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  • XIXe sommet de la francophonie : Diplomatie, économie et culture !

    XIXe sommet de la francophonie : Diplomatie, économie et culture !

    Du 4 au 5 octobre 2024, la France a accueilli le XIXe Sommet de la Francophonie : une première depuis 33 ans ! Ce sommet réunissait les 88 États et gouvernements membres de l’OIF dans la ville de Villers-Cotterêts et à Paris. Pourquoi Villers-Cotterêts ? C’est dans ce château qu’en 1539, le roi François 1er a fait du français la langue officielle en France. Ce site historique accueille depuis novembre 2023 la Cité internationale de la langue français. Presque toute la famille francophone était réunie ce samedi lors de la conférence de presse de clôture. Le chef de l’État congolais, lui, avait quitté les lieux. Avec notre partenaire, TV5MONDE, nous avons construit ce bilan pour vous, les Français de l’étranger.

    Regarder la conférence de clôture du XIXème sommet de la francophonie 

    Des absences remarquées !

    Suspendus en raison de leurs situations en politiques, le Niger, le Mali et le Burkina Faso étaient les grands absents du XIXe sommet de la francophonie.

    Dans son discours à la cérémonie d’ouverture ce vendredi, la secrétaire générale de l’OIF, la Rwandaise Louise Mushikiwabo a regretté l’absence du Mali, du Niger et du Burkina Faso. La Cheffe de l’OIF a assuré que les portes restent ouvertes à ces pays malgré leur retour complet à l’ordre constitutionnel. C’est le cas de la Guinée qui a été réintégré après la levée de sa suspension.

    Mais le hic, c’est que les tensions entre la France et les pays de l’AES ont atteint un niveau sans précédent. La France a été poussée vers la sortie dans ces pays. Paris a rapatrié ses soldats et rompu sa coopération militaire avec Niamey, Ouagadougou et Bamako.

    Autre grand absent, le nouveau président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a indirectement rappelé la défiance qui entoure cette grand-messe, conçue lors de sa création en 1986 comme l’un des relais de la politique africaine de la France.

    Elu en avril, après une longue période de tensions, Diomaye Faye sait qu’il doit sa légitimité à la société civile de son pays. Laquelle se montre très critique, comme la plupart des sociétés civiles de l’Afrique francophone, à l’égard de la politique africaine de la France. Une absence qui vaut donc symbole, alors que le Sénégal fait partie des pays fondateurs de cette organisation sur un continent qui représente aujourd’hui 85 % des francophones.

    Enfin, le chef de l’État congolais, lui, a quitté le XIXe sommet de la francophonie avant sa clôture. Le conflit entre le Rwanda et la République démocratique du Congo, qui accuse son voisin de présence militaire sur son territoire et de soutien à la rébellion du M23, n’est pas à l’ordre du jour officiel du sommet de la Francophonie. Mais des entretiens bilatéraux ont été menés entre le Président français Emmanuel Macron et ses homologues congolais et rwandais, Félix Tshisekedi et Paul Kagamé, en amont du forum. 

    Un espace d’influence diplomatique ?

    Dès l’ouverture du XIXe sommet de la Francophonie organisé à Villers-Cotterêts, vendredi 4 et samedi 5 octobre, le président français Emmanuel Macron a plaidé pour une francophonie comme « espace d’influence diplomatique ». Mais quelle est l’influence réelle de l’OIF sur les conflits actuels dans le monde ?

    « La Francophonie est un espace d’influence diplomatique qui nous permet d’embrasser les enjeux du siècle ».

    Le président de la République française, Emmanuel Macron, vendredi 4 octobre lors de l’ouverture du XIXe sommet de la francophonie, à Villers-Cotterêts, dans le nord de la France. 

    En faisant référence à l’Ukraine et au Liban, il a plaidé pour un espace francophone uni avec une diplomatie qui défende partout la « souveraineté et l’intégrité territoriale ». Mais de quel poids diplomatique l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) bénéficie-t-elle réellement à l’échelle internationale ? Quelle influence a la francophonie sur les crises mondiales actuelles ?

    La francophonie est avant tout le partage d’une langue commune, le français. Plus de 321 millions personnes la parlent sur les cinq continents. Elle est la cinquième la plus parlée au monde. D’ici 2070, le nombre pourrait grimper à 750 millions de locuteurs. 

    L’Organisation internationale de la francophonie, institution intergouvernementale de promotion de la langue française et de sa diversité culturelle et linguistique, définit la francophonie comme « un dispositif institutionnel voué à promouvoir le français et à mettre en œuvre une coopération politique, éducative, économique et culturelle au sein des 88 États et gouvernements » membres. Parmi les missions de l’OIF, on retrouve aussi la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l’Homme. 

    Dans son discours à Villers-Cotterêts pour l’inauguration du XIXe sommet de la francophonie, Emmanuel Macron a assuré que la francophonie « défend une vision où il n’y a pas de place pour les doubles standards, où toutes les vies se valent pour tous les conflits à travers le monde ». « Il ne pourra y avoir de paix au Proche-Orient sans solution à deux États » israélien et palestinien, a assuré le président, évoquant aussi le Liban « aujourd’hui bousculé dans sa souveraineté et sa paix ».

    Le Premier ministre tunisien Kamel Madouri, dont le pays avait organisé le précédent sommet de l’OIF en 2022, a convenu que la communauté francophone devait « jouer son rôle dans la recherche de solutions aux crises ». « Cependant, nous rejetons toute immixtion dans les affaires internes des pays, le principe de respect mutuel et de la souveraineté des États est sacro-saint à nos yeux », a-t-il lancé. 

    Dénonçant un « génocide » à Gaza et les actions militaires d’Israël au Liban, le Premier ministre tunisien a insisté pour que l’OIF s’exprime en faveur d’un « cessez-le-feu immédiat » au Proche-Orient. Dans son discours de clôture du sommet, Emmanuel Macron a déclaré que les 88 membres de l’OIF demandent « unanimement » un cessez-le-feu « immédiat et durable » au Liban, autre membre de l’organisation, sous le feu de frappes israéliennes. Le président de la République française a également remercié les membres de l’OIF « d’avoir approuvé l’organisation par la France d’une conférence internationale de soutien au Liban » en octobre.

    L’organisation de promotion de la langue française s’est progressivement muée en un « bloc » politique à l’influence encore « modeste » mais croissante, a assuré la Secrétaire générale de l’organisation, Louise Mushikiwabo, qui concède que « ce n’est pas la Francophonie qui va régler la question du Liban ».

    Peser sur les crises est d’autant moins aisé avec un budget total de 67 millions d’euros pour tout l’espace francophone. Dans un communiqué, l’ONG Oxfam, qui lutte contre la pauvreté, dénonce pour sa part « l’hypocrisie » de la France qui a coupé selon elle un quart de son aide publique au développement (APD) depuis deux ans, alors que « 70 millions de francophones ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence ». « Le sommet a pour devise « créer, innover et entreprendre » mais, pour décrire la francophonie, les termes « inégalités, pauvreté et injustices » auraient été plus justes », a dénoncé Alan Anic, chargé de plaidoyer pour Oxfam.

    L’ONG n’est pas la seule à émettre des critiques à l’encontre de l’OIF. Le magazine indépendant en ligne Afrique XXI a publié, au premier jour du sommet, une tribune sur la francophonie. Co-signée par plusieurs journalistes et universitaires, elle développe l’idée que la francophonie est « un projet politique mû par la vieille ambition impérialiste française ». Les signataires expliquent que, pour de nombreux pays, la francophonie est « avant tout la promotion d’une langue coloniale ».

    Regarder le reportage de TV5MONDE

    De nouveaux membres : Chype, Ghana, Angola

    Lors de ce XIXe sommet de la francophonie, 3 nouveaux pays ont rejoint l’organisation. Si la langue française est le socle originel de l’OIF, son usage au quotidien ou sa présence dans la Constitution n’est pas un prérequis. Même si « la place qu’elle occupe » reste l’un des principaux critères étudiés pour intégrer le cercle, précise Oria K. Vande weghe, la porte-parole de la secrétaire générale. « Pour certains pays, la langue française est une langue officielle parmi d’autres, dans d’autres pays, il y a un intérêt important pour le renforcement de la langue française », explique-t-elle.

    C’est le cas de Chypre, estime l’OIF, qui a rendu obligatoire l’apprentissage de la langue française comme deuxième langue étrangère. « Le Ghana typiquement est un pays entouré de pays francophones qui, depuis sa première adhésion [en 2006, NDLR], a toujours voulu renforcer la langue française par intérêt d’intégration régionale, économique notamment. »

    Francophile et francophone, le président Nana Akufo-Addo avait déclaré que le « but est de vivre, un jour, dans un Ghana bilingue, avec le français et l’anglais ». Une proximité avec des pays francophones qui peut aussi expliquer la candidature de l’Angola, limitrophe de la RDC, et par ailleurs seul pays lusophone qui ne soit pas membre de l’OIF.

    En revanche, la Serbie et le Kosovo, qui souhaitaient eux aussi devenir membres de plein droit, n’ont pas reçu l’aval du comité, « notamment sur le critère de la langue française, qui était très insuffisant », souligne la porte-parole. 

    L’intégration de pays aux liens ténus avec la francophonie ne date pas d’hier. On peut citer l’Albanie, 2% de francophones seulement, membre depuis 1999, la Moldavie 1%, membre depuis 1996. Ou des pays comme le Vietnam (1970) ou le Cambodge (1991), d’ailleurs candidat à l’organisation du prochain sommet, pour lesquels la présence dans l’OIF s’explique par le passé colonial plus que par une vitalité de la langue française.

    Aussi, l’OIF s’interroge notamment sur la pertinence d’incorporer des entités non étatiques dans l’organisation, comme c’est le cas de la Sarre ou la Nouvelle-Écosse. « Cela pose des questions sur le plan du droit international, souligne Oria K. Vande wegheLorsque l’organisation se retrouve à suspendre un État, est-il concevable que des provinces ou des régions suspendent des États souverains ? » Sans risquer de porter atteinte à la crédibilité de l’organisation internationale. 

    Regarder le reportage de TV5MONDE sur le statut d’observateur de la Sarre

    L’appel de Villers-Cotterêts

    Les pays membres de l’OIF ont lancé « l’Appel de Villers-Cotterêts » lors de XIXe sommet de la francophonie. De cette manière, ils invitent les grands acteurs du numérique à « bâtir un espace plus sûr et plus divers et à lutter contre tous ces discours de haine ». Par ailleurs, lors de son discours, Emmanuel Macron a appelé à « bâtir un ordre numérique protégeant les citoyens », pour « mieux lutter contre la désinformation, la propagation de la haine en ligne, les discours de haine, racistes, antisémites« . 

    Le texte de l’Appel énonce cinq axes prioritaires en vue de contribuer à l’avènement l’espace numérique francophone intègre et sûr :

    • Assurer une plus grande transparence, diversité et proximité.
    • Assumer plus avant leurs responsabilités en matière de modération des contenus.
    • Contribuer à mieux protéger les sociétés et les espaces informationnels francophones des risques liés à l’utilisation de leurs services.
    • Contribuer à la diversité culturelle et linguistique et à la juste rémunération de la création.
    • Contribuer à l’inclusion numérique et à la formation des usagers pour l’avènement de citoyens numériques francophones.

    Consultez l’ »Appel de Villers-Cotterêts », pour un espace numérique intègre et de confiance dans l’espace francophone

    La place de la francophonie dans le monde, l’avenir de la langue française et l’intelligence artificielle, étaient les thèmes du 19e Sommet de la Francophonie. Laurence Devillers, professeure à Sorbonne Université et chercheuse en intelligence artificielle, était l’invitée de notre partenaire TV5MONDE.

    Regarder le reportage de TV5MONDE

    Aussi, lors de ce XIXe Sommet de la Francophonie des jeunes entrepreneurs et entrepreneuses ont pu échanger en tête à tête avec des chefs d’État.

    Regarder le reportage de TV5MONDE

    Le français, une langue africaine ?

    Au-delà des nouvelles demandes d’adhésion, qui témoignent d’une certaine attractivité de l’organisation, des signaux démontrent un regain d’intérêt pour l’OIF comme l’acceptation par les États membres du relèvement des barèmes de contribution. En 2024, le budget de l’OIF était de 67 millions d’euros seulement, soit même pas l’équivalent de celui d’une ville moyenne française.

    Car si la langue française est devenue en 1539 la langue administrative officielle de la France, elle n’est pourtant pas restée cantonnée à ses frontières géologiques. Point d’ancrage culturel de l’expansion coloniale française, la langue de Molière et de Bougainville a traversé les océans, pour s’y développer de manière polymorphe. Que ce soit sous ses formes littérales, orales, idiomatiques ou dialectiques (de par ses patois et ses dialectes) la francophonie est une constellation linguistique, dont les variantes sont aussi légitimes les unes que les autres. Une définition de la francophonie toujours d’actualité !

    Selon l’observatoire de la langue française, on comptait 300 millions de francophones dans le monde en 2018. Cela représente une augmentation de presque 10 % depuis 2014. Alors la langue française sur le déclin ? Absolument pas !

    La langue française possède ainsi le statut de langue officielle dans 29 pays, ce qui la classe deuxième langue, après l’anglais, en termes de nombre de pays. En revanche, elle pointe au cinquième du classement par nombre total de locuteurs, derrière le mandarin, l’anglais, l’espagnol et l’arabe. Elle y est parfois classée sixième derrière l’hindi, dont le nombre de locuteurs est toutefois contesté.

    Toujours est-il que parmi les 300 millions de francophones dans le monde, on considère que 78% d’entre eux sont des locuteurs quotidiens, c’est-à-dire qu’ils « naissent et vivent en français », représentant 235 millions de personnes dans le monde.

    Une des particularités de la francophonie est son rayonnement sur la planète : la langue française est la seule langue parlée officiellement sur les cinq continents (sans même compter l’Antarctique !) Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, le centre de gravité de la francophonie n’est pas du tout stable avec les années. Depuis 2010, on note qu’il se déplace vers le sud grâce à l’augmentation du nombre de francophones dans les pays d’Afrique.

    Et en effet, aujourd’hui, toujours selon l’Organisation Internationale de la Francophonie, 59% des locuteurs quotidiens sont en Afrique. Contre 33% en Europe et 15% en Afrique du Nord.

    Regarder le reportage de TV5MONDE

  • Emploi-Allemagne : un café – un travail pour les Français d’outre-Rhin

    Emploi-Allemagne : un café – un travail pour les Français d’outre-Rhin

    Écouter le podcast d’Anne-Chrystelle Bätz et Jean-Christophe Rozner

    C’est en Allemagne que vous emmène aujourd’hui « Initiatives Expats ». Depuis Berlin, Anne-Chrystelle Bätz et Jean-Christophe Rozner répondent, entre autres, à nos questions sur le marché du travail outre-Rhin. En effet, Anne-Chrystelle est la présidente de l’association Emploi-Allemagne qui aide nos compatriotes à trouver une activité professionnelle. Quant à Jean-Christophe, il organise notamment des cafés pour faciliter la mise en relation entre nos expatriés qui cherchent un job et des entreprises. C’est d’ailleurs cette action que l’Etat français soutient via le programme STAFE (Soutien au tissu associatif des Français à l’étranger). Mais, concrètement, comment cela se passe-t-il ? Pour tour savoir, écoutez ce podcast Lesfrancais.press

    Emploi-Allemagne : un créateur de liens professionnels

    Pourquoi nos deux invités se trouvent-ils actuellement expatriés en Allemagne ? Ils ont un point commun. En effet, c’est l’amour qui leur a fait traverser la frontière. « J’ai épousé la culture allemande au sens propre et au sens figuré en 2004 » nous partage Anne-Chrystelle. Du côté de Jean-Christophe « le couple franco-allemand » s’est, quant à lui, installé le premier week-end du premier confinement en 2020. Le cœur ne fait pas tout, il a donc fallu trouver un job. Aussi, en se basant, entre autres, sur leurs expériences respectives, ils ont décidé de s’impliquer dans la structure « Emploi-Allemagne » pour aider nos compatriotes à trouver un travail.

    Emploi-Allemagne : un café - un travail pour les Français d’outre-Rhin
    Rencontre organisée par Emploi-Allemagne

    Au cours de cette interview, nous apprenons que l’association a 30 ans cette année. Elle a été créée sous l’impulsion du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères français. Quelle est donc sa vocation ?

    « Nous sommes un créateur de liens et d’opportunités (…) pour les Français et les Francophones en Allemagne. »

    Anne-Chrystelle Bätz, Présidente d’Emploi Allemagne

    Présidente depuis 2019, Anne-Chrystelle nous partage dans ce podcast l’ensemble des activités proposées par cette structure (information, mise en réseau, formations, entraide, …). La demande des expatriés en Allemagne change-t-elle selon les années ? Notre invitée répond à cette interrogation au cours de ce podcast. 

    Les cafés de l’emploi : le soutien du STAFE

    Depuis 2018, le fonds de soutien au tissu associatif des Français à l’étranger, plus communément appelé STAFE, aide financièrement des initiatives développées par des expatriés français. Cette contribution de l’Etat permet ainsi la réalisation de projets dont l’objet est de nature soit éducative ou caritative, ou bien encore culturelle ou socio-économique.

    Emploi-Allemagne : un café - un travail pour les Français d’outre-Rhin
    Un Café de l’emploi

    Une des actions entreprises par l’association « Emploi-Allemagne » a reçu cette aide de la France. C’est  ainsi que les « cafés de l’emploi » ont pu voir le jour :

    « Les cafés de l’emploi c’est un RDV mensuel (…) pour avancer sur son projet professionnel » Jean-Christophe Rozner, Allemagne Emploi

    L’idée « est de travailler en intelligence collective » nous explique notre invité, afin que les « demandeurs d’emploi français ou francophones trouvent un soutien » et « évitent d’être isolés ». En écoutant l’interview, vous aurez tous les détails sur l’organisation de ces rencontres, où on y trouve aussi « des solutions ».

    Quant au montage du dossier de subvention STAFE, si pour la présidente d’Emploi-Allemagne le cheminement est assez simple,

    « La principale difficulté est que le STAFE ne subventionne que 50 % de la dépense éligible » Anne-Chrystelle Bätz, Présidente d’Emploi-Allemagne

    Anne-Chrystelle Bätz, Présidente d’Emploi-Allemagne

    Ce critère est sans doute un frein pour les plus petites structures ou bien pour d’autres initiatives qui pourraient tout autant bénéficier à la communauté française à l’étranger, mais qui n’ont pas la possibilité de trouver les 50 % restant à charge. Autrefois, le mécanisme de la « réserve parlementaire » permettait de financer une plus grande partie, voire la totalité, d’un projet, constate notre invitée.

    Emploi-Allemagne : appel à un partage d’expérience

    Au cours de cette interview un appel est lancé par Anne-Chrystelle Bätz. La présidente d’Emploi Allemagne cherche à entrer en contact avec des personnes qui développent hors de France des initiatives similaires à son association, et qui ainsi « aident les Français à s’intégrer professionnellement » à l’étranger. Il s’agirait de pouvoir partager les bonnes pratiques. 

    Enfin, cette interview réserve une surprise à la fin concernant le futur de l’association… Pour tout savoir sur la façon d’intégrer le marché du travail en Allemagne pour nos Français expatriés et rejoindre les activités de l’association Emploi-Allemagne, écoutez l’intégralité du podcast Lesfrancais.press « Initiatives Expats », la série qui met en avant nos compatriotes engagés hors de France.

  • Journée mondiale des enseignants : le SE-UNSA et l’évolution des lycées français à l’étranger

    Journée mondiale des enseignants : le SE-UNSA et l’évolution des lycées français à l’étranger

    Écouter le podcast de Djamel Souiah

    Ce 5 octobre, c’est la journée mondiale des enseignantes et des enseignants. Pour en parler, Lesfrancais.press reçoit, Djamel Souiah, le secrétaire général pour la partie « Hors de France » du syndicat SE-UNSA. Avec notre invité, on évoque notamment de la place des enseignants au sein du réseau scolaire français à l’étranger. Mais aussi de l’évolution de ce métier et de son statut. La question du recrutement est aussi abordée. Il semblerait également que les objectifs de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) ne soient pas en phase avec les revendications syndicales. Enfin quelle est la position de ce syndicat sur la nomination d’Anne Genetet au poste de ministre de l’Education nationale. Cette dernière connaît les Français de l’étranger, est-ce un atout ? Dans ce podcast Lesfrancais.press, c’est donc un véritable tour d’horizon, sans langue de bois, que nous vous proposons.

    SE-UNSA : un décalage entre les objectifs d’Emmanuel Macron et les réalités du terrain

    Le syndicat SE-UNSA est le Syndicat des enseignants au sein de l’Union National des Syndicats Autonomes. Djamel Souiah en est le secrétaire général pour la partie Hors de France (HDF).

    Par sa fonction, il est ainsi en contact direct avec les enseignantes et enseignants travaillant au sein du réseau des établissements scolaires français à l’étranger. En cette journée mondiale, dont le thème cette année est : « valoriser les voix des enseignants : vers un nouveau contrat social pour l’éducation », pour notre invité,

    « C’est un temps de mobilisation, pour promouvoir les métiers de l’éducation »

    Djamel Souiah, secrétaire général Hors de France SE-UNSA

    Journée mondiale des enseignants : le syndicat SE-UNSA répond sur l’évolution de ce métier dans les lycées français à l’étranger

    Pour autant, les objectifs actuels de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), qui gère le réseau scolaire hors de France, ne semblent pas correspondre aux attentes syndicales. Un édito critiquant le discours de rentrée de la directrice générale, Claudia Scherer-Effosse, a d’ailleurs été publié par le syndicat sur son site internet. Au cours de cette interview, le représentant des enseignants défend cette position, en déclarant notamment :

    « Ce que l’on demande, c’est l’abandon du Cap 2030 et de ses exigences présidentielles qui sont hors-sol »

    Djamel Souiah, secrétaire général SE-UNSA HDF

    En effet, l’AEFE met actuellement en œuvre une stratégie demandée par le Président de la République. En 2018, Emmanuel Macron, a fixé comme objectif de doubler les effectifs dans les lycées français à l’étranger à l’horizon 2030, pour atteindre les 700 000 élèves.

    Journée mondiale des enseignants : le syndicat SE-UNSA répond sur l’évolution de ce métier dans les lycées français à l’étranger
    Lycée français AEFE Anne de Kiev en Ukraine

    En 2024, le réseau en accueille environ 400.000. Pour notre invité, l’AEFE devrait se concentrer sur autre chose. Pour lui, « notre plus-value c’est l’enseignement, c’est l’éducation, ce n’est pas l’homologation à tout va » pour augmenter le nombre d’écoles.

    Enseignants à l’étranger : les demandes syndicales du SE-UNSA

    Parmi les revendications, un message particulier est adressé par Djamel Souiah en direction de nos compatriotes au Liban. Il demande ainsi un soutien du réseau envers ces établissements basés au Pays du Cèdre qui font face à instabilité, dans un moment de conflit. Représentant les enseignants, il y a aussi des demandes « plus corporatistes » nous partage le secrétaire général de SE-UNSA Hors de France, comme par exemple :

    « Nous souhaitons l’abandon de la durée limitée du détachement des enseignants à l’étranger »

    Djamel Souiah, secrétaire général Hors de France SE-UNSA

    En effet, en conservant cette mesure, des problèmes de recrutement risqueraient de s’amplifier. Qu’en est-il des instituts régionaux de formation (IRF) créée en 2022 pour favoriser l’accompagnement des enseignantes et enseignants à l’étranger, ces structures répondent-elles aux besoins actuels ? Djamel Souiah répond à cette question dans ce podcast. De surcroît, le parcours comme enseignant à l’étranger est-il valorisé quand on rentre en France ? Pour le moment, c’est non. C’est pourquoi,

    « Nous demandons (pour les enseignants) la prise en considération de l’expérience acquise à l’étranger» Djamel Souiah, secrétaire général Hors de France SE-UNSA

    Djamel Souiah, secrétaire général Hors de France SE-UNSA

    À ce jour, il n’existe donc au sein de l’Education nationale ni valorisation financière, ni professionnelle des passages par l’étranger. « C’est un vrai souci aujourd’hui » observe notre invité, ajoutant « c’est pour cela que des collègues n’ont pas envie de rentrer en France » quand ils sont en poste hors de nos frontières nationales.

    Anne Genetet : une ministre à l’écoute ?

    Pour porter ces différents messages, en France, les interlocuteurs au sein du gouvernement de Michel Barnier sont à la fois le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères dont dépend l’AEFE, mais aussi le ministère de l’Education nationale.

    Journée mondiale des enseignants : le syndicat SE-UNSA répond sur l’évolution de ce métier dans les lycées français à l’étranger
    Anne Genetet, ministre de l’Éducation

    Or, pour ce dernier, c’est une députée des Français de l’étranger, Anne Genetet qui tient dorénavant les commandes. Alors, par son vécu en Asie notamment, la nouvelle ministre sera-t-elle plus attentive aux revendications syndicales pour les personnels vivant hors de France ? « On peut l’espérer » nous dit notre invité, et cependant il poursuit :

    « Les premiers mots d’Anne Genetet ne sont guère rassurants » Djamel Souiah, secrétaire général Hors de France SE-UNSA

    Djamel Souiah, secrétaire général Hors de France SE-UNSA

    En effet, c’est la « restriction budgétaire » qui est mise en avant dans les premiers discours de la ministre, constate le représentant syndical. Il espère toutefois que « sa connaissance du réseau AEFE (nous) permettra d’avoir une écoute un peu plus attentive ».

    Enfin, en cette journée mondiale des enseignantes et des enseignants, et pour conclure cette interview, nous avons demandé à Djamel Souiah s’il conseillerait à nos jeunes de devenir professeurs dans un lycée français à l’étranger ? Pour lui , « même si c’est le plus beau métier du monde » …  Pour connaître les conseils de Djamel Souiah, secrétaire général Hors de France SE-UNSA sur ce point, et, aussi les évolutions souhaitées pour le personnel de l’Education nationale en poste dans les lycées à l’étranger, écoutez l’intégralité de ce podcast Lesfrancais.press , en cette journée mondiale des enseignantes et des enseignants.

  • France : Serrage de vis et augmentation des impôts

    France : Serrage de vis et augmentation des impôts

    Le gouvernement prévoit 60 milliards d’euros d’effort dans son projet de budget 2025 afin d’endiguer la crise budgétaire. Cet effort repose pour un tiers sur des recettes supplémentaires, des impôts, et surtout, pour les deux tiers restant, sur une baisse des dépenses publiques de 40 milliards d’euros. Une telle réduction n’a jamais été vue en France, pour y arriver, Michel Barnier veut mettre à contribution toutes les administrations publiques, mais aussi les collectivités locales, et freiner les dépenses sociales en désindexant les pensions pendant six mois. Pour les Français de l’étranger on fait un point sur les projets du Premier ministre entre serrage de vis et augmentation des impôts !

    Des contributions exceptionnelles

    Laurent Saint-Martin, le nouveau ministre du Budget, a dévoilé quelques mesures du projet de loi de finances qui sera présenté en Conseil des ministres dans une semaine.

    Au menu, une contribution « exceptionnelle » pour les Français les plus fortunés, le ministre délégué chargé du Budget et des Comptes publics a indiqué qu’elle concernerait 0,3% des ménages, citant l’exemple « d’un ménage sans enfant qui touche des revenus d’à peu près 500.000 euros par an. »

     Le ministère a par la suite précisé que la mesure concernerait environ 65.000 ménages en France sur les 20 millions de foyers s’acquittant de l’impôt sur le revenu. Cette nouvelle taxe s’appliquera aux non-résidents qui ont choisi le taux moyen mais aussi selon nos informations (à confirmer lors des débats parlementaires) à ceux qui ont choisi l’impôt forfaitaire libératoire à 20%.

    Le successeur de Thomas Cazenave a fixé quelques exigences en vue du débat parlementaire qui s’ouvrira après le Conseil des ministres : d’abord que la politique de l’offre ne soit pas cassée « et donc que ces contributions restent exceptionnelles » mais aussi « que les ménages les plus fragiles et notamment les classes moyennes et celles qui travaillent ne soient pas touchés par une augmentation des prélèvements obligatoires. » Laurent Saint-Martin a ainsi précisé qu’il n’y aurait ni « d’augmentation généralisée de l’impôt sur le revenu » ni « de désindexation du barème de l’impôt sur le revenu. »

    Enfin, le ministre délégué chargé du Budget et des Comptes publics a également évoqué « une surtaxe exceptionnelle » pour les grandes entreprises, évoquant un ciblage de celles dont les bénéfices annuels excèdent le milliard d’euros.

    « Un pays qui n’a pas de bonnes finances est un pays qui n’aura pas de croissance demain. C’est un enjeu de responsabilité collective et les chefs d’entreprise le savent. C’est un moment de vérité et de courage et on a besoin de tout le monde. »

    Laurent Saint-Martin, le nouveau ministre du Budget

    France : Serrage de vis et augmentation des impôts

    Moins de fonctionnaires et report de l’indexation des retraites

    Deux autres mesures vont impacter les Français de l’étranger, le report de l’indexation des pensions et le non-remplacement des fonctionnaires qui partent à la retraite.

    Ainsi les retraités devront apporter leur contribution au redressement des finances publiques, ils sont près d’1 millions à être expatrié. En conséquence en 2025, les pensions seront augmentées le 1er juillet, soit avec six mois de retard par rapport au calendrier qui a, le plus souvent, prévalu au cours des dernières années.

    Ce report de la hausse dans le temps – dont le taux n’est pas encore connu – devrait permettre d’économiser environ 4 milliards d’euros sur le prochain exercice budgétaire, d’après le gouvernement, qui a fait cette annonce, mercredi 2 octobre. Un tel arbitrage rompt avec la doctrine qu’Emmanuel Macron avait forgée depuis plusieurs mois : ne pas porter atteinte au niveau de vie de cette catégorie de Français.

    Sur France 2, ce jeudi 03 octobre, le Premier ministre a complété les annonces de son ministre du budget. Parmi celles-ci, une a déclenché de vives réactions des syndicats ce vendredi 04 octobre.

    En effet, sur les «40 milliards à trouver» pour combler la dette, Michel Barnier a évoqué des fusions de service publics et le non-remplacement de fonctionnaires lorsqu’ils partent à la retraite sans en préciser les modalités.

    Vers une allocation unique ?

    Pour finir, on souligne les premiers pas du gouvernement français vers une réflexion sur la mise en place d’une allocation unique.

    Cette allocation sociale unique rappelle une proposition que Michel Barnier avait déjà faite lors de la dernière élection présidentielle, au moment de la primaire du parti Les Républicains (LR) où il était arrivé troisième avec un peu moins de 24% des voix. Il souhaitait alors créer une aide sociale unique pour remplacer les aides sociales actuelles, conditionnée à une disponibilité du bénéficiaire notamment pour « effectuer des activités utiles à la collectivité ou en entreprise ».

    Ce projet fait également partie de ceux présentés ce mercredi par Laurent Wauquiez, président des députés de la Droite républicaine (ex-LR). Avec ses troupes, il préconise une « allocation sociale unique plafonnée » à « 70% du Smic », destinée selon lui à lutter contre « l’assistanat ».

  • Michel Blanc : un bronzé au paradis

    Michel Blanc : un bronzé au paradis

    La nouvelle a attristé des millions de Français dans l’hexagone mais aussi partout ailleurs. L’acteur Michel Blanc est mort. Il est décédé à l’hôpital après un sérieux malaise cardiaque dans la nuit de jeudi à ce vendredi. Il avait 72 ans et une carrière extraordinaire. Mais si on a le cœur lourd, dans les rues de France, ce vendredi 04 octobre, on attendant dans tous les commerces « sur un malentendu, ça passe » tandis que les piétons chantonnaient « étoile des neiges, pays merveilleux ». Un hommage populaire qui démontre à quel point Michel Blanc a marqué sa génération et les autres.

    On partage avec nous quelques-uns des meilleurs souvenirs des membres de la rédaction devant les films de Michel Blanc.

    Les « Bronzés » 

    On ne peut pas commencer cette rétrospective sans évoquer la troupe du Splendid. Celle-ci, composée de copains du Lycée, transpose au cinéma son succès de café-théâtre (« Amour, coquillages et crustacés ») avec « Les Bronzés », réalisé par Patrice Leconte. Gros succès puis carton encore plus énorme, un an plus tard, avec « Les Bronzés font du ski ». Deux films devenus cultes où on le découvre à côté des Jugnot, Balasko, Clavier, Lhermitte et Chazel. Michel Blanc en Jean-Claude Dusse, le gringalet chauve et dragueur raté dont les répliques sont passées à la postérité.

    Des générations ont ri en entendant « Oublie que tu n’as aucune chance, vas-y, fonce ! On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher » ou encore « Eventuellement, si vous étiez au bout du rouleau, on pourrait envisager de conclure ? »

    Les Bronzés

    Les Bronzés font du ski

    La joyeuse bande se retrouve près de 30 ans après dans « Les Bronzés 3 ». Le film trouve certes à nouveau son public (plus de 10 millions d’entrées) mais la magie n’est plus là. Michel Blanc admet pudiquement que ce n’est pas ce qu’il a « fait de mieux ».

    Viens chez moi, j’habite chez une copine

    Viens chez moi, j’habite chez une copine est un film français réalisé par Patrice Leconte, sorti en 1981. Michel Blanc y joue Guy qui travaille comme pompiste dans une station-service. Son copain Daniel (Bernard Giraudeau) est déménageur dans une petite entreprise. Guy se fait renvoyer de son travail parce que son patron apprend qu’il arnaque les clients en facturant des prestations non effectuées. Son « coup » favori consiste à faire croire qu’il a vidé un bidon d’huile dans le moteur alors qu’il a utilisé un bidon déjà vide. Au passage, il ne se gêne pas pour draguer les clientes.

    Sans travail et sans logement, logé à la station, Guy demande à Daniel de l’héberger. Celui-ci, qui vit chez sa copine Françoise (Thérèse Liotard), accepte de le dépanner. Les premiers temps, Guy habite chez le couple pendant qu’il cherche du travail et ramène des filles à la maison dont une artiste de cirque échangiste (Anémone). Se sentant un poids pour le couple, Guy finit par demander à Daniel de le faire embaucher comme déménageur avec lui. Le patron accepte avec quelques réserves et nos deux compères font alors des transports ensemble. L’aventure commence…

    Marche à l’ombre 

    Le premier des cinq films qu’il réalise. SDF de retour en France, Denis (Michel Blanc), éternel râleur hypocondriaque, veut se relancer dans la musique avec son copain baroudeur, le beau gosse François (Gérard Lanvin). Malgré un énorme succès critique et public (six millions d’entrées), ce film marque pour lui « la fin d’un cycle ». « Jusqu’à « Marche à l’ombre », je suis resté là où j’avais pied puis je me suis dit que c’était le meilleur moyen de ne jamais bien nager… »

    Il attendra dix ans pour repasser derrière la caméra avec « Grosse Fatigue » (1994), où il tient son propre rôle et qui décroche le prix du meilleur scénario à Cannes. Viendront ensuite « Mauvaise Passe » (1999), le vaudeville « Embrassez qui vous voudrez » (2002) et sa suite « Voyez comme on danse » (2018).

    Papy fait de la résistance

    Michel Blanc est aussi à l’affiche de « Papy fait de la résistance » de Jean-Marie Poirée en 1983 dans lequel il joue le rôle d’un curé.

    Tenue de soirée

    Un tournant dans sa carrière, en 1986, Michel Blanc prend son public à contrepied en changeant totalement de registre devant la caméra de Bertrand Blier. « Passer du petit dragueur à moustache franchouillard au mec qui se fait b… par Depardieu, c’est risqué ! ».

    Il émeut dans le rôle d’Antoine, qui quitte sa femme pour se mettre en couple avec Depardieu et finit par faire le tapin avec lui en travesti. Pari gagné avec le prix d’interprétation à Cannes.

    https://youtu.be/iTZSSLx2qbM

    Je vous trouve très beau

    Quand Isabelle Mergault lui propose de jouer un agriculteur veuf en quête d’épouse, il n’hésite pas une seconde. Le public suit, le film est un très gros succès.

    Il incarne Aymé, homme au cœur sec qui part en Roumanie trouver une compagne. Sans s’engager affectivement et avant tout pour ramener de la main d’œuvre pour sa ferme. Mais il se retrouve pris au piège de l’amour.

  • Le Portugal Comedy Club s’installe à Lisbonne pour une soirée unique

    Le Portugal Comedy Club s’installe à Lisbonne pour une soirée unique

    C’est un spectacle qui ravira tous les amateurs de stand-up et tous les francophones de Lisbonne puisque la troupe du célèbre Jamel Comedy Club de Paris se transporte dans la capitale portugaise pour offrir une soirée exceptionnelle le samedi 12 octobre (sur trois séances) avec des valeurs montantes ou confirmées de l’humour.

    C’est le Lisboa Comedy club (1 av. Duque de Loulé, 3A, 1040-085 Lisboa) qui hébergera le spectacle qui a vocation à être apprécié d’une communauté d’aficionados de l’humour très ouverte, le show s’adressant à un public de 7 à 77 ans.

    Un spectacle qui parle du Portugal et des nations lusophones sous un angle décalé et comique.

    L’autodérision sera au programme puisqu’il s’agira d’illustrer la tendresse et l’amour pour le Portugal en le prenant pour cible et en égratignant les travers supposés de ses habitants. Une façon audacieuse et imaginative de voyager à travers la culture et les traditions locales, de proposer un miroir déformant aux Portugais, de parler du lien qui unit nos deux nations…Les sketchs présentés doivent tous comporter une référence au Portugal ou aux autres pays lusophones, Brésil, Angola ou Cap-Vert, et seront l’occasion d’un large tour d’horizon en matière d’humour et de stéréotypes culturels épinglés.

    Le Portugal Comedy Club prend ses quartiers à Lisbonne le temps d’une soirée exceptionnelle
    @Portugal Comedy Club

    Le Portugal Comedy Club, un enfant terrible du Jamel Comedy Club

    Sur les planches ce soir-là, Mike Desa, Nash, Kader Bueno  ou  Charly Nyobe formeront un quatuor comique de qualité. Ces artistes ont déjà pu faire leurs classes au sein du Portugal Comedy Club de Paris qui a ouvert ses portes pour la première fois dans le célèbre théâtre parisien du Jamel Comedy Club.

    On ne présente plus Jamel Debbouze, une des personnalités préférées des Français et une star du petit écran. Il a lancé le Jamel Comedy Club en 2006, une émission de télévision avec laquelle il souhaitait offrir une chance à des jeunes stand-uppers de faire leurs premiers pas publics tout en bénéficiant de son parrainage et de sa renommée. La salle de spectacle du même nom dans le 10ème arrondissement de Paris a également joué dans le même temps ce rôle de propulseur de talents.

    Depuis la première date du vendredi 4 mars 2022, les comiques du Portugal Comedy Club s’illustrent un vendredi par mois devant une salle complète de 150 personnes, avec un show d’une heure en immersion totale au Portugal.

    Quatre stand-uppers de talents sur scène

    Mike Desa a été un élément moteur de ce projet. Ce comédien également lusophone a été formé au cours Florent et a eu pour marraine la célèbre Jeanne Moreau.  C’est après des expériences théâtrales réussies qu’il a choisi d’obliquer vers le stand up à partir de 2021 et qu’il est devenu cofondateur du Portugal Comedy club. Il en est aujourd’hui l’animateur principal et le présentateur.

    Le Portugal Comedy Club prend ses quartiers à Lisbonne le temps d’une soirée exceptionnelle

    @Portugal Comedy Club

    Nash est la féminine de la troupe. À 32 ans elle est une révélation comique récente et écume déjà plusieurs salles parisiennes où elle s’est fait connaître par son humour décalé et ses mimiques irrésistibles.

    Kader Bueno marie la magie et l’humour dans un show étonnant et bluffant. Vous serez soufflés par son adresse sur scène et par ses illusions doublées d’un comique de situation hilarant.

    Charly Nyobe est quant à lui un showman engagé qui parle de politique sans  se prendre au sérieux mais tout en abordant des thèmes brulants comme la colonisation, l’esclavage ou la misère.

    Nous souhaitons à la troupe un plein de succès public en espérant que les spectateurs se presseront à ces représentations. Plus de 2650 personnes ont assistées déjà au show et lui ont reservé un franc succès à Paris et nous espérons désormais que le compteur montera encore après l’escale de Lisbonne


    Accéder à la Billetterie

    Place à 30 euros
    3 sessions à 19h, 20h30 et 22h

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 04.10.2024

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 04.10.2024

    Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez le dernier flash quotidien des expatriés de la semaine. Dans nos titres, ce vendredi 04 octobre : Liban : les premiers rapatriés – OTAN : les alliés doivent se réarmer – La chouette d’or a été retrouvée

    200 places réservées par l’Ambassade de France à Beyrouth

    S’il n’y a eu aucun ordre d’évacuation, celle-ci n’aura lieu que si l’aéroport de Beyrouth est fermé pour une longue durée, des Français, avec le soutien de l’ambassade, ont décidé de quitter le pays via les vols commerciaux encore actifs. Au total, ce sont 200 places qui ont été réservées par l’ambassade pour rapatrier les personnes fragiles, âgées, malades et devant être soignées. Sont également concernés les femmes enceintes et les enfants en bas âge. En parallèle, au large des côtes libanaises, la marine française se prépare à une évacuation plus massive.

    Les Français du Liban commencent à quitter le pays

    Mark Rutte réclame plus de moyens pour l’OTAN

    Lors de son premier discours en tant que secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), l’ancien Premier ministre néerlandais Mark Rutte a insisté sur la nécessité pour les États membres de l’alliance militaire de dépenser davantage pour la défense. Malgré sa réputation de partisan de la rigueur budgétaire, Mark Rutte a insisté à plusieurs reprises, lors de son discours devant les ambassadeurs auprès de l’OTAN des 32 alliés, sur le fait que les membres de l’alliance devaient augmenter leurs dépenses de défense, et ce quelle que soit l’issue des élections américaines de novembre.

    Le nouveau chef de l’OTAN presse les alliés à augmenter leurs dépenses de défense
    C’est avec un grand sourire et beaucoup d’énergie que Mark Rutte a pris ses fonctions à la tête de l’alliance militaire la plus importante et la plus puissante du monde, même s’il doit quitter sa ville natale de La Haye et qu’il n’est plus autorisé à se rendre au travail en bicyclette. ©EPA-EFE/OLIVIER HOSLET

    La plus vieille chasse au trésor française résolue au bout de 31 ans

    Michel Becker, co-organisateur de « Sur la trace de la chouette d’or« , la plus ancienne chasse au trésor au monde encore en cours depuis son lancement le 15 mai 1993, a indiqué jeudi 3 octobre que la contremarque de la Chouette d’Or a été déterrée au cours de la nuit du 2 au 3 octobre 2024. Depuis sa création par Max Valentin, également appelé Régis Hauser qui a disparu en 2009, des milliers de chercheurs se sont attelés à déchiffrer les onze énigmes qui permettaient de retrouver cette contremarque. Cette dernière, en bronze, permet d’accéder au véritable trésor : une chouette en or et argent sertie de pierres précieuses d’une valeur, au moment du lancement du jeu, d’un million de francs soit 150.000 euros.

    Une réplique de la statue de la Chouette d’or. (ROMAIN WEBER / FRANCE CULTURE)
    Une réplique de la statue de la Chouette d’or. (ROMAIN WEBER / FRANCE CULTURE)

    C’est sur cette touche légère qu’on termine la semaine, on se retrouve lundi pour une nouvelle semaine de flash quotidien des expatriés. Passez toutes et tous un bon week-end ! À lundi !

    Écouter le bulletin des Français de l’étranger

  • La CFE à New-York et à Miami

    La CFE à New-York et à Miami

    La Caisse des Français de l’Étranger, ou CFE pour les intimes, est tout simplement le prolongement de la Sécurité sociale française à l’étranger. Elle permet aux particuliers et entreprises d’assurer la continuité avec le système français de Sécurité sociale au départ et au retour d’expatriation. Au plus proche de ses affiliés, la CFE fait régulièrement des déplacements dans les pays où résident les Français de l’étranger. Cet automne, après la Chine, l’équipe de la CFE met le cap sur les Amériques et va à la rencontre des Français expatriés aux USA du 15 au 18 septembre 2024 ! À cette occasion, plusieurs évènements seront organisés à New-York et à Miami.

    La CFE, pour quoi ?

    La CFE propose 3 protections que l’on peut souscrire ensemble ou séparément :

    • Des offres d’assurance santé qui garantissent la prise en charge de vos frais médicaux partout dans le monde y compris en France
    • Une offre d’assurance retraite, qui permet aux actifs de cotiser pour leur retraite tout en travaillant à l’étranger ;
    • Une offre d’assurance risques professionnels, qui assure les salariés contre les aléas au travail.

    L’adhésion est volontaire et peut se faire à tout moment que ce soit avant votre départ ou même plusieurs années après votre installation à l’étranger. Votre entreprise peut prendre, dans certains cas, les mensualités à sa charge.

    Concrètement, une adhésion à la CFE offre 3 avantages principaux :

    • La prise en charge de vos conditions préexistantes. Contrairement aux assurances santé locales ou internationales, les adhérents de la CFE sont couverts et paient le même prix quel que soit l’historique médical. C’est un énorme avantage surtout pour les personnes malades autrement rejetés par les assurances classiques. 
    • La CFE permet, aussi, de rembourser vos dépenses santé, comme si vous n’aviez jamais quitté la France, lors de vos séjours en France de moins de 6 mois.
    • Enfin, si vous retournez vivre en France, vous réintégrez directement la Sécurité sociale. Vos démarches administratives sont, ainsi, facilitées.
    La CFE à New-York et à Miami
    Affiche conférence CFE À New York et Miami

    Où et quand rencontrer l’équipe de la CFE ?

    Lors des deux rencontres proposées par l’équipe, il sera possible de :

    • Découvrir les produits et services d’assurance santé équivalents à la Sécurité sociale française à l’étranger et en France (lors de vos séjours temporaires),
    • La couverture pour les accidents du travail et les maladies professionnelles,
    • La couverture retraite pour continuer à cotiser à la retraite de base française.

    A New-York le rendez-vous est donné au O Cabanon, (245 W 29th St – New York, NY 10001) le mercredi 16 octobre à 19h (heure locale). En amont, à partir de midi, vous pourrez exposer votre cas personnel aux membres de la Caisse des Français de l’étranger qui seront présents pour vous accompagner au mieux.

    A Miami, le rendez-vous est donné le jeudi 17 octobre à 19h (heure locale), au Grayson Hotel (1100 Biscayne Blvd – Miami – FL 33132). Le lendemain, dans les bureaux de HCS 1SE situé au 3rd avenue – Miami FL 33131, de 09h30 à 15h, les experts de la CFE seront disponibles pour aider dans vos problématiques ou pour trouver la protection la plus adaptée à votre situation.

    Mais comment s’inscrire ? C’est tout simple, cliquez sur un des deux boutons (selon la ville) ci-dessous et inscrivez-vous pour retrouver une couverture globale alignée sur nos standards français.

    Conférences :

    Rendez-vous avec des experts CFE :


    Conférence à New-York


    RDV EXPERT CFE New-york


    Conférence à Miami


    RDV EXPERT CFE Miami

  • Les Français du Liban commencent à quitter le pays

    Les Français du Liban commencent à quitter le pays

    S’il n’y a eu aucun ordre d’évacuation, celle-ci n’aura lieu que si l’aéroport de Beyrouth est fermé pour une longue durée, des Français, avec le soutien de l’ambassade, ont décidé de quitter le pays via les vols commerciaux encore actifs.

    Rester ou partir ?

    La communauté française est divisée, entre envie de rester au Liban, ou bien quitter le pays face à l’intensité grandissante des bombardements israéliens. « Là, c’est là où ils ont bombardé cette nuit, ça continue de fumer, brûler, de s’écrouler« , pointe Michèle depuis son balcon sur une chaîne d’actualités en continu, une Franco-libanaise qui vit dans la banlieue sud de la capitale, la plus touchée par les raids de l’État hébreu. La proximité des bombardements et le risque d’un embrasement de la région ne laissent pourtant plus trop de place au doute.

    Mais de nombreuses compagnies internationales ont suspendu temporairement leurs liaisons avec le Liban, seules certaines compagnies locales continuent d’opérer. Mais les places sont rares, et les prix ont explosé en l’espace de quelques jours.

    Pourtant, ce jeudi 3 octobre aux aurores, via un vol de la compagnie Middle East Airlines sur lequel des places ont été réservées par l’ambassade de France au Liban, une cinquantaine de ressortissants français « vulnérables » ont quitté Beyrouth et ont atterri à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, alors qu’Israël poursuit son offensive sur le pays au Cèdre.

    Au total, ce sont 200 places qui ont été réservées par l’ambassade pour rapatrier les personnes fragiles, âgées, malades et devant être soignées. Sont également concernés les femmes enceintes et les enfants en bas âge.

    Israël, Iran, Liban : le point sur les communautés françaises
    @lesfrancais.press

    L’armée française prête à lancer une évacuation

    Face à l’aggravation de la crise au Proche-Orient, l’armée française a ajusté son dispositif. Pour être en mesure de rejoindre dans un délai réduit les côtes libanaises, le PHA va être « prépositionné » au large du Liban et de Chypre. Le bâtiment, qui dispose de capacités hospitalières réduites, n’est pas configuré pour l’instant pour assurer un appui sanitaire.

    Il est en mesure d’accueillir plusieurs centaines de personnes à son bord. Il peut aussi embarquer des hélicoptères indispensables pour des allers-retours vers la terre, si les ports n’étaient plus accessibles. Une frégate légère se trouve par ailleurs déjà dans la région. La marine maintient en permanence cette présence pour fournir des « éléments d’appréciation souverains » sur la guerre en cours.

    Si la marine est l’élément le plus visible des préparatifs français, la France a pris d’autres précautions. Des capacités aériennes, comme des A400M, ont aussi été placées en alerte réduite pour décoller depuis la France en cas d’urgence. Les bases françaises situées en Jordanie ou à Djibouti ne sont pas mobilisées. « L’essentiel d’une manœuvre d’évacuation se passerait par voie maritime », assure une troisième source militaire. La marine dispose aussi d’une frégate déployée en mer Rouge dans le cadre de l’opération Aspides de sécurisation du trafic maritime. 

    En 2006, lors de la précédente guerre entre Israël et le Liban, l’opération d’évacuation Baliste avait utilisé Chypre comme base arrière. Les Français étaient évacués par voie aérienne ou par bateau jusqu’à l’île avant d’être rapatriés vers la métropole. Durant l’été, 8 000 personnes de 61 nationalités avaient été évacuées, dont une majorité de Français. Le BPC Mistral avait été mobilisé ainsi que plusieurs autres bâtiments : des transports de chaland de débarquement, deux frégates de lutte antiaérienne, deux frégates de lutte anti-sous-marine et deux frégates furtives. L’opération s’était poursuivie avec des moyens plus légers jusqu’en 2008.

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