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  • Sophie Manaches, l’art de l’instantané

    Sophie Manaches est l’une de ces parisiennes que l’on croise dans le métro un crayon à la main, penchée sur son carnet de croquis, dévisageant les passagers les uns après les autres. Les visages l’inspirent. Un nez, un menton, un ovale, elle est happée par un détail, alors vite, elle sort son matériel, et elle croque.

     

    Elle ne dessine que d’après modèle vivant. Pourtant, ses personnages sont immédiatement reconnaissables – on pourrait même croire qu’elle emploie toujours le même modèle. Ses cahiers regorgent de portraits à la fois semblables et particuliers, des hommes, des femmes, habillés, nus, costumés, maquillés, Sophie aime le burlesque, le décalage, et son art évoque ainsi l’univers du jeu, du spectacle, où le travestissement est une autre manière d’être soi. Elle fréquente assidûment les ateliers de modèle vivant de Paris, fascinée par les poses lascives et les déguisements – une couronne de fleurs, une draperie bigarrée, et parfois rien, le corps nu, à vif, loin de toute idéalisation. 

    Elle recherche l’éphémère ; la rapidité d’une expression, d’un geste, la forme d’un corps en torsion. Ses personnages, toujours colorés, ont quelque chose de fragile. Capturés dans l’instant, à travers un trait solide et expressif, ils semblent sur le point de disparaître. De s’évaporer dans la feuille de papier pour retourner, comme ils sont apparus, à l’anonymat du métro.

     

    Découvrez les œuvres originales de Sophie Manaches sur 

  • San Francisco et Lisbonne : 3 français de l’étranger mettent les 2 villes en livre

    D’un côté le Golden Gate Bridge, de l’autre le pont du 25 avril. San Francisco et Lisbonne ont ce pont en commun, mais pas que… Marie Chivot-Buhler, éditrice, Aurélien Chivot et Béatrice Bloomfield, graphistes, alias Float ont décidé de créer un livre illustré sur ces deux villes jumelles qui s’intitule : SF LX, un livre illustré sur deux villes jumelles.

    Cette idée est venue d’une conversation qui ne cessait de revenir à chaque fois : ” Lisbonne est la petite soeur de San Francisco. Ces deux villes se ressemblent tellement. Le pont, les trams, le surf, la tech… “. Eureka, et si ils rassemblaient leur savoir-faire pour confectionner un bel objet qui met en lumière les ressemblances mais également les différences entre les deux villes qu’ils affectionnent tout particulièrement. SF LX Book vient de naître.

    Mais pour que le projet puisse vraiment aboutir, les trois jeunes entrepreneurs ont besoin d’un coup de pouce financier. C’est pourquoi ils lancent une campagne de financement participative, qui prendra fin le 1er juillet, sur le site Kickstarter, car pour mener à bien leur projet ils ont besoin de 10 000€ ! Pour les dons c’est par ici.

    La sortie de ce livre est prévue pour cet automne, ils comptent sur vous !

    Écoutez l’interview de Marie, l’éditrice, dans le podcast de notre partenaire

  • Les Vingt-Huit échouent à s’accorder sur le nom du remplaçant de Juncker

    Divisés, les dirigeants de l’UE ne sont pas parvenus à un accord sur les hauts postes de l’UE, et ont décidé de repousser le choix du futur président de la Commission au 30 juin, lors d’un nouveau sommet.

    Les Vingt-Huit sont encore loin d’un accord sur le nom du prochain président de la Commission européenne, après une nuit de négociation à Bruxelles. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a déclaré aux journalistes après la réunion que les dirigeants se réuniraient à nouveau le 30 juin pour un dîner de travail.

    « Le Conseil européen a eu une discussion approfondie sur les candidatures en tenant compte de mes consultations et des déclarations que j’ai faites au sein du Parlement européen. Il n’y a de majorité pour aucun candidat », a déclaré Donald Tusk aux journalistes. « Le Conseil européen a convenu de la nécessité d’une équipe reflétant la diversité de l’UE », a-t-il ajouté.

    « Je suis heureux de voir que je ne suis pas facile à remplacer », a plaisanté l’actuel président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui a déclaré qu’il ne serait pas plus facile d’obtenir un accord le 30 juin « mais cela doit être fait ».

    Lors d’une conférence de presse de quelques minutes vendredi à 2 heures du matin, Jean-Claude Juncker et Donald Tusk ont tous deux évité de mentionner le détail des négociations.

    Aucun progrès

    Interrogé sur les progrès réalisés au cours des quatre heures de discussion, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a répondu qu’il n’y en avait aucun.

    « C’est souvent plus rapide de choisir un Pape », a ironisé Leo Varadkar, Premier ministre irlandais.

    Faisant écho à la position d’autres dirigeants, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré qu’en « toutes circonstances, nous voulons un accord global avec le Parlement [européen] et le Conseil [européen] avant la première séance du Parlement […] tout le monde était d’accord là-dessus ». Le nouveau Parlement européen doit commencer ses travaux à Strasbourg avec sa première session le 2 juillet.

    Les vingt-Huit s’efforcent de parvenir à un accord global tenant compte des résultats des élections européennes, tout en respectant les équilibres de genre, de nationalité, entre grands et petits pays, etc.

    Le PPE, qui est sorti vainqueur des dernières élections, défend son droit à choisir le prochain président de la Commission selon le système de spitzenkandidaten. Mais les dirigeants socialistes, libéraux et verts au Conseil européen et au Parlement ont rejeté cette logique et refusé de soutenir Manfred Weber, le candidat du PPE à la présidence de la Commission.

    La chancelière allemande Angela Merkel a toutefois fait du respect du système des spitzenkandidaten un premier pas vers la création de listes transnationales pour les élections européennes, une proposition que la France défend.

    Les commentaires d’Angela Merkel visaient à réduire les divergences de vues entre la France et l’Allemagne, qui minent le processus de nomination. Le président français Emmanuel Macron est en effet le principal opposant au processus Spitzenkandidaten et, en particulier, à la candidature de Manfred Weber.

    « Je ne mets pas mon veto aux candidats parce qu’ils appartiennent à un parti politique », a déclaré Emmanuel Macron qui explique que ses réserves à l’égard de certains candidats sont fondées sur le manque de compétences requises pour le poste. En ligne de mire, l’absence d’expérience gouvernementale du candidat allemand.

    « C’est le système défendu par les partis politiques qui a été contesté aujourd’hui », a déclaré le président Macron, « ce n’est pas une question franco-allemande ».

    Le désaccord entre Berlin et Paris a pourtant bloqué toute avancée sur les nominations. L’Allemagne et la France « n’imposeront aucun accord aux 26 autres États membres », ont expliqué des sources de l’Élysée, mais un accord entre les deux gouvernements sera nécessaire pour avancer sur la question de postes clés de l’UE.

    Alexandra Brzozowski, Alicia Prager, Beatriz Rios, Florence Schulz et Jorge Valero

    traduit par Cécile Barbière

    Un article publie sur le site de notre partenaire

  • USA – IRAN : une opération annulée in extremis

    Le président américain a annulé au dernier moment l’opération alors qu’avions et bateaux étaient en position, rapportent le « New York Times » et ABC News.

    La provocation de trop? Dans la nuit du jeudi au vendredi 21 juin, la tension entre l’Iran et les États-Unis a bien failli atteindre un point de non-retour.

    Selon des informations du New York Times, corroborées ensuite par ABC News, Donald Trump avait approuvé tout un ensemble d’attaque à l’aube sur un certains nombre de cibles iraniennes, comme des radars ou des batteries de missiles, avant de se raviser. Comme le relate les médias américains, bateaux et avions étaient en position, quand le président a finalement décider de ne pas conduire l’opération à son terme.

    Selon les différentes sources interrogées par le NYT et ABC News, les raisons pour lesquelles Donald Trump a décidé de se raviser “ne sont pas claires”. ou si des enjeux logistiques ou stratégiques sont en cause. Aucun missile n’a été tiré, a déclaré un représentant de haut rang de l’administration, cité par le journal.

    La Maison Blanche et le Pentagone ont refusé de commenter cette information.

    Dans la journée de jeudi, les relations entre Washington et Téhéran s’étaient tendues encore un peu plus après la destruction d’un drone américain par l’Iran.Le locataire de la Maison Blanche avait lui-même assuré dans la journée sur Twitter, qu’il s’agissait d’une “très grosse erreur”.

    Dans un communiqué publié ce vendredi, le ministère des Affaires étrangères iranien assure disposer de preuves “irréfutables” montrant que le drone américain qu’il a abattu jeudi était entré dans son espace aérien, contrairement à ce qu’affirme Washington qui assure que l’engin se trouvait dans l’espace aérien international.

    Les États-Unis ont eux choisi d’interdire les vols commerciaux américains dans la zone où a été abattu son drone. Pour l’Administration aéronautique fédérale américaine, ces restrictions sont justifiées par une “augmentation des activités militaires et la tension politique croissante dans la région, qui représentent un risque pour les opérations de l’aviation civile américaine” accompagné d’un risque d’“erreur d’identification”.

  • La 3 ème levée de fond de l’histoire pour une Start-up française

    Inconnue du public, les app et les sites français Meero sont pourtant un des plus gros succès français et la société grossit à vue d’œil.

    La start-up propose des outils on-line et des services numériques pour les photographes professionnels, elle a annoncé cette semaine une troisième levée de fond record, trois ans seulement après sa création.

    Moins d’un an après une levée de 45 millions de dollars, Meero obtient 230 millions de dollars lors d’un nouveau tour de table mené par Eurazeo Growth et Prime Ventures. C’est tout simplement la plus importante levée de cette année et la 3e plus importante de l’histoire de la FrechTech (seuls Parrot et OVH ont fait mieux avec respectivement 300 et 250 millions d’euros).

    Avec cette levée, Meero rejoint le clan des « licornes » françaises, ces entreprises non cotées valant plus d’un milliard de dollars.

    « Ce nouveau financement va permettre à Meero de continuer à asseoir sa mission dans le monde de la photographie », explique l’entreprise à BFM Business. A savoir, comme ils l’indiquent dans le communiqué de presse « proposer aux photographes des revenus d’appoint, via des missions pour le compte de marques, et bientôt de consommateurs, des outils pour simplifier leur gestion quotidienne du métier mais également les aider à se former et s’inspirer ».

    « Cela va également donner à la start-up l’opportunité d’accélérer le développement de ses services dédiés à la communauté des photographes. D’abord avec la suite d’outils mymeero (comptabilité, CRM, marketing…) destinée à faciliter la gestion de leur activité. Puis avec un panel de solutions destiné à les accompagner dans leur quotidien… », peut-on lire dans le communiqué de presse.

    Un marché de 80 milliards par an

    Enfin, ces fonds vont lui permettre de parfaire ses technologies d’édition automatique et d’enrichissement de contenu, basés sur l’intelligence artificielle. L’équipe “tech”, aujourd’hui forte de 80 employés, entend s’agrandir jusqu’à 300 collaborateurs fin d’année prochaine.

    C’est ce qui fait la force de l’entreprise, permettre aux photographes de réduire considérablement le travail de retouche et de l’automatiser grâce à des algorithmes.

    Meero va également profiter de cette levée de fonds pour développer ses revenus additionnels en développant des services (immobilier, mariages, eCommerce…), des solutions auprès de nouvelles audiences et dans de nouvelles géographies.

    La jeune pouce se rémunère grâce aux commissions prélevées sur les missions des photographes qui proposent leur talent à des agences immobilières (photographies d’appartements, de maisons…) et des chaînes d’hôtels-restaurants et toute entreprise ayant besoin de photos de qualité professionnelles.

    La start-up  compte aujourd’hui plus de 31 000 clients dans une centaine de pays, une communauté de 58.000 photographes et prévoit notamment de proposer ses services, jusque-là réservés aux professionnels, aux particuliers. Elle prévoit de finir l’année avec 1 200 employés répartis sur ses cinq bureaux dans le monde.

    Si on ne connaît pas ses performances financières, Meero estime le marché de la photographie professionnelle à 80 milliards d’euros par an. « Nous n’avons pas encore atteint le milliard de revenus, mais nous avons l’ambition de générer 5 à 10 milliards d’ici cinq ou sept ans », indique son président fondateur Thomas Rebaud aux Echos.

  • La fête de la musique dans le monde

    Imaginée par le musicien américain Joël Cohen pour France Musique auprès de qui il collaborait, la fête de la musique tous les 21 juin à l’occasion du solstice d’été, est aujourd’hui célébrée dans des centaines de lieux à travers tout l’Hexagone.

    Jack Lang, alors ministre de la culture et figure de la mitterrandie, en fit une fête nationale en 1982. Elle est depuis internationale, présente dans les quatre coins du globe. Il est estimé qu’environ 120 pays et 350 villes y participent désormais. Tour d’horizon.

    Une cinquantaine de villes participantes en Allemagne, une présence importante à New-York

    En Allemagne, c’est Berlin, ville connue pour sa scène artistique et sa vie nocturne, qui initia la première fête de la musique, dès 1995 et en français dans le texte . Aujourd’hui, ce sont plus de cinquante villes dans tout le pays qui participent à la fête.

    Au Canada, dans la Belle Province, ce sont les thématiques des arts de la ville qui sont mis en avant à Québec . A New-York, Make Music New-York , ce sont des centaines de groupes qui font swinguer tous les quartiers de la grosse pomme.

    En Belgique, de très nombreux évènements à travers tout le Royaume . L’Ambassade de France à Pékin est également collaboratrice des fêtes de la musique, à Pékin et Shanghai notamment et organisées par des volontaires. Au Portugal, plusieurs évènements. L’UFE et l’ADFE de Lisbonne décident d’organiser ensemble la fête de la musique, avec une diffusion en direct sur la French Radio Portugal.  Aussi, l’Alliance Française de l’Algarve organise le 21 juin à 21h30, un concert de Musique Française avec le Groupe Baisers Volés. Sinon, vous pouvez toujours vous rendre dans le plus français des restaurants du Portugal « Le Rendez-Vous ».

    Un évènement populaire et gratuit

    La fête de la musique à Berlin

    L’une des raisons principales du succès national et international de la fête de la musique est son côté convivial. Organisée souvent, et cette année encore espérons-le, sous un soleil radieux, elle permet à tous les musiciens, y compris de très nombreux amateurs, de montrer l’étendue de leur talent.

    Tous les styles coexistent lors de cet évènement familial et amical, et très souvent gratuit. Le caractère itinérant de cet évènement est aussi à mettre à son crédit, il permet de retrouver sa ville d’une nouvelle manière.

    Bonne fête de la musique à tous !

  • Les démocraties sont-elles raisonnables ?

    Bolsonaro, élu au Brésil, un fasciste. Comme Orban, réélu trois fois. Erdogan, un mégalomane. Duterte, aux Philippines, un assassin. Zelensky, en Ukraine, un clown. Il y a aussi un acteur au Guatemala, Jimmy Morales, un footballeur au Liberia, George Weah, et Trump, un lunatique. Démocratie de dingues ? Mais que font les électeurs ?

    Dans l’ancienne démocratie athénienne, après Périclès, modèle de l’homme d’Etat, vint Cléon, figure du démagogue. Mêmes recettes : augmenter les salaires, prôner la guerre, faire payer les étrangers, alliés ou non. Le résultat fut la défaite, la révolte, la guerre civile puis la tyrannie.

    La démocratie sombre-telle toujours dans la démagogie ?

    La démocratie sombre-telle toujours dans la démagogie ? Faut-il un homme fort, pour y mettre de l’ordre ? Ceux là montrent les signes les plus évidents de la démagogie et se droguent à la propagande.

    Les autocrates seraient-ils plus raisonnables ? Que l’on songe au Sultan du Barhein, au Prince Salmane, au Maréchal Sissi, à Bachar El Assad, à Khamenei. N’est ce pas Xi Ping, qui fit venir son lit de Chine pour sa visite en France ? Ceux des palaces de la côte ne sont pas assez doux. Faudrait-il regretter ces hommes bons, généreux, modestes, que furent Mao, Staline, Castro, Pinochet, Franco, Aquino, etc… belles brochettes d’assassins, de sadiques, de paranoïaques mégalomanes, qui, non contents de tuer, ruinaient aussi leur pays ?

    Aujourd’hui, en Chine, la justice traque la corruption les ennemis du maitre du parti. Les Ouighours musulmans, qui sont plus d’un million dans des camps. En Russie, pays en voie de dé-démocratisation, les journalistes et les contestataires sont en prison, ou à l’étranger. En Turquie, autre pays en recul démocratique, les fonctionnaires sont limogés, les journalistes poursuivis, les élections qui déplaisent, annulées.

    C’est si merveilleux, le pouvoir !

    Ce qui rend peu raisonnable, c’est la recherche de la popularité, la jouissance du pouvoir. A sa femme, qui lui reprochait une vie éreintante, peu lucrative, instable, faite de combats politiciens, de trahisons, de coups bas, de sollicitations perpétuelles, de mépris non voilé, un politicien britannique répondit : « Tu as raison. C’est une vie stupide. C’est dire si c’est merveilleux, le pouvoir ! »

    Voilà le problème : ce ne sont pas la démocratie, ni les élus, ni la « classe politique », ni les électeurs, ni la télé, qui sont dingues : c’est le pouvoir. La question est de savoir comment les peuples, les citoyens, – car « le peuple » est une mythologie à l’usage de ceux qui prétendent se l’approprier et parler en son nom – peuvent se prémunir des excès du pouvoir.

    C’est pourquoi le respect du droit, « Rule of law », l’état de droit est la composante essentielle de l’idéal démocratique : L’obligation pour le pouvoir -pour l’Etat- de respecter le droit. Et dans quel système celui-ci est-il plus respecté que dans une démocratie, l’élu fut-il fasciste, fou, lunatique, paranoïaque, assassin, etc ?

    Evidemment, cela suppose que des pouvoirs concurrents soient capables d’arrêter le pouvoir. C’est la vieille théorie des contrepouvoirs, celle de la Constitution américaine, qui l’a emprunté à un français, Montesquieu. Cocorico, à condition d’en être digne.

    Pour conserver le pouvoir, la meilleure solution est de le partager

    Les démocraties sont malades de la démagogie. Mais les autocraties aussi : elles se gavent d’autocélébration, les grands hommes qui les gouvernent ont un besoin maladif de popularité, tant ils se savent illégitimes. Les démocraties ont l’avantage du droit, de la stabilité. Elles seules sont capables d’ordonner une société de confiance, impossible dans des systèmes où prolifèrent l’abus de droit et l’arbitraire.

    Rarement les démocraties tombent. Elles ont compris que pour conserver le pouvoir, la meilleure manière solution était de le partager. Tout autre système conduit à sa concentration, à sa rigidité, à sa faillite. C’est pourquoi la France, comme les autres, devrait toujours veiller à maintenir l’indépendance totale du monde judiciaire, des medias et de la politique, et s’amender de son péché mignon : la concentration du pouvoir au niveau présidentiel.

  • Quatre habitants de la planète sur cinq sur Internet

    Au sein des pays avancés, plus des quatre cinquièmes de la population ont accès à Internet que ce soit par l’intermédiaire d’un ordinateur ou d’un téléphone portable.

    Le ratio de personnes connectées en Chine est de 58%. Ce taux est de 39% pour le reste du monde. De ce fait, les grandes compagnies du digital afin de maintenir des taux de croissance élevés investissent de plus en plus au sein des pays émergents et des pays en voie de développement.

    La diffusion du digital y est rapide mais nécessite la prise en compte de certaines spécificités. Ainsi, pour une partie non négligeable d’Indiens, le téléphone portable ou l’ordinateur peuvent être le premier produit industriel dont ils ont l’usage.

    Doublement du nombre de consommateurs en Inde en deux ans

    Le simple fait de devoir allumer ou éteindre l’appareil n’est pas instinctif. En revanche, le taux de diffusion, une fois les fondamentaux acquis est très rapide. Ainsi, en 2016, les villages en milieu rural de l’Inde n’étaient pas couverts. Aujourd’hui, leur population est à 40 % équipée. Selon le régulateur indien des télécommunications, les abonnements aux services large bande mobile ont plus que doublé entre fin 2016 et fin 2018, passant de 218 millions à 500 millions. En moyenne, le coût d’un téléphone portable est de 3 500 roupies, soit 50 dollars pour un modèle bas de gamme, ce qui correspond à un mois de salaire en moyenne. La forte concurrence du marché indien entraîne de fortes baisses du prix des équipements et des abonnements. La consommation de données a ainsi été multipliée par dix, passant à 8,8 Go par abonné et par mois. Les Indiens engloutissent maintenant près de trois fois plus de données sur leur téléphone que les Américains. Ils pourraient devancer les Chinois en matière de consommation de données d’ici quelques années.

    De nouvelles langues

    Selon l’International Télécommunications Union, une agence de l’ONU, 710 millions de nouveaux utilisateurs d’Internet sont attendus au cours des sept prochaines années. La croissance du nombre d’utilisateurs baisse. Elle a été divisée par deux en dix ans mais elle reste néanmoins élevée. Cette mondialisation d’Internet entraîne la montée en puissance d’autres langues que l’anglais et le mandarin. Le mode de consommation évolue.

    Le smartphone est le premier écran

    En Occident, Internet est accessible soit en ayant recours à un ordinateur, à un téléphone ou à un téléviseur.

    Pour les pays en voie de développement, Ie smartphone est le premier écran. La connexion s’effectue via le mobile et non pas par liaison fixe. Les nouveaux connectés bénéficient de l’apport technologique des précédentes générations de téléphone. Un smartphone d’entrée de gamme offre aujourd’hui plus de puissance et de fonctionnalités que le premier iPhone en 2007 pour un prix divisé par dix.

    Au sein des pays avancés, avant de devenir un instrument de loisirs, Internet a été un outil de travail. Au sein des pays émergents, le téléphone portable devient de manière très rapide un loisir. Selon Payal Arora, professeur à l’université Erasmus de Rotterdam, Internet est l’économie de loisirs des pauvres du monde.

    Une économie de loisirs

    À défaut d’avoir accès à d’autres formes de loisirs, les consommateurs des pays pauvres se connectent aux sites de jeux, de vidéos ou de musique. Le succès des séries télévisées en ligne est mondial. Contrairement aux espoirs de certains, Internet ne favorise pas le décollage des territoires isolés. Quand le Brésil a ouvert des milliers de cybercafés subventionnés à la fin des années 2000, le taux de couverture de la population des habitants des quartiers 20 pauvres a atteint 60 %. Mais l’usage d’Internet se limitait aux films vidéo, aux jeux et aux sites permettant d’organiser des trafics.

    En 2016, il n’y avait que 20 chaînes YouTube indiennes comptant plus d’un million d’abonnés. Aujourd’hui, elles sont 600. L’une des 50 chaînes YouTube les plus diffusées au monde est en langue bhojpuri, langue parlée seulement dans certains des États les moins avancés de l’Inde. La population serait devenue dépendante des vidéos en ligne. Ce serait sa principale activité avec comme conséquence son maintien dans un état d’extrême pauvreté. Google estime que la vidéo représente trois quarts du trafic mobile en Inde.

    La video s’impose

    Pour beaucoup d’Internautes pauvres, peu qualifiés et vivant dans des pays en voie de développement, YouTube est la page d’entrée dans le monde de l’Internet. Elle est utilisée pour rechercher non seulement des divertissements mais aussi tout le reste. Si ce n’est pas sur YouTube, c’est nulle part pour de nombreux Internautes. La vidéo s’impose comme moyen d’expression numéro un car elle est plus facilement compréhensible que l’écrit.

    Internet toujours dominé par l’Occident

    Avec un langage simplifié, avec des images permettant de suppléer la voix, les consommateurs peuvent dépasser plus facilement la barrière des langues. Le texte est de plus en plus banni. Dans les pays émergents ou en développement, le nombre d’analphabètes reste important. Au sein des pays avancés, les jeunes générations éprouvent de plus en plus de difficultés à écrire. Elles préfèrent recourir aux photos, aux vidéos ou aux enregistrements. Les messageries en ligne les y incitent par ailleurs. Les nouveaux utilisateurs d’Internet en Inde utilisent régulièrement des commandes vocales pour faire fonctionner leur téléphone, notamment pour effectuer des appels.

    Internet reste encore dominé par l’Occident. Ainsi, en 2018, 46 % des revenus de Google provenaient des États-Unis et 15 % de l’Asie. En y ajoutant l’Europe, plus de trois quarts des revenus venus d’Internet proviennent des pays avancés. Les utilisateurs de Facebook en Amérique du Nord génèrent douze fois plus de revenus que ceux d’Asie.

  • L’Inde se projette dans l’espace.

    D’ici cinq à sept ans l’Inde aura sa propre station spatiale, a annoncé le gouvernement indien. Et le premier vol habité avant 2022. Le directeur de l’Agence spatiale indienne ne cache pas son enthousiasme : « Puis nous allons nous joindre à la communauté internationale pour aller sur la lune. Et nous voulons créer une colonie sur la lune ».

    La station spatiale indienne sera un petit module destiné à réaliser des expériences de micro-gravité. « Nous n’avons pas un grand plan pour envoyer des humains faire du tourisme ».

    Le programme spatial indien est une réalité.

    Le 15 juillet, l’ISRO, L’agence indienne, lancera sa deuxième mission lunaire, pour déposer un atterrisseur et un robot sur la surface de la lune le 6 septembre.

    L’Inde sera la quatrième nation, après les Etats-Unis, la Russie et la Chine à poser un appareil sur la lune, devenant une nation « spatiale ».

    Le vol habité est annoncé pour 2022, prélude à l’installation de cette mini station spatiale.

    D’ici là, l’Inde sera peut-être le premier pays du monde quant à sa population (elle devrait dépasser la Chine en 2030.)

    Que signifie cette ambition spatiale dans un pays où la pauvreté est partout et où les besoins en infrastructures routières, ferroviaires, médicales, éducatives sont criants ?

    A la fois que l’Inde, conformément au discours de son Premier ministre, compte assumer son rôle de géant mondial et participer au concert des grandes nations, pour des raisons de prestige, – et militaires – d’autre part que la stratégie de croissance indienne ne se situe pas dans le rattrapage mais dans la projection.

    Il y aurait quatre millions de scientifiques en Inde. Le gouvernement indien entend devenir une puissance technologique avant de résoudre les questions sociales et non l’inverse.

     

  • Sénateurs des Français de l’étranger: bilan à un an des élections

    Sénateurs des Français de l’étranger: bilan à un an des élections

    12 sénateurs représentent les Français de l’étranger. Renouvelés en deux fois tous les 3 ans, élus par les élus consulaires dont le mandat est lui-même renouvelé en mai prochain, sauf surprise institutionnelle qui n’a en tout cas pas été annoncée par le Premier Ministre lors de son discours de politique générale du 12 juin, 6 d’entre eux remettent donc leur mandat au Palais du Luxembourg en jeu.

    Olivier Cadic (Union Centriste), Robert del Picchia (LR), Jacky Deromedi (LR), Christophe-André Frassa (LR), Claudine Lepage (PS) et Richard Yung (LREM), remettront alors leur mandat en jeu, certains, n’en doutons pas se représenteront.

    Le Sénat toujours dominé par la droite, mais qui pourrait évoluer

    En dehors d’une courte période pendant les Présidences Sarkozy et Hollande, le Sénat est depuis 1958 dominé par la droite. C’est également le cas pour les Sénateurs des Français hors de France : 7 sont membres ou rattachés Les Républicains, un représente l’Union centriste. Parmi les autres Sénateurs, 3 sont rattachés au groupe du Parti Socialiste et un de LREM.

    Le Sénat est actuellement largement dominé par la droite

    La situation pourrait changer lors des prochains scrutins tant, comme cela fut notamment montré lors des élections européennes, les soutiens du Président de la République dominent largement la vie politique des Français hors de France. Dans presque tous les consulats, la liste Renaissance est arrivée en tête, et souvent largement.

    Un bémol cependant, et qui fut constaté lors d’élections partielles des Français de l’étranger, souvent ce sont les listes associatives qui sont parmi les plus populaires.

    Les Sénateurs des Français de l’étranger impliqués dans les groupes parlementaires d’amitié inter-étatiques

    Concernant l’activité des Sénateurs des Français de l’étranger, un point commun, l’implication dans de très nombreux groupes d’amitié entre la France et des pays étrangers. A titre d’exemple, M. Cadic est membre du groupe d’amitié France – Corée du Sud, Mme Deromedy est Présidente du groupe France – Asie du Sud Est et M. Le Gleut est Président du groupe France – Suisse.

    De très nombreux Sénateurs sont par ailleurs membres de la commission en charge du suivi du Brexit, preuve s’il en est que ce sujet est majeur pour les Français de l’étranger.

    Parmi les questions qui font l’objet de sujets de débats et de polémiques, toujours celle des Lycées Français, des problématiques sécuritaires dans certaines régions et encore la possible future réforme des élus.

    Une chambre des territoires et une circonscription géante

    Gérard Larcher qualifie régulièrement l’assemblée qu’il préside de « chambre des territoires » tant l’ancrage local, et souvent rural, y est présent. Cela est cependant difficilement applicable pour les Sénateurs des Français de l’étranger. Liste unique pour l’ensemble du globe hors-France, l’ancrage territorial est moins évident. Deux moyens pour pallier à cette difficulté, la présence dans des commissions chargées des problématiques des Français de l’étranger comme l’éducation, et une présence plus importante dans certains pays. Robert del Picchia est par exemple membre du Conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, tout comme Claudine Lepage, et Richard Yung. La francophonie tient également fortement à coeur les Sénateurs, ainsi 7 d’entre eux sont membres de commissions qui y sont liées. Outre les précités, citons Évelyne Renaud-Garabedian, Ronan Le Gleut, Joëlle Garriaud-Maylam, Christophe-André Frassa et Hélène Conway-Mouret.

    Les élections, municipales et consulaires de mai 2020 permettront de voir si nous assistons à un remodelage du paysage politique français comme les trois derniers scrutins le laissent penser. Cela amènerait, par ricochet, à une transformation du Sénat.

    L’Activité détaillée de vos sénateurs

     

    Olivier Cadic

    Elu inscrit au groupe parlementaire Union des Centristes 

    Membre de la commission des affaires étrangères défense forces armées

    Il a écrit 9 rapports (2014 – 2018)  que vous pouvez découvrir en cliquant ICI

    Il a déposé 82 amendements que vous pouvez consulter ICI

    Il est Président du groupe d’études et de contact France-République populaire démocratique de Corée

    Il est aussi membre du Groupe de suivi sur le retrait du Royaume-Uni et la refondation de l’Union européenne

     

    Hélène Conway-Mouret

    Elue inscrit au groupe parlementaire Socialistes et Républicains

    Membre de la commission des affaires étrangères défense forces armées

    Elle a écrit 20 rapports (2014 – 2018)  que vous pouvez découvrir en cliquant ICI

    Elle a déposé 70 amendements que vous pouvez consulter ICI

    Elle est Présidente du groupe France-Caraïbes

    Elle est également Présidente adjointe du groupe France-Afrique de l’Ouest

     

    Elle est également membre suppléante de la Délégation française à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN et membre de la Section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (A.P.F.)

     

    Robert del Picchia

    Elu rattaché au groupe parlementaire Les Républicains

    Il est Vice-Président de la commission des affaires étrangères défense forces armées

    Il a écrit 13 rapports (2014 – 2018)  que vous pouvez découvrir en cliquantICI

    Il a déposé 57 amendements que vous pouvez consulter ICI

    Il est par ailleurs membre du Groupe français de l’Union Interparlementaire (U.I.P.)

     

     

    Jacky Deromedi

    Elue au sein du groupe parlementaire Les Républicains

    Elle est membre de la Commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d’administration générale

    Elle est aussi membre de la Délégation Sénatoriale aux entreprises

    Elle a écrit 4 rapports (2014 – 2018)  que vous pouvez consulter ICI

    Elle a déposé 152 amendements que vous pouvez consulter ICI

    Elle est par ailleurs Présidente du groupe France – Asie du Sud Est

     

    Christophe-André Frassa

    Elu au sein du groupe parlementaire Les Républicains

    Il est membre de la Commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d’administration générale

    Il est membre de la  Commission des Affaires européennes

    Il a écrit 16 rapports (2014 – 2018) que vous pouvez consulter ICI

    Il a déposé 75 amendements que vous pouvez consulter ICI

    Il est par ailleurs Président du groupe France – Afrique centrale

     

    Il est aussi membre de la Section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (A.P.F.)

     

     

    Joëlle Garriaud-Maylam

    Elue au sein du groupe parlementaire Les Républicains

    Elle est secrétaire de la  commission des affaires étrangères défense forces armées

    Elle est membre de la  Commission des Affaires européennes 

    Elle est Vice-présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances

    Elle a écrit 15 rapports (2014 – 2018) que vous pouvez consulter ICI

    Elle a déposé 123 amendements que vous pouvez consulter ICI

     

    Elle est par ailleurs Présidente-déléguée du groupe France – Afrique centrale

    Egalement Présidente-déléguée du groupe France – Asie du Sud Est

    Et aussi Présidente-déléguée du groupeFrance – Pays du Golfe

    Elle est aussi membre de la Section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (A.P.F.)

     

    Ronan Le Gleut

    Elu au sein du groupe parlementaire Les Républicains

    Il est membre de la  commission des affaires étrangères défense forces armées

    Il est Président du groupe France – Suisse

    Il est Vice-Président du groupe sur le Brexit

    Il a écrit 3 rapports (2014 – 2018)  que vous pouvez consulter ICI

    Il a déposé 32 amendements que vous pouvez consulter ICI

    Il est membre suppléant de la Délégation française à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN

    Il est membre de la Section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (A.P.F.)

     

    Jean-Yves Leconte

    Elu inscrit au groupe parlementaire Socialistes et Républicains

    Il est membre de la Commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d’administration générale

    Il est membre de la  Commission des Affaires européennes

    Il a écrit 13 rapports (2014 – 2018)  que vous pouvez consulter ICI

    Il a déposé 88 amendements que vous pouvez consulter ICI

    Il est également membre du groupe France-Afrique de l’Ouest

    Il est Président délégue du groupe France – Balkans Occidentaux

     

    Claudine Lepage

    Elue inscrite au groupe parlementaire Socialistes et Républicains

    Elle est secrétaire de la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication

    Elle est Vice-présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances

    Elle a écrit 4 rapports (2014 – 2018)  que vous pouvez consulter ICI

    Elle a déposé 83 amendements que vous pouvez consulter ICI

    Elle est Présidente du Groupe d’études Francophonie

    Elle est Présidente du Groupe France – Canada

    Elle est membre du groupe sur le Brexit

    Elle est membre du Conseil d’Administration de l’Institut français

    Elle est membre de la Commission nationale des bourses de l’agence pour l’enseignement français à l’étranger

    Elle est membre du Conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger

    Elle est membre du Conseil supérieur des programmes

     

     

    Elle est membre de la Section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (A.P.F.)

    Elle est membre du bureau de la Section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (A.P.F.)

     

     

     

    Damien Regnard

    Elu au sein du groupe parlementaire Les Républicains

    Il est membre de la Commission de la culture et de l’éducation

    Il a déposé 15 amendements qui sont disponibles ICI

     

     

     

     

     

    Evelyne Renaud – Garabedian

    Rattachée au sein du groupe parlementaire Les Républicains

    Elle est membre de la Commission des Affaires économiques

    Elle a publié 28 amendements qui sont disponibles ICI

    Elle est membre du Groupe d’études Francophonie

     

     

     

     

    Richard Yung

    Il est membre du groupe LREM

    Il est membre de la  commission des affaires étrangères défense forces armées

    Il a publié 15 rapports (2014 – 2018) qui sont disponibles ICI

    Il a publié 65 amendements qui sont disponibles ICI

    Il est membre de la Section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (A.P.F.)

    Il est membre du groupe de suivi sur le Brexit

     

     

     

     

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