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  • La Premier League menacée par le Brexit

    La Premier League menacée par le Brexit

    Le football anglais est le plus coté au monde,  le plus cher, le plus regardé, le plus riche. Le plus international aussi.  Quatre clubs sur huit qualifiés pour les quarts de finale de la ligue des champions. Avec ou sans accord sur le Brexit, à quelle sauce vont être mis les stars de la Premier League ? Ils devront suivre les règles de tous les joueurs dits « extra communautaires ». Pas si simple.

    Avant le referendum de 2016, tous les clubs de la League avaient fait campagne contre le Brexit. Sans la libre circulation des personnes, des travailleurs et des biens en Europe, joueurs et supporteurs peuvent avoir des problèmes.  Il faudra des permis de travail pour les joueurs européens , et démontrer qu’aucun joueur anglais ne saurait les remplacer … Selon Gary Lineker, l’ancien attaquant vedette qui fit campagne contre le Brexit,  65 % des joueurs européens n’auraient pas obtenu de permis de travail si les règles extra communautaires s’étaient appliquées pour les joueurs européens dans les années précédentes.  Une approximation qui se fonde sur le nombre de joueurs venant hors d’Europe. Car il en vient, ce qui rassure. Mais il faudra aussi des visas pour les clubs visiteurs et les supporters du continent.  A moins d’un accord de dispense de visas, qui n’existe pas encore. Il en sera de même pour les joueurs et supporters d’outre Manche qui viendraient en Europe.

    Le bon sens voudrait qu’il y ait un accord. Mais pour le moment, il n’y a rien, et les footballeurs, clubs et supporters ne seront pas un cas à part. Les Autorités britanniques pourraient maintenir  la libre circulation, au moins provisoirement, ou accorder systématiquement  visas et permis de travail. Mais personne  n’en sait rien, pour le foot comme pour le reste.

    Avec une question particulière pour le foot anglais et ce qui le fait vivre, la diffusion des droits télé : comment les Britanniques vont-ils protéger leurs droits télé et lutter sur le piratage dans les différents pays européens ?  Sans accord global avec l’UE, ils devront poursuivre pays par pays. Comme ils le font, avec des succès relatifs, hors d’Europe. Sauf que là, le pirate sera dans le plus grand marché intérieur du monde.

     

  • L’Europe peut naître au Kurdistan, si elle en a le courage.

    L’Europe peut naître au Kurdistan, si elle en a le courage.

    Les Kurdes sont au cœur des problèmes du Moyen-Orient – et peut être des solutions.

    Daechva être définitivement vaincu en Syrie. Les Américains vont, conformément à la décision honteuse de Trump, retirer leurs troupes. Les combattants kurdes, encerclés par les Turcs, les Syriens, les Iraniens, sont voués à être vaincus ou à négocier de nouvelles alliances malgré eux. Aujourd’hui les Kurdes demandent l’engagement de la France. L’opération Chammal, en 2014, a commencé avec des frappes aériennes. Puis la France a déployé des unités au sol, notamment la Task force Wagram et des canons Caesar qui bombardait encore récemment les cibles de l’EI. Mais la France peut-elle rester seule en Syrie ? Non.

    A contrario, l’Europe peut-elle être absente de Syrie ? Non plus. Les deux sont impossibles. La France ne peut rester seule et l’Europe ne peut être absente. Hélas l’Europe militaire et diplomatique n’existe pas. C’est donc le moment de la créer: le moment d’agir.

    Sachant, grâce à Trump, que les Américains ne sont pas fiables, le moment est venu pour les Européens de traiter des problèmes du monde.

    L’Europe est forte mais elle ne le sait pas. Tous les jours elle rumine sa faiblesse. Riche et puissante, elle s’inquiète de la nouvelle richesse de la Chine, de la fausse puissance russe, de l’isolationnisme américain, de la contagion des guerres islamiques. Vieille, seule, complexée, l’Europe se gratte le national-populisme en geignant. C’est vrai : Politiquement, elle ne compte ni au Proche-Orient, ni en Afrique. C’est logique puisque militairement elle est inexistante. Seule la France l’est. Pourtant, il suffirait de le vouloir. L’Europe peut naitre au Kurdistan, encore faut-il avoir le courage de naître.

    La France, seule, a le sixième budget militaire mondial (53 milliards de $, devant la Russie, 51 milliards). Elle est en Afrique et au Moyen Orient. Si l’on additionnait les capacités militaires des pays européens, ils formeraient la deuxième puissance militaire mondiale. Non seulement l’Europe est capable de se défendre elle-même, mais elle est capable de mener une politique mondiale autonome.

    Doit-elle le faire en Syrie ? Pour éviter que le Moyen-Orient ne soit une menace permanente, l’Europe doit être en Syrie. Sinon, la paix future  -quelle paix ?- sera celle d’une coalition d’intérêts anti européens, qui continueront à actionner les leviers du terrorisme, que ce soit du coté chiite ou du coté sunnite. Avons-nous des alliés ? Trop. Les Turcs sont nos alliés. Les Saoudiens sont nos alliés. Les Qataris sont nos alliés. Sans parler des Américains. Aucun n’est fiable.

    Seuls les Kurdes le sont. Ils se sont comportés admirablement contre Daech. Sans eux, pas de victoire. Ils contrôlent une partie de la Syrie. Leurs frères (parfois ennemis) gouvernent la région autonome du Kurdistan irakien. Car les Kurdes de Syrie ne sont que la minorité des Kurdes : 15 millions en Turquie, 8 en Iran, 6 en Irak, un million en Syrie. S’agit-il de s’engager pour un Etat kurde ? Non. Les Kurdes de Syrie demandent protection et respect de l’alliance. En raison du départ américain, ils se tournent vers la France.

    Leur répondre serait-il seulement le vestige d’un sentimentalisme excessif, simplement conforme à l’honneur ? Si ce n’était que cela, ce serait déjà justifié, car cela permettrait de prévenir un massacre de populations civiles et l’exécution de frères d’armes.

    Mais il s’agit aussi de réalisme politique. Une force militaire européenne en Syrie pèserait sur la Turquie, l’Iran, l’Irak, mais aussi la Russie, Israël, l’Arabie saoudite, l’Arménie, l’Azerbaïdjan… Donc sur tous les réseaux terroristes mondiaux, qui essaiment jusqu’en Afrique, au Maghreb et en Europe. Sans compter des réseaux de gaz et de pétrole. Nous avons un devoir vis-à-vis des Kurdes. Nous avons intérêt à être au Kurdistan. Nous en avons les moyens.

    Les Kurdes sont des alliés sûrs, parce que leurs ennemis ne nous veulent pas du bien : Syriens, Iraniens, Russes, Islamistes de Daech, d’Al Quaida ou du Hezbollah, méprisent l’Europe faible, inconsistante, soumise et peureuse, tout juste bonne à payer ou à suivre les Américains. Les Kurdes sont sunnites (à 80%) mais aussi anti fondamentalistes. Les femmes ne portent pas le voile. Elles combattent et tuent comme les hommes. Ils contrôlent de grands territoires. Ils forment une vraie communauté de solidarité. Ils sont d’autant plus fiables qu’ils sont seuls. C’est une force solide, quoique divisée. L’Europe peut s’appuyer sur eux au Proche-Orient. Si elle ne le fait pas, vers qui se tourneront-ils : Syriens, Russes, Iraniens ?

    L’Europe ne peut être absente du Proche-Orient, qui est une de ses frontières. Elle ne peut continuer à être méprisée par des Etats faibles, comme la Turquie et la Russie, (la Russie dépasse à peine le PIB de l’Espagne, la Turquie celui des Pays-Bas.)

    Avec 2000 soldats en Syrie, les Américains sont une force de protection. Si les Européens déployaient une force comparable, celle-ci protégerait les Kurdes, empêcherait l’invasion turque, limiterait l’influence russe, la pénétration iranienne, les représailles israéliennes, la victoire totale d’Assad.

    Peut-être ne fallait-il pas intervenir en Syrie. Sans aucun doute, suivre la diplomatie erratique américaine était dangereux. Mais la France y est. La France a montré l’efficacité de ses armes. L’Europe peut s’appuyer sur la France et désormais sur l’Allemagne. Elle peut même s’appuyer sur le Royaume-Uni, car la sécurité de l’Europe et du Royaume-Uni sont liées, Brexit ou pas, le Royaume-Uni demande un accord de sécurité et de défense avec la France et l’Europe.

    Si l’Europe est capable de remplacer les Américains en Syrie, ce sera la naissance de l’Europe diplomatique et militaire.Cela marquera un coup d’arrêt aux Erdogan, Poutine et de tous ceux qui admirent leur politique de force. Cela montrera aux Européens qu’ils sont plus forts qu’ils ne le croient. Cela serait conforme à nos valeurs, servirait la paix, sauverait la vie des combattants et des populations kurdes, cela sauverait aussi l’honneur. Enfin cela serait conforme à nos intérêts à court moyen et long terme.

    Pourquoi ne le faisons nous pas ? Manque la volonté. C’est le plus difficile à trouver. Qu’une combattante kurde ait la bonté de montrer le chemin.

    L’Europe peut naître au Kurdistan, si elle en a le courage.

  • Marche arrière en France sur l’exportation des pesticides interdits

    Marche arrière en France sur l’exportation des pesticides interdits

    Pourtant consacrée par la loi Alimentation (article 83), l’interdiction de faire des affaires avec des pesticides toxiques, interdits dans l’Union européenne, vient d’être battue en brèche par un amendement au projet de loi Pacte.

    Déposée par le président de la commission de affaires économiques Roland Lescure (LREM), la mesure a obtenu un avis favorable du gouvernement. Résultat: alors que les sénateurs voulaient carrément supprimer cette interdiction, les députés l’ont reportée de 2022 à 2025 par 27 voix contre trois, et sept abstentions.

    Exportation prolongée de néonicotinoïdes

    Contactée par le JDLE, l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP) ne veut pas communiquer de chiffres sur la production et l’exportation de ces produits « au nom du secret commercial ». Aucun stockage ne serait par ailleurs effectué sur le sol français. Sa directrice Eugénia Pommaret ajoute que sont notamment concernées par la mesure « toutes les substances de la famille des néonicotinoïdes qui sont interdites dans l’Union européenne mais qui intéressent des pays comme les États-Unis, le Canada et l’Australie ». Il s’agit de l’imidaclopride, de la dothianidine et du thiaméthoxame, dont l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait confirmé la toxicité pour les pollinisateurs dans un avis publié dès 2013.

    Lobbies industriels

    Cette marche arrière ne fait pas l’unanimité au sein de la majorité gouvernementale, réveillant le traditionnel conflit entre Bercy et l’Hôtel de Roquelaure. La secrétaire d’État Brune Poirson a en effet déclaré: « C’est une décision qui s’explique mais que je regrette ». Selon elle, les députés ne sont toutefois « pas du tout aux mains des lobbies » mais surtout préoccupés par l’emploi.

    « La France pourra continuer à produire et à vendre des pesticides que l’on juge dangereux à d’autres pays et notamment aux pays en développement », déplore la Fondation Nicolas Hulot dans un communiqué. Pour l’ONG, « cette décision marque une fois de plus une victoire du lobby des producteurs de pesticides sur la défense de l’environnement et de la santé humaine et animale ».

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Grand Débat, suite et fin avant les conclusions

    Grand Débat, suite et fin avant les conclusions

    Le Grand Débat c’est terminé ! En tout cas dans sa partie consultative !

    Démarre maintenant une période de compilation des réponses. Les conclusions du Grand Débat, et surtout la suite qui en sera donnée, devraient être connues en avril.

    282 réunions chez les Français de l’Etranger dans 82 pays

    Une participation massive

    Les Français se sont massivement intéressés au Grand Débat.

    Sur le site internet dédié, 2 684 775 visiteurs uniques et 650 000 inscrits vendredi 15 mars à 11h00. Pour les réunions, 10 405 réunions référencées dont 282 réunions chez les Français de l’Etranger dans 82 pays. Elles ont été organisées à 30% par les citoyens, 50% par les élus et institutions, 19% des organisations à but non lucratif et 1% des organisations à but lucratif.

    Chez les Français de l’étranger, c’est souvent les Elus consulaires qui les ont organisés.

    Les Français de l’étranger impliqués dans le débat

    Les Français expats ont participé en masse à ces débats, reprenons quelques exemples.

    A Barcelone, par exemple, le 21 février, les Français d’Espagne ont débattu notamment du coût du Lycée Français. Une problématique présente dans d’autres circonscriptions également. Les autres problématiques de ce débat express de deux heures furent assez classiques : le gaspillage d’argent public, et la défiance grandissante d’une partie de la population, dont les gilets jaunes, envers le gouvernement.

    A Londres, capitale du Brexit et où de nombreux Français sont désemparés face à l’échéance de cette décision, M. Alexandre Holroyd a initié le Grand Débat.

    Une manière de souhaiter le retour de l’ISF qui est pourtant l’une des raisons pour lesquelles certains Français de l’étranger sont stigmatisés.

    Organisé au lycée international Winston Churchill de Londres devant une cinquantaine de personnes, nettement moins que dans d’autres capitales européennes, l’une des réunions fut aussi l’occasion de parler notamment du gaspillage de l’argent public. Deux conclusions sur ce point : l’Etat dépense trop, et il est nécessaire de rétablir les dépenses symboliques. Une manière de souhaiter le retour de l’ISF qui est pourtant l’une des raisons pour lesquelles certains Français de l’étranger sont stigmatisés.

    A Karlsruhe en Allemagne, la fiscalité fut encore l’une des thématiques abordées. Celle-ci se retrouve régulièrement au cœur des échanges parmi les Français de l’étranger comme de métropole.

    la qualité des services consulaires 

    A Bruxelles, de manière générale, les Français de Belgique souhaitent que la qualité des services, notamment consulaires, reflètent l’importance de la communauté en Belgique. La question des coûts du Lycée Français est également un sujet récurrent.

    Citons également par exemple New YorkMarlène Schiappa subit de la part de l’audience une critique vive du personnel politique, ainsi que Singapour, où l’existence d’un péage urbain fut reprise en exemple, et Toronto, ou les Français du Canada ont reconnu que les transports publics locaux sont assez peu performants.

    La réforme des élus Français de l’Etranger en débat

    Parmi les questions posées, et les réponses qui pourront y être apportées, se trouve notamment la question de la représentation des Français de l’étranger. Une diminution du nombre de députés Français de l’étranger, 11 actuellement, et une circonscription unique et à la proportionnelle, est envisagée. Une réforme des élus consulaires, voire leur suppression, pourrait être envisagée aussi.

    Le mois prochain devrait être l’occasion de savoir si les organisateurs du Grand Débat penchent dans cette direction ou si-il y a plus d’ambition ! Après cela, une autre séquence politique, aussi importante, celle des élections européennes.

  • 30ème session de l’Assemblée des Français de l’Etranger à Paris

    30ème session de l’Assemblée des Français de l’Etranger à Paris

    Du 11 au 15 mars se sont déroulé les réunions de l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE). Regroupant 90 membres parmi les conseillers consulaires, l’AFE est une assemblée consultative chargée d’une mission de conseil auprès du gouvernement.

    Regroupant notamment le Secrétaire d’Etat Lemoyne, du directeur des Français de l’Etranger et de l’administration consulaire, des Sénateurs des Français de l’Etranger, la réunion de l’AFE s’est étalée sur 5 jours.

    Vote électronique et scolarité des Français de l’étranger à l’ordre du jour

    Parmi les sujets présentés, celui du vote électronique pour les élections consulaires. Comme nous l’avait indiqué le député Roland Lescure lors de son interview, l’objectif est de le mettre en place pour ces élections en 2020. Une problématique récurrente et ce notamment dans les circonscriptions géantes des Français de l’Etranger. Le taux de participation à ces élections est historiquement faible. Le vote électronique devrait lutter contre.

    Autre sujet à l’ordre du jour, celui des écoles françaises à l’étranger. Cette question est aussi un sujet récurrent, et notamment dans le cadre du Grand Débat. Le gouvernement met en avant le gel de la baisse des subventions à l’AEFE comme une avancée par rapport aux précédents quinquennats. Il doit encore réussir à convaincre les Français de l’Etranger qui sont souvent choqués par les coûts, généralement en hausse, des frais de scolarité.

    Quel avenir pour les élus des Français de l’étranger ?

    Autre question qui a surement fait débat dans les couloirs de l’AFE, celle de l’avenir même de cette institution. Surtout après la confirmation de l’absence de réforme de la représentation des FdE avant les élections consulaires comme le Secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne l’avait communiquée à notre journal dès le 8 mars

    Le Grand Débat comporte en effet un volet institutionnel. Celui-ci pourrait aboutir à de grands changements, dans un futur post élections consulaires, pour les assemblées.  L’une serait éventuellement d’une réduction du nombre de députés avec une élection des députés français de l’étranger dans une circonscription unique et à la proportionnelle.

    Une dernière pourrait être l’évolution du statut des élus consulaires, voire leur suppression. Ceux-ci, Grands Electeurs pour les Sénateurs des Français de l’étranger, ont aussi, nous l’avons vu, un rôle consultatif, à travers l’AFE, à travers leurs permanences consulaires aussi.

    Nul doute que les conclusions du Grand Débat, qui devraient être présentées en avril, seront observées avec attention.

  • Les 90 ans de Maigret: 1929 – 2019

    Les 90 ans de Maigret: 1929 – 2019

    Jules Maigret est né sous la plume de l’écrivain belge Georges Simenon, en 1929. Plus connu sous le titre de Commissaire Maigret, le célèbre enquêteur nonagénaire voit ses péripéties ressortir en 10 volumes pour ses 90 ans, reprenant la totalité de ses 75 romans, aux Éditions Omnibus. Il est marié à Louise, épouse discrète qui ne l’ennuie jamais avec le temps qu’il passe à la Police Judiciaire, préférant lui préparer son plat préféré : la blanquette de veau, dans leur appartement du 132 Boulevard Richard-Lenoir, dans le 11ème arrondissement parisien.

    Le commissaire Maigret interprété par Jean Gabin. Crédit photo : Flickr

    Les quinquas et plus se souviennent tous de son chapeau, sa pipe et son long manteau large. Le commissaire Maigret a été interprété par 25 acteurs, dont les plus connus furent Pierre Renoir, Michel Simon, jean Gabin, Jean Richard et Bruno Cremer.

    Période Jean Richard

    Pour beaucoup, Le Maigret le plus célèbre reste celui interprété par Jean richard, dans la série « Les enquêtes du commissaire Maigret » diffusée entre le 14 octobre 1967 et le 10 juin 1990 sur la première chaîne de l’ORTF puis sur Antenne 2. L’interprétation de Jean Gabin reste également dans les mémoires, avec son phrasé unique et une présence incroyable à l’écran.

    Georges Simenon le 10 mai 1965. Crédit photo : Jac de Nijs/Anefo© – Wikipedia

    Le commissaire interprété par Jean Richard, ici en 1974. Crédit photo : Wikipedia

     

  • Entreprises et administration vont manquer de bras pour gérer la frontière post-Brexit

    Entreprises et administration vont manquer de bras pour gérer la frontière post-Brexit

    À deux semaines du Brexit, le secteur du transport et de la logistique tente d’anticiper les éventuels droits de douane et contrôles renforcés. Mais les entreprises comme l’administration n’ont pas le personnel nécessaire.

    De part et d’autre de la Manche, c’est un peu la panique avant le Grand Soir. « En ce moment, la fréquentation d’Eurotunnel est en train de battre tous les records, car tous les clients sont en train de pousser du stock» assure Olivier Thouard, président de la commission Brexit de l’Union Transport et Logistique de France Overseas (TLF). Une situation qui rassure le responsable, puisque les flux devraient se ralentir quelque peu en avril. L’organisation a improvisé une conférence de presse le 14 mars, dans la foulée du rejet de l’accord de Brexit par les parlementaires britanniques.

    À moins de deux semaines de la date butoir pour la sortie du Royaume-Uni, avec ou sans accord, les professionnels du transport et de la logistique, ainsi que les douanes françaises se sont préparés autant que faire se peut.

    « La plus grande difficulté, c’est qu’on est toujours dans l’incertitude » nuance Séphane Hamouche, directeur des affaires douanières de Bolloré Logisitics, et président de la commission douane TLF Overseas.

    C’est seulement le 14 mars que le gouvernement britannique a détaillé le nouveau régime douanier qui serait mis en place de façon temporaire, pendant douze mois maximum, en cas de sortie de l’Union européenne sans accord. Ainsi, 82% des importations en provenance de l’Union européenne ne seraient pas soumises à des droits de douane, contre 100% aujourd’hui.

    « Les droits de douane en cas de « no deal » il y en aura », reconnait Olivier Thouard. Mais pour s’acquitter de ces nouvelles obligations, les entreprises exportatrices vont devoir mettre les bouchées doubles. «Il va falloir se mettre à la déclaration de douane anticipée » explique le représentant de TLF Overseas.

    Frontières intelligentes

    Anticiper les déclarations de douanes en numérisant au maximum les procédures, et mettre en place une « frontière intelligente », la solution s’impose côté français pour éviter la saturation des infrastructures à Calais ou Dunkerque, où la saturation guette. « L’objectif de la frontière intelligente c’est de ne pas s’arrêter, car il n’y aura pas la place pour que les camions s’arrêtent, même une heure » explique Olivier Thouard

    Concrètement, pour effectuer ces déclarations anticipées, les entreprises devront s’équiper en personnel de déclarants. Chez  GEFCO par exemple, notre volume de déclaration va augmenter de 50% avec le Brexit. On est en plein de recrutement pour assurer les déclarations. On a embauché 30 personnes supplémentaires »  détaille explique Olivier Thouard.

    Au sein des entreprises adhérentes de TLF, les besoins en personnel pour assurer les déclarations de douane avec le Royaume-Uni s’élèvent à environ 1000 postes.

    « Mais on n’embauche pas au cas où ! On embauche quand on en a besoin », Herbert de Saint Simon, président de TLF Overseas.

    Éviter le blocage

    « Comme on veut tous éviter un blocage des ports et d’Eurotunnel, il faut faire les démarches douanières en amont. Il ne faudra pas arriver sur un port sans avoir fait les opérations douanières en amont, sinon on va tout bloquer » martèle Olivier Thouard.

    La crainte de la congestion aux points de passage de la future frontière – comme Calais – s’est accrue côté français avec la « grève du zèle » entamée par les douaniers pour dénoncer le manque de moyens affecté à la gestion du Brexit.

    Le gouvernement a recruté 700 douaniers supplémentaires pour faire face au Brexit. Mais l’effort est jugé insuffisant par les agents des douanes, qui craignent une dégradation de leurs conditions de travail et demandent davantage de recrutements.

    Pour faire pression, les douaniers ont renforcé les contrôles à la frontière, entraînant des kilomètres de bouchons sur l’A16 en direction du site d’Eurotunnel. « Ce qui se passe à Calais en ce moment montre bien qu’avec un grain de sable dans le système Eurotunnel, et toute l’autoroute est bloqué » explique Herbert de Saint Simon.

    De fait, l’entreprise Eurotunnel, concessionnaire de l’infrastructure du tunnel sous la Manche, a ouvert en 1994 alors que le Royaume-Uni avait déjà rejoint la communauté européenne. Résultat, le système de douane n’a jamais fonctionné dans le tunnel sous la Manche.

    Les flux de marchandise pourraient cependant se tarir après le Brexit, car les entreprises sont en train d’envoyer le maximum de marchandise outre-Manche avec l’échéance du 29 mars.

    Un article de notre partenaire

  • Islam en Europe, mythes et réalités.

    Islam en Europe, mythes et réalités.

    Combien de musulmans vivent dans les pays européens? The Economist avait fait poser la question aux citoyens des différents pays européens et comparé les réponses données avec les vrais chiffres. Les Français estiment, par exemple, par exemple, que les Musulmans représentent un tiers des habitants du pays. En fait, la bonne réponse est 8%. Une surestimation qui multiplie par quatre la réalité.

    Encore la France est-elle le pays où la proportion de ceux qui se déclarent musulmans est la plus élevée. Devant l’Allemagne, la Belgique(6%), le Royaume-Uni et la Suède (5%). Mais les Allemands pensent que les Musulmans représentent 19% de la population, les Belges 29%, Les britanniques, 19% et les Suédois 17%.

    Les écarts sont moins importants, relativement, qu’en France. Est-ce parce que les Musulmans y sont moins nombreux? Pas du tout. Les écarts les plus importants, voire fantasmagoriques, sont dans les pays où les Musulmans sont peu nombreux: en Pologne, ils représentent 0,1% de la population. Mais les Polonais croient qu’ils sont 5%. En Hongrie leur nombre est de 0,1%, leur  perception de 7%. En Italie, ils sont 4%, mais les Italiens les croient 20%, cinq fois plus. Et en Espagne, où ils sont 2%, huit fois plus: 16%.

    En moyenne, les Européens évaluent le nombre de Musulmans huit fois ce qu’il est réellement.

     

  • A Gaza, des négociations contre le chaos.

    A Gaza, des négociations contre le chaos.

    Le plan de paix américain n’en finit pas d’être annoncé et reporté. Personne ne se fait pourtant d’illusion: les principaux intéressés le rejetteront. Tous s’en inquiètent pourtant, et l’anticipe, car ils savent que ce sera la base de négociations possibles. Les Américains, eux, attendent lle résultat des élections israéliennes. Netanyahou reste favori, mais il est concurrencé  sur sa droite, sur sa gauche, et inculpé de corruption.

     

    Les miliciens du Hamas ont envoyé des roquettes sur Israel, (des Fajr de fabrication iranienne emportant 90 kg d’explosifs) ce qui a provoqué la riposte de l’aviation israélienne qui a bombardé une centaine d’objectifs sur la bande de Gaza.

    Ce qui est curieux, c’est que ces bombardements n’ont pas fait de victimes. Comme si les cibles étaient choisies pour ne pas faire trop de mal, tout en montrant la fermeté du gouvernement à l’opinion publique israélienne. Puis, un cessez le feu est rapidement intervenu grâce à une médiation égyptienne. Enfin, le Hamas a informé la population que les manifestations habituelles du vendredi après la prière était annulée. Des miliciens du Hamas, en armes,  empêchent maintenant les gens d’approcher de la frontière. Des manifestations au coeur de Gaza, contre le Hamas cette fois, étaient dispersées.

    En fait, les roquettes auraient été tirées par des dissidents désireux de faire capoter les négociations secrètes entre l’Egypte, Israël et le Hamas. Paradoxalement, Israël est inquiet de ces groupes dissidents, et souhaite que le Hamas conserve le contrôle sur Gaza. D’une part parce que les factions dissidentes sont peut-être plus radicales encore. Elles sont toutes en concurrence entre elles, pour le contrôle de territoires , comme des gangs, des trafics et des soutiens financiers. Le tir des roquettes pourrait n’avoir été que la protestation d’une faction sur la répartition de l’argent récolté par le Hamas  la veille des tirs, les Israéliens avaient laissé passer une obole de 90 millions de dollars du Qatar vers le Hamas. Les israéliens préfèrent avoir le hamas comme seul interlocuteur.

    D’autre part, Netanyahou considère que, du point de vue international, tant que le Hamas contrôlera Gaza, personne ne souhaitera vraiment l’existence d’un Etat palestinien. Ni Les Egyptiens, ni les Américains, ni les Saoudiens, ni même les Turcs ou les Russes. Quant aux Européens, ils paient (2 milliards ces dernières années) et s’accrochent à une autorité palestinienne en pleine crise, sans illusion, mais sans poids.

    Eviter que le chaos ne s’installe complètement, conserver le lien avec le Hamas et le renforcer, attendre le plan de paix américain et le règlement de la question syrienne, tels semblent être les objectifs de Netanyahou, espérant se succéder à lui-même.

    Et si c’était un autre? Malgré les surenchères de ses rivaux, plus ouverts ou plus durs, il y a peu de chances que la stratégie israélienne change fondamentalement tant que les positions de ses interlocuteurs réels ou potentiels restent aussi fragiles et incertaines.

    Le Hamas, divisé, fragilisé, corrompu, faible et violent à la fois est à l’image de bien des pays et acteurs de la région. Autorité palestinienne, Syrie, Liban, Egypte, Arabie saoudite, Qatar, Iran, lesquels connaissent des situations sûres et stables? C’est le moment d’attendre, pensent la plupart. C’est le moment de profiter des faiblesse des uns et des autres pour négocier, pensent d’autres. En attendant, conserver le lien et faire durer.

     

     

     

     

     

     

  • « Gilets jaunes »: un acte 18 marqué par un fort regain de violences à Paris – VIDEO

    « Gilets jaunes »: un acte 18 marqué par un fort regain de violences à Paris – VIDEO

    Boutiques et restaurants pillés et incendiés sur les Champs-Elysées, affrontements avec les forces de l’ordre: pour son acte 18, la mobilisation des « gilets jaunes » a été marquée par un très fort regain de violences à Paris, où 237 personnes ont été interpellées.

    Au total 32.300 personnes se sont mobilisées dans toute la France selon l’Intérieur, mais 230.766 selon le décompte des « gilets jaunes » posté sur Facebook. Beauvau avait dénombré 28.600 personnes la semaine précédente.

    Quatre mois après le début du mouvement et au moment où s’achève le grand débat national, cette journée était présentée comme un « ultimatum » au président Macron, qui a annoncé dans la soirée écourter son séjour dans les Pyrénées où il était parti se « ressourcer » après sa tournée en Afrique.

    Il se rendra vers 22H30 à la cellule de crise au ministère de l’Intérieur à Beauvau.

    Dans l’après-midi, c’est le Premier ministre Edouard Philippe, venu soutenir les forces de l’ordre, qui était monté au créneau, estimant les violences « inacceptables ». « Ceux qui excusent ou qui encouragent » de tels actes s’en rendent « complices ».

    Auparavant le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait promis « la plus grande fermeté » contre les « professionnels de la casse et du désordre » ayant « infiltré les cortèges ».

    – Le Fouquet’s pillé et incendié –

    Paris était annoncé comme l’épicentre de la contestation et pendant plusieurs heures tout s’est déroulé sur les Champs-Elysées. Autour de la place de l’Etoile, vers laquelle 10.000 manifestants avaient convergé, la tension est rapidement montée à partir 11H00.

    Des manifestants, pour beaucoup vêtus de noir, capuche ou casque sur la tête, ont lancé pavés et pierres sur les forces de l’ordre, qui répliquaient par des tirs de gaz lacrymogènes. Sur les Champs-Elysées, des casseurs ont systématiquement détruit des vitrines et pillé de nombreux magasins.

    Dans l’après-midi, ils ont mis le feu à plusieurs enseignes, notamment celle du restaurant Fouquet’s, avant une intervention des forces de l’ordre qui a ramené un calme relatif. Mais d’autres commerces — du modeste kiosque à journaux au maroquinier Longchamp — ont subi le même sort.

    Des scènes d’émeutes urbaines que l’on n’avait plus vues depuis les mobilisations de début décembre, dont les images avaient fait le tour du monde. « Alors Macron, elle s’essouffle la mobilisation? », lançait une manifestante au plus fort des pillages.

    Quelque 237 personnes ont été interpellées, selon un bilan communiqué vers 19H30 par le préfecture de police de Paris. Parmi elles, 144 se trouvaient en garde à vue à 21H00, a indiqué le parquet de Paris.

    En début d’après-midi, un incendie s’était déclaré dans un immeuble près des Champs-Elysées, faisant onze blessés légers. Une femme et son bébé « coincés au deuxième étage », ont été sauvés de cet incendie, parti d’une banque au rez-de-chaussée, ont indiqué les pompiers à l’AFP.

    D’après la préfecture de police, 17 membres des forces de l’ordre ont été blessées ainsi qu’un pompier et 42 manifestants. Un journaliste de l’AFP a pu voir l’un d’entre eux, victime selon les street medics d’un tir de flashball dans l’œil.

    La maire PS de Paris Anne Hidalgo a condamné « avec la plus grande fermeté » ces « insupportables exactions », tandis que François-Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains aux Européennes, appelait à « mettre fin à l’impuissance de l’Etat ».

    La chef du Rassemblement national, Marine Le Pen a condamné « les Black Blocs » qui « détruisent, brûlent, violentent toujours en toute impunité ».

    Espérant un « regain de mobilisation », cette journée d’action avait été annoncée comme cruciale après plusieurs semaines en demi-teinte.

    Eric Drouet, l’une des figures du mouvement, avait invité dans une vidéo les sympathisants à converger vers la capitale.

    Maxime Nicolle, une autre tête connue des « gilets jaunes », promettait une journée « mémorable », « un week-end parmi les plus importants depuis le début de cette mobilisation ».

    Sur les réseaux sociaux, un même objectif était affiché: « Faire le siège de l’Elysée ».

    Si les Champs-Elysées étaient l’épicentre de la manifestation, un groupe de manifestants a remonté les grands boulevards vers la place de la République en fin d’après-midi, incendiant poubelles et scooters.

    – « Trop gentils jusqu’ici » –

    Un autre groupe s’est rendu dans le quartier des Halles, où le Forum (vaste centre commercial) a été fermé, et une voiture de police incendiée devant le commissariat.

    Quelque 5.000 membres des forces de l’ordre et six blindés de la gendarmerie avaient été déployés dans la capitale.

    « On a été trop gentils, c’est pour ça que c’est violent aujourd’hui », dénonçait Jean-François Bernard, un manifestant employé dans l’entretien d’espaces verts.

     

    Parallèlement plusieurs dizaines de milliers de manifestants pour le climat ont défilé dans le calme à travers la France à l’appel de la « Marche du siècle ». A Paris le député insoumis de la Somme François Ruffin a plaidé pour une « jonction » entre « gilets jaunes » et défenseurs de  l’environnement.

    Dans les régions, 2.000 « gilets jaunes » ont manifesté à Montpellier, 800 à Marseille, et ils restaient mobilisés à Bordeaux. A Toulouse, autre place forte des « gilets jaunes », plusieurs milliers de personnes ont défilé avec des heurts sporadiques aux forces de l’ordre.

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