La loi de Finances pour 2025, promulguée cet été, introduit une mesure majeure pour les contribuables, notamment pour les Français résidant à l’étranger : le délai de prescription fiscale passe de 6 à 10 ans pour certains impôts. Cette réforme, qui s’inscrit dans une volonté de renforcer la lutte contre la fraude fiscale et d’harmoniser les règles avec les standards internationaux, a des implications directes pour les expatriés. Voici ce qu’il faut savoir pour anticiper et sécuriser votre situation fiscale.
Le délai de prescription fiscale ?
Le délai de prescription fiscale correspond à la période pendant laquelle l’administration fiscale française peut contrôler, rectifier ou réclamer des impôts non payés ou mal déclarés. Jusqu’à présent, ce délai était généralement de 6 ans (3 ans pour les erreurs de bonne foi, 6 ans en cas de dissimulation ou d’omission). Désormais, il est porté à 10 ans pour les impôts sur le revenu, les successions, les donations, et certains impôts locaux, sous certaines conditions.
Qui est concerné par cette extension ?
Cette mesure vise principalement :
Les contribuables détenant des avoirs à l’étranger (comptes bancaires, placements, biens immobiliers).
Les Français expatriés ayant des revenus ou un patrimoine en France (loyers, plus-values, héritages, etc.).
Les non-résidents fiscaux soumis à l’impôt français sur leurs revenus de source française.
Mais attention, l’extension à 10 ans s’applique en cas de manquement délibéré (dissimulation, absence de déclaration, fausse déclaration) ou de comptes non déclarés à l’étranger.
Illustration @adobestock
Quels impôts sont concernés ?
Tous les impôts ne seront pas concernés, mais les principaux, évidemment, rentreront dans le champ d’application de cette nouvelle disposition de prescription fiscale.
Ainsi, l’Impôt sur le revenu (y compris les revenus fonciers en France) comme les droits de succession et de donation (notamment pour les biens situés en France) et l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) pour les expatriés possédant des biens immobiliers en France seront dans le viseur. Les Plus-values immobilières réalisées en France seront logiquement incluses dans ce dispositif.
La lutte contre l’évasion fiscale, notamment via les paradis fiscaux.
L’alignement sur les pratiques internationales (comme aux États-Unis ou en Allemagne).
Le renforcement des échanges d’informations entre administrations fiscales (norme CRSCOEOCDE).
Pour les expatriés, cela signifie une vigilance accrue dans la déclaration de leurs revenus et patrimoines, sous peine de sanctions rétroactives sur une décennie.
Les risques pour les Français de l’étranger ?
La première conséquence c’est que les contrôles fiscaux seront plus fréquents. Les services fiscaux français croisent depuis cette année systématiquement les données avec celles des pays partenaires (via les accords d’échange automatique d’informations).
Et si vous êtes en infraction, les pénalités majorées s’appliqueront, en cas de manquement, les intérêts de retard et les amendes peuvent atteindre 80 % du montant dû (voire 100 % en cas de fraude avérée).
Il est donc important pour les expatriés de conserver leurs justificatifs (avis d’imposition, relevés bancaires, contrats) pendant 10 ans, contre 6 ans auparavant.
Pour conclure, cette réforme renforce l’importance de la transparence fiscale pour les expatriés. Une déclaration rigoureuse est la meilleure protection contre les risques de redressement. N’hésitez pas à consulter le guide fiscal des non-résidents sur le site des impôts.
Alors que les présidents Donald Trump et Vladimir Poutine se sont rencontrés ce vendredi en Alaska, Lesfrancais.press a choisi, de son côté, de se rendre en Ukraine. Ainsi, nous faisons le point sur la situation avec David Franck, conseiller des Français de l’étranger et résident à Kyiv (Kiev). Il évoque, entre autres, la résilience des Français d’Ukraine et le quotidien de nos compatriotes sur place. Il rappelle également à tous nos compatriotes que cette guerre avec la Russie est aussi la leur. « Nous ne pouvons pas tourner la tête ailleurs et ne pas se sentir concernés ».
Guerre Russie – Ukraine : quel bilan ?
Lesfrancais.press : « David Franck, près de trois ans et demi après le début de l’invasion russe en Ukraine, vous avez choisi de rester à Kiev, comme d’autres de nos compatriotes. Quel bilan dressez-vous de ces quarante-deux mois de guerre ? »
David Franck : « Nous sommes effectivement restés à Kyiv (Kiev), malgré les risques encourus et la vie compliquée. Cette guerre représente un beau gâchis mais nous montre l’importance d’être au sein d’une Union, et pointe les difficultés pour avancer à 27.
David Franck, président du conseil consulaire des Français d’Ukraine
Côté russe : La Russie a envahi l’Ukraine pensant trouver sur place un accueil chaleureux, ils y ont trouvé porte close et une haine sans limites. La Russie avait un souci démographique, elle l’a accentué. Son économie est bien affaiblie, mais elle a su se rapprocher de la Chine et de l’Inde. D’un autre côté, elle a perdu ses points d’attache au Moyen-Orient, Syrie, Liban et surtout Iran, mais aussi ses liens avec l’Azerbaïdjan et l’Arménie.
« Cette guerre représente un beau gâchis, mais nous montre l’importance d’être au sein d’une Union, et pointe les difficultés pour avancer à 27 »
David Franck, Conseiller des Français de l’Étranger en Ukraine
Coté ukrainien : L’Ukraine a su montrer sa capacité à résister, face à un ennemi quatre fois plus fort. Elle force le respect par sa résilience, son inventivité et son audace. Son économie tient le coup malgré quelques pénuries. Elle aura toute sa place dans l’Union européenne à la fin du conflit. Elle a une armée vaillante et inventive. Aujourd’hui, tout le monde sait placer l’Ukraine sur une carte géographique, ce qui était rarement le cas avant le conflit.
Coté Union européenne : Des dissensions sont apparues avec la Hongrie et la Slovaquie, mais les 25 autres pays soutiennent avec fermeté l’Ukraine. Nous voyons bien le leadership de notre Président Emmanuel Macron, appuyé dorénavant par le nouveau Chancelier Friedrich Merz. Pour l’aide à l’Ukraine, la Grande-Bretagne s’est également rapprochée des pays de l’UE, comme avant le Brexit. Ce trio de tête mène une coalition des volontaires pour aider l’Ukraine dans les meilleurs délais, même si pour nous Français, c’est trop lent.
« Pour une majorité d’entre nous, il existe une collusion entre les Présidents Donald Trump et Vladimir Poutine »
David Franck, Conseiller des Français de l’Étranger en Ukraine
Coté États-Unis : Le changement de Président a déjà entraîné une répercussion en février 2025 qui a failli être fatale pour l’Ukraine, quand la livraison des armes et les renseignements militaires américains se sont arrêtés. Pour une majorité d’entre nous, il existe une collusion entre les Présidents Donald Trump et Vladimir Poutine. En tout cas, les derniers rebondissements le laissent penser : au moment où des sanctions massives devaient s’appliquer, il recule en ouvrant sa porte au Président Vladimir Poutine, sans tenir compte des crimes contre l’humanité pour lesquels il est poursuivi par la Cour Pénale Internationale, plus de 20 mille enfants Ukrainiens déportés et se trouvant dorénavant sur un site russe pour être « placés » dans des familles russes.»
Les Français d’Ukraine, las de cette guerre
Lesfrancais.press : « La communauté française en Ukraine est-elle marquée par la lassitude ou a-t-elle su s’adapter à cette situation prolongée ? »
David Franck : « Bien entendu, nous sommes las de cette guerre, mais nous avons su bien évidemment nous adapter. Nous n’avons pas d’autre choix que de nous comporter comme les Ukrainiens, d’être résilients, et courageux. Certains Français malheureusement sont obligés de réduire leurs activités dans leur entreprise, par manque de clients et par manque de personnels : En effet, beaucoup partent à l’armée.
David Franck, président du conseil consulaire des Français d’Ukraine
Mais nous sommes surtout soucieux de voir évoluer l’attitude des Français de métropole vis-à-vis de ce conflit, arguant ici ou là que cette guerre ne nous concernerait pas. Ils devraient se préoccuper de notre réarmement, et de notre collaboration avec les autres pays européens, car nous sommes déjà attaqués par la Russie (dans le cyberespace, dans nos hôpitaux, les mains rouges et la peinture verte taguées dans Paris) et nous devons pouvoir nous défendre, nous et nos alliés européens, avec ou sans l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique nord).
Nous ne pouvons pas réitérer les erreurs du passé et nous devons nous préparer en cas d’attaques sur un des pays Baltes, la Moldavie ou la Pologne. C’est essentiel pour notre pays et nos compatriotes. Nous ne pouvons pas tourner la tête ailleurs et ne pas se sentir concernés. Cette guerre est « Notre Guerre », comme le souligne dans son ouvrage éponyme, le géopoliticien Nicolas Tenzer, enseignant à Sciences Po et à l’École Normale Supérieure. »
« Nous sommes surtout soucieux de voir évoluer l’attitude des Français de métropole vis-à-vis de ce conflit, arguant ici ou là que cette guerre ne nous concernerait pas »
David Franck, Conseiller des Français de l’Étranger en Ukraine
Lesfrancais.press : « Qu’en est-il de la présence française sur place ? L’ambassade, le consulat, le lycée et les alliances culturelles par exemple maintiennent-ils la totalité de leurs activités malgré la guerre ? »
David Franck : « L’Ambassade et le Consulat fonctionnent normalement. Nous avons des procédures en cas d’alertes qui sont scrupuleusement suivies. Nous avons également récupéré la compétence électorale, nous pouvons refaire tous les documents administratifs (passeports, CNI e, certificats de mariage…) et l’octroi des visas peut se faire dans des délais normaux. Nous n’avons pas d’avions, mais la valise diplomatique fonctionne relativement bien.
Ambassade de France en Ukraine ® MEAE
Fin 2022, nous étions 470 inscrits au registre des Français et nous sommes actuellement 530. Ce ne sont pas les mêmes types de personnes qui s’installent, il s’agit dorénavant pour beaucoup, de personnes d’Organisations Non Gouvernementales.
« Le lycée Anne de Kyiv (Kiev) fonctionne en présentiel avec plus de 200 enfants pour la prochaine rentrée, alors que nous n’étions que 60 en 2022-2023 »
David Franck, Conseiller des Français de l’Étranger en Ukraine
Le lycée Anne de Kyiv fonctionne en présentiel avec plus de 200 enfants pour la prochaine rentrée, alors que nous n’étions que 60 en 2022-2023, et l’AEFE, (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) dont il dépend, commence à permettre le retour des enseignants (qui le souhaitent) comme résidents.
Lycée Français Anne de Kyiv (Kiev) ®_lyceefrancaisdekiev
Je tiens ici à remercier particulièrement notre ancienne ministre des Affaires Étrangères, Madame Catherine Colonna, qui a eu le courage d’autoriser la réouverture du lycée, malgré les risques. Les Alliances Françaises comme l’Institut Franco-Ukrainien fonctionnent tous correctement, suivant les procédures de sécurité mises en place. Toutes ces institutions fonctionnent et ont su s’adapter et montrer leur résilience ; il faut le souligner. »
Les attentes des Français d’Ukraine
Lesfrancais.press : « Quelles sont aujourd’hui les principales attentes des ressortissants français établis en Ukraine à l’égard de la France ? »
David Franck : « Nous sommes attentifs aux soutiens militaires et civils de la France. Elle fait beaucoup sous l’impulsion de notre Président, et bien évidemment, nous aimerions qu’elle fasse davantage. Plusieurs mécanismes de soutien au tissu économique ont été mis en place et nous ne pouvons que nous en réjouir. Mais comment se fait-il que la France achète encore du pétrole et du gaz russes, même si nous savons que le terme de ces achats est déjà programmé ?
« Ce ne sera pas en faisant capituler l’Ukraine que la guerre s’arrêtera, bien au contraire. »
David Franck, Conseiller des Français de l’Étranger en Ukraine
Comment se fait-il que l’Union européenne et/ou l’OTAN laisse encore sortir par la mer Baltique des navires fantômes qui vont alimenter la machine de guerre russe ? Il faut plus d’implication à tous les niveaux, français comme européen, afin de tarir les revenus russes. Car ce n’est que par ce biais que la guerre peut prendre fin. Ce ne sera pas en faisant capituler l’Ukraine que la guerre s’arrêtera, bien au contraire. »
Qui pour mettre fin au conflit entre la Russie et l’Ukraine ?
Lesfrancais.press : « Selon vous, à qui nos compatriotes accordent‑ils le plus leur confiance pour mettre un terme à ce conflit ? La France ? L’Union européenne ? Donald Trump ? Volodymyr Zelensky ? »
David Franck : « Bien évidemment, les Français résidant en Ukraine, bombardés de façon quasi quotidienne par les missiles et les drones russes, accordent leur confiance au Président Volodiymyr Zelensky, soutenu par les Européens. Le Président Donald Trump veut reprendre les échanges économiques avec la Russie, grâce à la signature d’un document sur lequel sera écrit « Cessez le feu », sans tenir compte de la signature de son prédécesseur Bill Clinton en 1994 sur un autre document : « Le Mémorandum de Budapest ».
Lesfrancais.press : « Quelles sont les premières réactions des Français vivant en Ukraine de la rencontre entre les présidents Poutine et Trump, tenue le 15 août en Alaska, ainsi que de la conférence de presse qui a suivi ce sommet ? »Lesfrancais.press : « Selon vous, à qui nos compatriotes accordent‑ils le plus leur confiance pour mettre un terme à ce conflit ? La France ? L’Union européenne ? Donald Trump ? Volodymyr Zelensky ? »
David Franck : « À la suite de la visite du Président Poutine sur le sol américain en Alaska, nous, Français d’Ukraine, ne sommes pas étonnés de la piètre pièce de théâtre qui s’est déroulée devant nos yeux cette nuit. Le Président Poutine a obtenu sa photo de vainqueur pour la montrer à son peuple, a fait un pied de nez à l’Occident qui lui déroule un tapis rouge, malgré le sang qu’il a sur les mains, et a humilié l’Ukraine par son absence, montrant qu’elle ne compte pas. Il montre à nouveau qu’il ne comprend que la force, et voit dans notre façon de vivre, une décadence, une faiblesse.
Lors des questions des journalistes, on a vu le Président Russe bien énervé par des questions qu’on ne lui poserait pas dans son pays. On a bien remarqué le fossé entre les deux mondes. Voyons si les sanctions américaines resteront, voire se durciront, si jamais aucun accord commercial n’était convenu. Il ne devrait pas y avoir de suite à cette pantalonnade, à moins que le Président Trump ne se soit engagé pour une visite en Russie. Les Américains comprendront-ils l’humiliation subie par son Président et à quel niveau bas il vient de mettre la première puissance mondiale ?
J’espère une réunion dans les jours suivants entre l’Ukraine, les États-Unis, la Grande Bretagne, et l’Union Européenne pour une suite plus musclée à donner à ce dictateur, pour défendre nos valeurs, notre liberté et notre Europe. »
Les vacances sont synonymes de détente, de partage et de moments conviviaux, surtout pour les Français de l’étranger, qui souvent de retour en France, retrouvent leurs proches restés au pays. Que vous soyez en famille, entre amis ou en couple, les jeux de société et de cartes sont des compagnons idéaux pour animer vos soirées, vos journées pluvieuses ou vos temps libres. Légers, accessibles et adaptés à tous les âges, ils transforment une simple table en un terrain de rires et de défis. Voici pourquoi et comment les intégrer à vos vacances, ainsi qu’une sélection de jeux incontournables selon vos besoins.
Pourquoi emporter des jeux en vacances ?
Rien de tel qu’un jeu pour briser la glace, renforcer les complicités ou découvrir de nouvelles facettes de vos proches. C’est aussi une alternative ludique aux écrans, idéale pour les enfants comme pour les adultes.
En plus, ils s’adaptent à tous les environnements : plage, montagne, camping ou gîte, il existe des jeux pour chaque situation. Et petit bonus, cela stimule l’esprit : Stratégie, réflexion, créativité… Les jeux sollicitent différentes compétences tout en amusant.
Jeux de cartes : compacts et polyvalents
Parfaits pour les voyages, les jeux de cartes tiennent dans un sac et se sortent en un clin d’œil.
Classiques indémodables
– Le Tarot / La Belote : Incontournables pour les amateurs de jeux traditionnels français. Idéal pour 3 à 5 joueurs.
– Uno : Simple, coloré et dynamique, il plaît à tous les âges.
– Les 7 Familles : Un must pour les enfants (et les nostalgiques !).
– Dobble : Un jeu d’observation et de rapidité qui garantit des fous rires.
Jeux modernes et malins
– The Mind : Un jeu coopératif où la communication sans parole est la clé.
– Sushi Go! : Un jeu de draft mignon et tactique, parfait pour les pauses déjeuner.
– Exploding Kittens : Absurde et hilarant, pour des parties endiablées.
Si vous avez un peu plus de place, optez pour des jeux de société adaptés aux vacances.
Jeux familiaux
– Dixit : Un jeu d’imagination et de devinettes, magnifiquement illustré.
– Kingdomino : Rapide à apprendre, ce jeu de placement de tuiles plaît à toute la famille.
– Just One : Coopératif et créatif, il fait travailler l’esprit d’équipe.
Jeux pour stratégistes
– Carcassonne : Un classique du placement de tuiles, facile à transporter.
– Splendor : Élégant et tactique, pour les amateurs de défis.
– Azul : Un jeu esthétique et relaxant, inspiré des azulejos portugais.
Jeux qui mettent l’ambiance
– Time’s Up! : Faites deviner des célébrités en un temps limité, garantie de rires.
– Loups-garous de Thiercelieux : Parfait pour les grands groupes et les soirées animées.
– Codenames : Un jeu d’équipe où il faut deviner les mots codes de son camp.
Astuces pour jouer tous ensemble en vacances
On le sait, les ados, mais aussi les ainés peuvent trainer la patte pour rejoindre la famille dans ce type d’activités. On vous donne quelques astuces pour stimuler votre tribu.
– Créez un tournoi : Avec un tableau de scores et des petites récompenses (un dessert, une activité choisie par le gagnant…).
– Adaptez les règles : Pour les enfants, simplifiez les mécaniques ou inventez des variantes.
– Jouez en extérieur : Certains jeux, comme le Mölkky (quilles finlandaises) ou le Kubb, sont faits pour le jardin ou la plage.
– Découvrez des jeux locaux : En voyage, demandez aux habitants quels jeux ils aiment – une belle façon de s’immerger dans la culture !
Pour les expatriés, on a aussi sélectionné des jeux de société et de cartes spécialement conçus pour découvrir le monde, que ce soit à travers la géographie, les cultures, les langues ou les traditions. Ces jeux sont parfaits pour faire découvrir le monde et votre pays de résidence à la famille ou aux amis. En plus, ils allient apprentissage et amusement.
Jeux de géographie et de culture générale
Le Grand Jeu du Monde
– Type : Quiz géographique et culturel
– Pour qui : À partir de 10 ans, en famille ou entre amis
– Pourquoi on aime : Des questions sur les pays, les drapeaux, les monuments et les traditions. Idéal pour tester et enrichir ses connaissances.
– Bonus : Existe en version junior pour les enfants.
Capitales du Monde
– Type : Jeu de cartes éducatif
– Pour qui : Dès 7 ans
– Pourquoi on aime : Associez les pays à leurs capitales, drapeaux et monuments. Parfait pour apprendre en s’amusant.
Jeux d’aventure et d’exploration
Trekking in the World
– Type : Jeu de cartes coopératif
– Pour qui : 2 à 5 joueurs, dès 10 ans
– Pourquoi on aime : Planifiez ensemble un voyage autour du monde en respectant un budget et des contraintes. Un jeu qui donne envie de voyager !
The Crew : Mission sous-marine (et sa suite Mission Deep Sea)
– Type : Jeu de cartes coopératif
– Pour qui : 2 à 5 joueurs, dès 10 ans
– Pourquoi on aime : Bien que centré sur des missions sous-marines, ce jeu encourage la communication et la stratégie, avec des références à des lieux réels.
Les jeux pour découvrir les langues et les traditions
Dixit (avec des extensions thématiques)
– Type : Jeu d’imagination et de devinettes
– Pour qui : 3 à 6 joueurs, dès 6 ans
– Pourquoi on aime : Les cartes illustrées, inspirées de contes et de cultures du monde entier, stimulent la créativité et ouvrent des discussions sur les différences culturelles.
Babel
– Type : Jeu de communication et de langage
– Pour qui : 3 à 8 joueurs, dès 12 ans
– Pourquoi on aime : Les joueurs doivent faire deviner des mots dans différentes langues. Une façon amusante de s’initier à des expressions étrangères.
Halli Galli (version multilingue)
– Type : Jeu de rapidité
– Pour qui : Dès 6 ans
– Pourquoi on aime : Un jeu simple et dynamique où l’on apprend à reconnaître des fruits et des mots dans plusieurs langues.
Jeux pour voyager
Chronologie : Histoire du Monde
– Type : Jeu de cartes chronologique
– Pour qui : Dès 10 ans
– Pourquoi on aime : Classez des événements historiques dans l’ordre. Une façon de revisiter l’histoire mondiale de manière interactive.
Flags of the World
– Type : Jeu de cartes sur les drapeaux
– Pour qui : Dès 8 ans
– Pourquoi on aime : Apprenez à reconnaître les drapeaux et découvrez des anecdotes sur chaque pays.
World Lancer
– Type : Jeu de dés et de stratégie
– Pour qui : 2 à 5 joueurs, dès 8 ans
– Pourquoi on aime : Lancez des dés pour visiter des pays et accomplir des missions. Un jeu simple et éducatif.
Pourquoi ces jeux sont parfaits pour les vacances ?
– Éducatifs : Ils enrichissent les connaissances sans en avoir l’air.
– Conviviaux : Ils créent des moments de partage et de discussion.
– Adaptés à tous : Il existe des versions pour chaque âge et chaque niveau.
– Voyageurs : Ils éveillent la curiosité et donnent envie d’en savoir plus sur le monde.
Et si on improvisait ?
Pas de jeu sous la main ? Inventez vos propres règles avec un jeu de 52 cartes, ou lancez un « cadavre exquis » (jeu d’écriture collaboratif) ou un « ni oui ni non » (défi d’élocution). L’important est de s’amuser !
Les jeux de société et de cartes sont des passeports pour le fun, à glisser dans vos valises sans hésiter. Ils transforment une soirée ordinaire en souvenir inoubliable, et rappellent que les meilleures vacances sont souvent celles où l’on partage des moments simples.
Et vous, quel est votre jeu de vacances préféré ? Dites-le-nous en commentaire !
L’été s’achève, déjà, bientôt les expatriés et autres Français de l’étranger vont retrouver leur pays de résidence. Cependant, dans des situations, pas si exceptionnelles, nous avons toujours besoin de documents ou de réaliser des démarches administratives. Nous avions fait d’ailleurs le point avec Pauline Carmona, la directrice de nos consulats, en juin. Avant la rentrée, on vous propose un petit récapitulatif des innovations de l’administration consulaire depuis septembre 2024.
Simplification des démarches administratives en ligne
L’administration consulaire a accéléré la digitalisation de ses services pour faciliter la vie des expatriés :
– Digitalisation des consulats : une plateforme centralisée via service-public.fr permet désormais de réaliser la plupart des démarches (inscription consulaire, demande de passeport, acte de naissance, etc.) en quelques clics, avec un suivi en temps réel.
– Signature électronique : certains documents administratifs peuvent être signés à distance, évitant les déplacements inutiles.
– Rendez-vous en ligne : prise de rendez-vous simplifiée pour les services consulaires, avec des créneaux élargis et des rappels automatiques.
Passeport et carte d’identité : des délais réduits
– Délivrance : l’administration consulaire veille à assurer une instruction rapide des demandes de passeports et de cartes d’identité afin que les titres soient disponibles le plus tôt possible pour les usagers. Dans certains postes, un acheminement direct depuis l’Imprimerie nationale a ainsi été mis en place, permettant de réduire les délais d’obtention d’un passeport, dans les meilleurs cas, à seulement une semaine
– Renouvellement en ligne : l’administration consulaire travaille sur une innovation pour permettre à l’usager de renouveler son passeport à distance. Une expérimentation a eu lieu au Canada et au Portugal. Il est prévu d’étendre ce dispositif et de faire un nouveau test dans d’autres pays prochainement.
Protection sociale et santé
– Accès simplifié à la Sécurité sociale : les expatriés peuvent désormais s’affilier ou mettre à jour leur situation directement via le site Ameli.fr, avec un accompagnement personnalisé par les conseillers consulaires.
– Partenariats avec les systèmes de santé locaux : des conventions avec des hôpitaux et cliniques dans les pays à forte communauté française permettent une prise en charge facilitée et un remboursement accéléré des soins via la Caisse des Français de l’étranger.
®AFE
Soutien renforcé aux entrepreneurs et travailleurs expatriés
– Guichet unique pour les créateursd’entreprise : un service dédié aide les Français à monter leur entreprise à l’étranger, avec un accès à des experts locaux et des aides financières.
– Accords de sécurité sociale : de nouveaux accords bilatéraux (notamment avec le Canada, l’Australie et plusieurs pays d’Asie) simplifient les cotisations et les droits à la retraite.
Éducation et scolarité des enfants
– Bourses scolaires dématérialisées : les demandes de bourses pour les écoles françaises à l’étranger peuvent se faire désormais en ligne avec la plateforme « SCOLAIDE »
Cellule de crise renforcée
En cas de catastrophe naturelle ou de conflit, les consulats activent des protocoles d’évacuation et d’assistance rapide, avec une coordination accrue avec les autorités locales.
Vote à distance et participation citoyenne
– Vote par internet : le vote électronique devrait être modernisé et rendu plus accessible, avec une sécurisation renforcée contre les cyberattaques. Un test grandeur nature est prévu pour octobre ou novembre prochain.
– Consultations citoyennes : les expatriés sont régulièrement consultés via des sondages en ligne sur les priorités de l’action consulaire.
– S’inscrire sur le registre des Français de l’étranger : obligatoire pour accéder à ces services, l’inscription se fait en ligne sur service-public.fr.
– Contacter son consulat : chaque poste consulaire propose des permanences virtuelles et des ateliers thématiques (fiscalité, retraite, etc.).
Pour aller plus loin :
– Site officiel du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères : diplomatie.gouv.fr
– Réseaux sociaux des ambassades et consulats : des mises à jour régulières y sont publiées.
Après l’annulation du mandat de Stéphane Vojetta par le Conseil constitutionnel, les électeurs de la 5e circonscription des Français de l’étranger (Espagne, Portugal, Andorre, Monaco) sont de nouveau appelés aux urnes. Le Rassemblement national (RN) y présente à nouveau Johana Maurel, conseillère régionale d’Occitanie, qui lors du scrutin de 2024 avait obtenu 19,49 % des voix au 1er tour. Pour cette nouvelle élection partielle, la candidate du RN affirme clairement son objectif : « Notre ambition aujourd’hui, bien évidemment, est celle de gagner cette élection. »
Écouter le podcast avec Johana Maurel
Le RN : quelle dynamique chez les expatriés ?
Depuis le scrutin précédent, Johana Maurel insiste sur les évolutions politiques en faveur de son parti, le Rassemblement national : « On a (…) un groupe RN extrêmement fort qui a su montrer et imposer son programme face à une majorité qui aujourd’hui n’est plus une majorité. »La candidate du RN Johana Maurel dans la 5e circonscription des Français établis hors de France souhaite aussi s’inscrire dans la dynamique électorale hexagonale favorable du parti du Rassemblement national, à la suite notamment des élections européennes.
Johana Maurel candidate du RN et son suppléant Grégoire Lepoutre
Questionnée sur son implantation locale et son articulation entre mandat régional et une potentielle mission de députée des Français de l’étranger, Johana Maurel précise : « Ce mandat est un mandat national. C’est un mandat qui ne nécessite pas d’habiter dans la circonscription. » Pour autant, elle assure vouloir entretenir une forte présence sur le terrain grâce à un binôme avec un suppléant résident à Madrid : « On va former un binôme qui est totalement équilibré. »
« C’est un mandat qui ne nécessite pas d’habiter dans la circonscription »
Johana Maurel, candidate RN, 5e circonscription des Français établis hors de France
Elle va plus loin dans son engagement : « Nous envisageons de faire des permanences une fois par semaine itinérantes dans chaque pays de la circonscription où je me rendrai disponible en physique pour venir à la rencontre de mes électeurs. »
Le RN et les Français de l’étranger
Sur le fond, Johana Maurel reproche aux députés sortants de ne pas avoir suffisamment porté la voix des expatriés : « Lors des campagnes, ils mettent un pied à Paris, ils sont plus préoccupés par des problèmes nationaux. Peu portent vraiment la voix des Français de l’étranger. » Elle se revendique d’une expérience personnelle qui lui permettrait de mieux comprendre les préoccupations des expatriés : « J’ai été moi-même expatriée pendant plus de huit ans […] donc je connais très bien les préoccupations des Français de l’étranger. »
« Beaucoup (…) de personnes renoncent carrément à scolariser leurs enfants dans les lycées français à l’étranger »
Johana Maurel, candidate RN, 5e circonscription des Français établis hors de France
Parmi les grandes priorités défendues, elle met en avant la simplification administrative, l’accès au droit, mais aussi et surtout les frais de scolarité dans les lycées français à l’étranger : « Beaucoup, et je crois que c’est un sur trois, renoncent carrément à scolariser leurs enfants dans les lycées français à l’étranger. » Une situation qu’elle juge inacceptable : « Un Français, qu’il soit en France ou à l’étranger, a le droit d’être scolarisé dans un lycée français. Et ce n’est pas les mensualités qui doivent le faire renoncer. »
Des propositions ciblées pour la 5e circonscription des Français de l’étranger
Concernant les dossiers spécifiques aux pays de la circonscription, elle déplore l’échec récent d’un accord franco-espagnol destiné à faciliter l’implantation d’entreprises : « Ces accords […] devaient permettre une dynamique extrêmement favorable pour développer ces entreprises […] et qui aujourd’hui se retrouvent face à des difficultés. »
« Un Français, qu’il soit en France ou à l’étranger, a le droit d’être scolarisé dans un lycée français »
Johana Maurel, candidate RN, 5e circonscription des Français établis hors de France
Elle insiste également sur la diversité des problématiques selon les pays : « Notamment à Monaco, il y a des préoccupations différentes de celles d’Espagne, du Portugal. » Malgré cela, elle identifie un fil rouge : la dégradation du pouvoir d’achat des expatriés.
Le calendrier de campagne de Johana Maurel
Interrogée sur son positionnement vis-à-vis de Marine Le Pen, elle affirme son indépendance de terrain : « Je serai une députée de terrain. D’ailleurs, c’est une de mes qualités premières, c’est que je ne fais jamais les choses à moitié. »
Affiche de campagne de Johana Maurel candidate du RN et son suppléant Grégoire Lepoutre
Tout en revendiquant sa fidélité politique, elle insiste sur sa méthode : « Je n’ai pas pour habitude de faire des effets d’annonce, je suis une élue qui, en général, fait ce qu’elle dit. »
Enfin, la candidate Johana Maureldétaille son calendrier de campagne, avec des étapes à Lisbonne, Alicante, Madrid et Monaco : « On va aller à la rencontre de ces Français. Je suis ravie d’avoir un peu plus de temps pour faire cette campagne. »
Prochaines étapes du scrutin : Le premier tour de cette législative partielle aura lieu le dimanche 28 septembre, avec un vote par Internet ouvert du 19 au 24 septembre. Johana Maurel est donc entrée en campagne avec pour ambition claire de transformer l’essai de 2024, surfant sur une dynamique favorable au RN, tout en se présentant comme une élue « de proximité » pour les expatriés.
Début août, Lisa Girard-Fabre, une jeune Française de 23 ans, a perdu la vie au Cambodge. Originaire du Tarn, son corps a été retrouvé le lundi 4 août dans une zone boisée de la commune de Ta Som, dans le district d’Angkor Chum. Depuis, les circonstances de ce drame soulèvent des interrogations : que s’est-il passé pour cette jeune compatriote ?
Lisa Girard-Fabre et l’association pour un Sourire d’Enfant
Installée au Cambodgedepuis 2023, Lisa, militante de la cause environnementale, avait choisi d’y parvenir sans prendre l’avion. Son périple avait duré quatre mois et l’avait menée à travers quinze pays avant d’arriver à Phnom Penh.
Sur place, elle s’était notamment engagée auprès des plus jeunes et œuvrait engageait pour l’association « Pour un Sourire d’Enfant » (PSE). Elle s’était d’ailleurs inscrite au semi-marathon d’Angkor, organisé le dimanche 3 août, au profit de cette structure.
Afin de se préparer à l’épreuve — elle avait reconnu, quelques jours plus tôt sur son compte LinkedIn, ne pas être très sportive — Lisa est partie courir le 2 août près du temple de Ta Som, entre le lac Srah Srang et la route sud d’Angkor Vat. Elle n’est jamais revenue de cette sortie. Son corps sans vie a été retrouvé deux jours plus tard, lundi 4 août, dans une zone boisée de la commune de Ta Som.
Une jeune française victime d’une crise cardiaque ?
Selon l’enquête, Lisa a été vue pour la dernière fois le samedi 2 août matin, vers 7 h 20. D’après le rapport communiqué par la police locale, sa mort aurait été causée par un arrêt cardiaque consécutif à un effort prolongé. « La mort de la victime n’est liée à aucun crime ni meurtre », a également déclaré un haut responsable de la police cambodgienne. Cette version officielle concernant sa mort ne semble toutefois pas avoir convaincu sa famille.
D’après des proches de Lisa contactés par nos confrères du Parisien, le corps de la jeune expatriée Française aurait été retrouvé dans un état dégradé, et aucune autopsie n’aurait été pratiquée, contrairement aux déclarations initiales des autorités locales. S’agissant de la dégradation constatée, l’une des hypothèses avancées évoque les températures élevées relevées sur place, le corps ayant probablement été exposé de longues heures à plus de 40 °C.
Une enquête ouverte en France pour expliquer le décès de Lisa au Cambodge
De son côté, le parquet de Paris a confirmé l’ouverture d’une enquête. Celle-ci pourra, entre autres, s’appuyer sur la dépouille de la victime, remise à l’ambassade de France au Cambodge en vue de son rapatriement dans l’Hexagone.
Florian Bohême – Conseiller des Français du Cambodge et Président de la commission des Affaires sociales de lAFE
Pour éclairer la situation, l’association « Français au Cambodge », présidée par Florian Bohême, élu des Français établis au Cambodge et président de la commission des Affaires sociales de l’AFE —, a publié un communiqué.
Dans ce texte, l’élu consulaire « tien(t) à souligner que le décès de la victime n’est lié à aucun crime ni à un acte criminel ». Il ajoute que « conformément au protocole établi entre les deux pays, le corps de Lisa a été mis à disposition des autorités françaises et de la famille ».
Outre ces informations, il déclare également que « dans un contexte politique tendu, ce décès a malheureusement donné lieu à des spéculations indécentes ». Pour lui, « il est temps de laisser à sa famille et à ses amis le respect du deuil. »
En France, une autopsie devrait être pratiquée sur le corps de Lisa. Celle-ci devrait révéler ce qui s’est réellement passé sur le chemin de la joggeuse.
La rédaction Lesfrancais.press adresse ses sincères condoléances à la famille de la victime, ainsi qu’à ses proches.
Si au Sud de notre planète, c’est l’hiver, souvent accompagné de pluie, au Nord, c’est un été 2025 brûlant. En effet, comme les précédentes années, 2025 est marquée par une évolution climatique et un renforcement des catastrophes liées comme les incendies. Pour les Français de l’étranger, on fait le point.
Le plus grand feu enregistré en France depuis cinquante ans
On commence bien sûr, par notre pays, la France. Et dans l’hexagone, plus précisément dans l’Aude, c’est le plus grand feu enregistré en France depuis cinquante ans qui a ravagé ce département ces derniers jours.
L’Aude avait déjà été frappé ce mercredi 6 août par un gigantesque incendie sur plus de 16 000 hectares de garrigue et de résineux en moins de vingt-quatre heures, faisant un mort et un blessé grave. Et depuis samedi 09 aout, c’est un feu hors norme, d’une ampleur exceptionnelle qui s’abat sur ce territoire. L’incendie s’étale sur quinze communes, ce qui est très rare. Cela signifie que le front de feu – là où les pompiers doivent intervenir pour limiter la propagation – dépasse largement les 50 kilomètres, nécessitant des moyens humains et matériels importants. Mais, à cause de l’ampleur du feu, les camions de pompiers n’ont pas accès à de nombreuses zones, ce qui rend l’intervention aérienne indispensable.
Le bilan humain et matériel de ce feu est aussi inhabituel. En général, les pompiers parviennent à protéger les habitations mais, dans ce cas, la propagation a été si rapide qu’ils n’ont pas pu intervenir partout et plusieurs dizaines de maisons ont brûlé. On déplore aussi un décès civil
L’incendie près de Fontjoncouse dans l’Aude le 6 août 2025 ®Lionel Bonaventure / AFP
Espagne : plus de 1 000 personnes évacuées
Lundi 11 août, quelque 400 personnes ont été déplacées dans la ville de Carucedo et autour, et 700 autres de plusieurs localités situées près du site de Las Médulas, une ancienne zone d’extraction d’or romaine connue pour ses spectaculaires rochers rouges et inscrite au Patrimoine mondial.
Selon le chef du gouvernement régional de Castille-et-Leon, Alfonso Manueco, plusieurs de ces incendies sont d’origine criminelle. « Nous serons implacables avec les auteurs de ces attaques contre la vie et la sécurité des personnes et contre notre patrimoine historique et naturel », a-t-il écrit sur X.
L’Espagne subit une vague de chaleur qui entre dans sa deuxième semaine, avec des températures atteignant près de 40 °C dans de nombreuses régions, et cette canicule devrait durer au moins jusqu’à jeudi. La protection civile a émis une alerte aux feux de forêt dans une grande partie du pays et considère que le risque est d’élevé à extrême.
Commune d’Orallo, dans le Nord-Ouest de l’Espagne le 10 août 2025 ®AFP / UME (Unité Militaire d’Urgence)
Le Portugal en proie aux flammes toute l’année
Le 31 juillet, le Portugal luttait lui aussi contre un incendie dans le nord et le centre du pays. Près de 3 000 hectares sont partis en fumée malgré les efforts de 2 700 pompiers.
Le pays a connu une année difficile : 25 700 hectares ont été détruits depuis janvier dans des incendies. Le Portugal reste confronté chaque été à des feux destructeurs.
Le 27 juillet, en Grèce, 4 200 hectares sont partis en fumée sur les îles de Cythère, d’Eubée et dans la région d’Athènes. Fin juin, un incendie a ravagé plus de 4 500 hectares sur l’île de Chios, au nord de la mer Egée, et menacé les champs de pistachiers lentisques, d’où est extraite la mastiha, une résine unique au monde utilisée dans l’alimentation, et les industries pharmaceutique et cosmétique.
Et puis, entre le 22 et le 24 juillet, « la catastrophe écologique la plus grave de la saison », selon le Fonds mondial pour la nature (WWF) a eu lieu dans le Péloponnèse, à Feneos, dans les montagnes proches de Corinthe. Plus de 1 100 hectares de sapins de Céphalonie, une espèce incapable de se régénérer naturellement après un incendie, ont été détruits dans une zone protégée par le réseau européen Natura 2000.
Dans la banlieue nord-ouest de Kryoneri, à Athènes, le 26 juillet 2025. ®Yorgos Karahalis / AFP
Incendies meurtriers en Turquie
Depuis fin juin, plusieurs incendies ravagent la Turquie. Le 28 juin, près de 50 000 personnes ont été évacuées dans la province d’Izmir. Le 23 juillet, dix forestiers et secouristes bénévoles ont péri, prisonniers d’un violent feu de forêt à Eskisehir, 500 km plus à l’est. Un pompier combattant les flammes est décédé le 26 juillet des suites d’une crise cardiaque.
La canicule qui frappe le pays, conjuguée à la sécheresse, ont favorisé l’éclosion de plus de 3 000 feux depuis le début de l’été. L’ensemble du territoire est exposé à un risque élevé de désertification d’après l’ONU.
Baptisé Canyon Fire par les autorités, l’incendie s’est déclaré jeudi 08 août en début d’après-midi dans le comté de Ventura, région montagneuse située à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Los Angeles.
Il a ravagé en quelques heures près de 2 000 hectares de végétation à cheval sur les comtés de Los Angeles et de Ventura, selon le dernier bilan, vendredi matin, du département des forêts et de la protection contre les incendies de Californie, Cal Fire, principal service de lutte contre les feux dans l’État.
La saison 2025 est parmi les pires jamais enregistrées au Canada. Depuis le début du mois de juin, 6,5 millions d’hectares de forêt sont partis en fumée.
Particulièrement touchées, les populations autochtones ont dû être évacuées et 39 000 personnes ont quitté leurs habitations. Le Canada faisait face mardi à 675 feux actifs.
Depuis l’annonce en grande pompe du “plus grand accord commercial jamais conclu” le mois dernier, l’Union européenne et les États-Unis s’opposent régulièrement sur ce qui a réellement été décidé. Mais sur la sécurité économique, un terrain d’entente semble émerger, avec la Chine clairement dans leur ligne de mire.
Malgré des versions contradictoires de l’accord, les deux parties se sont engagées à « renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement », à « lutter contre les politiques non conformes aux règles du marché » et à « coopérer » en matière de contrôle des investissements et des exportations.
Il s’agit clairement d’une référence à la nécessité de réduire la dépendance vis-à-vis de la Chine pour les produits stratégiques et de protéger les industries occidentales face à une concurrence chinoise de plus en plus agressive.
La sécurité économique a d’ailleurs été « l’une des questions les plus faciles » abordées lors des récentes discussions entre l’UE et les États-Unis, selon
« Tous les outils et instruments de sécurité économique dont nous disposons permettent d’avoir une bonne conversation »
Un haut fonctionnaire de la Commission européenne à Euractiv.
L’emploi d’un langage quasi identique par l’UE, qui s’est officiellement engagée à « réduire les risques mais pas opérer un découplage » vis-à-vis de la Chine, suggère un rapprochement avec la position plus ferme des États-Unis, selon les analystes.
« C’est simplement le signe définitif que l’UE se range du côté des États-Unis sur la question chinoise. Je pense vraiment que c’est ainsi que les Chinois vont le percevoir – ils seraient stupides de ne pas le faire. »
Varg Folkman, analyste au European Policy Centre à Bruxelles.
Pékin, qui avait vivement réagi aux récents accords commerciaux conclus par les États-Unis avec le Royaume-Uni et le Vietnam, a adopté un ton légèrement plus mesuré vis-à-vis du pacte UE–États-Unis.
« Nous nous opposons fermement à toute initiative visant à conclure un accord au détriment des intérêts de la Chine »
Guo Jiakun, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, le lendemain de l’annonce de l’accord.
L’Union Européenne reste floue
Malgré ces engagements généraux, Bruxelles reste floue sur la manière dont l’UE et les États-Unis comptent s’attaquer conjointement aux « surcapacités » industrielles chinoises, ou encore à l’emprise de Pékin sur l’approvisionnement mondial en minéraux critiques, essentiels pour les voitures, les smartphones et d’autres technologies de pointe.
« Il me semble que toutes les informations concernant l’accord entre l’UE et les États-Unis n’ont pas été divulguées, en particulier en ce qui concerne la sécurité économique »
Alicia García Herrero, chercheuse senior au groupe de réflexion Bruegel.
Le haut fonctionnaire de la Commission a déclaré qu’une déclaration commune UE-États-Unis sur l’accord, qui est « prête à 90-95 % », ne fournira pas de détails spécifiques sur la coopération en matière de sécurité économique, mais contiendra plutôt « un langage assez général » que Bruxelles « développera au fur et à mesure ».
Alicia García Herrero a déclaré que ce flou était probablement intentionnel, car la Chine est non seulement la deuxième économie mondiale, mais aussi le deuxième partenaire commercial de l’UE.
Le Japon, qui a conclu un accord similaire avec Washington le mois dernier, s’est également abstenu de donner des détails sur la manière dont il prévoit de coopérer avec les États-Unis dans le cadre de leur politique à l’égard de la Chine, a-t-elle souligné.
« Les Japonais n’ont pas couché sur papier leurs désaccords et ce qu’ils comptent faire, car c’est trop risqué », a déclaré Alicia García Herrero. « Pour l’Europe, cela soulèverait également des questions : « Sommes-nous en train d’encercler la Chine ? » Cela n’a donc aucun intérêt. »
L’accord s’inscrit dans un contexte de relations UE–Chine déjà détériorées, sur fond de préoccupations liées aux droits de l’homme, au statut de Taïwan, et plus récemment aux restrictions sur les exportations de minéraux critiques imposées par Pékin en réponse à la taxe forfaitaire de 145 % imposée par Trump.
Ces restrictions ont conduit à des arrêts temporaires de production en Europe, renforçant l’inquiétude des décideurs politiques européens.
« Sur la question de la sécurité économique de l’Europe, les États-Unis ont, à mon avis, été prêts à faire une concession : ils font pression sur l’Inde et la Chine pour qu’elles rompent leurs liens avec la Russie »
Alicia García Herrero, chercheuse senior au groupe de réflexion Bruegel.
Le rapprochement stratégique entre Pékin et Moscou a aggravé les tensions, alors que les capitales européennes peinent à maintenir leur soutien à l’Ukraine, dans un contexte de recul de l’engagement américain et d’intensification des attaques russes.
Donald Trump, qui avait salué Vladimir Poutine et promis de mettre fin à la guerre en Ukraine « en 24 heures », a récemment durci le ton, menaçant l’Inde et la Chine de « droits de douane secondaires » pour avoir acheté du pétrole russe.
Selon certains analystes, ce durcissement aurait été obtenu par Bruxelles en guise de concession dans les négociations commerciales.
« Les États-Unis veulent encercler la Chine et la couper des chaînes d’approvisionnement. L’Europe dit : « D’accord, je suis avec vous », mais elle veut que les États-Unis se montrent plus fermes envers la Russie. »
Alicia García Herrero, chercheuse senior au groupe de réflexion Bruegel.
Une « fragilité générale »
D’autres encore s’interrogent sur la solidité réelle de l’accord comme fondement d’une coopération durable.
« Compte tenu de la fragilité générale de l’accord », l’engagement à renforcer la coopération en matière de sécurité économique « semble constituer une base fragile pour une coopération transatlantique sérieuse », a déclaré Nils Redeker, directeur adjoint du Centre Jacques Delors.
Nils Redeker a fait valoir que la politique de l’UE à l’égard de la Chine a été affaiblie par des « divisions internes » qui ont également gravement entravé les négociations du bloc avec Washington.
Il a souligné les divisions marquées entre les capitales de l’UE concernant la décision prise l’année dernière par la Commission d’imposer des droits de douane sur les véhicules électriques chinois. Ces droits ont été fortement soutenus par la France, mais farouchement contestés par l’Allemagne, dont le secteur automobile, orienté vers l’exportation, est fortement lié au marché chinois.
« L’une des principales leçons à tirer de l’accord avec les États-Unis est que l’UE n’a toujours pas trouvé sa position stratégique dans un paysage commercial en rapide évolution ».
« Et pour l’instant, il en va de même pour son approche vis-à-vis de la Chine. »
Nils Redeker, directeur adjoint du Centre Jacques Delors.
À San José, au cœur de la Silicon Valley, l’avenir de l’énergie américaine semble s’esquisser entre deux panneaux solaires et une batterie lithium-ion. Mary Powell, directrice générale de Sunrun, y orchestre un modèle énergétique décentralisé, résilient. Pour ses clients, l’argument écologique est réel mais l’élément clef est l’autonomie : continuer à faire tourner sa maison quand le réseau public vacille. L’autre argument mis en avant est le coût : disposer d’électricité à faible prix. Sunrun ne vend pas des panneaux et propose un service, un écosystème complet, clé en main. En agrégeant les productions domestiques, elle développe des mini-réseaux capables d’alimenter les compagnies électriques lors des pics de demande, évitant ainsi les coupures en Californie ou à Porto Rico. Un modèle de flexibilité, qui conjugue économie domestique et gestion de crise à l’échelle locale.
En 2024, le solaire représentait plus de 60 % des nouvelles capacités électriques installées aux États-Unis. Portée par la chute du coût des panneaux et les incitations fiscales de l’Inflation Reduction Act (IRA), l’énergie solaire semblait promise à un réel essor. Mais c’était avant le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.
Le virage rétrograde du 4 juillet
Le 4 juillet, le jour de l’Independance day, l’administration républicaine a promulgué le « One Big Beautiful Bill », loi qui prévoit le démantèlement des crédits d’impôt en faveur des énergies renouvelables d’ici 2027. Les aides à l’achat de véhicules électriques disparaissent de leur côté dès septembre. En parallèle, les énergies fossiles bénéficient de nouvelles mesures de soutien, notamment avec l’allégement du coût des forages, l’extension des permis sur les terres fédérales, la suppression des normes d’efficacité énergétique pour les constructeurs.
Un coup d’arrêt, pas un coup de grâce
Pour les experts de Princeton et du Rhodium Group, les conséquences climatiques sont mesurables : entre 470 millions et plus d’un milliard de tonnes de CO₂ supplémentaires d’ici 2035, selon l’intensité des mesures prises. Un différentiel équivalent, voire supérieur, aux émissions annuelles du Royaume-Uni. Le détricotage réglementaire en cours pourrait effacer une décennie de réduction des émissions aux États-Unis. Néanmoins, certaines filières, comme le nucléaire, la géothermie ou la captation du carbone, bénéficient encore du soutien fédéral. Le solaire continue sa montée en puissance grâce aux aides reçues ces dernières années avec l’IRA. Plus de 50 GW de capacités solaires supplémentaires sont attendus en 2026 et 2027.
Après, un risque de repli est possible. Selon Kevin Smith, dirigeant d’Arevon Energy, plus de 100 milliards de dollars d’investissements seront annulés. Pour les chercheurs de l’université de Princeton, le chiffre pourrait atteindre 500 milliards.
Une incertitude juridico-politique permanente
Dans ce contexte, la volatilité réglementaire devient le principal obstacle à l’investissement. La Direction du Trésor américain pourrait restreindre les critères d’éligibilité aux aides, voire appliquer rétroactivement certaines dispositions. Le spectre d’une instabilité juridique plane sur le secteur, renforcé par des clauses ambiguës comme celle des « entités étrangères préoccupantes » (FEOC), visant implicitement la Chine.
Cette volte-face du gouvernement ne sera pas sans conséquences sur le prix de l’énergie. Energy Innovation prévoit ainsi une hausse de 74 % du prix de gros de l’électricité d’ici 2035. Les demandes d’augmentation tarifaire pour le seul premier semestre 2025 atteignent déjà 29 milliards de dollars. Les anciens modèles – charbon, gaz – peinent à compenser. Le nucléaire avance à pas lents, les nouvelles technologies ne sont pas matures.
Photo d’illustration ®StockAdobe
Les États-Unis pourraient faire face à une étonnante pénurie d’électricité en raison des changements incessants de direction du pouvoir. À terme, certaines filières, comme le nucléaire ou les technologies pilotables à faible émission, pourraient en sortir renforcées. D’autres, plus fragiles ou dépendantes du soutien public, seront reléguées. Forte de ses économies d’échelle dans le solaire et les batteries, la Chine en profitera probablement pour renforcer sa position dominante.
L’Amérique n’a pas encore tourné la page du climat. Mais elle en réécrit les chapitres à sa manière. Elle risque de rester une puissance énergivore et carbonée même si, sur le terrain technologique, elle demeure incontournable au niveau des énergies renouvelables.
Depuis le jeudi 07 août, on a appris qu’Alger met fin du prêt des biens accordé depuis des décennies à l’ambassade de France en Algérie et une révision des baux contractés pour d’autres institutions françaises sur le territoire algérien. Alors que les relations entre les deux pays se dégradent, l’Algérie veut faire payer la France. On en profite pour faire le point sur la communauté française en Algérie.
Le Français et sa langue chassés d’Algérie
Ils ne sont plus que 30 000 Français inscrits au registre consulaire dont 90% de binationaux. Le citoyen métropolitain n’est plus le bienvenu à Alger et dans les autres villes de ce pays.
Pire, la langue française, autrefois considérée par les intellectuels du pays comme un butin de guerre est chassée partout. Désormais, seule, une partie de la haute et moyenne pyramide sociale parle français, soit comme langue familiale soit comme langue seconde. Le reste de la population parle l’arabe dialectal que nous avons évoqué, ou des langues berbères, dont la plus importante est le kabyle.
Et depuis 3 ans, les cours, de l’école à l’université, se font anglais et non en français, une directive qu’Alger voudrait même voir appliquée dans les écoles du réseau AEFE.
Un fossé de plus en plus important
Les relations entre Paris et Alger sont au plus bas depuis juillet 2024. La crise a été marquée par des expulsions de diplomates et fonctionnaires de part et d’autre et un gel de toutes les coopérations officielles. Et c’est un nouveau cran qui est franchi depuis la semaine dernière.
Alors que la France louait à des tarifs très avantageux, 61 biens en Algérie dont 18 hectares pour l’ambassade de France et 4 hectares pour la résidence de l’ambassadeur à Alger. Tandis que le loyer pour l’ambassade est « insignifiant » et celui de la résidence appelée « Les Oliviers » a été d’un « franc symbolique » et « inchangé entre 1962 et août 2023 ». Ce n’était pas le cas pour la représentation diplomatique algérienne en France. Celle-ci, selon Alger ne bénéficie d’aucun avantage de cette même nature. En conséquence, l’action algérienne ainsi décidée vise à introduire l’équilibre et la réciprocité dans la relation algéro-française globale.
C’est ainsi que le 07 août, Le chargé d’affaires français à Alger fut convoqué au ministère des Affaires étrangères. Sur placer, il a été informé de « la décision des autorités algériennes de mettre fin à la mise à disposition, à titre gracieux, de biens immobiliers appartenant à l’État algérien au profit de l’ambassade de France en Algérie », a indiqué dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères.
Cette information a été complétée par une note verbale transmise par Alger à Paris. Celle-ci annonce aussi « le réexamen des baux, considérablement avantageux, contractés par l’ambassade » avec des établissements immobiliers publics en Algérie par exemple pour y héberger les instituts français ou des consulats présents dans le pays. Le ministère a invité « la partie française à dépêcher une délégation à Alger pour entamer les discussions à ce sujet », selon le communiqué.