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  • Derniers jours pour les foires aux vins

    Derniers jours pour les foires aux vins

    La foire aux vins automnale est désormais un événement incontournable en France et ailleurs pour tous les amateurs de vin ! Pendant plusieurs semaines, les baroudeurs du vin proposent des offres spéciales sur les vins du monde entier ! C’est l’occasion rêvée de faire le plein de bouteilles à des prix imbattables et de se constituer une cave digne des plus grands sommeliers. Que vous soyez novice ou connaisseur, laissez-vous tenter par cette aventure œnologique et découvrez des vins d’exception à prix remisés ! On fait le point pour les Français de l’étranger sur les distributeurs internationaux. Dans tous les cas, il ne faudra pas oublier de consulter les éventuels droits de douanes qui seraient appliqués sur votre commande, on en parle en fin d’article.

    Pourquoi les foires aux vins ?

    Pour les producteurs, originellement la raison d’être des foires aux vins est simple : vendre du volume afin de vider les fûts avant les vendanges. Depuis que l’évènement est devenu un atout commercial pour les revendeurs, c’est aussi l’occasion de proposer des vins à prix intéressants, de l’entrée de gamme au plus grand vin. Un bon moyen également de proposer des découvertes : grands crus, nouveaux domaines, appellations montantes, vins du monde, vins bio, vins natures, vin vegan, dégustation par cépage…

    Mais si le principal évènement (dit de la « foire aux vins d’automne ») se déroule début septembre, il y a plusieurs foires aux vins.

    Celle d’automne est importante car historiquement, elle répond aux besoins des producteurs qui souhaitent écouler leurs stocks avant les vendanges (qui se font généralement à partir de septembre / octobre). L’évènement est un moment charnière dans le monde du vin. Mais il existe aussi une foire aux vins au printemps. Mais la raison d’être de cette foire est purement commerciale. Elle se calque sur le période des soldes afin de proposer des offres commerciales plus intéressantes pour les consommateurs.

    Derniers jours pour les foires aux vins
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    L’occasion de découvrir des cépages et autres

    Lors des foires aux vins, c’est l’occasion d’emprunter le chemin des vignobles tout en sortant des sentiers battus ! Au milieu de la multitude de millésimes, prix, appellations et étiquettes, coupez à travers champs pour trouver votre perle rare.

    Pour cela, vous pouvez bien sûr vous ruer sur les sites français, mais là, il faut être attentif car les livraisons sont souvent limitées à l’Europe, et pour les livraisons hors de l’UE les droits de douanes risques de plomber la bonne affaire. On y reviendra.

    Pour les livraisons en Europe, nous avons sélectionné quelques sites à découvrir ci-dessous :

    Entre le caviste et la grande surface, la Vignery est un vrai spécialiste qui additionne les avantages de tous les formats, prix, choix, qualité, conseil, … praticité et dégustation.

    On présente plus cette référence française, pour ceux qui ne seraient pas venus en France depuis, longtemps, la chaîne Nicolas existe comme caviste depuis 1822. Le site comme les magasins vous proposent d’acheter en ligne ou dans ses 500 boutiques vin champagne et spiritueux.

    Vinatis est un site leader en France avec une très bonne vitrine, il y a vraiment du choix. Les prix sont attractifs, surtout en période de promotion. La livraison est sans défaut.

    Pour les livraisons hors d’Europe, vous trouverez ci-dessous une autre liste :

    Les Petites caves a été fondé par quatre comparses avec un parti pris : le vin “nature”, exclusivement. Au départ, il y a le Vercoquin, célèbre caviste lyonnais spécialisé dans les vins naturels. Puis, en 2011, se greffe le site Petitescaves.com.
    Si les deux sociétés sont distinctes, elles fonctionnent avec le même état d’esprit : mettre en avant des identités, des caractères, plus que des étiquettes. Avec 200 références à la carte, le panel est restreint, mais qualitatif. Dommage qu’il n’y ait aucune référence étrangère.

    L’Entrepôt des grands vins, à Malakoff, fort de l’expertise et des fabuleux stocks de la maison de négoce bordelaise Duclot, décline ainsi un catalogue prestigieux, qui rayonne aussi à la Cave du Lafayette Gourmet, boulevard Haussmann. 

    Le site Vie d’oc propose une offre assez impressionnante de vins et exclusivement du Languedoc-Roussillon. Une approche originale qui permet de découvrir ce terroir aux prix toujours justes.

    Mais il existe aussi de très bons distributeurs qui désormais se lancent sur les foires aux vins. Ci-dessous, vous trouverez ceux que nous avons choisis pour vous.

    Il faut savoir que la plupart de ces sites se calent sur le printemps pour organiser leur foire aux vins.

    Le site le French Wine USA propose une sélection de vins français plutôt haut de gamme.

    Basé à Hong-Kong, le site My Cellar propose, lui, une sélection de plus de 50 vins dont il a l’exclusivité pour le marché chinois et hongkongais.

    @Lesfrancais.press

    Les droits de douanes sur les bouteilles de vin

    Les produits soumis à accise tel que le vin et leur circulation au sein de l’Union Européenne et au-delà sont régis par des réglementations communautaires et nationales. Des formalités de déclaration peuvent être obligatoires pour vous permettre d’exporter ou d’expédier vos vins. On vous explique tout.

    Depuis la France métropolitaine, il est possible d’envoyer librement de nombreuses bouteilles à destination de l’Union Européenne si on est un particulier. Pour les entreprises, les formalités sont allégées et standardisées, ce qui préserve le particulier d’éventuels droits de douanes à payer. Car si la plupart des marchandises circulent librement au sein de l’UE, les alcools soumis à des droits d’accises sont encore soumis, pour les professionnelles, à de telles démarches.

    Si votre envoi concerne une autre destination dans le monde, alors déjà il faut savoir si le pays, où vous résidez, autorise l’import de boissons alcoolisées.

    On vous rappelle quelques destinations vers lesquelles l’envoi d’alcool entre particuliers est interdit : Arabie Saoudite, Argentine, Bolivie, BrésilCanada, Colombie, Côte d’Ivoire, Cuba, Émirats Arabes Unis, États-Unis d’Amérique, Iran, Laos, Libye, Maldives, Mali, Niger, Nouvelle-Zélande, Qatar, Russie, Sénégal, Singapour, Tunisie, Yémen…

    Si votre pays applique des droits de douanes soit c’est le professionnel au départ de France qui fera les formalités soit c’est vous qui devrez les faire à la réception. Normalement le site vous informe sinon un détail vous indiquera si c’est l’expéditeur qui fait les démarches, le prix de celles-ci sera ajouté à votre panier. Si c’est le même prix qui s’affiche c’est que vous devrez donc payer en sus à la réception les droits de douanes.

    Bonne dégustation à tous !

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 27.09.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 27.09.2024

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le dernier jour de la semaine et vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans les titres de ce vendredi 27 septembre : Pas de ministre pour le handicap ? – François en Belgique – Bercy rassure les patrons

    Bientôt un ministre délégué aux handicaps

    Alors que la page des Jeux Paralympiques est à peine tournée, le sujet du Handicap revient à la une. Cependant, c’est une polémique qui a émergé ces derniers jours sur le sujet. En effet, le Gouvernement de Michel Barnier doit revoir sa copie. Dans la première équipe gouvernementale, aucun des membres n’avait nommément en charge la question des personnes handicapées. Un ministre délégué sera donc nommé. Dans un podcast publié ce jeudi, Mathilde Ollivier, sénatrice écologiste des Français de l’étranger, dénonce un « couac ». D’autant plus que la parlementaire travaille actuellement sur une proposition de loi pour faciliter, entre autres, l’accès, pour nos expatriés, à l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Tous les détails sur le site Lesfrancais.press ou sur toutes les plateformes de streaming.

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    Le pontife romain à Bruxelles

    Le chef de l’Église catholique prendra la direction de la KU Leuven ce vendredi. Comme le lendemain à l’UCLouvain, sur le campus de Louvain-la-Neuve, le pape François marquera de sa présence le 600e anniversaire de l’université célébré en 2025. Le souverain pontife présidera dimanche l’Eucharistie au Stade Roi Baudouin devant plus de 37.500 personnes. Preuve de l’engouement, il a fallu moins de deux heures pour écouler le nombre de places disponibles. Le public pourra apercevoir le pape à quatre reprises : autour de la collégiale Saint-Pierre et l’hôtel de ville de Louvain (vendredi 17h30), à la Basilique de Koekelberg (samedi 09h45), depuis le parking de l’Aula Magna à Louvain-la-Neuve (samedi 17h45) et entre Brussels Expo et le Stade Roi Baudouin (dimanche dès 09h00).

    Le Pape François Rencontre Le Roi De Belgique © Monarchie Belge
    Le Pape François rencontre Le Roi De Belgique © Monarchie Belge

    Antoine Armand veut rassurer les entreprises

    Il était attendu au tournant par le monde entrepreneurial. Le soutien aux entreprises ne doit pas « être une question idéologique », a déclaré ce jeudi le ministre de l’Économie Antoine Armand, en assurant aussi aux petites entreprises qu’il n’y aurait pas d’ »impôts tous azimuts ». Antoine Armand, qui a également le portefeuille des Finances et de l’Industrie, s’exprimait devant les patrons d’entreprises de proximité de l’U2P réunis pour une journée de rencontres à la Défense. L’U2P est la troisième organisation patronale représentative derrière le Medef et la CPME.

    C’est tout pour cette semaine, on se retrouve lundi pour un nouveau flash quotidien des expatriés. Passez un très bon week-end reposant où que vous soyez !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • La CFE en Chine et à Hong-Kong : retrouvez une couverture prévoyance à la française

    La CFE en Chine et à Hong-Kong : retrouvez une couverture prévoyance à la française

    Du 17 au 24 septembre, l’équipe dirigeante de la Caisse des Français de l’étranger est allée à la rencontre des Français expatriés en Chine et à Hong-Kong. L’occasion pour nous de faire un point sur le système de santé dans l’Empire du milieu et les avantages de retrouver une couverture à la française.

    À l’occasion de la réunion à Hong-Kong, nous sommes allés, nous aussi, à la rencontre des affiliés et des personnes intéressées par une adhésion à la CFE. Que recherchent-ils donc avec la Caisse des Français de l’étranger.

    Écouter le podcast avec nos témoins

    La sécu en Chine ?

    Le gouvernement central a établi la loi sur la sécurité sociale en Chine. Cependant, les autorités locales l’administrent et l’influencent. Les juridictions locales ont la possibilité d’ajuster les taux de contribution de l’employeur et de l’employé. Ces taux sont modifiés chaque année et peuvent également être réformés.

    Le système de sécurité sociale en Chine comprend cinq types d’assurance :

    • assurance retraite
    • assurance médicale
    • assurance chômage
    • assurance maternité
    • assurance contre les accidents du travail

    Pour la retraite, en règle générale, les employés doivent cotiser pendant 15 ans pour toucher une pension en Chine. Les employeurs contribuent également à ces fonds. Dans la plupart des industries, les hommes prennent leur retraite à environ 55 ans et les femmes à environ 50 ans. Toutefois, certains secteurs peuvent avoir des âges de retraite différents. La quantité de fonds dans la pension retraite dépend de la réglementation du gouvernement local et de l’historique des contributions. Cependant, ces années ne peuvent être cumulées directement aux trimestres réalisés en France. Il y a donc de fortes chances que votre pension française soit lourdement amputée.

    Concernant l’assurance médicale, celle-ci couvre qu’une partie des coûts de traitement des maladies des travailleurs chinois ou des blessures non liées au travail. L’employeur et l’employé doivent cotiser à cette forme d’assurance sociale sur une base mensuelle. Ce fonds rembourse les hôpitaux désignés pour le traitement des travailleurs. Cela élimine la nécessité pour le travailleur chinois de payer à l’avance pour un traitement. Le fonds d’assurance maladie de la Chine ne prend en charge que les soins fournis par les hôpitaux et les cliniques agréés par le gouvernement. Une disposition qui exclue donc souvent les médecins dits occidentaux ou les consultations en ligne avec un médecin français, par exemple.

    Aussi, en Chine, de nombreuses femmes enceintes bénéficient d’un congé maternité payé. Les employeurs, mais pas les employés, sont tenus de verser des cotisations mensuelles pour cette forme d’assurance sociale. Pour pouvoir bénéficier de cette assurance, une femme doit travailler pour un employeur qui a versé trois mois de cotisations et de services médicaux. Les fonds sont versés à la nouvelle mère lorsqu’elle est en congé et qu’elle prend soin de son enfant. Le montant de ces paiements est basé sur le salaire moyen des femmes et ce quel que soit votre salaire. Dans certains cas, les hommes peuvent également bénéficier de ces avantages.

    Enfin, parlons des accidents du travail pour lesquels, il existe donc une assurance. Celle-ci est semblable à celle de nombreux pays. Elle paie pour le traitement découlant d’une blessure ou d’une maladie liée au travail. De plus, les employés qui travaillent sous certaines conditions météorologiques peuvent également recevoir des indemnités. Seuls les employeurs chinois cotisent à ce type d’assurance sociale; les employés ne le font pas. Les employeurs paient sur une base mensuelle. Le montant de la contribution obligatoire varie selon l’industrie et la juridiction. L’argent dans le fonds paie pour le traitement réel. Les employeurs sont toujours tenus de payer les salaires de leurs employés pour le temps perdu au travail. Cependant, ce paiement est inférieur au salaire habituel de l’employé.

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    La sécu à Hong-Kong ?

    L’assurance maladie de Hong Kong est financée par l’Etat, sans contribution de l’employeur ou de l’employé. Les tarifs des médecins et hôpitaux publics sont subventionnés.

    Les soins dans le secteur public à Hong Kong sont de haute qualité, équivalant à ceux dans le secteur privé. Les soins publics étant de bonne qualité, ils attirent des patients de toute la Chine et des pays voisins. Par conséquent, les temps d’attente (hors urgences) peuvent être plus longs que dans le privé pour bénéficier de certains traitements ou pour une hospitalisation.

    Dans le secteur privé ou semi privé, les listes d’attente sont plus courtes, les chambres sont de plus haut standing et les heures de visite sont plus souples. Toutefois, les tarifs sont parmi les plus élevés au monde, d’où l’importance de disposer d’une assurance santé privée lorsque l’on se fait soigner dans ce type d’établissements.

    Attention, le système de santé public n’est accessible qu’aux détenteurs de la carte d’identité locale, soumise à certaines conditions de résidence. Si vous ne disposez pas de cette carte d’identité, vous ne bénéficiez pas des tarifs subventionnés et vous devrez vous acquitter de la totalité des frais médicaux ; les tarifs non-subventionnés sont dix fois plus élevés (voir ci-dessous la rubrique Aperçu des coûts médicaux), d’où l’importance de disposer d’une assurance santé internationale ou locale.

    Pour la retraite, il existe un système obligatoire : le MPF (mandatory provided fund).

    Le salarié verse 5 % de sa rémunération brute au MPF, avec un plafond à 1500 HK$. Cela équivaut à un salaire mensuel de 30 000 HK$ (soit 3 500 euros environ). L’employeur abonde également à hauteur de 5 % de la rémunération. Au total, chaque mois, un salarié épargne donc 3 000 HK$ pour sa retraite.

    Il s’agit d’une retraite obligatoire par capitalisation. L’employeur choisit parmi divers fonds de pension. Il a l’obligation d’inscrire chaque nouveau collaborateur dans les 60 jours après son arrivée. A l’inverse, l’entreprise informe le fonds d’investissement du départ d’un salarié dans les 10 jours.

    Le salarié peut définir un profil d’investissement, qui évolue au fil du temps : la prise de risque est importante pour les plus jeunes et la sécurisation du capital devient plus forte lorsque la retraite approche.

    La différence entre le salaire brut et le salaire net est constituée par cette cotisation auprès du MPF. Mais là aussi, ces cotisations ne seront pas prises en compte par le système français.

    Comment la CFE peut vous aider ?

    Vous résidez en Chine et vous vous interrogez sur ce que peut vous apporter une affiliation à la Caisse des Français de l’étranger. On vous répond.

    On l’a vu, d’une manière générale, la couverture de sécurité sociale chinoise est très limitée par rapport au régime auquel les Français sont habitués. Elle couvre les risques de retraites, frais médicaux, maternités, accidents de travail et chômages, mais sur des bases qui ne correspondent pas aux standards recherchés par les expatriés.

    La Caisse des Français de l’étranger va vous permettre de maintenir une protection sociale similaire à ce qui se fait en France. Elle propose des prestations maladie, maternité, incapacité-invalidité, décès et vieillesse.

    Concrètement, une adhésion à la CFE offre 3 avantages principaux : 

    • La prise en charge de vos conditions préexistantes. Contrairement aux assurances santé locales ou internationales, les adhérents de la CFE sont couverts et paient le même prix quel que soit l’historique médical. C’est un énorme avantage surtout pour les personnes malades autrement rejetées par les assurances classiques. 
    • La CFE permet, aussi, de rembourser vos dépenses santé, comme si vous n’aviez jamais quitté la France, lors de vos séjours en France de moins de 6 mois.
    • Enfin, si vous retournez vivre en France, vous réintégrez directement la Sécurité sociale sans délai de carence. Vos démarches administratives sont donc facilitées.

    En sus, la CFE a noué un partenariat avec Aléa. Car en effet, la couverture de la Caisse des Français de l’étranger en elle-même n’est pas suffisante en Chine et à Hong Kong où les frais médicaux sont très chers. Il est recommandé de souscrire une combinaison avec la CFE et une complémentaire internationale. C’est là que le partenariat avec Aléa prend tout son sens garantissant aux assurés d’être entièrement protégés et bien remboursés.

    Pour plus d’informations, cliquez sur le bouton ci-dessous

  • La mer et les jours.

    La mer et les jours.

    La journée mondiale de la mer, c’est tous les jours. Cette Journée, le 29 septembre, « internationale de la mer », est celle d’un flot de discours, de tribunes, et d’appels sur la mer, sa beauté, sa force, sa fragilité. Tout cela est bel et bon. Tout le monde le sait : la terre est marine. Elle recouvre 70% de la planète. Les océans comptent pour plus de 90 % du volume habitable du monde vivant. Les chiffres et les données s’accumulent à mesure de son immensité ; chacun de s’émerveiller sur les ressources incalculables parce qu’insoupçonnées des océans, et chacun de se lamenter sur le mal qui lui est fait.

    À l’initiative de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) qui, dans le cadre de l’ONU réunit 175 États et observe le respect de quelque 50 conventions et protocoles, la Journée mondiale de la mer a néanmoins pour mérite d’attirer l’attention sur les grands enjeux de l’avenir de la mer. Ou plutôt de notre petit monde.

    La mer, un enjeu quotidien pour l’avenir de l’humanité

    C’est que l’avenir de l’humanité a de grandes chances d’être sur et sous l’eau. Non que l’espèce humaine se verra muer en l’un ou l’autre des deux types de sirènes, mais rien, dans les activités de notre civilisation, ne peut ignorer leur impact sur le milieu marin, et rétroactivement les effets produits sur nos vies quotidiennes.

    Le changement climatique, la protection des océans, de la biodiversité, la question de déchets, nul ne peut ignorer les conséquences catastrophiques de l’activité humaine sur la mer. Et dans nos corps, où l’on retrouve partout des particules des 8 millions de tonnes de plastique que l’on jette chaque année dans les océans. La bonne nouvelle, c’est que l’on sait ce qu’il ne faut pas faire, et que l’on sait aussi ce qu’il faut faire. L’Union européenne a légiféré sur le plastique, un premier pas ; mais ce n’est pas le cas en Asie du Sud-Est, où la catastrophe est patente.  La mauvaise nouvelle, c’est que l’action reste bien en deçà des enjeux. Pourquoi ? Parce qu’il y a bien d’autres enjeux. Ceux de l’énergie, de la production, de la consommation, du commerce. Est-ce inconciliable ? Non. Cela dépend des règles que l’on choisit de se fixer, d’où l’importance d’organismes comme l’OMI. Ainsi, avec l’utilisation des nouvelles technologies dans le transport maritime et la surveillance des océans, tout devient plus facile.

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    S’ajoutent à ces problématiques les questions de la sécurité maritime. Quand les Houthis attaquent les navires en Mer Rouge, l’ensemble du commerce mondial, notamment celui du pétrole, tousse. Quand la Russie impose un blocus au blé ukrainien, l’Afrique et le Moyen-Orient s’inquiètent d’avoir faim. Ceux qui disent que ces transports sont absurdes ne voient pas que sans le commerce mondial, la famine et les pénuries s’approchent. Les routes mondiales sont des enjeux vitaux. En Mer de Chine, Indonésie, Japon, Corée, Viet Nam, Malaisie, mais aussi Australie, États-Unis s’inquiètent des pressions chinoises.

    Si Français et Allemands croisent symboliquement en mer de Chine, les Chinois poussent en Baltique, les Russes en Méditerranée. L’avenir de la guerre est sur la mer. Celui de la paix aussi, sur et sous l’eau.

    Océans : beauté, fragilité et défis à venir

    Les câbles sous-marins qui transmettent les milliards de données sont sous surveillance, alors qu’on ne peut surveiller les milliers de kilomètres qu’ils déploient. Les espèces marines inconnues promettent des découvertes plus stupéfiantes encore que les minéraux au fond des mers que certains commencent à exploiter, alors que d’autres se l’interdisent, au nom du principe de précaution. Les manipulations génétiques permettent de reproduire, voire de sauver, des espèces marines, des hippocampes aux champignons, des algues aux poissons. Déjà la consommation d’algues, comme nourriture, se répand. Une ferme bretonne copie celles d’Asie. Plusieurs champignons, sous condition, se nourrissent de plastique (ce n’est la solution à cette plaie si pratique, mais un des éléments).

    La biodiversité marine abonde de nouvelles espèces inconnues, alors même que certaines sont en voie d’extinction du fait des activités humaines. La surpêche est un phénomène toujours plus menaçant alors que l’on sait comment le régler, ainsi que l’ont démontré les Canadiens.

    L’énergie marine n’en est qu’à ses débuts. Moins avec les parcs d’éoliennes, même si ceux de la mer du Nord font leurs preuves, même si les techniques, avec des stations sous-marines, évoluent à une incroyable vitesse, que par les différents procédés de mare thermie. De même que l’on peut utiliser la différence de température entre la terre et la surface, on peut aussi la transformer en énergie, la stocker. La différence de température entre la surface de la mer et ses profondeurs peut être convertie en énergie.

    Bref, la mer n’est pas un univers, elle agite des univers infinis. Ne découvre-t-on pas que les failles sous-marines produisent de l’oxygène ? Que 70% du CO2 est dissous dans la mer, ce qui rassure et inquiète puisqu’on en ignore les effets ? Que sait-on de la dilatation des océans, des variations de températures en ses profondeurs, de la capacité de certaines espèces à résister à des pressions extraordinaires ?

    @adobestock
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    Dans les bureaux et les laboratoires, les uns testent des drones sous-marins, d’autres décryptent l’ADN des algues, dessinent de villes sous les mers ou seulement des centres de data refroidis par l’océan. Tout cela se passe en ce moment, on ne l’imaginait pas il y a vingt ans. Qu’en sera-t-il dans vingt ans ?

    L’urgence d’agir pour la mer, aujourd’hui et demain

    Tout cela se passe dans une étendue immense où règne l’absence de droit, ou presque. Contrebande, pavillons de complaisance, trafics illicites, surpêche, exploitation humaine… il y a bien des règles, leur application est plus incertaine encore que sur la terre ferme, qui ne manque pourtant ni de pirates ni de cartels. Heureusement il existe un droit de la mer. Et rien ne se fera d’utile qui ne soit régi par ces accords et conventions que garde et promeut l’OMI. Mais qui ne voit que le droit de la mer n’en est qu’à ses prémices ?

    C’est en partie là que se décideront la guerre et la paix. La mer fait partie de ces quatre parties du cosmos, avec l’espace, la révolution digitale, et celle du vivant, où se dessine l’avenir de l’humanité.

    La France a la capacité de jouer un rôle majeur dans ces découvertes. Elle dispose d’atouts déterminants : l’espace maritime, une recherche scientifique avancée, des entreprises de premier ordre, une Marine déployée sur tous les océans, une place centrale forte d’alliances. Elle n’est elle-même que lorsqu’elle agit pour l’humanité tout entière, clame-t-on avec emphase – et vérité. Elle devrait penser, et agir, en conformité avec cette évidence : la Journée internationale de la mer, c’est tous les jours. Même la nuit. Ce n’est pas encore le cas.

    En juin prochain, Nice accueillera la conférence des Nations unies sur l’Océan. Le moment de proposer les solutions. Le moment de décider d’une politique pour la Méditerranée, mer exemplaire d’un océan martyr, mer de naufrages et de désastres humains. Ce sera le moment de montrer ce que l’on veut faire. La volonté, l’espoir.

  • Mathilde Ollivier : « personnes en situation de handicap à l’étranger, venez témoigner ! »

    Mathilde Ollivier : « personnes en situation de handicap à l’étranger, venez témoigner ! »

    Écouter le podcast de Mathilde Ollivier

    Alors que la page des Jeux Paralympiques est à peine tournée, le sujet du Handicap revient à la une. Cependant, c’est une polémique qui a émergé ces derniers jours sur le sujet. En effet, le Gouvernement de Michel Barnier doit revoir sa copie. Dans la première équipe gouvernementale, aucun des membres n’avait nommément en charge la question des personnes handicapées. Un ministre délégué sera donc nommé. Pour notre invitée, Mathilde Ollivier, sénatrice écologiste des Français de l’étranger, c’est un « couac ». D’autant plus que la parlementaire travaille actuellement sur une proposition de loi pour faciliter, entre autres, l’accès, pour nos expatriés, à l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Un appel est aussi lancé en ce sens dans ce podcast Lesfrancais.press :  handicapés à l’étranger, venez témoigner.

    La question du handicap : premier « tollé » du gouvernement Barnier

    Pour Mathilde Ollivier, la non-nomination d’un ministre spécifique pour les personnes porteuses d’un handicap « a fait un tollé ». C’est, entre autres, les associations de défenses des droits des personnes en situation de handicap qui se sont ainsi exprimées.

    L’absence d’un ministre en charge des personnes en situation de handicap était « un signal très mauvais juste après les Paralympiques ».

    Mathilde Ollivier, sénatrice des Français établis hors de France

    Toutefois, avant cet événement politique, la parlementaire avait déjà commencé à rédiger une proposition de loi pour nos expatriés en situation de handicap.

    Un appel à témoignages : handicap à l’étranger

    Pour nos compatriotes vivant hors de France, il est possible d’accéder à une allocation adulte handicapée (AAH). Cependant, obtenir cette aide est parfois compliqué. Les situations peuvent aussi différer entre ceux qui ont déposé un dossier de reconnaissance avant de s’expatrier, et les autres, qui débutent ce processus depuis l’étranger.

    Mathilde Ollivier
    Mathilde Ollivier , Sénatrice représentant les Français établis hors de France

    L’objectif de notre invité est de faciliter l’accès à une AAH depuis l’étranger. Pour cela, Mathilde Ollivier lance un appel aux expatriés. Elle souhaite s’appuyer sur des exemples concrets, sur des situations vécues par les Français de l’étranger, pour rédiger la proposition de loi. Ainsi,

    « Un questionnaire est en ligne pour recueillir des témoignages »

    Mathilde Ollivier, sénatrice des Français établis hors de France

    Français de l’étranger, partagez votre expérience sur le handicap à l’étranger et l’AHH en cliquant sur le bouton ci-dessous :


    Répondre au Questionnaire

    Une volonté d’harmoniser certains critères est également évoquée au cours de cette interview. En effet, une personne française handicapée vivant à l’étranger n’est pas soumise aux mêmes règles pour accéder aux aides. Par exemple, la prise en compte du taux de handicap n’est pas similaire de part et d’autre de la frontière.

    Une proposition de loi du Sénat sur handicap et expatriation

    Les consulats sont assez proactifs sur le sujet de l’inclusion des personnes en situation de handicap, et de l’accès à l’administration indique notre invitée. En revanche, « dans les faits, les familles ont encore du mal à s’y retrouver dans les différentes démarches » constate-t-elle.

    « C’est pour cela que ce texte de loi permettrait, entre autres, de simplifier les démarches pour l’obtention de l’AAH à l’étranger, de réduire également les délais de traitement des dossiers »

    Mathilde Ollivier, sénatrice des Français établis hors de France

    De surcroît, il devrait harmoniser les conditions d’attribution. Enfin, améliorer l’information sur les différentes démarches serait aussi un des objectifs de cette démarche parlementaire, sous la forme d’une proposition de loi du Sénat.

    Pour tout savoir d’une part sur la situation actuelle d’obtention de l’AAH (allocation aux adultes handicapés), et, d’autre part, sur l’appel à témoignages adressé à nos compatriotes vivant à l’étranger en situation de handicap, écoutez l’intégralité de l’interview Lesfrancais.press de Mathilde Ollivier, sénatrice les écologistes, des Français établis hors de France.   

  • Le pape François en Belgique : guerres, migrants et scandales dans l’Eglise

    Le pape François en Belgique : guerres, migrants et scandales dans l’Eglise

    Le pape François, grippé en début de semaine mais rétabli, posera le pied sur le sol belge ce jeudi (19h10), sur la piste de Melsbroek où il sera notamment accueilli par le Roi et la Reine.

    L’arrivée de l’Argentin Jorge Mario Bergoglio, de son vrai nom, est un événement lorsque l’on sait que la dernière visite d’un pape en Belgique, Jean-Paul II, remonte à près de 30 ans (en 1995). « Le Pape visite très peu de pays européens, et encore moins en Europe occidentale. Nous ne nous y attendions pas vraiment. Mais je pense que le pape François souhaitait depuis longtemps venir en Belgique », explique Mgr Luc Terlinden, primat de Belgique.

    L’Eucharistie au Stade Roi Baudouin

    Le chef de l’Église catholique prendra la direction de la KU Leuven vendredi. Comme le lendemain à l’UCLouvain, sur le campus de Louvain-la-Neuve, le pape François marquera de sa présence le 600e anniversaire de l’université célébré en 2025.

    Le souverain pontife présidera dimanche l’Eucharistie au Stade Roi Baudouin devant plus de 37.500 personnes. Preuve de l’engouement, il a fallu moins de deux heures pour écouler le nombre de places disponibles.

    Le public pourra apercevoir le pape à quatre reprises : autour de la collégiale Saint-Pierre et l’hôtel de ville de Louvain (vendredi 17h30), à la Basilique de Koekelberg (samedi 09h45), depuis le parking de l’Aula Magna à Louvain-la-Neuve (samedi 17h45) et entre Brussels Expo et le Stade Roi Baudouin (dimanche dès 09h00).

    Cette visite interviendra alors que l’Église catholique est au cœur de polémiques. Le pape rencontrera d’ailleurs, en toute discrétion, quinze victimes d’agressions sexuelles au sein de l’Église.

    Regardez le reportage de TV5MONDEplus

  • Pour un choc d’innovations en Europe.

    Pour un choc d’innovations en Europe.

    Quand donc l’Europe prendra-t-elle conscience que son manque de croissance est son principal problème ? Depuis la crise financière de 2007-2009, elle semble s’être complu dans la stagnation. Le rapport publié le 9 septembre dernier par Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne et ancien Premier ministre italien, souligne les menaces de déclin auxquelles est confrontée l’Union européenne et propose des solutions pour y remédier.

    Sur près de 400 pages, Mario Draghi présente un plan de refonte de l’économie européenne. Ce rapport sera-t-il suivi d’effets ou finira-t-il rapidement oublié, comme tant d’autres ? Le rapport de Mario Draghi fait suite à un autre, publié en avril dernier par Enrico Letta, également ancien Premier ministre italien, et consacré au marché unique. Tous deux se concentrent sur la manière de rendre l’Europe plus compétitive et plus dynamique. Ils insistent sur la nécessité d’un effort accru en matière d’innovation et appellent à faciliter le financement des entreprises dans les secteurs des hautes technologies. Ils préconisent la fin des marchés fragmentés, en particulier dans le domaine financier. Mais les États membres sont-ils prêts à renforcer l’Europe ? Sont-ils disposés à constituer une véritable industrie européenne de la défense et à engager les efforts budgétaires nécessaires ?

    Le modèle européen, qui concilie liberté et justice sociale, est sérieusement menacé

    Jusqu’à présent, l’Europe a vécu à l’ombre des États-Unis, une position qui lui a plutôt bien convenu. Aujourd’hui, avec le changement des priorités américaines, l’Europe doit s’affirmer. Par ailleurs, les retards accumulés ces dernières décennies se font de plus en plus sentir sur le niveau de vie des Européens. Aux yeux de Mario Draghi, le modèle européen, qui concilie liberté et justice sociale, est sérieusement menacé. L’Union européenne tire une grande partie de sa richesse des échanges internationaux, mais ceux-ci sont de plus en plus touchés par la montée du protectionnisme. L’Europe pourrait devenir dépendante et dominée par des chaînes d’approvisionnement étrangères contrôlées par la Chine ou les États-Unis, notamment pour des ressources clés comme les terres rares ou les microprocesseurs.

    Longtemps, les États européens ont pu se prévaloir de forts gains de productivité. Or, ce n’est plus le cas depuis une dizaine d’années. En 1995, la productivité européenne représentait 95 % de celle des États-Unis ; aujourd’hui, elle est inférieure à 80 %.

    Dans les technologies de pointe, comme l’intelligence artificielle, l’Europe a accumulé un retard considérable qui semble difficile à combler. Ce retard freine l’innovation en Europe. De plus, le coût élevé de l’énergie, presque deux fois supérieur à celui des États-Unis, décourage les investissements.

    @adobestock

    Les États européens ont perdu la bataille de la masse critique. Dans les années 1980, lorsque le marché unique prenait forme, l’économie italienne était à peu près aussi importante que celles de la Chine et de l’Inde réunies, comme le rappelle Enrico Letta. Aujourd’hui, l’écart est d’un à dix, au détriment de l’Italie. À l’époque, il semblait peu important que des secteurs comme la défense, l’énergie, la finance et les télécommunications restent des affaires nationales. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

    Mario Draghi propose un choc d’innovations conduit par l’Union européenne. À cette fin, il suggère que les pays mettent en commun leurs décisions et leurs financements en matière de recherche, tout en acceptant d’augmenter leurs dépenses. Il préconise la création d’agences européennes pour les projets de recherche avancée (ARPA), inspirées de l’agence américaine qui a joué un rôle crucial dans la création de technologies comme le GPS et Internet. Il plaide également pour une augmentation des investissements dans les institutions de recherche de premier plan.

    En Europe, 75 % du financement des entreprises se fait par emprunt, contre un quart aux États-Unis.

    Mario Draghi insiste aussi sur la nécessaire réforme du système de financement des entreprises. Si les grandes entreprises n’ont pas de mal à se financer, il en va tout autrement pour les jeunes entreprises qui peinent à accéder au crédit et aux marchés financiers. En Europe, 75 % du financement des entreprises se fait par emprunt, contre un quart aux États-Unis, où les marchés de capitaux sont plus profonds et liquides. Les acteurs financiers européens sont conscients de la nécessité de créer une union des marchés de capitaux, avec la mise en place d’une grande place financière réunissant Paris, Francfort, Amsterdam et Milan. Les Européens doivent harmoniser leurs règles financières et de solvabilité. Ils doivent également encourager le développement de fonds de pension qui sont des acteurs clés dans le financement des entreprises.

    Aux États-Unis, les actifs des fonds de pension représentent 173 % du PIB, contre 32 % dans l’Union européenne. Mario Draghi regrette l’absence de grandes entreprises réellement européennes capables de concurrencer les mastodontes américains ou chinois. Il souligne l’importance d’améliorer le fonctionnement des marchés, en respectant les règles de la libre concurrence tout en évitant de bloquer certaines fusions. Il aurait, par exemple, été pertinent d’autoriser la fusion entre Alstom et Siemens.

    Les propositions du rapport de Mario Draghi ont été bien accueillies, mais leur mise en œuvre s’annonce difficile. En ce qui concerne l’union des marchés de capitaux, les gouvernements ne semblent pas prêts à accepter des transferts de souveraineté au profit de l’échelon européen. Les projets de fusion transnationale dans le secteur bancaire restent également sensibles. Le 11 septembre, UniCredit, la deuxième banque italienne, a annoncé avoir acquis une participation de 9 % dans Commerzbank, la deuxième banque allemande, avec l’intention de l’augmenter. L’Allemagne autorisera-t-elle une telle fusion ?

    Au-delà de la finance, de nombreux secteurs restent nationaux. Ceux des télécommunications, de l’information et de la défense sont encore relativement fermés à la concurrence et aux fusions.

    L’application du programme de Mario Draghi pourrait entraîner une hausse des dépenses d’investissement, qui passeraient de 22 % à 27 % du PIB au sein de l’Union européenne. Cependant, cela nécessiterait un accroissement des dépenses annuelles estimé entre 750 et 800 milliards d’euros. L’ancien Premier ministre italien reconnaît toutefois qu’il sera difficile de recourir à un financement par emprunt communautaire, comme ce fut le cas avec le plan Next Generation, en raison de l’opposition des pays d’Europe du Nord.

  • Les détracteurs du traité sur la Charte de l’énergie s’attaquent à d’anciens accords bilatéraux

    Les détracteurs du traité sur la Charte de l’énergie s’attaquent à d’anciens accords bilatéraux

    Après avoir poussé l’Union européenne (UE) à sortir du controversé traité sur la Charte de l’énergie (TCE), des ONG et des eurodéputés entendent revoir plus de 1400 accords bilatéraux signés ces dernières décennies.

    Le 30 mai dernier, l’UE a quitté le TCE, une initiative lancée dans les années 1990 pour protéger les investissements énergétiques des anciens pays du bloc de l’Est, qui, selon les défenseurs de l’environnement, permettait des investissements dans des énergies fossiles et, par conséquent, bloquait la transition écologique de l’Union.

    Réunis à Bruxelles ce mardi 24 septembre, les eurodéputés de gauche qui ont poussé à la sortie du TCE ont convenu que leur travail était loin d’être terminé. Leur objectif immédiat est de travailler sur un « accord Inter Se », un pacte entre les États membres de l’UE pour mettre immédiatement fin à l’application du TCE.

    « L’accord Inter Se [entre les pays sortants] n’est pas encore en place ; les négociations sont finalisées, mais nous devons encore le faire passer au Parlement », expliquait l’eurodéputée Anna Cavazzini (Verts/ALE), qui préside la commission du Marché unique du Parlement européen (IMCO), aux participants d’un événement organisé lundi 23 septembre.

    Pour l’alliance anti-TCE, le second défi est que 17 des 27 membres de l’Union ont choisi de rester membres de ce traité sur l’énergie. Bernd Lange, un eurodéputé social-démocrate (S&D) allemand qui préside la commission du Commerce (INTA), a expliqué que la priorité serait d’aborder la situation des « pays membres qui resteront dans le TCE ».

    D’anciens accords d’investissement

    Le principal objectif du groupe est toutefois de se débarrasser de quelques 1 400 accords bilatéraux de protection des investissements signés par les États membres de l’UE. Ces derniers, couramment utilisés dans le commerce international, garantissent aux entreprises que leurs activités ne seront pas indûment entravées.

    Ils peuvent également servir à protéger les investissements susceptibles d’être affectés par des politiques en faveur de l’environnement, telles que l’abandon progressif du charbon.

    « Il faut que la Commission entame une procédure d’infraction et qu’elle dise que les États membres contredisent le droit européen », souligne Anna Cavazzini.

    Pour faire pression sur les capitales européennes, « il faut qu’il y ait un exemple », a insisté l’eurodéputée des Verts.

    Pour l’alliance anti-TCE, le second défi est que 17 des 27 membres de l’Union ont choisi de rester membres de ce traité sur l’énergie. ©EPA-EFE/OLIVIER HOSLET

    Clémentine Baldon, experte juridique et figure de proue de la communauté anti-traités d’investissement, a exhorté les participants à « accélérer la sortie du TCE », à s’assurer que les nouveaux accords ne permettent plus de demander des demandes de réparations en cas de politiques climatiques, comme l’élimination du charbon. Il est ainsi nécessaire de s’attaquer aux « anciens » traités bilatéraux d’investissement (TBI).

    Dans le même temps, à l’instar d’Anna Cavazzini, les membres de la coalition anti-TCE reconnaîssent que les équilibres politiques ont changé : « Il serait très difficile de remporter cette victoire aujourd’hui [dans le nouveau Parlement européen] », constate Marie-Pierre Vedrenne, une eurodéputée du groupe Renew.

    Au lieu de s’appuyer sur des tactiques de pression soutenues par le mouvement écologiste dans son ensemble, il est possible que les arguments juridiques occupent une place centrale dans les futurs travaux de l’alliance, qui comprend des ONG telles que CAN Europe et la Coalition européenne pour la justice dans le commerce.

    Clémentine Baldon a suggéré « d’utiliser les propres mots de la Commission européenne » et de faire pression pour une « évaluation objective » qui « mènerait probablement à la conclusion que les traités d’investissement n’entraînent pas d’augmentation des flux d’investissement ».

    L’Europe de l’Est sous pression

    Dans le même temps, les entreprises continuent de brandir les traités de protection des investissements contre les États membres de l’UE.

    En Slovénie, Ascent Resources réclame 650 millions d’euros à Ljubljana en raison des difficultés rencontrées pour obtenir une licence de fracturation, car elle s’appuie à la fois sur le TCE et sur un accord bilatéral entre la Slovénie et le Royaume-Uni datant de 1996.

    Discovery Global réclame 2,1 milliards d’euros à la Slovaquie pour des blocages présumés concernant des licences de forage pétrolier, en s’appuyant sur un accord entre les États-Unis et la Slovaquie de 1991.

    La Roumanie fait l’objet d’une action en justice fondée sur le TCE de la part de Clara Petroleum, dont les informations ne sont pas accessibles au public.

    Entre-temps, l’Ukraine et la Russie se poursuivent mutuellement dans des dizaines d’affaires depuis que la Russie a envahi l’Ukraine, en s’appuyant sur leur accord bilatéral de 1998, mais sans grand progrès. « Seuls les avocats s’enrichissent », a fait remarquer un observateur.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 26.09.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 26.09.2024

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le jeudi 26 septembre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans les titres de l’édition du jour : France et Canada – Les Français du Liban ne seront pas évacués – 6 Français sur dix mécontents de la composition du gouvernement Barnier

    Emmanuel Macron au Canada

    Parmi les sujets à l’ordre du jour, on note le soutien du Canada et de la France à l’Ukraine, victime d’une guerre d’invasion par la Russie, de même que des sujets d’intérêts communs comme le renforcement de la capacité des deux pays à répondre à des menaces émergentes comme la désinformation. Il sera également question du Sommet de la francophonie, qui aura lieu le mois prochain en France. « Cette visite permettra de souligner l’engagement de nos pays à promouvoir la langue française et les institutions de la Francophonie », pouvait-on lire dans un communiqué du cabinet du premier ministre canadien.

    Canada

    Pas d’évacuation des Français du Liban..pour l’instant 

    Le consul général de France à Beyrouth, Éric Amblard, a adressé ce mercredi une lettre à nos compatriotes dans laquelle il affirme qu’il n’est pas « à ce stade » envisagé de procéder à une évacuation de la communauté française au Liban, qui compte quelque 20.000 personnes.   

    Cependant, il est important que les Français du Liban à vérifier leur inscription au registre consulaire. En effet le dispositif des îlotiers peut être activé à tout moment. Il est impératif que votre responsable d’îlots, nommé par le consulat, puisse vous joindre afin d’organiser votre évacuation si celle-ci était décidée.

    liban

    Les Français sceptiques sur les nominations

    Point de sourire chez les Français à l’annonce de leur nouveau gouvernement. Pour six Français sur dix, la nouvelle équipe gouvernementale nommée samedi par le Premier ministre Michel Barnier est source de mécontentement. C’est l’enseignement principal d’un sondage Elabe pour BFMTV publié ce mercredi 25 septembre. Si, globalement, 59% des Français se disent « mécontents » de la composition du gouvernement, le ressentiment s’exacerbe chez certaines sensibilités politiques. Les électeurs du Nouveau Front populaire sont 78% à afficher leur désamour face au nouvel exécutif. Les électeurs du Rassemblement national sont aussi amers, à 64%.

    michel barnier

    C’est tout pour ce 26 septembre, on se retrouve demain pour un nouveau flash quotidien des expatriés. Passez un beau jeudi où que vous soyez.

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

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