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  • Français à Hong-Kong et Macao

    Une destination prisée par les expatriés Français qui souhaitent travailler en Asie.

    A ce jour, ce sont plus de 14.000 Français qui sont inscrits auprès du Consulat général de France à Hong-Kong et Macao. Première communauté européenne, si l’on se réfère à l’estimation qui est entre 22.000 et 25.000. Une communauté qui a plus que doublé en dix ans. Avec Singapour, la communauté française de Hong Kong et Macao est la plus importante d’Asie.

    Composée pour plus de 60% de personnes de moins de 35 ans, le profil des expatriés Français s’est rajeuni au fil des années. On constate également un fort enracinement avec un niveau élevé de la proportion de ses membres établis à Hong-Kong depuis plus de cinq ans. Bien que concentrée, pour la grande majorité, sur l’Ile de Hong Kong (2/3), la langue de Molière est parlée sur l’ensemble du territoire.

    Les naissances restent en augmentation avec 438 nouveaux nés en 2018, contre 371 en 2017. Il en est de même des mariages. Le nombre global d’actes de mariage et de naissance a subit une hausse de 22,5% depuis 2013.

    Scolarité française.
    Le lycée français international de Hong Kong créé en 1963 accueille aujourd’hui plus de 2.000 élèves dans la section française. Réparti sur 4 sites, avec une section internationale, l’établissement affiche des résultats exceptionnels au examens avec, lors du dernier baccalauréat, 100% de réussite, 44% de mentions très bien sur l’ensemble des Terminales (pour une moyenne en France de 7,6 % en 2018), et un total de 69% de mentions bien et très bien.

    Hong-Kong compte 4,7 millions d’habitants et Macao près de 670.000. La communauté française a toujours été en augmentation. Les Français sont également présents à Macao avec une estimation d’environ 500 ressortissants.

    L’ancienne colonie portugaise dispose désormais de sa chambre de commerce française. Créée en 2008 par Pantsy Ho,  la “France Macau Business Association” (FMBA), a rejoint, en 2017, le réseau mondial des Chambres de commerce française à l’étranger et est devenue la « France Macau Chamber of Commerce » (FMCC).

    Forte de près de 150 membres, le FMCC compte en son sein des Français certes mais également des macanais qui ont un lien avec la France. On y retrouve les secteurs aussi variés que Le luxe, la restauration, hôtellerie ou encore le BTP ou les services publics.

     

    Créée en 1986, la Chambre de commerce française à Hong Kong, « La French Chamber », avec près de 1.000 membres, compte parmi les chambres les plus influentes au sein de l’ancienne colonie britannique. Organisation connue et appréciée par la communauté d’affaires et par les autorités de Hong Kong, elle est aujourd’hui un acteur important dans le paysage hongkongais et reste représentative de la présence française à Hong Kong.

     

    La plus grande évolution ces dernières années s’est faite au sein du secteur de la Tech avec l’arrivée en masse de startup française. La French Tech Hong Kong, lancée en 2016 et devenue la French Tech Hong Kong et Shenzhen en avril dernier, est aujourd’hui une des plus dynamique de la région

     

    Le secteur de la restauration s’est également développé avec un grand nombre d’ouvertures de restaurants Français allant de la brasserie à la rôtisserie au gastronomique étoilé et faisant le bonheur des hongkongais, véritables amateurs de bonne cuisine.

     

    Enfin, la communauté française reste fortement impliquée au sein d’organisations caritatives avec un grand nombre d’association d’entraide pour les français et également une forte implication au sein d’organisation venant en aide aux plus démunis de la zone. Plusieurs associations oeuvrent chaque jour pour proposer des activités ludiques, sportives et familiales à la communauté sans oublier bien sûr l’importance du réseautage avec un grand nombre de rencontres “networking”, événements courants à Hong-Kong.

     

    Une communauté française qui se sent bien à Hong-Kong et Macao et qui a su en une décennie y trouver sa place.

     

     

  • Russie-Ukraine: qu’en pensent les Français de la région?

    Le Président de la République Emmanuel Macron a réuni ce lundi 9 décembre, dans le format dit « Normandie », la Chancelière Allemande et les Présidents Ukrainien et Russe pour un dialogue sur la résolution du conflit à l’Est de l’Ukraine entre la communauté russophone, qui dans deux provinces a fait sécession, et le pouvoir à Kiev. Ce dialogue, qui n’a pas pour ambition d’aboutir à un accord contraignant, vise cependant à, à travers les concertations, trouver des pistes pour résoudre ce conflit qui depuis des années empoisonne les relations russo-ukrainiennes et par ricochet l’Union européenne.

    La communauté française en Russie, forte de plus de 6 000 personnes, suit ces discussions même si la période de fin d’année, l’habitude désormais prise de vivre sous un régime de sanctions et le format non contraignant des discussions font largement intégrer dans la vie quotidienne la situation tel qu’elle est.

    Des raisons économiques et personnelles à s’intéresser à la question

    Il y a toutefois un intérêt pour au moins deux raisons selon Alexis Tarrade, Délégué LR Russie et membre du bureau LR de la fédération de l’étranger, que nous avons contacté : une raison économique tout d’abord, les dirigeants des entreprises françaises en Russie ont envie que les sanctions puissent être arrêtées, elles pénalisent leur capacité à travailler correctement et avec moins de concurrence avec des entreprises d’autres nationalités qui ne subissent pas les sanctions ou de manière plus marginale, et des raisons personnelles également. La communauté a évolué : « on ne parle plus beaucoup d’expatriés mais d’immigrés, la grande majorité des Français de Russie sont mariés avec des compagnes Russes, ce sont des familles binationales et il y a peut-être un regard plus compréhensif des problématiques du monde russe, notamment la partie est de l’Ukraine » selon M. Tarrade.

    Une très modeste communauté française en Ukraine

    La communauté française en Ukraine est très réduite, et faute de candidat, ne dispose pas de conseillers consulaires. Si 5 000 personnes étudient le français à travers le réseau des alliances françaises et l’Institut français de Kiev, nos compatriotes sur place ne sont que quelques centaines. Les troubles, la guerre civile, l’incertitude politique et économique n’ont pas favorisé un renversement de cette situation.

    Pour autant, ils suivent eux aussi sans nul doute les discussions avec une grande attention.

    La possibilité, avec le nouveau président ukrainien, de voir une solution au conflit, qui pourrait passer par un régime spécial d’autonomie pour les régions sécessionistes et une démilitarisation de la zone de conflit, pourrait offrir des perspectives économiques intéressantes pour les entrepreneurs français dans la région.

  • Lundi noir pour les Français !

    La mobilisation contre la réforme des retraites poursuivra sur sa lancée mardi 10 décembre. Logiquement, le trafic restera fortement perturbé pour la deuxième journée d’appel à une grève interprofessionnelle. La majorité des trains ainsi que des métros franciliens seront une nouvelle fois à l’arrêt, selon les prévisions communiquées par la RATP et la SNCF. Le point sur la situation en détail.

    • Trafic toujours fortement perturbé à la SNCF

    L’ensemble des lignes de la SNCF sera une nouvelle fois « très perturbé »mardi. Un TGV sur cinq en moyenne sera en circulation : un Ouigo sur six, un train sur cinq sur l’axe Est, un sur quatre sur l’axe Atlantique, un sur quatre sur l’axe Nord et un sur cinq sur l’axe Sud-Est.

    Par ailleurs, un train Intercités sur six et un Transilien sur cinq seront en circulation, a détaillé le groupe, lundi.

    Par ailleurs, trois TER sur dix circuleront en moyenne, mais le service sera « essentiellement » assuré par des bus. Le trafic international sera lui aussi « perturbé ».

    La SNCF recommande aux voyageurs qui le peuvent d’annuler ou de reporter leurs déplacements prévus ce jour.

    • La RATP prévoit un trafic semblable à celui de lundi, la grève reconduite

    La majorité des métros seront à l’arrêt mardi, selon les prévisions de circulation de la RATP. Seules les lignes 1 et 14, et le Orlyval, qui sont automatisées, circuleront toute la journée. Quatre autres lignes (4, 7, 8 et 9) circuleront partiellement, mais uniquement aux heures de pointe. Les autres lignes seront fermées toute la journée.

    De même, le trafic sera très fortement perturbé sur les RER A et B, ainsi que sur les lignes de tramway. Le RER A circulera à raison d’un train sur deux aux heures de pointe et le RER B à hauteur d’un train sur trois. Le réseau de surface (les bus et tramway) sera quant à lui assuré à plus de 50 %.

    Par ailleurs, « les assemblées générales ce [lundi] matin ont voté la prolongation de la grève jusqu’à au moins mercredi », a déclaré sur BFM-TV Philippe Martin, directeur général adjoint de la RATP, tandis que des sources syndicales interrogées par l’Agence France-Presse (AFP) ont fait état de reconductions votées jusqu’à mercredi, jeudi ou vendredi inclus. Selon Thierry Babec, secrétaire général de l’Unsa RATP – 1er syndicat de la régie –, « la semaine est morte ».

    • Les compagnies aériennes appelées à réduire leur programme de vols de 20 %

    « En prévision des préavis de grève déposés par des organisations syndicales », la direction générale de l’aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies aériennes, pour la journée du 10 décembre, de réduire de 20 % leur programme de vols, au départ et à l’arrivée, sur les aéroports de Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly, Beauvais, Lyon, Marseille, Toulouse et Bordeaux.

    L’USAC-CGT, deuxième syndicat chez les contrôleurs aériens et premier à la DGAC tous personnels confondus, et FO (troisième syndicat de la DGAC), ont appelé à faire grève mardi. Ces deux syndicats avaient déjà appelé à participer à la première journée de grève interprofessionnelle, jeudi 5 décembre, qui avait fait descendre au moins 800 000 personnes dans la rue. Air France, Transavia, EasyJet et Ryanair avaient été contraints d’annuler des centaines de vols jeudi et vendredi.

    Pour mardi, Air France a annoncé l’annulation d’environ 25 % de ses vols intérieurs et de 10 % de ses vols moyen-courriers. En revanche, toutes les liaisons long-courriers devraient être assurées, a fait savoir un porte-parole de la compagnie à l’AFP. Transavia va, pour sa part, annuler un aller-retour Paris-Marrakech prévu mardi.

  • Grèves: vers une accalmie ?

    La grève du 5 décembre fut très largement suivie, y compris au sein des lycées français de l’étranger. De nombreux professeurs étaient ce jour là en grève dans les lycées de Madrid, Londres, Munich, Bruxelles. 20 classes sur 25 étaient fermées à l’école Cezanne à Rabat, dans le primaire, nous comptions 100% de grévistes à Rome, Porto, Jakarta, Belgrade, Rio, Alicante, Tananarive.

    La grève a depuis continuée dans les transports et reste très largement suivie à la SNCF. Au niveau international, voici les estimations:

    • Eurostar : 2 trains sur 3 (9 allers-retours Londres – Paris, 4 allers et 6 retours Londres – Bruxelles,
      3 allers Londres – Bruxelles/Amsterdam et 1 aller-retour Londres – Marne-la-Vallée)
    • Thalys : 3 trains sur 5
    • Lyria (Liaison France – Suisse) : 2 trains sur 10 (2 allers-retours Paris – Bâle)
    • SVI (Liaison France – Italie) : aucune circulation
    • ALLEO (Liaison France – Allemagne) : 1 train sur 5 (2 allers-retours Paris – Francfort et 1 aller retour Paris – Stuttgart)
    • ELIPSOS (Liaison France – Espagne) : aucune circulation
    L’aéroport de Biarritz fut fortement perturbé comme d’autres

    La situation est donc très aléatoire et devrait perdurer mardi 10 décembre. En effet un nouvel appel à la grève est lancé par les syndicats. Dans le secteur de l’aviation civile, les syndicats appelant à la grève revendique 50% de participation au mouvement le 5 décembre et espèrent la même mobilisation. Jeudi 5, le mouvement avait même engendré la fermeture de certains aéroports comme celui de Biarritz.

    Des perturbations à l’occasion des fêtes?

    Alors que le gouvernement prévoit de présenter son projet de réforme des retraites mercredi 11 décembre, la question qui se pose est celle de la suite du mouvement. La période des fêtes approche à grands pas. De très nombreux Français de l’étranger prévoient de rentrer à cette occasion en avion, train, voiture. Que se passera-t-il en cas de grève des contrôleurs aériens, si les trains qui déversent leurs passagers à l’aéroport Charles De Gaulle ne roulent pas?

    Concernant les lycées français de l’étranger, le réseau a été, nous l’indiquions, assez perturbé mais les élèves ont été accueillis quand bien même leurs professeurs étaient en grève. Cela devrait de nouveau être le cas demain. Reste à savoir jusque quand les parents, élèves, usagers des transports, feront preuve de patience…

  • Pollution à New Delhi: quelles mesures sont prises?

    Chaque jour ou presque, la capitale de l’Inde suffoque sous un nuage de pollution. Ceux-ci dépassent souvent une concentration moyenne sur 24h de particules fines PM2,5 d’environ 400 microgrammes par mètre cube d’air, soit 16 fois la limite recommandée par l’Organisation mondiale pour la santé.

    Une situation bien pire qu’à Pékin, autre capitale régulièrement pointée du doigt. Une situation telle que les indiens aisés de la métropole de 20 millions d’habitants sont prêts à payer 5€ pour respirer de l’air sain dans des bars à oxygène pendant quelques minutes.

    La porte de l’Inde, un jour sans pollution

    « Une journée moyenne à New Delhi serait considérée comme une journée de forte pollution de l’air à Pékin » selon Greenpeace.

    La relative indifférence des Indiens, l’obsession des expatriés

    La population Indienne, en particulier la plus pauvre, est habituée à cette pollution quasi permanente et surtout n’a pas les moyens de s’en prémunir. En revanche, les Indiens aisés et les expatriés se sont depuis longtemps équipés de filtreurs d’air. Les 1500 Français inscrits au registre de New Delhi ne font pas exception. Particuliers comme entreprises internationales ont tendance à systématiser l’utilisation de tels outils.

    Au Lycée français de Delhi, plusieurs contrôles par jour sont effectués dans les classes. Dans les Ambassades européennes et américaines, de tels filtreurs sont fournis au personnel qui bénéficie aussi parfois de billets d’avions régionaux pour « prendre l’air » en Thaïlande ou dans d’autres parties de l’Inde.

    Un risque pour le dynamisme de l’économie indienne

    Le Premier Ministre Modi a fait de la performance économique de la première démocratie du monde une priorité. Réélu triomphalement, sera-t-il capable de pallier l’image désastreuse que cette pollution endémique engendre ?

    Surtout, l’Inde sera-t-elle en mesure de continuer à attirer des expatriés de talent alors que les conditions de vie sur place se dégradent ? La petite communauté française d’Inde, largement regroupée auprès du consulat de Pondichéry, pourrait à l’avenir privilégier d’autres destinations plus en adéquation avec une vie saine en famille.

  • Le point sur la grève en France ce 9 décembre

    La mobilisation contre la réforme des retraites continue. Le trafic sera encore très perturbé ce lundi avec des grèves à la SNCF, la RATP et dans les avions.

    La mobilisation s’est d’ores et déjà inscrite dans la durée. Les trois premiers syndicats de cheminots (CGT, Unsa et SUD) ont appelé à amplifier la grève à partir de lundi, avant une nouvelle épreuve de force dans la rue mardi 10 décembre.

    Dimanche soir, Emmanuel Macron et Édouard Philippe réuniront à l’Élysée les ministres concernés par le dossier. Lundi, en compagnie de la ministre des Solidarités Agnès Buzyn, le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye présentera aux partenaires sociaux les conclusions de sa longue concertation. Enfin, mercredi, Édouard Philippe détaillera son plan consistant à fusionner les 42 régimes de retraite existants.

    Trafic très perturbé dans les TGV, TER et Transiliens

    La direction SNCF a annoncé dimanche qu’il y aura seulement un TGV sur cinq à circuler en France. La SNCF prévoit d’assurer 30 % du trafic en Normandie. En Bretagne, alors qu’un TGV sur dix circulait la semaine dernière, ce sont deux sur dix qui sont prévus lundi 9 décembre avec notamment le rétablissement des liaisons entre Brest et Paris. Idem pour les TER.

    Sur le réseau national des TER, il y aura trois liaisons sur dix, essentiellement assurées par bus, a précisé la direction dans un communiqué.

    Le groupe prévoit un train Intercités sur cinq en moyenne, tandis que le trafic international sera très perturbé. La SNCF n’attend pas d’amélioration mardi, compte tenu de la journée de mobilisation contre la réforme des retraites, a précisé lors d’un point presse Agnès Ogier, porte-parole du groupe.

    Lundi noir dans les gares de Paris

    Lundi s’annonce carrément noir dans les gares et stations franciliennes. La SNCF recommande aux usagers d’éviter les Transilien lundi, l’affluence attendue dans les gares d’Ile-de-France s’annonçant très dangereuse pour la sécurité des voyageurs. La compagnie prévoit seulement un train sur cinq en circulation.

    La RATP a dévoilé dimanche ses prévisions de trafic. Dix lignes de métro sur seize seront complètement à l’arrêt, et les RER A et B ne circuleront qu’en heure de pointe, et à une fréquence très réduite.

    Le trafic est annoncé normal avec risque de saturation en heures de pointe sur les lignes automatiques 1 et 14, ainsi que sur Orlyval.

    Les lignes de métro 2, 3, 3bis, 5, 6, 7bis, 10, 11, 12 et 13 seront fermées.

    Les voies bus et taxis ouvertes au covoiturage

    Les véhicules pratiquant le covoiturage seront autorisés lundi à circuler sur les voies bus et taxis des grands axes qui arrivent sur Paris, alors que les transports publics devraient rester très perturbés, a annoncé dimanche la ministre des Transports, Élisabeth Borne.

    La mesure s’appliquera à partir de trois personnes dans la voiture, débutera à cinq heures du matin et pourra être reconduite les prochains jours, a précisé le ministère. Les voies accessibles seront signalées aux automobilistes via les panneaux d’information lumineux.

    Les axes concernés sont l’A1, l’A6A, l’A10 et l’A12, a détaillé le secrétaire d’État aux transports Jean-Baptiste Djebbari sur Twitter.

    De possibles perturbations aériennes, mais rien de précis

    Concernant le trafic aérien, aucune information n’a encore été communiquée concernant la journée du lundi 9 décembre par la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC).

    Mais l’USAC-CGT, syndicat majoritaire au sein de la DGAC et deuxième syndicat chez les contrôleurs aériens, appelle à amplifier le mouvement qui a eu lieu jeudi dès le mardi 10 décembre à l’occasion d’une nouvelle journée de grèves et de mobilisations nationales qui en appellera d’autres rapidement. Ce syndicat appelle donc ses membres à se mettre en grève dès le lundi soir.

  • Classement des élèves, la France élève moyen.

    L’OCDE a rendu public le 3 décembre 2019 les résultats de son enquête PISA (Programme International pour le Suivi des Acquis) sur le niveau des élèves. Publiée pour la première fois en 2000, l’enquête internationale étudie tous les trois ans les résultats des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en culture scientifique. 600 000 jeunes de 15 ans scolarisés dans 79 pays et économies ont passé les tests PISA 2018 en compréhension de l’écrit, en sciences et en mathématiques. Une majorité des élèves étaient inscrits en seconde, mais certains étaient encore au collège, et d’autres, déjà en première.

    La plupart des pays, en particulier développés, n’ont pas enregistré d’amélioration au cours des dix dernières années, malgré une progression des dépenses d’éducation de 15 % sur la même période.

    Plusieurs régions et territoires chinois ont participé aux tests et ont pris dès leur première participation la tête du classement. En compréhension de l’écrit, les élèves de Beijing, Shanghai, Jiangsu et Zhejiang (Chine) et de Singapour ont ainsi obtenu des résultats sensiblement meilleurs que ceux des autres pays.

    Les pays membres de l’OCDE arrivés en tête sont l’Estonie, le Canada, la Finlande et l’Irlande. La France, de son côté, maintient, en 2018, la position moyenne qu’elle occupe depuis plusieurs années. Notre pays se caractérise toujours par l’existence d’importantes inégalités liées à l’origine des élèves.

    Le classement 2018 souligne que les incivilités en classe sont de plus en plus importantes en France, témoignant d’une dégradation d’un rapport à l’éducation inquiétant.

    Selon l’OCDE, un élève sur quatre dans les pays de l’OCDE ne parvient pas à effectuer les tâches les plus simples en compréhension de l’écrit. Le pourcentage d’élèves ne possédant que des compétences très limitées en compréhension de l’écrit témoigne des difficultés que rencontrent de nombreux pays, y compris développés en matière d’éducation.

    La proportion des élèves médiocres, filles comme garçons, a augmenté en en moyenne depuis 2009. En moyenne dans l’OCDE, 25 % des élèves n’atteint pas le niveau de base en sciences (22 %) ou en mathématiques (24 %), ce qui signifie qu’il ne peut pas, par exemple, convertir un prix dans une autre monnaie.

    Le bien-être des étudiants est également une problématique qui s’accroît. Un nombre croissant d’élèves déclarent ne pas être heureux durant leurs études. Malgré tout, deux élèves environ sur trois dans les pays de l’OCDE se disent satisfaits de leur vie.

    Dans quasiment tous les pays, les filles redoutent davantage l’échec que les garçons, en particulier parmi les meilleurs élèves. Dans les pays membres, un élève sur quatre se dit victime de harcèlement au moins quelques fois par mois.

    Trois pays ont enregistré ces dernières années une forte progression de leurs résultats. Le Portugal, qui a pourtant été durement touché par la crise financière, s’est hissé au niveau de la plupart des pays de l’OCDE. La Suède a amélioré ses résultats dans les trois matières considérées par rapport à 2012, inversant ainsi la tendance précédente. La Turquie a également progressé tout en doublant le taux de scolarisation des jeunes de 15 ans.

    L’éducation et l’équité

    Les différences de niveau au sein des pays ont tendance à augmenter. L’écart entre les élèves de milieux socio-économiques favorisés et défavorisés est de plus en plus important. Le niveau à l’écrit des 10 % d’élèves des familles les plus riches équivaut à une avance de trois années scolaires environ par rapport aux 10 % d’élèves les plus pauvres. En France, en Allemagne, en Hongrie et en Israël, cet écart est de quatre années. Les élèves dépassent la moyenne de l’OCDE dans 11 pays, y compris en Australie, au Canada, en Corée, au Danemark, en Estonie, en Finlande, au Japon, en Norvège et au Royaume-Uni, alors que la corrélation entre le statut socio-économique et les résultats en compréhension de l’écrit est plus faible.

    Ces pays possèdent des systèmes scolaires les plus équitables où les élèves peuvent réussir, quelle que soit leur situation. En moyenne dans les pays de l’OCDE, 13 % des élèves étaient issus de l’immigration en 2018, contre 10 % en 2009. Ils obtiennent en moyenne des résultats inférieurs en compréhension de l’écrit, équivalant à un retard d’une année scolaire environ.

    Pourtant, dans des pays comme l’Arabie saoudite, l’Australie, la Jordanie et Singapour, les élèves issus de l’immigration ont des scores supérieurs ou au moins équivalents à ceux de leurs camarades autochtones.

    Les filles obtiennent des résultats nettement supérieurs à ceux des garçons dans les pays de l’OCDE, équivalent à une avance de près d’une année scolaire. À l’échelle mondiale, c’est en Argentine, à Beijing, Shanghai, Jiangsu et Zhejiang (Chine), au Chili, en Colombie, au Costa Rica, au Mexique, au Panama et au Pérou que l’écart est le moins prononcé. Les garçons dépassent légèrement les filles en mathématiques mais font moins bien en sciences. Filles et garçons ont des ambitions professionnelles très différentes. Parmi les bons élèves, plus d’un garçon sur quatre envisage une carrière d’ingénieur ou dans un domaine scientifique, ce qui est le cas de moins d’une fille sur six. Toujours parmi les bons élèves, près d’une fille sur trois mais seulement un garçon sur huit envisage de travailler dans le secteur de la santé.

    La lecture, une perte de temps pour les jeunes

    La dernière enquête PISA montre également à quel point les technologies numériques sont en train de transformer le monde à l’extérieur de l’école. Les élèves sont plus nombreux aujourd’hui à considérer la lecture comme une perte de temps (+5 points de pourcentage) et les garçons comme les filles sont moins nombreux à lire pour le plaisir (- 5 points) que ne le faisaient leurs pairs en 2009. Ils passent également environ 3 heures par jour en ligne pendant la semaine – en hausse d’une heure par rapport à 2012 – et 3 heures et demie pendant le week-end.

    France, des résultats stables et moyens

    La France se situe au 23e rang pour la compréhension écrite, 25e pour les mathématiques et 24e pour les sciences. La France reste stable pour la compréhension de l’écrit mais est en baisse dans les deux autres classements. Sur la compréhension de l’écrit (lecture et écriture), le score moyen des élèves français atteint 493 points, légèrement au-dessus de la moyenne de l’OCDE (487 points). Le niveau des meilleurs a augmenté et celui des plus faibles a baissé, surtout entre 2000 et 2009.

    En mathématiques, les résultats français ont diminué pour les meilleurs comme pour les plus faibles, mais la baisse a surtout été enregistrée entre 2000 et 2006.

    Un écart croissant entre les bons et les mauvais élèves

    En France, le quart des élèves français les plus performants affichent un niveau comparable avec les pays les mieux classés (Japon, Corée, Finlande…), tandis que le quart des élèves les moins bons se classent au niveau des pays les plus en retard, comme la Turquie. La proportion de très bons élèves en France est, selon l’OCDE, « légèrement au-dessus de la moyenne » et elle est stable dans le temps.

    Des résultats scolaires différents en fonction des origines des élèves

    20 % des élèves favorisés sont parmi ceux qui ont les meilleurs résultats en compréhension de l’écrit, mais seulement 2 % des élèves défavorisés. L’écart de résultats entre les élèves les plus favorisés et les plus défavorisés est passé de 110 points en 2009 à 107 points en 2018 (contre 89 en moyenne dans l’OCDE). La France fait ainsi partie des pays les plus inégalitaires, avec le Luxembourg, Israël et la Hongrie. Une certaine fatalité semble se répandre chez les jeunes non favorisés. L’ascenseur social lié à l’école est remis en cause. En France, un élève défavorisé sur cinq qui a de bons résultats n’envisage pas de terminer ses études supérieures. Les élèves défavorisés ont aussi cinq fois plus de risques d’être en difficulté en compréhension de l’écrit que les élèves favorisés.

    Les élèves français pointent du doigt la faiblesse de l’implication du corps enseignant. 57 % considèrent que les professeurs s’intéressent aux progrès de chaque élève, quand ce taux est de 70 % en moyenne dans l’OCDE. Les élèves les plus doués sont les plus critiques en indiquant qu’ils ne reçoivent pas de soutien pour améliorer leurs résultats. Plus de 25 % des élèves français contre 12 % en moyenne au sein de l’OCDE estiment aussi que les enseignants trop sévères. La France est, avec l’Argentine et le Brésil, « l’un des trois pays où les élèves font part des plus grandes préoccupations liées aux problèmes de discipline en classe ».

    Un élève français sur deux (contre un sur trois dans l’OCDE) déclare qu’il y a du bruit en classe dans la plupart, voire dans tous les cours. Et, pour plus de deux élèves sur cinq, le temps d’apprentissage est réduit en raison du bruit.

    Le déclin de la lecture se poursuit en France.

    55 % des élèves lisent avec plaisir en 2019 contre 61 % en 2009. La lecture est de plus en plus perçue comme inutile et est vécue comme un effort. Les garçons sont les plus réfractaires à ce qui est de plus en plus considéré comme un exercice. Seuls 59 % des élèves français contre 71 % pour la moyenne de l’OCDE ont confiance dans leurs capacités de réussite. Ils sont près d’un tiers (31 %) à se sentir comme un étranger à l’école (20 % en moyenne dans l’OCDE). 70 % se déclarent néanmoins satisfaits de l’enseignement reçu.

    La France se trouve au même niveau que l’Allemagne, la Belgique ou le Portugal. Parmi ses partenaires européens, Le Portugal, le Royaume-Uni, la Suède et les pays baltes, en revanche, améliorent sensiblement leurs résultats. L’Estonie, la Finlande, les Pays-Bas, la Pologne et l’Irlande sont les trois seuls pays européens à se placer au sein des dix premiers dans les différents classements de l’OCDE. Sept des dix premières places sont occupés par des États ou des régions asiatiques. Le Canada arrive à figurer parmi les meilleurs États dans les trois catégories.

  • Ces assassins qui nous gouvernent

    Le Kremlin nie toute implication dans le meurtre d’un Géorgien d’origine tchétchène à Berlin, qui a provoqué l’expulsion de deux diplomates russes. Le Royaume-Uni avait, en son temps, expulsé des « diplomates », les relations  russes et britanniques ne sont toujours pas apaisées.

    Peu de médias ont relevé que l’équipe internationale d’enquêteurs sur l’explosion au dessus de l’Ukraine du vol MH17 a dévoilé des liens directs entre le gouvernement russe et les « rebelles ukrainiens », responsables de la mort de 298 personnes. Les conversations enregistrées montrent que les liens furent étroits et constants. Le régime étant ce qu’il est, celui d’une concentration extrême du pouvoir, Vladimir Poutine peut être tenu responsable de cet attentat.

    Le droit de tuer

    Seul un Rodigro Duterte aux Philippines a explicitement revendiqué « le droit de tuer ». Le Prix Nobel Barack Obama s’est fait filmé assistant à l’exécution de Ben Laden, exemple qui inspira la récente mise en scène de Trump pour celle d’Al Baghdadi, chef de l’Etat Islamique. Le Gouvernement israélien a éliminé récemment, par un tir ciblé, deux chefs terroristes du Djihad islamique. Le Président Hollande lui, a écrit dans son livre « Un Président ne peut pas tout dire », avoir ordonné l’exécution de quatre terroristes.

    Il existe une différence de nature entre un Poutine qui élimine des opposants, ou fait exploser un avion rempli de passagers comme un vulgaire Kadhafi ; un Prince Salman, au nom duquel on découpe un journaliste d’opposition en rondelles, un Khamenei qui fait tirer sur les manifestants et un Hollande qui a déclaré la guerre au terroristes.

    On peut comprendre la mise hors d’état de nuire de terroristes vis-à-vis desquels on se considère en état de guerre. On peut s’étonner de voir qu’ils s’en vantent. Ils n’ont aucun mandat légal, national ou international, pour cela. La guerre clandestine gagnerait à rester clandestine. Les assassinats ciblés ne doivent pas être conduits à des fins publicitaires.

    Le pouvoir va toujours avec le sang. Dans les démocraties, l’usage de l’assassinat reste confiné à l’extérieur. A l’intérieur, les dirigeants restent soumis aux règles de droit. Dans les pays non démocratiques, l’usage de la force et de l’assassinat, est sans frontières : ni interne, ni externe. Poutine n’a pas de limites.

    Les régimes faibles tuent pour survivre

    En comptant le nombre de morts au cours des manifestations populaires, -Irak, Nicaragua, Soudan, Ethiopie, Guinée, Egypte, Iran- on comprend que ces régimes n’ont d’autre choix que d’user de la force, jusqu’à tuer, pour subsister.

    Le régime soviétique est tombé lorsque Gorbatchev a signifié aux dirigeants hongrois que l’Armée rouge n’interviendrait pas. Alors les Hongrois ont ouvert les portes et le mur s’est effondré. Le régime de Pékin s’est maintenu quand les chars ont balayé la place Tian’anmen. L’aristocratie rouge est toujours en place, toujours plus riche. Osera-t-elle faire couler le sang à Hong Kong ? Seule la montagne d’or que représente la place financière les retient.

    Pourtant, les régimes autoritaires craignent de montrer leurs failles par un excès de représailles. Elles veulent offrir une image paisible. Les chefs des démocraties aiment jouer aux chefs de guerre, les dictateurs aux pères tranquilles.

    Il faut toujours veiller à ce que le pouvoir ne soit pas gagné par sa maladie naturelle, le délice de l’excès, y compris celui du sang. Le summum du pouvoir est d’avoir droit de vie et de mort. D’où les dangers des mises en scène.

    Quand on chasse les bandits, prendre leur roi.

    S’il faut se résoudre à ce que tout se sache et se voit, alors que le droit rejoigne la force, et que la désignation des ennemis n°1 soit publique.

    Qui n’a pas regretté un assassinat d’Hitler en 39? Un « dead or alive » international contre Saddam, Assad, Kadhafi, et quelques autres aurait évité bien des massacres. Il ne s’agit plus de terroristes mais de chefs d’Etat. « Quand on chasse les bandits, d’abord prendre leur roi », disent les Chinois. Tuer quelques-uns des assassins qui nous gouvernent pourrait rendre le monde plus paisible.

    Depuis le temps qu’on terrorise les terroristes, les racines n’en sont pas extirpées. On se rassure en croyant que la force suffise à la politique. Israël mesure à quel point c’est faux. C’est le « système » à la tête qu’il faut viser.

    La coutume internationale pose l’immunité d’un Chef d’Etat en exercice devant les juridictions d’autres Etats, mais pas devant la CPI. La Cour Pénale Internationale a lancé un mandat international contre Omar El Béchir. Il visita 50 Etats avant que son pays ne le remette en prison. L’article 7 du Tribunal de Nuremberg disait déjà « Le fait que l’auteur d’un acte qui constitue un crime de droit international a agi en qualité de chef d’Etat ou de gouvernement ne dégage pas sa responsabilité en droit international.»

    Punir les assassins, même quand ce sont des chefs d’Etat

    Punir les assassins, même quand ce sont des chefs d’Etat, est légitime.Faire savoir qu’ils seront punis, lorsqu’ils font détruire un avion, ou qu’ils font couler le sang de ceux qui manifestent, n’est pas une exigence morale, mais une nécessité politique. Des pressions en Ukraine conduisent le Congrès à lancer une procédure d’impeachment contre le Président américain. Des assassinats en Ukraine devraient conduire la justice néerlandaise, ukrainienne, malaisienne ou russe à engager des poursuites contre le Président russe. Le monde sera plus sûr quand personne ne sera au dessus du droit. Un rêve ? Petit à petit, on y viendra.

     

    Laurent Dominati

    Editeur et fondateur de lesfrancais.press

    Ambassadeur de France

    Député de Paris

  • La réforme de la zone euro s’enlise une fois de plus

    Les ministres de l’Économie et des Finances de la zone euro ne sont pas parvenus à finaliser un accord sur d’importantes mesures négociées dans le cadre de la réforme de l’Union économique et monétaire. Un article de notre partenaireEuractiv

    Selon plusieurs sources européennes, les partenaires de l’UE n’ont pas été en mesure, mercredi 4 décembre, de finaliser la réforme du traité sur le fonds de sauvetage de la zone euro ou de convenir d’un programme pour la mise en œuvre du système européen de garantie des dépôts.

    En décembre 2018, l’Union européenne a accepté de travailler sur une série d’initiatives visant à améliorer la réactivité de la zone euro en cas de crise.

    Le paquet était constitué de trois éléments clés: un budget embryonnaire de la zone euro pour améliorer la convergence et la compétitivité, une feuille de route pour négocier le système européen de garantie des dépôts au niveau politique et une réforme du fonds européen de sauvetage pour lui donner davantage de pouvoirs et améliorer ses outils de financement préventif lorsque les pays sont confrontés à des difficultés.

    La réforme du mécanisme européen de stabilité (MES) a été décidée en juin. Depuis lors, les modifications nécessaires ont été apportées au traité régissant ce fonds de sauvetage, ne laissant que quelques éléments mineurs encore en suspens.

    La controverse qui a éclaté ces derniers jours en Italie à propos de la réforme du MES a cependant empêché de finaliser un accord sur la mesure qui, a priori, paraissait la moins problématique.

    La Lega et le Mouvement Cinq étoiles, les partis qui constituaient le gouvernement italien lorsque la réforme a été approuvée, affirment désormais que celle-ci nuirait à l’Italie, alors que le Parti démocratique, au pouvoir aujourd’hui, la défend.

    La controverse trouve son origine dans l’introduction de clauses visant à faciliter la restructuration de la dette souveraine.

    Les détracteurs de la réforme craignent que cela n’augmente le coût de la dette italienne.

    Selon des sources européennes, l’Italie a demandé la réouverture de l’accord conclu en juin, car elle ne peut plus accepter ces clauses, ce que d’autres pays ont refusé.

    Le président de l’Eurogroupe, Mario Centeno, avait déjà déclaré à son arrivée à la réunion qu’il ne voyait pas la nécessité de rouvrir l’accord, tandis que le nouveau commissaire à l’économie, Paolo Gentiloni, avait assuré que la réforme « ne nuisait pas » à l’Italie.

    Même destin pour le système européen de garantie des dépôts

    En outre, les ministres n’ont pas réussi à s’entendre sur une feuille de route déterminant les étapes nécessaires à la création du système européen de garantie des dépôts, une mesure qui est sur la table depuis 2015 sans enregistrer de progrès significatifs.

    Les pays ne sont pas d’accord sur les conditions qui doivent être remplies pour mettre le système en œuvre.

    Certains appellent à des mesures d’atténuation des risques bancaires, telles que le contrôle de l’exposition à la dette souveraine de leur propre pays, ou l’exigence de fonds propres tampon, ce à quoi d’autres s’opposent.

    En ce qui concerne le budget de la zone euro, l’Eurogroupe est parvenu ces derniers mois à se mettre d’accord sur ses fondements et aucun changement n’était attendu lors de cette réunion.

    Pour l’année prochaine, il reste à décider comment il sera financé, ce qui devra faire l’objet d’un accord lors des négociations sur le budget 2021-2027, et s’il pourra être complété par des contributions supplémentaires des pays de la zone euro.

    La proposition présentée cette semaine par la présidence de l’UE propose de le doter de 12,903 milliards d’euros, un montant inférieur aux 17 milliards qui avaient été envisagés jusqu’à présent dans le cadre de la négociation.

    Comme convenu jusqu’à présent, les pays devraient pouvoir utiliser ces fonds pour financer des réformes structurelles ou des investissements.

  • Les librairies francophones dans le monde

    Les librairies francophones dans le monde

    5ème langue la plus parlée dans le monde avec 300 millions de locuteurs, 700 millions et 8% de la population mondiale en 2050, le français a offert à la littérature un nombre incalculable de chefs-d’œuvre et de classiques. Il est possible, via un réseau international de libraires indépendants, de les découvrir dans leur langue originale partout dans le monde. Tour d’horizon.

    Filigranes à Bruxelles

    Dans le monde francophone bien sûr les librairies en français sont naturellement omniprésentes. Parmi celles qui sortent de l’ordinaire, citons à Bruxelles « tropismes » dans les spectaculaires galeries royales et qui réalise de nombreuses rencontres avec les auteurs, ainsi que filigranes , gigantesque librairie qui compte des références dans tous les secteurs avec notamment un immense rayon consacré aux beaux livres.

    L’avenir de la francophonie est en Afrique

    Le fureteur à Montréal

    Si la pratique du français va passer de 4 à 8% de la population mondiale d’ici 2050, c’est en particulier en raison du très fort dynamisme démographique en Afrique francophone. Sur le continent, de très belles librairies existent. Parmi celles-ci, la librairie lave littéraire à Goma en République Démocratique du Congo, Clairafrique à Dakar, la grande librairie de Sfax en Tunisie qui propose, comme Gibert à Paris, un grand choix de livres estudiantins, et encore la très belle librairie des colonnes à Tanger.

    Dans le reste du monde francophone, l’atelier littéraire à Port Louis sur l’île Maurice, le fureteur à Montréal qui fait partie du réseau du collectif des fureteurs et Payot à Lausanne .

    Des librairies francophones ailleurs dans le monde aussi

    Les 2,5 millions de Français de l’étranger ne sont pas tous, loin de là, expatriés dans des territoires francophones. Pour ceux qui vivent dans d’autres environnements, il est aussi possible de rencontrer des libraires qui proposent des ouvrages dans notre langue.

    Il y a parmi d’autres « le comptoir » à Santiago du Chili , la libreria francesa de Mexico, Albertine sur la 5ème avenue à New York .

    Albertine à New York

    En Europe, la très importante communauté française de Londres peut compter depuis plusieurs décennies sur la  » page  » située à deux pas du Lycée français Charles De Gaulle. La très prolifique librairie française de Florence propose depuis 30 ans des ouvrages exclusivement en français et la librairie Stendhal de Rome est elle particulièrement active en rencontres avec les auteurs.

    Une présence en Asie

    L’Asie compte des populations parlant dans plusieurs des langues les plus parlées au monde, en Chine, en Inde, en Indonésie. La culture en français y existe cependant aussi. Outre les Alliances françaises, les lycées français et les instituts français, plusieurs librairies proposent des ouvrages en français. Nous en avons sélectionné 3 : Parenthèses à Hong-Kong qui propose une très large sélection allant de la littérature jeunesse aux ouvrages de cuisine en passant par les grands classiques de la littérature jeunesse, la librairie française d’Hanoï qui rappelle la présence française passée dans la ville et aussi le pigeonnier à Taipei .

    Offrir un livre à l’occasion des fêtes est une excellente idée. Offrir un livre en français à une personne expatriée l’est d’autant plus !

     

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