Une sénatrice des Français de l’Etranger au C.A de l’IHEDN

    Sénatrice représentant les Français de l’étranger (élue en 2004, réélue en 2011), Joëlle Garriaud-Maylam est membre de la commission exécutive des Républicains et Secrétaire nationale en charge de la Francophonie et de la Coopération.

    Elle a représenté les Français du Royaume-Uni et d’Irlande de 1988 à 2004 (date de son entrée au Sénat) au Conseil supérieur des Français de l’étranger, dont elle a été la première vice-présidente de 2000 à 2003. Elle est membre du Conseil Franco-Britannique.

    Au Sénat, elle est Secrétaire de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces Armées, membre de la Commission des Affaires européennes et Vice-présidente de la Délégation aux Droits des Femmes et à l’Égalité des chances entre Hommes et Femmes. Elle est également présidente déléguée des groupes d’amitié France-Birmanie et France-Sénégal. Elle représente le Sénat à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, où, en tant que Rapporteur général, elle travaille notamment sur les questions de terrorisme ; elle représente également le Sénat à la Commission nationale pour la Science, l’Education et la Culture (UNESCO) et au Conseil Supérieur de la Réserve Militaire.

    Juriste international de formation, elle a été auditrice de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) où elle a été nommé ce 19 février par Gérard Larcher au conseil d’administration. Cet Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), fondé en octobre 1936, est un établissement public administratif français d’expertise et de sensibilisation en matière de Défense, placé sous la tutelle directe du Premier ministre. Actuellement, il est installé, depuis 1948 à l’École militaire. Malgré sa localisation, l’IHEDN n’est pas une école militaire, mais un institut de formation qui vise à « promouvoir l’esprit de défense du territoire national ». Sa mission consiste à préparer des hauts-fonctionnaires, des officiers généraux ou supérieurs et des personnes particulièrement qualifiées d’un point de vue économique ou social à tenir les emplois les plus élevés dans les organismes chargés de la préparation et de la conduite de la guerre

    Joëlle Garriaud-Maylam exerce aussi à l’Institut des études européennes de l’ENA. Elle est Colonel de réserve (réserve citoyenne) et Chevalier de la Légion d’honneur – insignes remis par le Président Jacques Chirac à l’Elysée en juillet 2002.

    Outre les dossiers spécifiques aux Français de l’étranger (scolarisation, protection sociale, fiscalité, sécurité, représentation institutionnelle et politique), elle s’investit particulièrement dans les domaines de défense et de lutte contre le terrorisme, d’égalité femmes/hommes, d’éthique publique, de lutte contre la corruption, de développement international et d’audiovisuel.
    Elle a créé le Prix du Rayonnement français, dédié aux Français de l’étranger remis chaque année au Quai d’Orsay.

    Fabien Ferasson de Quental

  • Rassemblement historique à Paris contre l’antisémitisme

    20,000 personnes se sont réunies ce 19 février Place de la République à Paris pour condamner la vague d’actes antisémites qui ont récemment frappé la France. C’est historique mais c’est 10 fois moins que lors du rassemblement, en présence du Président Mitterrand, en 1990 suite au saccage du cimetière juif de Carpentras.

    Des représentants de nombreuses formations politiques et la quasi-totalité du gouvernement se sont retrouvés avec la foule lors de cet événement. Le Président de la République, lui, avait décidé de retrouver la communauté juive d’Alsace suite aux attaques d’un cimetière juif qui fait écho à celui de Carpentras, avant de retrouver le Président du Sénat et celui de l’Assemblée Nationale au mémorial de la Shoah.

    Une recrudescence des actes antisémites en 2018  

    « Il fallait aujourd’hui dire ça suffit, dire que tout n’est pas possible, et quand on voit ces actes qui se multiplient, il est temps de réagir ensemble et de la meilleure des manières ». C’est ainsi que s’est exprimé Olivier Faure, Premier Secrétaire du Parti Socialiste, à l’origine de ce rassemblement.

    La France fait face à une recrudescence des actes antisémites, +75% en 2018. Ce n’est pas le seul pays à faire face à ce fléau, l’Allemagne notamment est également visée.

    Les dernières semaines ont vu des éléments particulièrement marquants. Tags antisémites contre des portraits de Simone Veil, agression verbale d’Alain Finkielkraut, et désormais saccage d’un cimetière juif en Alsace.

    La recrudescence de l’antisémitisme, dans le contexte par ailleurs compliqué des gilets jaunes, a d’ailleurs poussé des politiques israéliens à pousser les Juifs de France à rejoindre l’Etat Hébreu.

    Les prochaines semaines et les actions prévues par le Président de la République, qui restent à détailler, seront cruciales.

    La rédaction

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