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  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 02.10.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 02.10.2024

    Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le mercredi 02 octobre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans nos titres : Retraites, impôts, visas, ce qu’il fallait retenir du discours de politique général de Michel Barnier- Aides sociales, francophonie, violences conjugales : les combats d’Amélia Lakrafi – FrancoTech, l’innovation en langue française

    Michel Barnier a prononcé son discours de Politique générale

    Le Premier Ministre, Michel Barnier a prononcé, ce mardi 1er octobre, son discours de politique générale devant les députés. Directement ou indirectement, les propos tenus par le chef du gouvernement à l’Assemblée nationale auront aussi un impact sur la vie des Français de l’étranger. Surtout que la situation financière est explosive, alors que le déficit risque d’atteindre 6% du PIB cette année. Le Premier ministre a notamment évoqué la réduction des dépenses publiques, mais aussi sa volonté de maîtriser davantage l’immigration. Il a aussi, à plusieurs reprises, prôné la simplification des démarches administratives et des normes. Certaines de ces mesures dépasseront les frontières et auront donc des impacts sur les expatriés. Lesquelles ? Réponses sur Lesfrancais.press.

    Le nouveau locataire de Matignon a livré ce mardi sa déclaration de politique générale, posant les grandes lignes de sa politique gouvernementale, un discours très attendu. LP/Arnaud Journois
    Le nouveau locataire de Matignon a livré ce mardi sa déclaration de politique générale, posant les grandes lignes de sa politique gouvernementale, un discours très attendu. LP/Arnaud Journois

    La FIBRE : rompre l’isolement des associations

    Initiée par la députée Amélia Lakrafi suite à la crise Covid, la fédération la FIBRE vient répondre aux besoins de communication et d’échanges entre les associations qui viennent en aide aux résidents de l’étranger. Alors que les secteurs économiques, éducatifs ou encore culturels ont su construire leur réseau, le secteur caritatif reste à la peine. Une réunion en ligne largement suivie et appréciée par l’ensemble des acteurs a été organisée il ya quelques jours ; Ensemble, ils ont su dépasser les appareils politiques pour renforcer l’intérêt général. Pour la députée membre du groupe « Ensemble pour la République » à l’Assemblée nationale, c’est déjà un grand pas en avant. Retrouvez son interview en podcast sur toutes les plateformes de streaming en cherchant la chaîne Lesfrancais.press.

    Aides sociales, francophonie, violences conjugales : les combats d’Amélia Lakrafi

    100 pays pour des partenariats et des réussites

    La France accueille le XIXe sommet de la francophonie les 4 et 5 octobre à Villers-Cotterêts, rassemblement des 88 États et gouvernements membres de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) pour définir les orientations stratégiques de la francophonie. Autour de cet événement, et mobilisant plus largement la société civile, sont organisés le festival de la francophonie du 2 au 6 octobre et le forum Francotech les 3 et 4 octobre, à Paris. 1 500 professionnels chefs d’États et de délégations, entrepreneurs de près de 100 pays se réuniront pour stimuler et favoriser l’innovation, les partenariats et réussites en français » lors de ce salon. Si vous êtes à Paris, n’hésitez pas à aller à la rencontre des entrepreneurs francophones.

    FrancoTech, l’innovation en langue française

    C’est ainsi qu’on termine l’édition de ce mercredi, on se retrouve demain pour un nouveau flash quotidien des expatriés. Belle journée où que vous soyez !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • Ce qu’il faut retenir du discours de politique générale de Michel Barnier

    Ce qu’il faut retenir du discours de politique générale de Michel Barnier

    Le Premier Ministre, Michel Barnier a prononcé son discours de politique générale devant les députés. Directement ou indirectement, les propos tenus par le chef du gouvernement à l’Assemblée nationale auront aussi un impact sur la vie des Français de l’étranger. Surtout que la situation financière est explosive, alors que le déficit risque d’atteindre 6% du PIB cette année.

    Ce discours de politique générale était attendu. Pendant près d’une heure et demie, ce mardi 1er octobre, Michel Barnier a dévoilé devant l’Assemblée nationale les grandes orientations de la politique de son gouvernement, principalement composé de macronistes et de représentants des Républicains.

    Dépenses publiques et recettes

    Le Premier ministre a notamment évoqué la réduction des dépenses publiques, mais aussi sa volonté de maîtriser davantage l’immigration. Il a aussi, à plusieurs reprises, prôné la simplification des démarches administratives et des normes. Certaines de ces mesures dépasseront les frontières et auront donc des impacts sur les expatriés. Lesquelles ?  

    Réduction des dépenses publiques pour les expatriés ?

    Réduire les dépenses de l’Etat, c’est également diminuer les crédits accordés aux actions en faveur des expatriés. En effet, les programmes spécifiques appelés « 151 », pour ce qui concerne l’action consulaire et programme 185 qui lui, englobe tous les outils dédiés au rayonnement français à l’étranger, pourraient donc être touchés. Derrière ces numéros, ce sont par exemple le nombre d’agents dans les consulats, ou les ambassades qui peuvent être visés. Ce sont également le montant des bourses scolaires pour aider les enfants de nos compatriotes à intégrer le réseau des lycées français qui pourraient donc être aussi affectés.  Une possible réforme des critères d’attribution est-elle déjà enterrée ? 

    Puisque Michel Barnier a aussi demandé à ce que des efforts de productivité soient inclus dans les services publics, les ambassades et les représentations de la France à l’étranger seront sans doute incluses dans cette volonté affichée par le Premier Ministre. C’est aussi en misant sur ce pari de la mutualisation que Business France (agence publique qui aide les entreprises françaises à s’exporter) et Atout France (agence de développement touristique de la France) ne feront, apparemment, plus qu’un prochainement.

    Au niveau culturel, c’est également le réseau des Alliances françaises qui pourraient voir leurs fonds diminuer. Comment, dès lors, d’un côté souhaiter un service public de qualité et de l’autre baisser les crédits ? La réponse du Premier Ministre réside dans une amélioration de la dépense publique.

    Effort fiscal pour les entreprises aux « profits importants » et « les Français les plus fortunés »

    Michel Barnier s’est engagé pour la « réduction de notre double dette budgétaire et écologique ». « La véritable épée de Damoclès, c’est notre dette financière colossale, 3.228 milliards d’euros », a-t-il estimé. Le Premier ministre s’est donné pour objectif de « ramener le déficit de notre pays à 5% (du PIB, NDLR) en 2025 » et 3% en 2029.

    Pour cela, le chef du gouvernement a promis de réduire les dépenses publiques, avec « une attention particulière aux plus fragiles » et « avec les collectivités locales » toutefois. Il veut aussi des dépenses publiques plus « efficaces », promettant par exemple une « chasse aux doublons » et aux « fraudes ». Michel Barnier a également annoncé « une participation au redressement collectif aux grandes entreprises qui réalisent des profits importants » et une « contribution exceptionnelle aux Français les plus fortunés ». On risque de voir ressurgir la chasse aux expatriés que l’imaginaire collectif perçoit comme forcément nanti.

    Fiscalité : un appel à l’expatriation ?

    Sur ce point, les Français de l’étranger sont donc également impliqués. « Mieux dépenser », c’est aussi lutter contre les fraudes fiscales ou sociales. L’ancien Premier Ministre Gabriel Attal avait lancé un plan d’action pour sécuriser l’utilisation de la carte Vitale. Michel Barnier poursuivra cette politique, à l’intérieur, et aussi à l’extérieur du territoire. Il sera donc impératif d’avoir un compte avec un IBAN FR pour percevoir toutes aides ou pensions venant de France.

    La fiscalité fait aussi l’objet d’une attention du nouveau gouvernement. La hausse des impôts d’ores et déjà programmée pour les personnes les plus riches, et vivant en France, encouragera-t-elle l’expatriation ? Les premières semaines apporteront des réponses. 

    Michel Barnier a déclaré vouloir accompagner les particuliers à faciliter la rénovation des bâtiments, et donc de leur logement. Mais les Français de l’étranger ayant une résidence en France, pourront-ils bénéficier de ces aides ? Le statut de la résidence de repli ou d’attache s’intégrera-t-il dans les prochains dispositifs ou sera-t-il encore parmi les oubliés ?

    « Des aménagements raisonnables » de la réforme des retraites

    Michel Barnier appelle à « reprendre le dialogue » sur la réforme des retraites, adoptée en 2023 malgré une vive opposition des syndicats. Le chef du gouvernement veut « réfléchir à des aménagements raisonnables et justes » de la réforme avec les partenaires sociaux.

    « Certaines limites de la loi votée le 15 avril 2023 peuvent être corrigées. Les questions des retraites progressives, de l’usure professionnelle, de l’égalité entre les femmes et les hommes face à la retraite méritent mieux que des fins de non-recevoir », a-t-il déclaré devant l’Assemblée nationale.

    La réforme de l’assurance chômage renvoyée aux partenaires sociaux

    Le Premier ministre Michel Barnier a redonné mardi la main aux syndicats et au patronat pour négocier « sur notre système d’indemnisation du chômage » ainsi que sur « l’emploi des seniors », enterrant du même coup la réforme de l’assurance chômage prévue par le gouvernement Attal.

    Les partenaires sociaux « sont les mieux placés pour apporter des solutions », a estimé le chef du gouvernement lors de son discours, demandant que cette négociation s’ouvre « dès les prochaines semaines », alors que les règles actuelles d’indemnisation des demandeurs d’emploi ont été prolongées par décret jusqu’au 31 octobre.

    Michel Barnier a par ailleurs annoncé mardi une revalorisation du Smic de 2% « dès le 1er novembre par anticipation de la date du 1er janvier ». Il a aussi promis des « négociations rapides » dans les branches où les minima sont encore inférieurs au Smic.

    Réconcilier les Français

    Michel Barnier est un Premier ministre qui prend ses fonctions alors que le pays est divisé et que les incompréhensions sont nombreuses. Il a tenu à rassurer sur les positions sociétales et sur la volonté du gouvernement de faire évoluer notre façon de vivre ensemble en renforçant l’implication des citoyens.

    Consultation annuelle ! Et les expatriés ?

    Le Premier Ministre a appelé à organiser une fois par an une journée nationale de consultation citoyenne. Dans son discours il a donné la possibilité de voir s’ouvrir les mairies pour organiser des débats. Les consulats de France à l’étranger pourront-ils également accueillir les expatriés pour débattre et proposer au législateur et au gouvernement des mesures pour aider nos compatriotes hors de France ? Pourquoi nos expatriés seraient-ils exclus de ces consultations ?

    « Une réflexion » à venir sur la proportionnelle

    Dans un moment de grande tension politique, « nous avons besoin d’une nouvelle méthode », a estimé Michel Barnier, qui compte demander à son gouvernement de « s’appuyer sur le travail parlementaire ». Le Premier ministre a aussi promis « écoute » et « respect » à toutes les formations politiques de l’Assemblée nationale, alors que le Rassemblement national, dont les voix pourraient faire adopter une motion de censure, a placé le gouvernement « sous surveillance ».

    Marine Le Pen au pupitre de l’Assemblée nationale après le discours de Michel Barnier, le 1er octobre 2024. ©JULIEN MUGUET/AFP
    Marine Le Pen au pupitre de l’Assemblée nationale après le discours de Michel Barnier, le 1er octobre 2024. ©JULIEN MUGUET/AFP

    Michel Barnier s’est aussi dit « prêt à une réflexion sans idéologie sur le scrutin proportionnel » pour les élections législatives, réclamé par une partie de la classe politique, de la gauche au Rassemblement national en passant par le Modem.

    « J’ai bien entendu les appels à davantage de représentativités », a assuré le Premier ministre dans sa déclaration de politique générale devant le Parlement. Sans entrer dans le détail, il a relevé que ce mode de scrutin était « déjà mis en œuvre au Sénat et dans les collectivités et pratiqué, à des degrés différents d’ailleurs, chez beaucoup de nos voisins ».

    Le report des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie

    Michel Barnier a annoncé que les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie seront reportées « jusque fin 2025 » et que le projet de loi constitutionnelle de dégel du corps électoral, à l’origine des émeutes qui ont enflammé l’archipel, ne « sera pas soumis au Congrès ».

    Le Premier ministre s’est dit désireux de s’impliquer « personnellement » dans ce dossier. « Une mission de concertation » conduite par les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher, se rendra sur place « prochainement ». « Une nouvelle période doit maintenant s’ouvrir, consacrée à la reconstruction économique et sociale de la Nouvelle-Calédonie, à la recherche d’un consensus politique sur son avenir institutionnel », a-t-il encore dit.

     « Aucune remise en cause » à venir du droit à l’IVG ou du mariage pour tous

    Le Premier ministre a également donné certaines de ses « lignes rouges »: « il n’y aura aucune tolérance à l’égard du racisme et de l’antisémitisme », a-t-il promis. « Aucune tolérance » à l’égard des « violences faites aux femmes », du communautarisme, « aucun accommodement sur la défense de la laïcité » non plus.

    Son gouvernement comporte des ministres qui s’étaient opposés à certaines avancées sociétales. C’est par exemple le cas de Bruno Retailleau, nouveau ministre de l’Intérieur, qui a mené la bataille contre l’inscription de l’IVG dans la Constitution, ou de Laurence Garnier, secrétaire d’État à la Consommation qui s’était opposée au mariage pour tous.

    Sur ces points, Michel Barnier a promis qu’il n’y aura « aucune remise en cause des libertés conquises au fil des ans », en listant notamment le droit à l’IVG, le mariage pour tous et la PMA pour toutes.

    « Des peines de prison courtes » pour certains délits

    Le Premier ministre a dit sa volonté de « réduire les délais de jugement ». Il a aussi promis de « construire réellement des places de prison », alors que la densité carcérale globale s’établit à 127,3% dans les maisons d’arrêt, selon des chiffres du ministère de la Justice publiés lundi. Le nombre de détenus en France a atteint un nouveau record au 1er septembre, avec 78.969 personnes incarcérées contre 78.397 le mois précédent.

    Bruno Retailleau à l’Assemblée nationale durant le discours de politique générale de Michel Barnier, le 1er octobre 2024. JULIEN MUGUET
    Bruno Retailleau à l’Assemblée nationale durant le discours de politique générale de Michel Barnier, le 1er octobre 2024. ©JULIEN MUGUET/AFP

    Une construction d’autant plus nécessaire que Michel Barnier souhaite proposer « des peines de prison courtes » pour certains délits et une « limitation » des « possibilités » d’aménagement de peines. Le Premier ministre entend également « stopper la violence des mineurs », avec une réflexion sur des « atténuations » de l’excuse de minorité ou encore sur une procédure de comparution immédiate pour les plus de 16 ans « déjà connus de la justice et poursuivis pour des actes graves d’atteinte à l’intégrité physique des personnes ».

    Il a néanmoins rappelé la nécessité du « respect de l’État de droit », alors que son ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a suscité de nombreuses critiques au sein du camp présidentiel et à gauche après avoir déclaré que l’État de droit n’était « pas intangible, ni sacré ».

    La santé mentale, « grande cause nationale » de 2025

    Michel Barnier veut faire de la santé mentale « la grande cause nationale de l’année 2025 ». « Les problèmes de santé mentale touchent un Français sur cinq, particulièrement les jeunes », insiste le Premier ministre. « Les maladies psychiques sont le premier poste de dépenses de l’assurance maladie. »

    Or « ces maladies se soignent et la prévention est essentielle », rappelle le chef du gouvernement. Si Michel Barnier évoque les progrès de la recherche en la matière, il estime qu’il y a encore beaucoup à faire « dans les modes d’accompagnement des malades et des aidants ».

    La France dans le monde

    Évidemment, Michel Barnier a aussi évoqué la situation internationale. Il en a profité pour annoncer la relance de la guerre des visas pourtant mise en pause grâce, en partie, au combat du député des Français du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest, Karim Ben Cheikh.

    Des restrictions de visas plus importantes pour certains pays

    Les politiques migratoires et d’intégration ne sont plus maîtrisées de « manière satisfaisante », a estimé le Premier ministre devant l’Assemblée nationale. Alors que la faible exécution des obligations de quitter le territoire français est revenue dans l’actualité avec l’affaire du meurtre de Philippine, Michel Barnier a déclaré envisager de restreindre « davantage » les visas pour les pays qui se montrent réticents à accueillir leurs ressortissants expulsés.

    Dans ce cadre, le Premier ministre veut également « faciliter la prolongation exceptionnelle de la rétention des étrangers en situation irrégulière ».

    Karim Ben Cheïkh
    Karim Ben Cheïkh

    La France doit tenir son rang en Europe

    C’est le message que Michel Barnier a martelé lorsqu’il a évoqué l’Union européenne.

    Ainsi pour le Premier ministre, les « grands chantiers » qu’il vient de développer devant l’Assemblée nationale « doivent nous permettre de répondre sincèrement, sérieusement à une partie des défis de notre pays ». «Une méthode le dialogue et le respect. Cinq chantiers. Je sais qu’il y en a d’autres », a-t-il reconnu, sur la fin de son discours, avant que l’ancien négociateur en chef pour l’Union européenne sur le Brexit évoque « l’influence française ».

    « Cette influence se construit patiemment en défendant nos intérêts, sans arrogance et en prêtant de l’attention à tous nos partenaires », a-t-il estimé. Pour M. Barnier, « l’influence de la France en Europe, dépend aussi de vous, députés de la Nation ». « Il faut que vous soyez précisément informés de ce qui se fait à Bruxelles », a-t-il mis en garde.

    Appel à la paix et maintien de l’effort militaire

    Au sujet de la situation au Proche-Orient, Michel Barnier a de nouveau appelé « à un cessez-le-feu à Gaza ». « Nous pensons à tous les otages dont nous exigeons la libération et parmi eux, nos compatriotes. Mais nous pensons aussi à toutes les victimes civiles palestiniennes », a-t-il déclaré. Pour le premier ministre « la clé de la paix et de la stabilité durable dans cette région repose sur une solution à deux Etats ».

    Concernant la situation au Liban, M. Barnier souhaite « faire cesser au plus vite les hostilités qui menacent gravement la stabilité de toute cette région ».

    « Face à ces conflits, face à l’instabilité persistante et grave tout autour de nous, face à toutes les menaces hybrides, l’effort de défense est évidemment nécessaire et doit être poursuivi », a-t-il déclaré, faisant ainsi référence à la loi de programmation militaire pour les années 2024-2030.

  • FrancoTech, l’innovation en langue française

    FrancoTech, l’innovation en langue française

    La France accueille le XIXe sommet de la francophonie les 4 et 5 octobre à Villers-Cotterêts, rassemblement des 88 États et gouvernements membres de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) pour définir les orientations stratégiques de la francophonie. Autour de cet événement, et mobilisant plus largement la société civile, sont organisés le festival de la francophonie du 2 au 6 octobre et le forum Francotech les 3 et 4 octobre, à Paris. 

    100 pays pour des partenariats et des réussites

    1 500 professionnels chefs d’états et de délégations, entrepreneurs de près de 100 pays se réuniront pour stimuler et favoriser l’innovation, les partenariats et réussites en français » lors de ce salon FrancoTech.

    A travers des panels, ateliers thématiques, rencontres B2B et un espace d’exposition, 5 thématiques seront explorés :  

    • L’intelligence artificielle : Explorer les opportunités et les défis liés au développement du numérique, à la sécurisation des données et à l’intégration de l’IA dans les entreprises et le monde médical de l’espace francophone. 
    • La transition énergétique : Encourager les discussions sur les solutions et les initiatives visant à accélérer la transition énergétique dans les pays francophones. Un accent sera mis sur le développement de l’hydrogène vert et sur les objectifs de décarbonation dans les pays francophones.  
    • Le capital humain : Mettre en lumière les initiatives éducatives et de formation visant à développer les talents francophones dans les secteurs stratégiques, avec un focus sur la jeunesse et l’égalité des genres. 
    • La logistique, sécurité alimentaire : Explorer les défis et les opportunités liés à la sécurité alimentaire, la logistique, le transport et les infrastructures dans l’environnement économique francophone. 
    • Le financement de l’innovation : Mettre en avant les solutions de financement dédiées aux entreprises et les mesures d’accompagnement destinées aux investisseurs dans les pays francophones.  
    FrancoTech, l’innovation en langue française
    l’innovation en langue française

    Le français, langue des affaires et de l’innovation

    Le caractère international de la langue française découle principalement, au-delà des questions de statut et de reconnaissance, de l’étendue de sa maîtrise à la surface du Globe.

    Rassemblant 321 millions de locuteurs, apprise comme une langue étrangère dans tous les pays du monde, médium de communication utilisé par une trentaine de pays dans leur relations internationales, cette langue occupe de fait une place significative dans les échanges commerciaux, les industries culturelles, les médias, le numérique, la science et les réunions internationales…

    Même si tous ceux qui pourraient légitimement utiliser la langue française dans ces différentes sphères ne le font pas toujours, loin s’en faut !

    Qu’ils en soient conscients ou pas, les francophones disposent d’une « force de frappe » et d’un avantage comparatif évident à partager une langue de communication dont les études commencent à révéler l’intérêt proprement économique, pour favoriser les échanges en général mais aussi l’accès à certains marchés : de l’audiovisuel, de l’édition, des produits et services culturels…

    Elle leur permet aussi de développer des réseaux et de créer des espaces de concertation et d’échange à l’échelle internationale comme le démontrent les Rencontres et les forums de la Francophonie économique, l’Union des banques francophones (UBF) ou le Réseau francophone de l’innovation (FINNOV).

    De même, dans un paysage numérique qui se diversifie de plus en plus, les francophones utilisent en priorité leur langue pour communiquer sur les réseaux sociaux, rédiger et consulter des articles, des Blogs, des courriels… Ce qui explique la place relativement enviable qu’occupe la langue française sur Internet qui, selon la dernière étude soutenue par l’OIF, se maintient à une solide 4e place (aux côtés de l’arabe, de l’hindi, du portugais et du russe, après l’anglais, le chinois et l’espagnol).

    FrancoTech, l’innovation en langue française
    La CDC cherche 6 startups-tunisiennes

    Le poids de la francophonie économique donne la mesure des enjeux de FrancoTech : l’ensemble des pays qui la composent représentent environ 15 % du revenu brut mondial et 20 % des échanges commerciaux internationaux. En outre, le nombre de francophones est en pleine croissance : ils sont actuellement 320 millions répartis sur les cinq continents et pourraient dépasser 700 millions d’ici 2050, compte tenu de la dynamique démographique africaine.

    Le temps est venu de faire fructifier davantage encore le potentiel d’innovations, de partenariats et d’échanges que recèle la francophonie en faisant fond du capital linguistique commun et des atouts économiques qui en découlent. FrancoTech est un premier pas qui a vocation à faire école et donner lieu à bien d’autres initiatives. Car nous en sommes persuadés : la francophonie économique a de beaux jours devant elle.

    Les 3 grands prix de l’innovation FrancoTech 2024

    FrancoTech est conçu pour être bien plus qu’un simple salon : c’est une plateforme d’échanges et de réflexion stratégique pour tous les acteurs économiques francophones. L’événement permettra aux participants de rencontrer des clients, fournisseurs et partenaires, de promouvoir leurs solutions, et de découvrir les dernières innovations de l’espace francophone.

    Ainsi au FrancoTech, il y aura 150 exposants, une centaine d’entrepreneurs à la conquête d’un des trois « Grand Prix de l’Innovation FrancoTech 2024 » et une cinquantaine de conférenciers de haut niveau : entrepreneurs, acteurs de la société civile, représentants des collectivités territoriales.


    DECOUVRIR FRANCOTECH

  • Aides sociales, francophonie, violences conjugales : les combats d’Amélia Lakrafi

    Aides sociales, francophonie, violences conjugales : les combats d’Amélia Lakrafi

    Écouter le podcast d’Amélia Lakrafi

    La Députée de la 10ème circonscription des Français de l’étranger est notre invitée. À notre micro, Amélia Lakrafi répond à la fois en tant que parlementaire, mais aussi car elle est la présidente de la FIBRE, la Fédération Internationale des Bienfaisances et entraide des Résidents à l’Etranger. À l’occasion d’un webinaire organisé par cette structure, l’élue revient sur ses combats notamment contre les violences conjugales et intrafamiliales. La Francophonie est aussi abordée sous le prisme des « affaires ».

    La FIBRE : rompre l’isolement des associations

    Initiée par Amélia Lakrafi suite à la crise Covid, la FIBRE est venue répondre aux besoins de communication et d’échanges entre les associations qui viennent en aide aux résidents de l’étranger. Alors que les secteurs économiques, éducatifs ou encore culturels ont su construire leur réseau, le secteur caritatif reste à la peine. Notre invitée l’a constaté :

    « Les associations qui accompagnent les Français les plus fragiles à l’étranger ne se connaissent pas »

    Amélia Lakrafi, députée des Français de l’étranger

    Au cours de cette interview, la parlementaire ajoute « Certaines fonctionnent, d’autres pas du tout sans compter la difficulté d’aller chercher des bénévoles. Et puis, aller voir un prisonnier, faire de l’aide au devoir, donner une aide financière ponctuelle ou un colis alimentaire, c’est quand même moins sexy qu’organiser une soirée Beaujolais. »

    Aides sociales, francophonie, violences conjugales : les combats d’Amélia Lakrafi
    Amelia Lakrafi à Douala avec Jean-Charles Ledot, consul de France à Douala (à droite) et Antoine, un volontaire de solidarité internationale (VSI)

    Le premier objectif de la Fibre est donc clair : rompre l’isolement de ces structures. Aujourd’hui, une boucle de 25 associations existe, elles sont ainsi en contact régulier notamment à travers des webinaires.

    Une entraide transpartisane

    Ce podcast revient sur le webinaire que la FIBRE a dernièrement organisé. Il portait, enter autres, sur les aides sociales. Pour la Présidente de la Fédération, « le dernier rendez-vous a été vraiment extraordinaire avec des intervenants de grande qualité qui ont permis de présenter les aides existantes et d’éclaircir le rôle de chacun ». L’objectif de cette réunion en ligne était de présenter l’ensemble des aides sociales existantes. En effet, notre invitée a « fait le constat que d’un pays à l’autre, des Français mais aussi des associations n’ont pas accès à toutes les informations concernant les aides sociales. »

    Aides sociales, francophonie, violences conjugales : les combats d’Amélia Lakrafi

    Logo de la FIBRE

    Une réunion en ligne largement suivie et appréciée par l’ensemble des acteurs qui ont su dépasser les appareils politiques pour renforcer l’intérêt général. Pour la députée membre du groupe « Ensemble pour la République » à l’Assemblée nationale,

    « Quand on est élu, l’étiquette pour moi est secondaire. On a la chance d’avoir des élus de tous bords qui ont envie de donner de leur temps, on ne va pas leur fermer la porte. »

    Amélia Lakrafi, députée des Français de l’étranger

    Lors de cet échange, notre invitée, également spécialisée dans la cyber-sécurité et intelligence économique, déclare :  qu’il vaut mieux collaborer intelligemment avec des gens compétents dans l’intérêt de tous. Et je pense que les Français ont envie de voir qu’on travaille ensemble, avec les sénateurs et les élus consulaires membres ou non de l’AFE. »

    Violences conjugales, le réflexe « Save You »

    Par ailleurs, au cours de ce webinaire, la parole a aussi été donnée à une plateforme, Save You, qui agit en faveur des victimes de violences conjugales ou intra-familiales. Une voix essentielle pour Amélia Lakrafi. « En 2019, quand Marlène Schiappa, à l’époque ministre des droits des femmes, a lancé le Grenelle des violences conjugales, j’ai tout de suite demandé à en faire partie pour les Français de l’étranger qui représentent plus de 3 millions de personnes. J’imagine bien que dans ces 3 millions, il y a des victimes ». Pour la députée,

    « Et on ne devient pas moins violent en expatriation. Bien au contraire, tout s’exacerbe. »

    Amélia Lakrafi, députée des Français de l’étranger

    Sans surprise, les besoins restent importants même si des choses ont été faites. Cette plateforme gratuite, indépendante et accessible en ligne partout dans le monde s’adresse autant aux victimes de violence qu’aux témoins et bénévoles.

    Aides sociales, francophonie, violences conjugales : les combats d’Amélia Lakrafi

    L’information et l’entraide en sont les moteurs. « J’ai pu entendre des femmes qui ont été battues et qui n’ont pas quitté le pays parce que leur mari avait caché leur passeport. Elles pensaient qu’elles ne pouvaient plus rien faire alors que des solutions existent notamment auprès des consulats. » confie-t-elle.

    Ce combat, Amélia Lakrafi entend bien le porter jusqu’au gouvernement Barnier. Elle a d’ailleurs déjà contacté sur ce sujet la secrétaire d’État Salima Saa, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.

    Pour une francophonie des affaires

    Enfin, un autre engagement fort de la députée, celui de la Francophonie qui, notamment, tiendra son XIXe sommet les 4 et 5 octobre prochains à Villers-Cotterêts et à Paris. Amélia Lakrafi plaide pour une langue stratégique outil de rayonnement de la France.

    « Nous avons la chance d’avoir une langue parlée par plus de 320 millions de personnes dans le monde. C’est une richesse inouïe. »

    Amélia Lakrafi, députée des Français de l’étranger

    Pour Amélia Lakrafi, il n’est pas question de mise en concurrence avec l’anglais du Commonwealth mais plutôt de complémentarité. « Quand les gens pensent « Commonwealth », ils pensent « business ». Et quand les gens pensent francophonie, ils pensent aux valeurs qu’elle incarne. Je trouve ça beau, mais ça ne nous empêche pas de militer pour avoir une francophonie des affaires. Et c’est ce que je m’emploie à faire. »

    Retrouvez l’intégralité de l’interview d’Amelia Lakrafi en podcast. Elle y parle notamment d’aides sociales, mais aussi de dépassement des étiquettes politiques. Le sujet de la Francophonie sous l’œil des « affaires » est aussi abordé. Enfin, la lutte contre les violences conjugales et le réflexe « Save You » est aussi évoquée dans cet échange Lesfrancais.press


    Regardez le Webinaire de la FIBRE sur les aides sociales consulaires

  • Les monnaies digitales de banque centrale à la conquête du monde

    Les monnaies digitales de banque centrale à la conquête du monde

    En septembre 2024, la banque centrale chinoise a révélé que sa monnaie numérique, l’e-CNY, avait été utilisée pour des transactions d’une valeur de 7 000 milliards de yuans, soit l’équivalent de près de 1 000 milliards de dollars. La Chine n’est pas la seule à expérimenter les monnaies digitales de banque centrale. Plus de 130 pays étudient ce type de monnaie, selon le groupe de réflexion Atlantic Council. Les partisans des monnaies numériques officielles estiment que celles-ci peuvent révolutionner le système financier, avec, à la clé, une réduction des fraudes et des coûts. L’avenir de l’argent attire donc l’attention, mais qu’en est-il de son passé ?

    Les économistes Adam Brzezinski de la London School of Economics, Nuno Palma de l’Université de Manchester, et François Velde de la branche de Chicago de la Réserve fédérale ont publié un article retraçant les mutations de la monnaie travers le temps. L’histoire de l’argent qu’ils décrivent est jalonnée de révolutions, parfois de « délicieuses surprises », avec en fil rouge : la volonté des États de conserver leur souveraineté monétaire.

    L’histoire monétaire et la souveraineté des États

    La politique monétaire est intrinsèquement liée aux États. De tout temps, les gouvernements sont intervenus pour modifier la valeur des pièces, en diluant parfois la teneur en argent ou en or. Jusqu’au XIXe siècle, la valeur des pièces était rarement inscrite sur leur face, ce qui signifiait qu’elles n’avaient pas de « valeur nominale » au sens littéral. Les pièces servaient avant tout comme moyen d’échange et non comme actif de réserve ; leur valeur pouvait évoluer selon les besoins des gouvernements. L’unité de compte était souvent une vieille pièce retirée de la circulation, qualifiée de « monnaie fantôme » par l’historien Carlo Cipolla. Cette distinction permit au Royaume de France de mener une grande expérience de politique monétaire dans les années 1720. Afin de lutter contre l’inflation, le conseil du roi décida, sans avertissement, que les pièces de monnaie vaudraient moins qu’avant. De 1723 à 1724, leur valeur fut réduite de 45 %, provoquant une récession et la disparition de 30 % des métiers à tisser. L’inflation ne diminua réellement que quatre ans après cette manipulation monétaire.

    L’instabilité des métaux précieux et l’innovation de John Law

    Le recours à des étalons en or ou en argent créait des aléas pour l’économie des États. Les catastrophes maritimes dans l’Atlantique, par exemple, pesaient lourdement sur l’économie espagnole. Entre 1531 et 1810, l’Espagne perdit, lors de 42 incidents, une partie ou la totalité des métaux précieux transportés, représentant en moyenne 4 % de la masse monétaire espagnole. Chaque perte entraînait une raréfaction du crédit et une baisse de la production. Au XVIIIe siècle, certains économistes suggéraient déjà que la monnaie devait rompre son lien avec les métaux. John Law, un banquier écossais, persuada le régent Philippe d’Orléans de se lancer dans une réforme monétaire risquée. La France, à l’époque, subissait une crise financière aiguë, en grande partie due aux guerres coûteuses menées par Louis XIV. Law proposa de remplacer la monnaie métallique par du papier-monnaie émis par une banque, afin de stimuler l’économie par la création monétaire. En 1716, il créa la Banque Générale, qui émit des billets convertibles en or. Mais le système de Law se déséquilibra en 1720, lorsque la spéculation sur les actions de la Compagnie des Indes provoqua l’éclatement d’une bulle financière. Le système s’effondra, laissant la France dans une grave crise de confiance qui retarda l’introduction des systèmes financiers fondés sur le crédit de plusieurs des décennies.

    Les monnaies digitales de banque centrale à la conquête du monde
    @AdobeStock

    L’avenir des monnaies numériques de banque centrale

    À l’avenir, l’argent pourrait encore changer de forme. Les monnaies numériques de banque centrale (CBDC) pourraient permettre aux citoyens de détenir des comptes directement auprès des banques centrales. Ce concept n’est pas si nouveau : au début du XXe siècle, la Banque d’Espagne détenait plus de la moitié des comptes courants du pays. Les monnaies numériques pourraient améliorer l’efficacité des paiements, en offrant une alternative plus rapide, moins coûteuse et plus sécurisée aux systèmes traditionnels (cartes bancaires, virements, espèces). Elles pourraient aussi faciliter les paiements transfrontaliers et représenter une alternative aux cryptomonnaies privées comme le Bitcoin, permettant aux États de conserver le contrôle de la politique monétaire. Cependant, les CBDC pourraient perturber le modèle des banques commerciales en réduisant leur rôle de collecte et de gestion des dépôts, limitant ainsi leur capacité à octroyer des crédits. Pour l’instant, en Europe, les expériences d’utilisation de ces monnaies sont limitées aux banques et aux entreprises.

    Les défis technologiques et de sécurité

    L’un des principaux défis pour les banques centrales est de garantir la sécurité des paiements face aux cyberattaques. Bien que les solutions fondées sur la blockchain offrent une résilience accrue, elles nécessitent des investissements massifs dans la sécurité informatique. Une défaillance dans ce domaine pourrait éroder la confiance dans la monnaie. De plus, l’interopérabilité entre les monnaies numériques de différents pays sera cruciale pour faciliter les paiements transfrontaliers, faute de quoi les cryptomonnaies privées pourraient être préférées. Une collaboration internationale sera nécessaire pour standardiser ces systèmes.

    Transparence et protection de la vie privée

    L’un des enjeux majeurs des CBDC réside dans l’équilibre entre transparence et protection de la vie privée. Si toutes les transactions sont traçables par la banque centrale, cela pourrait poser des problèmes de surveillance de masse. Certaines recherches se concentrent sur des modèles permettant des transactions anonymes jusqu’à un certain montant, tout en assurant la traçabilité au-delà de ce seuil pour les transactions plus importantes. Implications géopolitiques Le développement des CBDC a des implications géopolitiques. La Chine, avec son yuan numérique, cherche à remodeler le système financier international et à remettre en question l’hégémonie du dollar américain. Les États-Unis et l’Europe explorent également des moyens de maintenir leur leadership monétaire face à ces évolutions.

    Le développement des monnaies numériques de banque centrale marque une nouvelle étape dans l’histoire monétaire héritière des nombreuses révolutions passées. Les monnaies numériques de banque centrale promettent de moderniser le système financier, en rendant les paiements plus rapides, moins coûteux et plus sécurisés, tout en permettant aux États de conserver la maîtrise de leur souveraineté monétaire face à l’essor des cryptomonnaies privées. Toutefois, ce virage technologique soulève des défis majeurs, notamment en matière de sécurité, de transparence et d’équilibre entre vie privée et surveillance. De plus, l’adoption des monnaies digitales pourrait redéfinir le rôle des banques commerciales et modifier les dynamiques économiques mondiales.

  • Marine Le Pen joue son avenir politique lors du procès de l’affaire des « assistants parlementaires »

    Marine Le Pen joue son avenir politique lors du procès de l’affaire des « assistants parlementaires »

    Alors que le Rassemblement national (RN) n’a jamais été aussi influent en France et à Bruxelles, Marine Le Pen et 26 autres personnes doivent répondre de « détournements de fonds européens », lors d’un procès qui pourrait décider de l’ambition présidentielle de la cheffe du parti d’extrême droite.

    Marine Le Pen espère, en 2027, pouvoir se lancer une quatrième fois dans la course à la présidentielle. À moins que la justice n’en décide autrement.

    À partir de ce lundi 30 septembre, durant deux mois et au terme de dix ans d’enquêtes, la cheffe du RN doit être jugée pour « détournements de fonds européens ». Elle risque jusqu’à dix ans de prison, un million d’euros d’amende, et une peine d’inéligibilité pouvant aller jusqu’à cinq ans.

    « Marine [Le Pen] est combative, elle sera très présente au procès, elle veut remettre les pendules à l’heure », explique au journal Mediapart l’avocat Alexandre Varaut, élu au Parlement européen en juin 2024 et assurant la communication du RN sur ce dossier sensible.

    Les magistrats soupçonnent le parti d’extrême droite d’avoir, « de manière concertée et délibérée », mis en place entre 2004 et 2016 un « système de détournement » des enveloppes allouées par l’Union européenne (UE) à chaque eurodéputé pour rémunérer ses assistants parlementaires.

    Ces derniers auraient en réalité travaillé entièrement ou partiellement pour le parti, lui permettant des économies substantielles de salaires, à une époque où le RN manquait cruellement de liquidités. Le Parlement européen, qui s’est constitué partie civile pour l’affaire, a évalué son préjudice à 6,8 millions d’euros.

    Au total, ce sont onze eurodéputés sur des listes du parti, douze individus ayant été leurs assistants parlementaires, ainsi que quatre collaborateurs, qui doivent être jugés.

    Parmi les prévenus figurent le maire de Perpignan Louis Aliot, l’ancien numéro 2 du mouvement Bruno Gollnisch, le député Julien Odoul ou encore l’eurodéputé Nicolas Bay, membre du groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE) qui a été élu en juin dernier sur la liste de Reconquête.

    Marine Le Pen joue son avenir politique lors du procès de l’affaire des « assistants parlementaires »
    Marine Le Pen, le 15 septembre 2024 ©EPA-EFE/ANDRE PAIN

    Dix ans d’enquêtes

    L’affaire avait éclaté en mars 2015, quand le président du Parlement européen de l’époque, le social-démocrate allemand Martin Schulz, avait signalé aux autorités françaises un possible détournement de fonds. Quelques jours plus tôt, le parti d’extrême droite avait publié un organigramme de sa direction dans lequel apparaissent plusieurs assistants censés travailler à Strasbourg.

    Depuis, Marine Le Pen crie au complot. « Nous sommes totalement innocents […] Cette affaire a été lancée pour des raisons politiques par [Martin] Schulz », expliquait-elle sur France Inter en 2018.

    « Marine le Pen n’est coupable de rien, c’est encore une fois une manœuvre de diversion pour tenter de salir le Rassemblement national, nos électeurs le savent bien », soulignait encore le 26 septembre sur France Info l’eurodéputé Julien Sanchez.

    Les documents et les témoignages se sont pourtant accumulés au fil des années.

    « Je vous indique que vous aurez le choix de recruter par vous-même un assistant et que le reste de votre enveloppe sera mis à la disposition du mouvement », aurait par exemple expliqué la cheffe du RN lors d’une réunion des nouveaux eurodéputés du parti, le 4 juin 2014, souligne Libération.

    Le journal rappelle que plus de 2500 pièces ont été fournies au dossier d’instruction.

    Deux cas d’assistants parlementaires pour lesquels de fausses preuves de travail auraient été produites ont encore été révélés par les médias ces dernières semaines. Parmi eux, Jordan Bardella, président du nouveau groupe des Patriotes pour l’Europe au Parlement européen et collaborateur en 2015 de l’eurodéputé Jean-François Jalkh.

    Toujours selon Libération, de faux agendas et des revues de presse annotées à la main auraient été confectionnés a posteriori pour prouver l’activité de Jordan Bardella, qui n’a jamais été entendu par la justice dans le dossier des assistants parlementaires du RN.

    Le président du mouvement a d’ailleurs rapidement dénoncé les accusations de Libération, qualifiées de « mensongères ».

    Les longues semaines d’audition qui s’annoncent seront pourtant pénibles pour le parti d’extrême droite, alors même que les 143 députés du RN et de leurs alliés tiennent entre leurs mains le sort du gouvernement du Premier ministre Michel Barnier, qu’ils sont en capacité de faire tomber à tout moment.

    À moins que les audiences ne permettent une nouvelle fois au mouvement de se revendiquer comme « anti-système ».

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 01.10.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 01.10.2024

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés. Dans les titres de ce mardi 1er octobre : Deux nouveaux députés pour les Français de l’étranger – Ouverture du procès de Marine Le Pen – Liban : Le centre-ville de Beyrouth bombardé

    Qui sont Marie-Ange Rousselot et Rémi Provendier ?

    Quand un député devient ministre, son siège à l’Assemblée nationale ne reste pour autant pas vaquant. Ainsi, c’est son suppléant qui vient le remplacer au Palais Bourbon. Pour les Français de l’étranger, deux circonscriptions, sont concernées, à savoir la 6eme et la 11eme. Ainsi, Marc Ferracci devenu ministre délégué à l’industrie cède sa place à Marie-Ange Rousselot. Et c’est Rémi Provendier qui occupera le banc d’Anne Genetet, nommée Ministre de l’Éducation nationale. Pour en savoir plus ces deux nouveaux députés des Français de l’étranger, direction Lesfrancais.press.

    Qui sont les deux nouveaux députés des Français de l’étranger ?
    Mary-Ange Rousselot et Rémi Provendier, les deux nouveaux députés des Français de l’étranger

    Le RN et l’affaire des assistants parlementaires du Parlement européen

    Le procès de la présidente des députés RN et de 24 autres personnes, soupçonnés d’avoir détourné des fonds du Parlement européen pour payer des salariés du parti, s’est ouvert ce lundi. Si Marine Le Pen risque dix ans de prison et une peine d’inéligibilité, des voies de recours lui laisseraient le champ libre vers 2027, même en cas de condamnation. La présidente des députés Rassemblement national a déjà fait savoir qu’elle comptait se rendre autant que possible aux audiences, manifestement soucieuse de pouvoir se défendre.

    Israël frappe Beyrouth en plein cœur pour la première fois depuis le 7 octobre 2023

    C’est une première depuis le déclenchement des hostilités entre Israël et le Hezbollah il y a un an. L’armée israélienne a mené ce lundi 30 septembre une frappe dans le cœur de Beyrouth, la capitale du Liban, tuant trois membres d’un groupe armé. Si ces derniers jours, l’armée israélienne a pilonné à plusieurs reprises la banlieue sud de Beyrouth, fief du mouvement islamiste, c’est la première fois qu’elle vise le cœur de la capitale depuis le début du front ouvert par le Hezbollah le 8 octobre, au lendemain de l’attaque sans précédent du Hamas palestinien en Israël.

    Beyrouth le 30 septembre 2024
    Beyrouth le 30 septembre 2024 ©AFP

    C’est ainsi qu’on termine l’édition de ce mardi, on se retrouve demain pour un nouveau flash quotidien des expatriés. Belle journée où que vous soyez !

    Écoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Élections communales en Belgique : Qui sont ces Français candidats ?

    Élections communales en Belgique : Qui sont ces Français candidats ?

    2024 est l’année des élections en Belgique, en effet cette année, elles sont nombreuses. Au cours de ce calendrier électoral exceptionnellement chargé, les Belges voteront en tout pour cinq niveaux différents de pouvoir. Le 9 juin, les citoyens belges ont voté pour les élections fédérales, régionales et européennes, et ce 13 octobre, ce sera le tour des provinciales et des communales. C’est ce dernier scrutin qui nous intéresse. En effet, le droit européen permet aux résidents européens, dûment enregistrés dans leur pays d’accueil de se présenter aux élections locales. Une occasion qu’ont décidé de saisir certains de nos compatriotes. Alors qui sont ces Français candidats aux élections communales en Belgique ?

    Un mode de scrutin particulier pour des pouvoirs étendus

    Tout d’abord, il est important de connaître le mode de fonctionnement des élections communales en Belgique. Ainsi, tous les six ans, les électeurs et électrices sont appelés à choisir leurs représentants pour siéger au sein des conseils communaux et des conseils provinciaux.

    La commune est l’échelon politique le plus proche des citoyens. Elle mène de nombreuses actions :

    • Des missions obligatoires, comme la tenue des registres de l’état civil, le maintien de l’ordre et l’entretien des voiries communales
    • Des missions facultatives, par exemple en matière de logement, de tourisme, d’économie.

    Pour y participer, il faut remplir les conditions suivantes :

    • Avoir 18 ans accomplis le jour des élections
    • Jouir de ses droits civils et politiques
    • Être inscrit au registre de la population au plus tard le 1er août 2024.

    Enfin, le mode de scrutin en Belgique est bien différent du système français, puisque les Belges peuvent panacher leur liste, c’est-à-dire que chaque parti peut présenter une liste, mais les électeurs cochent ensuite le nom des candidats qu’ils veulent.

    Aussi, il existe la « case de tête » qui constitue l’une des particularités du scrutin en Belgique. Il s’agit du petit espace situé au-dessus de la liste que l’électeur peut cocher au lieu de choisir l’un(e) ou l’autre candidat(e) de cette liste. Cela signifie qu’il ou elle vote pour un parti, sans préférence pour des candidats particuliers. Et par ce vote, l’électeur valide en quelque sorte l’ordre établi de la liste pour la distribution (on dit « dévolution ») des sièges. Si un candidat n’a pas recueilli suffisamment de voix sur son seul nom, il peut puiser dans les voix exprimées en case de tête, et cela dans l’ordre établi par la liste.

    Depuis quelques scrutins, seule la moitié des votes exprimés en case de tête peuvent entrer dans ce calcul, afin de privilégier les votes de préférence de chaque candidat.

    Car le vote de préférence est fondamental pour cette élection. En effet, celui ou celle qui sera désigné comme bourgmestre (le maire) est la personne ayant remporté le plus de voix de préférence, sur la liste ayant obtenu le plus de suffrages parmi les groupes politiques présents au sein de la majorité communale. Après le bourgmestre, les autres personnes élues formeront le conseil communal. Le nombre des conseillers communaux varie selon la population de la commune, d’une dizaine pour les plus petites entités, jusqu’à 50 pour les communes les plus importantes.

    Autour du bourgmestre sera formé un collège communal, comprenant l’ensemble des échevins (équivalent au maire adjoint en France), ainsi que le président du CPAS (organisme délivrant les aides sociales, etc.). Le nombre d’échevins dépend également directement du nombre d’habitants. Ceux-ci prendront à leur charge une série de matières plus spécifiques au sein de la commune.

    Des candidats sortants !

    Les Français constituent la première communauté d’étrangers en Belgique avec environ 300 000 personnes (117 000 inscrites au registre consulaire français). La proximité géographique et culturelle a créé des liens forts entre les Nations. Et logiquement, les Français se sont engagés au niveau local depuis de nombreuses années.

    Ainsi parmi les candidats de la cuvée 2024 pour ces élections communales en Belgique, il y a de nombreux Français qui se représentent après un ou plusieurs mandats. Parmi eux, on peut noter la présence de Bertrand Wert (Ecolo-Ixelles) et de Véronique Lederman (DéFI-Uccle), etc.

    Bertrand Wert est en parallèle engagé auprès de la communauté française en Belgique. Il est élu consulaire depuis 2021. Quant à Véronique Lederman, elle est aussi impliquée dans le milieu associatif. Elle préside d’ailleurs le Service social juif. Sur sa commune d’Uccle, se présente aussi un autre Français, mais sur une liste concurrente, à savoir Nicolas Honoré. Ce dernier après avoir exercé un mandat du côté de Drogenbos, a déménagé entre les deux élections. Il souhaite ainsi s’investir dans sa nouvelle commune.

    De nouveaux candidats !

    Du côté de Woluwé-Saint-Lambert, Joseph Meaux (Les engagés) tentera de convaincre les électeurs à voter pour lui. Il s’était déjà présenté en 2018. Deux autres de nos compatriotes sont également présents sur cette liste, Hélène Sion et Sébastien Voisin.

    À Etterbeek, commune où est située une grande partie des institutions européennes, trois Français se présentent aux suffrages des électeurs, sur trois listes différentes. Stéphanie Jacquemard s’est ainsi engagée sur la liste sortante du bourgmestre actuel. Habitante de la commune depuis plus de 20 ans, elle travaille au sein du groupe Renew au Parlement européen.

    Institution européenne au sein de laquelle travaille également Cécilia Gondard pour un député socialiste. Elle se présente à Etterbeek sur la liste de gauche (PS). Elle est aussi élue consulaire depuis 2014, et n’a elle n’a pas réussi à devenir députée du Benelux en juillet dernier face au candidat sortant Pieyre-Alexandre Anglade. Enfin, François Lestanguet, un de nos compatriotes, est aussi candidat sur une troisième liste, celle de Défi où il occupe la 2eme place.

    D’autres candidatures françaises sont aussi à souligner. Celle tout d’abord de Léa Charlet. Elue les écologistes pour représenter les Français au conseil consulaire, c’est sous l’étiquette des Verts qu’elle fait campagne à Molenbeek-Saint-Jean. Enfin, Louise Decourcelle concourt avec le soutien du MR dans la commune de Saint-Gilles, ou les Français sont nombreux, à la fois dans la ville mais aussi dans les gradins de football pour soutenir l’équipe locale de l’Union Saint Gilloise dont la réputation a traversé les frontières.

    Un vote communautaire ?

    Bien sûr, en dehors de Bruxelles, les Français sont aussi présents mais moins nombreux et moins concentrés, le corps politique belge leur fait moins de place. Cependant, il y a toujours des exceptions comme Bruno Looten, administrateur du groupe des non-résidents contribuables en France qui se présente sur la liste Horizon à Comines-Warneton en Wallonie.  Cette commune a la spécificité territoriale d’être enclavée entre la France et la Région flamande. Cette exclave wallonne est séparée du reste du Hainaut par une vingtaine de kilomètres et a donc le statut de commune à facilités linguistiques pour sa minorité néerlandophone.

    Si les Français sont moins présents hors de Bruxelles c’est donc parce que leur poids politique est plus faible car en Belgique, le vote communautaire est une réalité. Alors que chez nous le communautarisme est un délit, il est la pierre angulaire du mécano belge et peut mener parfois à des dérives.

    La presse belge et internationale se sont d’ailleurs inquiétées de cette situation. Donnant comme exemple, les résultats aux dernières élections de juin du parti de Fouad Ahidar, autrefois socialiste flamand, qui a obtenu trois députés bruxellois (et un élu au Parlement flamand) après une campagne menée à destination de la communauté arabo-musulmane. L’homme, qui fait l’objet d’une plainte après avoir qualifié les juifs de « psychopathes » et qui a décrit les événements du 7 octobre comme une « petite réponse d’une partie du Hamas », est le nouvel étendard du vote communautaire. Quels seront ses résultats lors des élections communales en Belgique ? Réponse le 13 octobre

  • Pensionné par la France ? Vos droits à l’assurance maladie lors des courts séjours en France

    Pensionné par la France ? Vos droits à l’assurance maladie lors des courts séjours en France

    Vietnam, Thaïlande, Portugal, Grèce… Des destinations qui font rêver bon nombre de retraités à la recherche d’une nouvelle vie au soleil. Pourtant, l’expatriation requiert une grande organisation, notamment en matière de santé. Pour ceux qui choisissent de vivre leur retraite en Europe, aucun problème : le règlement européen prévoit la coordination des systèmes d’assurances maladie entre les pays membres.

    En Europe

    Cependant, la couverture sociale sera celle du pays de résidence. Un senior installé au Portugal, par exemple, sera remboursé sur la base des tarifs portugais et non français. Par contre, dès qu’il revient en France, il est à nouveau couvert par la Sécurité sociale française même pour de courts séjours.

    Hors d’Europe

    En dehors de l’Europe, une quarantaine de pays ont signé une convention avec la France. Au Brésil, au Maroc ou encore en Israël, les retraités peuvent bénéficier de soins et de remboursements dans leur pays de résidence.
    Pour les résidents de pays qui n’ont pas passé d’accord avec la France, comme la Thaïlande, c’est plus compliqué.

    Pensionné par la France ? Vos droits à l’assurance maladie lors des courts séjours en France
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    Si le senior passe plus de 6 mois en France, il est considéré comme résident français et est donc couvert par l’Assurance-maladie de son pays d’accueil. Ainsi, s’il est soigné en Thaïlande, il pourra adresser ses feuilles de soins directement à la Sécurité sociale française. À l’inverse, s’il réside plus de 6 mois en Thaïlande, il ne bénéficie plus de ces avantages… Néanmoins, dès que ce senior retourne en France, il peut à nouveau utiliser sa carte Vitale.

    Vos droits, lors de courts séjours

    La règle commune veut qu’on dépende du système de soins et d’assurance maladie du pays dont on est résident. Pour un actif, cela implique que lors de ses retours en France, il n’a plus de droit à l’assurance maladie. Mais pour les retraités dont la pension est française, la situation est différente.

    En effet, Si vous êtes titulaire d’une pension ou rente de vieillesse ou d’une pension de réversion :

    • rémunérant au moins 15 ans d’assurance en France, et
    • servie par un régime de base de sécurité sociale français,
    • et que vous n’exercez pas d’activité professionnelle,

    La législation française vous permet de bénéficier de la prise en charge de vos soins de santé lors de vos séjours temporaires sur le territoire français. Cependant, en ce qui concerne l’hospitalisation. Mais la prise en charge des frais au-delà d’un mois sera subordonnée à une reconnaissance préalable de nécessité de poursuite des soins (un contrôle médical sera effectué préalablement à la décision individuelle qui sera prise par la caisse primaire d’assurance maladie à la diligence de l’établissement hospitalier).

    Attention : Seuls les titulaires de pensions ou de rentes, ainsi que leurs enfants mineurs peuvent bénéficier de ces dispositions en cas de séjour en France. Ainsi, le conjoint qui réside avec vous à l’étranger, et vous accompagne en France, ne peut pas obtenir la prise en charge par le régime français des soins de santé qui lui sont dispensés lors de ce séjour temporaire. Afin de garantir la prise en charge de ces soins lors d’un séjour temporaire en France, il lui est conseillé de souscrire, préalablement au séjour, une assurance « soins de santé et hospitalisation ».

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