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  • L’honneur d’une diplomate

    L’honneur d’une diplomate

    Ukraine, Iran, Chine, Turquie, Arabie, les diplomates jouent au Yoyo, une bombe en bas, un chèque en l’air. Peut-on acheter la paix ? Que vaut un diplomate ? L’ancienne ambassadrice américaine en Ukraine a démissionné. Trente ans de carrière. Pour l’honneur. L’honneur d’une diplomate, Bridget Brink.

    Le Qatar offre un Boeing à Trump, les Saoudiens des buildings. Trump lève les sanctions contre la Syrie, et salue l’ancien terroriste Al Charaa d’Al Qaïda. Ce dernier n’a pas pu aller au sommet de la Ligue arabe à Bagdad, les milices chiites n’ont pas oublié son passé.

    Tous les tabous tombent.

    Les Saoudiens ont obtenu un accès au nucléaire civil et un accord de défense avec les États-Unis. 3000 ou 4000 milliards de contrats dans la péninsule arabique ravissent Trump et ses fils. Les Américains discutent directement avec le Hamas, un accord a été trouvé avec les Houthis, les États-Unis accordent des F35, à la Turquie, le PKK se dissout et rentre dans le jeu. Tous les tabous tombent.

    Il est possible que de ces contrats du siècle, il ne reste pas grand-chose. Des premières moissons du premier voyage de Trump, il n’était resté que des miettes. Mais s’en sont suivis « les Accords d’Abraham ». Pour les contrecarrer, le Hamas, actionné par l’Iran, avait déclenché le 7 octobre. Quel que soit l’avenir de ces promesses, un nouvel ordre émerge au Moyen-Orient. Quand la Ligue arabe promet 50 milliards pour reconstruire Gaza, il faut en retenir l’accord, avec l’Espagne et le Secrétaire général des Nations Unies, de mettre Israël au ban des nations. « Celui qui établit la paix entre l’homme et son prochain, entre un mari et sa femme, entre deux villes, deux nations, deux familles ou deux régimes… aucun mal ne lui arrivera »[1]. Les religieux du cabinet israélien devraient relire le Talmud. 

    Le président américain, Donald Trump, et l’émir du Qatar, cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, à Doha, le 14 mai 2025. ALEX BRANDON/AP
    Le président américain, Donald Trump, et l’émir du Qatar, cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, à Doha, le 14 mai 2025. ©ALEX BRANDON/AP

    Derrière les accords dits de business, d’autres liens. On ne négocie pas seulement ce qui est sur la table. En dessous bien sûr, au-dessus, aussi.   

    Les Saoudiens craignent une confrontation avec l’Iran qui ravagerait leurs installations pétrolières. Ils font partager cette crainte aux Américains, qui empêchent Israël d’attaquer les installations nucléaires iraniennes.

    Chaque régime est sur les dents. L’économie mondiale tient sur un fil.

    Les Iraniens ont intérêt à un accord. Ils ont perdu leurs sous-traitants, le Hamas à Gaza, le Hezbollah au Liban, Assad en Syrie. Leur régime est à bout. La levée de sanctions leur permettrait de respirer. Quand ils le voudront, ils reprendront le processus de fabrication de la bombe. Le Hamas et le Hezbollah se reconstitueront.

    Chaque régime est sur les dents. L’économie mondiale tient sur un fil. Moody’s baisse la note de l’Amérique. Pour tous, le cours du pétrole chute. Bonne nouvelle pour la Chine. Et l’Europe.

    Xi Jinping a reçu l’Amérique latine à Pékin, dont Lula, le chilien Boric et le colombien Petro. Il les a appelés à un « front commun » face aux États-Unis. Depuis Mao et sa théorie des « trois mondes » (les impérialistes, les affidés, le Tiers-monde), la Chine se voit en grand timonier du « Sud » global. Petits et moyens cherchent à profiter de l’affrontement. Lula était à Moscou. Le Maréchal Sissi aussi, il venait d’Athènes, il va à Bagdad.

    En Albanie, la très grande Europe, celle de la « Communauté Politique européenne » de 47 pays se cherche. Les Européens téléphonent à Trump, qui, lui, veut appeler Poutine. Que cédera-t-il de plus ? Poutine ne craint que ses militaires, pas Trump ; il a la Chine derrière lui. Tant que dure le conflit, elle renforce ses liens avec la Russie. C’est une illusion de penser que Xi Jinping est pour la paix.

    Pour négocier ce qui ne se négocie pas, il faut autre chose qu’un deal.   

    Il y a des choses qui ne se négocient pas. Pour négocier du pétrole, des territoires, des satellites, il suffit de marchands. Pour négocier ce qui ne se négocie pas, il faut autre chose qu’un deal. Car derrière les deals, il s’agit toujours d’autre chose.

    Que donner afin d’éviter une guerre, ou y mettre fin ? L’apparence de la victoire. Tout autre accord porte en germe la revanche.

    Et pourtant : les guerres sont moins nombreuses, moins mortelles[2]. Keeley, un archéologue, estimait le taux de pertes des guerres préhistoriques à 60% des combattants. Le taux des guerres contemporaines est de moins de 1%. L’instinct de mort se perdrait-il ? Les premières décennies du XXIe siècle sont les moins violentes de l’histoire. « Seulement » un million de tués entre 2001 et 2011; la décennie la plus paisible depuis 1840. Même si, depuis quelque temps, un regain de pulsion de mort assaille.

    Comment amadouer la bête ?  La flatterie, quelques cadeaux. La vanité couronne les imbéciles.

    Comment amadouer la bête ? Combattre le feu par le feu explique l’augmentation des budgets militaires. Le Pape Léon, premier du nom, alla voir Attila pour épargner Rome. Attila s’en fut, ravi. Par quoi ? La flatterie, quelques cadeaux. La vanité couronne les imbéciles. Trump se prend pour le roi. Dans l’or des palais arabes il se sent à la maison.

    Le grand art militaire consiste à obtenir la victoire sans combattre. Mieux qu’un génie militaire, le diplomate fait croire à son interlocuteur qu’il a obtenu la victoire sans combattre. C’est pourquoi les diplomates sont autorisés à tromper : « Tout mensonge est interdit, mais il est permis de proférer un mensonge en vue d’instaurer la paix entre l’homme et son prochain[3] » justifie le Talmud.Un diplomate aurait le droit de mentir.

    Hélas, le sentiment d’une victoire est trompeur. Il y a une culture de guerre comme une culture de paix. C’est le drame américain. Trump dit qu’il travaille pour la paix, mais encourage les agresseurs. Avance le business pour éteindre le feu, mais favorise la prédation, le racket.

    « Je crois que la seule façon de préserver les intérêts des États-Unis est de défendre les démocraties et de s’opposer aux autocrates » explique Bridget Brink, l’ancienne ambassadrice des États-Unis en Ukraine. Les vrais liens, les vrais intérêts, les vraies alliances reposent sur des accords de fonds. Le reste, du yoyo.

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press et de l’app bancaire France Pay


    [1] Mekhilta Ba-hodesh 12.

    [2]  Peace Research Institute Oslo https://ucdp.uu.se/

    [3] Traités mineurs du Talmud Derekh Eretz Zouta, https://shs.cairn.info/revue-pardes-2004-1-page-227?lang=fr 

  • FC Expat avec Julien Mette : la vie d’un entraîneur français en Afrique 

    FC Expat avec Julien Mette : la vie d’un entraîneur français en Afrique 

    podcast foot - FC EXPAT

    FC EXPAT

    Le podcast dédié à la sphère football des français à l’étranger.Chaque épisode s’ouvre sur les dernières actualités puis vous propose une interview d’un joueur professionnel qui joue dans un championnat étranger. Nous donnons également la parole aux responsables des clubs de supporter installés pour nous expliquer comment ils arrivent à faire vivre leur passion loin de la France.Animé par Caroline Ettori et Jérémy Michel.

    Écouter le podcast avec Julien Mette

    Ce nouvel épisode du FC Expat vous emmène cette fois-ci en Afrique. En effet, notre invité, Julien Mette, a quitté la France afin d’exercer son métier d’entraîneur, successivement en République du Congo, à Djibouti, puis au Rwanda. Tout au long de ce podcast, il nous explique les circonstances qui l’ont conduit à parcourir un tel chemin. De plus, il nous raconte sa vie quotidienne en totale immersion. Il nous partage notamment diverses anecdotes, comme la manière dont la passion de ses joueurs compense bien souvent le manque de ballons ! Enfin, Julien livre sans détour son ressenti sur la perception de la France dans ces différents pays. De quoi, peut-être, inspirer quelques conseils au Président Macron…

    Julien Mette : le déclic pour l’Afrique

    Après avoir entraîné les équipes congolaises du Tongo FC et de l’AS Otohô, entre 2016 et 2019, Julien Mette a été nommé sélectionneur de l’équipe nationale de Djibouti. L’aventure durera 3 ans. En 2022, retour au Congo-Brazaville pour un titre de champion national avec l’AS Otohô. Puis c’est au Rwanda que notre invité ira partager son savoir. Il rejoint alors le Rayon Sports FC en janvier 2024 pour décrocher la deuxième place du championnat quelques mois plus tard.

    Julien Mette un entraineur reconnu en Afrique
    Julien Mette un entraineur reconnu en Afrique

    C’est un parcours atypique que nous propose Julien Mette. D’autant plus qu’avant de devenir entraîneur du Tongo FC en République du Congo il n’avait jamais mis les pieds en Afrique. « Je n’ai aucune origine africaine, je n’ai même pas fait un club Med au Maroc ou un week-end à Marrakech » dit-il, avec le sourire au cours de ce podcast.

    « Je ne suis pas intéressé au début, mais je décide de venir en Afrique deux mois, comme pour un job d’été (…) et c’est le déclic »

    Julien Mette

    Bien souvent, ce sont les rencontres qui façonnent les destins. Alors qu’il envisageait initialement un départ vers l’Asie du Sud-Est, c’est finalement en 2014 que notre invité découvre l’Afrique. À cette époque, il est entraîneur de Libourne Saint-Seurin, en Gironde, et reste en contact avec un jeune joueur qu’il avait mis à l’essai quelque temps auparavant. Le hasard fait parfois bien les choses : le père de ce joueur est entre-temps devenu numéro deux d’un ministère au Congo-Brazzaville.

    Et dans ce FC Expat qui lui est consacré, Julien nous informe qu’il reçoit alors une proposition inattendue : entraîner le club dont ce dernier est propriétaire. « Au début, je ne suis pas intéressé, mais je décide tout de même de partir deux mois, comme pour un job d’été », raconte-t-il. C’est alors qu’un déclic opère : il se dit profondément marqué par la passion des joueurs, et ce, en dépit de conditions parfois très précaires.

    Entraîneur en Afrique : une adaptation permanente

    En effet, Julien Mette souligne l’importance de la passion des joueurs pour surmonter les difficultés liées aux conditions de travail en Afrique. Les terrains sont parfois très éloignés des standards connus en Ligue 1 en France. Et il arrive que le matériel manque.

    « Quand vous avez 25 ballons pour un entraînement et que d’un seul coup, vous arrivez avec 5 ballons, c’est de l’adaptation permanente »

    Julien Mette

    « Quand vous avez 25 ballons pour un entraînement et que d’un seul coup, vous arrivez avec 5 ballons, c’est de l’adaptation permanente », explique-t-il. La vie hors du travail est également un défi, entre pluies tropicale et insolation ! Mais Julien a réussi à s’adapter grâce à sa curiosité et à son intérêt pour l’histoire, la géographie et la culture en l’Afrique. Sa formation de sociologue y peut être pour quelque chose.

    L’Afrique : un continent « violent »

    Au cours de cet épisode du FC Expat, Julien Mette décrit l’Afrique comme un continent « violent », non seulement en raison des contrastes entre la richesse et la pauvreté, mais également en termes de relations humaines. « On voit des gens extrêmement riches qui habitent juste à côté de gens extrêmement pauvres », observe-t-il.

    Julien Mette entouré par ses joueurs
    Julien Mette entouré par ses joueurs

    Autre partage de notre invité, Julien évoque également les relations hommes-femmes ainsi que le respect de la hiérarchie dans les pays où il a exercé son métier. Il souligne à quel point les habitudes diffèrent de celles qu’il a pu connaître en France. Et, à travers des exemples concrets, il prend le temps d’expliquer sa propre perception et la façon dont il s’y est adapté.

    La perception de la France en Afrique

    Tout au long de son parcours, Julien Mette a pu observer de près les liens qui unissent la France à ses différents pays d’accueil : le Congo-Brazaville, Djibouti et le Rwanda. Il relève que la perception de la France y varie considérablement d’un pays à l’autre.

    « Au Congo Brazaville, ils connaissent mieux la culture française que vous »

    Julien Mette

    Ainsi, au Congo Brazaville, il a été frappé par « l’amour de la France » qui s’y manifeste, « ils connaissent mieux la culture française que vous » constate-t-il. À Djibouti, en revanche, la relation avec notre pays se révèle plus distante, marquée à la fois par l’histoire coloniale et la diversité ethnique.

    Julien Mette, un entraineur aimé des supporters
    Julien Mette, un entraineur aimé des supporters

    Quant au Rwanda, le souvenir du génocide demeure prégnant, la question de la responsabilité française restant encore aujourd’hui un sujet très sensible. Pour illustrer ses propos, Julien partage plusieurs exemples concrets.

    L’avenir du football et de Julien Mette en Afrique ?

    Julien Mette est convaincu que l’avenir du football se jouera en partie en Afrique, même s’il souligne que le développement du sport reste très inégal selon les pays. Quant à son propre parcours, il avoue ne pas savoir quelle sera sa prochaine destination : « je ne sais pas encore où je vais aller entraîner, mais ça ne me déplairait pas de travailler au Maroc ou en Égypte », confie-t-il.

    « Je ne sais pas encore où je vais aller entraîner, mais ça ne me déplairait pas de travailler au Maroc ou en Égypte »

    Julien Mette

    En attendant de retrouver les vestiaires des stades, son expérience pourrait bien intéresser les plus hautes sphères de l’État français. Ainsi, lors de la séquence « dans les arrêts de jeu », le FC Expat lui pose la question : Avec son expérience et avant de repartir sur les terrains, Julien accepterait-il, de conseiller le président de la République, Emmanuel Macron, sur les enjeux africains ? Vous aurez sa réponse en écoutant le podcast…

    FC Expat est en écoute sur plusieurs plateformes












  • Le 25 mai c’est la fête des mères en France

    Le 25 mai c’est la fête des mères en France

    Comme chaque année, c’est le risque de confusion, la date de la Fête des mères n’est pas la même en France qu’ailleurs. C’est donc bien le dimanche 25 mai, le dernier dimanche du mois de mai, comme le veut la tradition, qu’il faudra célébrer maman. Petit rappel pour les Français de l’étranger qui ont la chance d’avoir toujours leur mère même si elle vit en France.

    Pourquoi le dernier dimanche du mois de mai ?

    Cette année, la fête des mamans a donc lieu le 25 mai. Ne vous trompez pas et méfiez-vous. Il est probable que beaucoup d’entre nous aient vu dimanche dernier apparaître des messages pour la fête des mères sur WhatsApp, Instagram et consorts, voire des vidéos, des photos… Dans tous les cas, il s’agira soit d’Américains, de Belges, d’Allemands soit de personnes bernées par l’éternelle malice du calendrier.

    S’il existe une différence de date entre la France et les Etats-Unis pour la fête des mères, c’est qu’elle n’a pas la même origine. Aux Etats-Unis, la fête des mères a émergé en 1914, grâce à l’activisme d’Anna Jarvis, qui voulait rendre hommage à sa mère et plus largement à toutes les mères américaines. En France, il faut attendre 1929 pour une première reconnaissance, puis 1950 pour que la date soit fixée par la loi, sous l’impulsion du régime de Vichy puis de la Quatrième République.

    Pourquoi le dernier dimanche du mois de mai ?
    Pourquoi le dernier dimanche du mois de mai ?

    Mais rassurons-nous, d’autres pays font figure d’exception comme la France. Au Royaume-Uni, la fête des mères est célébrée le quatrième dimanche de Carême. Dans les pays du Golfe et du Moyen-Orient, elle a lieu le 21 mars, à l’équinoxe de printemps. Et en Argentine, elle est célébrée le troisième dimanche d’octobre.

    Mais faut-il encore la célébrer ?

    En 2025, à l’heure où les rôles parentaux se réinventent, où le féminisme reprend des couleurs, et où les injonctions au don de soi maternel sont de plus en plus critiquées, cette célébration à date fixe semble appartenir à un autre temps pour de  nombreux compatriotes.

    Car depuis sa création, la fête des mères est surtout devenue l’un des nombreux rendez-vous commerciaux de l’année, à l’instar de la Saint-Valentin, de Pâques, d’Halloween et de Noël. Une opération marketing géante, souvent fondée sur des clichés éculés : la mère douce, dévouée, fan de bougies parfumées, d’électroménager et de brunchs maison.

    Mais si les plus progressistes le pensent, rares sont ceux qui boudent leur plaisir face à la bouille attendrie de leur enfant qui offre un poème écrit de sa main, un joli dessin ou même un petit cadeau. Car même en refusant les injonctions, élever un enfant est une tâche aussi épuisante que valorisante. Mais valorisante ne veut pas dire valorisée, et c’est sans doute bien là le problème. Alors en attendant que la société poursuive son évolution, on n’est pas contre un peu de reconnaissance de la part de son enfant qui de son côté, a hâte lui aussi de faire, pour une fois, un cadeau à ses parents.

  • Journée mondiale de lutte contre l’homophobie : les pays à éviter pour s’expatrier

    Journée mondiale de lutte contre l’homophobie : les pays à éviter pour s’expatrier

    En 2025, on devrait pointer du doigt de la honte les pays où l’homosexualité est encore condamnée. Mais l’histoire a pris un autre chemin, que ce soir en Afrique mais aussi en Russie et même en Europe, le droit de vivre sa sexualité recule. En cette journée mondiale de lutte contre l’homophobie, on fait le point sur les pays à éviter quand on est un membre de la communauté LGBTQ+.  On s’appuie sur le classement réalisé en 2024 par les voyageurs gays pour un site américain.

    Afrique

    Malheureusement, c’est en Afrique, qu’on liste le plus de pays sanctionnant encore pénalement l’homosexualité.

    En premier lieu, on pense au Nigéria. Situé au cœur de l’Afrique, ce pays est classé comme le territoire n ° 1 le plus dangereux pour les membres de la communauté LGBTQ +. Il a été classé si largement en raison des peines extrêmes pour être simplement gay, qui incluent jusqu’à 14 ans de prison et la peine de mort dans les États en vertu de la charia. Mais il y aussi la Tanzanie. Ce pays d’Afrique de l’Est est réputé pour ses attractions naturelles remarquables, notamment le célèbre mont Kilimandjaro et le parc national du Serengeti, faisant de la Tanzanie une plaque tournante massive pour le tourisme international. Malheureusement, ce pays a été classé n ° 5 sur l’indice de danger LGBTQ +. Cela peut inciter les visiteurs LGBTQ + à repenser leurs projets de voyage.

    On oubliera aussi de vous déconseiller le Soudan. Nation africaine bordant la magnifique mer Rouge, celle-ci est particulièrement hostile à la communauté LGBTQ +. Les deux premiers témoignages de sodomie entraînent 100 coups de fouet et cinq ans de prison. La troisième infraction est passible de la peine de mort ou de la prison à vie.

    Enfin, l’un des pays les plus peuplés d’Afrique, l’Ouganda se classe au 13e rang de l’indice de danger LGBTQ +. Les relations homosexuelles entraînent la vie en prison et les organisations pro-LGBTQ + sont interdites dans tout le pays. Malheureusement, les choses pourraient bientôt empirer pour la communauté LGBTQ +. En effet, le gouvernement ougandais a récemment appelé à réintroduire un projet de loi anti-homosexualité.

    Mais il y a aussi des lois sévères au Kenya, en Éthiopie et aussi en Égypte. Globalement, l’Afrique du Nord au Sud est le continent où les membres de la communauté LGBTQ+ doivent être le plus attentif. Dans de nombreux cas, il faudra adapter son comportement afin d’éviter des tensions avec les nationaux.

    La péninsule arabique

    Sans surprise l’autre région à éviter c’est la péninsule arabique. Que ce soit en Arabie saoudite, qui applique la peine de mort pour homosexualité consensuelle en vertu de leur interprétation de la charia comme plusieurs autres pays de cette région du monde ou au Yémen, la punition pour homosexualité des hommes et des femmes est la peine de prison et 100 coups de fouet, avec la mort par lapidation pour les hommes mariés.

    Mais la surprise c’est le Qatar qui arrive en deuxième position sur l’indice de danger LGBTQ +. Ce pays du Moyen-Orient riche en pétrole applique jusqu’à trois ans de prison, la flagellation et la peine de mort en vertu de la charia pour tout acte d’homosexualité.

    Carte du monde selon les lois sur l'orientation sexuelle dans chaque pays
    Carte du monde selon les lois sur l’orientation sexuelle dans chaque pays

    De l’autre côté du golfe persique, la situation n’est pas meilleure. L’Iran est arrivé au 6e rang de l’indice, en partie en raison de ses peines extrêmes pour l’homosexualité, qui incluent 100 coups de fouet pour les rapports sexuels homosexuels ou la peine de mort, et 31 coups de fouet pour les actes homosexuels autres que les rapports sexuels.

    Enfin pour finir sur la région, au sens large, évoquons les territoires palestiniens de Gaza et de Cisjordanie. Là-bas, le sentiment anti-LGBTQ + est pris très au sérieux, les actes homosexuels pouvant entraîner jusqu’à 10 ans de prison. Très différent d’Israël avec Tel-Aviv, le refuge de tous les gays de la région.

    Les îles

    Dernier focus, pour conclure ce si triste tour du monde de l’homophobie, on s’attarde sur quelques îles.

    Comme l’une des plus belles îles des Caraïbes, Sainte-Lucie qui s’est classée 12e sur l’indice de danger LGBTQ +. Destination de vacances populaire pour les touristes du monde entier, le classement élevé de Sainte-Lucie est surprenant. Les lois anti-LGBTQ + de l’ère coloniale, en particulier celle concernant la « sodomie consensuelle », qui vaut 10 ans de prison. Toutefois, sur place, ce n’est pas aussi dangereux qu’on peut le prétendre.

    Une île est un des pays du top 10 des pays à éviter, c’est la Barbade. La population n’est pas du tout ouverte à recevoir des touristes homosexuels sur son île. Comme la destination reconnue comme l’idéal des vacances romantiques populaires : les Maldives. Son gouvernent a instauré de telles lois anti-LGBTQ + que c’est désormais l’un des pays les plus fermés au monde concernant les droits homosexuels.

    Enfin, on termine le voyage par l’une des destinations de vacances les plus populaires des Caraïbes pour les touristes du monde entier, la Jamaïque. Cette île a été un autre qui a fait la surprise avec son mauvais score à l’indice de danger LGBTQ +. À éviter donc aussi.

    Si les pays où être gay sont toujours nombreux, comme en 2024, il y aura aussi dans le monde plein de marches en solidarité avec les membres de la communauté LGBTQ+ Du monde entier.

  • Élection partielle d’une Conseillère des Français de l’étranger : l’interview de Christine Serre

    Élection partielle d’une Conseillère des Français de l’étranger : l’interview de Christine Serre

    Ce dimanche 25 mai 2025 se tiendra une élection partielle d’un Conseiller/Conseillère des Français de l’étranger. En effet, à la suite de la démission de Cédric Sennepin les Français(es) de la circonscription comprenant l’Afrique du Sud, le Botswana, le Mozambique et la Namibie et sont appelés aux urnes. Plus de 7.000 électeurs devront donc se prononcer en faveur d’une personne qui rejoindra les deux autres déjà en poste. Quatre candidats sont en lice. Lesfrancais.press les a interrogés. Pour mieux les connaître, et avant de glisser votre bulletin dans l’urne, ils répondent à nos questions.

    Quelques repères sur l’organisation de cette élection du 25 mai :

    Pour cette élection d’un/une conseiller/conseillère des Français de l’étranger prévue ce dimanche 25 mai, les électeurs inscrits sur les listes électorales consulaires des pays concernés disposeront de deux modalités de vote : le vote à l’urne et le vote par procuration. Cette élection, comme l’indique le décret de convocation des électeurs, s’effectue au suffrage universel direct à un tour.

    La liste des bureaux de votes ouverts le 25 mai :

    https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051575875

    Vous pouvez retrouver l’ensemble des circulaires électorales des candidats en cliquant que le lien suivant : https://mz.ambafrance.org/Circulaires-des-candidats

    Quelles sont les activités d’une/un conseiller/conseillère des Français de l’étranger ? 

    https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000027734839/ 

    L’interview des quatre candidat(e)s pour devenir Conseiller/Conseillère des Français de l’étranger

    Ce sont donc quatre personnes qui se présentent devant les électeurs pour ce scrutin. Emmanuel Leclair, Stéphane Mbarga, Alain Samy et Christine Serre ont ainsi répondu à 3 questions similaires que nous leur avons posées, afin qu’ils puissent partager leurs parcours et présenter leurs priorités pour les Français d’Afrique du Sud, du Botswana, du Mozambique et de Namibie. Nous vous présentons leurs réponses dans 4 articles, dans cette publication, découvrez  celles de Christine Serre.

    Christine Serre
    Christine Serre

    Christine Serre : « Je connais les réalités concrètes de l’expatriation »

    Lesfrancais.press : « Vous êtes candidate à un siège de conseillère des Français de l’étranger pour la circonscription électorale comprenant l’Afrique du Sud, le Mozambique, la Namibie et le Botswana. Pouvez-vous vous présenter et nous dire ce qui vous motive à briguer ce mandat ? »

    Christine Serre : « Je suis membre de la communauté française depuis vingt ans en Afrique australe. Installée aujourd’hui à Johannesburg, je suis engagée depuis de nombreuses années dans la vie associative et éducative de notre communauté. Mère de famille avec une fille scolarisée au lycée français, et entrepreneure, je connais les réalités concrètes de l’expatriation : les défis administratifs, l’accès à l’éducation, à la santé, à la sécurité sociale, et parfois l’isolement. Je me présente pour être une voix utile, pragmatique et à l’écoute des Français de notre circonscription.

    « Je souhaite mieux faire entendre notre réalité locale auprès des instances nationales »,

    Christine Serre

    Mon objectif est d’agir concrètement pour défendre leurs droits, améliorer l’accès aux services consulaires et renforcer les liens entre nos pays d’accueil et la France. Je souhaite également mieux faire entendre notre réalité locale auprès des instances nationales, car les Français d’Afrique australe méritent d’être représentés avec sérieux et efficacité. »

    Lesfrancais.press : « Comment, selon vous, les mesures prises envers les Français de l’étranger ont-elles évolué depuis l’élection d’Emmanuel Macron ? Pensez-vous que les attentes de cette communauté ont été suffisamment prises en compte ? »

    Christine Serre : « Depuis 2017, des progrès notables ont été réalisés, notamment la simplification du vote en ligne, le développement de France Consulaire et le soutien ponctuel apporté aux plus vulnérables, en particulier durant la crise sanitaire. Cependant, des efforts importants restent à fournir.

    Christine Serre, présentant les Gourmandises
    Christine Serre, présentant les Gourmandises

    La réforme de la fiscalité des non-résidents a été mal comprise et parfois mal appliquée. Les attentes en matière de scolarisation, d’accompagnement social et d’accès aux services consulaires demeurent élevées, notamment dans nos pays d’Afrique australe où les distances et les réalités locales complexifient ces démarches.

    « Les Français de l’étranger ne réclament pas de privilèges, mais une reconnaissance effective de leurs besoins »

    Christine Serre

    Les Français de l’étranger ne réclament pas de privilèges, mais une reconnaissance effective de leurs besoins. Nous sommes plus de trois millions à travers le monde, souvent oubliés dans les politiques publiques. »

    Lesfrancais.press : « Pourriez-vous nous présenter deux propositions phares de votre programme, qui auront selon vous le plus d’impact pour les Français de votre circonscription ? »

    Christine Serre : « 1. Renforcer le lien avec nos pays d’accueil Nous favoriserons l’intégration des nouveaux arrivants et accompagnerons ceux qui souhaitent rentrer en France. Nous allons soutenir le tissu associatif français à l’étranger. En développant les relations avec les ambassades et les réseaux d’amitié, nous construirons des ponts durables entre la France et nos pays d’accueil. 2. Être aux côtés des plus fragiles Nous simplifierons les démarches sociales en accompagnant les Français en difficulté dans leurs demandes d’aide auprès des consulats et des instances compétentes. Notre priorité est d’éviter toute exclusion. »

  • Élection partielle d’un Conseiller des Français de l’étranger : l’interview de Stéphane Mbarga

    Élection partielle d’un Conseiller des Français de l’étranger : l’interview de Stéphane Mbarga

    Ce dimanche 25 mai 2025 se tiendra une élection partielle d’un Conseiller/Conseillère des Français de l’étranger. En effet, à la suite de la démission de Cédric Sennepin les Français(es) de la circonscription comprenant l’Afrique du Sud, le Botswana, le Mozambique et la Namibie et sont appelés aux urnes. Plus de 7.000 électeurs devront donc se prononcer en faveur d’une personne qui rejoindra les deux autres déjà en poste. Quatre candidats sont en lice. Lesfrancais.press les a interrogés. Pour mieux les connaître, et avant de glisser votre bulletin dans l’urne, ils répondent à nos questions.

    Quelques repères sur l’organisation de cette élection du 25 mai :

    Pour cette élection d’un/une conseiller/conseillère des Français de l’étranger prévue ce dimanche 25 mai, les électeurs inscrits sur les listes électorales consulaires des pays concernés disposeront de deux modalités de vote : le vote à l’urne et le vote par procuration. Cette élection, comme l’indique le décret de convocation des électeurs, s’effectue au suffrage universel direct à un tour.

    La liste des bureaux de votes ouverts le 25 mai :

    https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051575875

    Vous pouvez retrouver l’ensemble des circulaires électorales des candidats en cliquant que le lien suivant : https://mz.ambafrance.org/Circulaires-des-candidats

    Quelles sont les activités d’une/un conseiller/conseillère des Français de l’étranger ? 

    https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000027734839/ 

    L’interview des quatre candidat(e)s pour devenir Conseiller/Conseillère des Français de l’étranger

    Ce sont donc quatre personnes qui se présentent devant les électeurs pour ce scrutin. Emmanuel Leclair, Stéphane Mbarga, Alain Samy et Christine Serre ont ainsi répondu à 3 questions similaires que nous leur avons posées, afin qu’ils puissent partager leurs parcours et présenter leurs priorités pour les Français d’Afrique du Sud, du Botswana, du Mozambique et de Namibie. Nous vous présentons leurs réponses dans 4 articles, dans cette publication, découvrez  celles de Stéphane Mbarga.

    Stéphane Mbarga
    Stéphane Mbarga

    Stéphane Mbarga : « C’est aux conseillers des Français de l’étranger d’aller à la rencontre de celles et ceux qu’on n’entend pas. »

    Lesfrancais.press : « Vous êtes candidat à un siège de conseiller des Français de l’étranger pour la circonscription électorale comprenant l’Afrique du Sud, le Mozambique, la Namibie et le Botswana. Pouvez-vous vous présenter et nous dire ce qui vous motive à briguer ce mandat ? »

    Stéphane Mbarga : « Je m’appelle Stéphane Mbarga. Je suis marié et père d’un garçon. Entrepreneur-consultant en stratégie, je cumule plus de 20 ans d’expatriation entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie. Ce qui me motive à briguer ce mandat ? Un constat simple : beaucoup de nos compatriotes se sentent oubliés. Ils vivent loin des grandes villes ou s’isolent avec le temps car ils veulent vivre une aventure humaine ici, et finissent par se détourner d’une communauté qui semble ne plus leur parler. En m’installant à Pretoria il y a plus de dix mois, j’ai été frappé par cette réalité. Pour briser ce cercle, je me suis rapidement engagé dans la vie associative, notamment auprès de l’association Work In The City – Johannesburg (WITCJ), pour soutenir ceux qui souhaitent entreprendre, et auprès du Cercle des francophones de Pretoria, une petite structure qui œuvre dans la culture, l’objectif étant clairement de créer des liens entre Français.

    « Beaucoup de nos compatriotes se sentent oubliés »

    Stephane Mbarga

    Ma suppléante, Aurore Torregrosa, est une femme remarquable, engagée de longue date dans la coopération internationale. Nous partageons le même diagnostic sur notre communauté, ainsi que les mêmes valeurs : l’écoute, la proximité et la solidarité. Nous croyons qu’il est possible de rassembler notre communauté. Et cela commence par une représentation active. C’est aux conseillers des Français de l’étranger d’aller à la rencontre de celles et ceux qu’on n’entend pas, qu’on ne voit plus, et de se rendre disponibles pour toutes et tous. Dans une époque marquée par le doute, nous devons nous souvenir que nous sommes tous enfants de France, unis par les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Chacun, par son parcours, son réseau, sa volonté, peut contribuer à faire vivre ces valeurs, au service du bien commun. »

    Lesfrancais.press : « Comment, selon vous, les mesures prises envers les Français de l’étranger ont-elles évolué depuis l’élection d’Emmanuel Macron ? Pensez-vous que les attentes de cette communauté ont été suffisamment prises en compte ? »

    Stéphane Mbarga : « Il y a eu des avancées notables, comme la dématérialisation des démarches administratives ou la simplification des procédures liées au CFE. Pourtant, ces progrès restent souvent méconnus, et beaucoup de Français de l’étranger ne s’en sentent pas concernés.

    « Doubler le nombre de tournées consulaires dans la circonscription et d’élargir leur périmètre à des villes aujourd’hui non couvertes »

    Stephane Mbarga

    Les consulats et les ambassades font un travail remarquable d’information. Cependant, pour que ce travail porte pleinement ses fruits, les conseillers des Français de l’étranger doivent assumer pleinement leur rôle de relais de terrain. Cela suppose d’abord d’être à l’écoute de nos compatriotes, afin d’écouter et d’identifier leurs attentes et leurs priorités. »

    Lesfrancais.press : « Pourriez-vous nous présenter deux propositions phares de votre programme, qui auront selon vous le plus d’impact pour les Français de votre circonscription ? »

    Stéphane Mbarga : « Pour faire une transition avec la précédente question, premièrement, nous proposons de doubler le nombre de tournées consulaires dans la circonscription et d’élargir leur périmètre à des villes aujourd’hui non couvertes. Et nous souhaitons également organiser des permanences régulières des conseillers des Français de l’étranger. Comme j’aime à le dire, un élu doit être “à portée de claque” — c’est-à-dire accessible, visible et responsable de ses engagements. Cette présence renforcée sur le terrain permettra de mieux faire remonter les besoins et d’ajuster les dispositifs administratifs.

    Stéphane Mbarga avec sa circulaire électorale
    Stéphane Mbarga avec sa circulaire électorale

    Notre deuxième proposition phare concerne l’emploi et l’entrepreneuriat, qui sont au cœur de la vie des expatriés. Nous voulons créer une plateforme numérique dédiée au soutien des entrepreneurs, dans le modèle de UFE go business : un espace d’échange d’expériences, d’accès à des ressources pratiques, en lien avec les ambassades, les CCEF, Business France, la French Tech, les chambres de commerce et les consulats. Cette plateforme intégrera aussi un volet dédié à la transmission d’entreprises au sein de la communauté. Trop de projets s’arrêtent faute de repreneur, alors qu’ils pourraient faire le bonheur d’un compatriote prêt à s’engager. J’invite tous vos lecteurs à aller voir l’intégralité de notre programme sur notre site https://communautedusud.org/ et interroger notre assistant AI sur nos valeurs et notre vision pour notre communauté. »

  • Élection partielle d’un Conseiller des Français de l’étranger : l’interview d’Emmanuel Leclair

    Élection partielle d’un Conseiller des Français de l’étranger : l’interview d’Emmanuel Leclair

    Ce dimanche 25 mai 2025 se tiendra une élection partielle d’un Conseiller/Conseillère des Français de l’étranger. En effet, à la suite de la démission de Cédric Sennepin les Français(es) de la circonscription comprenant l’Afrique du Sud, le Botswana, le Mozambique et la Namibie et sont appelés aux urnes. Plus de 7.000 électeurs devront donc se prononcer en faveur d’une personne qui rejoindra les deux autres déjà en poste. Quatre candidats sont en lice. Lesfrancais.press les a interrogés. Pour mieux les connaître, et avant de glisser votre bulletin dans l’urne, ils répondent à nos questions.

    Quelques repères sur l’organisation de cette élection du 25 mai :

    Pour cette élection d’un/une conseiller/conseillère des Français de l’étranger prévue ce dimanche 25 mai, les électeurs inscrits sur les listes électorales consulaires des pays concernés disposeront de deux modalités de vote. Le vote à l’urne et le vote par procuration. Cette élection, comme l’indique le décret de convocation des électeurs, s’effectue au suffrage universel direct à un tour.

    La liste des bureaux de votes ouverts le 25 mai :

    https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051575875

    Vous pouvez retrouver l’ensemble des circulaires électorales des candidats en cliquant que le lien suivant : https://mz.ambafrance.org/Circulaires-des-candidats

    Quelles sont les activités d’une/un conseiller/conseillère des Français de l’étranger ? 

    https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000027734839/ 

    L’interview des quatre candidat(e)s pour devenir Conseiller/Conseillère des Français de l’étranger

    Ce sont donc quatre personnes qui se présentent devant les électeurs pour ce scrutin. Emmanuel Leclair, Stéphane Mbarga, Alain Samy et Christine Serre ont ainsi répondu à 3 questions similaires que nous leur avons posées, afin qu’ils puissent partager leurs parcours et présenter leurs priorités pour les Français d’Afrique du Sud, du Botswana, du Mozambique et de Namibie. Nous vous présentons leurs réponses dans 4 articles, dans cette publication, découvrez  celles d’Emmanuel Leclair.

    Emmanuel Leclair
    Emmanuel Leclair

    Emmanuel Leclair : « Beaucoup ont le sentiment de ne pas être suffisamment considérés lorsqu’ils vivent à l’étranger »

    Lesfrancais.press : « Vous êtes candidat à un siège de conseiller des Français de l’étranger pour la circonscription électorale comprenant l’Afrique du Sud, le Mozambique, la Namibie et le Botswana. Pouvez-vous vous présenter et nous dire ce qui vous motive à briguer ce mandat ? »

    Emmanuel Leclair : « Je m’appelle Emmanuel Leclair, ancien Pompier de Paris, et je vis actuellement au Mozambique depuis 4 ans. J’exerce des fonctions à dimension internationale dans le domaine des Ressources Humaines, ce qui m’amène à collaborer régulièrement avec les communautés françaises en Afrique et dans le monde entier.

    « Je suis convaincu qu’un accompagnement de proximité et une écoute attentive sont essentiels pour répondre aux attentes et préoccupations de nos compatriotes à l’étranger »

    Emmanuel Leclair

    Ce qui me motive à briguer ce mandat, c’est avant tout la volonté de mieux représenter les intérêts des Français de l’étranger, de faciliter leurs démarches administratives (santé, éducation, retraite) et de favoriser le développement des opportunités économiques et professionnelles. Je suis convaincu qu’un accompagnement de proximité et une écoute attentive sont essentiels pour répondre concrètement aux attentes et préoccupations de nos compatriotes à l’étranger. »

    Lesfrancais.press : « Comment, selon vous, les mesures prises envers les Français de l’étranger ont-elles évolué depuis l’élection d’Emmanuel Macron ? Pensez-vous que les attentes de cette communauté ont été suffisamment prises en compte ? »

    Emmanuel Leclair : « Certaines avancées ont été réalisées, notamment avec la digitalisation des démarches administratives. Cependant, dans certains cas, une présence physique reste obligatoire, rendant ces démarches encore complexes et contraignantes.

    « Je propose de créer un dispositif de référents locaux, sélectionnés pour leur expertise professionnelle et répartis par secteurs d’activité »

    Emmanuel Leclair

    À l’écoute de la communauté, beaucoup expriment encore leur déception et ont le sentiment de ne pas être suffisamment considérés lorsqu’ils vivent à l’étranger. Cela démontre l’importance d’avoir un représentant réellement disponible, à leur écoute, et capable de les accompagner et les soutenir efficacement. »

    Lesfrancais.press : « Pourriez-vous nous présenter deux propositions phares de votre programme, qui auront selon vous le plus d’impact pour les Français de votre circonscription ? »

    Emmanuel Leclair : « Mise en place d’un accompagnement personnalisé :  je propose de créer un dispositif de référents locaux, sélectionnés pour leur expertise professionnelle et répartis par secteurs d’activité (médecins, avocats, juristes, experts-comptables/financiers). Ils accompagneront nos compatriotes dans leurs démarches administratives souvent complexes à l’étranger, permettant ainsi de réduire les délais et de faciliter l’accès aux services publics français.

    Bureau de vote
    Bureau de vote

    Soutien actif au développement économique : je souhaite renforcer le soutien aux entrepreneurs français de la circonscription en facilitant les échanges économiques avec la France et en créant un réseau de contacts professionnels, en collaboration avec les Chambres de commerce, pour favoriser l’emploi et les opportunités d’affaires. Cet engagement vise à dynamiser l’activité économique locale et à soutenir nos compatriotes dans leurs projets professionnels. »

  • Élection partielle d’un Conseiller des Français de l’étranger : l’interview d’Alain Samy

    Élection partielle d’un Conseiller des Français de l’étranger : l’interview d’Alain Samy

    Ce dimanche 25 mai 2025 se tiendra une élection partielle d’un Conseiller/Conseillère des Français de l’étranger. En effet, à la suite de la démission de Cédric Sennepin les Français(es) de la circonscription comprenant l’Afrique du Sud, le Botswana, le Mozambique et la Namibie et sont appelés aux urnes. Plus de 7.000 électeurs devront donc se prononcer en faveur d’une personne qui rejoindra les deux autres déjà en poste. Quatre candidats sont en lice. Lesfrancais.press les a interrogés. Pour mieux les connaître, et avant de glisser votre bulletin dans l’urne, ils répondent à nos questions.

    Quelques repères sur l’organisation de cette élection du 25 mai :

    Pour cette élection d’un/une conseiller/conseillère des Français de l’étranger prévue ce dimanche 25 mai, les électeurs inscrits sur les listes électorales consulaires des pays concernés disposeront de deux modalités de vote : le vote à l’urne et le vote par procuration. Cette élection, comme l’indique le décret de convocation des électeurs, s’effectue au suffrage universel direct à un tour.

    La liste des bureaux de votes ouverts le 25 mai :

    https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051575875

    Vous pouvez retrouver l’ensemble des circulaires électorales des candidats en cliquant que le lien suivant : https://mz.ambafrance.org/Circulaires-des-candidats

    Quelles sont les activités d’une/un conseiller/conseillère des Français de l’étranger ? 

    https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000027734839/ 

    L’interview des quatre candidat(e)s pour devenir Conseiller/Conseillère des Français de l’étranger

    Ce sont donc quatre personnes qui se présentent devant les électeurs pour ce scrutin. Emmanuel Leclair, Stéphane Mbarga, Alain Samy et Christine Serre ont ainsi répondu à 3 questions similaires que nous leur avons posées, afin qu’ils puissent partager leurs parcours et présenter leurs priorités pour les Français d’Afrique du Sud, du Botswana, du Mozambique et de Namibie. Nous vous présentons leurs réponses dans 4 articles, dans cette publication, découvrez  celles d’Alain Samy.

    Alain Samy
    Alain Samy

    Alain Samy : « Mon parcours est ancré dans l’expatriation »

    Lesfrancais.press : « Vous êtes candidat à un siège de conseiller des Français de l’étranger pour la circonscription électorale comprenant l’Afrique du Sud, le Mozambique, la Namibie et le Botswana. Pouvez-vous vous présenter et nous dire ce qui vous motive à briguer ce mandat ? »

    Alain Samy : « Né le 22 septembre 1965 à Danang (Vietnam), je suis installé en Afrique du Sud depuis 2006. J’ai travaillé durant 10 ans dans l’industrie du transport – en contrat local – et depuis 9 ans comme auto-entrepreneur dans le domaine du service aux nouveaux arrivants et du tourisme.

    « La communauté des Français de l’étranger est souvent une variable d’ajustement budgétaire »

    Alain Samy

    Mon parcours est ancré dans l’expatriation : enfant de parents expatriés de ma naissance au baccalauréat, j’ai passé ensuite 23 ans en France puis suis redevenu expatrié depuis 19 ans. Ce cheminement a inscrit en moi ce besoin d’appartenir à notre communauté et de la servir.

    Alain Samy lors d'une intervention publique
    Alain Samy lors d’une intervention publique

    Depuis mon arrivée en Afrique du Sud, je suis pleinement engagé dans la vie de notre communauté au travers de mes activités professionnelles, de ma collaboration avec les institutions comme la Chambre de Commerce Franco Sud-Africaine dont j’ai été membre du conseil d’administration durant plusieurs années et de mon engagement dans le milieu associatif. Je souhaite donc renforcer cet engagement de façon officielle et constructive en me présentant à cette élection partielle. »

    Lesfrancais.press : « Comment, selon vous, les mesures prises envers les Français de l’étranger ont-elles évolué depuis l’élection d’Emmanuel Macron ? Pensez-vous que les attentes de cette communauté ont été suffisamment prises en compte ? »

    Alain Samy : « Très sincèrement, je ne saurai citer de mesure particulière prise depuis l’élection d’Emmanuel Macron.

    « Une réflexion sur le statut et la protection des conjoints expatriés suiveurs »

    Alain Samy

    Souvent citée lors des déplacements présidentiels voire glorifiée, il reste que la communauté des Français de l’étranger est souvent une variable d’ajustement budgétaire. »

    Lesfrancais.press : « Pourriez-vous nous présenter deux propositions phares de votre programme, qui auront selon vous le plus d’impact pour les Français de votre circonscription ? »

    Alain Samy : « Une réflexion sur le statut et la protection des conjoints expatriés suiveurs. Et favoriser l’intégration de nos compatriotes des Provinces et de la région notamment en augmentant le nombre de consuls honoraires. »

  • Wokisme, nationalisme, protectionnisme : les leçons d’Aron.

    Wokisme, nationalisme, protectionnisme : les leçons d’Aron.

    Raymond Aron n’a pas connu la chute du mur de Berlin, ni la mondialisation, ni l’émergence de la Chine comme grande puissance économique. Il est donc hasardeux d’imaginer ce qu’il aurait pensé de la série de chocs que nous traversons en 2025. En revanche, sa méthode de pensée demeure d’une rare actualité. Si, durant sa vie, Raymond Aron a souvent eu raison — que ce soit face au nazisme, au colonialisme ou au communisme —, il le doit à ses facultés de compréhension du monde, fondées sur la connaissance, l’analyse et le rejet de l’émotionnel.

    Une dictature de l’immédiateté

    Pour juger des faits, d’une politique ou d’une idéologie, il faut en connaître l’histoire, les soubassements, décrypter les rapports de force politiques et sociaux. Il faut tout à la fois être historien, économiste et sociologue. La critique du régime soviétique par Raymond Aron était d’autant plus pertinente qu’il était l’un des meilleurs connaisseurs du marxisme de son temps. Aujourd’hui, la raison et l’analyse semblent avoir disparu. Les mots deviennent des anathèmes jetés dans un débat public soumis à un manichéisme sans limite. Depuis des années, Les chaînes d’information en continu et les réseaux sociaux imposent une dictature de l’immédiateté et enferment les citoyens dans leurs silos de certitudes. Qu’il s’agisse des questions de société, de la situation géopolitique ou de l’évolution du système économique mondial, nous pâtissons d’un déficit de raison.

    Les « anti-wokes », par exemple, sont bien souvent tout aussi dogmatiques que ceux qu’ils dénoncent, brandissant la défense de l’identité comme un étendard. Peu cherchent à définir réellement le wokisme et à en comprendre les origines. Être woke, dans son sens originel, signifie être éveillé aux injustices sociales, raciales et de genre. Il s’agit d’une vigilance critique à l’égard des discriminations systémiques. Le mouvement qualifié « wokiste » prend naissance aux États-Unis à partir des années 2010. Il constitue une réponse à la montée des inégalités et s’inscrit dans une logique de conflictualité politique croissante. Les minorités ne croient plus aux notions d’intérêt général ou de communauté de destin national. Aujourd’hui, ce terme est utilisé pour dénoncer les excès des démarches identitaires, mais ce n’est pas en condamnant le wokisme que ses causes disparaîtront. Si la critique de ses outrances est évidemment souhaitable, elle ne doit pas se transformer en un nouveau maccarthysme.

    L’histoire n’a pas de fin morale ; elle n’est que l’enchaînement de conflits et d’équilibres précaires

    La géopolitique est sans doute le domaine où Raymond Aron excellait. Il estimait que l’histoire n’a pas de fin morale ; elle n’est que l’enchaînement de conflits et d’équilibres précaires, le droit étant constamment soumis à la pression de l’ordre stratégique et du nationalisme : « Les États prétendent défendre le droit, mais agissent selon la logique du possible. »

    @adobestock
    @adobestock

    L’invasion de l’Ukraine par la Russie constitue une remise en cause des grands principes du droit international. Mais l’élargissement de l’OTAN ou de l’Union européenne doit aussi s’apprécier à l’aune des craintes d’encerclement nourries par la Russie. Le soutien à l’Ukraine de la part des pays européens ne peut se limiter à une posture : il doit être l’expression d’une vision stratégique cohérente. Les États européens doivent chercher une solution à ce conflit sans oublier que, selon Aron, «la paix, ce n’est pas l’oubli du tragique, c’est sa domestication par la raison.»

    Celle-ci semble également pour le moment absente du Moyen-Orient. Il y a cinquante ans, Raymond Aron estimait qu’Israël, en ayant augmenté son territoire, était en danger permanent. Malgré ses victoires militaires, le pays ne parvient pas à atteindre une paix durable. Il mettait en garde contre l’illusion que la force militaire seule peut résoudre les problèmes politiques. Surtout, il refusait de confondre critique politique du gouvernement d’Israël et antisémitisme.

    Le retour du primat du politique sur l’économique

    Concernant le protectionnisme, la méthode aronienne appelle à éviter les simplismes. Elle invite à comprendre les ressorts d’un phénomène qui constitue une réaction politique à une mondialisation mal vécue par une partie des classes moyennes et populaires américaines. Ce protectionnisme s’inscrit dans une logique isolationniste, l’un des fils rouges de l’histoire américaine. La réélection de Donald Trump est le résultat d’un malaise profond qui transcende toutes les démocraties libérales. Il marque le retour du primat du politique sur l’économique. Son mercantilisme efface quatre-vingts ans d’histoire économique, mais n’est pas, en soi, une réelle surprise. La méthode d’Aron nous incite à mesurer les effets positifs comme négatifs du protectionnisme unilatéral de Donald Trump, tout en soulignant les dangers du repli sur soi de la première puissance mondiale.

    Wokisme, nationalisme, protectionnisme : ces phénomènes qui répondent les uns aux autres, ne sont pas les signes d’une régression absurde, mais les manifestations brutales d’un monde fragmenté, en proie à de multiples peurs et tensions. Toute solution passe par une compréhension des forces qui les animent. Elle suppose de dépasser les clichés et les préjugés.

  • Fin de vie, Ukraine, diplomatie d’influence, Frédéric Petit nous répond

    Fin de vie, Ukraine, diplomatie d’influence, Frédéric Petit nous répond

    Écouter le podcast avec Frédéric Petit

    Frédéric Petit, député de la 7e circonscription des Français de l’étranger (Allemagne, Balkans, Europe centrale), s’est exprimé pour Lesfrancais.press sur deux sujets brûlants de l’actualité : le projet de loi sur la fin de vie et la situation en Ukraine. Sans ambages, notre invité a livré sa vision de parlementaire, nourrie de consultations citoyennes et d’expériences diplomatiques.

    Fin de vie : un texte prudent mais aux limites interrogées

    Interrogé sur le texte actuellement examiné à l’Assemblée nationale concernant la fin de vie, Frédéric Petit salue la démarche : « Je crois que c’est très sage d’avoir séparé les deux textes », distinguant les soins palliatifs de ce qu’il appelle désormais « l’accompagnement aux mourants ». Pour lui, « ce ne sont pas que des soins, c’est l’organisation d’un accompagnement […] avec des psychologues, des artistes, des musiciens… ».

    « Ce n’est pas un texte sur l’euthanasie […] c’est un texte sur le suicide assisté »

    Frédéric Petit, député des Français établis hors de France

    Sur le contenu même de la loi, le député, membre du MoDem, insiste : « Ce n’est pas un texte sur l’euthanasie […] c’est un texte sur le suicide assisté », recentrant le débat sur l’autonomie du patient. Il soutient que les garde-fous sont solides : droit de retrait pour les médecins, décision collégiale, consentement éclairé. Pour le député : « Ce n’est pas un texte dangereux. »

    Panorama de l'hémicycle de l'Assemblée nationale
    Panorama de l’hémicycle de l’Assemblée nationale

    Concernant les Français établis hors de France, Frédéric Petit estime qu’il : « faudra être sur le territoire français pour que ce soit applicable. » Il exclut toute confusion sur l’extraterritorialité : « À part quand on est Américain […] on respecte le droit du pays », observe-t-il.

    Ukraine : « Les gens en ont marre, mais ils tiennent ! »

    À son retour d’un déplacement d’une semaine en Ukraine, Frédéric Petit livre un témoignage engagé. « Le moral est bon », assure-t-il, précisant avoir passé l’essentiel de son temps hors de Kiev, au contact des collectivités locales engagées dans la réforme de décentralisation.

    « La seule puissance que je vois vraiment forte et qui est toujours dangereuse, c’est la Chine »

    Frédéric Petit, député des Français établis hors de France

    Il salue la ténacité du pays à poursuivre ses réformes démocratiques malgré la guerre. « C’est un signe que les gens continuent », déclare-t-il, évoquant la tenue d’assemblées entre élus régionaux et nationaux. « Les écoles fonctionnent, on voit les gamins aller à l’école à 8h du matin », un contraste saisissant avec les bombardements qui se poursuivent.

    Ukraine : « Les gens en ont marre, mais ils tiennent ! »
    Ukraine : « Les gens en ont marre, mais ils tiennent ! »

    Sur l’éventualité d’un cessez-le-feu, le député reste prudent. « Ils ne veulent pas capituler », affirme-t-il à propos des Ukrainiens, louant leur soutien au président Zelensky. Quant au Kremlin, il le juge toujours dans une logique de guerre : « Ils sont toujours extrêmement agressifs sur le front […] ils ne peuvent pas écrire leur narration victorieuse. »

    Il met en garde contre une stratégie d’attente de la Russie et d’une partie des États-Unis : « Je crois qu’il y a aujourd’hui un objectif commun […] de faire durer cette situation entre deux. » Une hypothèse qu’il relie à ses réflexions sur la diplomatie mondiale : « La seule puissance que je vois vraiment forte et qui est toujours dangereuse, c’est la Chine. »

    Diplomatie culturelle : « Ce n’est pas une diplomatie du dessert »

    Reconduit dans son rôle de rapporteur pour avis sur le budget de la diplomatie d’influence et culturelle, Frédéric Petit entend redonner un élan stratégique à ces politiques.

    « C’est maintenant qu’il faut y aller en Ukraine pour être présent quand ça va commencer à repartir »

    Frédéric Petit, député des Français établis hors de France

    Ainsi, souhaite-t-il mettre l’accent sur l’organisation et la présence française, notamment en Ukraine : « Ce n’est pas une diplomatie qui sert quand on a la paix quand on a fini. Aujourd’hui, c’est maintenant qu’il faut y aller en Ukraine pour être présent quand ça va commencer à repartir. »

    Enfin, il se réjouit que les travaux budgétaires démarrent plus tôt cette année : « D’ici la deuxième partie du mois de juin, j’aurai déjà une partie de mes propositions, de mes recommandations, qui ne seront pas des recommandations budgétaires mais des recommandations d’organisation, qui ne seront pas des recommandations chiffrées. »

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