En France, ce pays laïque et républicain, l’Assomption figure toujours parmi les 11 jours fériés français répartis sur l’année. Et celui-ci, le très catholique François Bayrou ne propose pas de le supprimer. Mais pourquoi cette fête religieuse chrétienne célébrée le 15 août est-elle encore en vigueur et quel est son sens ? On en profitera aussi pour faire le tour des pays qui chôment cette journée.
La Vierge Marie ou Napoléon
D’où nous vient cette fête de l’Assomption en France et pourquoi le 15 août est-il férié ? L’origine remonte au règne de Louis XIII (1610 – 1643), fils d’Henri IV et de Marie de Médicis. Ayant des difficultés à avoir un héritier, avec son épouse Anne d’Autriche, le roi se met alors à prier la Vierge Marie. Des processions dans les paroisses sont même organisées le 15 août. Miracle, en 1638, le petit Louis, qui deviendra Louis XIV, point le bout de son nez. Louis XIII décide alors que le 15 août sera une fête mariale, en l’honneur de la Vierge Marie.
La journée du 15 août est d’autant plus importante qu’à l’origine, cette date avait été choisie pour être le jour de la fête nationale en France et, ce, de 1806 à 1813. En effet, le nouveau régime impérial s’empresse d’instituer le 15 août comme jour de fête nationale. Jour de naissance de l’empereur et décrétée « Saint-Napoléon », cette date coïncide avec l’Assomption ainsi qu’avec la signature du concordat de 1801. Si le 14 juillet est encore fêté par certains, c’est de manière clandestine.
Mais finalement, la date du 14 juillet est définitivement décrétée fête nationale en 1880, tandis que le 15 août est déclaré jour férié. Quant au terme d’assomption, il n’apparaît qu’en 1950 lorsque le pape Pie XII décide de rendre officiel le dogme de l’Assomption.
Dans quels pays le 15 août est-il fêté ?
Évidemment, les grands pays de tradition catholique célèbrent le 15 août comme en Italie, au Portugal, en Espagne ou en Amérique du Sud comme aux Philippines.
Mais le 15 août a aussi été choisi pour célébrer tout autre chose que l’Assomption. En effet, dans le reste du monde, cette date correspond à d’autres festivités :
Au Congo, c’est la fête nationale, en référence à l’indépendance du pays, en 1960.
Au Japon, c’est le dernier jour d’O-Bon, un festival bouddhiste.
En Corée du Nord et en Corée du Sud, c’est la fête de la libération, face aux forces armées du Japon.
Depuis le « Liberation Day », le protectionnisme est devenu le fil rouge de l’économie mondiale, avec Donald Trump dans le rôle du méchant. Pourtant, sa résurgence ne date pas du 2 avril dernier et les États-Unis n’en ont pas l’exclusivité. En réalité, ils n’ont fait qu’emboîter le pas à l’Europe.
Depuis une quinzaine d’années, l’Union européenne multiplie les mesures non tarifaires à l’entrée du marché unique. Le recours aux normes sanitaires et environnementales s’est intensifié. Elle impose également des quotas d’importation, notamment sur certains produits agricoles et sur l’acier.
L’Union européenne multiplie les mesures non tarifaires à l’entrée du marché unique.
L’instauration d’une taxe carbone aux frontières de l’Union à compter du 1er janvier 2026 est perçue par ses partenaires comme l’équivalent de droits de douane. En effet, les produits importés seront soumis à une taxe en fonction des émissions générées lors de leur fabrication. Au nom de la souveraineté ou de l’emploi, les autorités européennes ont accepté que certains secteurs – microprocesseurs, batteries, énergies renouvelables – bénéficient d’aides publiques, ce qui fausse, par nature, les échanges.
Globalement, plusieurs marchés européens – ceux de la finance, de l’agriculture, de la culture, des transports ou des télécommunications – restent relativement fermés. Aux yeux des pays émergents et en développement, l’Europe s’isole de plus en plus et les États-Unis lui emboîtent le pas. Ce repli avant tout un aveu de faiblesse. C’est le signe d’un déclin économique et d’un refus de la confrontation commerciale. À terme, le risque est celui d’une marginalisation : le monde économique s’habitue à tourner sans l’Europe ni les États-Unis.
Les BRICS signent de plus en plus d’accords de libre-échange et développent des coopérations financières
Les BRICSreprésentent plus de 50 % de la population mondiale et réalisent plus du quart du commerce mondial. En 2050, ils devraient faire jeu égal avec les pays du G7 en termes de PIB. Ils signent de plus en plus d’accords de libre-échange et développent des coopérations financières de plus en plus poussées, avec pour objectif la mise en place d’un système indépendant du FMI et de la Banque mondiale.
De leur côté, les pays occidentaux peinent, depuis l’échec du cycle de Doha lancé en 2001, à conclure de nouveaux accords de libre-échange. L’impossible conclusion d’un accord entre les États-Unis et l’Europe – deux zones économiques pourtant en négociation depuis près de vingt ans – illustre cette tentation de repli.Les divergences en matière de normes sanitaires ont conduit à l’abandon des discussions, alors même que ces deux zones figurent parmi les plus rigoureuses au monde en la matière.
L’impossible conclusion d’un accord entre les États-Unis et l’Europe illustre cette tentation du repli
Le débat sur l’accord avec le Mercosur dans plusieurs pays européens, dont la France, témoigne de l’oubli de la théorie des avantages comparatifs. Malgré les gains obtenus dans le cadre d’accords précédents, notamment celui avec le Canada, les populations restent hostiles au développement des échanges.
La stratégie européenne est une erreur d’autant plus grave que le marché intérieur est appelé à s’étioler dans un contexte de déclin démographique. Faute de débouchés extérieurs, la croissance ne pourra que s’éroder au moment même où elle est indispensable pour financer l’augmentation des dépenses sociales.
Le choix de bâtir des murailles commerciales se traduit aussi par un affaiblissement du progrès technique. L’Europe a tout intérêt à s’ouvrir davantage et à construire une vision positive de l’avenir.
« Il y a quatre éléments, le feu, l’eau, la terre et l’air. L’amitié les rassemble, la haine les sépare». Empédocle se trompait, comme tout scientifique. Pour Thales, l’eau venait en premier. Pour Héraclite le feu. Pour Anaximène, l’air. L’amour et la haine, la vie, la mort. Chine, Inde, Hong Kong, Pakistan, Soudan, les inondations tuent. Les feux aussi en France, Grèce, Canada, Turquie. Les climatologues pointent le réchauffement climatique. La barre des 50 degrés déborde du Moyen-Orient, gagne la Turquie. Le Soleil Levant chauffe le Japon à 41°, son record. En Finlande le Cercle polaire tourne à 30°. Est-ce le signe que les milliards pour lutter contre le réchauffement sont plus que jamais urgents ? Ou que ce combat est vain? D’autres défis pressent. 184 pays négocient à Genève pour limiter la pollution plastique. Il n’y aurait pas un organisme vivant, sur terre, qui ne serait contaminé. Démocrite pensait que l’univers était composé d’atomes, les microplastiques sont des bombes atomiques. Le Cinquième Élément ne serait ni l’éther, ni le Christ, mais le plastique ? À voir. Il y a mieux.
Si vous aviez 50 000 milliards de dollars, à quoi les consacreriez-vous ?
1.000 milliards par an pour atteindre le « zéro plastique ». Une paille en regard des 9 000 milliards de dollars annuels pour atteindre les objectifs climatiques. Les dépenses militaires mondiales n’atteignent « que » 2 800 milliards de dollars. Si vous aviez 50 000 milliards de dollars d’ici 2030, à quoi les consacreriez-vous ? L’eau, la terre, l’énergie, l’air, le plastique, l’espace, la faim, la défense, l’IA ? Et si vous ne les aviez pas, comment les créer ? Ou faire sans ?
Ce qui protège la population aura la priorité. C’est pourquoi les forces armées reprennent du poids avec les risques de guerre. Les investissements contre les feux et les inondations suivront. 40 morts et disparus en Chine ? En 1931, les inondations avaient tué 4 millions de personnes. Sans compter les épidémies, famines, les crimes jusqu’au cannibalisme. Dans la seule nuit du 25 août, 200.000 personnes furent englouties après la rupture des digues de la rivière Huai. Ce qui compte, ce ne sont pas les dérèglements, mais les champs du possible, un univers en expansion de jour en jour.
En 1931, les inondations avaient tué 4 millions de personnes.
En Asie, les systèmes de prévention des feux utilisent des satellites pour la détection en temps réel des fumées. Télédétection et drones mesurent les niveaux des eaux souterraines en Indonésie, Malaisie, Philippines. La Corée anticipe les risques d’incendie avec drones et caméras de surveillance, dopés par l’IA.
Luxe de pays riches ? Le Vietnam a adopté le principe des « Quatre sur place » : « force sur place, équipement sur place, logistique sur place, commandement sur place ». L’action locale, immédiate, est la plus efficace. Comme toujours. Avec l’implication des communautés locales, la Namibie a réduit de 40% les incendies, la gestion des forêts et des pâturages a été monétisée. 95% des feux provenaient d’activités humaines. Le modèle a essaimé en Afrique australe. Au Costa Rica, agriculteurs et propriétaires sont payés pour protéger et reboiser la forêt. Le Costa Rica a doublé sa superficie forestière en trente ans. Malgré les feux, la France l’augmente de 80.000 hectares chaque année. Avec le principe du dépollueur-payé, celui du pollueur-payeur à l’envers. Le même mécanisme, au fond, que pour les crédits carbone.
Le moyen de créer 50.000 milliards de dollars ? De l’ingénierie financière, de l’horrible spéculation.
Le moyen de créer 50.000 milliards de dollars ? De l’ingénierie financière, de l’horrible spéculation : inventer de la monnaie, du crédit. Valoriser les puits de carbone, ceux de la forêt ou de la posidonie. Protéger se paie. Un organisme indépendant certifie que cette forêt, ce champ de posidonies, surveillé, entretenu, a stocké une certaine quantité de carbone. Chaque tonne de carbone stockée ou évitée est transformée en crédit carbone, matérialisé par un jeton numérique. Ce jeton, vendu sur un marché, constitue un actif, qui peut être apporté en garantie, etc. De même pour le plastique : la monétisation du plastique éviterait sa dispersion. Par exemple, la récupération du plastique pour en refaire du pétrole, lui apporte une valeur. Si chaque microplastique valait un gramme d’or, il n’y aurait plus de pollution. Spéculer sur des « bluecoins » ou les « greencoins » sauvera la planète plus sûrement que l’abstinence.
Les actifs écologiques représentent une « valeur carbone » qui, monétisée, alimente un circuit de financement « vert ». Ces valeurs ne sont pas assises que sur des certifications mais aussi sur des gains par rapport aux dommages, aux pénuries dues à la mauvaise gestion des eaux, aux économies d’énergie, aux diverses pollutions.
Nulle part en Europe, il ne devrait y avoir de pénurie d’eau.
Nulle part en Europe, il ne devrait y avoir de pénurie d’eau. Israël recycle 90% de ses eaux usées. L’Espagne, championne d’Europe, 14%. La France, 1%. Question de coût ? En Israël, le consommateur final paie 2,5 $ par m3. Au Danemark, 6 euros. En France, 4.5 ; Espagne, 2 ; Italie, moins d’un euro. Hors d’Europe, l’eau est à 1.3$ aux États-Unis, 0,6 au Canada, comme en Australie, 0,8. Le prix n’a rien à voir avec l’abondance ou la sécheresse, tout avec les subventions, les investissements, la gestion. L’IA simplifiera tout cela.
Un baril d’eau du robinet coûte au maximum 1€ (Danemark). Un baril d’eau en bouteille (plastique) revient à 80€. Le baril de pétrole est à 65$. Le cinquième élément, c’est celui de la transfiguration monétaire, magie de l’économie financière.
Revoilà le pétrole, puisque l’énergie est la grande question. Les expériences acquises montrent que ni le solaire, ni l’éolien, ne sont des substituts satisfaisants en l’absence de solutions de stockage. La géothermie, la maréthermie ouvrent des perspectives extraordinaires mais lointaines. Au-delà du changement climatique, l’Europe a intérêt à investir dans cette économie verte -et bleue- puisqu’elle importe presque toute son énergie, sauf celle d’origine nucléaire.
50.000 milliards de dollars pour stabiliser le réchauffement climatique. 15.000 milliards pour atteindre l’objectif de zéro plastique. 2500 milliards pour permettre un accès à l’eau potable aux 700 millions de personnes qui en manquent[1]. Sans parler de la faim, l’éducation, la santé, l’éducation, etc.
[1] Selon l’ONU . La banque mondiale double ce montant.
Le cinquième élément, c’est celui de la transfiguration monétaire. L’économie réelle naît de l’immatériel.
Apparaît ce miracle, la création de valeur à partir de la valorisation volontaire, un autre regard. Qu’est qu’un bitcoin ? Rien, moins qu’une tulipe. Ou 100.000 euros. Qu’est-ce qu’un crédit carbone ? Plus qu’un bitcoin puisqu’il s’appuie sur quelque chose de mesurable : de l’énergie ou du déchet. Le Cinquième élément, c’est l’invention de nouvelles monnaies.
Il se passe quelque chose dans la conception même du réel et de la matière. L’économie réelle naît de l’immatériel. Dénoncer « l’économie financière » est un présupposé d’ignorance. Sans création financière, pas d’eau, ni de logiciels, ni de livres. La connaissance, l’intelligence, le savoir, sont le pétrole et le blé d’hier. La civilisation matérielle devient immatérielle, et cette révolution, comme les autres, inventera de nouvelles monnaies. Si la matière telle qu’on la conçoit ne représente que 5% de la matière totale de l’univers, que sait la science? Le rationnement énergétique, le gaspillage des ressources, la fatalité du climat, tout cela touche à sa fin. Barrières mentales et physiques implosent.
Peut-être est-ce illusion naïve de croire dans le génie humain, la créativité, l’ingéniosité illimitée, au moins cela offre une chance. L’inverse obligerait à la sainteté, plutôt aux luttes sans pitié pour les ressources rares. Au contraire l’intelligence abonde, comme chacun le sait. « Il y a quatre éléments. L’amitié les rassemble ou la haine les sépare. » Heureusement il y en a cinq. Et ce Cinquième un multiple de multiplicateurs.
Laurent Dominati
a. Ambassadeur de France
a. Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press et de l’app bancaire des Français de l’étranger France Pay.
Sur Lesfrancais.press, « En toute confidence » (ETC) s’est imposé comme le podcast politique de référence pour nos compatriotes établit hors de France À notre micro, nos invités se sont en effet confiés sans détour, ont partagé leurs convictions, leurs indignations, ainsi que leurs propositions concrètes pour les expatriés. En cette période estivale, nous vous invitons à (re)découvrir les meilleurs moments de la saison passée. Et dès la rentrée, retrouvez de nouvelles interviews exclusives consacrées aux enjeux qui vous concernent directement, en tant que Français de l’étranger.
Écouter les meilleurs moments des 6 derniers mois d’En toute confidences
Débats d’actualité ETC : Trump, soins palliatifs et loi contre le narcotrafic
Porte-parole du parti Républicain pour la France, Nicolas Conquer pense que le succès de Donald Trump aux États-Unis pourrait se répliquer dans notre pays. C’est du moins ce qu’il confie lors de notre entretien. Il y exprime également son ambition de bâtir « une coalition forte de la droite » dans l’hexagone, en s’inspirant des stratégies menées outre-Atlantique.
Marie-Ange Rousselot lors des cérémonies du 8 mai Nicolas Conquer porte parole du parti américain Républicain en France
Du côté français, malgré un contexte politique particulièrement complexe, l’Assemblée nationale est parvenue à adopter plusieurs textes, notamment celui portant sur la fin de vie et les soins palliatifs. Marie-Ange Rousselot, députée Renaissance des Français de Suisse et du Liechtenstein, nous avait partagé son expérience acquise dans son pays de résidence, ainsi que les dispositifs mis en place pour accompagner les patients face à la douleur.
Vicent Caure député des Français d’Europe du Nord
Co-rapporteur de la loi pour lutter contre le narcotrafic, Vincent Caureétait venu nous présenter l’objectif de ce texte. Le député Ensemble pour la République de la troisième circonscription des Français établis hors de France avait alors alerté sur le fait que notre pays était de plus en plus exposé aux réseaux de la drogue. Il s’agissait alors de redonner des moyens, entre autres, aux policiers et aux gendarmes.
« En toute confidence » sur les lycées AEFE, les coupes budgétaires et le vote des expatriés
Longtemps considérées comme un fleuron de la présence française à l’étranger, les écoles du réseau AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) doivent aujourd’hui faire face à une nouvelle réalité. Sénatrice Renaissance et ancienne chef d’établissement, Samantha Cazebonne avait pris la parole sur nos antennes pour tirer la sonnette d’alarme. Comme on peut l’entendre dans ce podcast des « meilleurs moments », elle soulignait alors que l’ensemble de la communauté scolaire française à l’étranger avait désormais de sérieuses raisons de s’inquiéter. D’autant que les fonds publics ne pourront plus être mobilisés comme auparavant.
Samantha Cazebonne au Lycée français Anne de KyivYan Chantrel Sénateur des Français de l’étranger en séance plénière du Sénat
Également sénateur des Français établis hors de France et membre du Parti socialiste, Yan Chantrel avait souligné les difficultés rencontrées par le gouvernement en matière budgétaire. Très critique à l’égard des choix ministériels au cours de ce podcast « En toute confidence », le parlementaire avait alors rappelé que « sans les moyens, les vœux restent pieux et creux ». Cette dimension financière sera d’ailleurs déterminante dans l’élaboration de la future loi sur les Français de l’étranger, prévue pour le quatrième trimestre 2025.
Intervention d’Olivia Richard dans l’hémicycle du Sénat
Un projet de loi concernant les expatriés devrait donc intégrer l’ordre du jour et être présenté devant le Parlement à l’automne prochain. Plusieurs dispositions y seront examinées : le vote par internet fera-t-il partie des réflexions ? PourOlivia Richard, sénatrice Horizons représentant les Français de l’étranger, « les gens votent lorsqu’il y a un enjeu. Ce n’est pas parce que c’est plus simple qu’ils vont voter, c’est parce qu’ils sont très motivés pour le faire ».
Quel projet de loi pour les Français de l’étranger ? « En toute confidence » pose la question
La députée Éléonore Caroit, membre apparentée du groupe Ensemble pour la République, a d’ailleurs déposé une proposition de loi en faveur des expatriés. Cette initiative est cosignée par Karim Ben Cheïkh, parlementaire issu d’une autre formation politique, à savoir les écologistes. Elle nous avait d’ailleurs expliqué comment, sur ces questions concernent directement nos compatriotes établis hors de France, l’intérêt général pouvait primer sur les appartenances partisanes.
Eleonore Caroit députée des Français d’Amérique Latine et Caraïbes à Lima au Lycée FrançaisGabriel Richard Molard avec des militants du Parti Socialiste
Les discussions sont ainsi d’ores et déjà lancées pour affiner les propositions en faveur de nos ressortissants vivants à l’étranger. AinsiGabriel Richard-Molard, le nouveau premier secrétaire fédéral de la Fédération des Français de l’étranger pour le Parti socialiste, nous avait fait part de ses objectifs pour ce texte, notamment sur la caisse des Français de l’étranger (CFE), le réseau des écoles AEFE, y incluant les bourses scolaires.
Voici les meilleurs moments de notre podcast politique « En toute confidence » (ETC). Nous vous donnons rendez-vous très prochainement pour de nouveaux épisodes, où nous continuerons à relayer vos questions auprès des élus des Français de l’étranger.
Les 5 et 6 septembre, la Fabrique de la Diplomatie, événement phare de la rentrée diplomatique, organisé par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), ouvre ses portes à l’’université Sorbonne Nouvelle-campus Nation. Son objectif : réunir l’ensemble des parties prenantes de l’action internationale de la France afin d’échanger sur les relations internationales et décrypter les enjeux ! La bonne nouvelle, c’est que l’événement ouvert à tous ! Et si les Français de l’étranger se saisissaient de cette occasion ?
Un projet ambitieux du ministère des Affaires étrangères
Le ministère des Affaires étrangères et européennes a de grandes ambitions, en tout cas, c’est qui ressort de la page dédiée sur leur site qui annonce sobrement un :
« Moment fédérateur en interne, démonstration de la diversité des talents auprès de nos compatriotes, ce grand rendez-vous annuel vise également à susciter des vocations et à préparer la relève générationnelle. »
Ministère des Affaires étrangères et européennes
Mais le mieux c’est de laisser le directeur de l’Académie Diplomatique et Consulaire, Didier Le Bret, l’expliquer ! Pour cela, il suffit de consulter la vidéo disponible en cliquant sur le bouton ci-dessous :
Ces deux jours promettent donc de « changer le regard des Français sur la politique étrangère de la France ». Mais si la diplomatie française sera bien sûr la vedette, les experts du Quai d’Orsay ont aussi promis de parler des enjeux que représentent la naissance de l’Union européenne comme actrice sur l’échiquier mondial
Et sur leur site, on découvre que nos diplomates veulent s’ « enrichir de l’expertise des acteurs de l’action internationale ». Un nouvel appel du pied aux Français de l’étranger ?
Tables rondes, expériences interactives, rencontres inédites et ateliers pratiques
Ainsi, la Fabrique de la Diplomatie se veut un espace de dialogue où se rencontrent tous les acteurs de la scène internationale. Ministères, organisations internationales, think tanks, ONG, entreprises et universitaires se réuniront pour débattre et construire ensemble une diplomatie moderne, innovante et ancrée dans les réalités citoyennes.
Plus concrètement, le ministère des Affaires étrangères et européennes vous invite sur deux jours à un programme gargantuesque. Du vendredi au samedi soir, vous pourrez donc participer 5 forums, près de 60 tables rondes, 15 séances de projection, 6 spectacles d’arts-vivants, des rencontres avec des auteurs en pagaille, etc. Tous les noms dont des célèbres comme Jean-NoëlBarrot, Kaja Kallas (haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité), etc, à découvrir avec les horaires dans le programme à télécharger librement !
Et les soirées seront aussi animées avec le vendredi 05 septembre, une soirée avec de la DJ Nina, célèbre pour être passée fourneaux des restaurants aux platines, et pour son talent musical, qu’elle partagera avec nous, nous embarquent dans les meilleures transes house, techno et électro ! Tandis que le samedi soir, c’est une véritable soirée de clôture qui vous attend et qui se terminera avec la musique apaisante de Souad Massi, une auteure-compositrice-interprète et musicienne franco-algérienne ! Tout un symbole
En résumé, que vous soyez passionné par les questions géopolitiques, en quête d’orientation professionnelle ou simplement curieux, ne manquez pas cette opportunité unique de plonger au cœur des enjeux internationaux qui ont tant d’impact pour nous les Français de l’étranger. On se donne rendez-vous, les 5 et 6 septembre 2025, à la Fabrique de la Diplomatie ! Venez, apprendre et débattre avec ceux qui façonnent l’avenir du monde ! L’entrée est libre !
Les marchés européens ont ouvert en forte hausse jeudi 7 août, en réaction à l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane américains. Malgré la mise en place d’une taxe de 15 % sur la majorité des exportations européennes vers les États-Unis, l’euro s’est apprécié et les bourses européennes ont progressé, portées par l’optimisme des investisseurs.
À la mi-journée, le STOXX Europe 600 affichait une hausse de 0,9 %. Le DAX allemand grimpait de 1,9 %, tandis que le CAC 40 parisien gagnait 1,3 %. Depuis le début de l’année, les actions européennes ont ainsi progressé de près de 7 %, malgré le climat d’incertitude commerciale.
La monnaie unique a également poursuivi son rebond face au dollar. L’euro s’échangeait autour de 1,17 dollar (+0,1 %), en hausse de 13 % depuis janvier. Les investisseurs privilégient les actifs européens pour se prémunir contre les aléas de la politique économique américaine qui prévaut sous Donald Trump.
Côté obligataire, les coûts d’emprunt des gouvernements sont restés globalement stables.
Le rendement des obligations allemandes à 10 ans, référence de la zone euro, a légèrement reculé d’un point de base (0,01 point de pourcentage), pour s’établir à 2,63 %, confirmant un climat de relative stabilité sur les marchés de dette publique
« IL EST MINUIT !!! DES MILLIARDS DE DOLLARS DE DROITS DE DOUANE ENTRENT MAINTENANT AUX ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE ! »,
le président américain Donald Trump sur son réseau social, Truth Social, dans la matinée du 07 aout
Ces nouveaux tarifs sont présentés par l’administration Trump comme une réponse aux barrières commerciales de ses partenaires.
Bien que légèrement inférieurs à ceux annoncés en avril — et finalement suspendus — ils demeurent significatifs et risquent de raviver les tensions commerciales internationales.
WASHINGTON DC, UNITED STATES – MAY 30: United States President Donald Trump departs at the White House to U.S. Steel’s Irvin Works in West Mifflin, Pennsylvania in Washington D.C May 30, 2025. (Photo by Celal Gunes/Anadolu via Getty Images)
L’Euro en force
Le renforcement de l’euro et la hausse des stocks de l’UE interviennent alors que les nouveaux droits de douane américains sur les produits européens convenus à l’issue d’une rencontre entre Donald Trump et la responsable de l’UE Ursula von der Leyen il y a deux semaines sont en moyenne légèrement plus élevés qu’auparavant.
Pour rappel, le président américain avait déjà imposé des droits de douane de 50 % sur l’acier et l’aluminium, des droits de 25 % sur les voitures et les pièces détachées, ainsi qu’une taxe globale de 10 % sur la plupart des autres exportations de l’UE. Ces droits s’ajoutaient au taux moyen de 4,8 % appliqué aux marchandises européennes avant le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier.
Les taxes de 50 % imposées sur l’acier et l’aluminium restent en vigueur, bien que Bruxelles continue de faire pression en faveur d’un « système de quotas » dans lequel certaines exportations de métaux seraient frappées d’un taux inférieur.
Le droit de douane général de 15 % ne s’applique pas actuellement aux exportations de voitures de l’UE, bien que Washington et Bruxelles affirment tous deux que les automobiles sont couvertes par le prélèvement forfaitaire. Les représentants de l’UE s’attendent à ce que Donald Trump signe un décret abaissant les droits de douane sur les automobiles dans les prochains jours.
Les produits faisant l’objet d’une enquête spéciale au titre de l’article 232, notamment les produits pharmaceutiques et les semi-conducteurs, continueront d’être soumis à la taxe à l’importation américaine de 0 % jusqu’à ce que l’enquête soit terminée.
Donald Trump a laissé entendre hier que les exportations de semi-conducteurs vers les États-Unis seraient bientôt visés par une taxe de 100 %. Il a également déclaré en début de semaine que les exportations de produits pharmaceutiques pourraient être frappées de droits de douane allant jusqu’à 250 %.
Washington et Bruxelles affirment tous deux que les exportations de produits pharmaceutiques et de puces de l’UE sont couvertes par la taxe de 15 %.
En matière de protectionnisme, il n’existe jamais de bon accord. Celui scellé le dimanche 27 juillet à Turnberry (Écosse), entre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président américain, Donald Trump, n’échappe pas à la règle. Il constitue sans doute le meilleur des plus mauvais compromis. Le taux de 15 % retenu pour les droits de douane représente un triplement du tarif par rapport à celui en vigueur au mois de janvier. Il reste néanmoins inférieur à celui imposé à la Chine ou à l’Inde, et équivalent à celui pratiqué avec la Corée du Sud ou le Japon. Seul le Royaume-Uni bénéficie d’un régime plus clément en raison de son absence d’excédent commercial avec les États-Unis.
15% c’est mieux que 30%
L’Europe a ainsi évité un taux de 30 % qui aurait gravement compromis les échanges transatlantiques. Les concessions exigées par Donald Trump relèvent en grande partie du trompe-l’œil. L’obligation d’acheter davantage de matériels militaires américains ne devrait guère modifier les comportements des États européens déjà largement dépendants de l’industrie de défense américaine. Quant à l’objectif d’importer pour 750 milliards de dollars de ressources énergétiques, il semble irréaliste. La complexité des marchés et les impératifs de diversification font que ces volumes ne seront, en pratique, pas intégralement destinés au continent européen.
Quel que soit son contenu, cet accord confirme une leçon ancienne de l’histoire économique : l’élévation des droits de douane va de pair avec un ralentissement de la croissance. La décision de Donald Trump de porter à plus de 15 % le taux moyen des droits de douane américains pèsera mécaniquement sur l’activité mondiale. Contrairement aux certitudes de ses partisans, une telle politique ne rééquilibrera pas la balance commerciale et ne réindustrialisera pas durablement le pays. Du XIXe au XXIe siècle, la contraction des échanges a toujours produit des effets contreproductifs.
Une solution douanière trop simpliste
La force du protectionnisme réside dans la simplicité de son raisonnement. Il flatte les peurs, désigne un responsable extérieur et permet d’éluder les responsabilités internes. Cette logique n’est pas propre aux États-Unis : elle traverse les siècles et les continents. Les producteurs étrangers sont accusés de nuire aux consommateurs — voire, parfois, de les empoisonner — ou de menacer l’emploi national. Pourtant, sauf en cas de dumping ou de pratiques anticoncurrentielles avérées, les importations ne nuisent pas à l’économie. Nul n’imagine sérieusement qu’un exportateur chercherait à porter atteinte à la santé de ses clients. Les accords commerciaux incluent, du reste, des clauses strictes en matière sanitaire.
Donald Trump, comme bien des responsables politiques, adhère à une vision erronée de l’économie nationale : il postule que la balance commerciale doit être équilibrée dans tous les secteurs. Cette approche contredit la théorie des avantages comparatifs, selon laquelle la prospérité repose sur la spécialisation dans les domaines où le pays est le moins inefficace. Chercher à tout produire soi-même est coûteux, inefficace, et conduit à un gaspillage des ressources et des compétences.
La désindustrialisation partielle des États-Unis, souvent perçue comme une faiblesse, leur a permis de se repositionner sur les technologies de l’information et de la communication, secteur dans lequel ils enregistrent des excédents significatifs. Relocaliser à tout prix la sidérurgie, l’automobile ou la chimie relève davantage du réflexe politique que d’une stratégie économique. La véritable souveraineté ne consiste pas à tout produire sur le sol national, mais à éviter la dépendance à un fournisseur unique, national ou étranger. Les monopoles, où qu’ils soient, perturbent toujours la bonne organisation des marchés.
Rapport de force
Le protectionnisme promu par Donald Trump s’inscrit dans une logique de rapport de force, voire de projection impériale avec, en toile de fond, un mercantilisme d’un autre âge. Le Président américain aime croire en la possibilité de faire financer le déficit public abyssal — à 7 % du PIB – par les importateurs tout en imposant sa vision du commerce international. Il dessert dans les faits les intérêts de son économie et de sa population.
L’accord de Turnberry illustre ainsi une tentative bancale de concilier nationalisme économique et maintien des alliances transatlantiques. Il sacrifie les principes de l’ouverture sur l’autel d’un rééquilibrage chimérique. Derrière l’apparente fermeté douanière se dissimule une profonde méconnaissance des dynamiques contemporaines du commerce mondial. Les murailles tarifaires n’empêchent pas les fissures économiques de s’élargir. Elles témoignent avant tout d’un aveu de faiblesse.
Pour l’heure, l’Europe a refusé d’entrer dans cette spirale protectionniste qui aurait pénalisé à la fois ses entreprises et ses citoyens. Ce choix est celui de la raison, mais aussi du courage politique. Il réaffirme une conviction forte : quand il est régulé et fondé sur la réciprocité, le libre-échange demeure un vecteur de prospérité partagée.
L’été se poursuit tranquillement. Entre le soleil, les apéros, les journées piscine ou plage… Il fait chaud et on rêve tous d’une boisson désaltérante ! Et pour plaire aux petits expatriés comme aux grands Français de l’étranger, on vous présente notre sélection de cocktails sans alcool de l’été 2025 ! Il y en aura pour tous les goûts et tous les prix ! À déguster sans modération, ces boissons sont les stars de l’été. On y va ? Et on n’oubliera pas les Mocktails.
Un cocktail sans alcool, c’est de l’art !
Un cocktail sans alcool, c’est l’art de jouer avec les saveurs, de capturer l’essence des fruits, des épices, et parfois même des fleurs. Ces boissons, elles ne se contentent pas de rafraîchir : elles subliment chaque gorgée, en apportant un équilibre parfait entre douceur, acidité et parfum. Pas besoin d’une goutte d’alcool pour créer cette alchimie. Juste le bon mélange, les bons ingrédients, et une touche de créativité.
Les classiques, on les connaît tous, mais ils ne se démodent jamais. Le Virgin Mojito avec sa menthe fraîche et son citron vert, c’est l’incontournable des soirées estivales. Le Shirley Temple, ce petit bijou sucré aux notes de grenadine, parfait pour les grandes occasions comme pour les après-midis d’été. Et que dire de la Virgin Piña Colada ? Un aller simple pour les tropiques, sans même quitter sa terrasse. Ces recettes-là, elles sont intemporelles, mais ce n’est pas une raison pour ne pas les revisiter. Un peu de fruit de la passion, un trait de sirop de basilic ou même quelques pétales de rose, et voilà un classique qui retrouve une nouvelle vie.
MATCHA GLACÉ AVEC DU LAIT D’AVOINE
Le matcha continue de s’imposer aux 4 coins du monde, mais désormais il existe une version rafraîchissante. Mélangez de la poudre de matcha à de l’eau chaude jusqu’à dissolution complète, ajoutez des glaçons et terminez par du lait d’avoine froid. Une touche de sirop d’agave lui confère un équilibre parfait. Idéal pour les après-midi élégants et énergiques.
Matcha glacé avec du lait d’avoine
THÉ GLACÉ À L’HIBISCUS ET AUX FRUITS ROUGES
Une recette simple pour tous, il suffit de faire infuser des fleurs d’hibiscus dans de l’eau chaude, ajouter du miel selon votre goût et laisser refroidir. Mélanger avec des fruits rouges (fraises, myrtilles) et beaucoup de glace. Sa couleur intense et son goût légèrement acidulé en font un joyau de l’été.
Thé glacé à l’hibiscus et aux fruits rouges
MOCKTAIL D’ANANAS ET DE NOIX DE COCO
Voilà une recette dédiée à ceux qui rêvent de plages. Mélangez du jus d’ananas frais avec du lait de coco et de la glace. Secouez bien et servez avec une tranche d’ananas frais. Un goût de vacances à chaque gorgée, sans une goutte d’alcool.
Mocktail d’ananas et de noix de coco
EAU FRAÎCHE À LA PASTÈQUE ET À LA MENTHE
Simple et efficace, découvrez ou redécouvrez une combinaison vibrante, parfaite pour lutter contre la chaleur. Écrasez de la pastèque réfrigérée, ajoutez des feuilles de menthe fraîche, un zeste de citron vert et un filet d’eau minérale. Servez sur de la glace et décorez avec une tranche de citron vert. Doux, léger et parfait à tout moment de la journée.
Eau fraîche à la pastèque et à la menthe
COCONUT HIBISCUS BREEZE
La boisson Coconut Hibiscus Breeze est une délicieuse fusion tropicale qui puise son inspiration des paysages ensoleillés et des traditions culinaires des îles du Pacifique. Originaire des régions où l’hibiscus et la noix de coco abondent, ce cocktail sans alcool rafraîchissant est non seulement un régal pour les papilles, mais il est également riche en antioxydants grâce à l’hibiscus, et en électrolytes naturels grâce à l’eau de coco. Sa recette simple combine de l’eau de coco fraîche, des fleurs d’hibiscus séchées infusées, un soupçon de jus de citron vert pour équilibrer les saveurs, et une touche de miel ou de sirop d’agave pour adoucir le tout. Servie bien fraîche, la Coconut Hibiscus Breeze est une invitation au voyage et au bien-être.
Au début de l’été, entre le 30 juin et le 1er juillet 2025, l’Assemblée nationale a voté un texte sous proposition du gouvernement et dans la foulée celle-ci a été publiée au journal officiel. Ces nouvelles dispositions réunies dans la « loi 2025-594 du 30 juin 2025 contre toutes les fraudes aux aides publiques » cache une réelle révolution quant aux échanges de données entre administration. Avant le premier juillet, les échanges étaient très encadrés, voir complexes, afin d’éviter le fichage centralisé des Français. Désormais, cela est possible librement, en même temps Tracfin a vu son périmètre se renforcer et les administrations peuvent désormais suspendre en cas de doute les versements. On fait le point pour les Français de l’étranger.
Échanges d’informations entre administrations
Le texte renforce donc le rôle de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) (pouvoirs d’enquête et de sanctions étendus, accès aux données nécessaires…) de même que les échanges d’informations entre administrations, notamment entre la DGCCRF, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), l’Agence nationale de l’habitat (Anah) et la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Ici, ce sont les aides indues à la rénovation ou à la transition énergétique qui sont visées.
Mais, plus inquiétant, il y a aussi un volet de cette réforme inséré dans le code de la sécurité sociale, un volet concernant les fraudes aux aides. Des échanges de données entre services (notamment entre le fisc et la DGCCRFD/DDCCRF). Au passage, certains secrets sont levés au profit notamment des inspections générales que sont l’Inspection générale des Finances et son pendant dédié à l’administration.
Est prévu, dans ce texte, un régime par défaut de suspension du versement des aides publiques (plafonnée à trois mois, renouvelable sous condition), ou de rejet d’une demande d’aide, en cas « d’indices sérieux de manquement délibéré ou de manœuvres frauduleuses en vue d’obtenir ou de tenter d’obtenir indûment l’octroi ou le versement d’une aide publique » .
Concrètement, l’administration concernée pourra, librement, suspendre les versements des droits sociaux ou subventions si elle considère que votre situation n’est pas claire. Par expérience, on sait que la spécificité des Français de l’étranger est souvent mal connue des administrations. On pense y aussi aux aides remis aux étudiants en France, toujours attaché à leurs parents fiscalement à leurs parents non-résidents, il faudra faire preuve de patience pour faire comprendre que l’enfant, même si fiscalement est lié à ses parents, a bien le droit comme tous les autres Français aux aides prévues. Et des cas de ce type sont assez nombreux. Il faut donc mieux anticiper des retards de versement.
Tracfin mène de front trois missions principales : la lutte contre la criminalité économique et financière, la chasse à la fraude aux aides publiques et la défense des intérêts fondamentaux de la Nation. Dans le viseur du service de renseignement financier figurent, en autres, la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Pour mener à bien ses enquêtes, le service de renseignement dispose d’un droit de communication auprès des professionnels concernés par la lutte anti blanchiment (CMF, art. L561-25). Tracfin peut, par exemple, demander les pièces nécessaires à la reconstitution de transactions opérées par une personne ou une société. Ce droit de communication s’applique aux organismes financiers (banques, société de gestion, etc.). C’est ce dernier qui a été renforcé ne laissant qu’une exception.
En effet, les seuls citoyens qui bénéficient d’un régime dérogatoire, ce sont les avocats. Pour obtenir des documents, les agents doivent formuler une demande « au bâtonnier de l’ordre auprès duquel l’avocat est inscrit », nous précise le ministère.
Autre pouvoir à la disposition des agents : le droit d’opposition à la réalisation d’une opération financière douteuse. Avant même qu’une opération n’ait été réalisée, une transaction immobilière par exemple, Tracfin a la possibilité de la bloquer en usant de son droit d’opposition. Un droit que le service a utilisé à 132 reprises en 2023. Un chiffre très largement supérieur aux années précédentes (124 oppositions entre 2017 et 2022).
Enfin, c’est l’occasion dans cet article de faire le point sur les rumeurs qu’on voit apparaitre sur les réseaux sociaux parfois même parmi des élus consulaires. Le grand fantasme qui occupe les « paranoïaques » c’est la mise en place d’un système de « tracking » de vos voyages dès que vous passez la frontière française. Pour cela, il se dit que les autorités françaises auraient accès à tout moment aux fameux PNR.
Mais qu’est-ce que le PNR ? Le Passenger Name Record est un numéro de réservation utilisé dans le domaine du voyage, en particulier pour les réservations de vols. Il s’agit d’un identifiant unique attribué à chaque passager ou groupe de passagers par la compagnie aérienne ou l’agence de voyage après la réservation de leur billet d’avion. Il est vrai qu’une directive de l’Union européenne vise à réglementer le transfert des données PNR des compagnies aériennes aux autorités nationales, ainsi que leur traitement. En vertu de cette directive, les compagnies aériennes doivent fournir des données PNR pour les vols entrant ou sortant de l’UE.
Mais le cadre légal est strict, les autorités ne peuvent solliciter ces données sans justification prévue dans la directive. Ainsi si l’on peut concevoir que la lutte contre le terrorisme et les formes graves de criminalité puissent justifier l’accès au PNR par les autorités judiciaires pour assurer la sécurité des personnes, la lutte contre la fraude fiscale ou sociale est loin de constituer une justification toute aussi valable.
Récemment, la CJUE a rendu un arrêt fort instructif le 21 juin 2022 portant sur la directive PNR de 2016 et réaffirmant dans des termes forts le caractère limitatif de tout transfert de données des passagers. Pour la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE), le droit de l’Union européenne, en particulier l’article 2 de la directive PNR :
« doit être interprété en ce sens qu’il s’oppose à une législation nationale qui prévoit, en l’absence de menace terroriste réelle et actuelle ou prévisible à laquelle fait face l’État membre concerné, un système de transfert, par les transporteurs aériens et les opérateurs de voyage, ainsi que de traitement, par les autorités compétentes, des données PNR de l’ensemble des vols intra-UE et des transports effectués par d’autres moyens à l’intérieur de l’Union, en provenance ou à destination de cet État membre ou bien encore transitant par celui-ci, aux fins de la lutte contre les infractions terroristes et les formes graves de criminalité ». – Arrêt du 21 juin 2022 de la CJUE
Ainsi, la CJUE réaffirme que la protection de la vie privée et de la liberté de circulation ne sont pas des objectifs inférieurs à la lutte contre la fraude fiscale ou sociale, et méritent d’être préservées. Donc pas de panique, non, vos voyages ne sont pas transmis au fisc ou à la CAF. Pour autant, le cadre réglementaire se rigidifie et il est, donc aujourd’hui, encore plus important de renseigner correctement les administrations ou institutions (Banque, Courtier, assurance), avec lesquelles vous avez des relations afin d’éviter des blocages ou pire des incompréhensions qui pourraient conduire à devoir aller vous défendre au tribunal administratif voir correctionnel.
L’été se termine tout doucement en ce mois d’août, les vacances sont bien trop courtes qu’on soit résident ou non. Alors pour profiter de ces derniers jours, on vous propose de découvrir les meilleurs parcs aquatiques français ! Créés dans les années 1990, ces parcs proposent désormais une grande variété d’activités pour enfants et adultes. Ainsi, les familles peuvent profiter des bassins et autres toboggans, adaptés selon les âges. Quant aux amoureux des sensations extrêmes, ils se réjouissent avec des expériences inédites : descentes dans le noir, simulateurs de surf, etc. Alors Français de l’étranger, êtes-vous prêts à mouiller le maillot ?
Aqua’Fun Park / Cobac Parc (Ille-et-Vilaine)
On commence notre tour de France par le Nord et l’ Aqua’Fun Park ! Avec ses onze toboggans, cet espace niché dans le parc d’attraction régionale le Cobac, a de quoi vous séduire.
Il dispose d’un large choix d’activités pour les enfants avec l’Aqua Kids Park : jets d’eau, toboggans… Les plus grands pourront tester la Vague, accessible en bouée, ou encore le Niagara, un toboggan circulaire avec six virages ! L’Aqua’Fun Park est basé à Lanhélin, entre Saint-Malo et Rennes. Vous pouvez donc envisager d’y passer une journée entière, à essayer les différentes animations proposées sur l’ensemble du domaine.
AquaFun Park / Cobac Parc (Ille-et-Vilaine)
Atlantic Park (Landes)
On continue notre voyage en descendant les côtes atlantiques jusqu’aux Landes. Où on y découvre l’incontournable parc aquatique de Seignosse qui vous accueille sur 2 800 m2 de bassins.
Au Atlantic Park, dans une eau chauffée à 27 °C, vous profiterez de la rivière à contre-sens et des bains à remous. Vous découvrirez des glissades allant du simple bleu, comme le Flash Tube, jusqu’au redoutable noir, avec le Super Kamikaze. Pour les enfants, une zone Bout’Chou et des glissades vertes leur sont réservées ! Bon à savoir, certains parcs aquatiques en France, comme celui-ci, n’ouvrent leurs portes qu’entre la mi-juin et la fin août. Profitez en ces prochains jours !
Atlantic Park (Landes)
Espace Grand Bleu (Hérault)
Pour ce troisième parc aquatique, on saute les Pyrénées et on se retrouve sur les côtes de la Méditerranée dans l’Espace Grand Bleu, au cœur de la Plaine des Jeux de La Grande-Motte, à proximité de Montpellier.
Ouvert du lundi au dimanche, ce parc aquatique s’adresse à tous les publics. Il se compose de cinq bassins et de toboggans, en plus d’un espace extérieur. Celui-ci comporte trois toboggans, une aire de jeux d’eau pour les petits et un bain bouillonnant. Tout est donc réuni pour vous y faire passer d’agréables moments en famille ou entre amis !
Espace Grand Bleu (Hérault)
Aquasplash (Alpes-Martimes)
Plus à l’est, on arrive sur la côte d’Azur où les animations aquatiques ne manquent pas. On se penche sur le vestige du Marineland, le parc aquatique Aquasplash à Antibes. C’est une destination incontournable sur la Côte d’Azur.
Aquasplash offre une journée de divertissement aquatique avec ses nombreux toboggans, sa piscine à vagues et ses attractions adaptées à tous les âges. Que vous soyez en quête de sensations fortes ou simplement à la recherche d’un moment de détente en famille, ce parc propose plus de 2000 mètres de glisse sur une superficie de 20 000 m². Avec des espaces dédiés aux enfants comme l’espace Aquatique Pirate Island, et des zones de restauration, Aquasplash garantit une journée rafraîchissante et amusante pour tous. Facilement accessible depuis Nice et les environs, le parc est ouvert tous les jours en juillet et août, de 10h à 19h, et propose des tarifs avantageux pour les enfants
Aquasplash (Alpes-Martimes)
Western Splash (Corse)
On l’oublie souvent mais l’île de beauté a aussi son parc aquatique. C’est du côté de Bastia que vous trouverez celui-ci et c’est l’un des plus récents en France.
Ouvert en 2017, le Western Splash vous propose une piscine à vagues de 600 m2 ainsi qu’une grande variété de toboggans. Des transats sont également mis à votre disposition près des bassins. De nombreuses animations sont aussi programmées en soirée.
Western Splash (Corse)
Aquaparc BeFun (Rhône)
On quitte les rivages pour s’enfoncer dans le cœur de France, et on se donne rendez-vous à quinze minutes de Lyon à l’’Aquaparc Befun.
C’est un parcours de haut niveau qui attend les aventuriers en herbe sur 1 500 m2. En effet, il s’agit de structures gonflables où l’équilibre et la souplesse sont de rigueur. En toute sécurité, il vous faudra grimper, glisser et sauter pour espérer arriver au bout ! Rires et bonne humeur sont garantis le temps de quelques heures de détente. Accessible à partir de six ans, ce parc est ouvert tous les week-ends entre juin et août.
Aquaparc BeFun (Rhône)
L’Aquaboulevard (Paris)
On finit ce tour de France par la capitale et le célèbre Aquaboulevard.
Car parmi les parcs aquatiques à faire en France, il est impossible de ne pas mentionner l’Aquaboulevard ! Ce parc situé dans le quinzième arrondissement de Paris dispose d’espaces intérieurs et extérieurs, dont un espace détente. Les visiteurs découvriront une dizaine de toboggans différents, ainsi que des activités comme le wakeboard ou une piscine à vagues. Pour les tout-petits, une grande glissade les attend avec l’Aquajonas, dont le départ se trouve dans la baleine suspendue !