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  • Jean-Noël Barrot, le nouveau ministre des Affaires étrangères

    Jean-Noël Barrot, le nouveau ministre des Affaires étrangères

    Sophie Primas, la nouvelle ministre des Français de l’étranger est rattachée au portefeuille des Affaires étrangères. Elle travaillera donc avec le nouveau ministre, Jean-Noël Barrot. Notons que Jean-Noël Barrot a aussi une expérience d’expatrié puisqu’il a vécu à Boston (USA) de 2013 à 2017 où il enseignait à l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT). Mais qui est donc le secrétaire général du MoDem ?

    La démocratie chrétienne dans le sang

     Il porte un nom politique célèbre. Son père, Jacques Barrot, décédé en 2014, a été une figure de la démocratie chrétienne : ancien ministre, ancien commissaire européen. Son grand-père, Noël, était aussi député. D’où ce record : la première circonscription de Haute-Loire a été « détenue » par la famille Barrot sans discontinuer ou presque de 1945 à 2004. Jean-Noël fut aussi conseiller départemental de Haute-Loire. Avant d’être élu député une première fois en 2017, mais dans les Yvelines. Il a été réélu en juillet avec près de 73 % des suffrages, ce qui en faisait le candidat de l’ex-majorité le mieux réélu au second tour.

    Jean-Noël Barrot, Ministre des Affaires étrangères @France Diplomatie

    Promotion au Quai d’Orsay

    Désormais ministre des Affaires étrangères, il reste donc au Quai d’Orsay qu’il connaît bien puisque Jean-Noël Barrot était déjà depuis février 2024 ministre délégué chargé de l’Europe. Il était donc en poste lors des élections européennes où la liste de l’ex-majorité présidentielle a essuyé un revers.

    Le quadragénaire doit sans doute sa promotion à son expérience dans la maison et à son poids politique : le vice-président du MoDem, qui fut aussi ministre du Numérique, est un très proche de François Bayrou. Il rafle le Quai alors que le poste était convoité par Gérald Darmanin.

    Un bon choix ? Certains en doute ! Économiste de formation, il est peu familier des crises internationales et de la diplomatie. Dans ses travaux récents, il a étudié les effets des délais de paiement sur la survie des entreprises, la propagation des chocs dans les chaînes d’approvisionnement, et les effets de la mondialisation sur le coût du capital et l’endettement des ménages. Ses travaux ont été publiés dans des revues économiques de premier rang telles que le Quarterly Journal of Economics, le Journal of Finance, le Journal of Financial Economics, et Management Science. Il est titulaire de Masters de l’Ecole d’Economie de Paris et de Sciences-Po.

    ONU, Gaza, etc.

    Désormais, le nouveau chef de la diplomatie doit plonger dans les méandres de la diplomatie mondiale. Premier déplacement en vue dès la semaine prochaine : New York, pour l’Assemblée générale des Nations Unies. Un baptême du feu. Guerre à Gaza, tensions extrêmes entre Israël et le Liban, guerre au Soudan, guerre en Ukraine, crise en Haïti, tensions avec l’Iran sur le nucléaire, les dossiers brûlants ne manquent pas.

    Après Catherine Colonna à qui l’Élysée reprochait de ne pas être assez politique et Stéphane Séjourné qui n’a pas su imprimer sa marque, Jean-Noël Barrot sera attendu au tournant.

  • Combien rapporterait une augmentation de certains impôts ?

    Combien rapporterait une augmentation de certains impôts ?

    En 2023, le déficit public a atteint 154 milliards d’euros, soit 5,5 % du PIB. Sans correction de la trajectoire actuelle, il pourrait s’élever à 5,6 % du PIB en 2024 et se situer autour de 6 % en 2025. Afin de limiter cette dérive, le Premier ministre Michel Barnier a évoqué une éventuelle hausse des impôts. Quelles sont les options à la disposition des pouvoirs publics et quels en seraient les rendements ?

    La hausse de l’impôt sur les sociétés

    En 2024, le taux normal de l’impôt sur les sociétés (IS) est de 25 %. Cet impôt a rapporté 110 milliards d’euros en 2023. Cependant, cet impôt est volatil et sensible aux changements de taux. Un point d’impôt sur les sociétés peut potentiellement rapporter environ 4 milliards d’euros. Une hausse de 5 points pourrait rapporter 20 milliards d’euros, mais en réalité, ce rendement pourrait être inférieur.

    Création d’une taxe sur les « superprofits »

    Le concept de « superprofits » fait référence à des bénéfices exceptionnels, souvent obtenus dans des conditions économiques particulières (crise, pénurie ou hausse soudaine des prix) et qui dépassent largement les profits habituels. En France, des discussions ont eu lieu sur la taxation des superprofits, notamment pour les grandes entreprises des secteurs de l’énergie, du numérique et des matières premières. Toutefois, il n’existe pas de définition précise des « superprofits ». Ils sont souvent définis comme les bénéfices excédant un certain seuil de rentabilité. En ciblant certaines grandes entreprises de l’énergie et de l’industrie, ces bénéfices exceptionnels sont évalués entre 20 et 30 milliards d’euros. La surtaxe pourrait générer 3 milliards d’euros, mais ce rendement est aléatoire car il dépend du contexte économique. Par ailleurs, les entreprises concernées pourraient réduire leurs bénéfices en cas de surtaxe.

    @adobestock

    La hausse du prélèvement forfaitaire unique (PFU)

    Le prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé « flat tax », est actuellement fixé à 30 % en France. Il s’applique aux revenus du capital, tels que les dividendes, les intérêts et les plus-values mobilières. Il se décompose en deux parties : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Le PFU a généré environ 17 milliards d’euros en 2023. Une hausse de 5 points du PFU pourrait accroître les recettes de 2,8 milliards d’euros.

    La restauration de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF)

    Avant sa suppression, l’ISF rapportait environ 4,5 à 5 milliards d’euros par an à l’État français. Depuis 2018, l’ISF a été remplacé par l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI). En 2023, l’IFI a rapporté environ 1,9 milliard d’euros, en hausse de 6 % par rapport à 2022. Cette progression reflète l’augmentation du nombre de foyers imposables, qui s’élève à près de 176 000, ainsi que la hausse de la valeur des biens immobiliers. Compte tenu de l’augmentation des valeurs mobilières, une restauration de l’ISF dans sa forme antérieure à 2018, avec les mêmes seuils et taux d’imposition, pourrait rapporter entre 4,5 et 5 milliards d’euros supplémentaires.

    Hausse de 5 points de l’impôt sur le revenu pour les ménages les plus aisés

    En France, l’impôt sur le revenu a rapporté environ 113 milliards d’euros en 2023. Les 10 % des ménages les plus riches (décile supérieur) paient environ 70 % des recettes de l’impôt sur le revenu, soit environ 79 milliards d’euros. Une augmentation de 5 % pour les 10 % les plus riches rapporterait plus de 3,8 milliards d’euros.

    Hausse d’un point de TVA

    En 2023, la TVA a rapporté environ 176,3 milliards d’euros à l’État français, selon les données révisées du projet de loi de finances pour 2024. Le taux normal de la TVA en France est de 20 %. Le passage du taux normal de TVA de 20 % à 21 % pourrait générer 8,8 milliards d’euros de recettes supplémentaires, sous réserve que la consommation ne diminue pas en raison de la hausse des prix.

    Hausse d’un point de la Contribution Sociale Généralisée (CSG)

    En 2023, la CSG a rapporté environ 121 milliards d’euros, ce qui en fait l’une des principales sources de recettes fiscales en France. Une hausse d’un point de la CSG pourrait rapporter environ 13,4 milliards d’euros supplémentaires en 2024, en fonction des revenus.

  • Négociations et marchandages au Parlement pour la mise en place d’une commission Défense

    Négociations et marchandages au Parlement pour la mise en place d’une commission Défense

    Si un consensus politique semble se dégager au Parlement européen sur la nécessité de créer une commission pleine en entière consacrée à la Défense, sa constitution effective risque de tarder, en raison notamment de divergences sur les compétences de cette dernière.

    Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les députés européens réclament régulièrement une meilleure coordination de l’Union européenne (UE) en matière de défense. Après les élections de juin dernier,  les groupes parlementaires qui forment l’actuelle majorité s’étaient entendus pour conclure un accord afin de transformer la sous-commission Défense et Sécurité (SEDE) en une commission à part entière.

    Cette mesure était censée compléter la nomination par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, du tout premier commissaire européen à la défense et promouvoir le Programme européen d’investissement dans le domaine de la défense (EDIP) de l’UE.

    Mardi 17 septembre, la présidente de la Commission a donc dévoilé l’identité du titulaire du portefeuille de la Défense, mais l’avenir de la sous-commission SEDE reste en parallèle bien incertain. Les différents groupes peinent en effet à s’entendre sur un accord global, ce qui pourrait retarder la création de cette dernière, comme l’affirment plusieurs sources à Euractiv.

    « Il n’y aura probablement pas de nouvelle commission avant les auditions des commissaires », confie ainsi une source du Parlement. Une autre explique que les membres de la SEDE, y compris sa présidente Marie-Agnes Strack-Zimmermann (Parti libéral-démocrate allemand/Renew), se démènent pourtant pour faire avancer rapidement les choses.

    L’Estonien Riho Terras (Parti populaire européen), vice-président de la SEDE, expliquait à Euractiv la semaine dernière qu’il était « confiant que cela arriverait », ajoutant : « Avant la prochaine plénière [prévue du 7 au 10 octobre], nous déciderons d’en faire une commission séparée ».

    Marie-Agnes Strack-Zimmermann et le groupe Renew sont les plus fervents partisans d’une évolution de la SEDE vers une commission à part entière. Le Parti populaire européen (PPE) de centre droit est également ouvert à une telle évolution.

    Une commission à part entière — avec plus de membres — pourrait mener des négociations sur la législation de l’UE et favoriser des programmes européens sur des sujets politiques spécifiques. Elle pourrait accroitre le rôle du Parlement dans l’élaboration et le contrôle de la politique de défense de l’UE.

    De son côté, le groupe socialiste (S&D) s’est opposé à la revalorisation de la sous-commission Défense sans une revalorisation parallèle de la sous-commission des droits de l’Homme (DROI).

    Deux sources ont cependant confirmé à Euractiv que la direction du groupe S&D ainsi que certaines délégations comme que le Parti social-démocrate allemand (SPD) approuveraient désormais un renforcement de la SEDE.

    Dans le cadre d’un effort plus large visant à renforcer la coordination européenne en matière de défense après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les membres du Parlement européen (MEP) ont longtemps fait pression pour que l’assemblée joue un rôle plus actif. ©Thierry Monasse/Getty Images
    Dans le cadre d’un effort plus large visant à renforcer la coordination européenne en matière de défense après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les membres du Parlement européen (MEP) ont longtemps fait pression pour que l’assemblée joue un rôle plus actif. ©Thierry Monasse/Getty Images

    L’art de l’accord

    L’accord final reste toutefois bloqué par plusieurs autres dossiers. Les groupes politiques seraient ainsi toujours en train de négocier la création d’une commission Santé pleine et entière, souhaitée par le PPE, et celle d’une nouvelle commission Logement, soutenue par les socialistes.

    « Nous nous trouvons dans une situation inconfortable où la SEDE a gagné son indépendance, mais où l’accord global n’a pas encore été conclu », explique la seconde source du Parlement à Euractiv.

    La situation est également compliquée si l’on tient compte des négociations sur les compétences que la nouvelle commission Défense pourraient recevoir des autres commissions.

    Un transfert mineur de compétences de la part de la commission des Affaires étrangères (AFET), dont relève la SEDE, est probable. Elle pourrait devoir abandonner ou partager ses compétences liées aux opérations et missions de l’UE — telles que la Facilité européenne pour la paix —, moins visibles sur le plan politique.

    L’opposition à la transformation de la SEDE en une commission à part entière provient principalement de la commission de l’Industrie, de la Recherche et de l’Énergie (ITRE). Cette dernière était principalement responsable des programmes de défense menés par la Commission au cours de la dernière décennie.

    Pour faciliter les discussions, les socialistes ont suggéré que les compétences de la SEDE reflètent celles du nouveau commissaire à la Défense, affirme une source S&D à Euractiv. La lettre de mission indique que le commissaire à la Défense devra se concentrer sur la production et l’industrie de la défense.

    Ainsi, des compétences de l’ITRE devront être transférées à la SEDE, y compris certaines très sensibles politiquement, comme la politique industrielle ou le soutien aux PME et à la Recherche et au développement (R&D) dans les technologies liées à la défense.

    « Ils ne s’en rendent compte que maintenant »

    Certains craignent que l’expertise et les connaissances des membres de l’ITRE spécialisés dans l’industrie de la défense soient exclues de l’élaboration des politiques de défense, confie à Euractiv un représentant du député européen Christian Ehler (Union chrétienne-démocrate d’Allemagne, PPE), le coordinateur de l’ITRE au sein du PPE.

    « La coopération entre l’ITRE et la SEDE sur la politique industrielle de défense serait essentielle afin de conserver l’expertise des deux entités », ajoute la source.

    À l’inverse, l’ancienne présidente de la SEDE, Nathalie Loiseau (Horizons/Renew), a déclaré à Euractiv que la politique industrielle de défense avait besoin d’une approche spécifique.

    Pour compliquer encore un peu plus les choses, certains pensent que les membres de l’ITRE ont réalisé trop tard qu’ils seraient affectés par les changements apportés à la sous-commission SEDE.

    « Ils ne s’en rendent compte que maintenant », souligne la deuxième source du Parlement.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 24.09.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 24.09.2024

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le flash quotidien des expatriés du mardi 24 septembre. Dans nos titres : A Rome, les associations font le show – Élections pour l’Assemblée des Français de l’étranger – Anne Genetet dans les pas de Gabriel Attal à l’Éducation.

    Un forum pour les associations françaises en Italie

    C’est le samedi 28 septembre prochain que sera organisé à Rome, le 8eme forum des associations francophones. L’objectif de cette journée est « de permettre aux associations de proposer leurs offres aux Français qui résident dans (notre) circonscription. » C’est plus de 500 à 600 de nos compatriotes qui généralement se rendre à cet événement. Du théâtre, de la musique, du sport, des ateliers d’écritures, du yoga… figurent, par exemple, parmi les activités présentées. C’est un événement gratuit. Toutefois, il convient de s’inscrire au préalable. Tous les détails sur Lesfrancais.press.

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    Élection partielle à l’AFE ce dimanche

    Retour aux urnes pour les grands électeurs, conseillers des Français de l’étranger de la circonscription électorale regroupant l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Slovénie et la Suisse. En effet, une de leur représentante à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), Margaux Isler, a démissionné de son mandat. Une élection partielle est donc organisée. Elle se tiendra le dimanche 29 septembre. On connaîtra alors le nom de celle ou de celui qui lui succédera à l’AFE. Ils sont aujourd’hui deux à briguer ce mandat, à savoir, Marlene Collette et Frédérique Zucco. L’une est membre du parti Renaissance, l’autre des Ecologistes. Retrouvez leur interview là aussi sur Lesfrancais.press

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    Passation de pouvoir en France

    Ce lundi a eu lieu le premier conseil des ministres du gouvernement Barnier. Dans la matinée, Anne Genetet a succédé à Nicole Belloubet. « Le navire ne changera pas de cap », a dit l’ex-députée Renaissance sur fond d’instabilité chronique et inédite au poste de ministre de l’Éducation nationale, avec cinq titulaires depuis 2022. « Un mouvement a été lancé, autour d’ambitions fortes comme l’élévation du niveau de nos élèves, l’exigence de nos enseignements, mais aussi le respect de nos professeurs, de leur autorité et de celle de la République ; et le bien-être de nos élèves et de nos personnels », a complété Anne Genetet en référence aux mesures de la réforme dite du « choc de savoirs » annoncées lors du bref passage de Gabriel Attal rue de Grenelle avant son départ à Matignon.

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    C’est tout pour ce mardi 24 septembre, on se retrouve demain pour un flash quotidien des expatriés.

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • À Rome : un forum des associations francophones dynamique

    À Rome : un forum des associations francophones dynamique

    Écouter l’interview de Gaëlle Barré

    Notre invitée du jour est Gaëlle Barré. Elle est actuellement conseillère des Françaises et des Français d’Italie pour la circonscription de Rome. Elle préside également le conseil consulaire. C’est pour nous parler, entre autres, de l’organisation à Rome du 8eme forum des associations francophones d’Italie du centre et Sud que nous la recevons. Cette initiative dynamique est notamment le fruit d’une collaboration entre les élus de tous bords et la diplomatie française. C’est un véritable exemple de bonne pratique au service des expatriés. Ecouter le podcast ou lisez cet article pour obtenir toutes les infos 

    La rencontre des associations françaises au Lycée Chateaubriand à Rome

    C’est le samedi 28 septembre prochain que sera organisé à Rome, le 8eme forum des associations francophones. Pour notre invitée, l’objectif de cette journée est « de permettre aux associations de proposer leurs offres aux Français qui résident dans (notre) circonscription. » C’est plus de 500 à 600 de nos compatriotes qui généralement se rendre à cet événement.

    « Cette année, le forum des associations francophones se tiendra au Lycée français Chateaubriand de Rome »

    Gaëlle Barré, Présidente du conseil consulaire (Rome)

    C’est d’ailleurs entre 10h et 13h que se déroulera cette rencontre. C’est un événement gratuit. Toutefois, il convient de s’inscrire au préalable (lien en fin d’article). Pour nos ressortissants, c’est ainsi l’occasion de dialoguer avec les responsables des différentes associations francophones présentes.

    Du théâtre, de la musique, du sport, des ateliers d’écritures, du yoga… figurent, par exemple, parmi les activités présentées. Au cours de cette interview Gaëlle Barré nous indique, en guise de conseil amical, le moment à ne surtout pas louper au cours de ce forum. 


    Consulter le programme du forum

    La francophonie sera notamment mise à l’honneur au cours cette journée. Ce choix se fait d’ailleurs en écho du XIXème sommet de la Francophonie qui réunira en France plus de soixante chefs d’Etat et de gouvernement les 4 et 5 octobre 2024.

    Un forum des associations qui rassemble toutes les couleurs politiques

    Placé sous le patronage de l’Ambassade de France en Italie, rappelons cependant que ce forum a été créé à l’initiative des élus. Ce sont, en effet, les conseillers des Français d’Italie pour la circonscription de Rome, qui, sans clivage politique, organise ces rencontres.

    Edition 2023 - Forum des associations francophones Rome
    Édition 2023 – Forum des associations francophones à Rome

    Ainsi, notre invitée Gaëlle Barré, travaille conjointement avec ses collègues du conseil consulaire, à savoir Carole de Blesso, Pierre Choraine, Oliver Lebel et Olivier Spiesser.

    « Les élus du conseil consulaire, nous travaillons tous, en collaboration, pour un seul intérêt : celui des Français de notre circonscription »

    Gaëlle Barré, Présidente du conseil consulaire (Rome)

    Cette expérience de co-création commune entre les élus est un exemple de bonne pratique. C’est pourquoi notre invité encourage les différents Conseillers des Français de l’étranger à suivre cette voie pour créer, entre autres, « un esprit d’équipe ».  

    Italie et France : une situation politique similaire ?

    Elue sur une liste ADFE-Français du monde (situé à gauche), Gaëlle Barré nous partage au cours de ce podcast, la façon dont est perçue, de l’autre côté du Mont-Blanc, la séquence politique quasi inédite que vit la France. On se rappelle aussi que certains Français avaient critiqué l’arrivée de Giorgia Meloni au pouvoir en Italie. Alors, effet boomerang ou pas ?   

    « L’instabilité politique en Italie a été critiquée en France. Or avec ce qui se passe… c’est un peu l’arroseur arrosé »

    Gaëlle Barré, Présidente du conseil consulaire (Rome)

    Enfin, en dehors de toutes étiquettes politiques, nous avons demandé à notre invitée quelle réforme souhaiterait-elle que Michel Barnier, le nouveau Premier Ministre, mette le plus rapidement possible en œuvre pour les Français de l’étranger ? Pour savoir quelle recommandation « de terrain » Gaëlle Barré envoie ainsi au locataire de Matignon ou au futur ministre qui sera en charge des expatriés, et pour retrouver toutes les informations sur le 8eme forum des associations francophones à Rome, écoutez l’intégralité de ce podcast Lesfrancais.press

    S’inscrire pour venir gratuitement au Forum des associations francophones le 28 septembre à Rome :


    Lien vers la page d’inscription

  • Élection partielle à l’AFE, les deux candidats nous répondent

    Élection partielle à l’AFE, les deux candidats nous répondent

    Retour aux urnes pour les grands électeurs, conseillers des Français de l’étranger de la circonscription électorale regroupant l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Slovénie et la Suisse. En effet, une de leur représentante à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), Margaux Isler, a démissionné de son mandat. Une élection partielle est donc organisée. Elle se tiendra le dimanche 29 septembre. On connaîtra alors le nom de celle ou de celui qui lui succédera à l’AFE. Ils sont aujourd’hui deux à briguer ce mandat, à savoir, Marlene Collette et Frédérique Zucco. L’une est membre du parti Renaissance, l’autre des Ecologistes. Ils devront notamment convaincre une majorité des 35 grands électeurs qui les départageront. Pour les aider à choisir, et permettre aussi à nos lecteurs de connaître les programmes, Lesfrancais.press a interrogé les deux prétendants en lice. Ils répondent, sans tabou, à nos questions.

    AFE
    40e session plénière de l’Assemblée des Français de l’Etranger

    Pour rappel, 90 membres siègent au sein de l’Assemblée des Français de l’étranger. Cette instance est porte-parole des Français résidant hors de France et défend leurs droits et intérêts. Elle est consultative. Ses élus sont, entre autres, les interlocuteurs du gouvernement sur les questions relatives à la protection sociale, à l’emploi, à la formation professionnelle, à l’enseignement français à l’étranger et à la sécurité. L’AFE peut être également consultée par les présidents de l’Assemblée nationale ou du Sénat sur toute question touchant à la situation des expatriés. L’AFE est aussi sollicitée lorsqu’un projet de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale comporte des dispositions relatives aux expatriés.

    Lesfrancais.press : Marlène Colette, Frédéric Zucco, vous êtes tous les deux, les candidats pour siéger au sein de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) pour la circonscription électorale l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Slovénie et la Suisse, pourriez-vous vous présenter ?

    Marlène Collette : « Je suis binationale franco-suisse et conseillère des Français de l’étranger depuis 2021. J’ai été présidente du Conseil consulaire de Genève de 2021 à 2023 dans le cadre d’une présidence tournante. Je suis avocate de profession spécialisée dans les questions franco-suisses et transfrontalières.

    Marlene Collette portrait
    Marlene Collette portrait

    Je suis également très investie dans le milieu associatif en étant notamment membre du comité de direction de l’Union des Français de Suisse qui regroupe toutes les associations françaises en Suisse ».

    Frédéric Zucco : « Merci de me donner la possibilité de m’exprimer. Je m’appelle Frédéric Zucco, je suis âgé de 66 ans, retraité. J’étais auparavant informaticien, ingénieur-systèmes chargé de la gestion de serveurs contrôlant la production et la logistique dans l’industrie. Je vis en Allemagne depuis plus de 35 ans, y suis venu pour rejoindre celle qui est par la suite devenue mon épouse. J’ai 3 enfants, maintenant adultes et bilingues, ayant, comme moi la double nationalité.

    Frederic Zucco portrait
    Frederic Zucco portrait

    Je suis engagé depuis plus 40 ans dans le syndicalisme, la politique et depuis que je vis en Allemagne dans le milieu associatif. Co-créateur et actuel président d’une association française à Augsbourg où je vis et qui a fêté ses 30 ans dans la Salle Dorée de la Mairie avec plus de 300 personnes dont les représentants du consulat, de la mairie et du conseil consulaire. Je suis aussi vice-président du conseil des étrangers dans lequel je travaille aussi depuis plus de 30 ans. Sans oublier mon engagement bénévole dans une association de soutien aux migrants. »

    Lesfrancais.press : La situation politique Française actuelle est quasi inédite, comment est-elle perçue dans votre pays de résidence, à la fois par nos ressortissants, mais aussi par les habitants de votre pays d’accueil, à savoir respectivement les Suisses et les Allemands ?

    Marlène Collette : « Je dois dire que la situation est observée avec un peu d’incrédulité de la part de mes collègues suisses étant donné que nous sommes dans un pays qui est habitué à former un consensus. La France et, nos responsables politiques en particulier, ont beaucoup de difficultés à gérer une situation qui en Suisse est très banale et dont nos ressortissants établis en Suisse depuis longtemps en perçoivent les opportunités.

    « La France et, nos responsables politiques en particulier, ont beaucoup de difficultés à gérer une situation qui en Suisse est très banale »

    Marlène Collette

    D’une façon générale, une forte concentration du pouvoir dans les mains d’une seule personne, caractéristique d’un régime présidentiel, est bizarre pour les Suisses, tout comme, pour une partie des Conseillers des Français de l’étranger établis ici. Pour les Français de Suisse dont beaucoup sont binationaux et qui sont imprégnés par le modèle helvétique, la situation peut sembler quelque peu lunaire. »

    Frédéric Zucco : « L’Allemagne a fait à la suite des horreurs nazies un grand travail de reconstruction morale et démocratique et s’est donnée des institutions garantes de cette démocratie. Un membre du gouvernement fédéral allemand, avec qui je me suis entretenu il y a quelques jours, s’est montré très choqué de la décision unilatérale du président de la République de dissoudre le parlement, de son non-respect des résultats électoraux et du soutien annoncé de l’extrême droite au prochain gouvernement. Car il y a en effet un consensus en Allemagne pour former une alliance très forte des partis démocratiques (de la droite à l’extrême gauche) contre l’extrême droite (radicale ou politique).

    « Quant aux Français et Françaises expatriés, qui connaissent le sérieux et la discipline allemandes, ils se sentent mal à l’aise pour expliquer ce qui se passe en France »

    Frédérique Zucco

    Les résultats électoraux du Rassemblement National ont choqué bon nombre d’Allemands, pour qui les Français représentent -ou représentaient- la gaieté, la joie de vivre, les symboles de « liberté-égalité-fraternité ». Et l’image d’un homme politique jeune, moderne et européen, qu’avait Emmanuel Macron est en train de se ternir très rapidement. Quant aux Français et Françaises expatriés, qui connaissent le sérieux et la discipline allemande, ils se sentent mal à l’aise pour expliquer ce qui se passe en France, la répression policière des dernières années, le chaos politique actuel et ils redoutent bien sûr que la situation n’explose. »

    Lesfrancais.press : Comment, selon vous, les mesures envers les Français de l’étranger ont-t-elle évolué depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République en 2017 ?

    Marlène Collette : « Il y a eu indéniablement une prise en compte de la situation spécifique des Français vivant hors des frontières nationales.

    Marlene Collette
    Marlene Collette

    J’en veux pour preuve un exemple récent et très concret : le vote par internet. Ce dispositif, qui n’existe que pour les Français de l’étranger, a été testé une première fois pour les élections législatives de 2012 puis a été mis en place lors des élections consulaires de 2021, les législatives de 2022 et enfin les législatives anticipées de cette année. C’est pratique et adapté à la situation des Français de l’étranger (FDE).

    « Depuis, 2017, il y a eu indéniablement une prise en compte de la situation spécifique des Français vivant hors des frontières nationales »

    Marlène Collette

    Bien sûr, tout n’est pas parfait et on peut toujours faire plus, mais des avancées sont là. Je pourrai encore mentionner d’autres avancées comme le projet de pouvoir renouveler son passeport à l’aide de France identité qui se fera intégralement en ligne sans déplacement dans un consulat, comme testé actuellement au Portugal. »

    Frédéric Zucco : « Depuis 2017, les aides sociales ont diminué, encore plus en Europe qu’ailleurs, et non seulement suite à l’érosion monétaire du pouvoir d’achat. Il est de plus en plus fait appel aux associations d’entraide à la place du personnel professionnel. Les coupes budgétaires pour les services consulaires se font encore plus sentir depuis 2017. Les bourses scolaires ont été sérieusement impactées elles aussi par le budget global, et par le calcul de l’IPPA (indice de parité de pouvoir d’achat), ainsi que par les rigueurs instaurées pour l’obtention des bourses, qui diminuent en absolu comme en nombre.

    « Les coupes budgétaires pour les services consulaires se font encore plus sentir depuis 2017» Frédéric Zucco

    Frédéric Zucco

    Emmanuel Macron veut doubler les effectifs des établissements AEFE d’ici 2030 (et passer donc à 700.000 élèves) avec un budget constant voire en baisse, ce qui conduira à la multiplication d’homologations d’établissements privés, dont les frais d’écolage sont largement supérieurs. Concernant la fiscalité des Français.es de l’étranger, il reste toujours un certain nombre d’injustices. La CFE (Caisse des Français de l’Étranger) quant à elle, reste sous-financée pour les besoins des expatriés. Pour les retraites, les personnes ayant eu des carrières hachées (entre divers pays ou avec des changements fréquents) sont encore plus défavorisées. »

    Lesfrancais.press : Quels dossiers spécifiques souhaitez-vous porter au sein de l’Assemblée des Français de l’étranger, et quels sont vos objectifs ?

    Marlène Collette : « Mes dossiers prioritaires portent principalement sur l’enseignement et la fiscalité avec deux exemples :

    • sur l’enseignement et la difficulté de certains jeunes français, ayant fait leur scolarité à l’étranger, de s’inscrire dans les universités françaises. Ils sont bien souvent rejetés d’office par ParcoursupCampus France n’est pas adapté, car cet organisme s’occupe des étudiants étrangers souhaitant venir faire leurs études en France.

    • sur la fiscalité et en particulier pour les successions ce qui peut être un problème assez épineux pour nos compatriotes. Ainsi, par exemple, il n’existe plus depuis 2015 de convention bilatérale entre la France et la Suisse sur les successions, et les deux pays ont tendance à se renvoyer la balle.

    « Certains jeunes français, ayant fait leur scolarité à l’étranger (…) sont bien souvent rejetés d’office par Parcoursup »

    Marlène Collette

    Enfin, pour ce qui concerne les dossiers relatifs à l’enseignement du français à l’étranger, je sais pouvoir compter sur mes collègues de la circonscription et en particulier mon remplaçant (Henri Zeller) impliqué depuis de nombreuses années dans le réseau en Allemagne du Nord. »

    Frédéric Zucco : « Nous avons besoin d’un service consulaire à la hauteur de la France, de l’idée que nous avons de notre pays, de l’importance de notre diaspora, de l’apport des Français de l’étranger (FDE) à la communauté nationale et surtout, de ce que la République doit à ceux qui la compose.

    « Nous avons besoin d’un service consulaire à la hauteur de la France, de l’idée que nous avons de notre pays, de l’importance de notre diaspora »

    Frédéric Zucco

    Selon ma nomination dans l’une des commissions (Finances, Développement durable, Enseignement, Lois, Sécurité ou Affaires sociales), je traiterai en particulier l’un des thèmes évoqués. L’apport des écologistes depuis qu’ils ont été élus plus nombreux aux dernières élections consulaires a été primordial.

    Frederic Zucco sur la place de la mairie dAugsbourg pour la journée de lEurope
    Frederic Zucco sur la place de la mairie dAugsbourg pour la journée de lEurope

    Nous avons fait élire deux jeunes sénatrices qui changent la donne au Senat, qui sont respectées, écoutées et qui travaillent en bonne intelligence avec leurs collègues. Mélanie Vogel a réussi à porter la constitutionalisation de l’IVG jusqu’à son adoption ! Et Mathilde Olivier, la plus jeune dans l’hémicycle, travaille sur des sujets comme l’éducation et les visas. C’est donc avec elles et avec mes collègues de l’AFE que nous ferons avancer les demandes de nos concitoyens, à rendre l’administration plus proche de ceux-ci. Je serai heureux d’y travailler. »

    Lesfrancais.press : Le fait que l’AFE soit une assemblée uniquement consultative, est-ce, pour vous, un obstacle pour mener à bien vos travaux ?

    Marlène Collette : « Être un organe consultatif ne veut pas nécessairement dire que vous n’avez aucune influence. Il faut simplement s’assurer d’être bien entendu et que la qualité de votre expertise soit reconnue. Pour cela, le travail des Conseillers et Conseillères AFE est important et une bonne maîtrise des dossiers est un préalable indispensable. Les travaux en session et les échanges entre nous avec notre expérience d’élus dans nos circonscriptions respectives sont à mon sens notre plus grande force pour faire entendre notre voix à l’administration. »

    AFE
    session de l’AFE

    Frédéric Zucco : « La représentation des Français expatriés à travers leurs élus, les conseils consulaires et l’AFE est une spécificité française qu’il convient non seulement de sauvegarder mais aussi d’améliorer. S’il est en effet souhaitable de donner plus de pouvoir décisionnaire à l’AFE, il est indispensable à ce jour que les autorités gouvernementales reconnaissent son importance. Cela passe d’une part par l’augmentation du budget et du personnel de l’AFE et d’autre part par l’obligation (et non plus par la seule possibilité) pour le gouvernement et les 2 chambres parlementaires (Assemblée nationale et Sénat) de consulter l’AFE sur des sujets liés à la situation des Français et des Françaises établis hors de France, ce qui représente plus de 2,5 millions de personnes. »

    Lesfrancais.press : Si vous êtes élu à l’AFE, comment nos compatriotes pourront-ils suivre vos travaux ?

    Marlène Collette : « Il y a plusieurs possibilités : par le site internet de l’AFE où vous pouvez trouver l’ensemble des travaux des différentes commissions pendant les sessions et les travaux hors-sessions

    « Bien qu’élue à l’AFE je resterai avant tout aussi une Conseillère des Français de l’étranger »

    Marlene Collette

    et aussi en me demandant directement car bien qu’élue à l’AFE je resterai avant tout aussi une Conseillère des Français de l’étranger avec une adresse mail dédiée pour me contacter. »

    Frédéric Zucco : « De même qu’il m’est tout naturel d’informer mes compatriotes sur mon travail en tant que CFdE (Conseiller des Français de l’étranger), de même qu’il m’est important de travailler en commun avec toutes et tous les élues de mon conseil consulaire pour l’intérêt de tous et toutes, de même que j’ai lancé une initiative pour mettre en place un échange entre les 17 élues CFdE d’Allemagne, j’informerai régulièrement sur mon travail au sein de l’AFE. Et ce par des échanges en ligne avec les collègues CFdE de la circonscription et au moyen d’infolettre à mes concitoyens et concitoyennes, comme nous le faisons régulièrement avec ma collègue Audrey Leclerc.

    « J’informerai régulièrement sur mon travail au sein de l’AFE »

    Frédéric Zucco

    Nous sommes et restons à l’écoute de nos concitoyen·nes qui peuvent nous joindre par courriel ou par téléphone, nos contacts se trouvent sur le site du consulat de Munich. »

  • Christian Barbieux : le fiscaliste des Français d’Espagne et d’ailleurs

    Christian Barbieux : le fiscaliste des Français d’Espagne et d’ailleurs

    Écouter le podcast de Christian Barbieux

    Basé à Valence en Espagne, Christian Barbieux est une référence de l’expatriation.  Comptable, fiscaliste et expert en droit des affaires, il accompagne les familles françaises qui s’installent en Espagne. Mais pas seulement, son expertise globale comme sa qualité d’expert judiciaire auprès des tribunaux locaux, lui permettent d’avoir une vision tant sur les besoins comme particuliers mais aussi les impératifs professionnels (statut, société, etc.). Nous sommes allés à sa rencontre dans ce podcast.

    Un expatrié pure souche

    Né en France, il se lance à Montpellier dans des études de pharmacologie. Mais comme souvent, il rencontra l’amour, par-delà les Pyrénées, en Espagne. Poussé par la passion, il plaqua tout et partit pour Valence où là il apprit la langue avant de reprendre ses études pour cette fois se diriger sur l’expertise comptable et fiscale grâce à une école de commerce locale.  

    Christian Barbieux
    Christian Barbieux

    Une expertise de l’expatriation

    Dans le podcast, on explore avec Christian Barbieux les spécificités des démarches à réaliser sur un plan fiscal ou comptable lorsqu’on quitte la France. Des documents, des justificatifs mais aussi des formulaires qui sont bien différents que ceux qu’on rencontre en France.

    C’est d’ailleurs une des premières missions que se donne le fiscaliste, casser les codes appris en France et transmettre les rouages et mécanismes de la nouvelle administration fiscale à laquelle seront désormais confrontés les nouveaux résidents. Un effort de pédagogie que peu de ses confrères prennent le temps de réaliser alors qu’il est important pour les nouveaux arrivants de comprendre les enjeux et impératifs tout en étant rassurés.

    Des impôts à la vie quotidienne

    Ainsi, le cabinet, Diagonal, fondé par Christian Barbieux, est plus qu’un simple cabinet juridique ou comptable. Avec son équipe, également basée à Valence, composée de 6 personnes, notre expert vous propose de réaliser les démarches liées à l’administration fiscale, comme l’obtention du numéro fiscal, mais aussi celles liées à la vie quotidienne comme la transcription de son permis de conduire.

    Auprès de sa clientèle, principalement constituée d’expatriés français, Diagonal propose également des conseils en investissement locatif, la création de sociétés mais aussi apporte une assistance pour tous ceux qui veulent entamer une nouvelle carrière professionnelle.

    Une spécialisation dans les entreprises

    Ainsi, le cabinet, Diagonal, fondé par Christian Barbieux, est plus qu’un simple cabinet juridique ou comptable. Avec son équipe, également basée à Valence, composée de 9 personnes, dont un expert-comptable, notre spécialiste vous propose de réaliser les démarches liées à la vie de vos entreprises comme de votre famille.

    Auprès de sa clientèle, principalement constituée d’expatriés français, Diagonal propose également des conseils en investissement locatif, la création de sociétés mais aussi apporte une assistance pour tous ceux qui veulent entamer une nouvelle carrière professionnelle.

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    Car le cœur de l’activité du cabinet Diagonal, c’est bien sur le suivi des activités professionnelles. Homologuée par l’administration espagnole, la société de Christian Barbieux, dispose d’une large palette de compétences.

    Son maillage des professionnels espagnols permet à Diagonal d’avoir une vision panoramique des problématiques que peuvent rencontrer les candidats à l’expatriation en Espagne ou ailleurs en Europe. La maîtrise des conventions fiscales est bien sûr la base du métier de Diagonal mais cette connaissance est renforcée, comme nous l’évoquions plus haut, par une grande expérience et une agilité appliquée au quotidien pour ces clients.

    S’expatrier, une décision à anticiper

    Alors tentez par l’aventure espagnole ou une autre ? Comme beaucoup d’entre nous, la réponse est oui mais les freins sont nombreux. Complexité, peur de l’inconnu, peur de la mauvaise décision. C’est bien normal.

    C’est pour cela que des cabinets comme celui de Christian Barbieux existent. À la fin du podcast, le fondateur de Diagonal, vous donne les clés pour réussir votre projet.

    Décidé, hésitant ? Contactez l’équipe de Christian Barbieux, via les boutons ci-dessous, sereinement, votre projet avec leurs conseils.

    Contacter Christian Barbieux et Diagonal


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    Découvrir le site de Diagonal

  • Allemands : leurs problèmes sont les nôtres !

    Allemands : leurs problèmes sont les nôtres !

    Depuis deux ans, l’économie allemande est à l’arrêt. Après vingt ans de succès, l’atterrissage est brutal pour un pays qui s’enorgueillissait de la solidité de son industrie et de ses excédents commerciaux considérables. Certains se réjouissent de cette situation en mettant en avant les résultats, bien que relatifs, de la France, tandis que d’autres soulignent les effets néfastes de l’orthodoxie budgétaire de notre voisin. Cependant, les difficultés de l’Allemagne sont également les nôtres, car ce pays est à la fois le premier client de la France et la première puissance économique de l’Union européenne.

    Les faiblesses de notre partenaire ne sont pas si éloignées de celles auxquelles nous faisons face Elles doivent nous inciter à une certaine humilité. L’Allemagne a construit son modèle économique sur une industrie puissante et positionnée sur le haut de gamme. Cette vitalité reposait sur une énergie abondante et bon marché, ainsi que sur l’approvisionnement en produits intermédiaires provenant des États émergents d’Europe de l’Est. Tournée vers l’exportation, elle avait conquis des parts de marché en Asie, notamment en Chine, où elle exportait des voitures de luxe et des biens d’équipement, tels que des machines-outils.

    Cependant, ce modèle de croissance, qui a permis à l’Allemagne de creuser un écart significatif avec la France au cours des vingt dernières années, s’est fissuré. La guerre en Ukraine a provoqué une rupture dans l’approvisionnement énergétique. Depuis le début des années 2000, l’Allemagne, à l’instar de nombreux autres États européens, avait opté pour le gaz et le pétrole russes, en raison de leur proximité. Le renchérissement soudain des prix du gaz a fragilisé les secteurs de la chimie, de la plasturgie et de la sidérurgie. Auparavant, la pandémie de Covid-19 avait déjà perturbé l’approvisionnement en biens intermédiaires, notamment celui des microprocesseurs.

    Comme les autres pays de la zone euro, l’Allemagne a manqué la révolution numérique.

    La forte empreinte carbone des produits allemands les rend de moins en moins attractifs. Les grosses cylindrées allemandes, lourdement taxées dans de nombreux pays, sont délaissées au profit de voitures électriques ou hybrides. Les grands constructeurs allemands ont tardé à s’adapter au marché des véhicules électriques et ont dû, comme leurs homologues européens, acheter une grande partie de leurs batteries — cœur de valeur des véhicules électriques — en Chine.

    @adobestock

    L’Allemagne a également perdu son quasi-monopole dans la production de biens industriels haut de gamme. Les entreprises chinoises, coréennes, japonaises et américaines sont désormais présentes sur ce marché. La Chine, forte d’une puissante industrie de biens d’équipement, réduit ses importations en provenance d’Allemagne. De plus, comme les autres pays de la zone euro, l’Allemagne a manqué la révolution numérique et ne dispose d’aucune entreprise capable de rivaliser avec Google, Apple ou Amazon.

    La population en âge de travailler devrait diminuer de 3 millions d’ici à 2035.

    Le vieillissement démographique touche sévèrement notre voisin. La population en âge de travailler devrait diminuer de 3 millions d’ici à 2035. Les pénuries de main-d’œuvre concernent déjà près de 80 % des entreprises. Sans immigration, la baisse de la population active serait bien plus marquée. La croissance est désormais freinée par cette attrition démographique, une situation qui n’est pas propre à l’Allemagne, mais concerne également l’Italie et la France.

    L’Allemagne demeure marquée par son histoire. À la création de la République Fédérale, le Chancelier, Konrad Adenauer, avait privilégié le développement économique, laissant aux États-Unis la responsabilité de sa défense militaire et diplomatique. Après la période hitlérienne, ce choix diplomatiquement logique s’est avéré judicieux, permettant à l’Allemagne de devenir une puissance économique mondiale. Après la chute du mur de Berlin en 1989 et la fin de l’URSS en 1991, l’Allemagne s’est réunifiée en maintenant une politique diplomatique prudente, continuant à bénéficier de la protection américaine tout en réduisant ses dépenses militaires. Elle a renforcé ses liens avec les pays d’Europe de l’Est, établissant une division régionale du travail à son avantage. Mais ce système diplomatique s’effrite. Les États-Unis, d’abord subtilement sous la présidence de Barack Obama, puis plus nettement sous celle de Donald Trump, ont réorienté leur stratégie militaire vers l’Asie, tout en cherchant à se désengager de l’Europe.

    Les tensions géopolitiques croissantes et le protectionnisme émergent constituent également une menace pour l’Allemagne.  

    La guerre en Ukraine a, par ailleurs, révélé la faiblesse des armées européennes face à une attaque extérieure, forçant l’Allemagne à revoir sa politique et à augmenter son budget militaire. Les tensions géopolitiques croissantes et le protectionnisme émergent constituent également une menace pour l’Allemagne.

    La volonté des États-Unis de contrôler les échanges commerciaux de leurs alliés avec la Chine pèse sur les exportations allemandes, déjà affectées par les sanctions contre la Russie. Freiné par ces tensions, le commerce international stagne depuis la fin de la pandémie, alors qu’il connaissait une croissance en moyenne deux fois supérieure à celle du PIB mondial entre 1990 et 2010.

    L’Union européenne, première puissance commerciale de la planète, est la principale victime de cette évolution. Or, depuis 1949, l’Allemagne n’a pas développé de diplomatie de puissance, laissant ce rôle aux États-Unis ou à l’Union européenne. Grande gagnante de la mondialisation, avec la Chine, l’Allemagne se retrouve aujourd’hui en position de faiblesse dans un monde fragmenté et complexe.

    Il ne faut toutefois pas exagérer outre mesure ses faiblesses. L’Allemagne possède encore des atouts enviables. Elle continue d’afficher des excédents de sa balance des paiements courants, et sa situation financière reste enviable avec, en 2023, un déficit public de moins de 3 % du PIB et une dette publique inférieure à 65 % du PIB, contre 5,5 % et 110 % respectivement pour la France. Les entreprises allemandes demeurent des références dans leurs secteurs et peuvent compter sur un personnel hautement qualifié. L’Allemagne doit se réinventer ; elle a, maintes fois, prouvé qu’elle en était capable. Le rebond de l’Allemagne est une nécessité, autant pour les Allemands que pour les Français et l’ensemble des Européens.

  • Véhicules électriques chinois : dernières négociations avant le vote sur les droits de douane

    Véhicules électriques chinois : dernières négociations avant le vote sur les droits de douane

    Le ministre chinois du Commerce, Wang Wentao, et le commissaire européen au Commerce, Valdis Dombrovskis, s’apprêtent à entamer des discussions difficiles ce jeudi 19 septembre en amont d’un vote décisif des États membres de l’UE prévu la semaine prochaine.

    La visite à Bruxelles de Wang Wentao, après de brefs passages en Allemagne et en Italie en début de semaine, est un ultime effort avant le vote du 25 septembre sur la mise en œuvre définitive des droits de douane de 35,3 % sur les véhicules électriques (VE) chinois proposés par l’exécutif de l’UE.

    Selon les rapports de la Chambre de commerce chinoise auprès de l’UE (CCCEU), Wang Wentao a déclaré aux constructeurs automobiles chinois et européens, lors d’une réunion à Bruxelles mercredi, que les relations commerciales entre la Chine et l’UE se trouvaient désormais à un « carrefour », avec « une voie menant à l’ouverture et à la collaboration [et] l’autre au protectionnisme et à l’isolation ».

    Le porte-parole de la Commission, Olof Gill, a confié à Euractiv mercredi que la Commission restait « ouverte à une solution négociée […] à condition qu’une telle solution soit adéquate et efficace pour répondre au risque de préjudice pour l’industrie de l’UE que nous avons établi dans notre enquête ».

    La Commission européenne soutient en effet que les droits de douane sont nécessaires pour protéger les constructeurs automobiles européens contre les concurrents chinois injustement subventionnés.

    Le soutien des États membres mis en doute

    Afin d’empêcher l’introduction des droits de douane pendant cinq ans à compter de la fin du mois d’octobre, quinze sur 27 États membres, représentant au moins 65 % de la population de l’Union, doivent voter contre. Olof Gill a déclaré que la Commission n’est ni pessimiste ni optimiste à propos du vote.

    Lors du premier vote non contraignant sur les droits de douane proposés, début juillet, l’Allemagne s’est abstenue, tandis que l’Espagne a voté en faveur. Seuls quatre États membres ont voté contre.

    Cependant, les efforts déployés par Pékin pour persuader les capitales européennes de voter contre les droits de douane ont apparemment porté leurs fruits au cours de la semaine écoulée. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez et le chancelier allemand Olaf Scholz ont tous deux soutenu l’appel de Pékin en faveur d’une solution négociée à ce différend.

    Cependant, une personne proche du dossier a confié à Euractiv que l’Allemagne s’abstiendrait probablement à nouveau la semaine prochaine, à moins qu’un blocage ne soit susceptible d’être obtenu.

    Après une réunion avec le ministre chinois du Commerce ,Wang Wentao, lundi 16 septembre, le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani a annoncé que Rome continuerait à soutenir la position de l’UE.

    Alicia García-Herrero, membre senior du think tank Bruegel et économiste en chef de la banque d’investissement française Natixis, « ne pense pas que [la Chine] puisse affirmer qu’elle dispose de 15 voix, car ce serait beaucoup »« Mais elle peut affirmer qu’elle est en train d’accumuler des voix », affirme-t-elle à Euractiv.

    « Je pense qu’elle s’efforce de dire : “Écoutez, ce vote pourrait mal tourner pour vous. Vous pourriez perdre la face — négociez d’abord” », a-t-elle ajouté.

    La Commission européenne s’est « réveillée »

    Tobias Gehrke, chargé de mission au Conseil européen pour les relations internationales (ECFR), s’est montré sceptique quant à un changement de position de la Commission avant le vote.

    « Je pense que cela discréditerait énormément la Commission si elle faisait marche arrière sur ce point », affirme-t-il à Euractiv.

    « La Commission est assez déterminée, je pense, dans son approche à l’égard de la Chine : on peut dire qu’elle est assez belliqueuse, ou on peut dire qu’elle s’est réveillée. »

    Tobias Gehrke a également noté que le soutien de l’Espagne et de l’Allemagne à une solution négociée pourrait avoir été influencé par les craintes de rétorsion chinoise en imposant des droits de douane sur le porc et les véhicules à moteur à combustion — des marchés d’exportation respectivement essentiels pour Madrid et Berlin.

    « Je ne peux pas lire dans les pensées [de Pedro Sánchez]. Mais il est clair que la situation est très mauvaise. Il y a un compromis clair pour certains avantages nationaux qui discréditeraient la position de l’UE. Et puis, bien sûr, l’Allemagne s’en empare immédiatement. »

    L’échec des engagements de prix

    La visite de Wang Wentao fait suite à l’annonce faite par la Commission la semaine dernière concernant le rejet des « engagements de prix » des constructeurs automobiles chinois concernés — par lesquels ils s’engageaient à fixer des prix de vente planchers pour leurs VE afin d’éviter les droits de douane proposés — ajoutant lundi que le délai pour les offres de prix supplémentaires avait expiré le 24 août.

    Aucun détail sur les offres de prix n’a été publié. Cependant, un porte-parole de la CCCEU, qui représente plus d’un millier d’entreprises chinoises opérant dans l’Union, a indiqué à Euractiv que les offres étaient « flexibles, constructives [et] très pratiques ».

    Le porte-parole a également ajouté que les offres auraient été soutenues par un nombre significatif d’États membres, une affirmation corroborée par un diplomate de l’UE.

    Plusieurs autres diplomates ont toutefois souligné que le soutien des États membres était largement « passif » dans le sens où les capitales de l’UE favorables à un règlement négocié n’ont pas été étroitement impliquées dans la décision de la Commission et n’ont pas exercé de pressions intensives sur Bruxelles pour qu’elle modifie sa position.

    Une « bataille politique »

    Cependant, étant donné que certains modèles se vendent à peine à 10 000 dollars en Chine, les experts ont également fait remarquer que, même si les droits de douane sont finalement imposés, il est peu probable qu’ils rendent les véhicules électriques chinois non concurrentiels.

    Ils ont également souligné le contexte politique plus large de la réunion d’aujourd’hui, en particulier les tensions croissantes autour des liens de plus en plus étroits entre la Chine et la Russie, ainsi que le statut politique de Taïwan, une île autonome que Pékin revendique comme faisant partie de son territoire.

    « Il ne s’agit pas de la marge […] qu’ils vont perdre. Il s’agit d’une bataille politique », a commenté Alicia García-Herrero. « Si l’Europe n’est pas capable de se ressaisir, […] [nous] n’arriverons pas à nous entendre sur quoi que ce soit. »

    Pour Tobias Gehrke, la principale préoccupation de l’Europe à l’avenir ne devrait pas être la peur des représailles chinoises, mais plutôt la manière dont Pékin tentera d’éviter les droits de douane en investissant dans la fabrication de véhicules électriques en Europe.

    « Même avec ces droits de douane, l’Europe aura besoin de mesures d’accompagnement pour s’assurer que les investisseurs chinois apportent une valeur réelle et locale », explique-t-il. « Cela signifie s’engager avec les fournisseurs locaux et ne pas se contenter d’assembler tout en gardant toute la valeur critique et les connaissances en Chine. »

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