Journée internationale contre l’homophobie, un fléau mondial

Journée internationale contre l’homophobie, un fléau mondial

mai 16, 2019 0 Par Redaction

Vendredi 17 mai est la journée internationale de lutte contre l’homophobie, alors que de nombreuses marches des fiertés sont organisées par ailleurs dans de nombreuses villes dont notamment Bruxelles, Sao Paulo ou Sofia . Dans de très nombreuses autres régions du monde, les personnes LGBT sont toujours maltraitées, ostracisées, emprisonnées, torturées et parfois condamnées à mort.

Nette hausse des actes homophobes en France

«2018 a été une année noire pour les personnes LGBT+ » selon l’association SOS Homophobie. L’association, qui a fêté ses 25 ans récemment, a vu une hausse de 15% des témoignages d’actes homophobes avec 1905 cas en 2018. L’association annonce plus spécifiquement une hausse de 66% des agressions physiques. Les autres actes incluent les menaces, insultes, et la diffamation.

«2018 a été une année noire pour les personnes LGBT+ »

Plus d’un cas sur deux est lié à des publications sur les réseaux sociaux et en particulier sur Facebook et Twitter. La France a été particulièrement perturbée à l’occasion du débat sur le mariage pour tous sous François Hollande, ce qui suscita une certaine incompréhension dans certains pays comme la Belgique et les Pays-Bas qui ont depuis longtemps adopté des régimes matrimoniaux de cet ordre.

Une très grande variété de législations face aux droits LGBT

San Francisco, ville légendaire de la communauté LGBT

Les populations LGBT ne font pas, à travers le monde, face aux mêmes situations. Si à Amsterdam, San Francisco et Londres, il est depuis de très nombreuses années possible d’assumer très largement son orientation sexuelle, la sanction est en revanche la peine de mort en Arabie Saoudite, Iran, Soudan, ou encore au Yemen. Un Sultanat, celui de Brunei, a récemment annoncé aller en ce sens avant que l’outrage mondial, et surtout les appels au boycott des palaces du Sultan à travers le monde, ne poussent ce dernier à annoncer que la peine capitale ne sera pas appliquée. Dans le Royaume des Saoud, la peine est la décapitation par le sabre. En Iran, la pendaison dans des stades, et au sein de l’ancien Etat Islamique, les homosexuels étaient jetés vivants du haut des immeubles.

Dans de très nombreux pays comme le Maroc, le Kenya, et en Thaïlande parmi d’autres, ce sont de lourdes peines de prison auxquelles la population LGBT risque de faire face. Peines de prison qui sont parfois théoriques. Singapour, ainsi, n’a pas abolit l’ancienne loi de la puissance coloniale britannique en la matière sans, dans les faits, la mettre en application.

A l’inverse, un nombre croissant de pays comme les Etats-Unis, le Canada, l’Afrique du Sud, et une majorité de pays

L’Afrique du Sud, pays le plus progressiste du continent sur les droits LGBT

d’Amérique du Sud et d’Europe de l’Ouest, ont élargi le mariage aux personnes de même sexe, et condamné les actes homophobes, une condamnation inscrite par exemple dans la Constitution de l’Afrique du Sud.

Une évolution des mentalités encore à améliorer

Au-delà des questions juridiques, les droits des LGBT sont aussi liés au ressenti de la population locale. L’homophobie est très présente, et parfois omniprésente dans certains pays. L’Europe centrale et la Russie sont ainsi particulièrement sujets à des comportements et opinions homophobes.

La vigilance est ainsi toujours de mise. Alors que des foules enthousiastes célèbreront la marche des fiertés, ils n’oublieront sans doute pas l’objectif de cette manifestation, la protection des populations LGBT et la reconnaissance de leurs droits.

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