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  • Saison touristique 2025 : ça coince en France

    Saison touristique 2025 : ça coince en France

    Après une saison estivale 2024 rythmée par les incertitudes liées aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris, la fréquentation touristique devait marquer un certain retour à la normale en 2025, en atteignant les niveaux enregistrés en 2023. Mais si en dans les grandes villes qui ont accueilli les JO l’année dernière, la fréquentation est en hausse, cela se fait aux dépens des autres régions. Alors pourquoi ça coince en France pour cette saison touristique 2025 ?

    L’inflation

    La première coupable désignée c’est l’inflation mondiale avec des taux importants ces dernières années, 5,76 % en 2024, 6,66% en 2023 et 8,63% en 2022. Le portefeuille des touristes en est amaigri, et cela commence à se faire sentir sur le tourisme. Alors que la saison estivale devrait battre son plein, les vacances d’été ont débuté difficilement pour certains professionnels du secteur.

    Photo illustation de l'impact de l'inflation sur le tourisme en France ©AFP
    Photo illustation de l’impact de l’inflation sur le tourisme en France ©AFP

    À Martigues par exemple, dans les Bouches-du-Rhône, la plage est bondée. Pourtant, les commerçants autour peinent à en ressentir l’effet. « À cette heure-là, on [devrait avoir] au moins des bons qui vont jusqu’ici, avec beaucoup de sucrés, vu qu’on arrive à l’heure du goûter. On devrait être dans le gros rush de l’été jusqu’au 15 août. Et là, clairement, on commence à se poser des questions », confie Alexandre Pors, gérant de l’En-cas à TF1.

    Un budget en baisse

    En plus de l’inflation, la situation internationale et les difficultés rencontrées par tous les pays pour passer la mutation économique en cours, poussent à être raisonnable en limitant les dépenses en vacances. Ainsi le taux d’épargne a bondi et le budget vacances a, lui, chuté.

    Les restaurateurs sont ceux qui souffrent le plus, car il y a un changement dans le comportement de la clientèle. Dans les postes de loisirs vacances, ce sont ceux-là qui pâtissent le plus de la hiérarchie des dépenses. Les touristes vont moins souvent au restaurant et quand ils y vont, ils dépensent moins. Une tendance que confirme Frédéric Ghintran, patron de trois restaurants à Nice à France 3.

    « Dans mes établissements, je fais un peu mieux que l’an passé, mais ce n’est pas significatif de ce qui se passe autour de moi. Le panier moyen est à la baisse même s’il y a plus de clients qu’avant. Oscar, le 1er restaurant que j’ai eu dans la rue piétonne, fait 5 % de chiffre d’affaires de moins que l’an passé alors qu’il enregistre davantage de fréquentation. » – Frédéric Ghintran, patron de trois restaurants à Nice

    Frédéric Ghintran devant un de ses restaurants ©Frédéric Ghintran
    Frédéric Ghintran devant un de ses restaurants ©Frédéric Ghintran

    Le salut par les étrangers

    Sur les quatre premiers mois de l’année 2025, la France, selon l’agence dédiée, a en effet enregistré une nette progression de son attractivité auprès des clientèles étrangères. Les recettes touristiques internationales ont atteint 21,4 milliards d’euros, en hausse de 8 % par rapport à la même période l’an passé. Mieux encore : le solde de la balance des paiements touristiques s’est amélioré de 25,4 %, traduisant une intensification des flux entrants. Cette embellie s’explique notamment par le retour en nombre des visiteurs européens, avec des hausses significatives enregistrées du côté de l’Allemagne (+25 %), des Pays-Bas (+24 %) ou encore de l’Espagne (+15 %). Seule la clientèle britannique affiche un recul notable (-18 %).

    Ainsi, les touristes internationaux sont attendus en nombre, les prévisions d’arrivées aériennes internationales annonçant une progression de 4,7 % sur la période juin-août 2025. Les visiteurs du Danemark, de Suède et d’Australie (+15 %), du Canada et de Chine (+10 %) seront notamment plus nombreux en France cet été. Les Américains aussi, mais dans une moindre mesure (+3 %).

    Enfin, notons que les étrangers qui viennent chaque année sur la Côte d’Azur, et en particulier dans la ville du festival du film Cannes, continuent de dépenser. En particulier ceux issus des pays du Golfe (c’est une constante), qui choisissent l’ultra luxe mais il y a aussi, à Cannes comme à Nice, une clientèle Airbnb contre laquelle les avis sont très partagés.

  • Vacances : retour sur l’histoire des congés payés

    Vacances : retour sur l’histoire des congés payés

    En 2025, en occident, partir en vacances semble une évidence pour une grande majorité de citoyens. Pourtant, et les Français de l’étranger le savent bien, ce droit au repos n’est pas une évidence dans de nombreux pays. Et même chez nous, il a été conquis au fil des décennies. Des premiers bains de mer prescrits par les médecins aux congés payés arrachés de haute lutte, petit retour sur les grandes étapes qui ont transformé notre rapport au temps libre.

    La révolution industrielle

    Il faut attendre le milieu du XIXe siècle, et la propagation sur le vieux continent de la révolution industrielle, pour que l’idée même de « prendre des vacances » entre dans le quotidien des élites. À l’époque, ce n’est pas tant le loisir qui motive ces séjours mais la santé. Ainsi, les stations balnéaires se développent sous l’impulsion des médecins qui prescrivent les bains de mer. De Dinard (Ille-et-Vilaine) à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), en passant par Marseille (Bouches-du-Rhône), la bourgeoisie découvre les bienfaits de l’iode… et les premières cabines de plage.

    Mais pour la majorité des Français, pas question de repos : l’été est synonyme de moissons et de dur labeur. Les vacances sont encore un privilège de classes.

    Le front populaire

    C’est en 1936, que le front populaire, mené par Léon Blum, et dont la gauche d’aujourd’hui se dit successeuse, accorde deux semaines de congés payés à tous les salariés. Pour beaucoup, c’est la première fois qu’ils peuvent partir en voyage. Les gares se remplissent, les plages se démocratisent, et la Méditerranée devient enfin accessible aux classes populaires.

    Le mythe des vacances à la mer est lancé. On parle de « transhumance estivale », et les premières images de Parisiens en short sur les plages de Normandie ou d’Occitanie entrent dans l’imaginaire collectif.

    Illustration premiers congés payés en 1936 ©INRA
    Illustration premiers congés payés en 1936 ©INRA

    La généralisation

    Dans les années 70, les vacances deviennent un vrai rituel de masse. Avec la généralisation de la voiture individuelle, les routes se remplissent en juillet et août. La France s’équipe : clubs de vacances, campings, résidences secondaires, aires d’autoroute… Le tourisme devient un moteur économique.

    Avec l’obtention des quatre semaines de congé en 1968, impulsée par l’entreprise Renault six ans plus tôt, les familles s’organisent autour de la fameuse « quatorzaine » à la mer, à la montagne ou à la campagne. Le Club Med, créé en 1950, incarne cette envie de tout oublier, dans un ailleurs confortable. Le bronzage devient signe de liberté, et les cartes postales remplissent les boîtes aux lettres.

    Ouverture du premier Club Med en 1950 à Alcudia ©Clubmed
    Ouverture du premier Club Med en 1950 à Alcudia ©Clubmed

    Le virage des années 2000

    Avec le nouveau siècle, les citoyens en vacances deviennent plus exigeants et demandent davantage de flexibilité, de choix… Et cela dévoile aussi des disparités : certains partent plusieurs fois par an en week-end prolongé, quand d’autres n’ont pas les moyens de quitter leur domicile.

    Et depuis cette décennie, une autre tendance émerge : le « slow tourisme ». Les citoyens sont friands, désormais, de séjours en van, de micro-aventures ou de voyages responsables.

    Néanmoins, les voyages en avion perdurent grâce à leurs prix compétitifs. Même si les tendances écoresponsables privilégient les traversées en train ou dans la voiture familiale. Mais une chose reste : l’attachement profond des Français à leurs vacances. Car plus qu’un luxe, elles sont devenues un besoin, presque une revendication sociale. Et chaque été, elles continuent d’écrire notre histoire collective qu’on soit expatrié ou non !

    Photo illustration ©Stockadobe
    Photo illustration ©Stockadobe
  • Tout ce qu’il faut retenir de l’actualité européenne 2024-2025

    Tout ce qu’il faut retenir de l’actualité européenne 2024-2025

    Fin de saison pour Lesfrancais.press, le site d’actualités des Français de l’étranger et des expatriés, mais aussi pour Euractiv, le leader de l’information européenne. Et comme chaque année, on revient sur les faits marquants de la saison. Alors que fallait-il retenir de l’actualité européenne 2024/2025 ?

    Les 12 derniers mois furent bien remplis, crise en Ukraine, guerre commerciale, tensions budgétaires et impératifs sécuritaires ont ponctué l’année d’Ursula von Deyer.

    Le nouveau plan financier de l’UE

    Les premiers mois de la nouvelle mandature d’Ursula von der Leyen furent dédiés en plus de l’actualité internationale à imaginer un nouveau budget pour l’Union européenne de 2027 à 2032. Cela se traduit par la soumission d’un cadre financier pluriannuel (CFP) aux institutions. Celui-ci est le plan de dépenses traduisant les priorités financières de l’UE sur au moins cinq ans, dans la limite de ses ressources propres (article 312 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne [TFUE]).

    Celui-ci a été construit, en plus, dans un contexte monétaire tendu. L’Europe voudrait bien damer le pion au Dollar.  Un défi qui s’inscrit dans la logique de résistance aux attaques douanières des USA qu’on affronte depuis l’investiture de Donald Trump.

    budget union européenne
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    Une guerre commerciale inattendue

    Avec l’arrivée de ce président américain pour son deuxième mandat, c’est l’échiquier diplomatique et la table que Donald Trump a renversé en quelques mois. L’allié américain sur plusieurs sujets s’est révélé instable. Une onde qui a déstabilisé la solidarité européenne.

    Les conséquences furent multiples et parfois bien éloignées des rivages de la Côte Est des USA. Les agriculteurs, déjà régulièrement en conflit avec la commission européenne, ont dû manger leur pain noir.

    Mais dans ce marasme, la France a remporté la compétition pour accueillir la nouvelle autorité douanière sur son sol à Lille.

    guerre commerciale UE-USA
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    Un pilier vacille : Schengen

    L’autre grand sujet, et ce n’était pas prévu, c’est la dynamique négative qui s’est installée au sein de l’Espace Schengen pourtant cette année il célébrait ses 40 ans. Signé le 14 juin 1985 à Schengen, un petit village situé sur la triple frontière Luxembourg – France – Allemagne, le traité de l’espace Schengen marque le début de la libre circulation en Europe. 

    Si la suppression des frontières intérieures constitue l’un des piliers du traité de Schengen, celui-ci prévoit néanmoins des exceptions en cas de circonstances exceptionnelles.  Chaque État membre peut temporairement rétablir des contrôles aux frontières en cas de menace pour l’ordre public ou la sécurité nationale. Cette mesure ne peut excéder six mois et doit faire l’objet de consultations préalables avec les autres pays membres. Une disposition qu’un nombre d’États important ont activée cette année.

    Les raisons ? Le retour de la part d’une vague migratoire et les lacunes des systèmes nationaux de gestion des arrivées, qui attend toujours leur unification quitte à provoquer de nombreux couacs aux frontières qui étaient parfois ouvertes depuis des décennies comme celle entre l’Allemagne et le Luxembourg.

    L’espace Schengen a 40 ans ©Commission européenne
    L’espace Schengen a 40 ans ©Commission européenne

    Vers une défense européenne ?

    L’autre surprise, encore une fois liée au retour de Donald Trump, c’est le volet sécuritaire qui s’est imposé comme sujet prioritaire. Alors que les États avaient rejeté, et en premier lieu la France du Général De Gaulle, le projet soumis par les pères fondateurs de l’Europe dans les années 50/60, de constituer une Communauté de Défense européenne, les exigences américaines le remettent en scelle.

    Cette évolution aura de lourdes conséquences, les Européennes ayant largement délégué leur défense à l’allié américain. Il va falloir se rééquiper et financer ces nouvelles dépenses. Et pour cela, Ursula von der Leyen a repris l’idée de l’emprunt commun comme cela avait été fait pour la Covid. C’est donc 800 milliards d’euros qui seront levés afin d’acheter du matériel militaire européen et militariser une partie de l’Agence spatiale européenne (deux aubaines pour la France).

    C’est donc un changement fort de paradigme fort pour l’Europe mais aussi un réveil salvateur que la Commission européenne voudrait voir pris en compte par les populations. Pour cela, elle désire mettre en place un plan d’autonomie des citoyens en cas de catastrophes naturelles ou d’attaques militaires.

    Mais ce virage aura aussi des conséquences financières sur les autres volets du fameux cadre financier pluriannuel Parmi les victimes, on retrouve les régions de nos pays qui vont devoir se serrer la ceinture avec moins de subventions.

    Rencontre UE/Ukraine en Septembre 2024 ©AFP
    Rencontre UE/Ukraine en Septembre 2024 ©AFP

    Le Green plan en péril ?

    Dans un monde en pleine reconfiguration géopolitique, le Green Deal européen semble être en mauvaise posture. Sera-t-il sacrifié sur l’autel de la compétitivité des entreprises ? De récentes mesures de simplification administrative annoncées par la Commission sèment le doute. Visent-elles juste à une plus grande efficacité ou viennent-elles détricoter les ambitions vertes de l’Union européenne ?

    Fin février, la Commission européenne a présenté un paquet de mesures pour doper la compétitivité des entreprises, notamment grâce à de la simplification administrative. Cet ensemble de propositions nommé « Omnibus » doit à présent être approuvé par le Parlement et le Conseil de l’UE.

    Dans le viseur se trouve la directive sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité, mais aussi de respect des droits humains. Une directive votée en mai qui, à peine sortie des cartons, se voit donc déjà modifiée. Vu les heures de travail sur le contenu, la formulation et puis toutes les négociations précédant son adoption, c’est à se demander si l’Europe a autant de temps et d’argent à perdre… Du côté de la Commission, le but affiché est en tout cas de limiter ces mesures aux très grandes entreprises pour réduire les charges administratives sur les PME et les agriculteurs.

    Mais certains défenseurs de l’environnement et des droits humains y voient plutôt un recul des objectifs du Green Deal, sur l’autel de la compétitivité. Tandis que d’autres évoquent la nécessité de s’adapter aux citoyens qui modifient ses habitudes plus lentement que prévu.

    Photo illustration ©Adobestock
    Photo illustration ©Adobestock

    Une vie commune compliquée

    Pour finir, on se penche sur la vie de la communauté constituée des 27 États de l’Union européenne. Car celle-ci est de plus en plus dense et compliquée. Si la paix et la prospérité nous ont réunis, les risques de guerre et les tensions commerciales mondiales posent les graines de la discorde.

    Les différences culturelles entre les peuples européens s’affrontent avec d’un côté l’Ouest du continent et de l’autre ceux intégrés en 2004 menés par la Hongrie. Victor Orban, proche de Vladimir Poutine, n’hésite pas à contester des fondamentaux du droit européen comme le respect des minorités quelles qu’elles soient comme l’homosexualité.

    Il y a encore beaucoup de chemin pour unifier les Européens, pourtant le temps presse, la Russie, la Chine, mais aussi les USA aiguisent leurs appétits.

    Mais l’Union européenne, c’est aussi un outil que les citoyens parfois connaissent mal mais ce n’est pas le cas des Français de l’étranger qui ont pleinement profité de l’intégration européenne comme notre consultation le dévoilait.

    illustration citoyen europeen
    Photo illustration ©Adobestock
  • De grandes bouteilles dans les avions européens 

    De grandes bouteilles dans les avions européens 

    Le sujet peut paraître futile, mais pour les Français de l’étranger qui prennent plus souvent que les autres l’avion, c’est une nouvelle qui peut simplifier le quotidien. Car oui, une avancée technique, va permettre enfin de conserver de grandes bouteilles dans les avions européens.

    Pourquoi 100ml ?

    Selon les règles actuelles de l’UE, les liquides, aérosols et gels (LAG) contenus dans les bagages à main doivent généralement être emballés dans des contenants ne dépassant pas 100 ml. Des exceptions sont toutefois prévues pour les régimes alimentaires spéciaux, les produits pour bébés et les médicaments, car les équipements de sécurité traditionnels, tels que les appareils à rayons X, ne peuvent pas détecter efficacement les explosifs liquides.

    Toutefois, de nouveaux systèmes de détection d’explosifs sont désormais disponibles pour les bagages de cabine et ont été installés dans certains aéroports de l’UE, notamment à Rome et à Milan, ce qui permettrait aux passagers de transporter à bord des contenants liquides de plus grande taille.

    Image d'illustration ©Stockadobe
    Image d’illustration ©Stockadobe

    Un nouveau modèle d’équipement de contrôle

    Les équipements de contrôle de sécurité des aéroports capables de scanner le contenu des grands récipients liquides pourraient être déployés prochainement dans toute l’UE, ce qui signifierait que les passagers n’auraient plus besoin de s’assurer qu’ils n’ont pas de bouteilles contenant plus de 100 ml lorsqu’ils voyagent.

    Une solution de dépistage testée avec succès a été approuvée par la CEAC en juin 2025. Il appartient désormais aux différents fabricants de soumettre leurs équipements aéroportuaires aux tests. Une fois que l’équipement de détection aura reçu le feu vert de la CEAC, il pourra être soumis à l’approbation de l’UE, ce qui permettra de contrôler les contenants de liquides de plus de 100 ml.

    Après avoir reçu cette approbation, l’équipement peut être déployé dans les aéroports, ce qui pourrait se produire « dans les prochains jours », selon un porte-parole de la Commission.

  • Caroline Yadan : « Je ne pouvais pas rester sans réaction »

    Caroline Yadan : « Je ne pouvais pas rester sans réaction »

    Alors que la tension reste vive au Proche-Orient, Caroline Yadan, députée de la 8e circonscription des Français de l’étranger revient sur la gestion de la guerre israélo-palestinienne et ses conséquences pour nos compatriotes résidants dans la région. Entre convictions personnelles et décisions présidentielles, l’élue livre un témoignage marqué par la fermeté et l’émotion : « je ne pouvais pas rester sans réaction » dit-elle, entre autres, au micro Lesfrancais.press

    Ecouter le podcast avec Caroline Yadan

    Conflit avec l’Iran : une évacuation rapide mais ciblée

    Interrogée sur la situation des Français en Israël lors des affrontements avec l’Iran, Caroline Yadan rappelle que les opérations de rapatriement n’ont concerné que les touristes et Français de passage : « les Français ou les Franco-Israéliens installés en Israël n’ont pas demandé à être rapatriés », rappelle-t-elle.

    Caroline Yadan en Israël lors de la campagne législative de 2024 ©Caroline Yadan
    Caroline Yadan en Israël lors de la campagne législative de 2024 ©Caroline Yadan

    Face à l’urgence, la députée avait alors renforcé son équipe : « Nous étions quatre. Nous sommes arrivés à huit personnes pour traiter les centaines et les centaines de demandes. »

    Avec Emmanuel Macron : un désaccord sur la reconnaissance de l’État palestinien

    La « prise de distance » avec le groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale découle de l’annonce par Emmanuel Macron de la reconnaissance prochaine d’un État palestinien.

    « Sur le principe, bien sûr, je suis favorable à la solution des deux États, mais dans le cadre d’un processus global »

    Caroline Yadan, députée de la 8e circonscription des Français établis hors de France

    Si notre invitée partage l’objectif de paix, Caroline Yadan dénonce la méthode : « Sur le principe, bien sûr, je suis favorable à la solution des deux États, mais dans le cadre d’un processus global. » Elle reproche au président de la République une décision unilatérale : « On est passé de ces exigences-là à absolument rien. » Selon elle, cette reconnaissance sans conditions envoie un « signal catastrophique » au Hamas : « elle légitime le terrorisme comme un moyen d’obtenir des avancées diplomatiques. »

    Une position critiquée…

    Dans cette situation et accusée d’opportunisme, Caroline Yadan récuse tout calcul politique : « Si j’avais été électoraliste, je ne l’aurais pas fait. »

    Caroline Yadan à l'Assemblée nationale en 2025 ©Caroline Yadan
    Caroline Yadan à l’Assemblée nationale en 2025 ©Caroline Yadan

    Elle rappelle ainsi son engagement local et sa proximité avec les électeurs :
    « Je suis extrêmement investie […] pour améliorer la vie des Français de l’étranger » déclare notre invitée.

    L’inquiétude des Français d’Israël

    Les retours des Français vivant en Israël font état d’un profond malaise, renforcé par la perception d’un oubli du 7 octobre : « Ils sont très ébranlés par la guerre, par l’absence de retour des otages, par l’hostilité mondiale. »

    « Depuis la Shoah, on n’avait pas assisté à cette haine exacerbée, décomplexée »

    Caroline Yadan, députée de la 8e circonscription des Français établis hors de France

    Elle évoque ainsi une montée des actes antisémites en Europe : « Depuis la Shoah, on n’avait pas assisté à cette haine exacerbée, décomplexée », affirme-t-elle en listant les derniers événements.

    Face aux images de Gaza : reconnaître la tragédie sans ignorer le Hamas

    Caroline Yadan ne minimise pas la souffrance des civils palestiniens : « Cette tragédie humaine est insupportable. », et elle insiste sur la responsabilité du Hamas : « 600 kilomètres de tunnels […] auraient pu protéger les civils. » Elle appelle à un cessez-le-feu conditionné à la libération des otages : « Si demain les otages sont libérés, la guerre est terminée à Gaza. »

    Cible d’une pétition, la députée dénonce des attaques politiques

    Aujourd’hui, une pétition accuse la députée de la 8e circonscription des Français établis hors de France d’islamophobie et d’apologie de crimes de guerre. Caroline Yadan contre-attaque : « Ce sont des méthodes staliniennes pour faire taire une parole qui dérange », déclare-t-elle.

    Manifestation de soutien à la Palestine à Lyon en juin 2025 ©AFP

    Elle déplore notamment des allégations mensongères : « Elle dit que j’ai tenu des propos islamophobes en indiquant que je voulais punir les joueurs musulmans, ce qui est une aberration » et Caroline Yadan conclut en affirmant sa position : « Je ne me tairai pas, et tant que j’aurai cette fonction, et même après, je dirai toujours ce que je pense. »

  • Installer son enfant étudiant en France

    Installer son enfant étudiant en France

    Ça y est, il ou elle a décroché le baccalauréat ou son équivalent dans votre pays de résidence ? Vous avez su affronter le système Parcoursup, et la réponse vient de tomber, votre enfant va quitter le nid familial pour se lancer dans la vie étudiante dans l’hexagone. Mais arrivent les questions pratiques ? Quel statut ? Quel logement ? Quelle banque ? On fait le point sur les éléments clé à vérifier ou à réaliser pour installer son enfant étudiant en France.

    Son statut ?

    Le statut de votre enfant dépend des démarches que vous avez réalisées pour lui auprès des autorités françaises. En effet, s’il dispose de la nationalité française, les démarches seront simplifiées si ce n’est pas le cas, il faudra demander un visa.

    Si votre enfant est Français

    Un enfant français, désormais majeur, revenant en France après un séjour à l’étranger aura besoin de certains documents pour son inscription à la faculté et pour voyager, notamment une autorisation de sortie du territoire si nécessaire. Il est conseillé de préparer ce retour en douceur, notamment en renforçant son français si nécessaire, et en trouvant des activités qui lui plaisent.

    Documents nécessaires pour l’inscription en études supérieures :

    • Carte d’identité ou passeport : Pour prouver sa nationalité française.
    • Justificatif de domicile : Pour prouver votre adresse en France.
    • Livret de famille : Pour prouver le lien de parenté.
    • Certificat d’examens
    • Carnet de santé : Pour les vaccinations obligatoires.

    Elle ou Il devra aussi demander l’ouverture de vos droits à la sécurité sociale française au moment de son inscription dans un établissement en France.  Ensuite il faudra choisir une mutuelle étudiante. Mais attention, pour avoir une couverture santé, il faut résider de façon stable et continue depuis plus de 3 mois en France. Ce délai de 3 mois n’est pas appliqué si vous vous inscrivez dans un établissement d’enseignement français dans le cadre d’accords de coopération culturelle, technique et scientifique.

    Enfin, si le futur étudiant était inscrit sur le registre des Français établis hors de France, il faut signaler le départ au consulat et demander la radiation du registre. Un certificat de radiation sera remis. Par ailleurs, tous les jeunes de nationalité française âgés de moins de 25 ans lors de leur installation en France doivent accomplir les démarches relatives à la « Journée Défense et Citoyenneté » (JDC). Pour ce faire, il est nécessaire de contacter le Centre du Service National et de la Jeunesse de Perpignan via la messagerie suivante : [email protected]

    Si votre enfant n’est pas Français

    Malheureusement, vous n’avez pas pu réaliser les démarches pour transmettre la nationalité française à votre enfant, il faudra donc demander un visa.

    Pour demander un visa étudiant étranger pour la France, il faudra suivre une procédure spécifique, qui varie selon le pays de résidence et le type d’études. En général, vous devrez candidater auprès d’un établissement d’enseignement français, puis faire une demande de visa en ligne via France-Visas.

    Si vous résidez dans un pays concerné par la procédure « Études en France », vous devez d’abord candidater via cette plateforme en ligne. Si votre pays n’est pas concerné, vous devez vous inscrire directement auprès de l’établissement français de votre choix. Puis, rendez-vous sur le site France-Visas pour créer son compte et remplir le formulaire de demande de visa. Téléchargez les copies numériques des pièces justificatives demandées (passeport, attestation d’inscription, etc.) et enfin soumettez votre demande en ligne.

    le site France-Visas
    Le site France-Visas

    Les aides pour les étudiants

    En France, il existe de nombreux dispositifs pour accompagner les étudiants. Outre les aides au logement et les avantages liés au statut étudiant, il est également possible de demander en fonction des cas une aide financière pour les études. On fait le point pour les Français de l’étranger.

    L’aide au logement

    Un étudiant peut bénéficier sous conditions d’une aide au logement pour l’aider à payer son loyer.

    Il existe 3 types d’aides au logement :

    Pour en bénéficier de l’une de ces 3 aides, il faut respecter les 4 conditions suivantes :

    APL - Aide Personnelle au Logement

    APL – Aide Personnelle au Logement

    Il existe un simulateur pour avoir une estimation du montant de l’aide au logement auquel il est possible de prétendre.


    SIMULATEUR APL : cliquez ici

    Il est recommandé de faire la demande d’aide au logement dès l’installation dans le logement. En cas de colocation, chaque colocataire peut bénéficier d’une aide au logement. Il faut alors que chacun fasse sa propre demande à son nom. Le calcul de l’aide au logement prend en compte la part de loyer versée par chacun.

    La bourse du Crous

    Il existe aussi les bourses du Crous qui sont accessibles si l’étudiant remplit ces conditions :

    • Être inscrit dans une formation initiale en France
    • Être inscrit dans une formation, publique ou privée, qui donne droit à cette bourse (renseignez-vous auprès de l’établissement)
    • Suivre un cursus à temps plein (pas en alternance, par exemple)

    Le Crous participe au financement des études. Retrouvez ici les démarches et les différentes aides possibles pour vous épauler dans votre quotidien.

    Les autres avantages

    Tout comme les étudiants qui ont résidé en France, l’étudiant Français de l’étranger a  accès à des consultations gratuites au Service de santé étudiante de l’université et accès aux Bureaux d’aide psychologique universitaires. Attention, il faut au préalable vous occuper de l’inscription à la Sécurité sociale. L’étudiant(e) aura également bien sûr accès aux restaurants universitaires du Crous, avec un repas à 3,30€ et 1€ pour les boursiers et étudiants en situation de précarité. Enfin, des aides existent pour aider à payer les transports en commun.

    Le quotidien

    S’il y a des formalités à réaliser comme on l’a vu, il faut aussi se pencher sur les problématiques du quotidien comme le compte en banque, le téléphone, internet, etc.

    Ouvrir un compte bancaire

    Les non-résidents, en particulier ceux résidents hors de l’Union européenne, savent qu’il est bien difficile d’ouvrir un compte sans résidence fiscale européenne. Pourtant, il faudra un compte en banque SEPA pour payer la caution du logement, les loyers mais aussi payer les fournisseurs d’énergie ou de télécoms. Alors comment faire ?

    Si vous avez encore de la famille en France, et dans ce cas, il peut être possible de faire intervenir papy ou mamie pour obtenir la bienveillance de leur agence afin qu’elle accepte le petit dernier parmi ses clients. Dans le cas contraire, il est possible de faire valoir le droit au compte des non-résidents ou plus facilement se rabattre, au moins pour les premiers mois, sur l’app bancaire des non-résidents, France Pay. Du 28 juillet au 30 septembre, il est possible d’obtenir une remise pour les étudiants de 50% sur les frais de compte avec le code AEFE25.


    France Pay Banque Français de l'étranger

    L’énergie

    Il n’existe pas d’offre d’électricité dédiée aux étudiants, ni chez EDF, ni chez Engie, ni chez aucun fournisseur en France. Toutefois, certaines offres sont plus adaptées que d’autres.

    Résidant généralement dans de petits logements, les étudiants sont de petits consommateurs d’électricité, dont le prix de l’abonnement EDF représente bien souvent une majeure partie de la facture d’électricité. La facture d’électricité d’un étudiant est de 60€ par mois en moyenne.

    Les télécoms

    Que ce soit pour communiquer, consulter des cours en ligne ou simplement naviguer sur Internet, il est important de choisir un bon forfait mobile étudiant. Cela dit, le marché des forfaits mobiles est de plus en plus complexe, ce qui rend le choix difficile : multiplicités des opérateurs et des offres, critères techniques à considérer, options, services inclus, etc

    La qualité du réseau est un critère important à prendre en considération lors du choix d’un forfait mobile étudiant. En règle générale, les zones denses sont mieux couvertes que les territoires peu densément peuplés (zone blanche). Cela dit, la qualité de couverture varie d’un opérateur à un autre. Que ce soit pour faire des appels ou pour surfer sur Internet, il est crucial de choisir un opérateur offrant une bonne couverture mobile en réseau téléphonique, en débit 4G et en 5G.

    Plusieurs opérateurs de téléphonie mobile proposent des forfaits à bas coût qui peuvent correspondre à un budget étudiant. Idéalement, consultez un comparatif de prix en ligne pour trouver l’abonnement qui vous convient le mieux. Par ailleurs, notez qu’il est possible de profiter d’une promotion ou d’une offre spéciale chez plusieurs opérateurs pour faire des économies sur le forfait mobile étudiant.

  • Les tubes de l’été 2025 en France  

    Les tubes de l’été 2025 en France  

    Souvenez-vous de vos étés dans l’hexagone, avant votre expatriation, ils étaient souvent rythmés par les chansons de l’été comme la mère de toutes, la fameuse Lambada. Bien qu’il n’y ait pas de formule magique pour créer les tubes de l’été, certains titres parviennent à s’imposer et à devenir emblématiques de la période estivale.

    Ces chansons, souvent entraînantes et légères, sont largement diffusées à la radio, sur les plateformes de streaming et dans les lieux de divertissement. Elles contribuent à créer une ambiance festive et insouciante propre à la saison estivale. Alors quels sont les tubes de l’été 2025 en France ?

    Et pour vous faciliter la vie, on a créé une playlist gratuite de 30 minutes sur Spotify

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    "PlaylistPlaylist tubes de lété 2025-LFP

    Dame Un Grr – Fantomel x Kate Linn

    Nul doute que cet été sera chaud, à l’image de Dame Un Grrr, le titre de Fantomel et Kate Linn qui explose sur TikTok. Son secret ? Une ambiance sensuelle et irrésistible dont le refrain, chanté en espagnol, fait monter la température. Attention, risque d’addiction très élevé.

    Baddies – Aya Nakamura

    Celle qui a brillé sur le pont des Arts pendant la cérémonie des JO de Paris 2024, Aya Nakamura, signe son retour avec Baddies, un single ultra-sexy aux sonorités afro et kompa, en featuring avec Joé Dwèt Filé. Paroles coquines, danses chaloupées et clip façon décor de vacances : Aya, fais-nous (encore) rêver cet été.

    Azizam – Ed Sheeran

    Depuis son emblématique Shape Of You sorti en 2016, Ed Sheeran n’a cessé de faire danser son public avec des chansons qui réveillent les foules. Pour Azizam, premier extrait de son nouvel album Play, l’artiste britannique ajoute à sa recette habituelle une touche d’ambiance supplémentaire. L’ingrédient idéal pour un hit de l’été savoureux.

    Manchild – Sabrina Carpenter

    Que serait Sabrina Carpenter sans son irrésistible touche de provocation ? Si la chanteuse a suscité de vifs débats autour de la pochette de son futur album Man’s Best Friend, son single Manchild, lui, ne laisse aucune place au doute. Envoûtant, piquant, addictif : il a déjà tout du hit de l’été 2025. Sexy et drôle, à l’image de son clip délicieusement moqueur.

    Ajoutez votre titre iciWhat Was That – Lorde

    Avec son nouvel album Virgin, Lorde a mis au placard les tenues légères et l’ambiance folk de Solar Power pour une œuvre plus froide, profondément introspective. Et pourtant, certains de ses titres déclenchent de folles envies de balades au soleil, casque sur les oreilles, comme What Was That, un morceau electropop véritablement entraînant.

    Deslocado – NAPA

    Un vent de nostalgie souffle avec Deslocado, signé par le groupe portugais NAPA. Si la chanson n’a pas remporté l’Eurovision 2025 où elle était en lice, elle a su inspirer des souvenirs d’enfance et de vacances à de nombreux utilisateurs sur TikTok. De quoi se laisser transporter ailleurs, le temps d’un été.

    Zou Bisou – Theodora ft. Jul

    Passer l’été sans écouter LA révélation de l’année ? On n’y avait même pas songé. À 23 ans seulement, la jeune Theodora a déjà tout d’une grande. Avec Zou Bisou, elle s’offre un featuring aussi inattendu que réussi avec le rappeur marseillais Jul. Un morceau entraînant idéal pour vos soirées estivales – à consommer sans modération, évidemment.

    Just Keep Watching – Tate Mcrae

    Tate Mcrae n’est pas simplement une chanteuse pop. Souvent comparée à Britney Spears, la Canadienne livre à chaque show des performances scéniques aussi sensuelles qu’époustouflantes, dont le talent de danseuse ne fait plus aucun doute. Son dernier morceau, Just Keep Watching, en est la démonstration. Idéal pour se déhancher jusqu’au bout de la nuit.

    Party 4 u – Charlie XCX

    Impossible de ne pas citer celle qui a révolutionné l’été 2024 avec son célèbre « Brat Summer ». Cette année encore, Charlie XCX s’impose comme une reine dans les festivals, plus décomplexée que jamais – ses léchages de scène en témoignent (vous avez bien lu). Redécouvrez-la dans le tube electro Party 4 u (I’m Feeling Now), parfait pour les soirées… qui le sont moins.

    Illegal – PinkPantheres

    Avec sa voix d’ange et son univers singulier – mélange de drum, de bass et d’hyperpop, très fortement inspiré des années 2000 -, PinkPanteress incarne une certaine nonchalance qui rend accro. Illegal, issu de Fancy That, en est le parfait exemple. Léger, dansant, hypnotisant : il serait défendu ne pas aller l’écouter.

  • UE-USA : droits de douane de 15 %

    UE-USA : droits de douane de 15 %

    Le président Donald Trump, à l’issue d’une rencontre avec la présidente de la Commission européenne ce dimanche 27 juillet, Ursula von der Leyen, à Turnberry, en Ecosse, a annoncé un accord sur des droits de douane de 15 % entre l’Union Européenne et les Etats-Unis d’Amérique.

    Un bon accord ?

    Dans le cadre de cet accord, Donald Trump a annoncé des investissements massifs de l’UE aux Etats-Unis : « L’Union européenne va accepter d’acheter aux Etats-Unis pour 750 milliards de dollars d’énergie. Ils vont accepter d’investir aux Etats-Unis 600 milliards de dollars de plus que ce qu’ils investissent déjà. »

    En contrepartie, des surtaxes douanières de 15% ne seront pas majorées entre les deux puissances. Mais surtout des secteurs en sont exclus comme les spiritueux au grand soulagement des producteurs français comme pour les revendeurs expatriés. Mais les USA ne sont pas engagés sur un volume d’importations européennes.

    « Ce sont des droits de douane généraux de 15% »

    Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne

    Jusqu’au retour au pouvoir de Donald Trump, les droits de douane étaient marqués par un niveau de droits de douane américains bien moins élevés, de 4,8 % en moyenne. Dans les faits, le taux effectif appliqué par les États-Unis aux marchandises européennes se monte donc déjà actuellement à près de 15 %, si l’on additionne la surtaxe de 10 % d’ores et déjà appliquée par le gouvernement américain et le taux de 4,8 % préexistant. L’UE est actuellement soumise à une taxe de 25 % sur les voitures, de 50 % sur l’acier et l’aluminium, ainsi qu’à des droits de douane généraux de 10 %. En principe, les barrières douanières sont payées par l’importateur, c’est-à-dire par l’entreprise qui achètera le produit européen. Le consommateur ne la paiera pas directement, mais il est fort probable que les entreprises – qui assument actuellement le surcoût – vont en répercuter une partie significative sur les prix payés par les ménages américains.

    Au final, l’accord trouvé entre l’UE et les États-Unis vient entériner la situation voulue par le président américain, alors que les Européens espéraient dans un premier temps parvenir à convaincre Donald Trump de revenir à des barrières douanières plus faibles. Un contexte que certains, comme le Premier ministre français, François Bayrou, perçoivent comme un « acte de soumission ».

    Un jour sombre ?

    Si la commission européenne considère que cet accord est « meilleur qu’une guerre commerciale » avec Donald Trump, ce n’est pas l’avis de tous.

    Ainsi, Paris, ce lundi, via le ministre délégué aux affaires européennes, Benjamin Haddad, a déclaré considérer que l’accord commercial entre les États-Unis et l’UE établissant à 15% les droits de douane américains sur les produits européens apporte « une stabilité temporaire », mais reste « déséquilibré ». Une formule qui reste diplomatique, ce dont ne s’est pas embarrassé le Premier ministre français, François Bayrou, qualifiant la journée du 27 juillet de « jour sombre »

    « C’est un jour sombre que celui où une alliance de peuples libres, rassemblés pour affirmer leurs valeurs et défendre leurs intérêts, se résout à la soumission »

    Premier ministre français, François Bayrou, ce 28 juillet 2028 sur X

    Interrogé sur France Inter le ministre délégué au commerce extérieur et aux Français de l’étranger, Laurent Saint-Martin, a, lui, appelé à un « rééquilibrage »

    « Moi, je ne veux pas qu’on s’arrête à ce qui s’est passé hier [dimanche]. Ce serait effectivement assumer que l’Europe n’est pas une puissance économique. Est-ce que l’Union européenne est une force ? Si on veut que la réponse soit oui, alors la messe ne doit pas être dite »

    Laurent Saint-Martin, ministre délégué au commerce extérieur et aux Français de l’étranger

    Mais Ursula von der Leyen a néanmoins trouvé du soutien auprès de Stéphane Séjourné, vice-président exécutif à la prospérité et la stratégie industrielle de la Commission.

    « La protection des intérêts européens a été la seule boussole d’Ursula von der Leyen. (…) L’accord permet d’éviter une guerre commerciale dont les conséquences économiques auraient été désastreuses »

    Stéphane Séjourné, ancien ministre de l’Europe du gouvernement de Gabriel Attal et vice-président exécutif à la prospérité et la stratégie industrielle de la Commission européenne

    Dimanche, plusieurs représentants « insoumis » avaient aussi réagi. Manuel Bompard, le coordinateur national du parti, avait sobrement écrit, sur X : « Quelle honte. » Jean-Luc Mélenchon, pour sa part, avait dit, sur la même plateforme : « Tout a été cédé à Trump avec le droit de changer les règles du jeu établies en soixante-quinze ans de relations bilatérales. Droits de douane, obligation d’achat, taxe de 5 % sur le PIB : le libéralisme, la concurrence libre et non faussée et autres règles du traité de Lisbonne sont une mauvaise blague. »

    Le premier secrétaire du Parti socialiste a, lui aussi, dénoncé cet accord. « Il donne le point à Trump en se soumettant à ses conditions et démontre qu’une fois encore les Européens privilégient leurs intérêts nationaux à toute logique européenne », a posté Olivier Faure sur X. Quant au député européen Place publique Raphaël Glucksmann, il a déclaré : « Ce deal perdant avec Trump est le produit d’une faiblesse politique et morale désespérante. »

    Le Medef, première organisation patronale française, a pour sa part appelé lundi l’UE à renforcer sa puissance économique, estimant que l’Europe ne pouvait pas « être la variable d’ajustement » des politiques commerciales américaine et chinoise dans une réaction écrite transmise à l’Agence France-Presse (AFP).

    Les pays européens pas vraiment enthousiastes

    Dans le reste de l’Union européenne, il y d’autre pays, vent debout contre l’accord  comme la Hongrie. En effet, Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a vivement critiqué lundi l’accord intervenu dimanche entre l’UE et les États-Unis sur les droits de douane, le jugeant « pire » que celui obtenu en mai par la Grande-Bretagne.

    Mais d’autres ont décidé de faire avec comme l’Espagne. Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez a déclaré soutenir l’accord commercial UE/USA mais en précisant que cela sera fait « sans aucun enthousiasme ». L’Italie, dont la dirigeante Giorgia Meloni, est proche de Donald Trump, est aussi mitigée, mais le principal est acquis pour nos amis de la péninsule car « l’accord entre l’UE et les États-Unis met un terme à une phase d’incertitude et évite une guerre commerciale. »

    En Allemagne, le son de cloche est différent. A Berlin, le nouveau Chancelier Friedrich Merz, s’est enthousiasmé pour le travail de sa compatriote Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, dès dimanche soir, se disant notamment soulagé pour l’industrie automobile « où les droits de douane actuels, qui s’élèvent à 27,5%, seront presque divisés par deux, passant à 15% ».

    « Cet accord a permis d’éviter un conflit commercial qui aurait durement touché l’économie allemande »

    Friedrich Merz, nouveau Chancelier allemand

  • Un Français mort dans un commissariat thaï

    Un Français mort dans un commissariat thaï

    Un touriste français de 55 ans a été retrouvé mort sur un canapé dans un commissariat thaï à Phi Phi tôt vendredi 25 juillet au matin après y avoir été amené la nuit précédente en raison d’une intoxication sévère liée à sa consommation d’alcool. Notre compatriote était dans le pays dans un cadre touristique mais cette situation pourrait être vécue par un expatrié dans le royaume du Siam.

    Ébriété

    L’incident a commencé tard le 24 juillet lorsque David a été trouvé en état d’ébriété sévère après avoir bu près de la plage de Slinky. Son état était si sévère qu’il pouvait à peine garder conscience. Les agents l’ont initialement emmené à l’hôpital World Med sur Slinky Soi, mais l’établissement a ensuite contacté la police pour demander que des agents de patrouille l’escortent jusqu’à son logement.

    Cependant, notre compatriote, resté inconscient à cause de la consommation d’alcool, n’a pas été pris en charge par les agents qui devait le ramener dans son logement. Ainsi, les policiers ont décidé de laisser David se reposer au poste de police à 22h00, en attendant qu’il reprenne connaissance. Le touriste français s’est endormi sur un canapé du poste de police de Phi Phi.

    Vers 5 h 50 du matin, le 25 juillet, l’inspecteur adjoint, le lieutenant Aphilak Suwanlikit, est allé vérifier l’état de santé de l’homme et lui a demandé s’il était prêt à retourner dans son logement. Au lieu de cela, il a découvert que David ne respirerait plus. La police a immédiatement informé l’hôpital, les commandants et les autorités concernées de procéder à une autopsie préliminaire.

    Le corps d’un touriste français est retrouvé sur un canapé au poste de police de Phi Phi dans la province de Krabi le 25 juillet 2025 ©Khaosod
    Le corps d’un touriste français est retrouvé sur un canapé au poste de police de Phi Phi dans la province de Krabi le 25 juillet 2025 ©Khaosod

    Une mort non expliquée

    Le corps a été transféré à l’hôpital Phi Phi où les enquêteurs et le personnel médical ont effectué un examen initial. Aucun signe de traumatisme n’a été trouvé, mais les responsables attendent un examen médical détaillé. L’ambassade de France a été contactée pour informer les proches du défunt.

    L’incident met en évidence les préoccupations persistantes concernant la sécurité des touristes et la consommation d’alcool sur les îles de villégiature de la Thaïlande mais aussi les lacunes de celle-ci quant à sa prise en charge de ces situations.

  • Thaïlande et Cambodge : quels risques pour les Français sur place ?

    Thaïlande et Cambodge : quels risques pour les Français sur place ?

    Les deux royaumes d’Asie du Sud-Est, Thaïlande et Cambodge, sont plongés dans l’épisode le plus violent depuis près de quinze ans d’un long conflit territorial. Les échanges de tirs, bombardements, et frappes aériennes ont fait 21 morts côté thaïlandais, dont huit soldats, alors que le Cambodge a fait état d’un bilan de 13 morts dont cinq militaires. Plus de 138.000 Thaïlandais ont évacué les zones à risques, selon Bangkok, et plus de 80.000 Cambodgiens de leur côté de la frontière, d’après Phnom Penh. Les ambassades de France dans les deux pays ont émis des consignes de sécurité.

    L’héritage de l’Indochine

    Les deux pays contestent le tracé de leur frontière commune, définie durant l’Indochine française. Le litige porte sur le tracé de la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande. Un tracé de 817 kilomètres, dont 195 restent d’ailleurs à définir. Notamment autour de quatre sites angkoriens qui sont contrôlés par la Thaïlande, mais qui sont considérés par les Cambodgiens comme partie prenante de leur patrimoine. Le tribunal des Nations unies a donné raison au Cambodge deux fois, en 1962 et en 2013, sur la propriété du temple Preah Vihear, classé au patrimoine mondial par l’Unesco, et d’une zone alentour.

    Photo frontière ©AFP

    Avant les combats actuels, l’épisode le plus violent lié à ce différend remontait à des affrontements autour du temple de Preah Vihear entre 2008 et 2011, qui avaient fait au moins 28 morts et des dizaines de milliers de déplacés. Ces derniers jours, on a vu des tirs de roquettes cambodgiennes sur des cibles civiles en Thaïlande qui ont provoqué des frappes aériennes avec des avions de combat F-16 du côté thaïlandais sur des bases militaires cambodgiennes. Il y a un risque d’embrasement. Néanmoins, à ce stade, les opérations militaires sont très ciblées et sous contrôle.

    Les consignes de l’ambassade de France en Thaïlande

    La plupart des provinces thaïlandaises et des plus grands hubs touristiques comme Koh Samui ou Phuket sont loin de la zone de conflit et sont sûrs. Il y est toujours possible de mener une vie normale, car ces endroits ne sont pas directement impactés par les affrontements frontaliers.

    Cependant il y a des zones à haut risque qui sont situées dans le nord-est du pays et/ou frontalières avec le Cambodge. Cela concerne notamment les provinces de Surin, Si Sa Ket et Ubon Ratchathani.

    Plus de 138 000 personnes ont également été évacuées des régions frontalières de la Thaïlande, avec environ 300 centres d’évacuation ouverts, selon les responsables thaïlandais. Vendredi, la Thaïlande a déclaré l’état de siège dans huit districts le long de la frontière avec le Cambodge. En conséquence, la principale mesure de l’ambassade de France au Siam, consiste à inviter « les Français qui se trouveraient dans les régions à proximité de cette zone frontalière, y compris les résidents, à se tenir informés auprès des autorités locales de l’évolution de la situation, et à se conformer aux consignes que celles-ci pourraient donner. »

    Les consignes de l’ambassade de France au Cambodge

    Du côté cambodgien, il y a 13 morts et 71 blessés. Cette situation découle de différends territoriaux entre les deux États, autour de plusieurs temples anciens notamment, revendiqués par chacun. Les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir ouvert le feu.

    Cependant le Cambodge appelle à un cessez-le-feu avec la Thaïlande. À l’heure actuelle, les frontières terrestres entre le Cambodge et la Thaïlande sont fermées, mais il reste possible de passer d’un État à l’autre par voie aérienne. Pour autant, hormis aux frontières, le pays n’a pas relevé son niveau d’alerte dans sur son territoire.

    L’ambassade de France à Phnom Penh demande à nos ressortissants de limiter les déplacements dans les zones allant jusqu’à 50 km de la frontière et pour ceux qui y habitent, il est conseillé de quitter son domicile provisoirement, un message repris par les conseillers consulaires comme Florian Bohême.

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