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  • Bourses scolaires AEFE : la seconde campagne est ouverte

    Bourses scolaires AEFE : la seconde campagne est ouverte

    Depuis plusieurs jours, la seconde campagne des bourses scolaires AEFE pour l’année 2025-2026 est ouverte. Ainsi certains parents d’élèves français du réseau peuvent désormais déposer un dossier de demande d’aide à la scolarité. Toutefois, certains critères sont à respecter et des démarches spécifiques doivent être suivies dans un calendrier précis. Voici un rappel des informations essentielles à connaître.

    Les critères pour déposer une demande de bourses scolaires AEFE

    Selon les informations partagées par l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) ce réseau regroupe 600 établissements présents dans 138 pays, et accueille près de 398 000 élèves, dont 30 % sont de nationalité française. Ce sont ces derniers qui peuvent être intégrés dans le système des bourses scolaires. Mais toutes les familles n’y ont pas le droit. Il y a en effet des critères à respecter.

    Rappel des conditions pour déposer une demande de bourse scolaire AEFE : 

    • Les enfants pour lesquels une bourse est demandée doivent être de nationalité française ;
    • Les enfants doivent être âgés au minimum de 3 ans au 31 décembre 2025
    • Ils doivent obligatoirement être inscrits au Registre des Français établis hors de France, ainsi que le parent qui fait la demande de bourse
    • Les enfants doivent obligatoirement résider avec au moins l’un de leurs parents dans la circonscription consulaire où la demande est faite
    • Les enfants doivent être inscrits ou en cours d’inscription dans un établissement homologué par l’AEFE ;
    • La famille ne doit plus percevoir de prestations familiales de la part de la CAF, la Caisse d’Allocations Familiales (un certificat de radiation est requis pour les familles dont les enfants ont résidé en France).
    La seconde campagne 2025-2026 est réservée pour :
    • Les familles arrivées après dans le pays de résidence après la première campagne ;
    • Celles qui, pour un motif légitime, n’ont pu déposer leur dossier dans les délais impartis ;
    • Celles qui demandant un nouvel examen de leur demande suite à un refus ou une quotité différente de celle escomptée.

    Outre les dispositions liées à l’élève, la situation financière et patrimoniale de la famille est un critère déterminant pour accéder à une bourse scolaire.

    Bourses scolaires à l'ambassade de France aux Philippines
    Bourses scolaires à l’ambassade de France aux Philippines

    Ainsi, la composition de celle-ci et la charge financière de la scolarité sur le budget familial sont prises en compte. Ce calcul constitue alors le quotient familial net des frais de scolarité qui est ensuite pondéré d’un indice de coût de la vie dans le pays de résidence. À cela s’ajoute aussi le calcul du patrimoine. Ainsi, pour chaque consulat, un montant maximal en matière de patrimoine mobilier ou patrimoine immobilier est prévu. En cas de dépassement vous ne pourrez pas prétendre à une aide à la scolarité.

    Rappelons également que la demande de bourses scolaires n’est pas automatique, elle doit impérativement être renouvelée chaque année.

    Les démarches pour déposer sa demande de bourses

    Lors de la première campagne 2025-2026, l’AEFE avait souhaité simplifier les modalités d’accès et le dépôt des dossiers pour les familles en lançant une nouvelle plateforme digitale, Scolaide. Cependant, celle-ci a rencontré quelques difficultés techniques. Le site devrait évoluer prochainement.

    Scolaide par l'AEFE
    Scolaide par l’AEFE

    Nous vous invitons donc en priorité à consulter le site du consulat de France de votre pays de résidence, ou bien de l’Ambassade. Vous y trouverez l’ensemble des formulaires à remplir ainsi que les documents à fournir. Pour information, la liste complète des ambassades de France et consulats dans le monde est également accessible en cliquant ici.

    La plupart du temps, c’est le service social du consulat ou de l’Ambassade qui recueille vos dossiers. Vous pouvez les déposer soit directement à l’accueil, soit envoyer votre dossier par courrier. En cas de première demande, un rendez-vous avec les personnes concernées est effectué, sachez aussi que le personnel en charge des bourses scolaires peut aussi solliciter une visite à domicile (VAD) du demandeur. 

    Quant à la date limite pour déposer votre demande complète au cours de cette seconde campagne celle-ci varie en fonction de votre poste consulaire de résidence. Aussi, soyez prudents et renseignez-vous en amont. Dans l’ensemble la clôture des dépôts devrait se situer entre le 7 et le 20 septembre. Par exemple elle est arrêtée au 10 septembre à Los Angeles, le 12 septembre aux Philippines et à Bruxelles, ou bien encore le 15 septembre à l’ambassade de France en Thaïlande et le 20 septembre pour les élèves français vivant à Oslo.

    Illustration ®Adobestock

    Une fois ce premier parcours effectué, entre le moment où vous téléchargez vos documents à remplir et que ceux-ci soient instruits par le service social du consulat et / ou de l’Ambassade de France situé dans votre pays de résidence, votre dossier sera ensuite examiné en conseil consulaire avec la présence, entre autres, des élus conseillers des Français de l’étranger. Les conclusions de ces réunions sont alors transmises à la commission nationale des bourses scolaires AEFE, la prochaine aura lieu en décembre. C’est celle-ci qui, au final, fera son retour sur les différentes demandes et statuera sur l’aide accordée par famille.

    Sachez que les montants attribués dans ce cadre sont inscrits au budget de l’État. Ainsi, les discussions qui auront lieu à la rentrée prochaine sur les dépenses et recettes de la France détermineront les prochaines enveloppes allouées à ce dispositif.

    Par ailleurs, le système d’aide à la scolarité dans les lycées français du réseau AEFE fait actuellement l’objet d’une réflexion dans le cadre des « Assises de la protection sociale ». Toutes les suggestions et contributions sont les bienvenues pour améliorer ce système. Si vous souhaitez partager vos idées et participer au débat, vous trouverez toutes les informations nécessaires sur le site de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) via ce lien.

  • Parcs d’attractions en France : les incontournables de l’été

    Parcs d’attractions en France : les incontournables de l’été

    Les Français de l’étranger sont en France pour les vacances, tant les chiffres des aéroports que les mouvements bancaires le démontrent. Et pendant ces vacances, vous avez visité la famille, fait découvrir les racines et leur terroir aux petits. Mais les vacances c’est aussi l’occasion de partager des émotions fortes en créant des souvenirs marquants réunissant toutes les générations. Et quel meilleur cadre qu’un parc d’attractions pour fournir sa dose d’adrénaline mais aussi de rêves à toute la famille ? Par chance, la position géographique de notre pays et son riche vivier de touristes mondiaux en font une terre d’accueil pour les parcs d’attractions. On fait le tour des nouveautés pour les expatriés.

    Mission Bermudes au Futuroscope

    Le Futuroscope offre une nouvelle expérience palpitante avec son attraction « Mission Bermudes ». Ouverte en 2025, cette aventure vous plonge au cœur du mystérieux triangle des Bermudes.

    À bord d’un bateau rapide, vous serez immergés dans une exploration scientifique mouvementée, où vous rencontrerez des épaves de bateaux et d’avions, avant de vous retrouver pris dans des rapides et des effets spéciaux spectaculaires. L’attraction culmine avec une chute vertigineuse de 16 mètres, garantissant des sensations fortes et des souvenirs inoubliables. « Mission Bermudes » est la dernière attraction majeure du plan de développement « Vision 2025 » du Futuroscope, et elle promet de captiver les visiteurs avec son mélange unique de technologie de pointe et de narration immersive.

    Mission Bermudes au Futuroscope
    Mission Bermudes au Futuroscope

    L’Epée du Roi Arthur au Puy du fou

    Du côté du Puy du Fou, le parc propose une expérience captivante avec son nouveau spectacle « L’Épée du Roi Arthur ». Lancé depuis avril 2025, ce spectacle plonge les visiteurs dans une aventure épique inspirée de la légende arthurienne.

    Au pied des remparts de Font Rognou, le jeune Tristan, accompagné de ses fidèles compagnons et guidé par la mystérieuse Dame du Lac, doit affronter des épreuves périlleuses pour libérer Excalibur, l’épée magique du roi Arthur, et briser le sortilège de la fée Morgane. Ce spectacle de 25 minutes, rempli d’effets spéciaux innovants et de combats fantastiques, est une véritable ode à la bravoure et à l’ingéniosité. En plus du spectacle, le Puy du Fou a lancé une chasse au trésor grandeur nature à travers l’Europe, où les participants peuvent tenter de retrouver une épée d’or d’une valeur de 250 000 euros, ajoutant une dimension interactive à cette expérience qui vous plongera dans l’Histoire.

    L’Epée du Roi Arthur au Puy du fou

    L’Epée du Roi Arthur au Puy du fou

    Cétautomatix au Parc Astérix

    On n’oublie pas le village qui résiste encore et toujours, le Parc Astérix propose une nouvelle attraction palpitante : Cétautomatix.

    Cette montagne russe de type Spinning Coaster, située au cœur de la zone dédiée à la Gaule, rend hommage au célèbre forgeron du village d’Astérix. Initialement prévue pour mai 2025, son ouverture a été reportée à l’été pour garantir une expérience optimale et sécurisée. Les visiteurs pourront profiter d’un parcours rempli de virages serrés, de pistes glissantes et de descentes impressionnantes, le tout dans un univers gaulois immersif. Cette attraction promet des sensations fortes et des moments de rire en famille ou entre amis, renforçant ainsi l’offre déjà riche du parc.

    Cétautomatix au Parc Astérix

    Cétautomatix au Parc Astérix

    Un voyage à dos de dragon au Jardin d’Acclimatation de Paris

    Au cœur de la capitale, il existe un havre de paix : le Jardin d’Acclimatation de Paris. Mais cette année il vous propose une expérience palpitante avec son attraction « Le Défi du Dragon ».

    Ouvert depuis avril 2025, ce roller-coaster familial vous emmène dans une aventure à sensations fortes à travers une bambouseraie, au cœur d’un village de pêcheurs inspiré du Sichuan. Montez à bord pour un voyage mouvementé à dos de dragon, où virages serrés et accélérations soudaines mettront votre courage à l’épreuve. Cette attraction, conçue pour les petits et les grands, s’inscrit dans une démarche durable avec une consommation énergétique optimisée, reflétant l’engagement du parc envers l’innovation et la responsabilité environnementale.

    Un voyage à dos de dragon au Jardin d’Acclimatation de Paris

    Un voyage à dos de dragon au Jardin d’Acclimatation de Paris

    Wild Buffalo à la Mer de Sable

    On continue notre périple en découvrant la Mer de Sable. Ce parc d’attractions, souvent méconnu, propose une nouvelle attraction palpitante : Wild Buffalo.

    Ouverte depuis avril 2025, cette montagne russe en bois vous emmène dans une aventure à sensations fortes au cœur du Far West. Imaginez chevaucher un bison sauvage à travers des paysages désertiques, avec des pointes de vitesse atteignant 67 km/h. Cette attraction familiale, accessible aux enfants à partir d’1m10, a été conçue pour offrir des frissons à tous les âges, sans loopings mais avec suffisamment d’adrénaline pour satisfaire les amateurs de sensations fortes. Wild Buffalo s’intègre parfaitement dans le décor naturel et sauvage du parc, promettant une expérience immersive et inoubliable pour toute la famille.

    Wild Buffalo à la Mer de Sable

    Wild Buffalo à la Mer de Sable

    L’immersion volcanique à Vulcania

    Enfin, on finit notre tour de France par un parc d’attractions différent, dédié à la science : Vulcania. Celui-ci offre une expérience immersive unique au cœur des paysages volcaniques d’Auvergne.

    « Terre de volcans : l’immersion volcanique » est une attraction phare du parc, utilisant une technologie de mapping interactif pour plonger les visiteurs dans des environnements spectaculaires, des coulées de lave aux geysers. Cette aventure permet de vivre les forces de la Terre grandeur nature, tout en découvrant un échantillon représentatif de l’activité volcanique mondiale. En plus de cette expérience immersive, Vulcania propose des animations dynamiques, des films en 3D et 4D, ainsi que des ateliers éducatifs qui raviront petits et grands. C’est une occasion parfaite pour apprendre en s’amusant et pour explorer les mystères des volcans dans un cadre naturel exceptionnel

    Parc Vulcania

    L’immersion volcanique à Vulcania

  • Assises de la protection sociale : participez !

    Assises de la protection sociale : participez !

    En mars 2025, l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) a annoncé le lancement des Assises de la protection sociale pour les expatriés. Il s’agit de la première initiative d’envergure consacrée à cette problématique, touchant nos compatriotes établis hors de France. Les conclusions de ces travaux sont attendues pour le mois d’octobre prochain. Faisons le point sur les événements déjà organisés et découvrez comment vous pouvez, même durant l’été, continuer à apporter votre contribution, et rejoindre les panélistes de la conférence de consensus prévue le 10 octobre prochain.

    Vers une modernisation des aides aux Français de l’étranger ?

    Si 1 754 688 de nos compatriotes sont officiellement inscrits au registre des Français établis hors de France, ils seraient en réalité près de 3 millions à vivre à l’étranger. Passer la frontière et s’installer dans un autre pays ne signifie pas rompre le lien avec la France. En effet, quels que soient les gouvernements successifs, l’État continue d’apporter son soutien à ses ressortissants établis hors de l’Hexagone.

    Assises de la protection sociale
    Assises de la protection sociale

    Toutefois, la plupart des prestations, dispositifs et services dédiés à ces Français de l’étranger n’ont pas été modernisés depuis de nombreuses années. C’est justement pour y remédier et les adapter aux besoins actuels que les Assises de la protection sociale ont été lancées.

    Afin de cibler les sujets et proposer un cadre de réflexion commun, trois thèmes ont été retenus :

    • L’évolution des bourses scolaires au sein du réseau de l’AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger) en y incluant les bourses AESH destinées à l’accompagnement des élèves en situation de handicap
    • La modernisation des aides sociales directes et le soutien aux Organismes Locaux d’Entraide et de Solidarité (OLES) ;
    • L’avenir de la Caisse des Français de l’Étranger (CFE).

    Et trois rapporteurs issus des élus de l’AFE ont été désignés pour chacun des sujets, à savoir Chantal Picharles (Groupe Écologie & Solidarité) pour le soutien à la scolarité, Alexandre Barrière-Izard (Groupe Solidaire et Indépendants) pour le volet concernant les aides sociales et Franck Barthelemy (Groupe Indépendants, démocrates et progressistes) pour la santé et la sécurité sociale des expatriés avec la CFE.

    Participez et faites entendre votre voix

    Si vous avez des questions sur ce qui existe aujourd’hui où comprendre le fonctionnement de ces assises, une intelligence artificielle appelée Panoramic a été développée à cette occasion. Elle est accessible ici .

    Protection sociale
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    Pour mener à bien cette réflexion, proposer de nouvelles mesures et répondre au mieux aux besoins des Français de l’étranger, les élus et l’ensemble des parties prenantes ont besoin de votre participation. Plusieurs moyens s’offrent à vous pour vous exprimer et partager vos idées au cours de ces Assises de la protection sociale :

    • Contactez vos conseillers des Français de l’étranger : élus de proximité, ils vous représentent dans votre pays de résidence. Certains organisent des conseils consulaires spécifiques afin de recueillir vos témoignages et expériences. Vos retours sont alors intégrés à leurs travaux et transmis à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) ;
    • Déposez une contribution en ligne : Il vous est également possible également de partager vos idées directement sur le site internet dédié ;
    • Répondez au questionnaire spécialement conçu pour comprendre vos attentes et besoins : en quelques minutes (11 questions-réponses), vous pouvez ainsi partager votre point de vue de manière simple et efficace en cliquant ici ,
    • Enfin, participez à la conférence de consensus : il s’agit d’une nouveauté. En effet, vous pouvez être présent et faire entendre votre voix à la conférence de consensus qui se tiendra le 10 octobre prochain, et rejoindre « le panel, composé de Françaises et Français de l’étranger, représentatif dans sa diversité (genre, âge, géographie, situation sociale) ». Il s’agira, entre autres, de confronter « l’avis de citoyens à l’expertise de professionnels (…)  dans une logique de dialogue et de co-construction », comme l’indique la présentation des organisateurs. Il s’agira alors de « hiérarchiser collectivement les priorités issues des travaux des Assises, pour formuler des recommandations claires à destination des pouvoirs publics. » Si cette démarche inédite vous intéresse, vous trouverez en fin d’article le lien pour déposer votre candidature.
    Protéger les Français de létranger crédit _istock
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    Plus que jamais, votre avis compte : vos idées seront écoutées, étudiées, et vous pouvez réellement devenir acteur des Assises de la protection sociale des expatriés. Cependant, le ministre délégué au Commerce extérieur et aux Français de l’étranger, Laurent Saint-Martin, à qui les conclusions seront transmises, a posé une condition : aucune proposition ne devra entraîner de dépense supplémentaire pour le budget de l’État. Les contributeurs respecteront-ils cette contrainte ?

    Participez à la conférence de consensus des Assises de la protection sociale des Français de l‘étranger en cliquant sur ce lien :    


    Participer à la conférence

  • L’Italie est-elle un exemple pour la France ?

    L’Italie est-elle un exemple pour la France ?

    Au mois de juillet, pour certaines maturités d’obligations, l’État italien est parvenu à emprunter à un taux inférieur à celui de la France. L’Italie, autrefois mauvais élève de l’Union européenne en matière budgétaire, a désormais la capacité de donner des leçons à la France. Son déficit public est passé de 7,2 % du PIB en 2023 à 3,8 % en 2024. Le solde primaire est désormais positif (+0,4 %), alors qu’il reste négatif en France (-3,7 %). L’Italie a ainsi commencé à se désendetter pour la première fois depuis plusieurs années.

    Malgré ces résultats flatteurs, le pays reste confronté à plusieurs problèmes structurels susceptibles de remettre en cause l’assainissement de ses finances publiques : recul de la productivité des entreprises, robotisation limitée de l’économie, faible niveau de compétences de la population, difficultés à mobiliser les fonds du plan Next Generation EU en lien avec les retards accumulés en matière de transition énergétique ou numérique.

    Depuis quelques semaines, les investisseurs affichent un réel optimisme à l’égard de l’Italie. Le spread de taux d’intérêt à 10 ans entre l’Italie et l’Allemagne s’est fortement réduit. L’écart de taux avec la France, qui atteignait 2 points en 2022, n’est plus que de 0,3 point en 2025. L’assainissement budgétaire a été rendu possible grâce à une réduction drastique des subventions, en particulier celles liées à la rénovation immobilière. Au 4e trimestre 2024, l’Italie a même enregistré un excédent budgétaire de 0,4 % du PIB. Le pays affiche également un excédent courant de sa balance des paiements, porté par ses excédents industriels – à la différence de la France.

    Un déclin démographique préoccupant

    La réduction du déficit public italien ne saurait effacer d’un coup de baguette magique les difficultés structurelles auxquelles le pays est confronté.

    L’Italie subit l’un des déclins démographiques les plus marqués d’Europe. Ce phénomène, amorcé depuis plusieurs décennies, atteint aujourd’hui un seuil critique. Il menace, à moyen terme, la croissance, l’emploi, les finances publiques et la soutenabilité de son système social.

    En 2024, l’Italie n’a enregistré que 379 000 naissances. Le taux de fécondité s’élève à 1,20 enfant par femme, l’un des plus faibles de l’Union européenne, très loin du seuil de renouvellement des générations (2,1). Simultanément, l’espérance de vie reste élevée et la population vieillit rapidement : 24 % des Italiens ont aujourd’hui plus de 65 ans, un taux qui devrait dépasser 30 % d’ici 2040 si les tendances actuelles se poursuivent.

    La population italienne diminue d’environ 250 000 habitants par an. Les projections d’Eurostat anticipent un passage de 59 à 50 millions d’habitants d’ici 2070. Le solde naturel est négatif depuis plus de dix ans, et l’immigration ne suffit plus à compenser les pertes. Avec moins d’actifs et une productivité stagnante, le potentiel de croissance s’érode. Selon la Banque d’Italie, la croissance à long terme pourrait tomber à 0,5 % par an en l’absence de choc de productivité ou de réforme structurelle.

    L’Italien Antonio Vassallo, 100 ans au moment de la prise de vue, et sa femme Amina Fedollo, 93 ans, posant dans leur maison à Acciaroli, dans le sud de l’Italie, le 23 août 2016. ©AFP
    L’Italien Antonio Vassallo, 100 ans au moment de la prise de vue, et sa femme Amina Fedollo, 93 ans, posant dans leur maison à Acciaroli, dans le sud de l’Italie, le 23 août 2016. ©AFP

    Les départs à la retraite dépassent les entrées sur le marché du travail, notamment dans l’industrie et les services qualifiés. Les entreprises peinent à recruter, en particulier dans le Nord du pays. Le nombre croissant de retraités pèse sur les régimes de pensions, déjà parmi les plus coûteux d’Europe (environ 15 % du PIB). Le vieillissement démographique réduit mécaniquement la consommation, notamment de biens durables, et pèse sur le secteur immobilier.

    Le recul dangereux de la productivité

    Comme la France, l’Italie connaît depuis 2018 un recul de la productivité des entreprises. La productivité du travail y est structurellement faible. Parmi les grands pays de l’Union européenne, la productivité horaire deux fois inférieure à celle des Pays-Bas y figure parmi les plus basses. L’Italie est en outre pénalisée par de forts écarts internes : la productivité est deux fois plus faible dans le Sud que dans le Nord.

    Une robotisation encore limitée

    L’industrie italienne demeure faiblement robotisée, même si elle devance légèrement la France ou l’Espagne sur ce point.

    Cercle de l’Épargne – données World Robotics
    Cercle de l’Épargne – données World Robotics

    Des compétences adultes insuffisantes

    L’Italie figure parmi les derniers rangs des grands pays européens dans l’enquête PIAAC de l’OCDE, qui mesure les compétences des adultes en mathématiques, compréhension de textes et résolution de problèmes.

    Cercle de l’Épargne – données OCDE
    Cercle de lÉpargne – données OCDE

    Une faible consommation des crédits européens

    Dans le cadre du plan Next Generation EU, l’Italie peut prétendre à 194 milliards d’euros, répartis entre un tiers de subventions et deux tiers de prêts. En juin 2025, elle avait reçu 122 milliards d’euros, mais n’en avait effectivement dépensé que 52 milliards. Le pays rencontre des difficultés à concevoir et à mettre en œuvre des projets de modernisation dans les domaines de la transition énergétique, du numérique ou des transports ferroviaires.

    L’Italie affiche aujourd’hui des chiffres rassurants en matière de commerce extérieur et de finances publiques. Mais la restauration des comptes publics et de la balance commerciale reste fragile. Le recul de la productivité, la faible robotisation, le déficit de compétences chez les jeunes et les adultes, ainsi que l’insuffisance de projets de transformation économique, constituent de réels risques pour la croissance des prochaines années.

  • Christophe Sougey de Funès : « Pas un député de plus pour Macron »

    Christophe Sougey de Funès : « Pas un député de plus pour Macron »

    Investi par Les Républicains (LR) pour la législative partielle de la 5e circonscription des Français de l’étranger, Christophe Sougey de Funès affiche une ligne de droite assumée. Ancien consul honoraire à Séville, entrepreneur aguerri et engagé auprès des Français de l’étranger, il veut mettre son expérience au service d’un mandat de terrain. Au cours de ce podcast il déclare aussi son objectif : « Pas un député de plus pour Macron ».

    Écouter le podcast avec Christophe Sougey de Funès

    Qui est Christophe Sougey de Funès ?

    Installé depuis 38 ans en Espagne, Christophe Sougey de Funès incarne une trajectoire franco-ibérique. « Je suis spécialisé dans la reprise de PME (…) dans le lancement et la création de startups », explique-t-il. Il revendique également une fine connaissance des enjeux économiques des expatriés. Membre de la Chambre de commerce pendant 27 ans, il a aussi présidé la délégation de la CCI (Chambre de commerce et d’industrie) en Andalousie occidentale.

    Christophe Sougey de Funès - Candidat investi par Les Républicains dans la 5e circonscription des Français de l'étranger
    Christophe Sougey de Funès – Candidat investi par Les Républicains dans la 5e circonscription des Français de l’étranger

    Son engagement s’est donc renforcé en 2019 avec sa nomination comme consul honoraire à Séville, après la fermeture du consulat général. Une mission exigeante : « L’ambassadeur avait déclaré à la presse que le consul honoraire allait faire exactement la même chose que les consuls généraux… Il a mis la barre très haut. » Résultat : plusieurs milliers de dossiers traités, dix commissions de bourse et, comme il nous l’explique au cours de cette interview cela a créé « un contact permanent avec les Français de (sa) région ».

    Christophe Sougey de Funès : une candidature LR contre le « macronisme finissant »

    Soutenu par LR, Christophe Sougey de Funès se positionne clairement dans l’opposition au pouvoir actuel. « Comme Bruno Retailleau, je n’ai jamais été macroniste… Nous constatons clairement la fin du macronisme. Tous les indicateurs sont dans le rouge. »

    « Nous constatons clairement la fin du macronisme. Tous les indicateurs sont dans le rouge »

    Christophe Sougey de Funès, candidat LR 5eme circonscription des Français établis hors de France

    Face à une candidate investie par le « bloc central », notre invité dénonce une logique politicienne: « Elle reconnaissait qu’elle ne serait là que d’une manière pro-temporée pour garder la chaise au chaud… Ce n’est pas ma conception de la politique » déclare-t-il à notre micro.

    Illustration @Adobestock

    Aussi, le ton du candidat de droite est alors clair : « Ce n’est pas un député de plus pour Macron. » L’ancien consul entend siéger au groupe Les Républicains à l’Assemblée et défendre « une vision de droite assumée, non complexée », appuyée sur les piliers de « l’ordre, de la sécurité, de notre défense et de l’identité nationale ».

    Des propositions ciblées pour les expatriés

    Parmi ses priorités, il cite la réforme des critères d’attribution des bourses scolaires. « J’ai vu des cas absolument dramatiques… des familles obligées de retirer leurs enfants des lycées français pour le simple fait d’être propriétaires de leur résidence principale. » Il souhaite mettre fin à un système d’aide à la scolarité qu’il juge injuste : « Des millions d’euros repartent à Paris faute d’attribution, alors que des familles en ont réellement besoin », constate-t-il.

    Autre cheval de bataille : l’accès aux titres d’identité, en particulier pour les personnes en difficulté. « Des parents doivent parcourir des centaines de kilomètres pour une carte d’identité de leur enfant… Deux jours de déplacement, c’est inacceptable. »

    « Défendre une vision de droite assumée, non complexée »

    Christophe Sougey de Funès, candidat LR 5eme circonscription des Français établis hors de France

    Il plaide également pour la reconnaissance des diplômes français en Espagne, et la simplification de l’accès aux soins : « Des jeunes Français attendent depuis quatre ans une homologation… alors que d’autres ressortissants non européens obtiennent leurs cartes sanitaires en quelques semaines. »

    Parmi ses premières mesures, il souhaite aussi relancer une proposition de loi portée par le sénateur LR Ronan Le Gleut sur la création d’un fond d’urgence pour les Français de l’étranger : « Ce texte permettrait de débloquer des aides en une vingtaine de jours en cas de catastrophe… Il est à l’arrêt. Je le ferai inscrire à l’Assemblée dès mon élection. »

    Législative : une campagne électorale de terrain dans la 5ème circonscription des Français de l’étranger

    Déjà sur le terrain en Andalousie, Christophe Sougey de Funès prévoit de se rendre dans les quatre pays concernés par la circonscription : Espagne, Portugal, Monaco et Andorre. Il sera accompagné de son suppléant, Laurent Goater, président du Conseil consulaire du Portugal. « Nous allons échanger concrètement avec les électeurs et leur exposer nos priorités, » conclut-il.

  • Trophées des Savoyards du Monde 2025

    Trophées des Savoyards du Monde 2025

    La cérémonie des Trophées des Savoyards du Monde s’est tenue le 2 août 2025 au Salon Raphaël du Casino d’Aix-les-Bains. Devant un public nombreux et ému, sept lauréats (ou leurs représentants) ont été récompensés pour leur parcours d’exception aux quatre coins du monde. Entre excellence académique, engagement humanitaire, rayonnement culturel ou scientifique, ces profils témoignent de la vitalité d’une diaspora fière de ses racines savoyardes.

    Les prix qui existent depuis 2019 ont vu déjà 37 talents récompensés. Ils sont bien installés dans le paysage associatif et entrepreneurial des savoyards de l’étranger. Ces trophées sont portés par une équipe de bénévoles enthousiastes à l’idée de dénicher de nouvelles personnalités. Au-delà des récompenses financières qui accompagnent les trophées cette compétition est surtout l’occasion de créer du lien, d’étoffer des réseaux et de mettre en lumière des projets. Les trophées illustrent ce paradoxe propre aux expatriés qui réussissent au loin pour parfois mieux retrouver leur terre de naissance. Les Savoyards du monde sont culturellement très mobiles, tout en assumant la fidélité à une vallée, un terroir ou un clocher.

    « Je suis fier de voir la Savoie rayonner à travers des parcours aussi inspirants »

    Laurent Rigaud, président Savoyards du Monde

    C’est la richesse humaine mise en lumière à travers les candidatures reçues qui frappe Laurent Rigaud, président des Savoyards du monde « derrière chaque lauréat il y a une histoire singulière, un engagement remarquable et un lien fort avec notre territoire. Je suis fier de voir la Savoie rayonner à travers des parcours aussi inspirants, porteurs d’espoir et de solidarité ».

    premier prix : Pierre-Emmanuel Falcoz
    premier prix : Pierre-Emmanuel Falcoz

    1er Prix – Pierre-Emmanuel Falcoz, un chirurgien d’excellence entre rigueur savoyarde et avancées mondiales

    Originaire de Saint-Jean-de-Maurienne, Pierre-Emmanuel Falcoz est aujourd’hui à la tête du service de chirurgie thoracique et de transplantation pulmonaire aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg. Son service a obtenu la première certification européenne et a réalisé une première mondiale en chirurgie robotique. Professeur des universités, chercheur INSERM en nanomédecine régénérative, auteur de plus de 270 publications scientifiques, il est également président de la Société Européenne de Chirurgie Thoracique. Médecin-chef dans la réserve militaire et chevalier de la Légion d’honneur, il incarne une figure exceptionnelle de rigueur, d’innovation et d’engagement. Malgré son parcours impressionnant, il reste fidèle à la Maurienne, où il retourne chaque année transmettre les valeurs montagnardes à ses enfants.

    Le choix du premier prix pour un médecin s’inscrit dans la lignée de la distinction de André Goy en 2019, originaire d’un petit village de 100 habitants en Haute-Savoie et une des figures majeures de l’oncologie aux États-Unis.

    deuxième prix : Richard Bal
    deuxième prix : Richard Bal

    2e Prix – Richard Bal, entre technologie, solidarité et fierté savoyarde

    Richard Bal, originaire de Thonon-les-Bains, a mené à Madrid une carrière internationale mêlant technologie et engagement citoyen. Expert en Business Intelligence, il a œuvré au sein d’Oracle, Sopra Steria, Capgemini, puis SGS, avant de rejoindre Baluwo, une socialTech innovante au service de la diaspora africaine. Son rôle : permettre aux familles de soutenir leurs proches via l’achat de biens essentiels plutôt que l’envoi d’argent. Il accompagne aussi des start-ups via le réseau Netmentora et préside le Rotary Club Madrid International. Père de deux filles trilingues, profondément attaché à la Savoie, il incarne un leadership généreux et tourné vers l’impact social.

    prix du coup de cœur : Elodie Demagny
    prix du coup de cœur : Elodie Demagny

    Prix du coup de cœur du jury : Élodie Demagny (Chambéry – Québec)

    Coordinatrice événementielle puis responsable des mariages à l’Hôtel de Glace au Québec, elle a ensuite dirigé un domaine de villégiature avant de revenir à son métier d’éducatrice spécialisée.

    prix du rayonnement : Nicolas Bernaz
    prix du rayonnement : Nicolas Bernaz

    Prix du rayonnement des Pays de Savoie : Nicolas Bernaz (Annemasse – Dubaï)

    Enseignant et innovateur pédagogique, il promeut aussi la culture savoyarde aux Émirats à travers l’organisation de l’Alp’Fest et d’événements gastronomiques emblématiques.

    prix du jeune espoir : Anais Faurt
    prix du jeune espoir : Anais Faurt

    Prix du jeune espoir Savoyard : Anaïs Faurt (Les Marches – Philadelphie)

    Chercheuse en histoire, elle a obtenu son doctorat à Rutgers et enseigne aujourd’hui aux États-Unis à Philadelphie. Issue d’un milieu modeste, son parcours incarne l’ascension par le mérite.

    3eme prix : Geoffrey Fiorese
    3eme prix : Geoffrey Fiorese

    3ème Prix Ex-aequo : Geoffrey Fiorese (Alby-sur-Chéran – Bruxelles)

    Pianiste de jazz, compositeur et professeur au Conservatoire Royal de Bruxelles, il est également actif dans le live coding et la création musicale contemporaine.

    3eme prix Ex-Aequo : Adrien Falcon
    3eme prix Ex-Aequo : Adrien Falcon

    3ème Prix Ex-aequo : Adrien Falcon (Chambéry – Jersey City)

    Sommelier et entrepreneur, il a ouvert plusieurs restaurants gastronomiques à succès à New York et en Floride après une formation auprès de grands chefs.

    Soutiens et partenaires

    Les Trophées des Savoyards du Monde ont été rendus possibles grâce au soutien de nombreux partenaires fidèles, notamment la Fiduciaire Pissettaz, la Banque de Savoie, l’Union des Producteurs de Beaufort, Allianz, les Vins Perrier, 2F Immo, La Fontaine de Siloë, ainsi que les médias régionaux et les plateformes des Français de l’étranger comme Lesfrançais.press.

  • Visa aux Palestiniens : la faillite du Quai d’Orsay ?

    Visa aux Palestiniens : la faillite du Quai d’Orsay ?

    La semaine dernière, les Français ont découvert que certains réfugiés palestiniens ont été accueillis en France malgré des comportements et des propos manifestement en dehors du cadre républicain. Tout d’abord ce fut le cas d’une réfugiée gazaouie de 25 ans, accueillie en France au mois de juillet et plus inquiétant un journaliste gazaoui, désormais réfugié en France et collaborateur de la chaîne publique France24 ! On vous explique les polémiques qui éclatent quelques semaines après la remise du rapport sur l’entrisme des Frères musulmans en France.

    Une réfugiée gazaouie antisémite appelant à la mort des juifs

    L’affaire commence mardi soir dernier (29 juillet 2025), lorsque plusieurs comptes X, dont le média d’extrême droite Bastion, se font l’écho d’une « réfugiée gazaouie récemment arrivée en France et logée par le directeur de Sciences Po Lille », décrite comme une « adoratrice de Hitler » qui partage des « vidéos de propagande nazie », en appelant « à ‘tuer les Juifs partout’ ».

    Sollicitée par l’AFP, Sciences Po Lille précise mercredi 30 juillet que « les propos sur les réseaux sociaux de la jeune fille sont confirmés », sans détailler exactement les messages. Selon France Inter, dans plusieurs messages, la jeune femme parlait de « martyrs » pour désigner certains dignitaires du Hamas, un mot assez courant dans la bande de Gaza. Mais d’autres publications sont clairement antisémites comme l’a reconnu l’école dans sa publication du 30 juillet. 

    Nour Atallah - photo de profil Facebook
    Nour Atallah – photo de profil Facebook

    Le plus inquiétant c’est que l’école comme les services qui lui ont délivré un visa semblent découvrir ces messages à la suite d’un reportage diffusé lundi 28 juillet au matin sur RMC.  Dans celui-ci, l’étudiante raconte sa nouvelle vie en France, « dans un endroit sûr », et se félicite « d’avoir obtenu une bourse du gouvernement français pour [ses] études » » Le directeur de Sciences Po Lille, Etienne Peyrat, héberge l’étudiante, est-il précisé.

    « L’alerte, nous, on l’a vue à la suite de publications qui ont été faites sur les réseaux sociaux. Évidemment, dès lors qu’on a vu ces éléments, on s’est mis en lien d’un côté avec nos autorités de tutelle, donc relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche »

    Etienne Peyrat, directeur de l’établissement à France 3 Hauts-de-France.

    A sa décharge, pour lui comme bon nombre de Français, si la réfugiée gazaouie est en France c’est que l’ensemble des vérifications ont été faites en amont ? Mais comment a-t-elle obtenu ce visa ?

    Qui a délivré un visa à Nour Atallah ?

    La réfugiée gazaouie en question, Nour Atallah, a obtenu un visa étudiant pour la France. Celui-ci lui a été accordé dans le cadre d’une bourse universitaire délivrée par le consulat de France à Jérusalem, sous la supervision du ministère des Affaires étrangères français, le Quai d’Orsay. Elle faisait partie d’un groupe de 37 réfugiés arrivés en France le 11 juillet 20241.

    La bourse et le visa lui ont permis de rejoindre la France, le mois dernier, où elle a été admise à Sciences Po Lille.  Les critiques ont été soulevées concernant la vigilance et les critères utilisés par les services consulaires pour l’octroi de ces visas et bourses, notamment en ce qui concerne la vérification des antécédents et des opinions des candidats.

    Pourtant le programme de bourses universitaires délivré par le consulat de France à Jérusalem devrait être bien balisé et est délivré depuis de nombreuses années. Il s’inscrit dans le cadre des efforts de la France pour soutenir l’éducation et la mobilité académique des étudiants palestiniens. Pour y candidater, les étudiants intéressés doivent soumettre un dossier, qui inclut généralement des relevés de notes, des lettres de recommandation, une lettre de motivation, et parfois des preuves de compétences linguistiques en français. Les candidats sont sélectionnés sur la base de leur excellence académique, de leur projet d’études, et de leur potentiel à contribuer au développement de leur communauté d’origine après leurs études.

    Vue générale du consulat général de France à Jérusalem, près de la vieille ville. ©THOMAS COEX / AFP
    Vue générale du consulat général de France à Jérusalem, près de la vieille ville. ©THOMAS COEX / AFP

    Et pour certains, c’est au cœur même du dispositif que la faille existe. Car une fois que les candidats ont déposé leurs pièces, il faut donc les sélectionner. Cette tâche revient à un comité qui inclut des représentants du consulat, des attachés de coopération éducative, et parfois des membres d’institutions académiques françaises ou locales. Le processus de sélection est supervisé par le ministère français des Affaires étrangères, qui établit les critères et les directives pour l’attribution des bourses.

    Mais ce parcours a l’avantage ou l’inconvénient de peu inclure les services du ministère de l’Intérieur ou de la défense et ce alors que la spécificité de la zone géographique ne peut qu’inviter à redoubler de vigilance.  Non que les étudiants postulants sont forcément de potentiels infiltrés ou animés par des projets néfastes, mais tout simplement car après tant de guerres, n’est-il pas normal que les jeunes soient influencés au point de perdre la capacité de distinguer les combattants des civils ? Aussi, le profil des membres de ce comité devrait aussi être vérifié, les rumeurs bruissent sur la bienveillance de certains membres envers la cause palestinienne. Ce qui n’est pas condamnable sauf si cela intervient dans les décisions prises par le ou les fonctionnaires.

    Le Quai d’Orsay a, dès la fin de semaine dernière, annoncé mettre en place une enquête interne mais aussi à solliciter le parquet de Paris pour qu’une enquête judiciaire soit aussi lancée. Les résultats des deux enquêtes sont attendues pour le début de l’automne.

    Écarté du New York Times pour avoir appelé à « brûler et tuer les juifs comme Hitler »

    Collaborateur régulier de France 24 depuis neuf ans, média auquel il a même accordé une interview cette semaine, le journaliste gazaoui Fady Hossam  a été évacué de l’enclave palestinienne vers la France le vendredi 25 juillet.

    On pourrait y voir rien d’anormal, il est fréquent que les journalistes locaux ou les « fixeurs » (des locaux qui assistent les Occidentaux lorsque la situation sécuritaire le nécessite et qui apporte aussi un éclairage de la culture de la zone concernée) soient évacués afin de préserver leurs vies et respecter leur engagement auprès des nôtres afin que ces derniers réalisent leur métier ou leur mission. Mais le cas de Fady Hossam est hors normes.

    Fady Hossam, journaliste et collaborateur de France 24 à Gaza, le 29 juillet 2025. © France 24
    Fady Hossam, journaliste et collaborateur de France 24 à Gaza, le 29 juillet 2025. © France 24

    Ce dernier, après l’attaque du 7-Octobre, est resté sur place pour couvrir les événements, envoyant régulièrement des vidéos à la chaîne et à d’autres médias français – le Figaro et LCI, selon Reporters sans frontières. Pourtant en août 2022, le New York Times a fait savoir au journaliste qu’il se passerait désormais de ses services en tant que fixeur après avoir découvert une publication Facebook en arabe. Dans celle-ci il publie des propos qui en France tombent sous le coup de la loi :

    « Je n’accepte pas un Juif, un Israélien ou un sioniste, ni quiconque parlant hébreu. Je suis pour les tuer où qu’ils soient — enfants, personnes âgées et soldats »

    Fady Hossam sur Facebook en 2022

    Et on trouvait également des propos, aujourd’hui effacées comme : « En fin de compte, les Juifs sont des fils de chiens et je suis pour les tuer et les brûler comme Hitler l’a fait. Cela me rendrait extrêmement heureux  » selon le groupe israélien Honest Reporting, relayé par Fox News.

    Pourtant cette décision du New York Times et ces propos ne semblent donc pas avoir ému la chaîne de service public qui le 30 juillet encore dans un post en faisait l’apologie :

    « Après des mois passés à couvrir la guerre à Gaza, le journaliste Fady Hossam, collaborateur de France 24, a pu rejoindre Paris il y a quelques jours. Très peu de ses confrères ont survécu aux 21 mois de combats. Il est l’un des derniers témoins du conflit en cours. »

    France 24 sur Facebook ce 30 juillet 2025

    Quelles réactions des autorités ?

    Ces deux cas ont entrainé évidemment la réaction des autorités.  

    Nour Atallah est partie au Qatar

    Celui de Nour Atallah est réglé, cette dernière a quitté le territoire français ce dimanche 03 aout pour rejoindre le Qatar, cet allié, qu’on ne comprend pas.

    Pour autant, dès mardi dernier, plusieurs élus RN se sont emparés immédiatement de l’affaire évoquant les carences du réseau consulaire comme de l’école. A l’instar de Matthias Renault, député RN de la Somme, en apostrophant sur X Etienne Peyrat, le directeur de Sciences Po Lille :

    « Comment est-il possible de ne pas avoir vérifié les réseaux sociaux d’une personne que vous hébergez ? »

    Matthias Renault, député de la Somme, en apostrophant sur X Etienne Peyrat, le directeur de Sciences Po Lille.

    Pour les élus de droite, la décision de la Cour nationale du droit d’asile du début mois 15 imposant à la France de devoir accueillir des réfugiés palestiniens est la source du problème.

    Pour rappel, la CNDA a jugé le 11 juillet que « les ressortissants palestiniens originaires de la bande de Gaza non protégés par l’ONU peuvent se voir accorder le statut de réfugié en application de la convention de Genève« .

    Fady Hossam, toujours en poste

    Au grand étonnement général, Fady Hossam est toujours poste. Et les raisons de cet état restent mystérieuses. Cependant, il est possible que France 24 ait pris en compte divers facteurs, tels que son expérience professionnelle, son rôle dans la couverture de conflits importants, et potentiellement des considérations liées à sa sécurité et à son statut de réfugié.

    Mais comme pour Nour, le passé de Fady pourrait le rattraper et menacer son séjour en France. En tout cas, ce 03 août, lors de la publication de l’article, il n’existe aucune mention explicite d’une enquête ouverte à son encontre. Pour autant ces controverses pourraient potentiellement faire l’objet d’examens ou de discussions internes au sein des organisations pour lesquelles il travaille ou a travaillé, comme France 24 mais aussi par la justice si les propos qu’ils auraient publiés sont confirmés dans les prochains jours.

  • Qui Trump qui ?

    Qui Trump qui ?

    Qui c’est le plus fort ? Make Trump Great Again! Tous se couchent devant sa grandeur. Le Congrès valide sa grande et belle loi budgétaire, la Cour suprême protège ses décrets, l’OTAN avalise son objectif de dépenses militaire de 5% du PIB, l’arsenal nucléaire iranien se volatilise, le Pakistan et Israël le proposent pour le Nobel de la paix, l’Union européenne se couche, seuls les mauvais esprits le croient mégalomane, alors qu’il est objectivement  « fantastique ». À moins que, dans un monde où un quart de la population souffre de santé mentale, il soit préférable de ne pas contrarier un grand malade qui envoie deux sous-marins nucléaires vers la Russie parce que Medvedev l’a vexé. Sous ses dehors de simplet inculte et grossier, est-ce Trump qui trompe son monde, ou est-ce lui qui est trompé ? Poutine, Macron, Merz, Zelenski, Van der Leyen, Netanyahou, Xi Jinping et tant d’autres le mènent-ils en bateau par la flatterie ? Au jeu du trompe-couillon, qui « Trump » qui ?

    Le président américain pourrait figurer parmi les plus de 300 candidats proposés pour la campagne 2025, dont 244 personnalités, selon la Fondation Nobel. ©REUTERS/Evelyn Hockstein
    Le président américain pourrait figurer parmi les plus de 300 candidats proposés pour la campagne 2025, dont 244 personnalités, selon la Fondation Nobel. ©REUTERS/Evelyn Hockstein

    La force et l’argent, ce langage universel que comprend tout un chacun, sauf les Européens

    Au départ une stratégie : Finir les guerres inutiles, former un front contre la Chine, taxer les « alliés » d’une juste contribution à la défense, rétablir l’économie américaine par des baisses d’impôts et des dépenses. La tactique : en soldant l’Ukraine, conclure un accord de partenariat avec les Russes, placer les Européens en situation de dépendance, dépasser les conflits au Moyen-Orient par un Business Plan de la Turquie à l’Arabie en passant par Israël. Le monde sous l’égide américaine, la Chine sera cantonnée. L’Amérique, débarrassée de ses clochards immigrés, des pays qui vivent à ses crochets, sera grande à nouveau. Par la force et l’argent, ce langage universel que comprend tout un chacun, sauf les Européens, parce qu’ils sont wokistes, vieux, dépassés par l’histoire.

    La grande Amérique de Trump n’est pas plus puérile que le « rêve chinois » ou la « mission sacrée » russe. Elle est simpliste, simplement incohérente. Le meilleur moyen de fédérer autour des États-Unis contre la Chine est-il de maltraiter ses alliés ? Peut-on renforcer l’économie par le protectionnisme, les déficits, la dévaluation du dollar ? L’Amérique peut-elle être grande si elle est seule ?

    Donald Trump visite le centre de détention pour migrants, surnommé « Alligator Alcatraz », situé dans le parc national des Everglades, en Floride, le 1er juillet 2025. ©AFP
    Donald Trump visite le centre de détention pour migrants, surnommé « Alligator Alcatraz », situé dans le parc national des Everglades, en Floride, le 1er juillet 2025. ©AFP

    Le « bel accord commercial » avec l’Union Européenne, qui désole tant les Français (dont la culture économique se traduit dans l’état des finances publiques), est-ce vraiment une victoire ? Est-ce seulement un accord ? Un gentleman agreement sans gentleman.

    Aucun accord : Un droit de douane est un impôt payé par le consommateur, pas par l’exportateur. Certes, les prix des produits exportés augmentent avec les taxes. Le consommateur, sensible au prix, en achètera moins. 15% pour l’Union européenne, c’est la variation du cours du dollar depuis l’élection de Trump (-13%). Ce n’est pas rien, ce n’est pas la fin du commerce transatlantique.

    Il eut été stupide, sous prétexte que Trump se trompe, de l’imiter.

    Quel succès de racketter les électeurs américains ! Le protectionnisme appauvrit d’abord celui qui met des barrières douanières. Taxer 100% une chemise étrangère doublera son prix. Le consommateur en achètera une au lieu de deux. Le fabricant local, qui n’était pas compétitif, le devient. Ce qui revient à taxer l’économie locale pour protéger un fabricant non compétitif, au détriment des consommateurs et des secteurs compétitifs. Aider les canards boiteux au détriment des entreprises performantes, le tout sur le dos des contribuables, est-ce efficace ? Là encore, les gouvernements français le font souvent, avec le succès que l’on connaît.

    Le président américain Donald Trump et la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen se sont retrouvé pour un sommet sur la question des droits de douane ce dimanche en Ecosse. © Jacquelyn Martin/AP/SIPA
    Le président américain Donald Trump et la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen se sont retrouvé pour un sommet sur la question des droits de douane ce dimanche en Ecosse. © Jacquelyn Martin/AP/SIPA

    Voilà pourquoi il eut été stupide, sous prétexte que Trump se trompe, de l’imiter. Si votre voisin crache en l’air, inutile de l’imiter. Ne pas se mettre dans le sens du vent. Taxer les produits américains en représailles revient à taxer les Européens. Voilà pourquoi la classe politique française se rassemble dans cette stratégie cocoriquesque, elle résout tout problème par une taxe.

    Dans cette toute petite planète, il n’est pas un produit qui soit « national ». Même le cidre normand a besoin d’engrais, de verre, de machines agricoles. Et la pomme d’Apple, mondiale, a dû payer 800 millions de taxes douanières de plus que l’an passé. Freiner les champions, est-ce une idée prometteuse ? Est-ce un moyen de rapatrier des usines ? Si Apple construisait aux États-Unis, Samsung et Huaweï n’en ferait qu’une bouchée.

    Une victoire de façade, évitant une guerre commerciale stupide, faisant des promesses vides de sens.

    Ursula a offert à Donald une victoire de façade, évitant une guerre commerciale stupide, faisant des promesses vides de sens. Acheter du gaz américain ? Ce n’est pas pire que de l’acheter aux Russes ou au Qatar. D’autant que ce n’est pas l’UE qui achète. Pas plus qu’elle n’exporte ou importe, investit aux États-Unis ou en Chine : ce sont des entreprises qui vendent, achètent, assemblent, investissent ici ou là. Ursula aligne les milliards de sa bonne volonté, ce n’est pas elle qui en décide.

    Nombreux sont les matamores qui auraient aimé, comme Trump, jouer au fort en gueule. Amusant de voir combien les antieuropéens auraient aimé voir « L’Europe forte ». Trump a réussi à faire comprendre aux Européens que les États-Unis n’étaient pas un allié sûr. Même le Royaume-Uni s’est rapproché de la France et de l’Allemagne. Trump construit l’Europe mieux que les Européens. Merci.

    Netanyahou et Trump sont les grands responsables de la reconnaissance de l’État palestinien

    « Ce que dit Macron n’a pas d’importance », s’amuse-t-il. Sauf pour ses deux plus proches alliés, Canada et Royaume-Uni suivent la France et ignorent ses menaces. La déclaration de New York franco-saoudienne n’est peut-être pas une bonne idée, elle a été suivie par une centaine de pays. Netanyahou et Trump sont les grands responsables de la reconnaissance de l’État palestinien par des pays comme la France, le Canada et le Royaume-Uni. Le Hamas lâché par la Ligue arabe, le temps des reconnaissances réciproques était possible. Sans perspective de paix en Cisjordanie et à Gaza, quelle solution ? Une Riviera? Le « Grand Israël », avec une majorité palestinienne ? Des bombes, toujours des bombes ? Israël se crée des armées d’ennemis, les antisémites exultent. Israël n’a jamais été aussi isolé, divisé, meurtri.

    Benyamin Netanyahou et Donald Trump lors d’une session de l’assemblée générale des Nations unies, à New York le 18 septembre 2017. ©BRENDAN SMIALOWSKI / AFP
    Benyamin Netanyahou et Donald Trump lors d’une session de l’assemblée générale des Nations unies, à New York le 18 septembre 2017. ©BRENDAN SMIALOWSKI / AFP

    Touché deux fois au cœur, par le pogrom du 7 octobre, par les massacres commis en son nom. Une victoire, la famine ? Protéger Israël obligeait à protéger Gaza. La paix ne peut ignorer les Palestiniens, les Druzes, les Chrétiens ou les Libanais. Si l’on veut éradiquer les mouvements terroristes, alors il faut donner une chance à d’autres.

    Même l’opération réussie du bombardement des sites nucléaires iraniens a été gâchée.

    Les bombes ne résolvent rien. Même l’opération réussie du bombardement des sites nucléaires iraniens a été gâchée. Il aurait fallu utiliser immédiatement les Européens pour arrêter le programme nucléaire iranien. C’est à cela que servent les alliés, si on ne les méprise pas. Quelle que soit l’ampleur des destructions, le savoir acquis ne disparaît sous les bombes. Ce qui a été détruit sera reconstruit. Les Ayatollahs prennent leur temps, renforcent le régime par les pendaisons, alors qu’il fallait le miner de l’intérieur, le faire douter. C’était l’espoir des Israéliens, qui se sont appuyés sur des opposants. Désormais les oppositions sont laissées pour compte. À l’heure de la guerre hybride, voilà de bien piètres guerriers.

    Une vue satellite du site nucléaire d'Ispahan, en Iran, avant et après les bombardements américains, le 16 et le 22 juin 2025. ©SATELLITE IMAGE MAXAR TECHNOLOGIES / AFP
    Une vue satellite du site nucléaire d’Ispahan, en Iran, avant et après les bombardements américains, le 16 et le 22 juin 2025. ©SATELLITE IMAGE MAXAR TECHNOLOGIES / AFP

    Cet abandon reste modeste par rapport à celui de l’Ukraine. L’amourette de Trump pour Poutine a conduit aux plus grands bombardements, au plus grand nombre de morts, et, là encore, à des vagues d’emprisonnements.

    Le seul succès de Trump en politique étrangère: reconnaître son erreur avec Poutine.

    Le seul succès de Trump en politique étrangère devient celui-là: reconnaître son erreur avec Poutine après avoir, un temps, trahi, démontrant au monde entier que personne ne pouvait compter sur l’Amérique. Xi Jinping sourit. Heureusement qu’il est, lui aussi, empêtré dans sa mégalomanie et sa paranoïa.

    L’histoire ne se fait pas à coups de génie, plutôt à coups d’erreurs. Se croire plus fort – ou plus faible – qu’on ne l’est, revient à se tromper soi-même, la pire des erreurs. La France, l’Allemagne, – l’Europe- sont attirées, par le vide, au centre du jeu mondial. A condition de ne pas se tromper ni d’époque, ni de match.

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press et de l’app bancaire des Français de l’étranger France Pay

     

  • « Vagabondage » : les meilleurs moments 2024-2025

    « Vagabondage » : les meilleurs moments 2024-2025

    Si vous aimez la culture française, Vagabondage est le podcast qu’il vous faut. À chaque épisode, partez à la découverte de personnalités hors du commun. Pour cet été 2025, nous avons sélectionné pour vous les meilleurs moments de nos interviews. Entre confidences et échanges, chaque rencontre révèle un parcours singulier. Laissez-vous emporter au fil des épisodes, de la mode à l’écriture, de la chanson à la cuisine, sans oublier la sculpture. Vagabondage, c’est un voyage en compagnie de Françaises et de Français expatriés, qui font rayonner la culture de notre pays aux quatre coins du monde.

    Écouter les meilleurs moments de la première saison avec Boris Faure

    Voyages intérieurs et chansons françaises : les rencontres de Vagabondage

    Entre la mode et le médium, un lien se tisse. C’est ce que nous révèle le parcours d’Amalia Mattaör. Styliste et artiste, elle met à profit les intuitions qui ont nourri ses créations pour accompagner celles et ceux qui la consultent sur leur avenir. Dans un des épisodes de Vagabondage, notre invitée nous confie également comment elle « annonce les mauvaises nouvelles », tout en soulignant l’importance du « libre arbitre » de chacune et chacun. Une séance, c’est aussi la possibilité d’anticiper sur ce que l’avenir peut réserver.

    Amalia Mattaör de la mode au medium

    Toutefois, Vagabondage, le podcast sur la culture française, ne se limite pas uniquement à la prédiction de l’avenir. Notre émission explore également la mémoire du répertoire hexagonal. Ainsi, en Pologne, Justyna Bacz-Kazior monte sur scène pour offrir au public un voyage musical à travers les œuvres de nos plus grands artistes francophones. «Je le fais par passion, par amour de la chanson française et de ses beaux textes », partage-t-elle à notre micro.

    Vagabondage musical et littéraire

    Si certaines mélodies sont déjà gravées dans nos mémoires, d’autres s’apprêtent à les rejoindre. Alexy Large, véritable « serial lover », nous livre des textes de chanson où l’amour résonne à chaque phrase. «Peu importe les frontières, ce qui nous rassemble tous, c’est l’amour», confie-t-il. Après avoir posé ses valises quelques semaines à Miami, il a repris la route et sorti un nouveau single, «Changer», en duo avec le rappeur Goulam.

    Alexy Large au studio d'enregistrement.
    Alexy Large au studio d’enregistrement.

    Le titre de ce nouvel opus pourrait aussi résumer le parcours de Fabrice Étienne, écrivain et diplomate aux multiples vies. Dans l’une des interviews de « Vagabondage », ce dernier alterne entre son identité officielle, connue au Quai d’Orsay, et celle de Sébastien Ortiz, le pseudonyme littéraire sous lequel il signe ses livres. Entre un nouvel ouvrage ou une nouvelle ambassade, il évoque aussi ses expériences spirituelles, notamment son passage dans un temple.

    Destins croisés : entre art nomade et cuisine française

    Cette quête on la retrouve aussi sur le chemin de Vanessa Fragoso, une enfant du Nord partie faire escale au Portugal. Au cours d’un de nos podcasts, partez à la découverte de cette femme pour qui l’art nomade permet de surfer sur la vie. Pour elle, « l’ancrage n’est pas spatial ». Elle parle, entre autres, de sa façon de naviguer entre les époques, et de sa curiosité à l’interculturalité. Dans cet extrait, elle partage pour nous son escale au Cap-Vert.

    Vanessa Fragoso, une artiste nomade.
    Vanessa Fragoso, une artiste nomade.

    Autre destination, la Norvège, où Vagabondage est allé à la rencontre de Tom Cordery. Ce cuisinier d’exception a rejoint un restaurant gastronomique situé à plus de mille kilomètres d’Oslo. Il partage avec nous son expérience, marquée par l’échange de savoir-faire. Quelques ingrédients français se sont ainsi mariés depuis peu avec des spécialités scandinaves.

    À travers toutes ces rencontres, Vagabondage vous propose de retrouver la culture française aux quatre coins du monde. Ce podcast met ainsi en lumière des trajectoires singulières et réunit, autour du micro Lesfrancais.press, des voix animées par le goût de la découverte et du partage. On vous a sélectionné les meilleurs moments mais vous pouvez aussi écouter chacune des émissions séparément. Bel été et à la rentrée, nous continuerons à donner la parole à celles et ceux qui prodiguent un peu de France partout sur la planète.

  • Les achats à faire en France : détaxe et paiement fractionné 

    Les achats à faire en France : détaxe et paiement fractionné 

    Vous le savez en tant que Français de l’étranger que si l’on compare les prix de différents produits en France et dans un pays déterminé on observe une grande dispersion dans les rapports de prix. Ainsi, certains produits sont beaucoup plus chers en France que dans le pays considéré, d’autres plus chers, d’autres enfin bien meilleur marché, jusqu’à cinq ou six fois meilleur marché que le produit le plus cher.  Pour ces biens, il peut être tentant de les ramener avec soi lors du retour dans son pays résidence. Alors quels sont les achats à faire en France et comment les faire pour payer moins cher et sans stress ?

    La culture gastronomique française

    Évidemment, on commence par notre amour pour les bons produits du terroir qu’on peut ramener pour soi ou pour faire plaisir à ses proches. De ses croissants au beurre à ses pâtisseries glacées, ce n’est un secret pour personne, la France est connue pour sa cuisine.

    Vin français

    Difficile de ne pas succomber à un Bordeaux velouté, un Chablis minéral ou aux bulles d’un bon vin pétillant. Il y a de fortes chances que vous ayez envie de rapporter quelques bouteilles chez vous, non ? Mais combien de vin peut-on légalement ramener de France ?

    La réponse dépend de votre destination, et notamment si vous rentrez dans un pays de l’Union européenne ou non. Dans cet article, nous vous guidons à travers les limites officielles, les différences selon le type d’alcool, les éventuels droits de douane… et en plus vous pouvez, si vous résidez hors de l’UE,  économiser grâce à l’application Skiptax qui vous remboursera la TVA facilement et rapidement.

    SKIPTAX juillet 2025
    SKIPTAX juillet 2025

    Ainsi, vous pouvez rapporter une quantité de vin qui dépendra de votre pays de destination :

    • Vers l’UE : jusqu’à 90L de vin tranquille (non pétillant) pour usage personnel.
    • Vers le Royaume-Uni : limite à 18L de vin tranquille (soit 24 bouteilles).
    • Vers les États-Unis : 1L détaxé, plus possible mais avec taxes.
    • Vers le Canada : jusqu’à 1,5L de vin (2 bouteilles) sans droits ni taxes.

    Ces limites sont par personne et varient selon le type d’alcool. Vérifiez toujours les règles douanières de votre pays avant de faire vos bagages.

    Fromages, charcuteries, etc.

    Les charcuteries et les fromages dégustés lors de vos vacances en France vous ont titillé les papilles ? Envie d’en ramener ? Alors attention, les règles sont nombreuses.

    illustration détaxe ®
    illustration détaxe ®

    Interdiction

    Autre critère à prendre en compte : la législation locale de votre pays de résidence. En effet, certains États vous interdisent de ramener vos gourmandises françaises préférées.

    Souvent pour des raisons sanitaires, comme au Royaume-Uni qui a interdit, depuis le 12 avril 2025, de ramener d’Europe (France incluse) Sandwich, fromage, charcuterie, viande crue (bovins, ovins, porcins, chèvres, moutons), produits laitiers. Et ceci qu’elles soient emballées, conditionnées sous vide ou achetées en zone détaxée. Cette mesure a été prise par le gouvernement britannique pour protéger la filière agricole, alors que les cas de fièvre aphteuse ont augmenté en Europe. Il avait déjà mis en place début 2025 des restrictions sur l’importation personnelle de viande et de produits laitiers en provenance d’Allemagne, de Hongrie, de Slovaquie et d’Autriche.

    Tandis qu’au Canada, seuls, le fromage, le yaourt, la crème glacée sont autorisés, à hauteur de 20 kg par personne. Malheureusement vous ne pourrez pas vous réconforter avec votre saucisson en arrivant au Canada, ni le faire goûter à vos nouveaux colocs. On peut lire sur le site du gouvernement : “Les viandes fraîches, séchées et saumurées (comme les jambons et les saucisses) ne sont pas autorisées.”

    Aux USA, La réglementation est très stricte. Dans un premier temps, vous devez théoriquement déclarer en arrivant à la douane tous les aliments que vous transportez dans vos valises. Pour les fromages, certains sont autorisés en soute d’autres pas. Les fromages à pâte pasteurisée sont autorisés, les fromages à pâtes crue sont interdits. Le lait cru conserve les bactéries contrairement au lait pasteurisé qui tue tous les germes. Tout ce qui est viande et charcuterie fraîches est aussi interdit. On peut en revanche transporter des produits en conserve ou sous vide.  Et attention, si vous vous faites prendre avec un aliment non autorisé, dans le meilleur des cas le produit sera confisqué par les douanes, dans le pire des cas vous aurez en plus une amende comprise entre 1100 à 60 000 $.

    Au Japon, la restriction se pose uniquement sur les organismes « vivants« . Ainsi le fromage comme la charcuterie ne figurent pas sur la liste des produits interdits. Vous le constatez les règles sont nombreuses et peu ou pas harmonisées. Il est donc impératif de vous renseigner sur les mesures prises par votre pays de résidence. La bçnne nouvelle c’est que ces produits sont aussi éligibles à la détaxe.

    Matériel électronique

    Les magasins d’électronique proposent également des produits électroniques éligibles à la détaxe, tels que des smartphones, des ordinateurs portables, des appareils photo, etc.

    Mais attention, il n’est pas question ici d’approvisionner tout votre entourage, mais par contre vous pouvez partager le bon plan avec un cercle restreint. En effet, Le même article peut être acheté, par un seul voyageur, jusqu’à 15 exemplaires maximum. Et pour rappel, tout achat à usage professionnel ne peut pas bénéficier d’une détaxe, il est donc impératif de faire établir une facture à votre nom personnel.

    Produits ne pouvant pas bénéficier de la détaxe

    En parallèle de l’interdiction d’acheter à titre professionnel, il existe d’autres marchandises concernées par cette exception. Comme les produits soumis à des restrictions d’exportation ou de transport international, notamment certains biens culturels : antiquités, œuvres d’art classées, etc.

    Évidemment, les prestations de service sont exclues à l’instar des titres de transport, hôtels, restauration, frais médicaux, etc.

    Et bien sûr, les « mines d’or » de l’État sont aussi non éligibles à la détaxe. Ainsi il y aura point de remise sur le tabac (mais il existe les Duty free à l’aéroport) comme sur les produits pétroliers et carburants.

    Comment se faire rembourser la détaxe ?

    Pour demander un remboursement de la TVA sur vos achats, vous devez prouver aux autorités compétentes (les douanes) que vous avez acheté les biens au sein de l’Union européenne mais que vous les “consommerez” dans votre pays de résidence (qui doit être en dehors de l’UE).

    illustration détaxe ®

    Comment ? En validant vos bordereaux de détaxe à un poste de douane avant de quitter le territoire de l’UE. Une procédure qui peut être fastidieuse et qui peut être mise en péril si vous avez perdu le document.

    Mais il existe de nombreuses applications pour simplifier le processus en consolidant vos achats sur un seul bordereau et maximiser le bénéfice de la détaxe grâce au cumul des achats. Parmi celles-ci, Skiptax est le partenaire des lecteurs du site Lesfrancais.press.

    Avec Skiptax, il vous suffit de suivre 3 étapes simples et claires pour obtenir votre remboursement :

    • Téléchargez l’appli et complétez votre profil en indiquant le code LFP25

    Vous cumulez les achats réalisés dans toutes les boutiques en France, quel que soit le montant, pour atteindre le seuil minimum légal de 100,01€ et vous bénéficierez d’un remboursement complet de 20% (le % de TVA appliqué en France) sur votre première opération.

    • Ajoutez vos preuves d’achat directement dans l’app Skiptax

    Toutes vos preuves d’achats sont regroupées sur un seul bordereau digital. Dites adieu au bordereau papier et à l’attente en magasin !

    • Validez votre détaxe avant de quitter l’Union Européenne

    Vous recevez ensuite votre remboursement sur votre carte bancaire.

    Contrairement à la détaxe classique, la détaxe mobile est peu contraignante et séduit de plus en plus de touristes jusqu’à présent intimidés par la complexité des démarches. Skiptax fut la première app reconnue par le service des douanes françaises et a ainsi démocratisé cette démarche avantageuse en permettant à chaque personne éligible de gérer ses détaxes en toute autonomie. L’engouement pour la détaxe va continuer de croître à mesure que les frontières rouvrent et que notre application mobile se développe.

    L’autre avantage français : le paiement fractionné

    Vous l’aurez peut-être remarqué, mais une nouvelle méthode de paiement s’est développée de façon exceptionnelle en France : le paiement fractionné ! Mais qu’est-ce que cette facilité mise en place par les commerçants ?

    Fonctionnement du paiement en plusieurs fois en France

    Le paiement fractionné est un moyen de paiement qui gagne en popularité, avec un marché estimé à 700 milliards de dollars d’ici 2026 selon WorldPay. De plus en plus plébiscité par les consommateurs, ce sont les entreprises qui s’adaptent en proposant le paiement en plusieurs fois à leurs clients.

    Dans le cadre d’un paiement en 3 ou 4 fois, avec ou sans frais pour le client, le paiement fractionné est considéré comme une facilité de paiement. L’article L.312-4 paragraphe 5 dispose d’une dérogation applicable aux opérations de crédit. Lorsque le délai de remboursement n’excède pas 3 mois et que les frais sont négligeables ou nuls, alors l’opération n’est pas considérée comme un crédit. Puis, le premier paiement est effectué à l’achat. Dans le cas du paiement en 4 fois, il reste ainsi 3 mensualités à payer. L’acheteur qui opte pour un mode de règlement fractionné n’a pas à fournir de justificatifs de revenus ou un document d’identité.

    Alma entreprise spécialisée dans le paiement en plusieurs fois

    Cependant, le client est toujours tenu de rembourser les mensualités mais cette dérogation vous rend éligible à cette possibilité même si vous n’êtes pas résident en France. La seule contrainte c’est de détenir une carte bancaire émise en France.

    Comment en bénéficier ?

    Comme on l’a vu, les contraintes sont limitées, pas besoin de pièce d’identité, ni de justificatif de domicile ou de revenus. Dans les faits, il faut avoir une carte bancaire éligible au paiement fractionné. La plupart des cartes bancaires classiques Visa et Mastercard émises en France sont acceptées pour payer en plusieurs fois dans des commerces ou sites français proposant le paiement fractionné.

    Par contre, les cartes à autorisation systématique (Visa Electron, Maestro), prépayées ou encore celles virtuelles à usage unique comme toutes les cartes étrangères sont refusées.

    Mais alors comment faire quand on est non-résident ? Qu’on est fermé son compte ou qu’on soit victime de la politique des banques françaises, il existe une solution pour obtenir une carte française en 10 min. La solution France Pay, conçue avec les Banques populaires et les Caisses d’Épargne, propose aux non-résidents d’ouvrir un compte avec un IBAN FR et une carte Visa classique ou Premier virtuelle (paiement en ligne, en boutique via Apple Pay ou Google Pay) en quelques minutes. Pour cela, il vous suffit d’un smartphone, de votre pièce d’identité française et d’un peu de temps. En revanche, l’offre est payante à partir de 159€ par mois ou 15€ par mois mais avec le code ETE25, vous pouvez bénéficier d’un compte avec une carte Premier (Gold) au prix de la visa classique.

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