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  • Big virus, Big Brother. Quand votre téléphone indique si vous respectez ou non le confinement !

    L’épidémie de Coronavirus a incité les Etats à accroitre les méthodes de surveillance de la population.

    En Chine tout d’abord. Le Parti Communiste Chinois s’est fortement impliqué dans la transmission des consignes et le respect des règles de confinement. L’utilisation des données numériques et leur traitement par l’intelligence artificielle a été mise à profit par l’appareil de l’Etat et du Parti. Les Autorités chinoises ont lancé de nouvelles campagnes de collecte des données et ont évidemment obtenu le concours des grandes entreprises. Reconnaissance faciale, géolocalisation par les Smartphones, échantillonnage des échanges par mail,  sont utilisés et traités dans des bases de données de plus en plus fournies.

    Les personnes qui entrent dans des centres commerciaux, le métro, les immeubles scannent leur identification, via un code QR personnel attribué sur leur Smartphones. Ils ajoutent des données personnelles et leur température corporelle : Un moyen de suivre les porteurs de coronavirus et d’identifier les personnes avec lesquelles elles ont pu être mises en contact.

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    Drône chinois muni d’une caméra thermique / AFP

    En Chine des drones pour prendre la température

    Mais le code est aussi un message : Le QR adressé à chacun correspond à un code couleur lié aux informations collectés : code rouge, la personne doit rester 14 jours confinée. Les données indiquent qu’elle est potentiellement porteuse du virus. Code jaune, 7 jours seulement. Code vert : circulation libre.

    D’autres outils, comme les caméras à reconnaissance faciale, ont ajouté à leur gamme des capacités de captage des températures. Les drones ont été utilisés pour rappeler les consignes aux passants ou pour prendre la température à des personnes sur leur balcon par caméra thermique. On approche des anciennes séries de science fiction.

    La Chine n’est pas la seule à avoir renforcé les moyens de surveillance de la population grâce aux outils technologiques. Singapour, Taïwan et la Corée du sud se sont également appuyés sur la géolocalisation et le traçage des Smartphones pour rechercher les contacts des personnes porteuses de virus.

     

    En Europe, les Etats suivent le respect des mesures de confinement sur Google maps.. 

    L’Europe, désormais premier foyer mondial, n’est pas en reste. En Italie, en Allemagne, et en Autriche, les opérateurs télécoms ont donné aux autorités sanitaires, c’est-à-dire les gouvernements, accès aux bases de données des smartphones. Les données de déplacement restent anonymes, contrairement à ce qui se passe en Chine, mais en cartographiant les déplacements, il est possible de décrire l’évolution de l’épidémie, les épicentres et les propagations du virus. Cela permet aussi de mesurer l’impact des mesures de confinement et leur respect.

    En Italie, tous les opérateurs ont autorisé l’accès à leurs données en Lombardie. Ce qui a permis d’affirmer que seulement 60% de la population était restée confinée. En Allemagne aussi, Deutsche Telekom  a ouvert sa base de données.

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    Carte test de Google map

    Aux Etats-Unis, le gouvernement est en discussion avec Google et Facebook pour recueillir des données de localisation. Israël a aussi autorisé la collecte des données  pour cartographier les cas de personnes contaminées, et les déplacements du virus. Les gouvernements européens n’utilisent pas les données personnelles. Les autres promettent de les effacer.  Ils effaceront sans doute les températures une fois l’épidémie passée. Mais les codes couleurs pourront être utilisées pour d’autres notations.

    Quant aux méthodes de surveillance généralisée, – les déplacements, les contacts, les messageries – on imagine ce qu’un Etat – policier ou non- est capable de faire une fois que l’infrastructure et la capacité de traitement des données est mise en place.

  • Coronavirus: le point en Allemagne, Pologne, République tchèque…

    Toute l’Europe, peu à peu, se confine, afin de restreindre autant que possible la pandémie du Coronavirus.

    La France est désormais confinée. La Belgique aussi. L’Espagne a fermé ses frontières. La situation évolue d’heure en heure. Jérôme Salomon, Directeur général de la santé, donne chaque soir le compte rendu de la situation. Ce mercredi 18 mars, près de 500 décès ont été recensés pendant les 24 heures en Italie, record mondial jusqu’à ce jour.

    Le député Frédéric Petit a décidé de lui même de rester confiné chez lui en Pologne

    « Le plus grand défi depuis la seconde guerre mondiale ». C’est dans ce ton résolument engagé que la Chancelière allemande Angela Merkel. Si le nombre de morts en Allemagne est encore relativement faible, moins de 20 du fait notamment du très dense réseau de laboratoires indépendants qui ont très tôt testé en masse les personnes à risque, la chancelière a appelé à la prudence et surtout à l’autodiscipline.

    Une politique de santé régionalisée en Allemagne

    « Le plus grand défi depuis la seconde guerre mondiale » Angela Merkel

    Pour autant, et alors que le pays ferme peu à peu ses frontières, il n’y a pas à l’heure actuelle de mesures de confinement comme en France. De plus, et comme nous l’indiquait le Sénateur Ronan Le Gleut, lui-même actuellement à Berlin, les mesures sont prises au niveau régional, au niveau des Länders. Ceux-ci sont très divers : la Bavière , très riche, largement rurale, est dotée d’un excellent réseau de cliniques, le Länd d’Hambourg est très largement urbanisé, avec un port immense ouvert sur le monde et une population cosmopolite, celui de Saxe est bien moins riche, la ville de Berlin est dans une situation budgétaire très complexe depuis des années. Des mesures plus globales pourraient être amenées à être prises selon l’évolution de la pandémie.

    Consternation des Polonais face au dilettantisme des Français

    En Pologne, les vidéos montrant les parisiens se balader tranquillement en période de confinement a consterné la population.

    Les Polonais ont été consterné des images en France

    Eric Salvat, Président de l’UFE Pologne a témoigné auprès des francais.press :

    « les Polonais vivent beaucoup en famille et sont responsables, ils prennent soin les uns des autres ».

    Il n’y a pas à l’heure ou nous écrivons ces lignes de mesures de confinement dans le pays mais des mesures de télétravail sont largement mises en place, notamment dans le secteur des services comme l’a témoigné auprès de notre rédaction Julien, franco-polonais établi à Cracovie et qui travaille dans une banque : « ils nous ont ordonné de travailler de chez nous, ce n’est pas plus mal, nous voulons surtout éviter une situation comme en France ». En revanche, peu envisagent de rentrer en France.

     » les Polonais vivent beaucoup en famille et sont responsables, ils prennent soin les uns des autres  » Eric Salvat, Président de l’UFE Pologne

    L’épicerie française Francerie à Prague reste ouverte!

    Le député de la circonscription, Frédéric Petit, a lui aussi décidé volontairement de rester confiné chez lui en Pologne. Il invite nos compatriotes « à  faire  preuve  de  discipline,  de  patience  et  de  solidarité  et  à  soutenir  le personnel hospitalier ».

    Discipline, patience et solidarité pour le député de la circonscription Frédéric Petit

    Ailleurs dans la circonscription, en République tchèque, la mobilisation se concrétise. 25 000 personnes ont rejoint un groupe Facebook dédié à la crise et s’engagent à fabriquer, chez eux, des masques. Tomas, un collègue journaliste à la télévision publique, nous a donné des nouvelles « du front » : « j’ai décidé de rentrer chez moi à Karlovy Vary [Station thermale à la frontière avec la Bavière NDLR], les hôpitaux y sont d’excellente qualité et ma mère est infirmière ! ».

    François, qui tient une épicerie française à Prague, a communiqué sur les réseaux sociaux : masque de protection mais magasin ouvert ! Si vous êtes sur place, n’hésitez pas à faire preuve de solidarité avec les petits commerçants, tout en restant prudents !

     

     

  • La France n’a que trois lits en soins intensifs pour 1 000 habitants pour mener la guerre contre le Covid-19

    Selon l’OCDE, la France ne disposait en 2018 que de 3,1 lits d’hôpitaux en soins intensifs pour 1 000 habitants, ce qui la classe à la 19e position du classement.

    Selon les statistiques de l’OCDE sur la santé, la France ne disposait en 2018 que de 3,1 lits d’hôpitaux en soins intensifs pour 1 000 habitants (dernières données disponibles). Ces statistiques mesurent les ressources disponibles pour apporter des services aux patients hospitalisés en termes de lits régulièrement entretenus et dotés de personnel et pouvant être immédiatement utilisés. Elles illustrent surtout les moyens assez modestes dont la France dispose pour mener « la guerre » contre le virus du COVID-19. C’est d’ailleurs pour cela que dans le Grand Est, l’un des principaux foyers de contamination dans l’Hexagone, un hôpital de campagne de santé des armées sera déployé en Alsace dans les prochains jours.

    Le coronavirus a causé la mort de 175 personnes en France depuis le début de l’épidémie dont 7 % étaient âgées de moins de 65 ans, a annoncé mardi le Pr Jérôme Salomon, directeur général de la Santé (DG SANTÉ). Il a également précisé que 2 579 malades étaient actuellement hospitalisés dont 699 en réanimation.

    Sur 35 pays, la France se classe seulement au 19e rang loin, très loin des trois premiers pays ayant le plus de lits en soins intensifs à offrir à leurs habitants, selon l’OCDE : Japon (7,8 lits pour 1 000 habitants), Corée du Sud (7,1) et Allemagne (6). Elle est même surclassée par beaucoup d’ex-pays de l’Est : Lituanie (5,5), République slovaque (4,9), Pologne (4,8), Hongrie (4,3), Slovénie (4,2), République tchèque (4,1), Estonie (3,5) et Lettonie (3,3). Mais la France est devant l’Italie (2,6), les États-Unis (2,4), l’Espagne (2,4) et le Royaume-Uni (2,1). Enfin, le Chili (2), le Canada (1,9) et le Mexique (1,4) ferment la marche.

  • L’école française à la maison ? Comment ca marche ? Conseils aux parents – Video et liens

    L’Éducation nationale met à disposition, pour les élèves inscrits dans les établissements français :  les ressources du Cned (Centre national d’enseignement à distance), dont la plateforme “Ma classe à la maison” comporte deux volets. Elle est déjà utilisée par environ 2000 élèves de lycées français en Asie (principalement en Chine) depuis plusieurs semaines. Et cela fonctionne.. mais le programme pédagogique peut en être impacté. 

    Le premier  volet propose, de la grande section à la Terminale, des exercices qui portent sur les programmes. Chaque jour, pendant un total cumulé de quelques heures fractionnées en plusieurs séances, l’élève peut réviser les notions déjà apprises. Un questionnaire permet d’adapter les exercices au niveau de chacun.

    Classe Virtuelle

    Le deuxième volet est une “classe virtuelle”, où le professeur peut faire cours à ses élèves par visioconférence. Les connexions sont possibles par ordinateur, tablette ou téléphone. Environ trois ou quatre heures d’activités sont proposées chaque jour aux élèves dans des matières différentes.

    Selon l’Éducation nationale, la plateforme “Ma classe à la maison” peut supporter désormais 15 millions de connexions simultanées.

    L’autre outil à disposition est baptisé ENT (Espaces numériques de travail), des intranets propres à chaque établissement, un système généralisé dans le second degré, mais peu répandu dans le premier. Élèves et enseignants peuvent y échanger cours, exercices et messages.

    Pour les élèves ne disposant pas d’ordinateur à domicile, leurs professeurs pourront par exemple leur imprimer des cours qu’ils viendront récupérer sur place au sein des établissements, explique-t-on au ministère, citant des expériences similaires menées ces derniers jours dans des écoles fermées en France et dans les pays touchés en amont.

    “Ce qui est important, c’est qu’aucun enfant ne reste au bord du chemin”, a insisté jeudi soir Jean-Michel Blanquer sur les plateaux de télévision.

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    Conseils aux parents

    Avant toute chose, prenez un moment pour organiser un conseil de famille exceptionnel. Un moment où chacun pourra exprimer ses craintes et ses doutes. Une discussion durant laquelle vous allez poser les bases de l’organisation des semaines à venir. .  Il est donc important de rappeler à l’enfant que lorsque papa ou maman travaille, on ne fait pas de bruit et on le sollicite le moins possible.

    Après n’oubliez pas que personne n’attend de vous que vous remplaciez le professeur. Dès le départ, il faut fixer un cadre, instaurer des rituels et organiser un coin dédié au temps scolaire. Afficher un emploi du temps sur le frigo familial peut s’avérer très utile. La journée doit être séquencée, celle de l’enfant, mais aussi la vôtre, afin que chacun puisse trouver un équilibre. Le matin, on ne traîne pas en pyjama jusqu’à 11h. On prend le petit-déjeuner et on s’habille comme d’habitude. L’idée n’est pas d’instaurer une dictature, mais de maintenir un rythme. Notamment avec les ados qui sont certes plus autonomes, mais auront aussi une tendance à se laisser aller.

    Il est évidemment illusoire d’imaginer que les enfants vont travailler de 8H30 à 16h. Il faut tenir compte de leurs capacités limitées de concentration. C’est pour cette raison qu’il faut fractionner le temps de travail sans rester plus de 30 minutes sur la même activité. Une formule intéressante peut consister à laisser ensuite l’enfant faire des activités autonomes, à l’image de celles qui sont de plus en plus utilisées à l’école. Outre les enseignements habituels (français, histoires, langues étrangères, maths etc.), prévoyez de consacrer du temps à des activités manuelles.

    Retrouvez les parcours pédagogiques pour tous les niveaux, conçus pour un apprentissage à la maison, que le  dispositif « Ma classe à la maison » propose gratuitement   :

     

     

  • Expatriés et touristes bloqués en dehors de l’UE

    La situation se complique pour les Français présents à l’étranger et qui désirent rentrer. Ils sont plus de 20 000 dans le monde en attente d’une solution.

    Alors que de plus en plus de pays prennent des mesures restrictives pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, des milliers de nos compatriotes se retrouvent bloqués avec la fermeture des frontières de l’Union Européenne.

    « Je n’ai pas les chiffres, il y en a partout », « On se retrouve dans une situation absurde où les autorités locales ne veulent plus de nos ressortissants mais n’ont pas les moyens de les faire sortir », a-t-elle ajouté. Anne Genetet, députée des Français de l’étranger.

    La France demande aux compagnies aériennes de maintenir des vols jusqu’à la fin du rappatriement

    Mardi soir, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a demandé aux compagnies aériennes de maintenir des vols et de « modérer » leurs prix afin de permettre le retour de ces Français.

    « S’agissant des Français actuellement en déplacement temporaire à l’étranger en dehors de l’Europe, nous vous recommandons de prendre les mesures nécessaires pour rentrer en France », a-t-il indiqué. « Nous vous recommandons de le faire avec sang-froid, patience et avec l’esprit de responsabilité qui s’impose en cette période. » Jean-Yves Le Drian 

    Ces derniers jours, cette situation a été mise en lumière à travers les quelque 10.000 Français retenus au Maghreb. Au Maroc, les autorités ont finalement autorisé des vols pour leur permettre de rentrer chez eux. Certains résidents marocains, comme Anne-Sophie, propriétaire d’un riad dans la médina de Marrakech :

    « les autorités marocaines nous ont assuré de leur bienveillance. Et à ce jour, à Marrakech, il y a peu de contaminés et les mesures sont prises et respectées par la population. Anne-Sophie, résidente française à Marrakech 

    Jean-Yves Le Drian a précisé être en « lien régulier » avec ses homologues étrangers pour « obtenir l’autorisation du maintien de liaisons aériennes et que pour ces liaisons puissent être assurées sur des vols commerciaux », alors que de plus en plus de pays prennent des mesures. Le Sénégal a ainsi annoncé lundi suspendre ses liaisons aériennes avec la France. De nombreux compatriotes mais aussi des belges sont bloqués sur place suite à un incident technique d’un avion lors du décollage. 

    Sur le continent sud-américain, les problèmes sont nombreux. L’étendu du continent, sa faible urbanisation et la relative modeste présence des français expatriés compliquent les opérations de rapatriement. Au Venezuela, des touristes n’ont pas pu rejoindre Caracas pour prendre un des derniers vols. L’ambassade n’a pu, du fait de leur éloignement, un de nos compatriotes, de tout juste 20 ans, du fait de son isolement géographique s’est vu répondre par les services consulaires au Venezuela, qu’il n’y avait pas de solution pour lui et qu’il devait s’organiser pour rester sur place. 

    Pour les expatriés, restez chez vous et éviter les déplacements internationaux pendant 30 jours

    Le ministre a par ailleurs recommandé aux Français résidant à l’étranger d’éviter « autant que possible les déplacements internationaux » dans les 30 jours à venir et de ne pas « chercher à revenir sur le territoire national à moins que des raisons impératives ne (les) y contraignent ».

    Les Français résidant hors d’Europe qui jugeraient néanmoins « nécessaire de rentrer en France, notamment au regard de leur condition sanitaire », sont invités à prendre contact avec les ambassades et consulats de France sur place. Une attention particulière sera accordée aux étudiants, a-t-il également précisé.

     

     

  • France : création de l’Etat d’urgence sanitaire – Santé, Libertés, Economie

    A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Assemblée nationale et Sénat reprendront leurs travaux respectivement jeudi matin et jeudi après-midi afin d’examiner les textes destinés à faire face à l’épidémie de coronavirus, qui a provoqué le confinement général de la population française depuis mardi midi. Au Parlement, au moins 18 députés et 2 sénateurs ont été contaminés, sans évoquer les collaborateurs des deux chambres, selon le décompte de l’Agence France-Presse (AFP).

    Deux textes seront examinés, en « format restreint », a souligné le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand: un projet de loi de finance rectificative et un projet de loi ordinaire sur les mesures d’urgence liées à la crise sanitaire.

    Second tour des municipales au plus tard en juin

    Le gouvernement articule ce projet de loi extraordinaire autour de trois volets principaux: l’un relatif aux dispositions électorales, le deuxième sur l’état d’urgence sanitaire et le troisième sur les « mesures d’urgences économiques et d’adaptation à la lutte contre l’épidémie de Covid-19 ». Un texte qui entérine des mesures pour la plupart énoncées par Emmanuel Macron lundi soir lors de son adresse aux Français.

    Ainsi, pour ce qui est des dispositions électorales, le texte acte le fait que le second tour des élections municipales, initialement prévu ce dimanche 22 mars, « est reporté au plus tard au mois de juin 2020 ». La date du report sera fixée par décret en conseil des ministres. Evoquée lundi, la date du dimanche 21 juin n’apparaît nulle part.

    « Au plus tard le 10 mai 2020, est remis au Parlement un rapport du gouvernement fondé sur une analyse du comité scientifique placé auprès de lui se prononçant sur l’état de l’épidémie de Covid-19 et sur les risques sanitaires attachés, avant l’échéance fixé au premier alinéa, à la tenue du second tour et à la campagne le précédant », dispose le projet de loi.

    En clair, la tenue du second tour à la nouvelle période envisagée pourrait encore être remise en question en fonction des conclusions de ce rapport.

    Encadrement de « l’état d’urgence sanitaire »

    Concernant « l’état d’urgence sanitaire », le document dispose que ce dernier « peut être déclaré sur tout ou partie du territoire métropolitain, des départements d’outre-mer, des collectivités d’outre-mer », là aussi « par décret en conseil des ministres ». Cette mesure peut -être prorogée au-delà de douze jours uniquement par le biais d’une loi et peut être prise « en cas de catastrophe sanitaire, notamment d’épidémie mettant en jeu par sa nature et sa gravité, la santé de la population ».

    « En cas de déclaration de l’état d’urgence sanitaire, il est immédiatement réuni un comité de scientifiques. Son président est nommé par décret du président de la République. Il comprend deux personnalités qualifiées respectivement nommées par le président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat et des personnalités qualifiées nommées par décret », fixe également le projet de loi.

    L’instauration de l’état d’urgence sanitaire autorise le Premier ministre à prendre par décret des mesures « limitant la liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion et permettant de procéder aux réquisitions de tout bien et services nécessaires afin de lutter contre la catastrophe sanitaire ».

    Le ministre de la Santé est également en première ligne dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, qui lui donne le pouvoir de « prescrire par arrêté motivé toutes les autres mesures générales et les mesures individuelles visant à lutter contre la catastrophe ».

  • Un« plan de sauvetage » européen pour octroyer des aides d’État

    La Commission  a mis au point une série de mesures temporaires pour approuver plus rapidement les aides d’État en réponse au coronavirus. La mesure avait aussi été mise en place lors de la crise financière de 2008.

    L’exécutif européen a envoyé une proposition de consultation aux États membres pour lancer un programme-cadre d’aide temporaire en vertu de l’article 107 du traité de Rome. Il stipule que cette mesure peut être adoptée afin de « remédier à une perturbation grave de l’économie de l’UE ».

    La mesure sera applicable dans les jours à venir et permettra aux gouvernements nationaux d’injecter des fonds publics sous certaines conditions dans les entreprises, en particulier les PME, et ce sans l’aval de Bruxelles.

    Dans un communiqué, Margrethe Vestager, la vice-présidente de la Commission chargée de la concurrence, indique que ce cadre « autorisera les États membres à user de toute la flexibilité prévue par la législation sur les aides d’État pour affronter cette situation sans précédent ».

    À ce titre, l’exécutif européen autorisera ex ante dans toute l’UE certaines opérations de soutien financier aux entreprises en difficulté.

    Au travers de ce programme-cadre, les gouvernements nationaux peuvent : verser des subventions directes (ou octroyer des avantages fiscaux) plafonnées à 500 000 € par société ; accorder des garanties de l’État financées par des prêts bancaires ; consentir des prêts publics et privés à taux réduit ; et transférer des liquidités aux banques pour qu’elles les injectent dans les PME.

    La Commission souligne que ces mesures temporaires « constituent une aide directe aux clients des banques, et non aux banques elles-mêmes ».

    En ce sens, le cadre temporaire fournit des conseils pour éviter « autant que possible » que les banques ne s’approprient certaines de ces nouvelles liquidités.

    Il indique aussi comment réduire au minimum toute aide résiduelle indue  aux banques, et comment s’assurer que les subventions sont bien transférées aux bénéficiaires finaux sous la forme de financements plus importants, de portefeuilles plus risqués, d’exigences ou primes de garantie moins élevées ou de taux d’intérêt plus bas.

    Margrethe Vestager fait remarquer que la réponse a été plus rapidement formulée cette fois-ci que lors de la crise économique de 2009, parce que l’exécutif européen a tiré parti de l’expérience acquise à l’époque.

    Les gouvernements ont accueilli favorablement ces mesures extraordinaires lors de la réunion de l’Eurogroupe de lundi.

    « Il est nécessaire de prendre des mesures urgentes et de faire pleinement usage de la flexibilité des règles en matière d’aides d’État afin d’atténuer l’effet de la crise sur les entreprises et les secteurs touchés, tout en assurant un cadre cohérent et des conditions de concurrence équitables dans le marché unique », indiquent des ministres des Finances européens dans une déclaration.

    Le cadre temporaire vient compléter les options déjà offertes aux États membres dans le cadre des règles sur les aides d’État  pour pallier les conséquences économiques de la pandémie.

    Celles-ci incluent notamment des subventions salariales et des suspensions de paiement des impôts pour toutes les entreprises (pour que les aides d’État soient non discriminatoires), ou encore une indemnisation pour les dommages causés aux sociétés par le coronavirus.

    À cet égard, l’exécutif européen précise que les compagnies aériennes peuvent bénéficier des aides d’État pour compenser les pertes dues au Covid-19, même si elles ont reçu des subventions au cours des dix dernières années, abandonnant ainsi de fait le principe de « non-récurrence ».

    La Commission travaille aussi à des modèles additionnels pour accélérer la mise en place de mesures de soutien public. Mardi, elle a présenté l’un de ces plans, qui explique comment indemniser les firmes touchées par la crise. Elle a également étendu ses canaux de communication aux autorités nationales en créant une boîte mail et une ligne téléphonique ouverte sept jours sur sept.

    « Et par-dessus tout, nous nous sommes assurés que nos décisions peuvent être prises très rapidement », ajoute Margrethe Vestager.

  • La Belgique en confinement dès ce mercredi 18 mars à midi

    Le Conseil national de Sécurité s’est réuni ce mardi lors d’une réunion qui aura duré plus de trois heures. Des nouvelles mesures de confinement ont été prises par ses membres. Après avoir rappelé l’emballement de la pandémie avec 10 morts, la Première Ministre Sophie Wilmes, entourée par les dirigeants des régions et des communautés, a annoncé des mesures fortes qui vont bouleverser comme en France la vie de tous les résidents en Belgique.

    Les rassemblements sont interdits jusqu’au 5 avril. A cette date, la situation sera réévaluée.

    Durant les trois prochaines semaines, la population est invitée à rester chez elle. Les Belges pourront toutefois continuer à sortir pour consulter le médecin, faire des courses, aller à la banque, à la pharmacie, faire le plein de leur véhicule ou encore assister des personnes plus faibles. Les coiffeurs pourront rester ouverts à la condition d’accueillir un client dans le salon à la fois.

    Les entreprises ne fermeront pas leurs portes mais les employés sont toujours invités à travailler depuis leur domicile. Dans le cas où le travail doit se faire dans les entreprises, elles doivent respecter les règles de distanciation sociale sous peine d’amende à la première constatation et elles seront fermées en cas de récidive.

    Le sport seul ou avec des personnes bien précises

    La police sera chargée de faire respecter ce confinement. Le sport, à savoir la marche, le jogging ou encore le vélo sont trois activités sportives autorisées à condition qu’elles soient réalisées en solo ou avec des personnes qui vivent sous le même toit.

    Nombre limité de clients à l’intérieur d’un magasin

    Le nombre de clients qui fréquentent un magasin en même temps sera limité à 1 personne par 10 mètres carrés de surface du magasin. La mesure a été annoncée ce mardi par la fédération des commerces et des services belges Comeos et sera effective également dès ce mercredi midi. Le syndicat de la grande distribution demande aux personnes de venir faire leurs courses seul.

    Pas de voyage hors de Belgique

    Pas de voyages pour les nationaux belges, cette mesure ne concerne pas les Français voulant rentrer en France. Pour le retour, une carte de résident belge sera indispensable. Nous tenions à vous rappeler que la Belgique bénéficie d’un très bon système hospitalier et que les hôpitaux français commencent à être saturés dans cette région.

    Pas de couvre-feu.

    La durée exceptionnelle de près de 4h de ce conseil de sécurité s’explique par la volonté de la NVA de voir imposer un couvre-feu, ce que la majorité des autres acteurs régionaux et fédéraux y étaient opposés.

    Pas de rapatriement

    Comme pour tous les français résidents dans l’espace Schengen, le gouvernement n’organisera pas de rapatriement. Les rapatriements en cours sont réservés à nos compatriotes bloqués en dehors de l’Union européenne.

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