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  • Brexit ? No-deal ??

    Brexit ? No-deal ??

    Les députés britanniques ont retoqué pour la deuxième fois l’accord de Brexit malgré les ultimes modifications obtenues la veille par Theresa May, plongeant le Royaume-Uni dans l’inconnu à 17 jours de la date fatidique.

    Le Traité de retrait de l’UE, conçu pour permettre une sortie en douceur du Royaume-Uni de l’Union européenne, a été largement recalé par 391 voix contre 242. La Chambre des communes l’avait déjà rejeté massivement une première fois le 15 janvier.

    Parmi les premiers à réagir, le porte-parole du président du Conseil européen Donald Tusk a estimé que ce rejet avait accru de façon « significative » le risque d’un Brexit sans accord, redouté par les milieux économiques.

    « L’impasse peut uniquement être surmontée par le Royaume-Uni », a déclaré le négociateur de l’UE pour le Brexit Michel Barnier, ajoutant que les préparatifs de l’UE en cas de divorce sans accord « étaient maintenant plus importants que jamais ».

    « La France regrette le vote de ce soir », a de son côté déclaré la présidence française, ajoutant que Paris ne pourrait « en aucun cas accepter une extension (de la date du Brexit) sans une stratégie alternative, crédible, de la part du Royaume-Uni ».

    Le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn a lui estimé que l’accord de Mme May était « clairement mort ».

    Ce vote est un cinglant désaveu pour la Première ministre conservatrice qui a âprement négocié ce texte de près de 600 pages pendant de longs mois, et pose la question de sa survie à la tête de l’exécutif.

    « Je regrette profondément la décision que cette chambre a prise », a-t-elle déclaré immédiatement après le vote, l’air fatigué et la voix enrouée, comme une métaphore des difficultés qu’elle rencontre dans ce processus d’une incroyable complexité, né du vote des Britanniques en faveur du Brexit lors du référendum du 23 juin 2016.

    Avant de demander à la Chambre des communes ce qu’elle veut désormais: « Souhaite-t-elle révoquer l’article 50 (qui a lancé le processus de divorce, ndlr)? Veut-elle organiser un deuxième référendum ? Où partir avec un accord, mais pas cet accord ? ».

    No deal? Report?

    Et maintenant? Les députés voteront mercredi sur la possibilité de sortir de l’UE sans aucun accord.

    Si cette option est exclue, le Parlement votera à nouveau jeudi, cette fois sur une proposition de report « limité » du Brexit. L’Union européenne serait « prête à considérer » un report de la date du Brexit, si le Royaume-Uni devait en faire une demande « motivée », a déclaré une porte-parole de la Commission européenne.

    Quant à lancer des discussions avec Bruxelles pour obtenir de nouveaux changements, la partie semble loin d’être gagnée. « Il n’y aura pas de troisième chance », avait averti lundi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

    Pour tenter d’éviter une nouvelle défaite, Theresa May s’était rendue lundi soir à Strasbourg pour des négociations de dernière minute avec M. Juncker, au terme desquelles elle avait annoncé avoir obtenu des « changements légalement contraignants ».

    Déterminée à défendre ce texte jusqu’au bout, la dirigeante avait mis en garde les députés contre les conséquences d’un rejet.

    Son appel n’a pas convaincu. La publication de l’avis du conseiller juridique du gouvernement, l’attorney général Geoffrey Cox, n’y a pas aidé. Selon lui, « le risque juridique » présenté par l’accord « reste inchangé » malgré les concessions de Bruxelles revendiquées par Mme May.

    Celles-ci concernent le « backstop » (« filet de sécurité »), la disposition la plus controversée de l’accord de divorce. Il s’agit d’un dispositif de dernier recours qui vise à éviter le retour d’une frontière physique entre les deux Irlande afin de préserver les accords de paix de 1998 et l’intégrité du marché unique européen.

    Les « Brexiters » craignent en effet de rester indéfiniment « piégés » dans une union avec l’Union européenne, car le « filet de sécurité » implique un alignement étroit de tout le Royaume-Uni sur les règles commerciales européennes en attendant la conclusion d’un accord sur les futures relations.

    Un « pas de plus » vers l’UE

    Le rejet de l’accord a ravi des europhiles rassemblés devant le Parlement de Westminster et militant pour l’organisation d’un nouveau référendum.

    « C’est merveilleux, c’est un pas de plus vers un maintien dans l’UE », a déclaré à l’AFP Nina Hawl, 82 ans.

    Satisfaction aussi du côté des militants pro-Brexit, prêts à quitter le giron européen le 29 mars sans accord. « Je suis contente », mais « c’est encore trop tôt pour célébrer », a dit Gulia Astell, 58 ans, souhaitant que le Parlement vote pour l’option du « no deal » mercredi.

    La rédaction avec l’AFP

  • LREM prend ses distances avec l’ALDE

    LREM prend ses distances avec l’ALDE

    Le parti d’Emmanuel Macron a déclaré ne pas avoir vocation à faire partie du parti européen centriste, accusé par l’extrême-droite de recevoir des contributions d’entreprises privées dont Bayer.

    « Nous ne faisons pas partie de l’ALDE et nous n’avons pas vocation à en faire partie ». Le parti d’Emmanuel Macron, LREM, s’est fortement démarqué du groupe centriste ALDE dans un communiqué de presse publié le 12 mars, après des accusations de l’extrême-droite évoquant les financements privé du parti européen.

    Le parti centriste ALDE, dirigé par Guy Verhofstadt, a en effet pour habitude d’organiser son congrès annuel avec le soutien de sponsors.

    Cet automne, Yelp, Bayer ou encore Microsoft étaient ainsi partenaires de leur évènement organisé en Espagne.

    Or LREM a noué des relations avec l’ALDE, au point de participer à ce congrès.

    Vu le positionnement d’Emmanuel Macron, plutôt centriste, un rapprochement avec l’ALDE semblerait logique. Certaines projections du futur Parlement européen installent d’ailleurs d’ores et déjà les quelques 20 eurodéputés LREM avec le groupe ALDE, qui s’en trouverait renforcé.

    Ce n’est pourtant pas l’idée prioritaire du parti français, qui rêve d’une nouvelle force politique pro-européenne.

    « Nous avons des contacts avec une trentaine de partis en Europe, et nous continuons d’approcher de nouveaux partis. Nous avons une stratégie d’alliance qui repose sur une vision commune de l’Europe » explique-t-on chez LREM.

    LREM, qui ne ferme pas la porte à l’ALDE, promet « d’être ferme » sur le sujet des financements privés. Le financement privé de partis politiques est interdit en France. Il est autorisé dans la limite de 18.000 euros par an pour les partis politiques européens.

    Des financements transparents

    La dénonciation du groupe ALDE par l’extrême-droite est toutefois peu convaincante : le groupe accepte certes des financements privés, dans la limite de 4 % de son budget annuel, ce qui est anecdotique.

    Il a par ailleurs toujours été transparent sur le sujet, avant même que le Parlement européen ne modifie ses règles en réclamant aux partis d’être plus transparents sur leurs financements, avec la mise en place de l’autorité des partis politiques européens.

    Selon les premières déclarations officielles déposées auprès de l’autorité en question, seuls les partis ALDE et CRE, le parti auquel Nicolas Dupont-Aignan s’est désormais affilié, ont déclaré des donations supérieures à 12.000 euros par an.

    La question du financement des partis politiques européens se pose néanmoins. Certains partis reçoivent en effet des contributions en provenance de leurs membres dont l’origine n’est guère transparente, à commencer par le premier parti européen, qui est également le plus riche, le PPE.

    Aline Robert

    Un article publié sur le site de notre partenaire

  • Nicaragua, Ortega s’accroche au pouvoir malgré les prières.

    Nicaragua, Ortega s’accroche au pouvoir malgré les prières.

    Les évêques ont quitté la table des négociations entre les représentants de l’Alliance civique et le régime du Président Ortega. Pourtant, Ortega, dans le passé, quoique ancien guérillero, les avait choyés. Mais trop c’est trop. Trop de morts : 325 selon la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme, plus de 500 selon les ONG. Et trop de corruption. L’Alliance Civique pour la Justice et la Démocratie, qui regroupe des mouvements issus de la société civile plus large que la seule opposition (elle aussi, longtemps achetée par Ortega), a réussi à maintenir son unité.

    Il y a presque un an, le cardinal Leopoldo Brenes avait déjà été invité comme médiateur. Mais Ortega avait quitté la table. Depuis les provocations des groupes paramilitaires contre les Eglises n’ont pas cessé.

    Des centaines d’opposants sont en prison. Des dizaines de milliers de Nicaraguayens se sont réfugiés au Costa Rica. Poussés non seulement par la répression politique mais aussi par la crise économique. Le PIB a reculé de 4% l’an dernier et devrait plonger cette année. D’autant que les Américains s’en mêlent. Ils  détestent l’ancien guérillero qui le leur rend bien : l’antiaméricanisme était la base de sa popularité. Ils veulent couper l’accès du Nicaragua aux crédits internationaux. Comme Ortega ne peut plus compter sur le Venezuela et son pétrole, le régime sandiniste commence à flancher.

    Que réclame l’opposition ? Libération des prisonniers politiques, réforme de la loi électorale, élections anticipées. Que peut-elle offrir à Ortega ? Un sauf conduit, une assurance sur ses biens. Un certain nombre de ses anciens amis sandinistes répètent que c’est la seule chose qui l’intéresse. Difficile de croire qu’Ortega partirait comme un vulgaire Babydoc ou comme le dernier des Somozas. Il voudra rester dans un poste de pouvoir et de contrôle, sur place, et garder au moins quelques rênes en main. Comme Maduro, il est prêt à tenir jusqu’au sacrifice de son dernier paramilitaire. Toute sa vie a été consacrée à la lutte pour le pouvoir, à la conservation du pouvoir. Imaginer Ortega à la retraite semble difficile. A moins que les prières de l’Eglise, jointes à celle des pasteurs ne convainquent l’armée de le lâcher.

     

  • Black out à Caracas. Bientôt la lumière.

    Black out à Caracas. Bientôt la lumière.

    Staline avait lancé le slogan : « le communisme, c’est les soviets et l’électricité ». Le Socialisme du 21èmesiècle de Maduro, c’est la milice populaire et la panne. Plus d’électricité. Depuis cinq jours. Aucun pays au monde n’a connu une telle panne. Pas de téléphone, aucune télévision, aucune ampoule. Pas de transport. Les hôpitaux en crise. Les Vénézuéliens se précipitent sur des bornes solaires.

    Madurose défausse, comme d’habitude, sur « la faute aux Américains », mais personne ne le croit. Il accuse les saboteurs à la télé, mais personne ne l’entend. Pour cause : plus de télé. Seules les agences de presse russe colportent gravement ses accusations. La panne d’électricité, dans ce pays pétrolier, s’explique plus simplement par l’incurie, l’incompétence, la corruption du régime. Les Vénézuéliens ont l’habitude des pannes : 16.000 coupures l’an dernier.

    Mais jamais si longtemps. Du temps de Chavez encore, Le Venezuela se voulait un modèle en matière d’énergie électrique, dispensant ses bienfaits aux pays frères -Cuba, Nicaragua, Honduras, Bolivie- à travers Petrocaribe, ses ingénieurs et ses centrales électriques.

    Depuis quelques années déjà, les coupures sont devenues de plus en plus fréquentes, au fur et à mesure de la baisse de la production de pétrole, de la corruption qui détournait les investissements dans le réseau, de la fuite des compétences. L’ «urgence électrique » avait été déclarée par Chavez dés 2009. 80% de l’électricité du pays est fournie par la centrale hydroélectrique de Guri. Elle est gérée, comme le reste du pays, par des militaires. Comme toute l’énergie.

    Au quatrième jour de la coupure totale de l’électricité, pendant que Maduro accusait les Etats-Unis, Juan Gaïdo faisait voter par le Parlement rebelle « l’état d’alerte » et en appelait à l’aide internationale. L’état d’alerte a l’avantage pour Juan Gaïdo d’autoriser le recours à l’aide humanitaire. Or le gouvernement Maduro a bloqué à la frontière 250 tonnes d’aide alimentaire et de médicaments, offerts par les pays de l’OEA, dont les Etats-Unis. Insupportable pour Maduro. Mais de moins en moins supportable pour la population : après l’énergie, l’eau commence à manquer. Le gouvernement -l’armée et la police- organisent des distributions d’eau dans les rues.

    Outre l’incompétence, on peut donc se demander si la coupure de l’électricité n’est pas en partie volontaire. Mais les responsables n’en seraient ni les Américains, ni l’opposition. Ils n’en ont pas les moyens.  Elle signifierait plutôt qu’une partie de l’armée, discrètement, fait le choix du chaos plutôt que de la confrontation avec le Parlement. En gros, certains, parmi les militaires, commencent à lâcher Maduro en le fragilisant, mais sans le dire.

    Juan Gaïdo lance des appels à manifester et demande l’arrêt des livraisons de pétrole à Cuba, qui proteste. Que ferait Cuba sans ses 90.000 barils jours ? Maduro demande à ses partisans de résister, notamment aux milices populaires. Les Etats-Unis retirent leur personnel diplomatique, et la population cherche des provisions qu’elle paie … en dollars.

    L’Ambassade de France a confirmé la paralysie des transports, aéroports et hôpitaux. Elle recommande de limiter tout déplacement dans le pays et d’annuler ou reporter les voyages prévus à destination du pays. Elle recommande aux Français sur place de constituer des stocks d’approvisionnement. Des pillages ont déjà été signalés à Caracas et dans d’autres villes.

    Dés le 21 janvier, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne et 15 autres pays européens, « considérant que Nicolas Maduro avait refusé de lancer un processus électoral libre et transparent », ont reconnu Juan Gaïdo comme Président de la République par intérim, en attendant des élections présidentielles libres. La Démocratie, pour parodier Staline, au Venezuela, ce serait « les élections et l’électricité ».

     

  • Huit ans après Fukushima, le nucléaire se porte bien

    Huit ans après Fukushima, le nucléaire se porte bien

    Huit ans après la catastrophe de Fukushima, malgré l’arrêt des centrales allemandes, malgré l’arrêt de Fessenheim, malgré le surcout des surgénérateurs de 3èmegénération, le nucléaire se porte bien dans le monde.

    En Chine, le réacteur EPR de troisième génération a été mis en route et a été branché au réseau en décembre dernier. Un second EPR est en construction et devrait fonctionner dés cette année. Près de 200 ingénieurs français y travaillent.

    L’Inde prévoit la construction de 6 EPR (en coopération avec EDF) à l’horizon 2040. A Taïwan, les électeurs ont rejeté à 59% un projet du gouvernement proposant d’arrêter la production d’origine nucléaire en 2025. Au Japon, après Fukushima, 5 réacteurs ont été remis en service. L’Arabie saoudite a confirmé son programme nucléaire, tout comme le Royaume-Uni et les Pays-Bas. La Pologne prévoit un réacteur opérationnel en 2033 pour diminuer la production issue du charbon.

    En France, la programmation annuelle de l’énergie du gouvernement demande à EDF l’élaboration d’un nouveau programme nucléaire, en y intégrant l’EPR.  Le but est de lisser la déconstruction de 14 centrales qui auront atteint les soixante ans de service. Les Américains, eux,  ont décidé de prolonger l’activité de leurs centrales jusqu’à 80 ans. Ils considèrent que, quel que soit son âge, à partir du moment où la maintenance est permanente et les normes de sécurité toujours plus sévères, une centrale en état de marche peut rester en état de marche.

    Le nucléaire, que l’on jugeait moribond il y a peu, a encore le vent en poupe. Si les énergies renouvelables montent en puissance, elles n’apparaissent pas capables de remplacer les énergies fossiles ni de faire face à l’accroissement de la demande à moyen terme. Le problème du stockage de l’énergie n’est pas résolu. Pourtant, le coût de l’électricité nucléaire augmente avec les nouvelles exigences de sécurité et celui des énergies renouvelables baisse. Malgré Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima, les accidents sont considérés comme rares et la filière nucléaire après soixante années d’expérience, apparait comme fiable par la plupart des pays. Restent pourtant de nombreuses incertitudes anxiogènes, car si les accidents sont rares, un seul suffit. Et puis la question des déchets nucléaires, après soixante années, n’a toujours pas trouvé de solution satisfaisante. Le chant du cygne ?

    La rédaction

  • Le printemps algérien attendra-t-il l’hiver ?

    Le printemps algérien attendra-t-il l’hiver ?

    Le Président Bouteflika a renoncé à un cinquième mandat. Il écrit même  -si c’est lui qui écrit-  qu’il n’a jamais été question pour lui de se présenter. On se demande qui a pu avoir cette idée. Il annonce un report des élections présidentielles. Avec lui elles n’avaient aucun sens. Sans lui non plus : on ne connait pas le nom du vainqueur. Une Conférence nationale sera instituée, le temps d’écrire une nouvelle constitution. Celle-ci sera ratifiée par un référendum à la fin de l’année, cet hiver. D’ici là, beaucoup de choses peuvent  se passer.

    Déjà, un nouveau gouvernement a été formé, avec l’ancien ministre de l’Intérieur comme Premier ministre, et un diplomate comme vice Premier ministre. Ce ne sont pas des hommes forts, mais ils présentent bien. Le pouvoir reste ailleurs. Bouteflika reste Président, jusqu’à ce qu’un successeur lui soit trouvé. Un de ses frères, Saïd, ou encore Nasser ? Son ami Chakib Khelil, ancien ministre de l’énergie et ancien Président de l’Opep ? Son compte Facebook s’anime depuis des semaines. Il y a aussi Ahmed Gaïd Salah, le chef d’Etat-major de l’armée, qui semble avoir gagné sa bataille contre le DRS, le puissant service de renseignement, actuellement dirigé par le général Tartag. Quelqu’un d’autre peut apparaitre, un homme fort, un homme de compromis ou un homme de paille. Peut aussi surgir  une vraie révolution : une nouvelle Algérie. Serait-elle démocratique ou islamiste ?

    Pour l’instant, le pouvoir en place semble avoir gagné du temps. C’est pourtant l’armée qui a donné le premier signe d’un changement de cap par un communiqué affirmant qu’elle avait toujours été du coté du peuple algérien, sans citer Bouteflika. Oublier le Président, c’était le faire renoncer. Le retrait du Premier ministre montre que ce ne sera pas le gouvernement qui tiendra les rênes du changement, si changement il y a. L’armée, comme prévu, tient le manche.

    Mais la jeunesse et la rue pensent l’avoir emporté. Un espoir est lancé. Une victoire a été remportée. Il se peut qu’un nouveau vent souffle en Algérie et que les Algériens se mettent à croire à un Printemps. Même s’il faut attendre l’hiver. Mais peut-être avant l’hiver. Ce qui se joue en Algérie aura des répercussions dans tout le Maghreb, dans tout le monde arabe, mais aussi en France, en Europe, et en Afrique. Ce n’est peut-être que le début d’un processus tout à fait inconnu.

    La rédaction

     

     

     

  • Entretien avec Roland Lescure et retour du vote par internet pour les FdE

    Entretien avec Roland Lescure et retour du vote par internet pour les FdE

    La rédaction des francais.press a pu s’entretenir avec Roland Lescure, député LREM des Français d’Amérique du Nord et par ailleurs Président de la Commission des affaires économiques. L’occasion de revenir avec lui sur différents dossiers, le Grand Débat notamment auquel il a participé dans sa circonscription géante. L’occasion aussi d’avoir des informations sur le vote électronique, qui fera selon le député son retour possiblement aux consulaires en 2020 et certainement aux législatives en 2022. Cet aspect sera discuté lors de la réunion de l’Assemblée des Français de l’Etranger jeudi 14 mars.

     

    12 juillet 2017 : Salle 6241 – Réunion de la commission des Affaires économiques
    M. Roland Lescure (Président de la commission) – Copyright Assemblée Nationale

    Lesfrancais.press : Bonjour Roland Lescure, vous êtes député des Français d’Amérique du Nord. Les Français de l’étranger, comme ceux de l’Hexagone et de l’Outre-Mer, sont concernés par le Grand Débat. Vous avez participé à plusieurs échanges. Pouvez-vous nous en parler ? Qu’elles furent les conclusions ?

    Roland Lescure : Le Grand Débat est effectivement également organisé dans les circonscriptions des Français de l’étranger. J’ai eu l’occasion notamment de participer à un débat à San Francisco, d’autres ont eu lieu notamment à New York avec Marlène Schiappa et à Toronto.

    De manière générale, les Français de l’étranger jouent le jeu. Ils ne font pas remonter leurs petites problématiques locales mais pensent à des propositions pour la France. La question du coût des lycées français par exemple est abordée dans d’autres réunions publiques mais pas nécessairement lors de ces débats.

    En revanche, et c’est intéressant, ils font remonter des exemples locaux. A San Francisco, par exemple, il a beaucoup été question du Référendum d’Initiative Citoyenne. Ce type de mécanisme, il faut le dire, existe en Californie depuis 1911.

    Il est souvent question de la réduction du nombre de parlementaires, notamment des Français de l’étranger avec en parallèle l’usage de la proportionnelle. Pouvez-vous nous expliquer votre position sur le sujet ?

    C’est effectivement un sujet qui est sur la table. Moi je crois à l’ancrage local, je vis en Amérique du Nord depuis 10 ans et toujours à Montréal. En circonscription, j’ai déjà effectué 20 déplacements depuis mon élection. J’ai un collaborateur à temps plein sur les questions de la circonscription. En déplacement, nous restons en général 36 heures, avec des réunions publiques, des réunions avec les marcheurs aussi, et puis les acteurs locaux : le secteur de l’énergie à Houston, les start-ups à San Francisco, les secteurs juridiques à New-York.

    Nous ne faisons pas de diplomatie, ce n’est pas notre rôle, mais nous participons au rayonnement de la France. Nous accompagnons les ministres aussi.

    Dans votre circonscription il y a notamment les Etats-Unis de Donald Trump. Quel est le ressenti des Français installés aux USA concernant ce Président si particulier ?

    Il y a eu beaucoup d’inquiétude à l’origine, concernant notamment le possible durcissement de l’attribution des visas. Nous les assistons mais il est certain qu’aux Etats-Unis comme en Europe et notamment en France, il existe une véritable fracture entre les populistes et les progressistes. Les Français de l’étranger appartiennent souvent à la deuxième catégorie.

    Vous présidez par ailleurs à l’Assemblée Nationale la Commission des Affaires Economiques. Le dossier Air France – KLM est à l’ordre du jour, que pensez-vous de la position du gouvernement hollandais ? Par ailleurs avez-vous au sujet du travail de cette commission des propositions, aussi, liées peut-être aux conclusions du Grand Débat ?

    Concernant la situation au sein d’Air France – KLM, l’attitude des Pays-Bas fut surprenante c’est certain. L’ambition est, et doit rester, de faire de ce groupe un des leaders mondiaux.

    Sur les propositions, beaucoup sont énoncées dans le Grand Débat en rapport avec la fiscalité. Il pourrait être utile de rendre la fiscalité plus visible. Les Français devraient savoir à quelle hauteur ils contribuent et ce à quoi cela a servi.

    Pour le reste, nous pouvons aussi nous inspirer de ce qui fonctionne à l’étranger. Au Canada, par exemple, il existe le service Canada, une maison administrative unique. C’est très pratique pour les citoyens. Au Royaume-Uni, la relation avec les démarches qui peuvent être faites électroniquement est très différente. Beaucoup de choses peuvent être faites sans se déplacer.

    La question électronique, c’est aussi celle du vote par internet, un sujet régulier parmi les Français de l’étranger. Etes-vous pour son retour ?

    Oui, et il sera d’ailleurs réintroduit. Nous l’espérons pour les consulaires et il le sera pour les législatives. Pas pour les présidentielles en revanche, nous comprenons aisément que le risque de piratage est trop grand. Et les Français aiment aller voter à ce type de scrutin.

  • Un report du Brexit? Pas si simple

    Un report du Brexit? Pas si simple

    Theresa May n’exclut plus de demander un report de la date fatidique du Brexit, programmé le 29 mars. Les Européens sont prêts de leur côté à jouer des prolongations pour éviter un divorce chaotique, mais pas à n’importe quel prix.

    Après s’y être longtemps refusée, la Première ministre britannique pourrait finalement proposer un décalage « limité » du divorce devant le Parlement britannique, au terme de la semaine cruciale de votes qui doit commencer le 12 mars à Londres.

    Selon la stratégie qu’elle a exposée, elle abattrait cette carte si les députés rejettent une nouvelle fois son accord de divorce négocié avec Bruxelles et qu’ils se prononcent ensuite malgré cela contre le scénario redouté d’un départ de l’UE sans accord.

    En réalité, du point de vue des Européens, un report sera nécessaire même en cas de feu vert du Parlement britannique à l’accord de divorce.

    Car dans ce cas, « les institutions européennes feront le nécessaire de leurs côtés mais les Britanniques nous ont dit par le passé qu’il leur fallait deux mois pour ratifier », a récemment déclaré le négociateur en chef européen Michel Barnier.

    Un court décalage « technique » de la date du Brexit, uniquement destiné à mener ces procédures de ratification, ne poserait alors pas de problème aux Européens, selon le Français. Mais une demande de report sans perspective claire qu’un accord est à portée de main serait une toute autre affaire.

    « Pas automatique »

    « L’extension ne sera pas accordée automatiquement, ce n’est pas aussi simple que ça », assure un haut responsable européen, rappelant qu’une telle décision devrait être prise à l’unanimité des 27, probablement lors du sommet européen des 21-22 mars.

    « La grande crainte des dirigeants des 27, c’est d’approuver une prolongation qui au final ne servirait qu’à repousser juste avant l’été le Brexit dur », selon cette source. « Ce débat, les chefs d’État ne l’ont pas encore eu entre eux et leur décision dépendra du contexte quand la demande leur sera faite. »

    Les Européens n’accepteront pas « d’avancer à l’aveugle », leur position sera fonction « de la durée et de la finalité de l’extension demandée », estime un diplomate.

    Et si un report de longue durée devait être demandé, supérieur à quelques semaines, « il faudrait qu’il y ait une vraie justification comme l’organisation d’élections, d’un référendum ou un changement de la position britannique », ajoute-t-il.

    Des informations parues dans la presse selon lesquelles l’UE serait favorable à un report jusqu’à fin 2020 ne sont pas exactes selon une autre source, proche des négociations, car ce serait « la pire des choses pour les deux parties ».

    L’UE paralysée?

    « Cela semble impossible d’un point de vue politique d’envisager ça pour les Britanniques. Et côté européen, comment s’infligerait-on encore 21 mois d’incertitude? », dit-elle, estimant que « l’intérêt de tout le monde c’est d’avoir de la clarté le plus rapidement possible ».

    Parmi les problèmes que poserait un report trop long figure notamment celui des élections européennes, prévues fin mai.

    D’un point de vue juridique, le Royaume-Uni serait dans l’obligation d’organiser ce scrutin sur son territoire s’il doit encore être membre de l’UE au moment de la session inaugurale du nouveau Parlement européen début juillet.

    « Si le Brexit est retardé, mais que le Royaume-Uni ne participe pas aux élections, des actions en justice pourraient être lancées avec succès, et le Parlement risque de ne pas être en mesure de se constituer, paralysant ainsi l’UE », s’est ainsi alarmé l’eurodéputé social-démocrate allemand Jo Leinen.

    Selon un avis des services du Parlement, consulté par l’AFP, le nouveau Parlement issu des européennes serait toutefois valide même si un Royaume-Uni encore dans l’UE ne respectait pas son obligation d’organiser des élections.

    Mais tous ces débats sur les conséquences d’un éventuel report du divorce pourraient ne pas avoir lieu d’être: « Il y a toujours le risque d’un Brexit dur » le 29 mars, sans retard mais sans accord, observe une source européenne.

  • La réponse allemande à l’Europe de Macron

    La réponse allemande à l’Europe de Macron

    La vision de l’Europe de la future chancelière allemande concorde avec les propositions françaises en matière de sécurité. En revanche, elle diverge sur des questions sociales clés.

    Elle sera très probablement la nouvelle chancelière allemande. La cheffe de file du parti CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, a exposé sa vision de l’Europe dans un article publié dans le journal allemand Welt am Sonntag. En réponse aux récentes propositions du Président français, celle-ci a appelé à la création d’un marché commun pour les banques et plaidé pour un pacte climatique européen.

    « Il nous faut une Europe plus forte », a déclaré la présidente du parti, à l’heure où l’Union fait face à une montée du protectionnisme et du nationalisme. Des déclarations qui répondent à la vision du Président français, exposées dans une tribune publiée par plusieurs grands journaux européens la semaine dernière.

    Dans ce texte vu par beaucoup comme le lancement de sa campagne pour les européennes, Emmanuel Macron avait appelé à la réforme de l’espace Schengen et à la création d’une « Agence européenne de protection des démocraties » contre les cyberattaques et les infox. Le Président français a également réitéré l’importance d’une plus grande coopération en matière de sécurité et d’une politique migratoire commune. « Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Europe n’a été aussi nécessaire. Et pourtant, jamais l’Europe n’a été autant en danger », a écrit le Président français.

    La présidente de la CDU s’est globalement alignée sur la vision française en matière de sécurité, soulignant que l’Union devait pouvoir disposer de forces frontalières communes. Celle-ci a également appelé à la création d’un siège permanent pour l’UE au Conseil de sécurité de l’ONU, une requête maintes fois formulée par l’Allemagne mais à laquelle la France ne compte pas céder.

    Annegret Kramp-Karrenbauer a appelé à stimuler la prospérité au sein de l’UE mais s’est opposée à l’idée d’un salaire minimum européen avancée par Emmanuel Macron. Le centralisme européen et « l’européanisation des services sociaux et la mise en place d’un salaire minimum ne seraient pas une bonne solution », a-t-elle expliqué.

    La chancelière actuelle, Angela Merkel, n’a pas réagi à la tribune du Président français. Son mandat s’achèvera en 2021 et celle-ci a déclaré qu’elle ne se représenterait plus. Certains pensent toutefois qu’elle ne tiendra pas jusque-là et que sa malheureuse « grande coalition » gauche-droite pourrait imploser.

    Un article publié sur le site de notre partenaire

     

  • Zinedine Zidane : Un français de l’étranger revient à la tête du Real Madrid.

    Zinedine Zidane : Un français de l’étranger revient à la tête du Real Madrid.

    Libre de tout contrat, Zinédine Zidane effectue son grand retour sur le banc du Real Madrid. Le champion du monde 1998 revient pour remplacer Santiago Solari. Un bail courant jusqu’en juin 2022 attend le natif de Marseille, qui doit percevoir un salaire annuel de 16 M€.

    Contrairement aux informations d’El Pais, Zinédine Zidane (46 ans) a bel et bien accepté de reprendre les rênes du Real Madrid. Malgré la victoire de dimanche soir contre Valladolid (4-1, 27eme journée de Liga), le club du président Florentino Pérez a décidé de se séparer de Santiago Solari, le successeur de Julen Lopetegui. La décision sera officialisée ce lundi soir à la suite d’une réunion de la direction de La Maison Blanche. Alors que José Mourinho était présenté comme le grand favori, les Merengue ont su trouver les arguments nécessaires pour convaincre le champion du monde 1998, qui était aussi dans le viseur de la Juventus Turin, notamment.

    Zidane a pris le temps de la réflexion

    Sans club depuis mai dernier et son départ du… Real, « ZZ » a donné son feu vert après avoir pris quelques jours de réflexion. Le natif de Marseille a dû obtenir de sérieuses garanties pour accepter de faire son come-back à la tête des coéquipiers de Sergio Ramos. Alors que le duo Mbappé – Neymar est parti pour prolonger l’aventure avec le Paris Saint-Germain, Zinédine Zidane pourrait notamment essayer de récupérer Eden Hazard (28 ans, Chelsea) lors du prochain Mercato d’été, et le chantier s’annonce des plus vastes avec une équipe qui a atteint ses limites lors de cet exercice 2018-2019. Vainqueur de trois Ligues des Champions de suite avec l’actuel 3eme de Liga (2016, 2017, 2018), le technicien français s’était estimé au bout d’un cycle au moment de faite une croix sur ses deux dernières années. Aujourd’hui, le paysage madrilène a grandement changé, mais Zizou a accepté de revenir aux affaires, lui qui intéressait aussi Paris, Chelsea et Tottenham.

    La rédaction avec l’AFP

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