Le consul général de France à Beyrouth, Éric Amblard, a adressé mercredi une lettre à nos compatriotes dans laquelle il affirme qu’il n’est pas « à ce stade » envisagé de procéder à une évacuation de la communauté française au Liban, qui compte quelque 20.000 personnes.
« À ce stade, il n’est pas envisagé de procéder à une évacuation de la communauté française, affirme le consul. Toutefois, la situation reste incertaine et sujette à une évolution rapide. Si une telle décision devait être prise, vous en seriez bien entendu informés sans délai. » « Je vous demande d’inciter les Français de passage que vous pourriez connaître à quitter le Liban dès que possible et à s’inscrire sur Ariane » sur les alertes voyages, précise-t-il dans le courrier reçu ce 25 septembre.
S’informer et vérifier son inscription au registre consulaire
Depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza entre Israël et le Hamas en octobre 2023, l’armée israélienne et le Hezbollah, allié du mouvement islamiste palestinien, échangent des tirs, qui se sont intensifiés ces derniers jours, faisant planer la menace d’une guerre régionale. Les raids de l’armée israélienne sur le Liban ont fait au moins 558 morts lundi, le plus lourd bilan en une journée depuis la guerre civile (1975-1990), tandis que le Hezbollah a tiré des roquettes vers le nord d’Israël, forçant des civils israéliens à se réfugier dans des abris.
En conséquence Éric Amblard invite les Français du Liban à vérifier leur inscription au registre consulaire. En effet le dispositif des îlotiers peut être activé à tout moment. Il est impératif que votre responsable d’îlots, nommé par le consulat, puisse vous joindre afin d’organiser votre évacuation si celle-ci était décidée.
Aussi les Français au Liban doivent suivre les recommandations de l’ambassade sur ses sites et réseaux sociaux (les comptes X @ConsulatFRLiban et @AmbaFranceLiban).
Depuis lundi, le consulat a activé une cellule de veille téléphonique 24h/24, dont le numéro est celui de la permanence consulaire (03 566 388).
À peine le gouvernement formé, que le Président de la République a pris un avion direction l’Amérique du Nord. Après un passage éclair à l’Assemblée générale de l’ONU, ce mercredi, Emmanuel Macron a attaqué sa visite du cousin d’outre-Atlantique. Pour son deuxième voyage au Canada, il sera reçu par Justin Trudeau, le Premier ministre, lors d’un « dîner en l’honneur du président de la France » à Ottawa.
« Je me réjouis d’accueillir le président Macron au Canada afin de poursuivre notre important travail pour faire avancer nos priorités partagées et construire un avenir plus pacifique et plus prospère pour les gens des deux côtés de l’Atlantique ».
Justin Trudeau ce 24 septembre 2024 à Montréal
Parmi les sujets à l’ordre du jour, on note le soutien du Canada et de la France à l’Ukraine, victime d’une guerre d’invasion par la Russie, de même que des sujets d’intérêts communs comme le renforcement de la capacité des deux pays à répondre à des menaces émergentes comme la désinformation. Ils évoqueront aussi le sommet de la Francophonie qui se déroulera le 03 et 04 octobre 2024 à Villers-Cotterêts dans la nouvelle cité de la langue française.
Dispute entre Montréal et Québec
Avant même qu’elle s’amorce, cette visite d’Emmanuel Macron a provoqué une certaine controverse au Canada. En effet, après Ottawa, Emmanuel Macron se rendra à Montréal le 26 septembre, lieu où il rencontrera le Premier ministre de la province, François Legault. Cette rencontre sera une opportunité d’approfondir les relations autour de la langue française, en prélude au Sommet de la Francophonie qui aura lieu en France en octobre.
Mais le choix de la ville fut l’occasion de tensions entre les deux municipalités phares de la province francophone. En avril, Radio-Canada rapportait que le président français prévoyait de venir au Canada en juillet, avec des arrêts à Ottawa et dans les Maritimes, ce qui avait suscité des critiques concernant l’absence d’arrêt au Québec.
Cette visite avait finalement été repoussée. Même si l’Élysée n’a pas fourni d’explication officielle pour justifier ce report, il est survenu dans un contexte politique tendu en France. Puis, lorsque l’horaire de la visite de cette semaine a été publié, le maire de Québec, Bruno Marchand, a déploré que l’accueil du président Macron se fasse à Montréal plutôt qu’à Québec.
« Je me réjouis que le président français se déplace en sol québécois. Je m’explique toutefois très mal qu’il soit encore nécessaire de rappeler que la Capitale-Nationale est le lieu d’accueil officiel des dignitaires », a-t-il déclaré dans un communiqué envoyé aux médias canadiens la semaine dernière.
Lutter contre le terrorisme
Au cœur des échanges avec le Premier ministre canadien, il y a donc les liens avec la France, la Francophonie mais aussi des sujets plus sombres comme l’ombre de la guerre en Europe et le risque terroriste.
Ainsi, il est prévu qu’Emmanuel Macron et Justin Trudeau exploreront les réponses à faire sur ce dernier point en particulier, après six mois de travail des services des deux pays face à la montée des actes qui ciblent les communautés juives, musulmanes et arabes au Canada, en France et dans le monde.
Et la communauté française ?
Souci d’agenda ou choix pensé, à notre connaissance, il n’est pas prévu de rencontre entre le Chef de l’Etat et la Communauté française. Rappelons que si les Français de l’étranger votent largement pour Emmanuel Macron, que le Québec est une province plutôt insoumise.
En effet, la présidente du Conseil consulaire, Lucie IMBEAU, est une élue de la France Insoumise. Et rappelez-vous que l’élu local (PS) Yan Chantrel s’était opposé à Ségolène Royal (PS) lors des dernières élections sénatoriales, et depuis le sénateur ne cache pas son agacement face à la politique du chef de l’Etat.
Les personnes âgées de 60 ans et plus sont au nombre de 15 millions aujourd’hui. Elles seront 20 millions en 2030 et près de 24 millions en 2060. Le nombre des plus de 85 ans passera de 1,4 million aujourd’hui à 5 millions en 2060. Et dans les sondages qui paraissent régulièrement, on apprend que près d’un senior sur trois désire prendre sa retraite à l’étranger. L’expatriation des 20 prochaines années sera marquée par ce phénomène surtout qu’ils sont déjà plus de 1 million de Français à avoir déjà sauté le pas soit près d’un expatrié sur 3. Mais où vivre l’expatriation comme retraité ?
À ce jour, ce sont la Grèce, le Portugal et le Maroc qui sont les destinations privilégiées, ces pays offrant les avantages de la proximité, du soleil et d’un coût de la vie peu élevée. La fiscalité est aussi invoquée par les candidats au départ, espérant que leur pension sera moins taxée qu’en France, ce qui est souvent le cas. Mais d’autres pays, comme la Thaïlande ou l’Espagne sont aussi de plus en plus choisis. Tour d’horizon !
Grèce
La Grèce a longtemps été la destination privilégiée mais depuis quelles années elle a perdu sa première place de pays préféré des retraités expatriés. Son patrimoine culturel et le climat sont toujours des atouts qui plaisent. Mais la fiscalité change, car la convention fiscale avec la France devrait bientôt changer. Ainsi, il ne devrait bientôt plus être possible de bénéficier du taux d’imposition réduit de 7% pendant 15 ans. Les futurs expatriés seront imposés en Grèce comme s’ils vivaient en France.
Portugal
Retour en tête du classement pour le Portugal des pays privilégiés en 2024 par les retraités français. Pourtant, fiscalement parlant, le pays a perdu un gros attrait. Jusqu’en 2020, les revenus des retraités expatriés pouvaient être exonérés d’impôt pendant 10 ans. Cet avantage fiscal a ensuite été raboté. Les expatriés ont ensuite pu profiter d’un taux d’imposition fixe de 10% pendant 10 ans. Ce n’est désormais plus le cas. Depuis le 1er janvier 2024, ce rabais fiscal a été supprimé, sauf pour ceux qui en bénéficiaient déjà. Malgré cela, le Portugal continue de séduire les retraités français grâce à sa proximité avec l’Hexagone, la sécurité mais aussi le système de soins, critère encore plus regardé depuis l’épidémie de Covid-19.
@adobestock
Maroc
Son climat et son accessibilité sont toujours les points forts de ce pays. Autre avantage qui peut attirer les retraités : la fiscalité. Comme en Tunisie et au Sénégal, les retraités français installés au Maroc peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt de 80%. Mais attention, cet avantage est un trompe-l’œil car le barème d’imposition est beaucoup plus élevé qu’en France. Les plus faibles revenus peuvent être plus imposés au Maroc que dans l’Hexagone.
Thaïlande
La Thaïlande est la nouvelle destination phare, elle attire désormais plus que le Maroc ou la Tunisie. Le pays profite de la baisse de la note sur la sécurité de ces deux pays du Maghreb. Dans ce pays d’Asie, les retraités profitent d’un coût de la vie bien inférieur à celui qu’ils connaissent en France et des prix de l’immobilier très attractifs. Mais une réforme fiscale est aussi en cours de déploiement, quelle sera la réaction des expatriés ? Réponse en 2025 !
Espagne
L’Espagne reste aussi une valeur sûre même si elle fut délaissée au cours de cette décennie. La raison ? Le coût de la vie qui est proche de celui de la France mais le pays a aussi des avantages comme sa proximité avec l’Hexagone et le prix un peu moins élevé de l’immobilier. Notons que ce pays ne souffre pas de la fin des avantages fiscaux puisqu’il n’en proposait pas !
La France est confrontée à une dérive de plus en plus structurelle de ses finances publiques. Les engagements européens ainsi que la pression des marchés obligent les pouvoirs publics à entreprendre, dans les prochains mois, un assainissement budgétaire. Lors des précédents dérapages, les gouvernements ont choisi d’augmenter les prélèvements obligatoires. Le dernier épisode en la matière remonte aux années 2010-2014. Cette solution est-elle encore envisageable en 2024, et quelle en serait l’efficacité ?
La France se distingue par un niveau de prélèvements obligatoires élevé, l’un des plus hauts de l’OCDE. Il s’élève à 45 % du PIB, soit plus de 5 points au-dessus de la moyenne de la zone euro (hors France). Lors des dernières campagnes électorales, le débat s’est concentré sur l’augmentation des dépenses publiques et la hausse des impôts sur les plus riches. De nombreuses propositions ont visé à relever les impôts sur le capital et les revenus de ce dernier. Ces hausses d’impôts sont censées financer les dépenses nécessaires liées au vieillissement démographique et à la transition écologique.
Des dépenses publiques élevées, mais peu efficaces.
Cette demande de dépenses publiques peut surprendre, compte tenu de leur niveau déjà élevé au sein du PIB, soit plus de 56 % contre une moyenne de 49 % dans la zone euro. La France dépense davantage que ses partenaires de la zone euro, que ce soit pour la santé (9,2 % contre 7,8 % du PIB), pour l’éducation (5,3 % contre 4,5 % du PIB) ou en matière de retraites (13 % contre 10,8 % du PIB).
Bien que les services publics restent de haut niveau, ils sont néanmoins sous tension, ce qui soulève la question de l’efficience des dépenses publiques. Dans le domaine de la santé, la France souffre d’un faible nombre de médecins dans les zones rurales (2,7 médecins pour 1 000 habitants, contre par exemple 3,8 en Suède et 4,4 en Finlande). Les déserts médicaux concernent aujourd’hui 12 % de la population. Les écarts de densité médicale (nombre de médecins par habitant) entre les départements vont de 1 à 3 pour les généralistes, de 1 à 8 pour les spécialistes, et de 1 à 24 pour les pédiatres.
Par ailleurs, 9 % des assurés de plus de 16 ans n’ont pas de médecin traitant, et 7 Français sur 10 ont renoncé au moins une fois à se soigner.
Dégradation du système éducatif
Dans le domaine de l’éducation, la France se caractérise par une faible qualité et une dégradation de son système éducatif, comme en témoignent les résultats des enquêtes PISA. Ce constat vaut pour d’autres domaines d’actions des pouvoirs publics.
La France a des dépenses publiques supérieures à la moyenne des pays de la zone euro également en ce qui concerne la défense, le logement et la politique familiale.
La France a toujours rencontré de grandes difficultés à réduire ses dépenses publiques ou même à les ré-allouer. La complexité du système administratif peut expliquer cette rigidité budgétaire.
Face à l’impossibilité de supprimer certaines dépenses, l’État, tout comme les collectivités locales, opte souvent pour une augmentation des prélèvements. Cependant, les marges de manœuvre en la matière sont faibles, voire inexistantes. L’idée de relever les cotisations sociales pour financer les dépenses de retraite et de santé a été avancée.
Un coût horaire du travail parmi les plus élevés de l’OCDE
Toutefois, la France souffre déjà d’un coût du travail élevé. Le coût horaire dans l’industrie figure parmi les plus élevés de l’OCDE. Le coût élevé du travail en France a longtemps été compensé par une forte productivité. Cependant, celle-ci tend à décliner, notamment en raison de la désindustrialisation du pays. Le faible niveau de compétences des actifs pénalise également la France, tout comme le médiocre taux d’emploi. La France dispose d’un moteur économique de taille réduite, avec un nombre important d’emplois peu qualifiés. Cette situation pèse sur le rendement des cotisations sociales basées sur les salaires. En l’absence d’une assiette large, les taux doivent être élevés. Afin de ne pas pénaliser les emplois à faible valeur ajoutée, les gouvernements ont instauré des exonérations de charges sur les bas salaires. Ces exonérations sont coûteuses pour les finances publiques, à hauteur d’environ quarante milliards d’euros, et génèrent à la fois des effets de seuil et de trappe. Les employeurs ne sont pas incités à augmenter les rémunérations ni à faire monter en compétences leurs salariés.
L’augmentation des cotisations sociales pour financer les dépenses de retraite et de santé nuirait à la compétitivité des entreprises, dont le taux de marge a diminué ces derniers mois en raison de la hausse des prix et de la baisse de productivité. La dégradation de la compétitivité pénaliserait les exportations françaises.
@adobestock
Pour réduire le déficit public, certains évoquent la possibilité d’abandonner la « flat tax » et de soumettre à nouveau les revenus du capital au barème de l’impôt sur le revenu. Cette majoration, qui dans le cas extrême pourrait atteindre 30 points, pèserait sur l’investissement des entreprises. De 2018 à 2023, celui-ci a progressé de 10,5 % à 12 % du PIB. Il conviendrait que cette hausse se poursuive afin de faciliter la transition écologique.
D’autres plaident pour la restauration de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF), incluant les valeurs mobilières tout en excluant les biens professionnels. Le retour de l’ISF augmenterait la pression fiscale principalement sur les cadres supérieurs et les professions libérales, qui figurent déjà parmi les plus imposés. Principalement constituées de biens professionnels, les grandes fortunes seraient peu concernées.
Suède, Canada, Allemagne, Nouvelle Zélande : comment ont-ils fait ?
Les pays ayant assaini durablement leurs finances publiques l’ont fait en réalisant de réelles économies budgétaires. La Suède, le Canada, l’Allemagne et la Nouvelle-Zélande sont des exemples de pays ayant réussi cet assainissement au cours des 30 dernières années.
Confrontée dans les années 1990 à une grave crise économique et à un déficit budgétaire important, la Suède a entrepris des réformes ambitieuses sans recourir significativement à des hausses d’impôts. Elle a mis en place un système de retraite par points, rationalisé les dépenses sociales en encourageant le retour à l’emploi, et réorganisé le système de santé en introduisant une plus grande concurrence entre prestataires publics et privés, permettant de contrôler les coûts sans sacrifier la qualité des soins. Entre 1995 et 2005, la Suède a transformé son déficit en excédent et réduit de 20 points son taux d’endettement.
Dans les années 1990, le Canada faisait face à un déficit budgétaire structurel et à une dette publique élevée. En 1993, la dette dépassait 60 % du PIB, et les agences de notation menaçaient de dégrader la note du pays. Le gouvernement du Premier ministre Jean Chrétien a alors lancé une vaste révision des programmes publics, avec des coupes budgétaires dans presque tous les ministères. Certaines dépenses ministérielles ont été réduites de 20% en cinq ans. De nombreuses subventions industrielles et agricoles ont été réduites voire supprimées, et des efforts ont été faits pour rendre les services publics plus efficaces. Le nombre de fonctionnaires fédéraux a diminué de 14 % entre 1994 et 1999. Dès 1998, le Canada renouait avec des excédents budgétaires, et sa dette publique a chuté à environ 30 % du PIB en 2008.
Au début des années 2000, l’Allemagne souffrait d’une croissance faible, d’un chômage élevé et de déficits publics importants. Le gouvernement a alors opté pour des réformes budgétaires strictes sans recourir à des augmentations fiscales majeures. Les réformes Hartz (2003-2005) ont revu le système d’indemnisation du chômage en réduisant la durée des allocations et en introduisant des incitations au retour à l’emploi. Cela a permis de réduire les dépenses publiques liées au chômage et de relancer l’emploi. En 2009, l’Allemagne a inscrit dans sa Constitution une règle d’or budgétaire limitant la capacité du gouvernement fédéral à s’endetter. La rationalisation de nombreux services publics, en particulier dans le secteur de la santé, a permis de réduire fortement les coûts. L’Allemagne a ainsi réussi à réduire son déficit et sa dette.
La Nouvelle-Zélande a traversé une grave crise économique dans les années 1980, avec un déficit budgétaire important et une dette publique en forte hausse. Le gouvernement néo-zélandais a entrepris des réformes budgétaires majeures. Il a privatisé de nombreuses entreprises publiques déficitaires et mis en place une gestion plus rigoureuse des autres entités publiques. Les subventions à l’agriculture, qui représentaient une part importante du budget, ont été supprimées, poussant le secteur à se restructurer et à devenir plus compétitif. La « Loi sur la Responsabilité Fiscale » de 1994 a instauré une transparence accrue dans les finances publiques et une discipline budgétaire stricte, empêchant le recours excessif à la dette. Ces réformes ont permis à la Nouvelle-Zélande de réduire drastiquement son déficit budgétaire et d’afficher des excédents dès le milieu des années 1990.
Au-delà d’un certain niveau, les hausses d’impôts entraînent une diminution des recettes fiscales.
Une hausse des prélèvements pose la question de la soutenabilité économique, politique et sociale. La crise des bonnets rouges puis celle des gilets jaunes ont montré que l’acceptabilité des impôts a ses limites, même en France. La capacité de l’État à lever l’impôt a toujours été un atout pour la France. La fraude fiscale y est relativement faible par rapport à d’autres pays de l’OCDE. Toutefois, un niveau élevé de prélèvements peut induire des comportements anti-économiques de la part des contribuables, qu’ils soient particuliers ou entreprises. Les conséquences négatives de la surimposition sont illustrées par la courbe de Laffer. Cette théorie repose sur l’idée que le taux d’imposition et les recettes fiscales totales entretiennent une relation non linéaire. Au-delà d’un certain niveau, les hausses d’impôts entraînent une diminution des recettes fiscales en raison de la contraction de l’assiette fiscale. Ce concept a été attribué à l’économiste Arthur Laffer. Pour tout gouvernement, l’objectif serait de trouver le point optimal de la courbe, c’est-à-dire le « taux d’imposition optimal », qui maximise les recettes fiscales. À ce point, les effets désincitatifs des hausses d’impôts compensent les gains potentiels en termes de recettes.
Quand les taux d’imposition sont élevés, l’augmentation des taux peut entraîner une baisse des recettes fiscales, les agents économiques cherchant alors à éviter l’impôt (évasion ou optimisation fiscale agressive). La surimposition peut aussi aboutir à une baisse de la participation au marché du travail ou à une réduction des investissements. La courbe de Laffer s’applique aux impôts pesant non seulement sur le travail et la consommation, mais aussi sur ceux portant sur le capital.
Des taux élevés d’imposition sur les bénéfices peuvent décourager l’investissement des entreprises, réduire l’accumulation de capital et freiner la croissance économique à long terme. Des études ont montré que l’élasticité des investissements par rapport aux taux d’imposition est généralement plus élevée que celle de l’offre de travail.
Dans la pratique, déterminer le taux d’imposition optimal est complexe. Celui-ci varie en fonction des structures économiques et des comportements spécifiques à chaque pays et à chaque secteur d’activité. Un taux d’imposition optimal à un moment donné peut ne plus l’être en période de crise ou de forte croissance. Par exemple, en période de récession, les incitations à investir sont déjà faibles, si bien que des réductions d’impôts peuvent avoir peu d’effet sur l’augmentation des recettes fiscales.
En l’état actuel, il est difficile de dire si la France a atteint ou dépassé son taux optimal. Toutefois, son faible taux d’emploi, la baisse de la productivité et l’atonie de la consommation pourraient être des signes que des taux d’imposition trop élevés freinent l’activité économique.
Après 67 jours d’attente, la France dispose enfin d’un gouvernement, et les dossiers en souffrance ne manquent pas, dont les répercussions à Bruxelles sont nombreuses. Tour d’horizon des ministres qui devraient compter à Bruxelles.
La voix de Paris semble plus que jamais marginalisée au niveau européen, après l’interminable crise politique qui a tout l’été agité l’Hexagone, mais plusieurs ministres devraient faire parler d’eux à Bruxelles.
Du moins si le gouvernement tient assez longtemps pour pouvoir traiter les (nombreux) dossiers en souffrance.
Agnès Pannier-Runacher — Ministre de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des Risques
@TERESA SUAREZ / Getty images
Agnès Pannier-Runacher est bien connue des spécialistes de l’énergie au niveau européen, et elle est considérée comme l’une des partisanes les plus déterminées du nucléaire à Bruxelles.
Ministre de la Transition énergétique entre 2022 et le début de l’année 2024, elle a supervisé la création de l’« Alliance du nucléaire » en Europe, qui rassemble les États membres favorables au nucléaire, et a joué un rôle central dans les négociations sur la réforme du marché européen de l’électricité.
Après un bref passage comme ministre déléguée de l’Agriculture en 2024, Agnès Pannier-Runacher revient aujourd’hui avec un portefeuille élargi, qui regroupe le climat et l’énergie, alors que cette dernière compétence relevait – brièvement, ces neuf derniers mois – du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie.
Un changement qui est loin d’être anodin et qui confirme que la France entend une fois de plus affirmer que la transition énergétique est impossible sans le nucléaire.
La nouvelle ministre en charge aura une mission délicate à Bruxelles : convaincre Teresa Ribera, vice-présidente exécutive de la Commission européenne, et le commissaire Dan Jørgensen — tous deux sceptiques à l’égard de l’énergie nucléaire et chargés respectivement de la transition verte et de l’énergie — qu’investir dans l’atome doit rester une priorité européenne.
Bruno Retailleau — Ministre de l’Intérieur
@CHRISTOPHE PETIT TESSON/MEPA-EFE
Pour tenter de durer et de retarder une motion de censure, le Premier ministre Michel Barnier a choisi de donner quelques gages à l’extrême droite, le premier d’entre eux étant la nomination Bruno Retailleau au ministère de l’Intérieur.
Sénateur des Républicains (LR), ce dernier s’est fait connaître pour des positions très fermes sur les questions migratoires, finalement pas très éloignées de celles du Rassemblement national (RN).
Bruno Retailleau a récemment reproché aux immigrés de deuxième et de troisième générations de « régresser » vers leurs « origines ethniques » et semble disposé — tout comme Michel Barnier — à enfreindre le droit communautaire si cela implique l’adoption de règles plus strictes en matière de lutte contre l’immigration.
Le nouveau ministre de l’Intérieur supervisera la mise en œuvre du pacte européen sur la migration et l’asile récemment adopté — mais on peut s’attendre à ce qu’il fasse pression pour adopter certaines règles encore plus strictes.
« Nous devons rouvrir le dossier […] Le pacte ne prévoit pas tous les moyens nécessaires pour protéger l’UE de l’immigration illégale, en particulier en ce qui concerne la politique de retour et les investissements pour les États membres de première ligne », déclarait la semaine dernière à des journalistes un eurodéputé du Parti populaire européen (PPE) proche de Bruno Retailleau.
Benjamin Haddad — Ministre délégué chargé de l’Europe
@TERESA SUAREZ/EPA-EFE
Vous avez dit procédure de déficit excessif ?
Si Benjamin Haddad n’est pas l’homme chargé du redressement des comptes publics français, sa tâche n’en est pas moins délicate : il sera chargé de négocier avec les institutions européennes pendant que l’Hexagone tente de se remettre financièrement sur les rails.
Fait notable, il rendra compte à la fois au ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, et au Premier ministre. Deux fois commissaire européen et principal négociateur du Brexit, Michel Barnier souhaite manifestement garder un œil sur l’Europe, domaine pourtant réservé, comme le veut la coutume, au Président de la République.
Benjamin Haddad sera chargé des affaires institutionnelles et fournira un soutien interministériel afin que l’ensemble du gouvernement s’exprime d’une seule et même voix au sein de la bulle européenne, alors que l’influence de Paris à Bruxelles est plus que jamais remise en question.
Ancien expert des relations entre l’UE et les États-Unis à l’Atlantic Council à Paris et à l’Hudson Institute à Washington DC, âgé de 38 ans, Benjamin Haddad a été élu à l’Assemblée nationale en 2022, puis en 2024, dans le très bourgeois XVIe arrondissement de Paris.
Proche du président Emmanuel Macron, il a déclaré lors d’un discours lundi 23 septembre qu’il allait rendre la voix de la France à Bruxelles « plus ambitieuse et plus offensive ».
Antoine Armand — Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie
@YOAN VALAT/EPA-EFE
Antoine Armand sera à la France ce que Stéphane Séjourné est appelé à devenir à la Commission européenne : un ardent défenseur de la compétitivité, de la prospérité et de l’industrie verte.
À 33 ans, il est le plus jeune ministre de l’Économie de la Ve République et reprendra les engagements de Bruno Le Maire en matière de simplification réglementaire, d’augmentation des salaires et de « souveraineté industrielle, technologique et numérique », a-t-il annoncé dimanche 22 septembre.
Antoine Armand ne sera pas directement impliqué dans les négociations budgétaires — celles-ci seront gérées par un autre ministre, Laurent Saint-Martin, qui rendra compte directement à Michel Barnier — mais son rôle consistera à promouvoir une plus grande « autonomie stratégique » dans tous les secteurs économiques.
Il supervisera également la mise en œuvre du Pacte de stabilité et de croissance réformé et du Règlement pour une industrie « zéro net », deux textes législatifs phares adoptés récemment.
Il sera également chargé de mettre la main à la pâte sur une série de nouvelles propositions législatives que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a demandé à Stéphane Séjourné de piloter : un futur pacte européen sur l’industrie propre et une loi sur l’accélération de la décarbonation industrielle.
Bonjour à toutes et à tous, nous sommes le mercredi 25 septembre et vous écoutez le flash quotidien des expatriés, dans nos titres : Des parlementaires peu solidaires – La gauche vent debout – Le ministre de l’Économie recadré par Michel Barnier
Les élus Renaissance discrets sur les réseaux sociaux
Avec deux députés français de l’étranger Renaissance qui ont rejoint les bancs du gouvernement, on s’attendait à une pluie de félicitation. Mais non… Les ambitions frustrées de certains, comme l’élu de la IVème circonscription soit Pieyre Alexandre Anglade au Bénélux qui rêvait du ministère de l’Europe depuis 2017, expliquent sûrement cette pudeur numérique. Et ceux qui ont réagi se sont bornés à féliciter globalement le gouvernement pour sa prise de fonction voir pour les plus « audacieux » à féliciter l’autorité avec qui, ils échangent le plus soit le ministère des Affaires étrangères désormais confié à Jean-Noël Barrot.
Déni de démocratie
C’est l’expression qui revient le plus parmi les élus et militants du Nouveau Front Populaire, comme Yan Chantrel, le sénateur PS des expatriés, basé au Canada, qui réagit aux nominations dans un podcast exclusif à découvrir sur Lesfrancais.press. La nomination de Bruno Retailleau est aussi une source d’inquiétude selon Mélanie Vogel la sénatrice, basée à Bruxelles, EELV. Toutes les réactions sont à découvrir sur Lesfrancais.press.
Premier recadrage au gouvernement Barnier
Alors qu’Antoine Armand, le nouveau ministre de l’Économie ne voulait pas recevoir le RN dans le cadre de ses consultations, celui-ci a été recadré par Michel Barnier. Le Premier ministre lui a rappelé « clairement et fermement les « règles et les engagements » du nouveau gouvernement, à savoir «le respect des électeurs ».
Ce lundi, à l’occasion d’une réunion de son gouvernement à Matignon, Michel Barnier avait fixé une ligne de conduite à ses collaborateurs, insistant sur le devoir d’humilité, de modestie et de respect. Le Premier ministre a invité ses collaborateurs à se montrer irréprochable et à « agir avant de communiquer ».
Antoine Armand
C’est tout pour ce 25 septembre, on se retrouve demain pour un nouveau bulletin des Français de l’étranger. Passez un beau mercredi où que vous soyez !
Le Premier Ministre Michel Barnier a présenté son équipe. Si deux députés des Français de l’étranger accèdent au gouvernement, c’est cependant une élue, sénatrice des Yvelines, Sophie Primas, qui a la charge des expatriés. Notre invité, Yan Chantel, membre du parti socialiste, siège également au sein de la Haute-Assemblée. Avait-il ainsi constaté chez la nouvelle ministre un intérêt particulier pour nos compatriotes établis hors de France avant sa prise de fonction ? À cette question, mais aussi sur la nomination des autres personnalités, dont Bruno Retailleau et Didier Migaud, le parlementaire PS répond, sans ambiguïté, à l’interview lesfrancais.press .
Le gouvernement Barnier : « c’est la continuation de la politique de Macron »
Avant d’entrer dans les détails de la composition du gouvernement Barnier, Yan Chantrel partage sa première réaction sur le casting global. Le sénateur fait-il d’ores et déjà confiance en cette équipe ? Sa réponse est sans ambiguïté :
« Le gouvernement Barnier suscite incompréhension et colère parmi un grand nombre de (nos) compatriotes »
Yan Chantrel, sénateur PS des Français établis hors de France
« Ce gouvernement ne représente pas le vote émis par les Français » poursuit-il sur notre antenne. Au cours de cette interview, le parlementaire partage, entre autres, deux enseignements tirés des urnes. Or, ces derniers ne se reflètent pas dans la composition de l’équipe gouvernementale.
Yan Chantrel
Il constate même que les clés du gouvernement ont été confiées à un parti politique perdant, à savoir Les Républicains :
« Ce gouvernement, c’est presque un bras d’honneur aux Français »
Yan Chantrel, sénateur PS des Français de l’étranger
Cette nomination, « c’est la continuation de la politique d’Emmanuel Macron de ces sept dernières années » constate ainsi notre invité. Alors que « les Français ont été clairs » lors du vote, déclare-t-il. C’est donc « un déni démocratique » proteste-t-il à notre micro
L’austérité pour les expatriés, un cap du gouvernement Barnier
Pourtant le numéro 2 du gouvernement, ministre de la Justice, est Didier Migaud, un ancien député socialiste. Pour Yan Chantrel « c’est une tentative de caution (…) dans un océan de conservateurs et de réactionnaires ». Au cours de cette interview, il explique également ce que va faire la gauche prochainement, à l’Assemblée nationale et au Sénat. C’est d’ailleurs l’étape de la loi de Finances qui arrive, or,
« Il y a fort à craindre d’avoir un budget d’austérité pour les Français de l’étranger » Yan Chantrel, sénateur PS des Français établis hors de France
Yan Chantrel, sénateur PS des Français établis hors de France
Une autre inquiétude émerge dans le camp de la gauche. C’est celle de la remise en cause de certains acquis comme l’IVG, la PMA ou bien encore le mariage gay. Yan Chantrel nous livre sa position. Il regrette, en outre, la façon dont le Premier Ministre a dû intervenir pour tenter de rassurer.
La nomination de Bruno Retailleau « n’est pas acceptable »
C’est également une autre interrogation qui est décortiquée dans cette interview audio. La façon dont Bruno Retailleau, Ministre de l’Intérieur, organisera son action interroge. Notre invité a vu évoluer au sein du Sénat celui qui présidait alors le groupe Les Républicains.
Bruno Retailleau, Ministre de l’Intérieur
Le nouveau locataire de la place Beauvau peut-il être un homme de compromis pose-t-on à Yan Chantrel ?
« Pour Bruno Retailleau, le compromis, c’est défendre ses idées » Yan Chantrel, sénateur PS des Français de l’étranger
Yan Chantrel, sénateur PS des Français de l’étranger
En outre, pour notre invité, ce choix n’est pas « acceptable ». Notamment parce que « le nouveau front populaire forme la première force politique du Parlement » rappelle-t-il à notre micro. C’est pour cela, dit-il, que
« Tôt ou tard il faudra nommer Lucie Castets Première Ministre »
Yan Chantrel, sénateur socialiste
Des ajustements au programme de la gauche pour former une majorité auraient ainsi pu être proposés. Lors de cet échange, le parlementaire socialiste se prononce aussi sur la non-arrivée à Matignon de Bernard Cazeneuve.
Sophie Primas, portée davantage sur l’économie que sur les Français de l’étranger ?
Cependant, c’est une sénatrice des Yvelines, membre du groupe LR, qui va prendre en charge le commerce extérieur et les Français de l’étranger dans le gouvernement de Michel Barnier. Au cours des travaux au sein de la Haute-Assemblée, Yan Chantrel avait-il pu constater un intérêt particulier de sa collègue pour les expatriés ?
« J’espère que les Français de l’étranger ne seront pas la variable d’ajustement (du portefeuille ministériel) de Sophie Primas »
Yan Chantrel, sénateur PS des Français établis hors de France
La nouvelle ministre est également une élue locale en région parisienne. Notre invité pense qu’elle sera donc attachée aux Conseillers des Français de l’étranger. Entre autres, il « attend des gestes » de sa part dans cette direction.
Sophie Primas, Ministre déléguée au commerce extérieur et aux Français de l’étranger
Il espère également qu’elle pourra faire face aux tentatives de coupes budgétaires pour nos ressortissants hors de France. (Une consultation est ouverte sur notre site Lesfrancais.press sur la nomination de Sophie Primas. Nous vous invitions à y répondre.)
Enfin, deux députés des Français de l’étranger, Anne Genetet et Marc Ferracci, font également leur entrée au gouvernement. Respectivement à l’Education nationale et à l’Industrie. Les expatriés seront-ils pour autant mieux entendus et écouter à Bercy et rue de Grenelle ? Pour Yan Chantrel, une proposition de loi qu’il porte sur la mixité sociale dans les établissements publics et privés sera prochainement débattue, avec la question des bourses scolaires « on verra alors à ce moment-là » dit-il.
Pour conclure Yan Chantrel, nous partage ses priorités et mesures pour les Français de l’étranger qu’il souhaite soumettre au gouvernement et défendre au Sénat ces prochaines semaines. « Le cœur du combat sera le budget et de garantir des socles de protections pour nos compatriotes établis hors de France ». Lesfrancais.press aura prochainement l’occasion d’y revenir.
Pour entendre la réaction complète à la nomination du gouvernement Barnier de Yan Chantrel, sénateur socialiste des Français établis hors de France, écoutez l’intégralité du podcast.
Après 75 jours sans gouvernement, le nouveau locataire de Matignon a constitué son équipe. Annoncée samedi soir, celle-ci compte deux députés des Français de l’étranger et voit le portefeuille en charge des expatriés confié à Sophie Primas, une sénatrice des Yvelines (LR). Entre fierté et consternation, vos élus locaux comme nationaux ont réagi aux nominations des membres du gouvernement Barnier, on en a retenu quelques réactions.
Les LR enthousiastes
La forte présence des cadres du parti « Les Républicains » ont ravivé la flamme militante des membres de ce mouvement. Un peu partout sur les réseaux sociaux, les adhérents ont exprimé sans retenue leur satisfaction. Du côté des élus, c’est surtout l’arrivée de Sophie Primas qui est remarquée. En particulier par ses collègues, les parlementaires Ronan Le Gleut et Christophe Frassa. Tous deux, l’actuel et l’ancien président de la fédération des Français de l’étranger des LR, ont mis en avant sa capacité de travail et son expertise.
Le camp présidentiel… timide
Avec deux députés français de l’étranger Renaissance qui ont rejoint les bancs du gouvernement, on s’attendait à une pluie de félicitation. Mais non… Les ambitions frustrées de certains, comme l’élu de la IVème circonscription soit Pieyre Alexandre Anglade au Bénélux qui rêvait du ministère de l’Europe depuis 2017, expliquent sûrement cette pudeur numérique.
Et ceux qui ont réagi se sont bornés à féliciter globalement le gouvernement pour sa prise de fonction voir pour les plus « audacieux » à féliciter l’autorité avec qui, ils échangent le plus soit le ministère des Affaires étrangères désormais confié à Jean-Noël Barrot.
Du côté du sénat, la seule sénatrice Renaissance des Français de l’étranger, Samantha Cazebonne, a, elle, salué la promotion de ses collègues parlementaires.
Enfin, des électeurs et élus du Nouveau Front Populaire. Comme le sénateur Yan Chantrel, qui dans un podcast à découvrir sur notre site, qualifie ces nominations comme un déni de démocratie, les élus PS, EELV ou Insoumis sont consternés.
La nomination de Bruno Retaillaud est particulièrement mal vécue, son passif sur les valeurs sociétales fait craindre des dérapages comme le rappelle la sénatrice des Français de l’étranger Mélanie Vogel, celle qui a porté la constitutionnalisation de l’IVG.
Tandis que celle d’Anne Genetet à l’Education inquiète comme le déclare Florian Bohême, élu au Cambodge, dans le média d’actualités des Français de la région « Gavroche« .
« La nouvelle ministre de l’Éducation pourrait avoir la tentation de promouvoir le modèle scolaire de Singapour, ce qui est déjà le cas en France avec la méthode de Singapour pour les mathématiques. Cependant, rien ne remplacera l’école de la République. La démocratie française (bien malmenée en ce moment !) ne pourrait prendre en exemple un modèle où la liberté de penser, la liberté d’opinion, la défense des droits humains, ne sont pas la base du socle éducatif.«
Florian Bohême, élu au Cambodge, dans le média d’actualités des Français de la région « Gavroche ».
Un sentiment que partage le syndicat SNES-FSU tant au niveau national que Hors de France.
Enfin, la sénatrice PS Hélène Conway tire un bilan identique à celui émis par ses amis du NFP mais se veut constructive en soulignant l’urgence budgétaire qui doit être traitée dans les meilleurs délais ! Pragmatique !